RetMo 2016 : la conférence Retail & Mobile arrive à Lille !

par Benoit Gaillat - Il y a 3 semaines

Si il y a bien deux secteurs qui sont aujourd’hui en pleine transformation ce sont bien le mobile et le retail.  C’est en partant de ce constat qu’est née la conférence RetMo (Retail & Mobile). En effet le mobile transforme la vie de nombreux secteurs d’activité :

  • La rencontre, avec Tinder
  • Le transpor,t avec Uber
  • La livraison de plats à domicile, avec Deliveroo
  • Et bien sûr le e-commerce et le retail

Nous en parlons régulièrement ici même, le mobile est aujourd’hui la priorité en terme de développement commercial ( voir eCommerce mobile : les conseils des experts (conception, acquisition, conversion,…) ou encore  Quelques chiffres sur le mobile et le e-commerce ).

Si vous devez lancer un projet et que vous hésitez entre une version desktop ou une version desktop + mobile et bien mon conseil c’est de foncer vers la version mobile uniquement ! Il reste de nombreuses opportunités de recréer de la valeur en transposant des concepts web en version adaptée au mobile. Mais bref, ce sera l’occasion de parler de tout ça au RetMo !

RetMo ? C’est quoi exactement ?

RetMo est la première conférence réunissant le Retail et le Mobile. Organisée par les fondateurs de AppDays, la conférence Mobile qui réunit plus de 1200 personnes à Paris depuis 5 ans, RetMo a pour objectif premier de faire découvrir et de mettre en avant les bonnes pratiques liées au mobile chez les distributeurs.

Le 5 octobre prochain à Lille Grand Palais (berceau du retail français), plus de 250 retailers vont se réunir pour écouter une dizaine d’experts, tous spécialistes du mobile, et du retail ! Une application permettra aux décideurs de rentrer en contact avec les partenaires et de prolonger les échanges après la conférence.

RetMo Lille

Articulée autour du 10 keynotes, la journée s’annonce riche en contenus, partages d’expériences et networking.
Lancement de RetMo autour d’un petit-déjeuner pour enchainer sur les premières présentations. Des cas clients, pertinents et concrets, seront mis en avant. La journée se terminera autour d’un cocktail, favorisant les échanges entre retailers et partenaires de la conférence (Ikomobi, Accengage, App’s Miles, Tiendéo, Splio…).

Pour participer, rien de plus simple. Il faut être distributeur et demander une invitation sur www.retmo.fr

Du coté d’info-ecommerce nous serons évidement présent toute la journée pour couvrir des conférences et vous faire partager les analyses d’experts et les nouvelles tendances.

Pour en savoir plus sur RetMo vous pouvez consulter les réseaux sociaux habituels :

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


Vent de fraîcheur chez Colissimo !

par Frédéric Klotz - Il y a 5 mois

Les entreprises, ce sont d’abord et avant tout des hommes. La filiale colis de La Poste a la longue histoire de ces sociétés pionnères dans leur domaine, nées si longtemps avant nous, à une époque (1576 avec la création des « messagers royaux ») où l’on était bien loin d’imaginer ses évolutions actuelles.

L’entreprise est en train de faire sa révolution, pour rentrer définitivement dans l’ère digitale, en se concentrant sur ses clients.

Cette transformation a été impulsée par l’arrivée de Xavier Mallet aux commandes de l’entreprise voilà 2 ans. Il vient d’être rejoint par Benoît Huc, le nouveau Directeur Commercial de la marque. C’est ce dernier qui a accepté de nous donner sa vision du marché, de l’offre et surtout d’évoquer les projets et l’avenir.

Il faut dire que le travail ne manque pas pour les commerciaux de la marque, qui a vu ses volumes s’éroder ces dernières années au profit d’autres modes de livraison.

L’objectif est donc de reprendre des parts de marché.

Une nouvelle offre, un nouveau logo

Colissimo_logoEt le tout premier challenge pour y parvenir a consisté à simplifier l’offre. C’est ainsi que l’ensemble des produits de l’ancienne Coliposte, et même le nom de la marque sont devenus Colissimo. Un
nouveau logo a vu le jour pour souligner le changement, qui a repris comme Chronopost l’an passé le graphisme de DPDGroup, la filiale colis international du Groupe La Poste.

Cette capitalisation sur le nom Colissimo est d’ailleurs un choix qui semble plaire puisque la marque dispose d’un NPS de 49.

L’offre domestique se décompose en 3 volets :

  1. Colissimo domicile avec ou sans signature
  2. Colissimo point de retrait, avec 18.000 points à date : dans les bureaux de Poste, dans les relais de Pickup et dans les Pickup Station (consignes automatiques)
  3. Colissimo retour, en boîtes aux lettres, à La Poste ou en relais Pickup

La nouvelle offre Europe qui sera officialisée sur le marché en mai 2016 est articulée selon le même modèle, avec moins d’options possibles, mais dispose maintenant d’un suivi en 6 langues, couvre 15 pays et propose le service de reprogrammation des livraisons Predict venu de DPD.

La croissance est d’ailleurs au rendez-vous sur l’international, supérieure à 50% ces derniers mois, grâce à une certaine pugnacité commerciale. La simplification de l’offre devrait continuer à doper les ventes.

Côté organisation, la Direction Commerciale compte un Directeur des Ventes, 5 Directeurs Régionaux, et un Directeur des Comptes Stratégiques. Au siège on retrouve différentes fonctions de support, et en région des ingénieurs d’affaires. L’équipe commerciale compte environ 200 collaborateurs.

Les équipes sont particulièrement sensibilisées aux nouvelles orientations de l’entreprise. A ce titre, un séminaire les a récemment réunies, et la nouvelle offre a bénéficié d’une co-construction entre les vendeurs du terrain, le siège et les clients de la marque.

Les forces de vente sont, avec la nouvelle offre, la clef de la reconquète des parts de marché que s’est fixé Benoît Huc.

Un avenir digital

emballages-a-affranchirA partir de début 2017, l’offre internationale sera totalement interopérable, c’est à dire qu’il n’y aura par exemple pas de nécessité de réétiqueter les colis aux frontières comme c’est le cas aujourd’hui pour le grand export.

Le projet le plus ambitieux de Colissimo est celui qui concerne le délai de livraison. En effet, la marque prévoit à terme de livrer les grandes agglomérations en 24 heures pour s’adapter aux nouvelles exigences des consommateurs. Ce délai est déjà effectif sur certaines relations interdépartementales ou en région parisienne, mais il sera donc élargi progressivement aux grandes liaisons nationales.

Selon Benoît Huc, cette future promesse de J+1 ne viendra pas concurrencer son cousin Chronopost, dont la clientèle est essentiellement B2B et dont la promesse couvre l’ensemble du territoire, avec des moyens spécifiques mis en place pour la tenir.

Pour parvenir à ce futur défi, Colissimo a mis en place un projet industriel d’une valeur de 100 millions d’euros, destiné à rénover ses plateformes de tri.

Pour accompagner sa digitalisation progressive, la marque investit bien entendu dans les systèmes d’informations, avec le déploiement prévu d’un outil global, en remplacement des dizaines actuellement en service.

Surtout, Colissimo ne s’interdit rien en terme d’innovations. Elle a par exemple pris une participation dans la startup Stuart, qui utilise les systèmes d’informations pour organiser des livraisons urbaines.

Capable de se réinventer sur un marché où foisonnent concurrents matures et startups prometteuses, la marque séculaire n’a vraisemblablement pas dit son dernier mot.

Frédéric Klotz

Frédéric a 15 ans d'expérience dans le e-commerce. Il fut l'un des premiers community manager de France, puis s'est ensuite occupé de qualité et de logistique. Depuis 2013, il a fondé OpenYourWeb, expert en Supply Chain du e-commerce, qui accompagne les e-commerçants sur les questions de relation client, logistique, transport ou encore SAV.

8 Commentaires

8 réponses à “Vent de fraîcheur chez Colissimo !”

  1. Guillaume dit :

    Surtout, Colissimo ne s’interdit rien en terme d’innovations. Elle a par exemple racheté la startup Stuart, qui utilise les systèmes d’informations pour organiser des livraisons urbaines.
    C’est pas vraiment ça : « lors de la publication de ses résultats semestriels, le groupe La Poste indiquait dans son document «une prise de participation de 22% dans Stuart en France (…) pour 10 millions d’euros», réalisée via GeoPost.
    Sachant qu’il y a avait déjà eu des (plus petites) levées avant…

  2. Merci pour la remontée Guillaume, j’ai corrigé cette bourde !

  3. Guillaume dit :

    Bourde… C’est un bien grand mot.

  4. Un vent de fraîcheur qui ne finit pas de souffler. C’est très intéressant de voir son évolution depuis 1576, tant sur le plan organisationnel mais surtout sur le plan technologie. Et ce qui ravi, moi en tout cas, c’est qu’ils mettent en oeuvre les nouvelles technologies pour le bien de sa clientèle. J+1 pour la livraison, je donne +1 aussi. Plus de réétiquetage, c’est mieux, car à l’arrivée le colis est plein d’étiquettes qui font presque la moitié du carton avec plusieurs feuilles collées entre elles. On gaspille du papier, ils devraient peut-être aussi envisagé de revoir ce plan. Mais en général, ce vent de fraîcheur est très apprécié.

  5. Bananaclick dit :

    Effectivement, de vraies nouveautés qui sont un plus pour la ventre à distance, cependant, à mon avis, la vraie question aujourd’hui se situe au niveau du prix qui n’a cessé d’augmenter ces dernières années et qui implique des couts de livraison élevés. C’est là que se situe le vrai frein pour les sites de ecommerce et la vente en ligne… Alors à quand un service discount ?

  6. Bonjour Bananaclick, Vous avez raison : comme la plupart des biens et services de consommation, les prix du transport augmentent chaque année. Cela s’explique pour Colissimo non seulement par l’érosion des volumes (comme pour le courrier), mais aussi par l’évolution des services proposés dont je parle et l’augmentation structurelle des coûts (pétrole, coûts humains, etc…). La marque propose bien un service low cost qu’elle ne met pas en avant, et qui se nomme Coliéco, il s’agit d’une offre de livraison exempte de services, mais accessible uniquement à de gros chargeurs qui remettent à l’enseigne des millions de colis par an. Il existe ausi une alternative avec Colis Privé, nouvelle acquisition d’Amazon, qui couvre presque tout le territoire, mais qui exige également certain volumes pour bénéficier de conditions tarifaires de plus en plus proches de celles de Colissimo. Le prix du transport n’est pas prêt de baisser tant que tous les coûts annexes croissent et que les volumes sont à la baisse. Il existe par contre des offres alternatives comme la livraison hors domicile (les relais, les consignes, etc…) qui coûtent moins cher car elles n’ont pas à supporter les surcouts liés au dernier kilomètre, un des coûts les plus importants du transport, qui ne cesse de croître avec la saturation des milieux urbains. Il est à noter cependant que de nouvelles offres de mutualisation permettent à de petits acteurs d’acheter leur transport moins cher, je pense à des offres comme celle d’EnvoiMoinsCher, à la nouvelle plateforme d’expédition dEbay ou encore aux solutions de premier kilomètre comme Wing ou Cubyn. Bonne journée !

  7. Vince dit :

    Je trouve que les Pickup Stations sont une excellente idée. Comme quoi, il y a de l’innovation à La Poste !

  8. arthur dit :

    C’est tres bien d’envisager de livrer en 24h et le dimanche pour période de noel..
    Mais si laposte pouvait faire de gros effort coté tarif se serait encore mieux, car il sont en train de se faire rattraper par les point relais plus souple pour la livraison car les clients travail.
    Il vaut mieux payer quelque euros de moins une livraison et d’être livré en 3/5 jours au lieu de 2 jours par Colissimo pour un écart de tarif très élever autour de 5/8€ par commande.
    Niveau fiabilité mondial relay sa va par contre il arrive qu’un colis arrive dans un mauvais point relais et de ce fait perte de 3 jours ds l’acheminement ou qu’un colis est marquer comme remis au livreur mais n’est livrer que le jour suivant si sa tombe le samedi c’est repport aux samedi car il ne bosse pas le lundi.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


Service Client #eCommerce, comment être proactif et obtenir une (encore) meilleure qualité de service ?

par Romain Boyer - Il y a 5 mois
Client qui s'enfuit

J’ai eu une discussion intéressante sur quelque chose qui dans un monde idéal devrait être un non-sujet : vaut-il mieux être proactif ou être réactif. Tout le monde est d’accord pour dire qu’il faut être les deux, mais il n’est pas évident pour tout le monde de savoir ce qu’on peut faire pour être proactif.

Il y a en fait plusieurs façons d’être proactif quand on est un marchand en ligne, et particulièrement quand on est une place de marché.

Les problématiques qui peuvent toucher à la qualité sur un site eCommerce sont nombreuses :

  1. Compréhension de l’offre (moins important)
  2. Compréhension du mode de fonctionnement du tunnel d’achat (moins important)
  3. Panier abandonné (et donc parfois insatisfaction)
  4. Temps d’expédition trop long
  5. Temps de livraison trop long
  6. Insastisfaction sur le (non-)traitement de sa commande

Pour chacun de ces points, un traitement proactif est un service supplémentaire, qui peut parfois heurter (surtout en avant-vente), mais qui reste un service pour votre client, et aidera à fidéliser.

Voyons point par point ce que nous pouvons faire.

Les deux premiers points sont les moins importants à mon avis. Pour Frédéric MIREBEAU, CEO WelcomeTrack – outil de fidélisation spécialisé sur les moments entre la prise de commande et la prise de possession du colis -, les 3 derniers points représentent 30 à 60% des contacts entrants sur le service client. Cf sa réponse sur le sujet en bas de cet article.

1. Compréhension de l’offre

Une personne qui reste longtemps active (souris qui bouge, scroll,…) sur une fiche produit peut avoir une question sur cette offre. Vous pouvez dès lors envisager à votre préférence :

  • De déclencher un t’chat (attention, ça peut faire fuir parfois, cela s’étudie)
  • De déclencher une modale qui suggère au client de demander de l’aide

2. Compréhension du mode de fonctionnement du tunnel d’achat

Une personne qui reste trop longtemps sur une étape du tunnel est une personne qui se pose une question.

Dès lors, vous devez être prêts à aider :

  • En déclenchant un t’chat (attention, ça peut faire fuir parfois en avant-vente, cela s’étudie)
  • J’ai parfois pris le téléphone pour appeler des clients en dernière étape, et les retours étaient plutôt positifs (contrairement à ce que je pensais, comme quoi il faut tester…)

Et c’est encore mieux si vous avez des outils :

  • Possibilité de faire envoyer le panier par mail
  • Promotions particulières dans certains cas

3. Panier abandonné

Un grand classique de la proactivité. Il est évident pour tous désormais qu’il faut réagir (le plus tôt est le mieux) après un panier abandonné, notamment en envoyant un e-mail avec de quoi retrouver son panier.

Le mieux étant de s’affranchir de la problématique multi-écrans en s’assurant qu’on puisse retrouver son panier même en changeant de support (smartphone > ordinateur de bureau).

4. Temps de validation ou d’expédition de commande trop long

De nombreux aspects peuvent engendrer cela et notamment :

  • Etude de scoring (anti-fraude)
  • Vérification du stock
  • Autres activités de l’opérateur

Que faire ? vous pouvez notamment :

  1. Monitorer et donc avoir sous les yeux la liste des commandes qui sont concernées
  2. Du coup, être proactif auprès du client : « nous avons constaté que la validation/l’expédition de votre commande prend plus de temps que d’habitude, nous prenons les mesures nécessaires pour vous apporter une réponse rapidement. Voici les prochaines étapes auxquelles vous pouvez vous attendre. »

Vous évitez ainsi :

  • Un appel au service client
  • Une frustration du client

Et même mieux, vous obtenez une bonne image auprès du client : votre service est bien géré.

5. Temps de livraison trop long

Même problématique mais ce n’est plus dans votre giron.

Même chose, vous devez monitorer cela. Des services comme Welcometrack (cf intervention plus bas) vous permettent d’être proactifs à chaque étape et d’informer le client par différents biais (mail, sms,…) en cas de retard.

Et de faire des points avec vos transporteurs sur la qualité de service.

6. Insatisfaction très probable d’un client suite à une commande

Dans certains cas, parce que vous n’avez pas envoyé la commande qui était attendue, parce qu’elle est arrivée en mauvais état, vous pouvez parier sur le fait que le client ne reviendra pas.

Dans ce cas, pourquoi ne pas faire un retour « post-mortem » (standardisé mais qui sonnerait comme unique) à votre client, pour lui expliquer en toute transparence ce qui s’est passé, et ce que vous faites pour éviter cela à l’avenir.

Ce ne peut être que très positif comme attitude.

Bonus : L’avis de Frédéric MIREBEAU, CEO WelcomeTrack, sur ce sujet

Sur le débat proactif vs réactif, il me semble que plus on est proactif, moins on a à gérer de questions en réactif (les clients n’éprouvent plus le besoin de contacter le service client car ils ont déjà l’info ou sont rassurés). Et si le client éprouve le besoin de contacter le site (au moins pour la partie post commande), c’est que son niveau d’exaspération a déjà atteint un seuil problématique.

Les 3 derniers points concentrent entre 30 et 60% des contacts entrant sur le service client et probablement pas loin de 100% des situations complexes à gérer car elle font intervenir des prestataires extérieurs (transporteurs et logisticiens) et que l’on est passé dans la partie « physique » du e-commerce avec des produits, des cartons, des camions, etc. dont la vie est plus difficilement pilotables que des données numériques : quand un client veut modifier sa commande avant qu’elle soit mise en préparation, il suffit de modifier les données. Si un colis est parti vers une mauvaise destination (source de retard) il faut d’abord retrouver le colis et le remettre sur la bonne route ce qui prend du temps.

Les clients comprennent assez bien que la logistique et la livraison ne sont pas des sciences exactes et que des incidents peuvent survenir. Ce qu’ils ne pardonnent pas en revanche c’est de ne pas être prévenu (proactif) ou que le problème ne soit pas pris en compte et que le e-commerçant ne fasse pas tout ce qu’il peut pour le régler (réactif).

Chez WelcomeTrack nous savons d’expérience qu’un client qui rencontre un problème, si ce problème n’est pas correctement géré par le e-commerçant, le client est perdu ; il ne reviendra plus jamais et dans le pire des cas fera état de son mécontentement sur les réseaux sociaux. Alors que si, pour ce même client, le e-commerçant règle rapidement et efficacement le problème, ce client sera fidélisé de manière extrêmement forte.

Pour arriver à ce niveau de service, il est indispensable de connaitre en temps réel la situation de l’ensemble de ses expéditions pour pouvoir isoler au fil de l’eau celles qui posent, ou encore mieux qui vont poser, problème pour agir en direction des prestataires (logisticiens et transporteurs) et/ou informer ses clients par le meilleur canal en fonction de la situation (mail, sms, appel téléphonique).

Conclusion

Quel que soit le sujet, un client aura une impression démultipliée de qualité si vous parvenez à être proactif.

S’il prend la peine de vous contacter, ce sera forcément du temps de perdu, mais pas encore forcément un client (de perdu) ; il vous faudra donc dire ce que vous allez faire et faire ce que vous allez dire, être transparent avec le client et lui donner le choix entre plusieurs solutions qui vous arrangent pour lui laisser le choix final, ce qui est toujours plus satisfaisant.

A tous les niveaux, la qualité perçue de la maîtrise de votre sujet est primordiale pour votre fidélisation.

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


eCommerce mobile : les conseils des experts (conception, acquisition, conversion,…)

par Romain Boyer - Il y a 6 mois

S’il y a un domaine qui concentre les réflexions des responsables eCommerce en ce moment, c’est bien le mobile. Auparavant émergent, dorénavant incontournable, il grignote de plus en plus de parts d’audience (il se dit qu’il représenterait 50% du trafic sur les sites eCommerce mais seulement 8% des conversions) et fait baisser votre taux de conversion global. Le mobile, c’est aussi 71% des débuts de parcours d’achat en retail.

Pour Laurent Bourrellyconsultant référencement, Il est « faux de prétendre que le challenge a été surmonté pour les sites e­Commerce. La conversion est catastrophique, la performance est une plaie et c’est globalement encore une couche de complexité à rajouter au projet. »

L’achat est toujours problématique sur smartphone, pour des raisons structurelles

J’ai été recueillir les avis de différents experts de différents horizons et les ai concentrés pour vous (et pour moi) ici. Je n’ai pas pu m’empêcher de donner mon avis également.

Vos avis seront les bienvenus en commentaires pour compléter ces visions.

Acquisition

SEO

En terme de SEO, il est important de rappeler rapidement les bases :

  1. Avoir une version mobile de son site permet d’être ainsi reconnu par Google avec une petite mention « mobile » à côté du résultat qui est plutôt une bonne chose pour le taux de clic (CTR)
  2. La vitesse du site est un facteur qui est important et pris en compte par Google qui a même testé l’affichage d’un drapeau rouge « slow » à côté du résultat de sites lents. Fabien Raquidel, consultant SEO au sein de l’agence seo Vip-agence.com nous confirme : « La vitesse du site est hyper importante, il faut donc passer le page speed test de google est être dans le vert « 
  3. Vérifiez dans vos messages sur , pardon Search Console, si vous n’avez pas des alertes de Google sur vos compatibilités mobile. Ces problèmes de compatibilité vous vaudront un déclassement d’après Google.
  4. Vérifiez sur l’outil de test de Google si votre site est bien « mobile friendly »

SEA

Pour Florian Marlin, responsable eCommerce (UK) et expert SEA, »il est hélas devenu plus difficile de gérer des campagnes principalement sur mobile via le système de Google depuis les campagnes universelles. Ces dernières ne permettant que d’appliquer un % de hausse ou de baisse aux enchères Desktop pour définir celles du mobile. Il faut donc gérer ses enchères avec attention, et constamment garder un oeil sur le rapport des performances par appareils pour analyser les impacts sur Mobiles. »

Conception

La conception de sites mobiles est bien compliquée. Rendue simple par les frameworks de développement, cela nécessite quand même de se poser pas mal de question sur l’organisation des blocs, ce qui doit apparaître ou pas. Deux letimotivs émergent des conseils qu’on peut entendre ça et là : Mobile first et Simplifier ! (avec le point d’exclamation !).

Mobile first

Mobile first, on en entend beaucoup parler en ce moment. C’est beaucoup plus rarement appliqué. Il faut une logique sensiblement différente de ce qu’on a connu jusqu’ici pour aller pleinement dans cette démarche qui vise avant tout à simplifier les interfaces, sur mobile mais aussi sur ordinateur de bureau, et penser à ce qui est essentiel est ce qui l’est moins.

René Cotton  » lors de la mise en place de sa boutique, il faut penser directement mobile (indispensable pour ne pas manquer des opportunités de chiffre d’affaires; notamment depuis la mise à jour récente de l’algorithme mobile de Google.). Et faire les tests aussi sur cette version. »

Pour Benoît Gaillat, il faut « Concevoir mobile et étendre au desktop plutôt que l’inverse ». « Ne pas uniquement penser à faire du responsive, c’est pas toujours adapté ». Benoît évoque également l’importance des ressources lourdes et conseille « des images les plus légères possibles et surtout pas celles par défaut du site classique »

Pour Julien Bonnel, il faut « considérer le mobile comme le canal prioritaire et privilégié autant sur l’acte d’achat que pour la relation client ! »

Simplifier !

Un consensus se fait de la part des experts sur le fait de simplifier l’expérience sur le mobile. Aller à l’essentiel, réduire les fonctionnalités pour mettre en avant ce qui est vraiment nécessaire. Gardez les 20% qui sont utilisés par les 80% de vos utilisateurs et planquez ou supprimez le reste !

Les témoignages de nos amis experts vont dans ce sens en tout cas !

Fabien Raquidel « Il faut pour moi simplifier le plus possible afin de mieux convertir
il faut donc que les boutons ajouter au panier soit bien mis en évidence et bien centrés, un menu allégé sans scroll, un truc tout bête le logo de la marque cliquable nous avons trop l’habitude de cette fonction. Je trouve globalement le site toysrus.fr réponds bien aux bonnes pratiques mobile ; leur bouton « ajouter au panier » toujours visible, je trouve que c’est très efficace »

Laurent Bourrelly : « L’erreur est de prendre le mobile comme une déclinaison de la version desktop. Avoir un site en Responsive Web Design n’est pas une garantie de réussir à performer sur mobile.

Et surtout ce n’est pas suffisant pour relever le challenge. Par exemple, le responsive ne va pas résoudre le problème d’obligation d’ouverture d’un compte pour réaliser un achat.

C’est déjà un frein sur desktop, alors que ça devient carrément bloquant sur mobile. D’ailleurs, sur mobile, il est parfois plus simple de privilégier la mise en relation téléphonique, plutôt que s’entêter à vouloir absolument pousser à la transaction en ligne.

Vos visiteurs sont les seuls juges. Plus vous arriverez à vous mettre à leur place et plus ça fonctionnera bien. Attention, c’est plus facile à dire qu’à faire, mais résonner en terme de demande plutôt que d’offre est la clef pour déterminer comment aborder votre stratégie mobile.

Imaginez le profil de vos clients types en fabriquant des user persona. Ensuite, rédigez l’aventure, à partir du moment où le visiteur rentre en contact avec votre marque pour la première fois, jusqu’à l’acte d’achat.

Cela vous oblige à faire des choix, plutôt que rester neutre à tenter de plaire à tout le monde et personne finalement.

Dans tous les cas, sur l’enjeu du mobile, la simplicité est la solution à 99% des problèmes. »

René Cotton « la mise en forme du marketing doit être adaptée entre la version desktop et la version mobile (moins de place du coup besoin d’aller plus rapidement à l’essentiel)
Je suis un fervent défenseur de l’adaptative face au responsive. Je comprends l’intérêt du responsive mais envoyer la totalité du site (html, css, js) pour après masquer des parties sur mobile n’est pas optimisé, surtout si la personne à une mauvaise connexion 3G, voire du Edge. En adaptive, on sert une version du site faite pour le mobile avec en tête de n’envoyer que le nécessaire (mais cela implique un double travail (desktop et mobile)). »

Focus mobile… jusqu’où ?

Pour Emmanuel Brunet, d’Eulerian Technologies, il est important de « faire attention au syndrome « nouveauté / focus excessif ». Beaucoup d’intervenants ont tendance à surpondérer le temps, l’argent et l’énergie attribués à des sujets nouveaux. C’est systématiquement le cas lors de l’émergence d’innovations, qu’elles soient techniques ou marketing.

Dans le cas actuel du mobile, les acteurs ont tendance à traiter ce nouveau terminal et les possibilités marketing qu’il offre comme un nouveau canal, isolé et doté de son écosystème propre, comme si il fonctionnait en silo. Il y a des prestataires spécialisés dans la création d’app, des technos de tracking mobile, des technos spécialisées dans l’achat publicitaire sur mobile, des agences qui revendiquent une expérience mobile… Or les terminaux mobiles, comme les apps auxquelles on les réduit parfois, ne sont que des modalités de connexion et de navigation d’un individu.

L’objectif est donc d’offrir au consommateur une expérience de marque cohérente sur mobile et hors mobile. Il en va de même pour la mesure des performances marketing ou l’achat de l’espace publicitaire. Il faut considérer le travail réalisé par une marque sur mobile comme une modalité en synergie avec la présence de la même marque sur d’autres terminaux mais aussi… hors du monde digital.

Mon conseil est donc de traiter le mobile de la même façon que les autres terminaux et territoires d’exposition de la marque afin de focaliser sa stratégie marketing sur l’Homme et non sur ses moyens de communication. »

Fredéric Cavazza, – consultant indépendant et conférencier – transformation digitale, commerce électronique, mobilité, expérience client… à suivre absolument sur FredCavazza.net -, nous fait remarquer qu’il n’est pas forcément utile de se prendre la tête avec certaines variantes du système d’exploitation de l’iPhone, qui est souvent bien moins représenté dans le trafic (pas chez moi, donc cela dépend) que  les Android notamment : « Oubliez l’iPhone, qui ne représente même pas 20% de parts de marché. Avec en prime un parc vieillissant -> une bonne partie des iPhone sont de 4 ou 4S qui sont équipés d’un écran trop petit, en décalage par rapport à la tendance, du coup, certains boutons d’action en bas d’écran ne sont pas visibles (car les écrans sont conçus pour des iPhone 5 ou 6). »

Conversion

Bien analyser son trafic

L’analyse du trafic, vous le savez, c’est ma grande passion. Elle vous dit beaucoup de choses, même si elle ne vous dit pas tout (vos clients vous diront le reste). Il convient de s’assurer un bon tracking pour avoir les bonnes stats :

Florian Marlin nous conseille ainsi d' »avoir des URL identiques afin d’éviter d’avoir du trafic desktop sur des pages mobiles et inversement (ou au moins un système de super agent qui redirige en auto). » et donc de préférer les modes responsive/adaptative design.

Une fois les remontées de données optimales, il faut analyser ses données pour comprendre où cela pèche. Quel taux de rebond en fonction des pages et des sources ? Est-ce normal en fonction de ces entrées ? Quel temps passé en fonction des contenus ? L’objectif que vous avez pour chaque modèle de page est-il atteint ?

Olivier Marx, fondateur digiRocks & Altics suggère « d’analyser sur Google Analytics les taux de conversion et les parcours MOBILE de ses clients et d’en tirer 3 conclusions et 5 actions d’amélioration à court terme ».

Il est important de rappeler qu’en fonction des spécificités de chaque site Internet, la répartition du trafic ne sont pas les mêmes. Laurent Bourrelly, rappelle ainsi : « Même pour des sites similaires, les statistiques peuvent drastiquement changer. Romain me disait avoir 50% d’utilisateurs sous mobile, alors que je ne dépasse pas 10%. »

Se mettre à la place de ses utilisateurs

2 principes globalement et généralement applicables quand on veut optimiser sa conversion : 1. se mettre à la place des utilisateurs 2. Être à l’écoute des utilisateurs, l’un aidant généralement l’autre.

Certains sont au contraire des inconditionnels du mobile, comme Julien Bonnel qui conseille de « considérer le mobile comme le canal prioritaire et privilégié autant sur l’acte d’achat que pour la relation client car les parcours client étant de plus en plus omnicanal les commerçants se doivent de fournir une qualité d’interaction client irréprochable quelque soit le canal physique ou digital utilisé par le client ! »

Adaptez vos pages clés

Pour Benoît Gaillat, directeur chez Skeelbox, il faut penser « que la commande risque d’être finalisée depuis un PC classique, il faut donc pouvoir sauvegarder des whishlists et être sûr de bien synchroniser les informations »

Ce point est en effet clé, la plupart des utilisateurs utilisant le mobile comme outil de découverte, et préférant souvent finaliser leur transaction sur tablette ou ordinateur de bureau.

Laurent Penou, expert paiement chez Payzen nous glisse quelques conseils sur la conception de cette page clé : « Si sur une tablette la résolution est le plus souvent supérieure à celle d’un ordinateur, il est possible de conserver la même page paiement. Mais rien ne vous empêche d’avoir une CSS adaptée à l’OS préféré de votre acheteur.

Sur un téléphone ce n’est pas le cas, il vous faudra privilégier une page de paiement responsive ou une CSS adaptée à la place disponible sur le téléphone.

Mais si vous êtes très connu et que votre clientèle veut acheter chez vous, vous pouvez ne pas suivre ces conseils.
Certains sites acceptent des dizaines de milliers de paiement à l’heure avec une page standard…  »

App or not App ?

Les conseils ci-dessus valent surtout pour les sites adaptés aux mobiles. Les avis sont très partagés sur les App. Pour moi, elles conviennent davantage aux eCommerces qui possèdent un public captif et fidélisé. L’appli permet pour ces publics de leur proposer des services supplémentaires grâce aux possibilités des apps (notifications, géolocalisation, rapidité et confort de navigation, fonctionnalités spécifiques,…). L’App a un coût, de conception et de développement bien sûr, mais aussi de maintenance et ce n’est pas négligeable. A vous de bien réfléchir.

Fred Cavazza : « Oubliez les applications mobiles, elles coûtent trop cher à développer, référencer et maintenir. L’important est de rendre vos produits / offres accessibles en quelques secondes. En situation de mobilité, je doute qu’un prospect va prendre le temps de télécharger et de paramétrer l’appli d’un annonceur. Il faut donc donner la priorité au site mobile. »

René Cotton « sur la question de l’application, il faut déjà se dire que le site est indispensable et que l’application est un plus (non négligeable parfois) qui doit avoir un vrai public, on ne se lance pas dans le ecommerce avec de suite une app iPhone et Android. On construit déjà son identité et sa marque puis on vois ce que l’app va pouvoir apporté de plus a son public. »

Laurent Bourrelly : « pourquoi ne pas faire une application mobile si vous avez une valeur ajoutée ? Pourquoi faire une application mobile si vos visiteurs font des achats one shot ? A l’inverse, pourquoi ne pas faire une application mobile si vous avez une valeur ajoutée supplémentaire à la simple offre catalogue ? Est-ce que mes visiteurs sont sur smartphone ou sur tablette ? Sont-ils plutôt iOS ou Android ? »

Si jamais vous voulez faire une App mobile, voici quelques bonnes pratiques soufflées par Olivier Mercuriot, directeur du développement international chez Pickup : « 1. Une vraie app mobile ne rebasculant pas sur site web responsive. 2. Une app qui integre le paiement, le tracing, le service clients et le retour. 3. Du push offres speciales tous les jours.  »

Et pour finir, le conseil app mobile du meilleur d’entre nous, Louis-Alexandre Tachon, Responsable web & fidélité chez Nicolas, « 85% des applications sont désinstallées dans les 30 jours. Il faut faire un gros focus sur l’usage et limiter au max les fonctionnalités pour aller à l’essentiel »

 

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

2 Commentaires

2 réponses à “eCommerce mobile : les conseils des experts (conception, acquisition, conversion,…)”

  1. Romain BOYER dit :

    Autre article intéressant de Criteo avec les 10 tendances du m-commerce et pas mal de chiffres sur Q4 2015 : http://www.blogdumoderateur.com/m-commerce-france-q4-2015-criteo/

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


Une Junior entreprise peut elle être utile pour votre site E-commerce ? La réponse de Synerg’hetic .

par Benoit Gaillat - Il y a 6 mois

Aujourd’hui j’ai le plaisir d’accueillir Justine Peyrot, présidente de Synerg’hetic à qui j’ai demandé de nous expliquer les tenants et aboutissants d’une junior entreprise. En effet de nombreux professionnels font appels aux junior entreprise des écoles de commerce (pour des études, des sondages etc..) mais il faut savoir que les junior entreprises existent aussi dans le monde du web et peuvent se révéler très utile pour les e-commerçants !

Bonjour Justine, peux-tu nous présenter Synerg’hetic ? Quelle est son histoire et ses objectifs ?

Synerg’hetic est une Junior-Entreprise créée en 2005 à l’initiative d’étudiants de l’école HETIC, école aujourd’hui numéro une dans le domaine du Web d’après le Figaro et d’autres classements.

synerghetic

Les Junior-Entreprises sont des associations existant depuis 1967, elles sont aujourd’hui implantées dans plus de 170 grandes écoles et universités de France dans un but non-lucratif et à vocation économique et pédagogique.

Notre structure a plus de 10 ans d’expérience, et propose une expertise complète dans le domaine du digital : du conseil à la création, nous concevons des stratégies digitales et mettons en place l’ensemble des leviers digitaux (sites web, applications mobiles, motion design…) nécessaires aux entreprises.

 

Quel est l’intérêt de passer par une Junior-Entreprise, et c’est quoi exactement une Junior-Entreprise ?

Il y a plusieurs intérêts à passer par une Junior-Entreprise. Pour commencer, il y a l’aspect financier, qui forcément est important pour nos clients. En tant que Junior-Entreprise, nous pratiquons des prix souvent moins élevés que nos concurrents.

Dans le but de gagner en compétences et en visibilité, les intervenants des Junior-Entreprises, jeunes et dynamiques, sont une source d’innovation pour leurs clients. Ils sont soucieux d’être toujours au courant des dernières tendances, afin d’être force de proposition et de faire en sorte que le rendu final corresponde au besoin exprimé à la base par le client.

Concrètement, le but d’une Junior-Entreprise est de permettre aux étudiants d’une école de mettre en application l’enseignement théorique dont ils bénéficient afin d’apprendre toujours plus et de se rapprocher de la vie active, en travaillant pour de vrais clients.

 

Quelles sont aujourd’hui les principales missions qui sont demandées à Synerg’hetic ?

En 2015, les missions confiées à Synerg’hetic furent variées. Les demandes en applications mobiles (NDLR : Devenez Mobile First !) ne cessent de croître, et les refontes de sites vitrines sont toujours nombreuses. Aussi, nous avons réalisé plusieurs vidéos (interviews, motion design) qui servent aux grands groupes comme aux start-up à diffuser du contenu de marque.

Cette année, nous avons rencontré de plus en plus de clients ayant besoin d’aide pour affiner leur projet, ou choisir la bonne direction à emprunter.

Nous proposons donc la conception de cahier des charges complets permettant de réaliser correctement le produit en amont, ainsi que des audits et recommandations dans différents domaines, techniques, graphiques ou en référencement naturel et/ou payant.

 

Le mobile semble être au cœur des préoccupations de nombreuses entreprises non ? Qu’en penses-tu ? Peut-on tout miser là-dessus ?

Depuis quelques années, être présent sur le web est devenu impératif pour développer son activité. Nous assistons à la croissance du marché du mobile,  avec des usages qui migrent vers ce type de device. Les terminaux sont de plus en plus nombreux (ordinateur, mobile, télévision…), l’enjeu majeur est de toucher sa cible au bon moment et au bon endroit.

 

Étant étudiante à HETIC et faisant partie de la génération Y, je pense qu’il est important aujourd’hui d’être présent sur mobile quelle que soit l’activité.

En fonction de votre activité, le mobile s’il n’est pas déjà en avance sur le desktop en nombre d’utilisations, le deviendra bientôt. C’est pourquoi il faut dès maintenant prévoir l’avenir et s’adapter aux différents canaux afin d’avoir un maximum de visibilité, de plus que les objets connectés viennent maintenant tout changer.

 

De quelles réalisations de Synerg’hetic es-tu particulièrement fière aujourd’hui ?

Nous avons dans l’ensemble, de très beaux clients chaque année. Par exemple en 2014, nous avons travaillé avec Eurosport à l’occasion de la Coupe du Monde de football. Nos intervenants ont développé un site permettant de créer son équipe idéale et de la partager : http://best11.eurosport.com/fr/.

best11 eurosport

Dernièrement, nous avons réalisé le site Donadeos, un réseau social permettant de trouver le cadeau idéal pour la personne de votre choix : http://donadeos.com/.

Donadeos

Il y a eu aussi Dyskit, une plateforme qui s’inscrit dans une dynamique de mise en lumière d’artistes encore inconnus du grand public, n’ayant pas de contrat commercial avec une maison de disques et désireux de se faire connaître : http://dyskit.com/. Nous sommes fiers de ces réalisations, car elles représentent parfaitement nos domaines de compétences allant de la conception à la réalisation. De plus, ces dernières réalisations nous ont emmené, en 2015, en final du Label Entrepreneur qui récompense la Junior-Entreprise qui adopte la meilleure démarche pour se rapprocher des créateurs d’entreprise.

Donadeos

Enfin, l’année dernière nous avons réalisé une vidéo pour Ernst and Young un des leaders mondiaux de l’audit, du conseil, de la fiscalité et du droit, des transactions. Ce partenaires premium de la Confédération Nationale des Junior-Entreprises a fait appel à Synerg’hetic, pour la réalisation d’une vidéo ayant pour but de promouvoir le prix de l’entrepreneur remis chaque année par le cabinet.

Découvrez toutes nos réalisations sur notre site : http://www.synerghetic.net/

 

D’après toi quelles sont les principales tendances en 2016 du web et du digital ?

Proposant des services dans le domaine du Web, nous avons régulièrement de nouvelles demandes et nous sommes à même de voir quelles sont les demandes les plus nombreuses.

En 2016, les tendances seront selon moi à la vidéo interactive et au web immersif, permettant de créer des expériences originales et hors du commun, notamment via la 3D.

Enfin, le contenu prend une place prépondérante dans la stratégie des marques et entreprises, afin de gagner en visibilité.

 

Quelle est la startup qui t’a le plus impressionnée dernièrement ?

Lydia, fait partie des startup qui m’ont le plus impressionnée dernièrement de par sa réponse à un besoin concret : le transfert d’argent entre amis, dématérialisé et instantané. J’utilise très souvent cette application et ai suivi son évolution.

La startup a su amorcer le projet en amont de la levée de fonds. Avoir un produit déjà abouti a favorisé leur recherche d’investisseurs et a fait que le projet a fonctionné rapidement.

lydia app

Merci Justine, un mot pour la fin ?

Participer à l’expérience Junior-Entreprise – en tant qu’administrateur, intervenant ou client – est plus que bénéfique, autant du point de vue professionnel que personnel.

 

 

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

2 Commentaires

2 réponses à “Une Junior entreprise peut elle être utile pour votre site E-commerce ? La réponse de Synerg’hetic .”

  1. Ludo dit :

    Merci pour cet article, je n’avais pas entendu parler de Lydia mais cette startup à l’air prometteuse !

  2. développement web dit :

    Très belles performances de Synerg’hetic sur les sites créés. Je suis un peu curieuse d’utiliser ce donadeos que je viens de découvrir. Par contre Lydia, je connais parfaitement et très satisfaite de se start’up aussi.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


Comment fonctionne une plateforme de transporteur ? L’exemple d’UPS à Lyon

par Frédéric Klotz - Il y a 6 mois

C’est en grande pompe qu’UPS vient d’inaugurer sa nouvelle plateforme colis dernier cri de Jonage près de Lyon, l’occasion de vous expliquer comment fonctionne un tel outil logistique !

Il faut dire que le transporteur a mis les moyens : 25 millions d’euros d’investissement, 160 salariés, une capacité de traitement de 10.000 colis par heure, tous ces chiffres donnent le vertige alors qu’on parle d’un centre local pour la région de Lyon.

Le centre de tri de Lyon Jonage Centre de tri UPS UPS Lyon Jonage

 

 

 

 

 

Alors, comment fonctionne une plateforme de transporteur ?

Déjà, comme la plupart des centres opérés par les transporteurs, il s’agit ici d’une plateforme de tri. C’est à dire que les colis arrivent de la région où ils ont été collectés dans la journée, ils sont ensuite triés et répartis par régions ou pays de livraison, et ils repartent au petit matin. Dans l’autre sens, ils arrivent de plusieurs autres centres de tri en Europe pour être livrés dans la région.

L’arrivée des colis

Vous vous êtes toujours demandé à quoi pouvait bien ressembler un véhicule de livraison ? A l’intérieur, on trouve des étagères de rangement et la cabine du chauffeur est séparée des colis par une porte sécurisée.

Un camion UPS Les rangements dans le camion Porte sécurisée de la cabine camion UPS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le centre dispose de 7 emplacements de déchargement

Les colis sont déchargés manuellement sur une chaîne pour être acheminés vers l’outil de tri automatique.

Chaîne de déchargement de colis UPS 20160211_125838 Outil de tri UPS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a aussi des tapis de chargement ecamotables, directement reliés à des camions.

20160211_130018 20160211_130125 20160211_130630

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le tri

Ils sont ensuite lus par des scanners et triés automatiquement lors de leur passage sur la chaîne.

Et enfin explusés automatiquement vers le bon quai de déchargement.

Les petits plis sont triés à part et manuellement, avec l’aide d’un système que l’on appelle « put to light », c’est à dire que l’opérateur scanne l’envoi, et automatiquement une lumière s’allume sur un casier pour lui indiquer qu’il faut placer le colis ici. De l’autre côté, chaque casier est relié à un sac qui correspond à une destination, et dans lequel arrivent les colis ainsi triés.

20160211_133408

 

 

 

 

 

 

 

 

Le chargement

A la descente de la « goulotte », des opérateurs récupèrent les colis et les rangent selon un ordre très précis (légers en haut et lourds en bas), tout en constituant un « mur » dans le camion. Les camions partent ensuite vers un autre centre de tri, dans différents points de France et d’Europe, où ils seront de nouveau « éclatés » pour la livraison.

20160211_132450 20160211_132038 20160211_132200 20160211_132102

 

 

 

 

 

 

 

 

Les colis qui prennent l’avion le soir pour Cologne avec un 767-200 sont rangés dans des containers spécifiques, au nombre de 20.

20160211_133026 20160211_133047

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le contrôle des opérations

Pour finir, comme dans toute organisation logistique milimétrée qui se respecte, un opérateur présent dans une « tour de contrôle » surveille la chaîne pour prévenir tout blocage et surveiller les opérations en cours.

20160211_133923

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Espérant que ce voyage dans une plateforme de transporteur ultra-moderne vous a plu, je reste à votre écoute dans les commentaires si vous avez la moindre question !

Frédéric Klotz

Frédéric a 15 ans d'expérience dans le e-commerce. Il fut l'un des premiers community manager de France, puis s'est ensuite occupé de qualité et de logistique. Depuis 2013, il a fondé OpenYourWeb, expert en Supply Chain du e-commerce, qui accompagne les e-commerçants sur les questions de relation client, logistique, transport ou encore SAV.

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


Moteur de recherche : attention à l’auto-complétion et le taux de rebond !

par Benoit Gaillat - Il y a 6 mois

L’auto-complétion est un système très intéressant pour les moteurs de recherche de site e-commerce. L’auto-complétion  permet d’accéder rapidement à une liste de produit sans recharger la page.

Idéal donc pour commencer à rechercher un produit et voir ce qui est réellement présent sur le site accéder plus vite aux produits. En effet plus besoin d’afficher une page de résultats de recherches, depuis le moteur de recherche on accède à la fiche produit.

Clairement, sur tous les sites ou nous avons pu le tester avec Skeelbox  nous avons vu une augmentation du taux de conversion grâce aux moteurs de recherche avec auto-complétion. Mais savez vous qu’un moteur de recherche interne avec auto-complétion peut faire augmenter votre taux de rebond ? (Voir la définition du taux de rebond si vous avez un doute )

En effet, d’après vous que se passe t’il si un client réalise une recherche et ne trouve rien comme dans l’exemple ci dessous ?

erreur-autocompletion

Pas besoin de chercher plus loin, le client va quitter directement le site sans même voir votre offre produit et sans que vous puissiez savoir ce qui ne convient pas sur votre homepage. Dans Google Analytics malheureusement aucune information vous indiquant que l’internaute à commencer une recherche ne sera affichée si vous n’ajoutez pas quelques tags.

Attention donc aux moteurs de recherches avec complétion, quelques règles permettent d’éviter ce problème ou au moins de le mesurer :

  1. Pensez à tagger les clics dans les zones de formulaire de recherche avec Google Analytics ou un autre outil.
  2. N’affichez pas de message de type « Aucun résultat » mais proposez des alternatives, comme un numéro de téléphone, un lien vers un formulaire pour demander un produit, une alternative comme la carte ci dessus ou tout simplement un « lancer la recherche » au moins pour enregistrer le mot clef et faire diminuer votre rebond
  3. Faites un AB / Test avec et sans l’auto-complétion activée pour mesurer une éventuelle différence entre vos taux de rebond.
  4. A l’inverse si il y a trop de résultats ne proposez pas la liste intégrale, l’ergonomie autour du moteur de recherche est rarement fait pour ça et la sélection des produits est rarement simple.

De nombreux moteurs de recherches interne sont accessible depuis la homepage et malheureusement, ce type de problème éventuel est très difficilement détectable sans une série de tests utilisateurs.

Et vous aviez vous déjà détecté ce problème sur certains sites E-commerce ? Que pensez vous des moteurs de recherches avec auto-complétion ?

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


Bilan et tendances de la logistique connectée

par Frédéric Klotz - Il y a 8 mois

Déjà Janvier et voilà le moment de vous proposer un bilan de l’année qui vient de s’écouler, ainsi que quelques perspectives pour celle dans laquelle nous entrons.Stéphane Van Overstracten - CA Logistiques

Cette année, c’est Stéphane Van Overstracten, dirigeant du logisticien bordelais CA Logistiques (adossé en 2015 au Groupe Labatut) et fondateur d’Ecom Aquitaine, l’association des e-commerçants du Sud-Ouest, qui a accompagné la rédaction de cet exercice. Je vous encourage par ailleurs à lire sa récente tribune sur la « course à l’immédiateté » dans la logistique du e-commerce.

En 2015, le commerce connecté a continué à bien se porter, avec une croissance supérieure à 12%.

La revanche du retail :

Côté tendances, l’omnicanal est désormais la règle et le commerce physique est clairement revenu dans la course, après avoir été longtemps dépassé par les pure players. D’une part, chaque enseigne dispose aujourd’hui de son propre site de vente, mais les distributeurs avancent leurs pions. Après Auchan et Casino, c’est Carrefour qui, en 2015 s’est « offert » RueDuCommerce.

En dehors du géant Amazon, nombre des grands pure players souffrent de ce retour du retail dans la course, à l’image de l’ancienne gloire du e-commerce français Pixmania, dont la chute semble irrémédiable. Misant tout sur le service et l’omnicanalité, des acteurs traditionnels comme Darty ou Fnac ont clairement pris de l’avance en 2015.

« L’omnicanal est la norme » nous confie Stéphane Van Overstracten. Il ajoute : « Quand j’ai racheté l’entreprise en 2007, nous avons clairement pris le virage du e-commerce. Depuis, nous avons évidemment des clients pure players, mais de plus en plus d’acteurs du retail et même des demandes pour servir de base logistique pour la grande distribution ! ».

C’est également le modèle de marketplace qui a cette année sorti son épingle du jeu. Ce mode de commercialisation, désormais mûr, représente en moyenne près de 30% du CA des grands acteurs. Signe des temps, en 2015 Cdiscount a fermé son rayon textile mais recruté des chargés de compte pour sa place de marché.

Ce concept convient bien à une certaine frilosité ambiante, en particulier de la part des acteurs entrant sur le marché : le e-commerce étant devenu tellement concurrentiel, le seul moyen « d’exister » est soit de s’appuyer sur la notoriété d’autres en allant sur les places de marché, soit de jouer la carte de la prudence en travaillant en flux tendu ou en drop shipping, c’est à dire en n’ayant presque jamais de stock. Le responsable des opérations d’un acteur en très forte croissance sur la téléphonie mobile me confie que son entreprise « appuye son succès sur les deux concepts, en ne vendant que via les places de marchés et en fonctionnant en flux tendu ».

La proximité du consommateur, nouvel enjeu :

A force de restructurations et de plans de licenciement aussi infructueux les uns que les autres, le groupe bicentenaire Mory, acteur notoire du transport et de la logistique en France s’est éteint en 2015, victime, entre autres, de n’avoir pas pris le virage de la digitalisation et de la spécialisation qui s’impose au monde du transport.

colis du voisinC’est d’ailleurs cette digitalisation qui, mêlée au collaboratif, a vu l’émergence de nombreux nouveaux acteurs du transport. On ne compte plus les start up innovantes dans le secteur !

Evidemment, le côté coopératif est la base de ces concepts, mais il n’aurait pas d’intérêt sans le recours à de puissants algorithmes.

Ainsi, les particuliers sont sollicités pour recevoir un colis comme chez ColisduVoisin ou pour les livrer (crowdshipping) avec TousFacteurs ou Drivoo. Et si les coffres de voiture peuvent être rentabilisés comme le propose Dacopack, ils servent également de boîte aux lettres pour Amazon qui teste le concept avec Audi. Jwebi demande même l’assistance des voyageurs pour rapatrier un colis venu du bout du monde !

D’une manière générale, tout est fait pour se rapprocher du client, et les acteurs du transport jouent maintenant très clairement la carte de la proximité et du service. C’est le cas par exemple de Colibou qui vous livre entre 20h et minuit.

Jouant à fond cette carte « local », les consignes ont poussé comme des petits pains en 2015 dans les galeries commerciales, sur les parkings et mêmeAbricolis dans les lieux publics comme les gares.

Les acteurs ne manquent pas : il y a l’historique, Pickup Station (anciennement Cityssimo), le premier concurrent, Packcity et les petits nouveaux : Inpost et Amazon, qui teste le concept à Levallois.

Le projet Proxidrive veut lui, créer des « aires de livraison » avec parking intégré, et casier adapté au colis et même réfrigéré pour l’alimentaire !

Un concept encore plus proche du consommateur est en cours de test par Renz, celui de la boîte à colis intelligente directement implantée dans les immeubles.

Vous aviez choisi une livraison hors-domicile ? Et bien Relais Colis avec son nouveau service « Relais chez Vous » vous propose de la transformer en une classique livraison à domicile… Ou quand la promesse de personnalisation du service peut aller loin au point de vous faire changer de mode de livraison !

Enfin, pour le consommateur-vendeurs et donc expéditeur de colis, Ebay s’est associé à Mondial Relay pour proposer des stations de préparation de colis dans les relais. Tout un programme !

Plus de praticité, plus de facilité, plus de proximité, voilà donc ce que seront les crédos de 2016 pour les transporteurs !

Toujours plus vite :

Stéphane Van Overstracten l’admet : « les logisticiens n’ont plus d’autre choix que d’aller vite, quitte à être au détriment de leur image ». En effet, selon lui, la rapidité de la prestation a un pendant négatif, reproché à Amazon et selon lui généralisé : cette vitesse d’exécution et l’automatisation de plus en plus importante ont « appauvri le contenu des métiers de la logistique ».  En outre, « la gratuité des frais de port a progressivement convaincu salariés du secteur et consommateurs du fait que la logistique n’avait pas vraiment de valeur ».

Il faut dire que désormais, pour satisfaire un consommateur devenu très exigeant, il faut aller vite à tous les maillons de la chaîne logistique, de la validation de la commande sur le site jusqu’à la prise en mains effective du colis.

logo_colidayOn demande donc aux logisticiens d’expédier une commande du matin dans la journée : signe des temps, Amazon a eu recours à des robots à Noël pour accélérer ses cadences.

Bien entendu, les transporteurs ne sont pas en reste et se doivent eux aussi de livrer toujours plus vite (comme je vous l’expliquais il y a quelques mois ici). Le plus rapide étant dans les heures qui suivent dans les grandes agglomérations, avec des concepts comme Coliday, Colisweb ou Deliver.ee.

Aux États-Unis, Amazon continue d’étendre son service Amazon Prime Now qui promet une livraison en 1 heure de centaines de milliers de produits, y compris ceux de votre épicerie du coin !

Des perspectives… technologiques et humaines :

Le suivi du parcours de sa commande est un point très important pour le consommateur connecté. Avec la baisse du prix de la RFID, gageons que 2016 permettra de voir des colis en être équipés pour signaler, pourquoi pas, leur positionnement en temps réel au client si impatient de recevoir son achat !

En 2016, Amazon devrait mettre en exploitation son système de livraison par drônes qui a fait tant parler de lui lors de son annonce.

D’ailleurs, ne serait-ce pas ce même Amazon qui aurait inspiré nos compatriotes de Spartoo, qui ont mis en place en 2015 leur propre filiale logistique ? Est ce que d’autres acteurs suivront ce mouvement d’intégration verticale en 2016 ?

Est-ce qu’en 2016, les acteurs de la grande distribution ne vont pas, après avoir acquis des pure players, commencer à s’intéresser aux logisticiens spécialistes du commerce connecté, pour bénéficier de cette précieuse expertise de la distribution omnicanal ?

Quoiqu’il en soit, en 2016, logisticiens et transporteurs devront aller toujours plus vite et offrir toujours plus de services pour rester dans la course. Et pour que l’humain suive la cadence, de grands chantiers seront à ouvrir pour notamment améliorer la polyvalence et adapter les temps de travail, mais on devra aussi demander aux systèmes d’informations d’être toujours plus sophistiqués pour répondre à notre insatiable soif d’immédiateté.

Frédéric Klotz

Frédéric a 15 ans d'expérience dans le e-commerce. Il fut l'un des premiers community manager de France, puis s'est ensuite occupé de qualité et de logistique. Depuis 2013, il a fondé OpenYourWeb, expert en Supply Chain du e-commerce, qui accompagne les e-commerçants sur les questions de relation client, logistique, transport ou encore SAV.

3 Commentaires

3 réponses à “Bilan et tendances de la logistique connectée”

  1. David dit :

    Pour ceux qui s’intéressent au transport de colis par les particuliers (évoqué plus haut dans cet article), j’ai établi une liste complète http://blog.piggybee.com/2015/10/crowdshipping.html

  2. Alain dit :

    Merci pour cet article, il est vraiment complet et donne un réel aperçu des tendances de logistique adopter en 2015 (et qui seront probablement présente en 2016) !

  3. MaxR dit :

    Très intéressant le système de crowdshipping. Je ne connaissais pas.
    Ce que je remarque surtout dans les tendances logistiques, c’est qu’on passe d’un système à un autre, et un beau jour on réalise que pour devenir aussi universel que possible, il faut pouvoir intégrer des solutions logistiques multiples. L’universalité vient par la diversité. Opter pour un système ou un autre, c’est choisir de se couper d’une partie du marché.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


Comparer les taux de conversion et les taux de rebond est un non-sens

par Romain Boyer - Il y a 9 mois

Beaucoup parmi vous sont des décideurs et c’est à ce titre que j’aimerais vous sensibiliser sur un point clé : cela n’a pas de sens de comparer entre sites des indicateurs, quand bien même vous seriez sur le même marché.

Qu’est-ce qu’un taux de rebond ou un taux de conversion ? c’est en fonction de votre nombre de visites globales l’atteinte d’un objectif.

Et ce qui pêche dans cette formule, c’est bien le nombre de visites au global.

Car il peut inclure plus ou moins de choses, et vous aurez des différences importantes dès lors :

  • que vous avez un blog qui comptabiliser les visites ou non (taux de rebond plus élevé, taux de conversion moins élevé)
  • que vous avez un site mobile à part ou une appli ou un site responsive (si le mobile est inclus dans vos stats, votre taux de conversion sera moins élevé)
  • que vous avez un mix leviers d’acquisition différent, ça dépendra alors de la répartition que vous aurez choisie parmi les SEA/Remarketing/comparateurs/etc. (proportion + élevée de SEA = meilleur taux de rebond mais moins de renta, etc.)
  • et toute autre typologie de page qui est comptabilisée différemment, et ça peut faire toute la différence..

certains sites ne font que du SEO, ont 40 visites par jour et 7% de taux de conversion. D’autres des millions et beaucoup moins de taux de conversion et pour autant, le revenu n’est pas le même.

En gros, ça n’a pas de sens de regarder ça par rapport à vos concurrents. Pourquoi pas pour votre propre tableau de bord à périmètre égal.

Ce que vous pouvez comparer, c’est à engagement comparable un taux de conversion, c’est à dire typiquement

  • un taux de complétion du tunnel d’achat.
  • Ou un taux de rebond par type de page d’entrée + source.

Ces données-là font sens car peu importe si vous ajoutez un blog, un site mobile, que vous l’enlevez finalement du périmètre, que vous ajoutez d’autres rubriques, faites + ou – de mailing, etc.  les chiffres ne varieront pas de ce fait.

Mais qui suit ces chiffres-là ? (si vous le faites comme moi, je veux bien que vous vous manifestiez, je me sentirai moins seul !)

Allez, je vous lâche une info qui me coûte beaucoup, la liste des colonnes de mon rapport préféré :

  • Type de page
  • Source
  • Visites période 1
  • Contribution période 1
  • Visites période 2
  • Contribution période 2
  • Perte de contribution visite
  • métrique au choix période 1
  • Contribution période 1
  • métrique au choix période 2
  • Contribution période 2
  • Perte de contribution métrique au choix 

Et vous, quel est votre rapport préféré ? (eh oui, c’est un échange…)

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


Innovation eCommerce, Envoyer un lien de connexion par e-mail ?

par Romain Boyer - Il y a 9 mois
Source image : http://kb.modularmerchant.com/making-your-store-97-5-faster-zoom-a909.php

Parmi les idées qui circulent et que je n’ai jamais vu en oeuvre, celle d’envoyer un lien de connexion par e-mail avait retenu mon attention.

Quelques mois après, impossible de retrouver l’article anglais que j’avais trouvé sur le sujet, mais le principe m’est resté en tête comme quelque chose de logique.

Comme je le dis à chaque fois, j’essaie toujours de rester en contact direct avec les clients, et ce qui revient régulièrement, c’est qu’ils ont du mal à se connecter, pour des raisons qui nous échappent :

  • Mot de passe trop complexe pour être retenu (on leur demande un chiffre et une majuscule pour des raisons de sécurité, donc rien d’étonnant..)
  • Oubli pur et simple (utilisation de multiples mots de passe pour de multiples sites)

Du coup, une bonne partie du trafic au choix :

  • use et abuse de la fonctionnalité « mot de passe oublié » qui a intérêt à être bien huilée
  • abandonne…

Mais pourquoi ne pas envisager une chose toute simple, pour me connecter :

  • Je rentre mon e-mail
  • Je clique sur « recevoir un lien de connexion automatique par e-mail »
  • Je clique sur le lien dans le mail
  • Je suis informé que je suis connecté puis dirigé vers la page où j’étais censé aller

Et pourquoi pas ?

On est tous plus ou moins connectés sur nos boîtes mails, et grâce à l’avènement du ecommerce et du nombre de comptes que l’on gère, on utilise tous régulièrement la fonctionnalité de mot de passe oublié. Le switch vers la boîte e-mail est donc aisé, même pour les adorables petits vieux avec qui je traite régulièrement.

Cela éviterait donc :

  • de se poser la question du mot de passe qu’on avait entré précédemment : est-ce qu’on s’en souvient ou pas
  • de faire de vaines tentatives
  • de perdre du temps et d’aller droit au but
  • d’avoir à se souvenir de plusieurs mots de passe, seule la boîte e-mail est à bien sécuriser
  • des problématiques de sécurité des mots de passe (là encore, on n’a qu’à sécuriser sa boîte e-mail)

Principale problématique : la nouveauté

Comme cette fonctionnalité n’existe nulle part, l’utilisateur sera surpris, il pensera que c’est un mot de passe oublié ou quelque chose de ce genre et n’y verra pas forcément l’intérêt évident.

Et pourquoi pas un petit débat ?

Je serais curieux de connaître vos avis sur ce qui pourrait devenir une nouvelle mode avec de multiples bénéfices demain ?!

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

7 Commentaires

7 réponses à “Innovation eCommerce, Envoyer un lien de connexion par e-mail ?”

  1. Francis dit :

    On le faisait, il y a bien longtemps. Nous avons arreté, car beaucoup de clients se plaignaient. Ils craignaient pour la sécurité. Il faut dire quà l’époque, login et mot de passe était en clair dans l’url…

  2. Romain BOYER dit :

    Ah oui effectivement 🙂 je pense qu’on peut utiliser le même mécanisme que pour les systèmes de mot de passe oublié, très sécurisés grâce à des tokens, je ne pense pas que la sécurité perçue soit le principal problème du dispositif si c’est réalisé ainsi ?

  3. Bonjour Romain,
    c’est vrai je n’ai jamais pensé à un tel système de connexion. Mais il y a tout de même à mon sens un vrai problématique c’est la latence.
    Bien que dans 90% des cas les mails arrivent dans les deux minutes, cela signifie que le client qui souhaite se connecter au site devra attendre que le mail arrive, il à largement le temps de se décourager et d’aller voir ailleurs. Attention au taux de conversion donc !

  4. Romain Boyer dit :

    Bonjour Olivier,

    Effectivement, c’est un point important !

    je pense qu’on ne peut effectivement envisager ce mécanisme qu’avec un outil de routage performant et fiable.

    Dans notre cas, notre outil route les mails en quelques millisecondes et on a vraiment l’impression de recevoir le mail avant de changer d’onglet, ce qui est très appréciable et ne poserait pas ce problème.

  5. Yoan dit :

    Medium.com fait ça depuis peu.

  6. Niveau E-commerce Vente privée faisait ça au début mais ils ont arrêté depuis quelques mois malheureusement.

  7. Merci pour l’article, il résume très bien ce qu’il faut savoir, bonne journée ^^

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.