Réussir sur Google Adwords en 2015, les conseils de Guillaume Neyret, Traffic Manager

par Benoit Gaillat - Il y a 3 semaines

Bonjour Guillaume, peux-tu STP te présenter à nos lecteurs ?

ads-up-guillaume-neyretGuillaume, 25 ans. J’ai suivi le cursus « Grande école » à HETIC et cela fait maintenant 2 ans que je suis traffic manager chez Ad’s up , agence spécialisée sur AdWords. Niveau perso, je suis adepte (accro ?) de running (objectif marathon en 2016) et de sport en général. Ca fait pas mal de déconnecter du web de temps en temps…

 

Tu es un spécialiste certifié de Google Adwords alors d’après toi quels sont les principaux changements à venir en 2015 pour Adwords ?

L’année 2015 sera encore plus mobile, et encore plus mutli-canal. Les évolutions d’AdWords vont dans ce sens avec une traçabilité de l’internaute toujours plus poussée et des possibilités de ciblage toujours plus fine.

Comme chaque année, la concurrence sur AdWords se renforce pour l’ensemble des annonceurs et cela se répercutera sur les coûts par clic. On constate sur différents secteurs des hausses allant de 10% à 50% (!) du CPC. Il va donc falloir être malin en 2015 pour tirer son épingle du jeu.

 

D’après toi, est-il indispensable de passer par une agence pour avoir une bonne campagne ?

Indispensable pas vraiment. Mais comme vu à la question précédente, Google AdWords est en perpétuel mouvement et la vérité du jour ne sera pas celle de demain. Si le choix est fait de gérer en interne, pas certain que l’auto-formation suffise pour maintenir son compte AdWords à flot. Confier ses campagnes AdWords à une agence permet de s’assurer d’une expertise à jour. Après bien sûr cela à un coût, mais la surperformance de l’agence par rapport à ce que ferais une personne en interne doit justifier et rentabiliser la prestation.

Et combien de temps faut-il pour estimer si une campagne est efficace ?

Cela n’est pas une question de temps mais de données. Il faut accumuler de l’historique sur ses campagnes, plus le budget est important plus les volumes de visites et de conversions seront exploitables. Sans donnée, pas d’optimisations possibles.  Aucune campagne n’est parfaite à son lancement, il faut plusieurs semaines voire plusieurs mois pour améliorer l’efficacité de celles-ci.

Et quand bien même le compte performe, ce n’est pas une raison pour relâcher ses efforts. Optimiser un compte AdWords est un travail du quotidien, si on laisse un compte sans modifications/ajustements pendant plusieurs semaines, il y a de grandes chances que les performances se dégradent. Pendant que l’on dort, le marché évolue, des concurrents apparaissent, d’autres disparaissent. Il faut sans cesse se renouveler !

 

As-tu des outils à conseiller à nos lecteurs pour mieux gérer leurs campagnes ?

Outre Google AdWords Editor qui est indispensable si l’on a des campagnes un minimum complexe, je recommande l’outil KeyWord Toaster qui a plusieurs fonctionnalités intéressantes. A l’aide du ‘Wrapper’ vous pouvez facilement décliner votre liste de mots-clés dans les différents types de correspondance souhaités. L’outil « Mixer » va quant à lui concaténer plusieurs listes de mots-clés que vous pouvez permuter comme vous le souhaitez.

Et enfin, pour vous aider à étoffer vos listes de mots-clés et développer la longue traîne, testez Keywordtool.io ou Ubersuggest.

Keyword Tool  FREE Alternative to Google Keyword Planner

D’après toi quels sont les principaux défauts que tu vois sur les campagnes Adwords des sites e-commerce ?

Le défaut principal réside dans la création, la mise en place et la gestion des campagnes Google Shopping. Ces campagnes sont bien souvent les plus rentables mais aussi celles dont le potentiel est le moins bien exploité.

Pourquoi dans la création ? Le critère numéro 1 pour qu’un produit apparaisse sur Google est la qualité de son titre. Si celui-ci n’est pas pertinent et ne reflète pas le produit, très peu de chances d’apparaître, Google est fort, très fort, mais n’est pas un magicien.

Exemple : Je vends des bougies, mais mes produits ont des noms ‘marketing’. Le titre de ma bougie sur le site peut très bien être « coquelicot » mais avoir ce titre dans son flux ne permet aucunement de ressortir sur le champ sémantique lié aux bougies. AdWordsment parlant, cela n’a aucun intérêt. Il faut travailler ce flux ou en proposer un dédié aux  campagnes shopping.

Pourquoi dans la mise en place ? Cela fait désormais 1 an que les campagnes shopping ont remplacé les campagnes PLA (http://ads-up.fr/blog/nouvelle-campagne-shopping-pla/). Il est désormais accessible à tous de segmenter les campagnes Shopping que ce soit par type de produits, par marque, et même par ID. Cela permet d’avoir une meilleure analyse des résultats.

Pourquoi dans la gestion ? Comme évoqué, la segmentation permet d’agir par exemple au niveau des enchères pour chacun des produits. Si un produit est diffusé alors qu’un autre a de meilleurs résultats, il faut augmenter l’enchère de ce dernier et baisser voir exclure l’autre produit de nos campagnes. Ce qui n’est pas toujours réalisé.

J’invite d’ailleurs tes lecteurs à consulter cet article (http://witwer-mikael.fr/campagnes-google-shopping-lancement-optimisation/) de Mikael Witwer à ce sujet.

Preuve en est que Shopping prend de l’ampleur, Google vient de mettre en place via son programme Google Partners une certification dédiée à l’utilisation de Google Merchant Center et Google Shopping (http://ads-up.fr/blog/certification-google-shopping/).

On parle beaucoup de la régie de Bing, penses que qu’elle puisse concurrencer sérieusement Google Adwords cette année ?

bing-nouveau-logoConcurrencer ? En France, on peut encore attendre quelques années… Cela ne veut pas dire pour autant qu’il faille délaisser Bing Ads. Bien au contraire !

A titre personnel, j’encourage l’ensemble de mes clients à se positionner sur les moteurs Bing & Yahoo. Les recherches sont moindres, oui et alors ? Cela permet justement d’avoir des coûts au clic inférieurs. Qui se priverait de quelques ventes et clients supplémentaires acquis à un coût plus intéressants que sur Google AdWords ?

D’ailleurs, pour les e-commercants avec un faible budget (on va dire <2000€) qui veulent se lancer, commencez par Bing Ads ! Vaut mieux être présent 100% du temps sur Bing que 10% sur Google…

Sinon quelle sont les alternatives que tu vois arriver ? La pub Facebook est elle une vraie alternative dans une approche orientée conversion ?

Il faut être là où se trouve l’internaute, donc il ne faut pas se contenter d’annoncer sur AdWords mais aussi aller le chercher sur Facebook, sur Twitter ou sur Youtube par exemple. En adaptant son message bien entendu, il serait contreproductif de s’adresser de la même manière à un internaute sans prendre en compte les particularités du canal. Le travail d’un traffic manager aujourd’hui est celui d’un véritable chef d’orchestre. Pas évident, mais passionnant !

 

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

3 Commentaires

3 réponses à “Réussir sur Google Adwords en 2015, les conseils de Guillaume Neyret, Traffic Manager”

  1. Realisite dit :

    Tout est dit dans l’interview, l’avenir ce pointe vers le mobile de plus en plus surtout quand Google informe la mise en avant des sites responsive…
    Le mobile, c’est l’avenir.

  2. David Groult dit :

    Totalement d’accord avec Guillaume.
    L’avenir d’Adwords se situe dans le mobile et le web to store. Les dernières extensions tendent de plus en plus à relier le monde virtuel avec le monde physique (extension de lieu, local Shopping…)

  3. LoloToulon dit :

    J’ai envie de dire que passer par une agence n’est pas forcément nécessaire, mais si l’on veux éviter de perdre son argent le temps de comprendre comment l’outil fonctionne, mieux vaut passer par une agence spécialisée…

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Le catalogue papier : vintage ou visionnaire ?

par Frédéric Klotz - Il y a 4 semaines

Il y a tout juste un an, 3 Suisses et La Redoute, enseignes « mythiques » de la vente par correspondance française, décidaient d’abandonner leur catalogue papier pour se concentrer sur le commerce électronique.

3suisses

Le gros catalogue de ces vénérables « maisons », tiré à 8 millions d’exemplaires, fut longtemps leur colonne vertébrale. Véritable vitrine, on se le passait entre copines, on le bouquinait pour s’endormir, on aimait à regarder les images, toucher le papier, tourner les pages, comparer…et y revenir. Présents dans chaque foyer français, ces gros catalogues eurent aussi des usages inédits : utilisés tant pour caler un meuble bancal que pour allumer le feu, pour taper sur le crâne d’un mari rebelle ou même pour rêver d’un ailleurs devant les corps parfaits des mannequins en tenue légère !

L’arrêt de la production de cette « bible » a marqué un véritable virage économique pour ces acteurs « traditionnels » en quête de modernité. Le papier n’est cependant pas tout à fait mort pour eux, car certains petits catalogues spécialisés continuent d’être produits, mieux ciblés, plus personnalisés.

 

 

Qu’en pensent les clients ?

3 Suisses et La Redoute n’ayant pas souhaité s’exprimer sur le sujet, j’ai pris contact avec des clients pour connaître leur opinion sur ce changement, et voir si cette évolution avait modifié leurs comportements d’achat.

Pour Katia de Paris, jeune cadre dynamique, feuilleter le catalogue était un plaisir et elle se laissait facilement aller vers des achats « coup de coeur ». Achats impulsifs ? Depuis l’abandon du catalogue papier, cette cliente de La Redoute est devenue plus raisonnable. Le catalogue agissait comme une tentation, et désormais elle se rend sur l’appli mobile pour n’acheter que des produits « utiles ». Du coup, elle consomme moins, car elle est moins tentée ! Finalement, l’abandon du catalogue papier lui fait faire des économies !

Annick de Bordeaux, mère de famille à la retraite, ne s’est quand à elle pas rendue compte de la suppression du gros catalogue des 3Suisses. En effet, elle ne commandait que très sporadiquement depuis que ses enfants avaient grandi, et quand elle a un besoin, elle demande à son fils de rechercher l’article sur internet. Avec la pléthore d’offres commerciales de proximité, elle se sent moins proche des vendeurs à distance, même si elle prend toujours du plaisir à feuilleter les quelques petits catalogues spécialisés qu’elle reçoit encore. Elle est finalement satisfaite de ne plus recevoir de gros catalogue, car elle ne commandait plus beaucoup et qu’elle y voit moins de gaspillage de papier.

Evidemment, on ne peut tirer aucune conclusion à partir de deux témoignages, bien que ce qui en ressort est non pas une question de catalogue ou pas, mais plutôt de personnalisation de l’offre : chacune a sa manière de consommer et apprécie de se voir proposer des offres adaptées.

D’autres acteurs se mettent au catalogue Amazon catalogue

A contrepied de cette tendance au basculement vers le catalogue électronique, Amazon a lui produit un catalogue de jouets pour Noël, à titre de test. Son argument est de dire qu’on ne peut pas afficher autant d’articles dans un email, et que le catalogue est un support plus qualitatif.

Effectivement, le catalogue papier dispose de certaines vertus :

– il est concret : on peut voir les produits couchés sur un support matériel
– il est attirant : un joli catalogue bien conçu et coloré donne envie de le feuilleter
– il est durable : on peut le regarder puis y revenir après

A contrario, il porte certains handicaps :

– il n’est pas exhaustif : sur un site de e-commerce, vous pouvez présenter des centaines de milliers d’offres, ce qui est compliqué à réaliser sur papier
– il n’est pas écologique : bien que les techniques d’impression soient de plus en plus respectueuses de l’environnement, l’empreinte carbone d’un catalogue papier imprimé reste plus importante que celle d’une consultation du même catalogue sur un écran
– il n’est pas interactif : les informations y restent figées alors que les photos, les descriptions et les prix peuvent être changés à loisir sur un site de e-commerce

Le catalogue papier ne semble vraiment pas mort

Non seulement, donc, les petits catalogues spécialisés de vente à distance continuent d’être distribués en France (AM.PM, Taillissime, Anne Weyburn, Daxon, Vitrine Magique…), mais certains acteurs ne peuvent pas s’en passer. L’exemple le plus intéressant est celui de l’anglais Argos, vendeur de produits électroniques. Son catalogue est une véritable institution en Grande Bretagne, une référence. Tant et si bien que non seulement il continue d’être édité, mais qu’en plus il grossit d’année en année et que le vendeur innove en imprimant par exemple sur ce catalogue les avis clients de son site internet.

 

L’évolution de l’appétence pour les catalogues papier dépend donc de celle de nos habitudes de consommation, et de la capacité du catalogue à nous proposer des offres personnalisées.
Aujourd’hui, ceux qui éditent des catalogues doivent donc avant tout répondre à une demande précise du consommateur.

Décidément, le succès des entreprises commerciales tient de plus en plus non seulement à leur capacité à s’adapter à leur marché, mais aussi à rentrer dans le bon créneau d’offre, la bonne « niche ».

Frédéric Klotz

Frédéric a 15 ans d'expérience dans le e-commerce. Il fut l'un des premiers community manager de France, puis s'est ensuite occupé de qualité et de logistique. Depuis 2013, il a fondé OpenYourWeb, expert en Supply Chain du e-commerce, qui accompagne les e-commerçants sur les questions de relation client, logistique, transport ou encore SAV.

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Comment détecter les problèmes rencontrés sur votre eCommerce

par Romain Boyer - Il y a 1 mois

Je n’ai jamais révélé cette astuce qui m’a tant aidé par le passé (tiens, j’aurais du utiliser ça dans le titre :-)), mais elle est d’une importance capitale. Et pourtant rarement exploitée.

L’astuce est toute simple : faites en sorte de pouvoir identifier dans votre back-office chaque erreur qui apparaît pendant la navigation avec le nombre d’occurences (dans une liste classée par nombre d’occurences).

Techniquement, il s’agit de « logger les exceptions, d’agréger par type d’exception et de restituer l’information en back-office ».

De cette manière, vous obtenez un log d’erreurs de ce type :

capture_erreurs

Et là, c’est tout de suite très clair, vous voyez en un clin d’œil les principaux problèmes rencontrés, et vos défauts d’ergonomie ou technique associés.

Pas besoin d’en dire beaucoup plus sans insulter votre intelligence, je crois que c’est ce genre de quick wins qui vous permet d’avoir la vue la plus objective de ce qu’il se passe sur votre boutique.

J’apprécie toujours vos commentaires et vos conseils complémentaires, partagez votre propre expérience !

Romain Boyer

Romain est un consultant eCommerce, spécialisé dans la création de valeur et l'optimisation du taux de conversion, ainsi que sur les pratiques cross-canal > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Profil sur Google > sur son blog eCommerce

5 Commentaires

5 réponses à “Comment détecter les problèmes rencontrés sur votre eCommerce”

  1. kindy dit :

    Merci Romain, Mais tu donne pas toute la procédure un outils par exemple pourrais bien aider

  2. grimaldi dit :

    bonjour j ai effectuer une commande chez c discount vers les 16h au momment ou j ai rentrer ma carte bleu j ai recu un sms auquel il m ont donner un code de securite a taper et quand j ai voulu valider il cest mis de chez c discount une page ou sa ma dit une erreur est survenue donc ma commande na pas etait valider mais par contre a ma banque il me dise qu il voient bien un paiement de chez c discout donc j ai telephoner a c discount et eux me dise qui il y aucune commande je voudrais savoir si je vais etre debite merci

  3. Sympa mais je rejoins Kindy quand il demande comment on fait pour obtenir ce résultat, quels outils tu utilises :)

  4. Romain BOYER dit :

    Merci de vos commentaires !

    C’est de la simple programmation, refilez ça à vos dévs !

    le principe est simple : dès que vous renvoyez une erreur à l’affichage, vous l’écrivez en même temps dans un fichier de logs. Périodiquement, vous agrégez pour voir les sommes (ou vous récupérez le fichier de log format CSV et faites les sommes dans Excel ;-))

    D’un point de vue technique :
    Pour ceux qui gèrent leurs erreurs grâce à des exceptions, c’est infiniment simple.
    Pour les autres, ça peut être fait progressivement en partant des erreurs dont on sait qu’elles sont habituelles, puis en ajoutant celles qu’on croise sur d’autres dévs (en tant que développeur)

    Est-ce que ça répond suffisamment à vos questions ?

  5. Prestarocket dit :

    Hello, on peut également utiliser Google Analytics et les évènements pour remonter ce type d’info.

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Quelle relation client pour le e-commerce de demain ?

par Frédéric Klotz - Il y a 2 mois

La France, c’est le pays du savoir-vivre et du savoir être, la patrie du bon goût dont le nom rime avec qualité, voire prestige.

Et pourtant parmi les pays occidentaux, je pense que c’est en France qu’un client est le moins bien « traité ».

A force de personnels sous-valorisés, de plateaux d’appels remplis d’agents qui n’ont rien à y faire, ou délocalisés dans des pays où votre interlocuteur ne sait pas où se trouve Lyon, nous ne sommes pas traités comme il se doit. Souvent nous sommes confrontés à des interlocuteurs agacés, malpolis, voire incompétents.

Les exemples de mauvais traitement sont légion
Nombreux sont les consommateurs qui, en 2015, sont encore laissés de côté par des vendeurs sur internet trop préoccupés par leurs ventes et si peu par leurs clients.
Et quand le vendeur daigne lui répondre, son client tombe souvent de haut à la lecture de sa réponse :
– il y a celle qui tarde
– celle apportée sans aucune forme,
– mais encore la réponse impersonnelle
- celle où le e-commerçant s’emmêle les pinceaux,
– celle qui veut donner un cours de logistique
– le « c’est pas moi c’est l’autre« , en forte croissance depuis l’apparition des marketplaces
– celle que je préfère « je ne comprends pas, c’est surréaliste »

Et vous ? Ne vous êtes-vous jamais retrouvé face à un conseiller clientèle mal luné, sans information, sans capacité d’action, ou alors pire, qui se moque royalement de votre demande ?

Pourtant, c’est bien le client qui est au cœur des entreprises qui gagnent. Chez Amazon, qui est devenu en août 2014 le premier vendeur sur internet de France après avoir ravi cette place en Allemagne et au Royaume-Uni, il y a toujours une chaise vide dans les réunions, c’est celle du client, la seule qui compte finalement.

client heureuxLes cyberacheteurs plébiscitent l’attention que l’on peut leur porter, puisque 89% d’entre eux sont prêts à dépenser davantage s’ils rencontrent une excellente expérience client.

L’idée d’une excellence française en matière de relation client est donc souhaitable en plus d’être réalisable.

Le client de 2015 est exigeant et égocentré. Il faut répondre à ces caractéristiques en lui offrant un service à la hauteur de ses attentes.

 

 

Quelles pistes pour y parvenir ?

  • Créer des formations spécifiques où l’on apprendrait aux jeunes désireux de faire de la relation client l’écoute, le sourire, l’empathie.
  • Offrir à tous les personnels en contact avec le client un cadre de travail détendu, des modules d’apprentissage d’ « attention au client ».
  • Permettre aux conseillers clientèle d’avoir accès à une information permanente et complète sur tout le cycle de la commande
  • Qu’un organisme indépendant note régulièrement la prestation des entreprises en terme d’accueil et de relation client, et que les internautes puissent le faire également.
  • Que tous les salariés des entreprises soient challengés sur les résultats de la satisfaction client.
  • Que les chefs d’entreprise écoutent tous les mois un extrait des discussions entre ses collaborateurs et ses clients.

Parce que ce n’est pas au client d’avoir « la boule au ventre » d’avoir été maltraité par une entreprise, c’est à l’entreprise d’en être malade.

Frédéric Klotz

Frédéric a 15 ans d'expérience dans le e-commerce. Il fut l'un des premiers community manager de France, puis s'est ensuite occupé de qualité et de logistique. Depuis 2013, il a fondé OpenYourWeb, expert en Supply Chain du e-commerce, qui accompagne les e-commerçants sur les questions de relation client, logistique, transport ou encore SAV.

3 Commentaires

3 réponses à “Quelle relation client pour le e-commerce de demain ?”

  1. Alban dit :

    Chez Jardiforet.com, nous répondons et prenons systématiquement le temps avec tous les clients et prospects qui nous contact.
    Mais il est vrai que « le cours de logistique » est très courant, car nos produits sont souvent encombrants et sont livrés sur palettes et sur rendez vous, avec des camions spécifiques munis de ayons pour le déchargement des palettes.
    Lors des ponts de Mai, avec les interdictions de rouler qui sont faites au transporteurs, nous avons beau expédier en moins de 24h, il est pas rare que le client ne reçoive sa machine que 10/12j plus tard (et encore c’est quand le client est disponible immédiatement pour se faire livrer sa machine).

    Les places de marchés nous causes aussi régulièrement des tracas. Nous vendons des pièces détachées (disons des pneus pour faire simple), et il n’est pas rare que le client téléphone à la place de marché, ou les contact par chat pour se faire confirmer que la pièce détachée est livré seule comme indiqué sur la fiche article.
    Environ 5% du temps la PDM répond que non elle est livrée complète (pneu + jante).
    Le client est bien sur extrêmement dessus de na pas avoir fait l’affaire du siècle (car il en a prix 10 vue que le prix est 5X inférieur au prix normal) et nous reprenons à chaque fois à nos frais le retour des marchandises que le client ne veux donc pas au final.

  2. Corinne dit :

    Chez nous, la satisfaction clients est la priorité de notre service clients PowerBoutique. Un client satisfait est un client qui est fidèle bien sûr, mais aussi qui recommande son fournisseur.

    Un exemple concret est le fait que nos conseillers n’ont aucun objectif de durée d’appel. Car la durée est variable en fonction du sujet de l’appel, mais aussi de l’adaptation dont doit faire preuve le conseiller pour que le client puisse avoir le temps de comprendre la solution qui lui est fournie (et ceci dépend bien sûr de son degré de maturité, de ses compétences techniques). En prenant le temps nécessaire pour expliquer correctement à un client, nous évitons également qu’il rappelle pour le même sujet.

  3. kindy dit :

    Frédéric, je suis entièrement d’accord avec toi moi même qui gère une petite boutique je suis parfois trop bordelique quand mon fournisseur tardent à envoyé les produits il arrivent même que je reporte les réponse de relance des clients impatients et cela ma couté déjà deux mauvais commentaires très acerbe sur ma fan page

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La démarche Qualité dans l’eCommerce : le point de vue de Mon-Marché.fr

par Romain Boyer - Il y a 2 mois

Mon épouse passe de temps en temps des commandes sur différents sites « circuits court » comme La Ruche qui Dit Oui ou Mon-Marché.fr.

Et suite à une commande sur ce dernier (les produits sont vraiment de bonne qualité) il y a plus de 30 jours, nous avons reçu un message étonnant et plutôt qualitatif, voir ci-dessous.

Le mail reçu

Le mail reçu

J’ai adoré le principe, j’ai regardé qui était ce M. PAQUIN et il s’est avéré que c’était le patron de ce site, j’ai donc tenté le numéro de portable proposé dans le corps du message et je suis tombé sur Renaud PAQUIN lui-même. Et que conseiller de mieux ?

Pour vous resituer le bonhomme, c’est un ancien consultant en démarche qualité, qui s’est lancé sur un marché compliqué de la vente en ligne alimentaire avec Mon-Marche.fr.

Pour lui, ce qui déçoit le client, c’est le décalage entre l’attente du client et le ce qui se passe réellement et il se bat contre cela.

Sa démarche au départ a été de suivre chaque client pour comprendre comment ça se passait. Cela a été riche d’enseignements ; et si les clients ont été surpris, ils ont apprécié cette démarche qualitative. Cette démarche était évidente pour Renaud car pour lui, le commerce, c’est avoir du contact humain dans la relation client.

Au départ, il envoyait un courrier papier, signé à la main, ce qui avait un aspect bricoleur qui n’allait pas forcément avec l’obligation de qualité quand on touche à un sujet sensible comme l’alimentaire. Il a donc préparé un modèle de mail qu’il a automatisé, et qui lui apporte quelques contacts précieux au quotidien.

Mais alors, pourquoi le patron prend-il lui-même les appels ?

  • parce que les clients appellent de 7h à 22h, et que ça coûterait cher d’avoir des employés sur ces créneaux-là pour les quelques appels que ça génère
  • parce que le nombre d’appels est finalement peu élevé mais que chaque appel est important
  • parce que l’amplitude des questions est extrêmement importante (et les réponses ne seraient pas forcément toutes qualitatives)
  • parce que chaque client coûte extrêmement cher à acquérir et que perdre un client casse la chaîne de valeur, c’est une catastrophe
  • parce que les clients sont souvent déçus pour des mauvaises raisons et il faut prendre soin d’éduquer le client dans la confiance

Être au plus proche du terrain et légitimer ses décisions

Finalement, c’est un excellent moyen pour lui d’être en première ligne et d’être au plus proche des réalités ressenties par les clients, ce qui aide forcément à prioriser ses tâches.

Quand je lui ai expliqué finalement la raison qui a fait que nous n’avions pas commandé depuis plus d’1 mois, il a rebondi en m’expliquant ses prochains projets, j’ai eu presque la sensation qu’il réfléchissait pour moi tandis que lui réfléchissait pour la masse, c’est une sensation agréable pour tout client.

Essayez !

Tout cela est au plus proche de ma façon de voir les choses, je ne peux que vous inviter fortement à faire de même, vous apprécierez très rapidement les retours que vous aurez, et vous vous sentirez bien plus légitime pour prendre des décisions stratégiques en étant au contact du client.

A lire ou relire : 10 conseils eCommerce pour être au plus proche de vos clients.

Romain Boyer

Romain est un consultant eCommerce, spécialisé dans la création de valeur et l'optimisation du taux de conversion, ainsi que sur les pratiques cross-canal > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Profil sur Google > sur son blog eCommerce

1 Commentaire

Une réponse à “La démarche Qualité dans l’eCommerce : le point de vue de Mon-Marché.fr”

  1. Rayed dit :

    Je suis aussi convaincu que le service client peut être fait par le dirigeant. Les arguments que tu as cité sont extrêmement pertinents. Le CEO de Dropbox a laissé son numéro de portable dans la signature de son mail jusqu’à un nombre incroyable de clients (je n’ose pas écrire de nombre de peur de me tromper)

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eCommerce : faire un check-up

par Romain Boyer - Il y a 2 mois

Une fois n’est pas coutume, on va parler projets (cela pourrait concerner d’autres projets que l’eCommerce mais cela concerne tout particulièrement l’eCommerce).

Dans tout métier, il est utile de façon régulière de faire un check-up, de tout arrêter, de reprendre de la hauteur et de se poser des questions, pour s’assurer que l’on maîtrise autant que faire se peut son avenir.

Les différentes questions à se poser :

les indicateurs que vous avez mis en place reflètent-ils bien l’ensemble de l’activité ?

Le tableau de bord idéal eCommerce

Nulle besoin d’avoir d’office le tableau de bord eCommerce idéal, vous pourrez le créer à terme mais vous allez avoir très vite besoin d’indicateurs concentrés afin de capter chaque matin en 1 minute les principaux problèmes que vous allez devoir régler.

Pour cela, il vous faut bien choisir vos indicateurs, et il vous faut absolument les concentrer, j’insiste.

Si vous êtes un adepte de Google Analytics, vous pouvez créer vos propres tableaux de bord ou utiliser des modèles (essayez celui-ci par exemple) mais vous aurez besoin d’aller plus loin en captant notamment les informations de marge ou de coût par commande.

De manière générale, on devrait tous prendre le temps d’ajouter au fil de l’eau de nouveaux indicateurs afin d’avoir de plus en plus de capacité d’analyse pour décider de mieux en mieux. Pourquoi ne pas se donner l’objectif de rajouter 1 indicateur par mois à notre tableau de bord ? Cela nous force également à bien choisir cet indicateur unique qui va nous être rendu le mois prochain.

A mon avis, tout nouveau projet sortant du scope de l’existant devrait être accompagné d’un ou plusieurs indicateurs validant son bon état de fonctionnement.

Tous les projets sont-ils bien recensés et correctement ordonnancés ?

Chaque projet doit avoir une valeur business (pas forcément pécuniaire !). Il faut que cette valeur soit largement comprise et si possible partagée par l’équipe.

Comparer les valeurs business des différents projet permettra de prioriser les projets.

Valider a posteriori l’apport business des projets passés vous permettra aussi de :

  • motiver les équipes en montrant le résultat de leur travail
  • vous assurer qu’un projet n’a pas eu d’impact négatif
  • voir ce qui a mal été estimé pour mieux estimer la fois suivante

Avez-vous pensé à tous les détails ?

Cette question ne devrait en fait jamais se poser, vous n’avez évidemment pas pensé à tous les détails et c’est tout à fait normal.

La méthode agile nous apprend à découper nos besoins en besoins plus fins, avec pour chaque une valeur business clairement identifiée. Le principal est que les tâches venant à être commencées bientôt (je vous laisse le soin de définir ce que bientôt veut dire dans votre cas) soient bien définies avec des cas de tests bien explicites. Pour les macro-besoins plus lointains, vous les découperez en tâches de plus en plus fines et précises au fur et à mesure que vous vous approcherez de leur réalisation. D’expérience, vous n’avez en général que peu d’idée de ce que vous ferez réellement dans 6 mois.

Il est donc bon d’avoir deux niveaux de détails : macro pour ordonnancer les grands projets stratégiques, et micro pour une vue beaucoup plus fine et détaillée des besoins pour votre équipe technique, en prenant soin de partager avec elle la valeur business de chaque micro-tâche.

Vous êtes-vous donné un maximum de chances pour appréhender les complexités et impacts du projet à venir ?

Il arrive souvent que l’on compte sur une personne pour penser à tout ; et gare à elle si elle a oublié quoi que ce soit.

Deux têtes valent mieux qu’une et trois têtes valent mieux que deux, c’est une règle universelle. Et s’il est un moyen pour éviter autant que possible de passer à côté de choses importantes et impactantes, c’est bien le workshop.

A vous d’organiser les bons workshops avec les intervenants suivants au choix :

  • Un ou des responsables métier
  • Un représentant du service informatique
  • Le chef de projet/produit, responsable de la valeur business
  • Eventuellement le partenaire s’il s’agit d’une intégration

Conclusion

Se poser aussi régulièrement que possible ces questions permet de reprendre de la hauteur, d’avoir une vue à 360° sur chacun des projets, et de changer de point de vue pour palier des oublis, reprioriser les tâches, et s’assurer que les tous prochains projets sont bien ceux qui apporteront le plus de valeur à votre business.

Romain Boyer

Romain est un consultant eCommerce, spécialisé dans la création de valeur et l'optimisation du taux de conversion, ainsi que sur les pratiques cross-canal > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Profil sur Google > sur son blog eCommerce

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Logistique du e-commerce : bilan et perspectives

par Frédéric Klotz - Il y a 2 mois

Le début d’année, c’est le moment idéal pour parler bilan et évoquer l’avenir.

Je vous propose donc une petite rétrospective de 2014 et d’aborder les perspectives de 2015 concernant la logistique du e-commerce. Dans ce cadre, je me suis rapproché de 4 professionnels du secteur qui ont accepté de partager leur vision de ce marché.

Un secteur toujours en croissance :

Jean-Sébastien Léridon - Relais Colis

Avec 11% de croissance en 2014 (source JDN), l’e-commerce reste dynamique, mais certains « grands » commencent à s’essouffler devant la concurrence acharnée qui se joue aux premières places du classement. « Le transport B2C continue lui aussi de croître en parallèle » indique Jean-Sébastien Léridon, Directeur Commercial et Marketing de Relais Colis, l’inventeur de la livraison en relais (les volumes de Relais Colis ont cru de 15% en décembre 2014) et poursuit : « mais se cherche une rentabilité, surtout chez les acteurs privés« . Il faut dire qu’avec 4 transporteurs rien que pour la livraison hors domicile, le marché français est saturé et surtout fortement concurrentiel.

Les e-commerçants qui souffrent de la conjoncture ne s’y sont d’ailleurs pas trompés, « cherchant à répercuter sur les acteurs du transport le durcissement du contexte, ce qui a nécessairement tendu encore un peu plus les marges de tous les acteurs de la chaîne. » précise Stéphane Tomczak, Coordinateur e-logistique pour la Fevad et Ecommerce Europe. Et d’ajouter « Le prix est encore au coeur des débats mais les marchands n’en restent pas moins sensibles à la qualité de service qu’ils savent être un prérequis à leur rentabilité à long terme ».

E-commerce ou commerce connecté ? :

Philippe Bourriot - Viapost« Aujourd’hui, parler de e-commerce et de commerce n’a plus vraiment de sens » relève Philippe Bourriot, le Directeur de la Stratégie de Viapost Service, leader français de la logistique du e-commerce. Il est vrai que le client de 2015 ne fait plus vraiment de distinction entre commerce physique et e-commerce; ce qui l’intéresse, c’est que le produit ou service qu’il recherche soit accessible à l’endroit et au moment qui lui conviennent. Ainsi, poursuit-il « les pure players du e-commerce et les acteurs « traditionnels » sont en concurrence frontale. »

Cette tendance est confirmée par Olivier Theulle, Directeur des Opérations du groupe Fnac pour la France, qui précise que l’un des mots d’ordre du plan stratégique Fnac 2015 est « l’accroissement de la complémentarité entre nos magasins, le mobile et internet, pour faire la Fnac un acteur omni-canal. »

Dans ce nouveau schéma de fonctionnement, les pure players cherchent à s’adapter. Philippe Bourriot ajoute : « si parfois, la seule réponse qu’ils proposent est le prix le plus bas possible, d’autres cherchent à apporter plus de services, des points de contacts physiques ou à monétiser leur audience. On est alors loin du métier du commerce ! En conséquence, la logistique du e-commerce subit des à-coups pour s’adapter à ces nouvelles stratégies mises en œuvre par le e-commerçant : réactivité, recherche de performance sont au cœur des problématiques du logisticien, même si la visibilité moyen terme est parfois faible. »Un entrepôt de Fnac

De leur côté, les commerçants traditionnels ont enregistré de fortes croissances sur le canal web, comme le montrent les résultats de Viapost qui, avec une croissance forte (+20% en 2014), tire profit de sa stratégie d’accompagnement des commerçants sur tous les canaux de vente.

Les logisticiens traditionnels sont ainsi revenus dans le jeu grâce à leurs clients, mais les acteurs spécialisés dans le e-commerce ont une carte à jouer dans le réapprovisionnement des boutiques, ce que Viapost appelle B to R. Ce que j’appellerais plus généralement la logistique multi-canal : le logisticien de 2015 doit être à la fois capable de réapprovisionner les magasins de l’enseigne, mais aussi de livrer ses clients finaux chez eux, en boutique ou en relais.

 

Le hors domicile, planche de salut ?
Stéphane Tomzak - Favad et Ecommerce EuropeEn 2014, « le grand bénéficiaire de la croissance, c’est la livraison hors domicile » selon Stéphane Tomczak. « La livraison hors domicile a toujours le vent en poupe » confirme Jean-Sébastien Léridon.

En effet, même si la livraison à domicile reste le choix préféré des consommateurs avec environ 70% de part de marché, c’est sur leurs offres hors domicile que les transporteurs mettent un coup d’accélérateur.

Parmi les concepts qui ont le vent en poupe, on peut citer le click and collect dont le succès est étroitement lié à celui de la stratégie omni-canal des enseignes, mais aussi la percée des systèmes de consigne : Coliposte avait dégainé le premier voilà plusieurs années avec Cityssimo, Kiala avait suivi via un partenariat avec SNCF, et Relais Colis s’y est également mis en 2014 avec son service Packcity.

Le drive continue églement de se déployer : après Cdiscount et Mondial Relay avec ses Relais XL et XXL, ce fut au tour de Relais Colis de se lancer avec ses services Relais Max et Relais Drive. Jean-Sébastien Léridon explique cet engouement pour le hors domicile par « l’attrait des clients pour les prix bas ». J’ajouterais que c’est aussi, pour une clientèle urbaine et pressée, le côté très pratique de ces points de livraison qui assure leur succès. A ce titre, le nombre de relais évolue assez peu (4255 en 2013 contre 4126 en 2014 pour Relais Colis). Par contre, les acteurs du secteur les repositionnent pour adapter leur réseau à la localisation géographique des destinataires.

Jouant également la proximité, Fnac a innové en 2014 en proposant la gratuité de livraison à la fois sur le retrait magasin, mais aussi en Relais Colis si le magasin se trouve à plus de 30 km du lieu de livraison. Un concept intelligent issu de la réflexion omni-canal de « l’agitateur culturel », qui permet à tout un chacun de bénéficier d’un service homogène.

Tout, tout de suite :
L’express a eu le vent en poupe en 2014 !  Adoptant le système de livraison ultra-rapide de Deliver.ee, Fnac a lancé son offre « 3 heures Chrono ». « L’idée est d’être ultra-réactifs et de proposer au consommateur une livraison quasi-immédiate, quelque soit le lieu de remise du colis. » indique Olivier Theulle. En effet, grâce à ce système, « nos clients ont pu commander jusqu’à 16h le 24 décembre pour être livrés chez eux dans la soirée ». Une vraie performance. Et si le client Fnac choisit le retrait en boutique, sa commande est prête 1 heure après dans le magasin Fnac de son choix.

Express+Dans la même veine, tous les grands e-commerçants ont décidé de suivre Amazon sur son offre Premium. Le géant était pourtant resté longtemps sans concurrence avec son forfait de livraison express. A Noël, on a donc vu fleurir ces offres : « Express+ » chez Fnac, « Express à volonté » chez Cdiscount ou encore « Express illimité » chez RueDuCommerce.

L’intérêt de la fidélisation du consommateur, exigeant et en quête de rapidité d’exécution, est évident. La rentabilité de ces forfaits sera bien entendu la question de 2015, car si les clients « forfaitisés » ont tendance à multiplier les achats, qu’en sera-t’il de leur panier moyen ?

 Vers une logistique « sans couture »
A coup sûr, la logistique de demain pour le e-commerce doit s’adapter au parcours du consommateur. L’expérience utilisateur (UX) ne doit pas être prise en compte seulement lors des contacts du client avec le e-commerçant ou lors de sa navigation sur le site, il ne peut s’agir que d’un ensemble car toute la chaîne de valeur est concernée.Viapost entrepôt

Dans un contexte économique défavorable, les entreprises qui gagneront des parts de marché sont celles qui vont s’adapter en permanence au consommateur, pour le livrer où et quand il le souhaite. Philippe Bourriot ajoute « Pour dépasser la seule notion de prix, la logistique est un atout majeur puisqu’elle permet de créer des services et de renforcer la valeur ajoutée. » Ainsi, Viapost a lancé toute une série de chantiers visant à « intégrer au centre de l’éco-système du commerçant non seulement la logistique, mais aussi ses boutiques et ses fournisseurs… cette notion de stock étendu permet de réconciler la logistique hors et en entrepôt pour un bénéfice orienté 100% satisfaction client. »

Du côté du transport, c’est le « raccourcissement des délais et la commodisation de la livraison en J+1 » qui seront les courants porteurs selon Stéphane Tomczak. La livraison le lendemain sera en effet la norme en 2015, portée par les forfaits de livraison express. Le mot d’ordre sera praticité : optimisation et densification des lieux et des solutions de livraison, services personnalisés, des produits et services accessibles vite et partout !

Et la livraison le jour même comme référence ? On en reparle en 2016 !

Bonne année !

Frédéric Klotz

Frédéric a 15 ans d'expérience dans le e-commerce. Il fut l'un des premiers community manager de France, puis s'est ensuite occupé de qualité et de logistique. Depuis 2013, il a fondé OpenYourWeb, expert en Supply Chain du e-commerce, qui accompagne les e-commerçants sur les questions de relation client, logistique, transport ou encore SAV.

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Apéro web & E-commerce le 05 février 2015

par Benoit Gaillat - Il y a 2 mois

Vous aviez peut être vu passer le premier Apéro web et E-commerce Paris du mois d’août(voir cet article) . Même si je n’ai pas pris la peine décrire un article à chaque fois nous avons, avec Pierre Alain, organisé plusieurs depuis. Une page Facebook dédié à l’événement est ouverte et permet de suivre tous les Apéro Web et d’être sûr de ne pas en louper un seul.

La bonne nouvelle c’est que le prochain aura lieu dans une semaine exactement ! Il est encore temps de s’inscrire pour aller boire un verre (avec modération, il est invité) et de rejoindre les 114 autres inscrits.

Le thème est très simple : Rencontre & partage en toute convivialité autour d’un verre et de nombreux hashtags : #digital #ecommerce #applis #webmarketing #multicanal #ux #serviceclient #dev #cross-canal .

Tout se passe au Carlie, 177 Rue Saint-Martin, Paris 3ème, métro Rambuteau, jeudi 5 février à partir de 19h !

Plan de Paris
On vous attends alors inscrivez vous sur la page de l’événement -> https://www.facebook.com/events/800449173338378/
Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

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Vendeurs Marketplace Cdiscount, attentions aux petits arrangements avec les soldes

par Benoit Gaillat - Il y a 2 mois

[Grosse mise à jour de cet article en bas de page ou Cdiscount m’a détaillé son processus de sélection de produits en soldes, voir [EDIT2] ]

Vous le savez la période des soldes est extrêmement importante pour de nombreux E-commerçants. Dans l’univers de l’habillement bien évidemment mais aussi dans le secteur de l’électronique. C’est un secteur sous pression permanente des prix et les nombreuses promotions dans l’année peuvent faire baisser les prix de références des produits.

Lors des soldes il est donc difficile pour certains marchands de présenter des offres attractives sans passer outre quelques règles fondamentales des soldes.

Petit rappel, pour avoir des soldes en bonne et du forme il vous faut :

  • Un prix de référence : VOTRE prix de vente le plus bas pendant les 30 derniers jours.
  • Un prix de vente soldé
  • La réduction en pourcentage
  • Avoir les produits EN STOCK depuis plus de 30 jours
  • Ne pas faire de réappro (de nouvelles commandes) sur ces références. Ce sont des produits en fin de vie normalement.

Bref, Voila la formule magique des soldes. Si vous réunissez tout ça vous aurez le droit d’apposer le logo « soldes » sur votre produit. Voyons maintenant voir comment Cdiscount prend quelques libertés avec tout ça :

Voici un exemple de jeu vidéo en solde (c’est marqué dessus)

Soldes Wii U   Wii U   Achat Accueil Jeux vidéo   Soldes  Cdiscount

Le jeu, entouré en rouge, est donc en soldes, voyons voir :

  • Prix de référence : 59.69 €
  • Prix de vente : 39.99 €
  • Réduction 33 %
  • Date d’arrivée en stock : inconnue
  • Pas de réappro ? On va voir

A priori pas de souci particulier sauf que :

Ce produit est hyper récent : date de sortie le 28/11/2014, il y a un mois et demi. De plus Cdiscount n’a jamais vendu le produit à 56.69 €, c’est , au mieux, le prix maximum indiqué par le fournisseur. La pression concurrentielle sur ce type de produit (Avec Amazon en face) ne permet en effet pas de les vendre « plein pot » et le prix de 39,99 € est celui le plus souvent vu sur le web.

Mais c’est surtout le fait que ce type de produit est un « long time seller » qui est troublant. En effet vu que le produit est en solde, Cdiscount n’a pas le droit de faire du réappro dessus. Bizarre pour un produit qui sert de locomotive de vente à la Wii U et qui va se vendre, comme des petits pains, durant au moins deux ou trois ans.

Évidement une erreur et vite arrivée, surtout dans un catalogue aussi large que celui de Cdiscount et ce produit pourrait être un cas isolé. malheureusement, à peine à la page suivante on retrouve le même cas : erreur de prix, et restockage quasi certain d’un produit » top seller » toute l’année 2015 :

Soldes2 Wii U   Wii U   Achat Accueil Jeux vidéo   Soldes  Cdiscount

La liste est évidemment très longue et il est dommage que ce type « d’erreur » ne soit pas plus surveillé par la DGCCRF. Les clients eux ont se feront avoir une fois mais pas deux. C’est aussi avec ce type de comportement que l’on diminue son taux de conversion « sans s’en rendre compte » et c’est exactement l’inverse de ce que préconise Frédéric Klotz dans l’article juste en dessous (ou ici : Le client est ROI ) .

Et vous comment gérez vous ces fausses promotions chez vos concurrents ?

[EDIT]

A noter que d’autres suivent le même chemin [Source]

Soldes asos

 

[EDIT2]

Après discussion avec les services de Cdiscount il s’avère que ce type d’erreur provient uniquement des vendeurs marketplaces. Cdiscount ayant un processus de mise en soldes des produits basé sur le prix le moins cher durant les 30 derniers jours, c’est d’ailleurs indiqué sur les fiches produits (entouré en rouge ci dessous) :

SAMSUNG UE55H6240 Smart TV 3D 138 cm   Achat   Vente Téléviseur LED   Soldes  Cdiscount

 

Le prix barré est bien indiqué comme le prix le plus bas des 30 derniers jours. On voit que le process est tout de même beaucoup plus régulier sur les produits maîtrisés par Cidscount.

Cdiscount n’est, pour le moment, pas responsable des prix des vendeurs marketplaces. C’est donc chaque vendeur qui doit se montrer assez « carré » pour respecter toutes les contraintes et il faut bien reconnaître que ce problème se pose sur toutes les marketplaces existantes : Rueducommerce, Amazon ou autre.

Ça augure pas mal de travail de recherche pour la DGCCRF et que c’est le consommateur qui pâtit de ces vendeurs indélicats.

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

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11 Commentaires

11 réponses à “Vendeurs Marketplace Cdiscount, attentions aux petits arrangements avec les soldes”

  1. J’ai vu tes tweets passés ce matin et je partage ce coup de gueule.

    Car depuis des années, je vois des e-commerçants solder ce qu’ils ont envie de solder et non pas ce qu’ils peuvent réellement solder (produits non réapprovisionnés, en fin de série) ! Sans parler des politiques prix non respectées. Car effectivement, c’est le prix le plus bas pratiqué dans les 30 derniers jours qui devient le prix de référence pendant les soldes (sinon, on ne s’embêterait pas à faire des -20% dès le 2ème article avant les soldes …).

    Et travaillant pour des marques ayant des boutiques (beaucoup plus surveillées ?), j’ai toujours fait attention à respecter la législation pour les soldes. Quitte à être moins attractif que d’autres, malheureusement. Si certains sont prêts à « payer » (si contrôle il y a) et rester attractif (et mensonger) pendant ce temps… C’est qu’ils s’y retrouvent à la fin.

    Et puis au mieux … Pas vu, pas pris !

  2. Rom San dit :

    Il est abérent de constaté que le tromperie continue sur cdiscount, la console actuellement vendu a 358.30€ avec une réduction de 143€ pour un prix de référence de 501.62€.
    Hors ce prix de référence n’a jamais était appliqué, puisque la console était vendu par cdiscount depuis le 13/01 a 229.99€.
    IL y a donc une fausse remise est un faux prix de référence qui trompe le client.
    http://www.cdiscount.com/jeux-pc-video-console/consoles/console-new-nintendo-3ds-xl-zelda-majora-s-mask/f-1033922-0045496503093.html
    http://editioncollector.fr/jeux/un-bundle-collector-zelda-pour-la-new-3ds.html

  3. pierre dit :

    debut des soldes 7 janvier, prix et stock de reference 7 decembre:
    si je fais des niveaux de stocks couvrant des ventes jusqu en fevrier avant le 7 decembre en ne baissant mon prix avant le 7 janvier, en quoi est ce mensonger ou frauduleux d appliquer des soldes sur ce produit?

  4. @Pierre : Rien de frauduleux mais tu as interdiction (y compris après les solde) de faire du réassort sur ce produit. Clairement ce n’est pas le cas des références citées ci dessus, ni au niveau des prix pratiqués, ni des stocks, ni des promos.

  5. frulo dit :

    est-ce vraiment cdiscount ou des vendeurs tiers ?

  6. pierre dit :

    @benoit, faux, le reassort est autorisé après les soldes, donc si c-discount entre dans ce cadre, RAS et bcp de bruit pour rien

  7. Rafa dit :

    Bravo et merci Benoit d’avoir pointé du doigt l’activité grossière et frauduleuse du N°1 Français du e-commerce. Pour ma part j’ai été victime d’une offre alléchante il y qq mois / OPERATION « 25% remboursé sur un ordinateur » après plusieurs courriers demandés par cdiscount, je n’ai jamais été remboursé. Ce site représente pour moi une grande supercherie!

  8. Golgoth dit :

    @ Benoit , En y regardant de plus prêt les produits concernés ne sont pas des produits vendu directement par CDISCOUNT mais par un vendeur Clemarché ( Market place) . Dans ce cas là : Distribnet
    http://www.cdiscount.com/jeux-pc-video-console/wii-u/super-smash-bros-jeu-wii-u/f-1039901-nin0045496333591.html#mpos=14|mp

    Donc à mes yeux, une déduction un peu trop rapide incriminant directement ce site …

  9. @Golgoth, en effet, je vais mettre à jour l’article car après discussion avec Cdiscount (ils m’ont expliqué leur process) c’est les vendeurs marketplace qui peuvent être borderline parfois. l’article va être mis à jour dans l’après midi.

  10. pierre dit :

    expert: personne apte à juger de quelque chose, connaisseur, in Larousse Edition 2015

  11. @Pierre : seul ceux qui ne font rien ne commettent pas d’erreur.

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Le client est ROI

par Frédéric Klotz - Il y a 3 mois

Frederic klotzNote de Benoit : Aujourd’hui j’ai le plaisir d’accueillir sur le blog Frederic Klotz, que je connais depuis Rueducommerce (2006 déjà …) .  C’est sa première intervention ici mais surement pas la dernière, Frédéric était un des piliers du bon fonctionnement de Rueducommerce durant des années. Pour faire court Frédéric a plongé dans le web en 2001 et n’en est jamais ressorti. Il fut l’un des premiers community manager de France, puis s’est ensuite occupé de qualité et de logistique. Depuis 2013, il a fondé OpenYourWeb, qui accompagne les e-commerçants sur les questions de relation client, logistique, transport ou encore SAV.

A n’en pas douter, l’ajout du préfixe E au terme « commerce » a changé quelque chose.

Pas d’un point de vue logistique : le colis d’un livre ou d’un smartphone reçu en 2014 n’a rien de vraiment différent du colis de vêtements que recevait ma grand-mère dans les années 80.

Ce qu’a changé le E, c’est la relation à l’achat.

Derrière un écran, tout est plus facile : pas besoin de bouger, il suffit de surfer puis, une fois décidé, d’attraper sa carte bancaire. L’acte d’achat est simple et rapide.

Le E-consommateur s’attend donc que tout le reste de son parcours soit sur ce même mode : facile et rapide.

 

Un suivi défaillant, un colis non reçu, un mauvais accueil et patatras !

Le meilleur exemple de ce changement de la relation à l’achat, j’ai pu l’observer chez RueDuCommerce après son rachat de CD&Co. CD&Co était un petit revendeur informatique sur catalogue papier, avec une clientèle de petites entreprises et de particuliers accros à la techno.

Juste après ce rachat, donc, le service clientèle de RueDuCommerce recevait les contacts de la part des clients des deux enseignes.
La différence entre les deux comportements de clients était flagrante : du côté de CD&Co, c’était la grande compréhension : « Mon disque dur arrivera dans 3 semaines ? Ah ok, j’attendrais, merci Madame ! ».
De la part des E-consommateurs de RueDuCommerce, c’était une autre paire de manche ! « J’ai passé commande il y a deux heures et je ne peux toujours pas suivre mon colis, comment cela se fait-il ? ».

Avec le E, le consommateur est devenu exigeant d’informations, de rapidité et de simplicité. La généralisation des connexions sur appareils nomades n’a fait qu’accentuer le phénomène.

A l’heure de notre société du « moi », le client du E-commerce doit se sentir écouté, on doit lui donner des informations personnalisées et en temps réel.

Rappelez-vous, vous êtes avant tout un commerçant ! Et quel est pour vous le commerçant qui vous marque ? N’est-ce pas celui qui vous accueille avec le sourire, qui s’excuse en cas de pépin et vous remplace tout de suite la marchandise, qui vous fait des petits cadeaux ?

 

Le client est ROI.

  • Et le ROI me direz-vous ?

Il est justement lié à l’expérience que vous faîtes vivre à votre client, et surtout au traitement que vous lui réservez en cas de contact avec vos équipes, qu’il s’agisse de régler un «accroc» ou d’une simple question.

C’est là qu’on ne peut éviter de parler du géant Amazon : lorsque vous recevez un colis endommagé, un conseiller clientèle de ce site vous appelle dans l’heure après votre déclaration sur le site pour vous proposer une solution.

Autre exemple, dans l’actualité récente : un étudiant qui avait reçu pour 4500 € de matériel par erreur, destinés au SAV du géant américain, s’est vu offrir le tout (lire ici) !

Robert Quinn

Le buzz généré par cette affaire a certainement rapporté bien plus que la valeur du « cadeau » ! D’ailleurs, ses ventes n’arrêtent pas de battre des records (voir ici ).

Le nec plus ultra ?

Non, la recherche du R.O.I. par la satisfaction client.

Notre E-client est satisfait, je n’ai pas perdu de temps en palabres et lui non plus, je n’ai pas perdu d’argent au travers de longues enquêtes pour savoir ce qui s’est passé, et mon client va revenir car il sait que je devancerais ses attentes.

Le modèle d’Amazon est clair : une offre géante, une présentation ultra simplifiée des produits, une expérience client sans failles. Le taux de fidélisation en ressort considérablement supérieur à certains concurrents.

Il ne faut pas se leurrer, la fidélité de l’e-consommateur, c’est le nerf de la guerre. Le taux de recommande dans l’année d’un client du e-commerce dépasse rarement 1,5 commande. Car notre E-client a le choix : un site de e-commerce naît chaque demi-heure en France.

téléphone à la merLa différenciation, vous l’acquerrez en offrant dès le départ une relation client de qualité.

Je vois encore trop de jeunes e-commerçants ignorer leurs clients, la boîte mail de leur SAV débordant, leur entreprise attaquée sur la toile, pour finir avec des plaintes de clients qui se trouvent en seconde ou troisième position sur Google lorsqu’on tape le nom du site…

Triste destin quand on sait que près de 80% des prospects regardent ce qui se dit d’un produit, d’un service ou d’un commerce sur internet avant d’acheter…

 

  • Le service à vos clients : votre clé de différenciation

Bien acheter c’est important, bien présenter un produit c’est important. Mais ne négligez jamais la relation client !

Certes, il n’est pas question de vous mettre au niveau d’Amazon qui dépense des budgets colossaux avec ses « free replacement » et en acceptant tout de ses clients, mais vous devez tout faire pour faciliter la « vie » de vos clients :

–          Etre facilement joignable

–          Répondre aux demandes dans la journée (quitte à ne faire qu’un accusé de réception pour une question qui prendra du temps à se solutionner)

–          Rester toujours courtois

–          Ne pas faire de fautes d’orthographe dans vos réponses

–          Comme vos clients, être multicanal : leur permettre de vous joindre par téléphone, chat, email, sur Facebook, Twitter, etc… (selon vos supports favoris)

–          N’hésitez pas à passer un coup de fil au client en cas d’incompréhension !

En résumé, ne négligez jamais ce lien précieux que réclament vos clients avec vous. Dans une vente dématérialisée, derrière un écran, on ne sait jamais trop à qui on a affaire. Si la relation se passe bien, il y a des chances pour que votre client revienne !

En suivant ces quelques conseils, je vous souhaite de ne pas découvrir un jour le RONI (return on non investment) !

Frédéric Klotz

Frédéric a 15 ans d'expérience dans le e-commerce. Il fut l'un des premiers community manager de France, puis s'est ensuite occupé de qualité et de logistique. Depuis 2013, il a fondé OpenYourWeb, expert en Supply Chain du e-commerce, qui accompagne les e-commerçants sur les questions de relation client, logistique, transport ou encore SAV.

2 Commentaires

2 réponses à “Le client est ROI”

  1. droguerie dit :

    Très bonnes explications ! Le client sur Internet est plus difficile à fidéliser mais i lest clair que l’étape décisive est l’expédition du colis. Il est important de réagir rapidement et se montrer présent en cas de détérioration du colis ou d’oubli de produits. Il est préférable aussi d’ajouter des éléments complémentaires comme des cadeaux ou des échantillons pour montrer que l’on a aussi ce produit là dans la gamme.

  2. Nicolas dit :

    Le client est ROI, un principe que vous devriez apprendre à Boulanger. Je déconseille fortement de commander chez Boulanger, cette entreprise ne connait pas le respect des clients et de l’envoie de leur colis.

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