Logistique connectée, ou en est-on ?

par Frédéric Klotz - Il y a 2 semaines

Par ces temps frisquets, je vous invite à faire un petit retour en arrière, assis bien au chaud derrière votre écran, sur l’année qui vient de s’écouler, et à réfléchir aux perspectives promises par celle qui commence.

J’ai la chance cette année d’avoir été accompagné dans cet exercice par un transporteur, Mondial Relay, et par un logisticien, XPO Logistics.

Un marché mature

En 2016, le e-commerce est resté en grande forme, affichant une croissance – comme toujours – davantage soutenue que celle de la consommation des ménages. Le CA des ventes sur internet a ainsi atteint le chiffre de 72 milliards d’euros, en hausse de 14,6% selon la Fevad.

33 commandes par seconde, 21% de commandes en plus par consommateur, des chiffres à donner le tournis et à rendre envieux d’autres secteurs ! La seule déception vient du panier moyen qui, lui, continue de décroitre pour atteindre 70 €, ce qui montre une certaine maturité, voire une banalisation du secteur.

La part des ventes sur mobile a continué son envolée, avec une augmentation très soutenue de 64% par rapport à 2015, et le rendez-vous commercial importé des USA du Black Friday a enfin percé avec une progression des ventes de 41% cette année.

Côté transport, 2016 a été résolument l’année du crowdshipping, avec la naissance et le développement d’une myriade d’acteurs, qui utilisent tous la technologie pour mettre des particuliers au service du mouvement de vos colis ! L’ampleur du phénomène est telle que, pour s’y retrouver, mon confrère Jérôme Libeskind a eu la bonne idée de le cartographier pour s’y retrouver.

 

Amazon a continué en 2016 à donner le ton des innovations , par exemple en livrant son premier colis par drone, après avoir ouvert son service Prime Now (livraison de produits alimentaires en 1 heure) à Paris. Le site américain a tout de même connu un échec en renonçant à l’acquisition de Colis Privé, qui aurait pu amorcer la création de son propre système de transport, comme c’est le cas aux Etats-Unis.

En terme de rachats, on peut également noter celui de Girard-Agediss par 3SI et son transporteur Mondial Relay, ce qui confère au premier une dimension internationale et apporte au second une spécialité reconnue dans le transport de mobilier.

La transformation digitale, moteur de la croissance

Antoine Pottiez, CEO de Mondial Relay

Le même Mondial Relay devrait atteindre 190 M€ de Chiffres d’Affaires en 2016, en progression de 17% par rapport à 2015. Tirée par la croissance toujours soutenue de ses clients, la société investit massivement dans son réseau qui atteindra 6500 points de livraison en 2017, les traditionnels relais tenus par des commerçants ayant été rejoints en 2016 par 1000 consignes automatiques du polonais Inpost.

Mondial Relay investit également dans la modernisation de son outil de production puisque 10 de ses sites ont été mécanisés en 2016 et 10 le seront aussi en 2017. Mais selon Antoine Pottiez, le Président de Mondial Relay, c’est « avant tout le digital notre priorité, parce qu’il se place au coeur des nouveaux services« .

Il faut dire que le marché du transport de colis n’est jamais tiré vers le haut. Lorsque le consommateur veut payer toujours moins cher, il faut bien trouver des solutions. Et les mastodontes français du transport n’hésitent pas, selon Antoine Pottiez, à faire appel à des sous traitants venus de loin pour casser leurs coûts de production et ainsi leurs tarifs. La seule solution, pour un acteur comme Mondial Relay qui préfère payer les prestations au juste prix pour ne pas faire baisser sa qualité de service, c’est donc de proposer des outils de plus en plus innovants, raison pour laquelle une large partie des budgets du transporteur est consacrée aux projets informatiques.

Le constat est le même chez le logisticien XPO pour qui, avec plus de 400 millions de dollars d’investissements en 2016, la technologie est au coeur des enjeux, pour mieux servir les clients. Nouvel acteur global depuis 2016, XPO mise en effet tout sur la mécanisation, les dispositifs mobiles ou encore l’analyse des données, le tout propulsé par les systèmes d’information.

L’avenir de l’homme, c’est la machine et… l’homme

Les habitudes des consommateurs étant devenues omnicanales, le logisticien a fait en sorte de servir lui aussi tous les canaux. Parmi ses derniers projets, un partenariat avec le groupe CAFOM (Habitat, Vente Unique, …) pour l’exploitation d’un site multi-enseignes et multi-canal.

« La livraison en 24h est devenue la norme« , indique Bertrand Le Goff, Directeur Supply Chain de XPO Logistics. Et pour ce faire, « nous mettons en place des outils et processus qui permettent de préparer les commandes en moins de 2 heures« . Cela a été un enjeu majeur notamment pour son nouveau client Sarenza dont XPO a récemment repris l’activité logistique. « Nous essayons d’être agiles, tout en visant l’excellence opérationnelle », conclut-il sur le sujet.

« L’avenir de la logistique, c’est bien une alliance homme + machine« , affirme Bertrand Le Goff, tout en comparant la situation à une partie d’échecs dans laquelle il s’agirait de battre le vieux logiciel grâce à une addition des forces de l’homme et de celles d’un nouveau logiciel.

2017 est avant tout promise à l’amélioration constante de l’expérience client. Livrer le bon produit, au moment choisi par le client, avec le bon message, proposer des services personnalisés… Tout cela, donc, serait réalisé grâce à l’action d’un combattant hybride composé de l’homme et de la machine, tous deux au service du consommateur.

Alors, est-ce enfin en 2017 que vous verrez débarquer le livreur devant chez vous, sortant d’une camionette aux couleurs de la marque à laquelle vous avez acheté, vous saluant d’un grand sourire par votre prénom, vous remettant votre colis et attendant que vous l’ayez ouvert pour vous confirmer que « vous avez fait le bon choix ». Mais non, ce n’est pas un rêve, c’est l’avenir !

Frédéric Klotz

Frédéric a 15 ans d'expérience dans le e-commerce. Il fut l'un des premiers community manager de France, puis s'est ensuite occupé de qualité et de logistique. Depuis 2013, il a fondé OpenYourWeb, expert en Supply Chain du e-commerce, qui accompagne les e-commerçants sur les questions de relation client, logistique, transport ou encore SAV.

3 Commentaires

3 réponses à “Logistique connectée, ou en est-on ?”

  1. Tout à fait d’accord avec vous! Je trouve que plus le monde est connecté et que le digital prend plus de place dans nos quotidien, plus l’e-commerce connaîtra une croissance continue.

  2. La logistique a été délaissée pendant longtemps par les e-commerçants. Cela devient maintenant un enjeu stratégique et tant mieux ! Ça permet de renforcer l’expérience client pour se démarquer de la concurrence.

  3. David dit :

    Pour le crowdshipping à l’international (ou longue distance), voir PiggyBee (https://www.piggybee.com/), le pionnier de la livraison entre particuliers depuis 2012.

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RetMo 2017 – La conférence Retail & Mobile – deuxième édition parisienne

par Sonia Herrou - Il y a 3 semaines

Pour la deuxième année consécutive, RetMo débarque à Paris (on vous avez déjà parlé de celle de Lille), le 27 avril 2017, aux prestigieux Salons de l’Aveyron, pour un événement 100% dédié aux mobiles.

La devise de RetMo : vous permettre d’échanger autour de la fusion entre le mobile et le retail non stop de 8h30 à 19h00.

RetMo Conférence retail

Plus de 400 invités, partenaires et experts retailers se réuniront pour cet événement prometteur, favorisant l’essor du m-commerce. Oui ! Le mobile a révolutionné notre façon de vivre et de consommer, d’acheter en ligne – il est le réel enjeu du XXIème siècle et du e-commerce – en effet, en 2020, avec un prévisionnel de 6 milliards de support, le mobile deviendra le canal de vente n°1 pour de nombreuses entreprises.

Venez découvrir les nouvelles tendances du m-commerce

Fort de ce constat, venez participer au RetMo pour faire de la veille et connaître les nouvelles tendances du m-commerce. La nouveauté de cette année : une application mobile sera à votre disposition pour consolider votre expertise, networker avec 400 décideurs et discuter autour d’un café sur les thématiques de RetMo.

Une vingtaine de conférence ponctueront l’événement, évoquant les retours d’expériences et des cas clients d’applications ou de sites mobiles. Pour se reposer entre toutes ces conférences des pauses café, déjeuners alterneront le networking lors du RetMo.

Photo public RetMo

Durant les diverses conférences, des thématiques bien spécifiques au m-commerce seront abordées :
– Application Mobile,
– M-commerce
– A/B Testing,
– Marketing Mobile, …

Pour voir la liste exhaustive, rendez-vous sur le site de RetMo pour télécharger le programme et vous inscrire !

Sonia Herrou

Passionnée par les réseaux sociaux et l'écriture, Sonia travaille actuellement comme community manager. Elle fait de la veille sur le e-commerce avec grand plaisir. C'est aussi une fan de félins et une amatrice d'art et de photographie. Elle adore voyager et découvrir d'autres cultures. Le partage et la curiosité intellectuelle sont ses précieux alliés.

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Hopwork, la nouvelle organisation du marché du travail ?

par Benoit Gaillat - Il y a 1 mois

Alors oui, vous allez me dire, ça fait un moment qu’on à pas vu la plume de Benoît à l’oeuvre sur info-ecommerce et vous auriez raison. C’est évidement parce que nous avons pas mal de travail chez Skeelbox 🙂 . Du coup, profitons en pour aborder un sujet extrêmement intéressant et très « web » : la modification du marché du travail.

Je ne sais pas si vous avez remarqué mais les espaces de coworking sont de plus en plus nombreux, à Paris, à Londres mais aussi à Bordeaux et un peu partout ailleurs.  Cela coïncide avec la « freelanciarisation » du monde du travail. On fait beaucoup plus appel aux freelances pour un projet spécifique au lieu de prendre un CDI « toute l’année ».

Du coup cela donne des idées à certains, comme la plateforme Hopwork dont nous allons parler aujourd’hui. Le concept de Hopwork est extrêmement simple : mettre en relation des freelances avec ce qu’on appelle généralement « les donneurs d’ordres » (comprendre : ceux qui ont un projet) .

Les freelances créent des profils (le mien est ici : profil hopwork benoit gaillat ) et le moteur de recherche permet de trouver le bon freelance rapidement.

Les avantages de Hopwork

Il y a de nombreux avantages à etre sur Hopwrok et à l’utiliser si vous cherchez un prestataire. Premièrement c’est beaucoup plus rapide que de demander en mode « bouche à oreille » qui est aujourd’hui la première source de contact entre freelances et donneurs d’ordres d’après moi.

Le deuxième avantage c’est que dans le web, beaucoup de projets peuvent se faire à distance, du coup on peut trouver des profils sur à peu près tous les sujets, du SEO au consultant web analytics et de nombreuses agences sont même présentes (Comme Skeelbox ou Ludovic est aussi présent ) .

Aujourd’hui de nombreux secteurs ont déjà pas mal de freelances, d’autres sont moins fournis mais on peut imaginer que cela va fortement se densifier dans les années à venir.

L’interface est plutôt bien pensée et la mise en relation est très rapide. Pour les freelances il y a par exemple la possibilité d’avoir un outil de création de devis intégré (et les garanties qui vont avec) et de pouvoir gérer les demandes entrantes.

J’étais plutôt sceptique sur le modèle économique car on peut penser que les freelances vont essayer de passer au maximum en dehors de la plateforme pour finaliser le contrat (vu que Hopwork prend une commission) mais avec un système proche de la gamification ils « forcent » l’intérêt de passer par leur système de devis (et donc de prendre une commission) .

C’est bien fait et pas gênant au quotidien.  Bon en tant que freelance on perd 5% du montant mais il faut bien que la plateforme se développe.

Les inconvénients de Hopwork

Mais la plateforme Hopwork n’a pas que des avantages même si je trouve que le « pas en avant » pour mieux faire fonctionner le marché des travailleurs indépendants est plutôt très bon.  Par exemple, sur le site on retrouve quelques bras cassés. Oui je sais je les ai testés et travaillé avec eux. Autant on peut avoir de très bon profils , autant certains sont à éviter et il n’est pas facile de les distinguer dans le lot.

Les avis sont censées être là pour palier à ce probleme mais en fait il suffit juste de faire appel à quelques copains pour récolter de bons avis et « lancer » son profil. Bref, c’est un peu la cour des miracles ou tout le monde est beaux, performant et excellent dans son travail. Vu le manque de profils sur certains secteurs cela ne va pas s’arranger.

Bref, un système plus poussé de vérification des compétences serait à mon avis un gros plus.

Conclusion

En tout cas ce type de plateforme va à mon avis faire du mal aux agences intégrées qui étaient auparavant les seules à savoir trouver ce type de compétences. Certes cela demande un peu de travail au donneur d’ordre pour trouver son profil mais les économies pour les clients sont bien là. C’est à mon avis pour ça que je type de plateforme est amené à se developper fortement.

Hopwork n’est d’ailleurs pas la seule, on peut citer Movemeon.com qui est sur trois créneaux : les consultants, les freelances et les comptables .

Pour un site e-commerce, trouver un seo, un développeur ou un consultant e-commerce peut se faire extrêmement rapidement et de façon autonome ! Impensable il y a quelques années encore.

Et vous, que pensez vous de ce type de plateforme ? Vous les avez déjà utilisées ?

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

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#eCommerce : Noël approche, comment vont vos performances ?

par Romain Boyer - Il y a 4 mois

Les performances, c’est vraiment le serpent de mer dans le eCommerce, le marronnier, le truc dont on doit parler de temps en temps.

Or là, précisément, c’est le bon moment parce qu’on est entre janvier et décembre donc il faut s’y pencher de plus près. A plus forte raison en se rapprochant de Noël n’est-ce pas ?

Les mauvaises perfs, en +, ce n’est pas qu’un taux de rebond plus élevé, un taux de conversion plus faible, une fidélité détériorée, non, c’est aussi un coût infra plus important, que ce soit pour la bande passante, le coût de stockage, etc.

Bon, bref, quoi de neuf à l’horizon de fin 2016, remettons-nous à la page.

Le benchmark et les bons élèves

D’abord, vous avez probablement croisé cette étude relayée par le JDN qui nous montre de bien beaux exemples avec GrosBill.com, Oscaro.com et Oxybul.com qui sont sur le podium.

Le rappel des impacts de la performance sur le eCommerce

Je repompe sur Dareboost qui a elle-même pompé ailleurs :

  • 5s de + de temps de chargement = x2 de taux de rebond
  • 1s de + de temps de chargement = jusqu’à -7% de taux de conversion
  • 20% d’abandon de panier à cause du temps de chargement (et des bugs)
  • +11% de panier moyen après avoir divisé un temps de chargement par 2
  • et on ne va pas sortir les vieilles stats mais certaines étaient très impressionnantes pour Amazon

Rappel des points clés pour le chargement d’une page

Parce que tout le monde le sait mais ça va mieux en le redisant ; rien que le fait de relire les points ci-dessous va amener votre subconscient à se poser les bonnes questions alors allons-y.

90% de la complexité se situe au niveau de 10% du temps de chargement d’une page : le code source. Améliorer les performances de cette partie nécessite souvent un travail de longue haleine. Et c’est très important car c’est cette performance qui est prise en compte par les moteurs de recherche comme Google.
A ce niveau, il faut de nos jours tenter de se positionner entre 60ms (pour les petits génies) et 350ms, et par tous les moyens rester en dessous de 500ms pour être bien à ce niveau-là.

mais 90% du temps de chargement perçu se situe ailleurs :

  • Images
  • Poids des fichiers Javascript
  • Poids des fichiers CSS
  • Poids du DOM (nombre de caractères HTML)
  • Temps de traitement de votre page (transformation de HTML/CSS/JS en page utilisable)

C’est souvent un peu de tout ça.

Sur le temps de traitement de votre page, on a tendance à vouloir de belles animations, des choses comme ça, ce qui nécessite de charger des « librairies » comme jQuery qui sont en fait assez lourdes une fois qu’on y adjoint tous les plugins sympas permettant de faire toutes les animations qu’on veut sur son site. D’où le problème. Il vaut souvent mieux être sobre et s’assurer une belle cohérence avec 2 ou 3 plugins max mais c’est plus facile à dire qu’à faire. Un peu de ménage de ce côté-là est rarement infructueux.

Au niveau de la CSS, l’erreur la plus courante est de tout mettre dans des CSS externalisées (un fichier chargé à part), alors même que la plupart des CSS sont spécifiques à un endroit dans le code source. Il ne faut pas hésiter à (i) simplifier la présentation de son site au maximum (flat design) puisque c’est dans l’air du temps et (ii) à rationaliser les fichiers CSS en fonction d’où sont utilisées les ressources. Bon, c’est un peu technique, mais ça aura intéressé certains d’entre vous.

Si vous avez tout bien fait d’un point de vue technique, vous pourriez avoir une page qui fait moins d’1Mo.
Si votre site est malgré tout lent, cela peut venir d’un javascript un peu trop consommateur ou de tags externes qui bloquent votre navigation, mais c’est rare à ce point-là.

D’où vient le mal ?

La façon le plus rapide d’en avoir une idée : Google Page Speed Insights.
Cet outil vous donnera rapidement une analyse de la situation. Je n’aime pas cet outil pour la simple et bonne raison qu’il vous donne des éléments théoriques.
Par exemple, un script JS en haut de votre page peut être très rapide mais il l’analyse comme un problème prioritaire car, si ce fichier devait planter, il planterait tout votre site. Donc c’est un problème potentiellement bloquant mais peut-être pas le problème de performance le plus important.

La façon qui vous donne le plus de ressenti sous le doigt : tester votre site sans JS, sans images,…
Prenez Firefox avec la très fameuse Web Developer Toolbar qui existe depuis bien longtemps et dont j’ai toujours été un compagnon fidèle.
Cliquez sur Désactiver > Désactiver JavaScript > Tout le JavaScript et rechargez votre page. Elle est bien souvent incroyablement plus rapide !
Si c’est le cas, pensez bien à mettre tous vos JavaScript en bas du code HTML (attention aux impacts, ça doit se faire avec beaucoup de douceur…)
Si ce n’est pas le cas (et même si c’est le cas), réactivez le JS et désactivez les images.
Là aussi, ça fait souvent une différence.

Vous saurez ainsi assez rapidement vos points d’urgence.

La façon qui vous permet un suivi gratuit : avec Gtmetrix, créez-vous un compte gratuit, vous pourrez recevoir un monitoring hebdo des pages que vous chérissez et même les comparer à la concurrence.

La façon la plus professionnelle : avec Dareboost, un outil de suivi qui propose quelques fonctionnalités sympas :

  • Rapports détaillés comme tout le monde avec la liste des courses
    • repartition_des_poids
  • Possibilité de comparer la vidéo de chargement de votre page entre deux modifications
    • Ce point est très intéressant car vous avez une timeline avec les images par 250ms qui vous permet de voir précisément à quoi ressemble votre site au bout de tant de secondes
      dareboost_comparaison
  • Possibilité de comparer la vidéo de chargement de votre page en comparant temps Ordinateur et temps Mobile par exemple
  • Possibilité également de comparer la vidéo versus un concurrent
  • Possibilité d’avoir un monitoring avec des alertes en cas de problème
  • Comme tous les outils de ce genre, vous avez le nombre de requêtes, le détail de la timeline de chargement, etc. des outils bien pratiques mais classiques, donc
  • Comme Page Speed Insights, vous avez des conseils pour chaque problème sauf que ceux-ci sont en français et très bien expliqués avec des exemples assez propres, en reprenant parfois le bout de code qui pose problème ce qui fait toute la différence quand on veut comprendre rapidement l’origine d’un problème
    • selecteurs_jquery

 

Au fait, si vous avez des astuces, faites passer en commentaires, on complète l’article ! 🙂

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

1 Commentaire

Une réponse à “#eCommerce : Noël approche, comment vont vos performances ?”

  1. viard dit :

    voilà ce que j’ai reçu ce matin et quand je clic dessus,un questionnaire apparait et me dit de choisir un cadeau qui m’oblige a m’abonner au jeux lotto24 prélèvement mensuel de 39€ et plus mais plus de bon de 250€ offert par groupon ?

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Assurer la pérennité de votre eCommerce – Amazon peut-il vous tuer ?

par Romain Boyer - Il y a 5 mois
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On parle beaucoup énormément d’ubérisation en ce moment, on pourrait parler d’amazonisation tant Amazon pénètre tous les marchés et les surclasse.

RueDuCommerce, Pixmania, PriceMinister, Fnac, (beaucoup moins CDiscount), tous ces généralistes ont gravement pâti de la concurrence d’Amazon et de sa captation du marché. Les spécialistes ont pu en pâtir également.

Fnac et CDiscount arrivent à tirer leur épingle du jeu actuellement, il faut se demander pourquoi. Il faut également voir comment un site spécialisé peut s’en sortir à terme face à cette concurrence difficile.

Mais commençons par un point clé :

Quelle est la stratégie globale d’Amazon ?

Amazon, c’est le commerce. De fait, Amazon semble prendre pied dans tout ce qui a trait à la relation entre le client et le produit.

Amazon, c’est notamment :

  • Un catalogue immense
  • Une clientèle captive de plus en plus importante
  • Un réflexe de plus en plus courant pour les personnes désirant faire un achat
  • Une logistique éprouvée qui maille de mieux en mieux le territoire mondial
  • Une gamme de produits Amazon Basics qui se développe

Je ne parle pas d’Amazon WS qui est simplement une logique de rentabilisation d’une infrastructure bien rodée.

En gros, Amazon vend des produits.

Son objectif 1 : connaître les produits qui se vendent ; pour cela, la place de marché est une mine d’or.

Son objectif 2 : les acheter soi-même pour gagner en marge et en qualité de service.

Son objectif 3 : les produire soi-même pour encore plus de rentabilité.

De plus en plus de gammes de produits valident successivement les objectifs 1, 2 puis 3.

Alors, comment tirer son épingle du jeu face à un ogre aussi vorace ? il faut comme pour tout business trouver des facteurs différenciateurs. Et commencer donc par voir ce Qu’Amazon ne fait pas.

Qu’est-ce qu’Amazon ne fait pas ?

Ce qu’Amazon ne fait pas, c’est être un spécialiste de chaque typologie de produit. Il ne prend pas le temps de réorganiser ses rayons à chaque saison, d’éditorialiser son contenu, de créer des relations particulières avec des partenaires qui permettent de créer des produits à valeur ajoutée (personnalisés, avec un mode de livraison particulier, avec une planification particulière, des prix particuliers, des gammes de produits particuliers,…

Les exemples qui s’en sortent ont tous quelque chose qu’Amazon n’a pas.

CDiscount a des prix particulièrement bas du fait de sa politique d’achat en grandes quantités et Vente Privée est un ovni qui joue également sur les prix bas. Ces deux acteurs n’ont d’ailleurs que faire du service.

FNAC joue la proximité grâce à son réseau de magasins et travaille l’expérience utilisateur.

VSC est intouchable sur son secteur.

Leroy Merlin est un ultra-spécialiste, dispose d’un contenu particulièrement intéressant pour répondre à des problématiques en montrant les produits qu’il faut acheter.

Si on prend des sites moins grand public, parmi ceux qui réussissent (non, je ne donnerai pas de définition), comme MotoBlouz, LDLC, GreenWeez, Bébé au naturel, L’éclat de verre, France Chasse, on constate que ces sites ont en commun :

  • d’avoir une thématique forte
  • d’avoir un catalogue aussi complet que possible dans cette thématique
  • pour la plupart la volonté manifeste de l’esprit communautaire
  • pour beaucoup d’avoir la volonté de créer un éditorial autour de l’univers pour les tendances et l’inspirationnel
  • pour certains de proposer une personnalisation

Conclusion (l’évidence et le reste)

En gros, si vous n’êtes qu’une vitrine de vos produits, avec aucun service autour, bien sûr, ça ne fonctionnera pas. Quelle évidence…

Les façons de faire pour sortir du lot sont moins évidentes (et ceux qui savent ne vous le diront pas. Oui, oui, même moi ;-)).

Il faut juste que vous soyez aux yeux de votre visiteur une référence, un spécialiste de votre domaine, à l’instar du vendeur Décathlon dans son rayon (ou celui de la FNAC il y a 15 ans), qui sait ce qu’il vous faut, qui propose du choix.

Et il faut une expérience, une immersion forte, là aussi comme chez Decathlon, avec l’ensemble de services qui vont autour, l’ensemble des informations dont on peut avoir besoin quand on est intéressés par la thématique. Pas besoin d’en dire plus, je pense que le schéma se fait dans votre tête.

Et si vous avez une place de marché, alors il faut être exhaustif. Avoir une vraie qualité de service pour votre client (le partenaire vendeur) et le client final et des services originaux qui font qu’on n’a pas besoin là aussi d’aller chercher ailleurs (je vous laisse creuser le sujet, ça peut aller très loin).

En gros, privilégiez une expérience unique et immersive, et vous devriez pouvoir tirer votre épingle du jeu !

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

4 Commentaires

4 réponses à “Assurer la pérennité de votre eCommerce – Amazon peut-il vous tuer ?”

  1. tout est dit maintenant . Il faut donc reinventer et réenchanter l’expérience consommateur conférence que j anime prochainement avec des expériences.et résultats concrets accompagnés de produits de technologies virtuelles permettant d expérimenté émotionnellement ces nouvelles expériences, le retail peut rebondir s il est intelligemment repensé.

  2. Ahmed dit :

    Sujet intéressant … en tant que commerçant avec un avis assez subjectif sur le sujet, il y a certains points que je reformulerai différemment,
    Amazon, une belle entreprise qui a pris une telle longueur d’avance qu’il sera impossible pour un concurrent de la rattraper, cdiscount l’a fait pendant quelques mois, faut regarder le budget publicitaire qui a été dépensé, ca pique aux yeux, je suis pas sûr que ça lui a permis de sortir un bilan avec un résultat positif.
    La technique d’Amazon: je motive les e-commerçants à vendre leur produit sur Amazon, ça a l’air tellement facile de gagner de l’argent, il suffit simplement de mettre ses produits sur Amazon, au passage la commission de 15%HT c’est assurément 18% du prix total avec frais de port en TTC, petit calcul qui lorsqu’on retire nos frais de livraison qui se doivent offensifs pour attirer les clients sur Amazon voit la commission du produit final bien supérieur à 20%. L’année d’après, vous recevez une belle surprise, un petit nouveau vient de se placer devant vous au niveau de vos mots clés stratégiques sur google et les autres, ce petit nouveau c’est Amazon, petit à petit google vous dégrade dans les serps en vous reprochant le « duplicate content » par contre Amazon continue à se positionner encore mieux.
    A ce moment là même si vous vendez finalement moins sur votre site, le cumul des 2 chiffres d’affaire est encore intéressant. Quelques mois plus tard, vous recevez un joli mail d’amazon, il vous montre quelques produits avec de fortes ventes sur lequel il vous invite à les dénicher et les vendre sur Amazon, très sympathique cet amazon mais pourtant il y a déjà des vendeurs qui commercialisent ce produit, quelques jours plus tard, amazon vous envoie un nouveau mail sympathique, il vous propose une liste de produits sur lequel je pourrai baisser mes marges pour être le moins cher, évidemment amazon est trop cool, il a surement envoyé ce mail qu’à moi car il apprécie mon côté friendly.

    Mais bon il reste toujours cette histoire de frais de livraison qui coûte avec les commissions Amazon. Et là vous recevez le mail du siècle, Amazon vous propose d’utiliser pratiquement « gratuitement » leur logistique pour vendre vos produits avec que des avantages (la boite d’achat, coût de livraison réduit, ouverture de vos produits facile sur l’europe, logistique externalisée réduisant vos dures labeurs de préparations et envois), c’est assurément une superbe idée. Traduction : tant que vous expédiez vos produits vous même, Amazon n’a accès qu’à vos ventes, il ne sait pas du tout si les coûts de conditionnement et préparation du produit sont importants, le jour où ces produits arrivent dans les entrepôts d’Amazon, il sait aisément cibler les produits qui génèrent un maximum de cash avec un minimum de logistique, il ne reste plus qu’à contacter le fournisseur grâce au code EAN qui vous lui avait généreusement offert pour vendre en direct le même produit avec 20 points de marge,
    Et là, vous venez de perdre vos pépites, c’est à dire les produits qui se vendent le mieux avec les meilleures marges, il ne reste plus que les produits à faible marge, vous ne le savez pas mais si vous ne régissait pas très vite pour y trouver une solution, c’est une question de temps pour que disparaissiez de la toile du net car avec des faibles marges, on ne fait pas long feu sur la toile.
    Dans l’article précédent, ce qui fait défaut, c’est qu’on parle de techno, on parle de méthodologie pour y arriver, on parle pas du tout de trésorerie, à croire que tout le monde est doté d’une fontaine à pièces sans limite.
    Me concernant même si j’ai de la trésorerie, c’est un travail de tous les jours pour éviter qu’elle s’évapore sur la toile.
    Car je suis un commerçant à la base, mon objectif c’est de développer du cash et pas de briller grâce à mon nombre de followers, à mon fichier optin, à mon débit de commande mensuel ou encore mon chiffre d’affaire à plusieurs chiffres. Dans le cas contraire, je préférerai plutôt caresser le sable chaud d’une île du pacifique devant un cocktail bien frais …

    Cet article est bourré de sujets intéressants qu’on voudrait développer, comme :
    En 2016, pensez vous que le référencement naturel est suffisant ou est la solution pour vendre sur le net ?
    Entre en expert avec un QI de 150 et un commerçant avec un QI de 100, qui vend le mieux sur le net ?
    (Warren buffet avait écrit un petit article sur un sujet similaire)
    Est ce que je peux encore rêver du e-commerce sans un sou 15 ans après la ruée vers l’or ?

  3. Alain dit :

    Merci pour cet article, je le trouve vraiment intéressant et fondé.

  4. alexpoonsin dit :

    Je vous présente petit e-commerce : http://www.alexshopnets.com

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Le Lengow E-commerce Day 2016, c’est bientôt !

par Benoit Gaillat - Il y a 6 mois

logo lengow e-commerce dayOn vous avez déjà parlé du Lengow E-commerce day qui avait eu lieu l’an dernier en avril, et bien cette année ils ont décidé de mettre le paquet pour organiser une journée encore plus complète autour du e-commerce.

Petit rappel pour ceux qui ne connaissent pas encore Lengow. Lengow est une startup Nantaise qui s’est lancée il y a déjà 5 ans mais qui à fait énormément parler d’elle car elle à su profiter de l’explosion de la demande des e-commerçants pour les places de marchés. Bref, une bonne idée, au bon moment, bien exécutée, cela fait un beau succès de la French Tech. Ils ont d’ailleurs réalisé de nombreuses levées de fonds pour soutenir leur activité qui est désormais à l’international.

Et l’international c’est justement le thème de cette édition du Lengow E-commerce day : plus de pays représentés, plus de speakers anglophone pour toujours plus d’échanges autour du e-commerce. L’an dernier on avait tout de même eu Alibaba qui avait fait le déplacement.

Cette année de nombreux speakers sont présents, voici quelques stars du e-commerce que vous pourrez observer en le 27 septembre 2016  :

stars du e-commerce

De mon coté je ne suis pas speaker mais membre du comité éditorial , et oui, je monte en grade. Plus sérieusement c’est un vrai plaisir d’aider Mickael, le fondateur de Lengow, et Elodie, la directrice de la communication de Lengow car ils font beaucoup pour la communauté des startups françaises. Lengow à même ouvert un incubateur à Nantes pour héberger des projets et les aider à se developper en bénéficiant de l’e-système de Lengow .

Mais je ne suis pas seul dans le comité éditorial, loin de là ! Voici la liste des membres du comité qui ont eu pour mission de monter les interventions et d’animer des tables rondes pour partager un maximum de connaissances autour du e-commerce.

comité éditorial

Au niveau du programme, vous aurez quatre secteurs différents à explorer :

  • Le Cross Border
  • Le Cross Canal
  • Le Cross Device
  • Le Cross data

Je suis en charge de la partie « Data » donc n’hésitez pas à m’envoyer vos remarques avant et après la conférence. En parlant de date , le Lengow E-commerce Day aura lieu le 27 septembre à l’ Eurosites Georges V ( 28 avenue Georges V , 75008 Paris )

Pour le reste les places sont disponibles ici -> http://led.lengow.com/  !

 

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

3 Commentaires

3 réponses à “Le Lengow E-commerce Day 2016, c’est bientôt !”

  1. Xavier Lainé dit :

    Franchement, j’ai essayé la solution lengow. C’est cher pour ce que c’est. De plus je pensais avoir un support de Lengow pour m’aider, mais rien du tout, on se débrouille tous seul … Assez déçu.

  2. C’est parce que juste utiliser L’outil n’est pas suffisant. Aujourd’hui il y a tellement de concurrence sur les marketplaces qu’il faut passer par des sociétés comme http://www.feedastic.com/ en plus de Lengow pour pouvoir optimiser ses produits

  3. Effectivement, tout à fait d’accord avec Benoît, nous accompagnons depuis 7 ans les marchands via Lengow, Shoppingflux etc. pour la gestion de flux, l’optimisation des ventes et l’animation commerciale http://www.vnconline.com

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Etes vous le prochain « formidable e-commerçant » ?

par Benoit Gaillat - Il y a 6 mois

Cette année encore nos amis de Wizishop organisent le concours du formidable e-commerçant de l’année ! La première édition en 2014 avait vu MonpetitBikini prendre la première place avec la talentueuse chef d’entreprise Audrey Lieutaud aux commandes. Un super site, de super produits et une communication pleine d’entrain avait valu à Audrey les faveurs du Jury, dont j’avais le plaisir de faire parti.

La deuxième année c’est Easypharmacie qui avait gagné le grand prix.  Les retombées presse et notoriété ont été extrêmement intéressantes pour les sites, c’est bien sûr l’avantage d’un concours comme ça !

Devenez Formidable e-commerce

Qui peut concourir en 2016 ?

Le concours est de nouveau organisé cette année pour élire le formidable e-commerçant 2016. Pas besoin d’être un e-commerçant Wizishop bien sûr, peut importe votre solution e-commerce (sûr mesure, Oxatis,Prestashop,Magento,Rentashop etc …) . Il est aussi utile de préciser que vous avez le droit de concourir , et ce, peut importe votre chiffre d’affaires ! Vous faites moins de 100 000 € ? Vous êtes les bienvenus ! Vous faites 100 millions de CA par semaine ? Venez aussi ! Entre les deux , vous avez aussi le droit de concourir. Bref, la seule contrainte : Etre e-commerçant !

Quelles sont les catégories du formidable e-commerçant ?

Vous avez 3 catégories dans le concours :

  • Le Formidable Ecommerçant de l’année, récompensé pour son expertise, son influence et la qualité de son site
  • Le Formidable Espoir du E-commmerce, élu pour l’originalité de son offre et sa stratégie de lancement.
  • Le Formidable Projet E-commerce, primé pour l’originalité, l’avancée et la faisabilité du projet.

Le concours est initialement organisé par Wizishop mais de nombreux acteurs ont rejoint l’aventure pour les aider à tout organiser. Le gros avantage ? C’est que le montant des lots augmente d’année en année : cette année plus de 130 000 € de lots sont à gagner avec le concours du formidable e-commerçant.

organisateurs e-commerce

La date limite d’inscription est fixée au 30 septembre 2016 donc dépêchez vous -> http://www.formidable-ecommercant.com/

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

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RetMo 2016 : la conférence Retail & Mobile arrive à Lille !

par Benoit Gaillat - Il y a 7 mois

Si il y a bien deux secteurs qui sont aujourd’hui en pleine transformation ce sont bien le mobile et le retail.  C’est en partant de ce constat qu’est née la conférence RetMo (Retail & Mobile). En effet le mobile transforme la vie de nombreux secteurs d’activité :

  • La rencontre, avec Tinder
  • Le transport avec Uber
  • La livraison de plats à domicile, avec Deliveroo
  • Et bien sûr le e-commerce et le retail

Nous en parlons régulièrement ici même, le mobile est aujourd’hui la priorité en terme de développement commercial ( voir eCommerce mobile : les conseils des experts (conception, acquisition, conversion,…) ou encore  Quelques chiffres sur le mobile et le e-commerce ).

Si vous devez lancer un projet et que vous hésitez entre une version desktop ou une version desktop + mobile et bien mon conseil c’est de foncer vers la version mobile uniquement ! Il reste de nombreuses opportunités de recréer de la valeur en transposant des concepts web en version adaptée au mobile. Mais bref, ce sera l’occasion de parler de tout ça au RetMo !

RetMo ? C’est quoi exactement ?

RetMo est la première conférence réunissant le Retail et le Mobile. Organisée par les fondateurs de AppDays, la conférence Mobile qui réunit plus de 1200 personnes à Paris depuis 5 ans, RetMo a pour objectif premier de faire découvrir et de mettre en avant les bonnes pratiques liées au mobile chez les distributeurs.

Le 5 octobre prochain à Lille Grand Palais (berceau du retail français), plus de 250 retailers vont se réunir pour écouter une dizaine d’experts, tous spécialistes du mobile, et du retail ! Une application permettra aux décideurs de rentrer en contact avec les partenaires et de prolonger les échanges après la conférence.

RetMo Lille

Articulée autour du 10 keynotes, la journée s’annonce riche en contenus, partages d’expériences et networking.
Lancement de RetMo autour d’un petit-déjeuner pour enchainer sur les premières présentations. Des cas clients, pertinents et concrets, seront mis en avant. La journée se terminera autour d’un cocktail, favorisant les échanges entre retailers et partenaires de la conférence (Ikomobi, Accengage, App’s Miles, Tiendéo, Splio…).

Pour participer, rien de plus simple. Il faut être distributeur et demander une invitation sur www.retmo.fr

Du coté d’info-ecommerce nous serons évidement présent toute la journée pour couvrir des conférences et vous faire partager les analyses d’experts et les nouvelles tendances.

Pour en savoir plus sur RetMo vous pouvez consulter les réseaux sociaux habituels :

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

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Vent de fraîcheur chez Colissimo !

par Frédéric Klotz - Il y a 11 mois

Les entreprises, ce sont d’abord et avant tout des hommes. La filiale colis de La Poste a la longue histoire de ces sociétés pionnères dans leur domaine, nées si longtemps avant nous, à une époque (1576 avec la création des « messagers royaux ») où l’on était bien loin d’imaginer ses évolutions actuelles.

L’entreprise est en train de faire sa révolution, pour rentrer définitivement dans l’ère digitale, en se concentrant sur ses clients.

Cette transformation a été impulsée par l’arrivée de Xavier Mallet aux commandes de l’entreprise voilà 2 ans. Il vient d’être rejoint par Benoît Huc, le nouveau Directeur Commercial de la marque. C’est ce dernier qui a accepté de nous donner sa vision du marché, de l’offre et surtout d’évoquer les projets et l’avenir.

Il faut dire que le travail ne manque pas pour les commerciaux de la marque, qui a vu ses volumes s’éroder ces dernières années au profit d’autres modes de livraison.

L’objectif est donc de reprendre des parts de marché.

Une nouvelle offre, un nouveau logo

Colissimo_logoEt le tout premier challenge pour y parvenir a consisté à simplifier l’offre. C’est ainsi que l’ensemble des produits de l’ancienne Coliposte, et même le nom de la marque sont devenus Colissimo. Un
nouveau logo a vu le jour pour souligner le changement, qui a repris comme Chronopost l’an passé le graphisme de DPDGroup, la filiale colis international du Groupe La Poste.

Cette capitalisation sur le nom Colissimo est d’ailleurs un choix qui semble plaire puisque la marque dispose d’un NPS de 49.

L’offre domestique se décompose en 3 volets :

  1. Colissimo domicile avec ou sans signature
  2. Colissimo point de retrait, avec 18.000 points à date : dans les bureaux de Poste, dans les relais de Pickup et dans les Pickup Station (consignes automatiques)
  3. Colissimo retour, en boîtes aux lettres, à La Poste ou en relais Pickup

La nouvelle offre Europe qui sera officialisée sur le marché en mai 2016 est articulée selon le même modèle, avec moins d’options possibles, mais dispose maintenant d’un suivi en 6 langues, couvre 15 pays et propose le service de reprogrammation des livraisons Predict venu de DPD.

La croissance est d’ailleurs au rendez-vous sur l’international, supérieure à 50% ces derniers mois, grâce à une certaine pugnacité commerciale. La simplification de l’offre devrait continuer à doper les ventes.

Côté organisation, la Direction Commerciale compte un Directeur des Ventes, 5 Directeurs Régionaux, et un Directeur des Comptes Stratégiques. Au siège on retrouve différentes fonctions de support, et en région des ingénieurs d’affaires. L’équipe commerciale compte environ 200 collaborateurs.

Les équipes sont particulièrement sensibilisées aux nouvelles orientations de l’entreprise. A ce titre, un séminaire les a récemment réunies, et la nouvelle offre a bénéficié d’une co-construction entre les vendeurs du terrain, le siège et les clients de la marque.

Les forces de vente sont, avec la nouvelle offre, la clef de la reconquète des parts de marché que s’est fixé Benoît Huc.

Un avenir digital

emballages-a-affranchirA partir de début 2017, l’offre internationale sera totalement interopérable, c’est à dire qu’il n’y aura par exemple pas de nécessité de réétiqueter les colis aux frontières comme c’est le cas aujourd’hui pour le grand export.

Le projet le plus ambitieux de Colissimo est celui qui concerne le délai de livraison. En effet, la marque prévoit à terme de livrer les grandes agglomérations en 24 heures pour s’adapter aux nouvelles exigences des consommateurs. Ce délai est déjà effectif sur certaines relations interdépartementales ou en région parisienne, mais il sera donc élargi progressivement aux grandes liaisons nationales.

Selon Benoît Huc, cette future promesse de J+1 ne viendra pas concurrencer son cousin Chronopost, dont la clientèle est essentiellement B2B et dont la promesse couvre l’ensemble du territoire, avec des moyens spécifiques mis en place pour la tenir.

Pour parvenir à ce futur défi, Colissimo a mis en place un projet industriel d’une valeur de 100 millions d’euros, destiné à rénover ses plateformes de tri.

Pour accompagner sa digitalisation progressive, la marque investit bien entendu dans les systèmes d’informations, avec le déploiement prévu d’un outil global, en remplacement des dizaines actuellement en service.

Surtout, Colissimo ne s’interdit rien en terme d’innovations. Elle a par exemple pris une participation dans la startup Stuart, qui utilise les systèmes d’informations pour organiser des livraisons urbaines.

Capable de se réinventer sur un marché où foisonnent concurrents matures et startups prometteuses, la marque séculaire n’a vraisemblablement pas dit son dernier mot.

Frédéric Klotz

Frédéric a 15 ans d'expérience dans le e-commerce. Il fut l'un des premiers community manager de France, puis s'est ensuite occupé de qualité et de logistique. Depuis 2013, il a fondé OpenYourWeb, expert en Supply Chain du e-commerce, qui accompagne les e-commerçants sur les questions de relation client, logistique, transport ou encore SAV.

8 Commentaires

8 réponses à “Vent de fraîcheur chez Colissimo !”

  1. Guillaume dit :

    Surtout, Colissimo ne s’interdit rien en terme d’innovations. Elle a par exemple racheté la startup Stuart, qui utilise les systèmes d’informations pour organiser des livraisons urbaines.
    C’est pas vraiment ça : « lors de la publication de ses résultats semestriels, le groupe La Poste indiquait dans son document «une prise de participation de 22% dans Stuart en France (…) pour 10 millions d’euros», réalisée via GeoPost.
    Sachant qu’il y a avait déjà eu des (plus petites) levées avant…

  2. Merci pour la remontée Guillaume, j’ai corrigé cette bourde !

  3. Guillaume dit :

    Bourde… C’est un bien grand mot.

  4. Un vent de fraîcheur qui ne finit pas de souffler. C’est très intéressant de voir son évolution depuis 1576, tant sur le plan organisationnel mais surtout sur le plan technologie. Et ce qui ravi, moi en tout cas, c’est qu’ils mettent en oeuvre les nouvelles technologies pour le bien de sa clientèle. J+1 pour la livraison, je donne +1 aussi. Plus de réétiquetage, c’est mieux, car à l’arrivée le colis est plein d’étiquettes qui font presque la moitié du carton avec plusieurs feuilles collées entre elles. On gaspille du papier, ils devraient peut-être aussi envisagé de revoir ce plan. Mais en général, ce vent de fraîcheur est très apprécié.

  5. Bananaclick dit :

    Effectivement, de vraies nouveautés qui sont un plus pour la ventre à distance, cependant, à mon avis, la vraie question aujourd’hui se situe au niveau du prix qui n’a cessé d’augmenter ces dernières années et qui implique des couts de livraison élevés. C’est là que se situe le vrai frein pour les sites de ecommerce et la vente en ligne… Alors à quand un service discount ?

  6. Bonjour Bananaclick, Vous avez raison : comme la plupart des biens et services de consommation, les prix du transport augmentent chaque année. Cela s’explique pour Colissimo non seulement par l’érosion des volumes (comme pour le courrier), mais aussi par l’évolution des services proposés dont je parle et l’augmentation structurelle des coûts (pétrole, coûts humains, etc…). La marque propose bien un service low cost qu’elle ne met pas en avant, et qui se nomme Coliéco, il s’agit d’une offre de livraison exempte de services, mais accessible uniquement à de gros chargeurs qui remettent à l’enseigne des millions de colis par an. Il existe ausi une alternative avec Colis Privé, nouvelle acquisition d’Amazon, qui couvre presque tout le territoire, mais qui exige également certain volumes pour bénéficier de conditions tarifaires de plus en plus proches de celles de Colissimo. Le prix du transport n’est pas prêt de baisser tant que tous les coûts annexes croissent et que les volumes sont à la baisse. Il existe par contre des offres alternatives comme la livraison hors domicile (les relais, les consignes, etc…) qui coûtent moins cher car elles n’ont pas à supporter les surcouts liés au dernier kilomètre, un des coûts les plus importants du transport, qui ne cesse de croître avec la saturation des milieux urbains. Il est à noter cependant que de nouvelles offres de mutualisation permettent à de petits acteurs d’acheter leur transport moins cher, je pense à des offres comme celle d’EnvoiMoinsCher, à la nouvelle plateforme d’expédition dEbay ou encore aux solutions de premier kilomètre comme Wing ou Cubyn. Bonne journée !

  7. Vince dit :

    Je trouve que les Pickup Stations sont une excellente idée. Comme quoi, il y a de l’innovation à La Poste !

  8. arthur dit :

    C’est tres bien d’envisager de livrer en 24h et le dimanche pour période de noel..
    Mais si laposte pouvait faire de gros effort coté tarif se serait encore mieux, car il sont en train de se faire rattraper par les point relais plus souple pour la livraison car les clients travail.
    Il vaut mieux payer quelque euros de moins une livraison et d’être livré en 3/5 jours au lieu de 2 jours par Colissimo pour un écart de tarif très élever autour de 5/8€ par commande.
    Niveau fiabilité mondial relay sa va par contre il arrive qu’un colis arrive dans un mauvais point relais et de ce fait perte de 3 jours ds l’acheminement ou qu’un colis est marquer comme remis au livreur mais n’est livrer que le jour suivant si sa tombe le samedi c’est repport aux samedi car il ne bosse pas le lundi.

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Service Client #eCommerce, comment être proactif et obtenir une (encore) meilleure qualité de service ?

par Romain Boyer - Il y a 11 mois
Client qui s'enfuit

J’ai eu une discussion intéressante sur quelque chose qui dans un monde idéal devrait être un non-sujet : vaut-il mieux être proactif ou être réactif. Tout le monde est d’accord pour dire qu’il faut être les deux, mais il n’est pas évident pour tout le monde de savoir ce qu’on peut faire pour être proactif.

Il y a en fait plusieurs façons d’être proactif quand on est un marchand en ligne, et particulièrement quand on est une place de marché.

Les problématiques qui peuvent toucher à la qualité sur un site eCommerce sont nombreuses :

  1. Compréhension de l’offre (moins important)
  2. Compréhension du mode de fonctionnement du tunnel d’achat (moins important)
  3. Panier abandonné (et donc parfois insatisfaction)
  4. Temps d’expédition trop long
  5. Temps de livraison trop long
  6. Insastisfaction sur le (non-)traitement de sa commande

Pour chacun de ces points, un traitement proactif est un service supplémentaire, qui peut parfois heurter (surtout en avant-vente), mais qui reste un service pour votre client, et aidera à fidéliser.

Voyons point par point ce que nous pouvons faire.

Les deux premiers points sont les moins importants à mon avis. Pour Frédéric MIREBEAU, CEO WelcomeTrack – outil de fidélisation spécialisé sur les moments entre la prise de commande et la prise de possession du colis -, les 3 derniers points représentent 30 à 60% des contacts entrants sur le service client. Cf sa réponse sur le sujet en bas de cet article.

1. Compréhension de l’offre

Une personne qui reste longtemps active (souris qui bouge, scroll,…) sur une fiche produit peut avoir une question sur cette offre. Vous pouvez dès lors envisager à votre préférence :

  • De déclencher un t’chat (attention, ça peut faire fuir parfois, cela s’étudie)
  • De déclencher une modale qui suggère au client de demander de l’aide

2. Compréhension du mode de fonctionnement du tunnel d’achat

Une personne qui reste trop longtemps sur une étape du tunnel est une personne qui se pose une question.

Dès lors, vous devez être prêts à aider :

  • En déclenchant un t’chat (attention, ça peut faire fuir parfois en avant-vente, cela s’étudie)
  • J’ai parfois pris le téléphone pour appeler des clients en dernière étape, et les retours étaient plutôt positifs (contrairement à ce que je pensais, comme quoi il faut tester…)

Et c’est encore mieux si vous avez des outils :

  • Possibilité de faire envoyer le panier par mail
  • Promotions particulières dans certains cas

3. Panier abandonné

Un grand classique de la proactivité. Il est évident pour tous désormais qu’il faut réagir (le plus tôt est le mieux) après un panier abandonné, notamment en envoyant un e-mail avec de quoi retrouver son panier.

Le mieux étant de s’affranchir de la problématique multi-écrans en s’assurant qu’on puisse retrouver son panier même en changeant de support (smartphone > ordinateur de bureau).

4. Temps de validation ou d’expédition de commande trop long

De nombreux aspects peuvent engendrer cela et notamment :

  • Etude de scoring (anti-fraude)
  • Vérification du stock
  • Autres activités de l’opérateur

Que faire ? vous pouvez notamment :

  1. Monitorer et donc avoir sous les yeux la liste des commandes qui sont concernées
  2. Du coup, être proactif auprès du client : « nous avons constaté que la validation/l’expédition de votre commande prend plus de temps que d’habitude, nous prenons les mesures nécessaires pour vous apporter une réponse rapidement. Voici les prochaines étapes auxquelles vous pouvez vous attendre. »

Vous évitez ainsi :

  • Un appel au service client
  • Une frustration du client

Et même mieux, vous obtenez une bonne image auprès du client : votre service est bien géré.

5. Temps de livraison trop long

Même problématique mais ce n’est plus dans votre giron.

Même chose, vous devez monitorer cela. Des services comme Welcometrack (cf intervention plus bas) vous permettent d’être proactifs à chaque étape et d’informer le client par différents biais (mail, sms,…) en cas de retard.

Et de faire des points avec vos transporteurs sur la qualité de service.

6. Insatisfaction très probable d’un client suite à une commande

Dans certains cas, parce que vous n’avez pas envoyé la commande qui était attendue, parce qu’elle est arrivée en mauvais état, vous pouvez parier sur le fait que le client ne reviendra pas.

Dans ce cas, pourquoi ne pas faire un retour « post-mortem » (standardisé mais qui sonnerait comme unique) à votre client, pour lui expliquer en toute transparence ce qui s’est passé, et ce que vous faites pour éviter cela à l’avenir.

Ce ne peut être que très positif comme attitude.

Bonus : L’avis de Frédéric MIREBEAU, CEO WelcomeTrack, sur ce sujet

Sur le débat proactif vs réactif, il me semble que plus on est proactif, moins on a à gérer de questions en réactif (les clients n’éprouvent plus le besoin de contacter le service client car ils ont déjà l’info ou sont rassurés). Et si le client éprouve le besoin de contacter le site (au moins pour la partie post commande), c’est que son niveau d’exaspération a déjà atteint un seuil problématique.

Les 3 derniers points concentrent entre 30 et 60% des contacts entrant sur le service client et probablement pas loin de 100% des situations complexes à gérer car elle font intervenir des prestataires extérieurs (transporteurs et logisticiens) et que l’on est passé dans la partie « physique » du e-commerce avec des produits, des cartons, des camions, etc. dont la vie est plus difficilement pilotables que des données numériques : quand un client veut modifier sa commande avant qu’elle soit mise en préparation, il suffit de modifier les données. Si un colis est parti vers une mauvaise destination (source de retard) il faut d’abord retrouver le colis et le remettre sur la bonne route ce qui prend du temps.

Les clients comprennent assez bien que la logistique et la livraison ne sont pas des sciences exactes et que des incidents peuvent survenir. Ce qu’ils ne pardonnent pas en revanche c’est de ne pas être prévenu (proactif) ou que le problème ne soit pas pris en compte et que le e-commerçant ne fasse pas tout ce qu’il peut pour le régler (réactif).

Chez WelcomeTrack nous savons d’expérience qu’un client qui rencontre un problème, si ce problème n’est pas correctement géré par le e-commerçant, le client est perdu ; il ne reviendra plus jamais et dans le pire des cas fera état de son mécontentement sur les réseaux sociaux. Alors que si, pour ce même client, le e-commerçant règle rapidement et efficacement le problème, ce client sera fidélisé de manière extrêmement forte.

Pour arriver à ce niveau de service, il est indispensable de connaitre en temps réel la situation de l’ensemble de ses expéditions pour pouvoir isoler au fil de l’eau celles qui posent, ou encore mieux qui vont poser, problème pour agir en direction des prestataires (logisticiens et transporteurs) et/ou informer ses clients par le meilleur canal en fonction de la situation (mail, sms, appel téléphonique).

Conclusion

Quel que soit le sujet, un client aura une impression démultipliée de qualité si vous parvenez à être proactif.

S’il prend la peine de vous contacter, ce sera forcément du temps de perdu, mais pas encore forcément un client (de perdu) ; il vous faudra donc dire ce que vous allez faire et faire ce que vous allez dire, être transparent avec le client et lui donner le choix entre plusieurs solutions qui vous arrangent pour lui laisser le choix final, ce qui est toujours plus satisfaisant.

A tous les niveaux, la qualité perçue de la maîtrise de votre sujet est primordiale pour votre fidélisation.

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

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