Vendre à l’étranger : le nouvel eldorado des marchands français

par Frédéric Klotz - Il y a 4 semaines

La concurrence sur le marché intérieur étant particulièrement vive, le commerce transborder est devenu un nouveau levier d’accélération pour les marchands sur internet. Selon la Fevad, 68% des e-commerçants vendent à l’étranger en 2017, la Belgique, l’Espagne et l’Allemagne étant les pays les plus plébiscités.

Toujours selon la Fédération, 43% des sites enregistrent une forte augmentation de leurs ventes à l’international sur les deux dernières années. Et les perspectives sont très optimistes puisque 87% des sites prévoient sur les deux années qui viennent une progression de ces ventes transborder.

Vendre à l’étranger n’est cependant pas une mince affaire. Il faut mettre son site, sa communication, ses produits, sa livraison, etc…. à niveau comme je vous l’expliquais il y a quelques mois. Et parmi les principales difficultés rencontrées, les e-commerçants se plaignent des différences de législation.

À l’occasion du salon E-Commerce One to One de Monaco, j’ai rencontré différents prestataires qui facilitent votre internationalisation. Revue des propositions et outils disponibles :

Le bon produit pour le bon marché

Sur les aspects réglementaires justement, si vous voulez savoir si on peut vendre un camembert en Alaska ou du champagne en Indonésie, des sociétés comme la startup belge Borderlinx fournissent un conseil sur la conformité du produit par rapport à un marché donné. Comment ? En produisant l’information d’une part, mais en l’automatisant au besoin, via des systèmes d’alerte et une API qui fournit des scripts permettant, en temps réel, dès qu’un consommateur ajoute un article au panier, de vérifier si il est conforme avec son pays de livraison.

Cette API va même plus loin en calculant automatiquement les droits et taxes ainsi que les frais de transport (les transporteurs sont proposés par Borderlinx). Le contenu de ces informations est directement intégré au panier comme ci-dessous sur le site Monnier Frères.

Partir à la conquête de l’Est

La proposition du chinois Azoya est elle, plus globale. Ce fournisseur de solutions propose aux marchands occidentaux d’adresser le plus grand marché du monde. En Chine, la génération des millenials représente à elle seule l’équivalent de la population des Etats-Unis, elle est très friande de produits authentiques. Azoya propose aux marchands de mettre l’intégralité de l’expérience d’achat aux couleurs et aux normes de l’Empire du Milieu.

Cela commence par une duplication intégrale du site internet en version chinoise pour des raisons de SEO. Le site en question est hébergé à Hong Kong, sur la plateforme d’Azoya. Il est designé et adapté aux réseaux sociaux ou moyens de paiement chinois. Mais pas seulement…

En effet, toute la gestion des opérations est faite en Chine, et une équipe dédiée gère le contenu, la relation client, la communication et le marketing pour la marque : quels produits, quelles mises en avant, en collaboration avec l’enseigne. « On est proche d’une joint venture », déclare Stéphane Rouquette, représentant d’Azoya pour la France.

Mais la boucle ne serait pas complète sans la partie logistique, coeur de l’expérience client. La page de choix du transporteur est interactive et inclue les frais de douane. Le premier kilo coutant 12 €, les clients chinois ont tendance à gonfler leur panier pour compenser ce coût. Pour la France, les colis sont rassemblés chaque jour à Marcq-en-Barœul puis dédouanés chez un partenaire d’Azoya avant de partir pour la Chine.

Azoya compte parmi ses clients le français La Redoute, le japonais Matsuya (équivalent de nos Galeries Lafayette), mais aussi l’anglais FeelUnique ou encore l’allemand Bodyguard Apotheke.

 

Adresser 200 pays en quelques clics

La startup israëlienne Global-e propose elle de vendre plus facilement vers 200 pays, arguant des nombreuses opportunités que présente le commerce transborder. Il est vrai que de récentes décisions des états favorisent ce commerce international : par exemple aux USA, le seuil de droit à l’importation est passé de 200 à 800 $, en Chine ce seuil a aussi été assoupli pour monter à 2000 Yuan, il en est de même pour l’Australie avec 1000 AU$.

Elle propose d’intégrer à votre site une navigation et un panier localisés (calcul des droits et taxes, prestataires de paiement), mais aussi 45 solutions de paiement gérant 60 devises différentes, et des offres de transport permettant d’aller plus facilement vers l’export.

Le français Courir, client de Golbal-e, a pu en quelques semaines passer d’un à 200 pays de livraison en implémentant la solution. Selon Amélie Maréchal en charge du développement international, l’un des casse-tête de la marque était de « résoudre le problème de réconciliation comptable, mais aussi ceux liés à la gestion des Taxes, TVA, devises, taux de change et fraudes ».

Marc Batty, responsable de l’international chez l’anglais Boden, explique lui que de placer un bouton d’ajout au panier rouge a permis de doper de 4% les ajouts au panier pour ses clients chinois, ou encore la proposition d’une solution de retour locale a permis d’augmenter le taux de conversion de 12%.

 

Et vous, par ou allez vous commencer ? Voulez vous attaquer la Chine ou tout de suite 200 pays ? Ce qui est certain, c’est qu’aujourd’hui, vendre à l’international est de plus en plus aisé, et les solutions ne manquent pas pour vous garantir la fidélité d’un nouveau type de clientèle, toujours plus friand de produits qu’ils ne trouvent pas localement.

Frédéric Klotz

Frédéric a 15 ans d'expérience dans le e-commerce. Il fut l'un des premiers community manager de France, puis s'est ensuite occupé de qualité et de logistique. Depuis 2013, il a fondé OpenYourWeb, expert en Supply Chain du e-commerce, qui accompagne les e-commerçants sur les questions de relation client, logistique, transport ou encore SAV.

4 Commentaires

4 réponses à “Vendre à l’étranger : le nouvel eldorado des marchands français”

  1. Chronostylo dit :

    Ne pas oublier que vendre à l’étranger ou même simplement dans les DOM TOM, ça signifie, entre autres, une déclaration mensuelle aux douanes, à vie… et ce, même pendant les mois où vous ne vendez rien à l’étranger … c’est une des raisons pour lesquelles quand on est un petit e-commerçant on doit réfléchir avant de se lancer à l’export.

  2. Bonjour
    Parlez vous du DAU ? Il est à produire avec chaque exportation, mais avec les solutions proposées, ce document est inclus dans la prestation, comme toutes les formalités douanières. Bonne journée Frédéric

  3. Thomas Pairé dit :

    Bonjour, article très intéressant. Avec Easy-delivery, nous offrons une solution basique pour permettre aux commerçants d’exporter. L’idée est simple, vous transférez la gestion du transport vers l’étranger à votre client. Nous fournissons au client une adresse dans notre entrepôt, nous réceptionnons les commandes et expédions pour son compte. On est loin des solutions 100% intégrées que vous mentionnez ci-dessus. Néanmoins, le modèle existe depuis des années aux Etats-Unis avec un certain succès, myus.com par exemple réalise plus de 50 000 expéditions par mois.

  4. Aurélien dit :

    Je ne connaissais pas Borderlinx, merci pour la découverte. Par contre avant d’attaquer le marché chinois, il va falloir trouver un nom adapté et prononçable par les chinois et se frotter à Baidu, ce qui n’est pas la plus simple des choses… mais pour un tel marché, il faut faire des efforts !

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Salon E-commerce 1to1 de Monaco 2017 : le Bilan

par Benoit Gaillat - Il y a 1 mois

logo monaco 1tot1Cette année j’ai eu le plaisir d’être invité au salon E-commerce de Monaco 1to1 pour couvrir l’événement et voir les prochaines évolutions du e-commerce un peu en avant première.

Tout d’abord, parlons du salon en lui même qui, cette année était encore plus exceptionnel que les années précédentes avec plus de 1600 personnes présentes pour trois jours à discuter du e-commerce. Depuis les premières éditions le salon 1to1 de Monaco à bien grandi et si, même à ses débuts, il s’est rapidement imposé comme « LE » salon le plus qualitatif à propos du e-commerce il est désormais aussi important en « quantité » de personnes présentes.

C’est bien simple, toutes mes connaissances sur les stands étaient occupées toute la journée en RDV. J’ai néanmoins eu le temps de faire quelques petites interview vidéo sur le salon e-commerce, vous trouvez les vidéos sur la chaîne Youtube ici -> Chaîne Youtube 

J’ai découvert aussi plusieurs startups intéressantes, comme http://merchandising.io qui s’est fait rachetée juste après le salon par Mazeberry . Je ferai des articles « à part » sur ces startups pour y mettre un gros coup de projecteur car certaines m’ont bien impressionnées !

Coté conférences j’ai pu assister et live tweeter les plénières avec un excellent Wifi ! C’est l’avantage d’un Wifi presse qui fonctionne parfaitement. Petit moment de gloire pour Skeelbox après les live tweet

top tweeter ecommerce

 

Bref, de nombreuses conférences avec des participants très connus :

  • Microsoft
  • IBM & Watson
  • Addidas
  • Mautan
  • Alibaba
  • Etc…

La conférence qui ‘a le plus marqué lors du 1to1 à bien évidement été Alibaba qui parle de volumes presque en dehors de notre imaginaire :

40 millions de colis par jour, 500 milliards de dollar de volume d’affaires, des milliers d’employés …

Même si les volumes ne sont pas détaillés pour les zones hors de Chine, l’avantage concurrentiel certain d’Alibaba sur son marché intérieur va lui permettre de financer son développement international.

Alibaba on stage

Alibaba on stage au salon e-commerce 1to1 de Monaco

Coté stands j’ai pu tester le casque de réalité virtuelle de Facebook : L’occulus rift . Une vraie immersion, idéal pour jouer mais je doute encore un peu de l’utilité pour le e-commerce. A moins d’une solution efficace pour baisser les coûts de modélisation, je ne vois pas comment on pourra démocratiser la réalité virtuelle pour l’e-commerce. Un des participants m’a indiqué que des sociétés arrivaient à  avoir des coûts de modélisation 3D inférieurs à des coûts de photographie mais je n’ai pas encore pu voir de « preuve ». A suivre quand même.

Google était aussi présent avec un gros stand, comme Ayden également, la publicité et le paiement restent toujours au cœur du e-commerce. Il y avait assez peu d’agences sur place, beaucoup d’outils ou de « solutions » , quasiment tout en SaaS d’ailleurs et avec aussi la première participation au salon de Oxatis (solution SaaS d’e-commerce) .

J’ai eu l’impression que la partie Analytics étaient moins fournie, il y avait, sauf erreur de ma part, une  seule DMP et une seule agence Analytics présente au salon e-commerce 1to1.  Mon avis est surement peu factuel mais je trouve que la data est encore un peu le parent pauvre du e-commerce.

Bref, un salon e-commerce 1to1 encore une fois complet d’un point de vue professionnel, extrêmement enrichissant d’un point de vue personnel car tous les intervenants sont au top niveau. Un grand bravo à l’organisation (Bravo Ingrid ! ) pour gérer les 1600 personnes sur trois jours sans la moindre faille et en traitant tous les invités comme des princes.

A noter que le salon 1to1 s’exporte avec une version au Japon, aux états unis ! Belle reconnaissance pour cet event incontournable dans le monde du e-commerce.

 

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

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Le futur du Web (et du eCommerce) est aux Progressive Web Apps

par Romain Boyer - Il y a 2 mois

Cela fait un peu plus de deux ans que j’entends parler de Progressive Web Apps (PWA). Il est temps qu’on en parle sérieusement car il s’agit là d’une rupture technologique importante dans le milieu du Web, et vous ne pouvez pas ne pas être au courant à partir de maintenant.

Vous aurez dans cet article :

  • le détail des fonctionnalités disponibles
  • quelques stats (impressionnantes) de marchands ayant mis en place les Progressive Web Apps
  • les raisons pour lesquelles vous devez sérieusement considérer dès maintenant cette technologie

TL;DR (Too Long; Don’t Read)

Pour ceux qui manquent de temps pour lire l’ensemble de l’article, en quelques mots : les Progressive Web Apps (PWA) complètent la liste des fonctionnalités déjà disponibles via le Web et permettent vraiment désormais de concurrencer les Applications Natives (iOS, Android,…).

Notifications « Push », Géolocalisation, Accès à l’appareil photo, les fonctionnalités dont on pensait qu’elles étaient réservées aux applications natives ne le sont plus. Il est donc temps de se poser les bonnes questions.

Les PWA offrent une vraie possibilité de s’éviter des développements d’applications longs et coûteux ainsi que la problématique des applications natives parfois trop éloignées du Web et avec un manque d’interactions possibles de ce côté-là.

Certaines sociétés comme Flipkart (leader de l’eCommerce en Inde) se sont déjà lancées avec un succès impressionnant.

Définition / Contexte

Commençons par une petite information qui a son importance : il est important de ne pas confondre PWA et AMP (Accelerated Mobile Pages), qui sont un cache côté Google pour accélérer l’accès à la page depuis le moteur de recherche, et qui permet également d’avoir quelques extraits enrichis dans les résultats de Google. C’est intéressant également mais c’est autre chose, je vous en reparlerai bientôt ici avec un cas pratique.

Les progressive web apps sont une nouvelle façon de concevoir les flux d’information entre vos serveurs et le Web, de façon à améliorer performances et capacités offertes, notamment au niveau du mobile.

C’est donc principalement une question technique.

Mais ce que vous devez retenir est que l’application que vous envisagez peut probablement être disponible depuis le Web, à moindre coût, avec une très grande partie des fonctionnalités dont vous auriez besoin pour votre application.

Les fonctionnalités

Ce que vous devez savoir si vous n’êtes pas technicien à propos des PWA :

  1. les PWA permettent d’exploiter un cache au niveau du navigateur, ce qui permet
    1. d’améliorer les performances au niveau des chargements
    2. notamment un mode déconnecté
  2. les PWA nécessitent à 100% du HTTPS

Ce que vous devez savoir à propos des capacités de vos navigateurs aujourd’hui :

  1. La définition d’un manifeste sur votre site peut permettre aux utilisateurs d’enregistrer l’icône du site (haute résolution possible) sur le dispositif utilisé (surtout intéressant pour le mobile)
  2. Toutes les fonctionnalités inscrites ici avec une coche sont possibles (à regarder avec un smartphone de préférence car les coches dépendent de votre navigateur) : https://whatwebcando.today/

Sachant tout cela, faisons un petit récapitulatif/comparatif entre les Applications natives et les Web  Apps (+ PWA) pour comparer une bonne fois pour toutes les fonctionnalités possibles entre applications natives et web apps. Tout en sachant que les fonctionnalités des navigateurs vont progressivement évoluer et le gap de fonctionnalités va tendre à se réduire.

Fonctionnalité App native Web App
Sécurité / HTTPS uniquement obligatoire sur iOS uniquement Oui
Besoin de télécharger/installer Oui Non
Compatibilité tous OS NOn Oui
Connexion Internet nécessaire Non Non (grâce aux PWA)
Accès direct Non Oui
Possibilité d’ajout au favoris/navigateur Non Oui
1 seule App pour tous les dispositifs Non Oui
Capacités Push Notifications Oui Oui
Capacités Notifications Géolocalisées Oui Oui
Géolocalisation Oui Oui
Installation sur l’appareil Oui Oui (PWA)
Capacités touch Oui Oui
Accéléromètre / Compas / Gyroscope Oui Oui
Reconnaissance vocale Oui Oui
Accès appareil photo et micro Oui Oui
Vibration Oui Oui
Accès au niveau de batterie Oui Oui
Orientation portrait/paysage de l’écran Oui Oui
Capacité « plein écran » Oui Oui
Capacité de sortir du verrouillage Oui Non
Accès à l’alarme Oui (Android) Non
Interception des appels/sms Oui (Android) Non
Accès aux fichiers de l’appareil Oui Oui
Accès aux contacts de l’appareil Oui Non
Capture des URLs Oui Oui (PWA)
Fluidité de l’image Oui Oui (60 images par seconde)

Comme on peut le voir ici, la grande majorité des fonctionnalités (et la plus importante) est déjà déverrouillé, et la volonté est de faire suivre le reste.

A venir notamment : Bluetooth, NFC, Ambient Light Sensor (la petite led de notif qui clignote en couleur sur votre tel), le Proximity sensor qui dit la distance entre 1 objet et le dispositif utilisé, le détecteur de forme

Sources | Lecture plus avancée intéressante sur les possibilités du web mobile 

Vos intérêts à mettre en place les PWA

En gros, je vous la fais courte, quel que soit votre domaine d’activité, vous allez trouver un intérêt à avoir une Web App, et tant qu’à faire PWA.

  • Si vous avez des intérêts géolocalisés : géolocalisation et pushs géolocalisés (pas besoin d’avoir utilisé la PWA depuis le démarrage de l’appareil)
  • Si vous avez des intérêts marketing : les pushs marketing classiques sont d’un grand intérêt pour garder le contact (à utiliser avec parcimonie)
  • Dans tous les cas, les bonnes pratiques de cache vous permettront de meilleures performances (attention, le cache côté appareil peut réserver des surprises et est impossible à mettre à jour en cas d’erreur)
  • Si vous avez une app, vous savez qu’il est délicat de convaincre un utilisateur à l’utiliser ; l‘instantanéité d’accès permise par les PWA est un argument de poids
  • Ne serait-ce que pour les statistiques, les PWA vous permettent d’avoir accès à tous les services classiques du Web. et si vous avez un mode déconnecté, rien ne vous empêche de faire un mode asynchrone pour vos stats
  • Nul besoin de développer une application pour chaque OS (Android, iOS, Microsoft, Blackberry,…), votre site est directement compatible avec tous (ou presque). Pour ceux qui connaissent les coûts de telles application, il s’agit là d’une rupture importante qui s’annonce

Pour conclure, il y a bien peu de raisons aujourd’hui de ne pas partir sur cette technologie qui

Exemples / Etudes de cas

Quelques exemples / démos d’applications PWA pour vous convaincre ? ICI

pour les eCommerçants que vous êtes, FlipKart (même niveau de ventes qu’Amazon en Inde) a depuis l’utilisation des PWA (source) :

  • triplé le temps passé sur le site
  • augmenté de 40% le taux de ré-engagement
  • 70% de + de conversion pour ceux qui passent par le bouton d’ajout du raccourci sur l’accueil de l’appareil
  • 60% des utilisateurs des PWA Flipkart viennent de ce bouton d’accueil
  • 3x moins d’utilisation de la bande passante

Certains se sont risqués à faire un arbre de décision là-dessus, je vous laisse juger (RESS = framework pour faciliter certaines interactions ; exemples)

Comment vont s’opérer les migrations ?

Reste que les PWA sont une nouvelle façon de concevoir les sites Internet (la partie front surtout). Pour ceux qui ont déjà des systèmes d’information orientés vers les services (API), le changement sera plus facile mais pour d’autres, la migration sera certainement plus compliquée et coûteuse.

Il est possible que cela prenne plusieurs années ; il y a fort à parier que les plus gros sites Internet auront migré d’ici 5 ans. Twitter a d’ores et déjà opéré ce changement. Vu les gains possibles, les eCommerçants ont intérêt à passer aux PWA, mais le coût/temps nécessaire à cette adaptation est forcément un frein au changement.

L’évolution du mobile sur le marché et l’importance des performances pour ce type de supports devrait être la clé pour ce type de décisions. Et la possibilité des notifications pushs (géolocalisées ou non) la cerise sur le gâteau pour les marketeux.

 

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

5 Commentaires

5 réponses à “Le futur du Web (et du eCommerce) est aux Progressive Web Apps”

  1. Prestarocket dit :

    Hello,
    Je te rejoins complètement sur l’intérêt des PWA.
    Chez Prestarocket, on utilise les services workers avec du Prestashop, côté back, pour une « app » de saisie des réceptions de commande qui fonctionne en offline.
    Un de nos prochains side project, est la création d’un site ecommerce semi-statique (statique pour la partie catalogue) sous Prestashop avec du offline et Algolia pour la recherche

  2. Super intéressant en tout cas et merci pour le détail des infos car je n’avais pas du tout suivi pour ma part. A part Flipkart, tu sais qui utilise ça aujourd’hui, en France notamment ?

  3. Romain BOYER dit :

    Nope, pas connaissance, justement, c’est le virage à ne pas manquer !

    On en aurait entendu parler, je crois :-p

  4. Merci beaucoup Romain, ça ouvre de belles perspectives… C’est fou comme finalement on en revient toujours aux fondamentaux, donc au web 🙂

    @Benoit : on s’y colle si tu veux 😉

  5. @François : je suis sous l’eau ^^ . Faut que je retrouve du temps pour des sides projects comme ça 😉

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Comment nos distributeurs peuvent-ils encore contrer Amazon ?

par Romain Boyer - Il y a 2 mois

Le commerce, c’est : la création de produits, la logistique, le transport, la vente. Et le service.

Amazon pénètre peu à peu tous les aspects du commerce, et devient une menace pour tous les intervenants de ces secteurs. Aujourd’hui un des plus importants clients de La Poste, Amazon pourrait bien demain priver La Poste de bien des clients, via ses propres commandes, mais aussi via les services proposés en marge (logistique externalisée, etc., Cf Fullfilled By Amazon).

Mais intéressons-nous à l’aspect « marchand » uniquement pour cet article. Quels sont les assets des commerçants pour résister encore ? Ils sont minces : conseil et service, proximité, historique, expérience d’achat, produits exclusifs.

Or, tout ceci est un besoin pour 5 à 10% des achats. 90% représentant des besoins du quotidien (cf répartition budget familial de l’INSEE). Pour ces 90%, ce sont des produits d’habitude (nourriture, consommables, accessoires, produits culturels,…), et nos emplois du temps de consommateurs urbains (on le reste en majorité) nous laissent le choix : attendre le samedi pour faire nos courses et attendre à la caisse ou nous faire livrer d’ici là.

Cela veut dire que 90% de nos activités commerciales sont potentiellement menacées par Amazon.

Nous sommes condamnés à faire mieux.

Dans les années 1970, personne n’avait pensé que 70% des épiceries allaient disparaître avec l’arrivée des hypers. Aujourd’hui, il est temps de prendre conscience que l’on est probablement à l’aube d’un bouleversement au moins aussi important. Dont je ne saurais vous décrire ni la nature ni l’ampleur.

Se faire livrer chez soi toutes ses courses au prix Internet, sans frais de livraison le soir et sans avoir à vous déplacer, c’est une très bonne expérience pour une très grande majorité de gens. Et c’est précisément la promesse d’Amazon. Si le géant a selon moi fait 70% du chemin, le premier concurrent français en a fait 10%.
Complétude de l’offre, capacité logistique, maîtrise de la donnée, maîtrise logistique, ces domaines gravent l’avance technologique d’Amazon.

Avec une telle différence, le premier ne peut que continuer à prendre des parts de marché sans que l’on sache vraiment où cela peut s’arrêter.

Comment créer de zéro (ou presque) un géant comparable sur le marché français ? Cela semble impossible étant donné l’avance exponentielle prise depuis 20 ans.

Je ne vois à ce jour que deux solutions pour ceux qui sont concurrents d’Amazon et qui n’ont pas une force particulière sur un des assets listés plus haut : réinventer un nouveau mode de commerce (chacun a ses idées), ou bien s’unir (union de gros distributeurs ?).

Pour le nouveau mode de commerce, il est clairement possible de trouver de nouveaux modes de consommation mais il faudra y arriver par étape, sans tout révolutionner d’un coup, pour convertir les consommateurs…

Et vous, quelles sont vos idées ?

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

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4 Commentaires

4 réponses à “Comment nos distributeurs peuvent-ils encore contrer Amazon ?”

  1. André Peissik dit :

    Juste une constatation, unir des forces de petits face à un gros n’a jamais marché.
    Il suffit de relire Zola et « Au bonheur des Dames ». Idem ensuite épiceries vs supermarchés idem hypermarchés vs Amazon. La seule solution est d’inventer un nouveau mode de distribution.
    Et ce nouveau mode de distribution c’est la production locale (3D, fermes verticales, etc).

  2. K Publishing dit :

    Faut-il vraiment se poser la question sur la manière de contrer Amazon ou plutôt sur les services que peut offrir un commerçant ou e-commerçant en plus. La différentiation peut se faire sur le service. Même s’il faut composer avec Amazon dans la stratégie de vente.

  3. Romain BOYER dit :

    ce sont deux façons de se poser la même question.

    Sur le marché dans lequel je travaille, Amazon pèse 30% ; dans d’autres, c’est bien plus encore.

    Travailler sur des services différenciateurs et une façon de « contrer » Amazon.

    Je sens que ce terme « contrer » heurte. Amazon n’est pas l’ennemi, mais une motivation qui doit nous pousser à faire mieux grâce aux points que j’ai listés plus haut.

    L’émulation nous tire vers le haut. Nous dire qu’on n’est pas concurrents d’Amazon n’est pas nous rendre service.

  4. Roland dit :

    Etape n° 1 : E-commerçants, pour ceux concernés, déconnectez votre flux d’Amazon et autres marketplace, en un clic ces intermédiaires verront leur offres diminuer le temps d’un clic. Ils sont gros, oui, mais surtout grace à vous, Amazon y compris. Alors n’attendez plus, réservez votre flux de bons produits à votre seul et unique site : votre boutique en ligne. Même « petite » elle peut facilement se placer à côté des offres de ces mauvais commerçants, seulement bons à faire des levées de fond et à piquer vos fournisseurs !
    Je vais proposer la « journée sans flux » à tous les e-commerçants 🙂

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OroVibe, le salon professionnel de la communauté d’Oro

par Sonia Herrou - Il y a 2 mois

Mais c’est quoi Oro ?

ImpressionOro, crée par des ancien de Magento, développe deux outils : Orocommerce , solution e-commerce B2B et OroCRM (customer relationship management) comme outil de gestion de la relation client. Les deux sont bien sûr en Open source et font pas mal parler d’eux, vu le passif de leurs fondateurs chez Magento. Orovibe à donc vu le jour afin de développer le réseau autour des deux solutions, d’évangéliser le marché pour les curieux et de faire progresser les solutions.

L’événement OroVibe, la première édition parisienne

OroVibe a lieu le mardi 13 juin 2017, à Paris XIII, au 16/18 rue Vulpian. Cet event est l’opportunité de découvrir l’activité d’Oro et d’échanger sur leurs outils. C’est encore NBS System, spécialiste de l’hébergement e-commerce et déjà organisateur de l’événement Bargento qui organiser OroVibe pour rassembler la communauté Oro.

Au programme : conférence et networking autour de Oro

Les studios d’OroVibe au service de l’échange et du partage

Ces studios ont pour objectifs de casser les codes du networking pour favoriser la créativité et les projets.  Grâce à cette ambiance particulière, optimisée pour  la créativité, les entreprises partenaires de l’événement reçoivent les clients dans des espaces cosy où chaque convive se sent comme chez lui. Un espace consacré à l’échange convivial et le partage où chaque partenaire et invité se réunissent autour d’un café, pour échanger ou réaliser un brainstorming.

Les conférences OroVibe « talks », relatant les réussites et les défis des experts du e-commerce

Les spécialistes du e-commerce en BtoB présentent leurs expériences et font part de leurs succès et les défis qu’il reste à relever, par des séances de 20 minutes chrono pour vous les partager. Vous avez la possibilité également de poser des questions en les mentionnant sur un post-it auxquelles répondront les intervenants. De nombreuses autres activités se déroulent tout au long de cet événement préparé sur le mode de l’échange et de la convivialité.

Les activités d’OroVibe consacrées au networking et au business

OroVibe vous présente de nombreuses activités comme des quizz ou des « team building » et des forums de discussions pour networker. Des zones sont ainsi dédiées au networking, pour faire son « réseautage » lors de la pause-café. Les participants et les invités de l’événement peuvent interagir avec la communauté d’Oro et partager leurs projets et leurs idées.

 

Les objectifs d’OroVibe pour développer sa communauté et faire découvrir son activité

Le but  de cette première édition parisienne d’OroVibe est de réunir les e-commerçants, fédérer la communauté , proposer des échanges d’idées et d’inspiration pour developper votre activité. La finalité est de trouver des solutions pour votre business et de partager vos projets dans un esprit collaboratif et positif, auprès d’une communauté de précurseurs et de créateurs d’idées constructives et nouvelles.

Un event à ne pas rater donc pour mettre un pied dans la communauté Oro , en savoir plus sur les solutions ou tout simplement échanger avec d’autres professionnels du e-commerce ! Rendez vous le 13 juin  et inscrivez-vous sur le site officiel -> https://www.orovibe.com/fr

orovibe

Sonia Herrou

Passionnée par les réseaux sociaux et l'écriture, Sonia travaille actuellement comme community manager. Elle fait de la veille sur le e-commerce avec grand plaisir. C'est aussi une fan de félins et une amatrice d'art et de photographie. Elle adore voyager et découvrir d'autres cultures. Le partage et la curiosité intellectuelle sont ses précieux alliés.

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E-commerce 1to1 à Monaco, c’est dans une semaine !

par Benoit Gaillat - Il y a 2 mois

Le salon E-commerce 1to1 de Monaco est bientôt là ! Plus qu’une semaine à patienter pour aller rencontrer le top des décideurs en E-commerce. Cette année nous avons le plaisir d’être invité par l’équipe du 1to1 pour couvrir l’événement.

On va donc vous préparer des vidéos de e-commerçants, des interviews et pas mal de photos pour suivre tout ça car cette année le 1to1 s’annonce encore plus imposant que les années précédentes.

Six conférences plénières couvriront les grandes mutations actuelles du e-commerce :
  • L’acquisition des consommateurs avec Salesforce et Adidas
  • L’Intelligence Artificielle et les Bots avec Microsoft (comptez sur moi pour live tweeter la conférence !)
  • « The Age of Assistance », opportunités et challenges pour les retailers by Google (j’avoue que je suis curieux)
  • Comment l’évolution culturelle chinoise est-elle en train de devenir le moteur de toute innovation retail mondiale ? Par Alibaba
  • Une conférence sur Watson par IBM (Watson c’est leur AI)
  • Le e-commerce est mort, vive le Quantum Commerce ! par Accenture

On ne sera pas tout seul à assister à ces conférences car 1500 collègues e-commerçants vont nous tenir compagnie et échanger durant les trois jours . Nous n’auront d’ailleurs pas assez de temps pour couvrir les 130 autres conférences et ateliers mais on se rattrapera avec la couverture de l’innovation corner et ses 24 startups les plus prometteuses.

Bref , cela s’annonce encore comme le plus bel événement E-commerce de l’année. Rendez-vous la semaine prochaine pour les premières photos !

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

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Wizishop sort son nouvel eBook : 62 conseils d’experts pour votre eCommerce !

par Romain Boyer - Il y a 3 mois

Chaque année, Wizishop nous sort un eBook avec des conseils divers et variés, par différentes personnes ayant un pied (et le bon) dans l’eCommerce, et qui sont prêtes à partager un conseil sur un domaine qu’elles maîtrisent bien.

Cette année, il faut plus que jamais se recentrer et prioriser nos développements, alors n’hésitez pas à consulter cet eBook à télécharger sur son ordi ou sa liseuse et à déguster sans modération.

Les sujets abordés sont variés et vous permettront de vous abstraire de votre quotidien pour refaire un tour d’horizon :

  • Acqusition, Référencement &Visibilité
  • Expérience utilisateur
  • Mobile
  • Réseaux sociaux
  • Tableaux de bord (par votre serviteur, notamment :-p)

Grégory Beyrouti, Co-Fondateur de WiziShop, est très fier de sa sélection (il peut ;-)) :

« Cette année encore, nous sommes très heureux d’avoir pu fédérer de grands noms de la vente en ligne au sein de cet eBook : Nabil Naimi de Hipay, Xavier Bonnaud de Profileo ou encore le blogueur, Camille Jourdain… »

Le eBook est à télécharger ici : http://www.ecommerce-ebook.fr/

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

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Logistique connectée, ou en est-on ?

par Frédéric Klotz - Il y a 3 mois

Par ces temps frisquets, je vous invite à faire un petit retour en arrière, assis bien au chaud derrière votre écran, sur l’année qui vient de s’écouler, et à réfléchir aux perspectives promises par celle qui commence.

J’ai la chance cette année d’avoir été accompagné dans cet exercice par un transporteur, Mondial Relay, et par un logisticien, XPO Logistics.

Un marché mature

En 2016, le e-commerce est resté en grande forme, affichant une croissance – comme toujours – davantage soutenue que celle de la consommation des ménages. Le CA des ventes sur internet a ainsi atteint le chiffre de 72 milliards d’euros, en hausse de 14,6% selon la Fevad.

33 commandes par seconde, 21% de commandes en plus par consommateur, des chiffres à donner le tournis et à rendre envieux d’autres secteurs ! La seule déception vient du panier moyen qui, lui, continue de décroitre pour atteindre 70 €, ce qui montre une certaine maturité, voire une banalisation du secteur.

La part des ventes sur mobile a continué son envolée, avec une augmentation très soutenue de 64% par rapport à 2015, et le rendez-vous commercial importé des USA du Black Friday a enfin percé avec une progression des ventes de 41% cette année.

Côté transport, 2016 a été résolument l’année du crowdshipping, avec la naissance et le développement d’une myriade d’acteurs, qui utilisent tous la technologie pour mettre des particuliers au service du mouvement de vos colis ! L’ampleur du phénomène est telle que, pour s’y retrouver, mon confrère Jérôme Libeskind a eu la bonne idée de le cartographier pour s’y retrouver.

 

Amazon a continué en 2016 à donner le ton des innovations , par exemple en livrant son premier colis par drone, après avoir ouvert son service Prime Now (livraison de produits alimentaires en 1 heure) à Paris. Le site américain a tout de même connu un échec en renonçant à l’acquisition de Colis Privé, qui aurait pu amorcer la création de son propre système de transport, comme c’est le cas aux Etats-Unis.

En terme de rachats, on peut également noter celui de Girard-Agediss par 3SI et son transporteur Mondial Relay, ce qui confère au premier une dimension internationale et apporte au second une spécialité reconnue dans le transport de mobilier.

La transformation digitale, moteur de la croissance

Antoine Pottiez, CEO de Mondial Relay

Le même Mondial Relay devrait atteindre 190 M€ de Chiffres d’Affaires en 2016, en progression de 17% par rapport à 2015. Tirée par la croissance toujours soutenue de ses clients, la société investit massivement dans son réseau qui atteindra 6500 points de livraison en 2017, les traditionnels relais tenus par des commerçants ayant été rejoints en 2016 par 1000 consignes automatiques du polonais Inpost.

Mondial Relay investit également dans la modernisation de son outil de production puisque 10 de ses sites ont été mécanisés en 2016 et 10 le seront aussi en 2017. Mais selon Antoine Pottiez, le Président de Mondial Relay, c’est « avant tout le digital notre priorité, parce qu’il se place au coeur des nouveaux services« .

Il faut dire que le marché du transport de colis n’est jamais tiré vers le haut. Lorsque le consommateur veut payer toujours moins cher, il faut bien trouver des solutions. Et les mastodontes français du transport n’hésitent pas, selon Antoine Pottiez, à faire appel à des sous traitants venus de loin pour casser leurs coûts de production et ainsi leurs tarifs. La seule solution, pour un acteur comme Mondial Relay qui préfère payer les prestations au juste prix pour ne pas faire baisser sa qualité de service, c’est donc de proposer des outils de plus en plus innovants, raison pour laquelle une large partie des budgets du transporteur est consacrée aux projets informatiques.

Le constat est le même chez le logisticien XPO pour qui, avec plus de 400 millions de dollars d’investissements en 2016, la technologie est au coeur des enjeux, pour mieux servir les clients. Nouvel acteur global depuis 2016, XPO mise en effet tout sur la mécanisation, les dispositifs mobiles ou encore l’analyse des données, le tout propulsé par les systèmes d’information.

L’avenir de l’homme, c’est la machine et… l’homme

Les habitudes des consommateurs étant devenues omnicanales, le logisticien a fait en sorte de servir lui aussi tous les canaux. Parmi ses derniers projets, un partenariat avec le groupe CAFOM (Habitat, Vente Unique, …) pour l’exploitation d’un site multi-enseignes et multi-canal.

« La livraison en 24h est devenue la norme« , indique Bertrand Le Goff, Directeur Supply Chain de XPO Logistics. Et pour ce faire, « nous mettons en place des outils et processus qui permettent de préparer les commandes en moins de 2 heures« . Cela a été un enjeu majeur notamment pour son nouveau client Sarenza dont XPO a récemment repris l’activité logistique. « Nous essayons d’être agiles, tout en visant l’excellence opérationnelle », conclut-il sur le sujet.

« L’avenir de la logistique, c’est bien une alliance homme + machine« , affirme Bertrand Le Goff, tout en comparant la situation à une partie d’échecs dans laquelle il s’agirait de battre le vieux logiciel grâce à une addition des forces de l’homme et de celles d’un nouveau logiciel.

2017 est avant tout promise à l’amélioration constante de l’expérience client. Livrer le bon produit, au moment choisi par le client, avec le bon message, proposer des services personnalisés… Tout cela, donc, serait réalisé grâce à l’action d’un combattant hybride composé de l’homme et de la machine, tous deux au service du consommateur.

Alors, est-ce enfin en 2017 que vous verrez débarquer le livreur devant chez vous, sortant d’une camionette aux couleurs de la marque à laquelle vous avez acheté, vous saluant d’un grand sourire par votre prénom, vous remettant votre colis et attendant que vous l’ayez ouvert pour vous confirmer que « vous avez fait le bon choix ». Mais non, ce n’est pas un rêve, c’est l’avenir !

Frédéric Klotz

Frédéric a 15 ans d'expérience dans le e-commerce. Il fut l'un des premiers community manager de France, puis s'est ensuite occupé de qualité et de logistique. Depuis 2013, il a fondé OpenYourWeb, expert en Supply Chain du e-commerce, qui accompagne les e-commerçants sur les questions de relation client, logistique, transport ou encore SAV.

3 Commentaires

3 réponses à “Logistique connectée, ou en est-on ?”

  1. Laurent Fontaine dit :

    Tout à fait d’accord avec vous! Je trouve que plus le monde est connecté et que le digital prend plus de place dans nos quotidien, plus l’e-commerce connaîtra une croissance continue.

  2. Tiana Expansis dit :

    La logistique a été délaissée pendant longtemps par les e-commerçants. Cela devient maintenant un enjeu stratégique et tant mieux ! Ça permet de renforcer l’expérience client pour se démarquer de la concurrence.

  3. David dit :

    Pour le crowdshipping à l’international (ou longue distance), voir PiggyBee (https://www.piggybee.com/), le pionnier de la livraison entre particuliers depuis 2012.

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RetMo 2017 – La conférence Retail & Mobile – deuxième édition parisienne

par Sonia Herrou - Il y a 3 mois

Pour la deuxième année consécutive, RetMo débarque à Paris (on vous avez déjà parlé de celle de Lille), le 27 avril 2017, aux prestigieux Salons de l’Aveyron, pour un événement 100% dédié aux mobiles.

La devise de RetMo : vous permettre d’échanger autour de la fusion entre le mobile et le retail non stop de 8h30 à 19h00.

RetMo Conférence retail

Plus de 400 invités, partenaires et experts retailers se réuniront pour cet événement prometteur, favorisant l’essor du m-commerce. Oui ! Le mobile a révolutionné notre façon de vivre et de consommer, d’acheter en ligne – il est le réel enjeu du XXIème siècle et du e-commerce – en effet, en 2020, avec un prévisionnel de 6 milliards de support, le mobile deviendra le canal de vente n°1 pour de nombreuses entreprises.

Venez découvrir les nouvelles tendances du m-commerce

Fort de ce constat, venez participer au RetMo pour faire de la veille et connaître les nouvelles tendances du m-commerce. La nouveauté de cette année : une application mobile sera à votre disposition pour consolider votre expertise, networker avec 400 décideurs et discuter autour d’un café sur les thématiques de RetMo.

Une vingtaine de conférence ponctueront l’événement, évoquant les retours d’expériences et des cas clients d’applications ou de sites mobiles. Pour se reposer entre toutes ces conférences des pauses café, déjeuners alterneront le networking lors du RetMo.

Photo public RetMo

Durant les diverses conférences, des thématiques bien spécifiques au m-commerce seront abordées :
– Application Mobile,
– M-commerce
– A/B Testing,
– Marketing Mobile, …

Pour voir la liste exhaustive, rendez-vous sur le site de RetMo pour télécharger le programme et vous inscrire !

Sonia Herrou

Passionnée par les réseaux sociaux et l'écriture, Sonia travaille actuellement comme community manager. Elle fait de la veille sur le e-commerce avec grand plaisir. C'est aussi une fan de félins et une amatrice d'art et de photographie. Elle adore voyager et découvrir d'autres cultures. Le partage et la curiosité intellectuelle sont ses précieux alliés.

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Hopwork, la nouvelle organisation du marché du travail ?

par Benoit Gaillat - Il y a 4 mois

Alors oui, vous allez me dire, ça fait un moment qu’on à pas vu la plume de Benoît à l’oeuvre sur info-ecommerce et vous auriez raison. C’est évidement parce que nous avons pas mal de travail chez Skeelbox 🙂 . Du coup, profitons en pour aborder un sujet extrêmement intéressant et très « web » : la modification du marché du travail.

Je ne sais pas si vous avez remarqué mais les espaces de coworking sont de plus en plus nombreux, à Paris, à Londres mais aussi à Bordeaux et un peu partout ailleurs.  Cela coïncide avec la « freelanciarisation » du monde du travail. On fait beaucoup plus appel aux freelances pour un projet spécifique au lieu de prendre un CDI « toute l’année ».

Du coup cela donne des idées à certains, comme la plateforme Hopwork dont nous allons parler aujourd’hui. Le concept de Hopwork est extrêmement simple : mettre en relation des freelances avec ce qu’on appelle généralement « les donneurs d’ordres » (comprendre : ceux qui ont un projet) .

Les freelances créent des profils (le mien est ici : profil hopwork benoit gaillat ) et le moteur de recherche permet de trouver le bon freelance rapidement.

Les avantages de Hopwork

Il y a de nombreux avantages à etre sur Hopwrok et à l’utiliser si vous cherchez un prestataire. Premièrement c’est beaucoup plus rapide que de demander en mode « bouche à oreille » qui est aujourd’hui la première source de contact entre freelances et donneurs d’ordres d’après moi.

Le deuxième avantage c’est que dans le web, beaucoup de projets peuvent se faire à distance, du coup on peut trouver des profils sur à peu près tous les sujets, du SEO au consultant web analytics et de nombreuses agences sont même présentes (Comme Skeelbox ou Ludovic est aussi présent ) .

Aujourd’hui de nombreux secteurs ont déjà pas mal de freelances, d’autres sont moins fournis mais on peut imaginer que cela va fortement se densifier dans les années à venir.

L’interface est plutôt bien pensée et la mise en relation est très rapide. Pour les freelances il y a par exemple la possibilité d’avoir un outil de création de devis intégré (et les garanties qui vont avec) et de pouvoir gérer les demandes entrantes.

J’étais plutôt sceptique sur le modèle économique car on peut penser que les freelances vont essayer de passer au maximum en dehors de la plateforme pour finaliser le contrat (vu que Hopwork prend une commission) mais avec un système proche de la gamification ils « forcent » l’intérêt de passer par leur système de devis (et donc de prendre une commission) .

C’est bien fait et pas gênant au quotidien.  Bon en tant que freelance on perd 5% du montant mais il faut bien que la plateforme se développe.

Les inconvénients de Hopwork

Mais la plateforme Hopwork n’a pas que des avantages même si je trouve que le « pas en avant » pour mieux faire fonctionner le marché des travailleurs indépendants est plutôt très bon.  Par exemple, sur le site on retrouve quelques bras cassés. Oui je sais je les ai testés et travaillé avec eux. Autant on peut avoir de très bon profils , autant certains sont à éviter et il n’est pas facile de les distinguer dans le lot.

Les avis sont censées être là pour palier à ce probleme mais en fait il suffit juste de faire appel à quelques copains pour récolter de bons avis et « lancer » son profil. Bref, c’est un peu la cour des miracles ou tout le monde est beaux, performant et excellent dans son travail. Vu le manque de profils sur certains secteurs cela ne va pas s’arranger.

Bref, un système plus poussé de vérification des compétences serait à mon avis un gros plus.

Conclusion

En tout cas ce type de plateforme va à mon avis faire du mal aux agences intégrées qui étaient auparavant les seules à savoir trouver ce type de compétences. Certes cela demande un peu de travail au donneur d’ordre pour trouver son profil mais les économies pour les clients sont bien là. C’est à mon avis pour ça que je type de plateforme est amené à se developper fortement.

Hopwork n’est d’ailleurs pas la seule, on peut citer Movemeon.com qui est sur trois créneaux : les consultants, les freelances et les comptables .

Pour un site e-commerce, trouver un seo, un développeur ou un consultant e-commerce peut se faire extrêmement rapidement et de façon autonome ! Impensable il y a quelques années encore.

Et vous, que pensez vous de ce type de plateforme ? Vous les avez déjà utilisées ?

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

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