3 questions à Paul Lorne (co-fondateur de Spartoo) : « le click and mortar est notre modèle gagnant »

par Frédéric Klotz - Il y a 2 mois
Depuis Monaco, entretien flash avec Paul Lorne, l’un des trois dirigeants-fondateurs de Spartoo.
Venu présenter au salon Ecommerce One to One sa solution de transport Toopost, nous revenons avec lui sur l’actualité de l’entreprise et sa vision du e-commerce de demain.
Quels sont aujourd’hui les relais de croissance pour une entreprise mature comme Spartoo ?

Nous construisons notre croissance autour de deux axes : en France tout d’abord, nous avons ouvert un réseau de magasins en propre, ce qui a permis de créer de la valeur autour de la marque, d’apporter un nouveau service de proximité et de fidéliser nos clients.

En raison de la visibilité accrue, nous enregistrons un chiffre d’affaires plus important par client dans les villes où nous sommes implantés.
Nous avons constaté que lorsqu’un client a eu une expérience en magasin (achat direct en magasin ou click& collect), il va plus consommer.
Nous avons démarré par une implantation régionale avec des ouvertures à Grenoble évidemment, mais aussi Annecy, Chambéry, Clermont-Ferrand,… et nous sommes en train de déployer nos boutiques dans des villes plus importantes : nous venons par exemple d’ouvrir un magasin à Carré Sénart et à La Défense.
A l’international, Spartoo est déjà présent dans 25 pays. Nous poursuivons notre développement dans ces pays, mais nous avons aussi l’ambition d’ouvrir de nouvelles destinations.
Avec ses boutiques, Spartoo « descend dans la rue », n’êtes vous pas en train de changer de modèle ?
Nous pensons que la suite logique du modèle pure player est le click and mortar. Ceux qui n’avancent pas sur ce sujet vont se mettre en danger à court ou moyen terme.
Spartoo a 12 ans : que reste-t’il des débuts de l’aventure ?
Les trois fondateurs sont toujours présents ! Il n’a pas été toujours facile de grandir et monter en compétence ensemble, de partager les responsabilités, mais nous sommes toujours là, fidèles au poste, et cette constance est plutôt une chose rare dans notre métier.
Nous avons aussi la chance de pouvoir compter sur une équipe présente depuis les débuts et qui a progressé avec l’entreprise, ce sont nos managers actuels.
Et puis, nous avons conservé certaines valeurs : concentrer nos efforts sur l’internalisation des outils, faire de l’analytique, garder la tête froide.
Le site, le back-office, la logistique, tout est opéré en interne. C’est pour nous un credo, une marque de fabrique. Et alors que l’entreprise a de plus en plus besoin d’outils, nous développons des solutions comme le « chat » en interne. Nous créons de la valeur parce que nous maîtrisons nos outils et les sujets qui y sont reliés.
Frédéric Klotz

Frédéric a 18 ans d'expérience dans le e-commerce. Il fut l'un des premiers community manager de France, puis a ensuite pris en charge la qualité et la logistique de RueDuCommerce. Depuis 2013, il a fondé OpenYourWeb, expert en Supply Chain du e-commerce, qui accompagne les e-commerçants sur les questions de relation client, logistique, transport ou encore SAV.

1 Commentaire

Une réponse à “3 questions à Paul Lorne (co-fondateur de Spartoo) : « le click and mortar est notre modèle gagnant »”

  1. PrestaSOO dit :

    Ce serait formidable si vous pouviez non seulement vendre en ligne, mais aussi avoir un magasin physique pour atteindre les clients locaux, fidéliser la clientèle et améliorer l’expérience client avec le produit. La chose délicate est que les magasins physiques exigent toujours un investissement énorme, et cela rend les petites entreprises en difficulté.

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Colissimo lance le forfait de livraison pour tous

par Frédéric Klotz - Il y a 2 mois

Tous les grands acteurs proposent désormais un forfait illimité de livraison, à commencer par Amazon et son service Prime avec ses 3 millions d’abonnés en France, sans oublier Fnac+ ou encore Infinity de ShowRoomPrivé.

Mais que faire quand on est moyen ou petit ? Comment mettre en place ce service sur le plan commercial et technique ?

C’est à cette demande spécifique de la part de ses clients que Colissimo a voulu répondre en lançant Colissimo Pass. Le service a été présenté en détail par le transporteur à l’occasion du salon Ecommerce 1to1 de Monaco.

Comment ça marche ?

Un client souscrit un abonnement en ligne à Colissimo Pass sur le site dédié, pour la modique somme de 9 € par an (au lieu de 39 € à terme), et cela lui donne accès à un catalogue de boutiques en ligne partenaires qui vont toutes lui proposer la livraison et les retours gratuits.

L’identifiant du client sur le site marchand sera fusionné avec celui de son compte Colissimo Pass pour que la livraison gratuite lui soit proposé à chaque visite.

Les avantages pour vos clients

  • La livraison est toujours gratuite, il n’y a pas de surprise
  • L’accès à des dizaines de marchands différents et complémentaires
  • Un seul identifiant permettant une navigation simplifiée

Quels bénéfices pour un marchand ?

  • Des coûts d’acquisition réduits puisque Colissimo génère le trafic vers l’offre et prévoit une communication massive on et offline sur Pass dès le second trimestre 2018.
  • Des clients fidélisés et donc du « repeat business » (il est prouvé que les clients « encartés », c’est à dire titulaires d’un abonnement à la livraison illimitée consomment plus que les autres).
  • Une rémunération (part de l’abonnement) pour tout client abonné via l’enseigne.

Les inconvénients

  • L’offre reste pour le moment limitée à 30 marchands, l’intérêt est donc réduit pour les clients, cela est heureusement compensé par un coût d’abonnement modique.
  • Le marchand doit offrir la livraison sur ses propres budgets, vos conditions commerciales ne vont pas changer. Colissimo assure que l’opération est rentable grâce à la répétition des achats suscitée par l’abonnement. Les équipes commerciales vous proposeront d’ailleurs un simulateur pour vérifier la rentabilité de votre conversion au forfait Colissimo Pass.

Quels résultats actuellement ?

Sur l’opération Colissimo Pass, l’entreprise prévoit 50.000 abonnés et 50 marchands partenaires à fin 2018. L’objectif est d’avoir 1 million de clients à terme, l’entreprise compte sur sa communication et sur sa base de 10 millions de clients pour contribuer au succès du service.

Au global, rappelle Benoît Huc le Directeur Commercial, Colissimo a livré 318 millions de colis en 2017 avec un pic à 2,7 millions de colis sur une seule journée en fin d’année !

Frédéric Klotz

Frédéric a 18 ans d'expérience dans le e-commerce. Il fut l'un des premiers community manager de France, puis a ensuite pris en charge la qualité et la logistique de RueDuCommerce. Depuis 2013, il a fondé OpenYourWeb, expert en Supply Chain du e-commerce, qui accompagne les e-commerçants sur les questions de relation client, logistique, transport ou encore SAV.

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Et le magasin devint entrepôt

par Frédéric Klotz - Il y a 2 mois

A l’occasion du salon Ecommerce 1to1 de Monaco qui rassemble les dirigeants du secteur et la crème des prestataires, Deliver.ee a présenté son nouvel outil appelé Mothership.

Nous avions déjà évoqué Deliver.ee il y a deux ans, parmi les nouveaux acteurs de « ship-from-store ». Comme nombre de start-up dédiées à la livraison, cet acteur utilisait un algorithme permettant de mettre en relation donneurs d’ordres du retail et livreurs, pour servir les clients du e-commerce.

Avec Mothership, Deliver.ee va plus loin. Il permet à chaque magasin d’organiser son transport, de programmer et suivre des livraisons via une interface disponible en mode SAAS, en toute autonomie.

Avec cet outil qui embarque nativement les 250 transporteurs partenaires, un magasin va pouvoir par exemple saisir en direct la commande d’un client, et Deliver.ee va s’occuper du reste : trouver le transporteur adéquat pour cette mission, envoyer les éléments de suivi au client final et évidemment assurer la livraison. C’est un peu comme si vous branchiez un « Prime Now » sur votre boutique.

Deliver.ee est parti du constat que les retailers ont souvent une multitude de lieux d’entreposage (magasins, darkstores, drives, dépôts), de transporteurs, et finalement pas souvent d’outil pour orchestrer ces flux.

Concrètement, comment se passe l’intégration de cet outil ?

Deliver.ee promet une interface simple et intuitive et une installation en 2 heures, que ce soit dans les boutiques ou chez les transporteurs.

L’outil peut permettre d’embarquer vos transporteurs existants, à condition bien entendu qu’ils se dotent de l’application Mothership.

A la manière d’un Uber ou d’un Deliveroo, dès qu’une demande de livraison sera enclenchée, le livreur recevra une alerte et devra confirmer ou non sa disponibilité pour assurer la mission.

Côté client, le suivi de la livraison permet de rassurer le destinataire sur une interface géolocalisée et aux couleurs de l’enseigne, il peut également noter la prestation. Deliver.ee parle d’une baisse du WISMO, le fameux « Were is my order? » qui encombre les services clients du e-commerce, grâce à son outil.

Mothership semble donc être un outil intéressant pour les magasins mais pas uniquement. Il va gérer les différents stocks dont vous disposez et « piocher » dans le plus adéquat puis arbitrer pour le transporteur le mieux à même d’opérer cette livraison de manière rapide et efficace.

Cet outil s’inscrit dans une tendance de fond qui voit se démultiplier les points de stockage pour mieux servir les clients. Petit à petit, de la même manière que les immenses centres commerciaux de périphérie, les grands entrepôts vont voir leur part dans l’activité du retail décroître au profit de multiples lieux de stockage.

 

Le magasin va devenir l’endroit privilégié de stockage mais pas uniquement. Les marques du retail vont pouvoir utiliser des petits dépôts locaux, des darkstore, ces magasins-entrepôt qui ne sont pas ouverts au public mais qui servent de lieu de stockage souvent à la périphérie des villes, les drive et bien entendu leurs entrepôts habituels pour livrer leurs clients dans la journée.

La promesse de cet outil avant-gardiste est de livrer chaque client à J, mais aussi de lui permettre de faire un retour dans le même délai. Mothership est disponible partout où vous avez des boutiques et lieux de stockage avec des transporteurs associés, et les transporteurs de Deliver.ee couvrent déjà 63 agglomérations en France. Le modèle économique repose sur un abonnement mensuel plus des frais fixes de 30 centimes par livraison.

L’entrepôt d’aujourd’hui n’est pas encore mort, mais la multiplication des lieux de stockage doit l’amener à se réinventer.

Frédéric Klotz

Frédéric a 18 ans d'expérience dans le e-commerce. Il fut l'un des premiers community manager de France, puis a ensuite pris en charge la qualité et la logistique de RueDuCommerce. Depuis 2013, il a fondé OpenYourWeb, expert en Supply Chain du e-commerce, qui accompagne les e-commerçants sur les questions de relation client, logistique, transport ou encore SAV.

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eCommerce : Comment mettre en place le Progressive Web Apps en 7 étapes

par Romain Boyer - Il y a 2 mois

Les Progressive Web Apps sont pour moi un tournant majeur de la conception des sites Internet. Un tournant un peu compliqué et qui nécessite pour beaucoup de se réinventer.

Je vous ai déjà fait un topo sur l’importance des PWA pour le eCommerce, je ne vais pas le refaire et je vous invite à le lire ou à le relire avant la lecture de cet article, beaucoup plus focalisé sur le « how to ».

Quand puis-je dire que mon site/mon application (cela veut dire exactement la même chose !) est PWA ?

Il convient de rappeler comment Google (créateur de cette appellation), caractérise la chose. Sont appelées des Progressive Web Apps des applications qui sont :

  1. Progressives (pour chaque utilisateur, peu importe le navigateur)
  2. Responsive (adaptées au support de l’utilisateur)
  3. Indépendantes de la connectivité (doivent pouvoir marcher partiellement sans connexion)
  4. « App-like » (claires, fluides et utilisables)
  5. Fraîches (à jour)
  6. Sécurisées (impossible de faire sans HTTPS de toute façon)
  7. Découvrables (manifeste – = informations sur l’appli – défini de manière à permettre d’identifier des informations utiles pour les robots)
  8. Ré-engageables (doivent utiliser les fonctionnalités comme le push pour faire revenir les utilisateurs)
  9. Installables (icône sur l’écran d’accueil)
  10. Partageables (faciles à partager via une URL)

Etapes d’implémentations que je vous suggère

J’ai identifié des étapes qui me semblent être de bons échelons, pour mettre en place progressivement l’ensemble des possibilités proposées par PWA.

Soyons clair, je manque comme la plupart d’entre nous d’expérience sur ce sujet, je vous propose donc cette feuille de route qui me semble logique, et que je vais aussi tenter de suivre de mon côté.

Si vous avez un avis pour enrichir le mien, n’hésitez pas, cet article n’est pas fait pour être figé, il devrait idéalement évoluer dans le temps grâce à vous ! (promis, je vous mentionnerai explicitement avec les modifs/ajouts qui me semblent intéressants !)

Dans cette feuille de route, chaque étape doit être un gain pour vous :


1. Installer le HTTPS (en profiter pour le HTTP/2)

Pour info ou rappel, Google a annoncé commencer à impacter l’absence de https sur votre positionnement, donc le plus tôt est le mieux.

Concernant le HTTP/2, une image valant mieux que de longs discours, je vous laisse admirer le schéma ci-contre, il est très explicite, vous voyez comme HTTP/2 permet de paralléliser les chargements plutôt que de les faire à la chaîne, il permet en fait de mieux exploiter les nouvelles capacités de bande passante permises par la plupart des connexions aujourd’hui.

2. Mettre en place les services workers pour pouvoir gérer les notifications push grâce au cloud messaging de Google

Là on entre dans la magie des nouveaux usages encore trop méconnus. Vous en rêvez mais vous n’osez pas, pensez que c’est trop compliqué ou trop cher.

C’est en réalité assez simple et gratuit.

En gros :

  • vous mettez en place l’utilisation des « services workers », un nom barbare pour une fonctionnalité cachée dans votre navigateur, qui sert à pas mal de choses et ici en particulier à recevoir et transmettre à qui de droit des notifications push
  • vous utilisez un service de push, par exemple Google Firebase Cloud Messaging (FCM), PushEngage, Axengage, qui demandent pour vous l’autorisation à l’utilisateur de communiquer directement avec son navigateur
  • Vous sollicitez cet outil, qui transmet une instruction au navigateur ou au smartphone, qui transmet l’instruction à votre code
  • Vous pouvez donc brancher un système de notification maison sur le navigateur ou sur le smartphone

3. Commencer à utiliser le cache persistant côté navigateur

Aïe, je décline toute responsabilité, c’est tout ce que j’ai envie de dire à ce sujet qui va piquer dans les chaumières.

En gros, tout ce qui ne change pas trop régulièrement peut être poussé dans le cache offline du navigateur. Les images, les JS, les CSS…. les contenus Web, eh oui ! tout, en gros, de manière à pouvoir créer un vrai mode offline (ou juste un cache partiel si c’est ce que vous voulez faire).

C’est très puissant mais lisez surtout les retours d’expérience et les moyens de se prémunir d’un gros problème inévitable : quand c’est caché côté navigateur, vous n’avez (presque) plus de moyen d’intervenir pour forcer la mise à jour du cache. Donc s’il y a un bug ou un mauvais contenu en cache… eh bien vous ne pouvez rien y faire jusqu’à ce que le cache expire !

Bon, il y a des moyens de prévenir, notamment grâce à un « fetch » initié côté navigateur et qui va vérifier s’il n’y a pas un forçage de mise à jour de cache à faire..

Imaginez un monde où quand vous faites un clic, il n’y a qu’un aller/retour serveur, un seul « hit » comme on appelle ça. ça serait toujours 200 hits en moyenne de moins que ce qui existe aujourd’hui…

4. Développer progressivement l’architecture orientée services et minimiser les flux de données

Et bien voilà, on y arrive. à 99% du temps, quand vous chargez une page, le langage de programmation compile un code pour le transformer en html et envoie tout le html à votre navigateur. Un HTML, dans le cas d’Amazon, ça peut peser 100 à 200 ko quand même.

Eh bien pourquoi ne pas charger le html qu’il vous faut avant, de manière à ce que lors des changements de page, il n’y ait que les nouvelles images et un flux de données de l’ordre de 0,1 à 2 ko qui soit échangé ?

5. Inciter à installer l’icône sur l’écran d’accueil

Bon, ça ce n’est pas très compliqué. Tout est ici : un manifest à pousser dans les entêtes html, une icône, un petit lien à pousser à vos utilisateurs, et vous obtenez la possibilité d’ajouter l’icône à votre écran d’accueil sur téléphone ! ça marche sur iOS comme sur Android, avec un petit bémol pour Android puisque l’icône « Chrome » apparaît en bas à droite de l’icône.

Quel meilleur moyen de faire revenir plus souvent vos utilisateurs fidèles (et de saouler ceux qui ne le sont pas encore) ?

6. Prioriser fortement les services chargés

Tant qu’à être dans l’état de l’art, autant charger les éléments les plus importants d’abord : le contenu principal, puis les services auxiliaires, publicités et autres ensuite, quand ça ne gêne plus personne (tant que ça ne crée pas de flicker effect, c’est à dire de choses qui se déplacent pendant que l’utilisateur commence à utiliser la page)

7. Commencer à gérer le mode hors ligne

On a commencé à en parler dans le point 3, allez au bout ! 🙂

 

Et si mon site est fait avec Magento / Prestashop / Autres CMS eCommerce ?

Vaste programme. Des initiatives existent ça ou , rien qui n’ait encore cassé la baraque et qui soit suffisamment éprouvé pour être conseillé, mais nul doute que les solutions vont venir.

Le problème est en soi que ces solutions n’ont pas du tout été développées d’une manière à permettre d’implémenter facilement les micro-services qui envoient les mini-flux de données nécessaires aux PWA. C’est donc un vrai changement de paradigme.

D’autres solutions fleurissent et il est probable que des solutions plus adaptées pourraient émerger, et peut-être que Prestashop et Magento pourraient nous préparer des surprises, qui sait ; ce qui pourrait d’ailleurs être très perturbant pour pas mal de développeurs habitués des structures actuelles de ces solutions.

Conclusion

La loi de Pareto s’applique ici comme ailleurs, les 80/20 sont de rigueur et 20% des actions, les premières listées plus haut à mon avis, pourraient bien vous apporter 80% des bénéfices, donc n’hésitez pas à tester et à nous faire vos retours !

Je pense qu’il ne faut pas retarder + les expérimentations sur le sujet, il faut commencer à se faire les dents et prendre le virage dès que possible, et l’accélération qui va avec.

A un moment où les ordinateurs de bureau ne représentent plus que 35 à 45% des supports de visualisation d’un site eCommerce et où la fidélisation va plutôt du côté d’Amazon, il est temps plus que jamais de fournir tous les efforts possibles pour offrir la meilleure expérience possible et la plus grande proximité avec nos consommateurs !

Et si c’est un peu compliqué, des solutions pourraient bien vous y aider, à voir par exemple la solution Front Commerce, que je compte bien éprouver prochainement !

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

4 Commentaires

4 réponses à “eCommerce : Comment mettre en place le Progressive Web Apps en 7 étapes”

  1. A noter que Magento prévoit les PWA dans sa version 2.4 d’après cet article -> https://firebearstudio.com/blog/magento-2-roadmap.html

  2. Romain Boyer dit :

    merci de ton ajout Benoît ! c’est une sacrée (r)évolution qui s’annonce, d’ici 2020/2021 du coup si on suit le rythme habituel des versions (voire un peu + pour celle-là)
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Magento#Tableau_des_versions_de_Magento

  3. Tiana dit :

    Les PWA sont une très bonne alternative à ce qui existe aujourd’hui, encore plus pour le e-commerce. D’ailleurs, pour ceux qui se lancent, il faut penser d’abord mobile avant de penser desktop (ce qui est compliqué même pour les Millenials…).

  4. Wun dit :

    Bonjour,
    Connaissez-vous ce module PWA pour prestashop?
    https://addons.prestashop.com/fr/performance-site/28920-webkul-advanced-progressive-web-app-pwa.html
    Etant novice j’aurais voulu connaitre votre avis et savoir s’il est complet?
    Merci d’avance.

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Linkody, la solution pour surveiller ses liens entrants

par Benoit Gaillat - Il y a 3 mois

Vous le savez, le SEO c’est important pour un e-commerçant ! Tellement important que de nombreux outils ont vu le jour pour améliorer le travail des SEO et des e-commerçants. Aujourd’hui je vous propose de découvrir Linkody.

J’aimerai remercier François-Louis qui m’a gentiment proposé de tester Linkody et comme il me semble être pas mal pour un marchand, je partage cette trouvaille avec vous.

Pourquoi Linkody ?

Non, Linkody n’est pas un Linkedin pour les SEO même si les noms sont proches. Faire des liens (du netlinking) est extrêmement importants en SEO. Je pense que tous les référenceurs de France seront d’accord avec cette affirmation. Mais à quoi ça sert de faire des liens si c’est pour les perdre ou ne pas les surveiller.

C’est en partant de ce constant qu’est né Linkody. En créant un compte vous pourrez voir les domaines qui pointent vers votre site et suivre leur évolution. Et celle de vos concurrents bien entendu.

 

J’ai pu jouer avec l’outil en testant 3 domaines. Ma startup Mobibot, Info-ecommerce et Journaldunet. On va voir comment j’ai pu récupérer des liens avec info-ecommerce.

Une fois le site sélectionné, on tombe sur un tableau de bord reprenant les indicateurs principaux du site :

 

On peut ajouter des concurrents, voir les liens, en désavouer, suivre l’historique etc… J’aime bien également la partie Analytique qui permet de mettre en image la qualité des liens :

Globalement, les liens vers info-ecommerce.fr sont nombreux et de bonne qualité. Par contre on peut faire mieux car 3 liens envoient vers des pages 404 sur info-ecommerce ! Dommage de laisser tomber ces trois liens.

Linkody me permet d’identifier ces trois liens sans effort et de créer les bonnes redirections pour bénéficier d’un peu de jus SEO supplémentaires. Un de ces trois liens vient tout de même d’un domaine avec une authority de 66 (ce qui est pas mal du tout) et ce sont 2 liens en « Follow » et 1 en NoFollow !

L’outil n’est pas gratuit mais les tarifs commencent à partir de 13 € / mois pour surveiller 2 domaines et 500 liens. Assez accessible donc. Vous n’avez même pas forcément besoin de rester devant l’interface, Linkody se charge de vous envoyer des petits mails réguliers pour vous tenir informé de l’état de vos liens et des changements.

Conclusion

Linkody est donc un bon outil pour suivre ses backlinks sans peine. La configuration est ultra simple et rapide et lorsque l’on investit en SEO pour faire décoller son E-commerce, il serait dommage de ne pas surveiller ses liens. Surtout si l’on pratique l’échange de liens, les vérifier à la main un par un tous les jours peut s’avérer assez pénible.

Pour en savoir plus : le site officiel de www.linkody.com 

 

 

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 15 ans dans l'e-commerce, Benoît est CEO de Mobibot . Auparavant Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 25 92 21.

2 Commentaires

2 réponses à “Linkody, la solution pour surveiller ses liens entrants”

  1. Tiana dit :

    Merci pour cette astuce, c’est toujours difficile de trouver de bons sites surtout pour surveiller son SEO, vu le nombre d’acteurs sur le marché.

  2. Florian dit :

    Merci pour cette découverte. Personnellement je trouve que Open Link Profiler peut être une bonne alternative gratuite pour l’analyse de ses backlinks

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Mobibot : La startup pour booster votre E-commerce mobile

par Benoit Gaillat - Il y a 3 mois

Vous ne le savez peut être pas mais cela fait presque 15 ans que j’ai commencé le E-commerce. Et oui, déjà. Rassurez-vous, je ne vais pas vous parler nostalgie dans ce billet mais au contraire du futur.

MOBIBOT LOGO VERT 2 En effet, j’ai le plaisir de vous annoncer que j’ai monté une nouvelle startup, évidement dans le domaine du e-commerce. Cette startup s’appelle Mobibot et à un seul objectif : améliorer le e-commerce sur mobile.

Vous l’avez peut être remarqué vous aussi dans vos statistiques Google Analytics mais le trafic mobile est devenu extrêmement important chez de nombreux marchands. Pourtant, le taux de conversion reste dramatiquement bas. Il est souvent entre 3 et 10 fois inférieur au taux de conversion sur Desktop.

Le problème, c’est que de nombreuses solutions pour améliorer les sites e-commerce sont prévues pour fonctionner sur Desktop et mobile. Comprendre sur Desktop d’abord et mobile ensuite. Chez Mobibot nous faisons l’inverse. Nous construisons des solutions uniquement orienté sur le mobile.

Mobibot est Focus « e-commerce mobile » à 100%

Construire des outils uniquement pour le mobile nous permet de nous libérer des contraintes définies aux origines du e-commerce pour le Desktop. Acheter depuis son téléphone est un acte très différent de l’achat depuis un ordinateur classique.

Certes c’est un parcours long et semé d’embûches avec de nombreux problèmes techniques à régler (des écran encore petits, des vitesses de loading parfois rédhibitoires) mais nous sommes persuadé qu’il reste tout à inventer dans ce secteur et que ni le responsive ou les applications ne sont des solutions fiables sur le long terme pour les e-commerçants.

Notre premier outil est un chatbot e-commerce (bientôt ouvert à tous) qui sera disponible sur les plateformes Magento, Prestashop et de nombreuses autres évidement. Pourquoi un chatbot E-commerce ? Car même si les chatbots ont leurs défauts, nous  pensons qu’ils peuvent apporter beaucoup à l’ergonomie et à la recherche de produits. Ils s’imposeront dans les prochaines années comme de bons compléments aux moteurs de recherche E-commerce.

Pour les autres outils, il faudra attendre un peu pour avoir des news en avant première et nous suivre sur Twitter ou Facebook !

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 15 ans dans l'e-commerce, Benoît est CEO de Mobibot . Auparavant Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 25 92 21.

3 Commentaires

3 réponses à “Mobibot : La startup pour booster votre E-commerce mobile”

  1. Romain Boyer dit :

    Bravo cher ami 🙂

    un petit commentaire pour donner mon avis sur le sujet :

    l’eCommerce mobile est très particulier, les attentes, le contexte, tout est différent.

    Aussi Mobibot répond de par sa conception à un besoin impérieux : traiter différemment les utilisateurs sur smartphone des utilisateurs sur desktop.

    J’invite tout un chacun à contacter Benoît pour voir en quoi sa vision de l’eCommerce mobile peut enrichir la vôtre !

  2. Merci cher Romain 🙂
    Tu sais le challenge qui m’attend et j’espère que tes yeux acérés d’expert E-commerce saurons nous aider à trouver la bonne voie !
    Tout reste à créer ! So, let’s Go !

  3. Romain Boyer dit :

    Compte sur moi ! tu sais où me trouver dès que besoin 😉

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Sans Humain, la Data Science et l’Intelligence Artificielle ne sont rien

par Romain Boyer - Il y a 5 mois

2017 aura été l’année où l’on aura le plus parlé de la Data Science et d’Intelligence Artificielle.

2018 sera l’année où elles pénétreront nos commerces en ligne.

Mais, espérons, pas n’importe comment.

Les technologies les plus cachées sont les plus risquées.

 

L’importance de l’humain et de l’écoute dans la Data Science

La Data Science doit vous permettre de contrôler votre business, de ne laisser aucune décision au hasard, de libérer vos équipes et de décentraliser les décisions.

ManoMano est une entreprise modèle dans ce sens, j’ai adoré lire cet article de Think with Google sur ManoMano qui rendait très pratique l’idée que les KPIs doivent être définis et suivis métier par métier. L’idée d’un Data Scientist par équipe est juste géniale, et chacun devrait tenter de tendre vers cela à mon avis.

Cela montre aussi que la Data Science n’est pas quelque chose d’abstrait, c’est au contraire une science qui devrait être très pratique, très clairement comprise par tous. N’importe qui ne doit pas savoir faire de la Data Science, cela demande des compétences spécifiques, mais le Data Scientist devrait être la personne la plus sollicitée et consultée dans l’entreprise d’aujourd’hui.

Le bon Data Scientist, c’est celui qui s’intéressera vraiment et profondément aux métiers qu’il aide, qui saura les écouter pour faire émerger le bon KPI, celui qui aidera vraiment les métiers à mieux travailler.

La Data Science émerge, va dans tous les sens, mais va devoir se structurer pour répondre efficacement aux besoins des eCommerces.

Du danger de l’IA pour votre commerce

Quand une Intelligence Artificielle (IA) conduit une voiture, le résultat est clair et manifeste : il y a des accidents ou il n’y en a pas. Il y a un contrôle de fait, qui tient aux risques encourus.

Quand une IA pilote votre publicité, votre merchandising ou votre pricing en fonction du profil du visiteur, le résultat est beaucoup moins visible en cas de dysfonctionnement.

Vous qui pilotez un business, vous devez à tout moment avoir le contrôle sur ce qui se passe, vous devez avoir les moyens de vous mettre dans la peau de n’importe quel profil, et de simuler les résultats. Vous devez avoir les moyens de faire votre travail de recette et de qualification.

N’acceptez jamais de travailler avec une technologie dont vous ne pouvez comprendre ni contrôler les tenants et les aboutissants, ce sera mon conseil du jour.

Je ne me risquerai pas à entrer dans le débat entre Mark et Elon sur le danger de l’IA plus évoluée, même si l’un des deux me semble manifestement plus clairvoyant (et désintéressé ?).

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

1 Commentaire

Une réponse à “Sans Humain, la Data Science et l’Intelligence Artificielle ne sont rien”

  1. audouin fabrice dit :

    site web catastrophique!
    je fais une commande avec incription et tout, au moment de payer pour passer la commande : impossible de le faire ! j’ai du passér par le site du restaurant pour avoir ma commande.
    on est en 2018!!!!!!!!! site catastrophique, c’est 1000 fois plus rapide de passer par le site du restaurant directement.

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Refonte de site, comment bien gérer un projet d’installation de Google Analytics ?

par Benoit Gaillat - Il y a 6 mois

Yeah, deuxième article en moins d’un mois sur le blog, on avait pas vu une telle productivité depuis un moment 😉

Aujourd’hui, j’aimerai échanger avec vous sur la gestion d’un projet de web analytics lors d’une refonte de site, ayant l’occasion d’en gérer un certain nombre en tant que consultant google analytics.

Et bien pour ne rien vous cacher, c’est souvent un sujet qui finit par coûter assez cher aux clients pour de simples raisons d’organisation. Voyons donc  ensemble quelques points afin de faire diminuer la note et de voir comment piloter au mieux ce dossier hautement stratégique. L’ensemble des points sont valables peu importe votre outil de web analytics .

Utilisez-vous vraiment Google Analytics ?

Analyser ses besoins en web analytics reste la première étape indispensable pour réussir son projet lors d’une refonte. Voici quelques questions à se poser :

  • Combien de fois par semaine utilisez-vous Google Analytics ?
  • Quelle est votre connaissance technique de l’outil sur la récolte de données ?
  • Savez-vous créer des tableaux de bords ? Les utilisez-vous régulièrement pour prendre des décisions ?
  • Utilisez-vous Google Analytics pour obtenir des données AVANT de lancer un projet d’amélioration du site (refonte, AB test etc ..)
  • Utilisez-vous Google Analytics pour obtenir des données après une refonte pour mesurer les améliorations ?
  • Combien de fois par mois avez-vous optimisé votre site sur ces deux principes ?

Ces quelques questions permettent de voir un peu votre affinité avec Google Analytics et de voir la taille du projet et le temps à y consacrer. Moins vous avez de connaissances sur Analytics et plus il va falloir s’y prendre tôt et bien préparer votre projet.

C’est quoi une bonne ou une mauvaise refonte de site ?

De nombreux e-commerçants font des refonte de site, pour changer de plateforme technique, pour mettre à jour leur charte graphique, pour donner un coup de jeune mais aussi « parce qu’ils en ont marre » de leur site ou qu’il le trouve moche. Petit rappel : un site moche qui convertit bien est toujours mieux qu’un beau site qui ne convertit pas 😉

Dans ce genre de projet, le web analytics n’est pas à la base de la refonte, hors, à de très rares exceptions prés, une analyse de données devrait toujours être à la base d’une refonte. Même pour un changement de plateforme.

Par exemple si vous avez détecté (factuellement et sur un échantillon large) que la vitesse du site était en cause et que vous pensez qu’un changement de plateforme le rendra plus rapide. Et encore, même dans ce cas, essayer d’améliorer la vitesse de la solution actuelle serait mieux je pense.  Un des rares cas ou un changement de plateforme est nécessaire « sans données » c’est un arrêt de la commercialisation de votre logiciel e-commerce, d’une relation commerciale difficile avec lui ou une obsolescence de votre CMS E-commerce pour manque de maintenance de l’éditeur.

Une bonne refonte de site, c’est donc une analyse de données qui va nous indiquer ou et quoi améliorer pour augmenter la conversion. Des éléments factuels et mesurables vont agir sur d’autres éléments factuels et mesurables.

Comment intégrer le web analytics à votre refonte ?

refonte-site-internetOn l’a vu, les données doivent précéder la décision de la refonte. C’est donc dès le début de votre projet qu’il faut analyser votre compte Google Analytics, s’assurer de sa fiabilité et trouver les données qui sont importantes pour obtenir de bons résultats après la refonte.

Et si vos données ne sont pas assez fiable , que faire ?

Vos données analytics ne sont pas fiables ? Ce serait un peu dommage de payer une installation « certifiée » de Google Analytics alors que le site va changer. Et pourtant c’est la meilleure chose à faire ! Votre refonte est très certainement une dépense inutile destiné à satisfaire votre égo, votre CTO, votre DA ou votre agence plutôt que vos clients. Investir le même budget dans un projet de Web Analytics + une année d’AB testing serait certainement plus rentable pour vous !

Mais votre refonte de site va certainement impacter la récolte des données : changement de périmètre technique, changements dans les tunnels de conversion, changements dans les données à remonter etc… De toute façon il faut au minimum s’assurer que les données remonteront correctement sur le nouveau site.

Il est donc indispensable de prévoir du temps et du budget pour intégrer les web analytics dans le coeur du projet :

  • Définition du périmètre de tracking sur le nouveau site
  • Installation des tags et du datalayer (pour GTM)
  • Recette des tags, du datalayer
  • Configuration des environnements GTM et Google Analytics

Ce type de projet nécessite du temps, beaucoup de temps. Un projet de web analytics prends entre un et deux mois au minimum, parfois trois ou quatre pour des gros projets.

Si vous intégrez le web analytics en fin de projet il y a de fortes chances que vos équipes techniques soient déjà en retard sur la livraison du site et qu’elles aient déjà beaucoup de choses à gérer pour la mise en ligne et soient donc peu réceptives à une nouvelle charge de travail. C’est malheureusement un problème trop fréquent lors des refontes !

Un bon site e-commerce c’est comme une formule 1 : une équipe bien préparée et synchronisée est indispensable pour aller vite et faire des miracles.

 

 Ah, et si le web analytics  consiste pour vous à installer un plugin depuis votre back office alors il est encore plus urgent de se pencher sur le web analytics sérieusement pour éviter de faire de mauvaises interprétations dans vos données

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 15 ans dans l'e-commerce, Benoît est CEO de Mobibot . Auparavant Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 25 92 21.

1 Commentaire

Une réponse à “Refonte de site, comment bien gérer un projet d’installation de Google Analytics ?”

  1. Il est clair qu’avant une refonte, il est important d’étudier les comportements des internautes sur son site existant (un outil type Hotjar pour déceler les défauts d’ergonomie peut-être une bonne pratique).

    En revanche, je suis partagé sur la place de l’analytics et sa position au niveau du projet. J’ai souvent l’impression qu’il est préférable de partir avec un marquage relativement simple, et de le compléter au fur et à mesure. Il est préférable de consacrer un maximum de temps sur l’analyse des données et l’optimisation, plutôt que sur de l’implémentation.

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Jloo, l’outil de webmarketing gratuit

par Benoit Gaillat - Il y a 7 mois

logo jlooCela fait maintenant quelques années (presque 15) que j’ai le plaisir de travailler dans le web et un des points que j’apprécie tout particulièrement c’est de rencontrer d’autres entrepreneurs. Tous ont de grandes idées, l’envie de réinventer le monde, de l’améliorer ou de simplifier pas mal de choses.

Alors quand deux entrepreneurs que j’apprécie beaucoup viennent me voir pour me présenter leur projet, je ne peux que prêter une oreille attentive. En l’occurrence il s’agit de l’histoire de Jérémie Peiro et Louis Alexandre Tachon.

Jérémie, vous le connaissez déjà certainement c’est un des fondateurs de Lengow, société que l’on avait présentée il y  plus de 7 ans ici même à leur lancement en 2010. Louis Alexandre est aussi un habitué du blog étant le fondateur d’Opticien Online, interviewé il y a 7 ans aussi .

Ensemble, ils sont arrivés à la conclusion que le webmarketing aujourd’hui manquait d’un outil simple et accessible pour suivre ce qui se passe facilement. Ils ont donc décidé de lancer Jloo (rien a voir avec Jenifer Lopez hein) , un outil de webmarketing gratuit et on va vous présenter ça maintenant pour voir si ça vaut le coup.

jloo homepage 2017

Jloo, une boite à outil du webmarketeur

l’idée principale derrière Jloo est de procurer un « set » d’outils totalement gratuits pour les webmarketeurs et de proposer des options payantes pour aller plus loin. En gros, toute la partie indispensable au quotidien est gratuite et toute la partie « customisation » est payante.

Jloo est organisé autour de deux outils majeurs aujourd’hui, mais d’autres sont en cours de développement.

« Social », l’outil pour surveiller les réseaux sociaux sans bouger de sa chaise

Je ne sais pas pour vous mais moi je n’ai pas le temps de :

  • Lire tous les tweets concernant ma boite
  • Lire tous les messages FB
  • et toutes les vidéos qui en parlent

Ça tombe bien, je n’ai même plus besoin de chercher ces infos, elles arrivent directement dans ma boite mail et dans mon interface Jloo . En configurant  simplement le nom de mon site et mes réseaux sociaux Jloo fait ma veille à ma place et m’envoie un petit reporting par mail tous les jours.

social jloo

« Track », l’outil pour surveiller ses positions sans chercher sur Google

Le seo reste encore le cœur de l’acquisition de trafic pour pas mal de webmarketeurs ! De nombreux outils existent pour surveiller ses positions mais aucun ne propose de version gratuite. C’est désormais possible avec Jloo, la partie gratuite vous permet de surveiller cinquante keywords gratuitement sur votre site et quelques options (payante mais accessible à 0,99€ /mois) vous permettent d’ajouter des concurrents ou des mots clefs.

tracks

Plutôt que de payer plusieurs centaines d’euros de licence par an pour ne se servir que de quelques pourcents des fonctionnalité de suivi de positions, vous pouvez désormais customiser et adapter vous même votre suivi à l’euro près, voir totalement gratuitement pour les besoins de base.

Et c’est ça que je trouve intéressant comme approche, aujourd’hui on paye souvent assez cher pour des services que l’on utilise pas forcément à fond. Customiser son propre périmètre en fonction de ses besoins ponctuels est une vraie avancée pour les webmarketeurs. Ça fait toujours plus de budget disponible pour la publicité 😉

Jloo, un outil à tester rapidement

Jloo est donc une belle proposition de la part de ses deux fondateurs : gratuite et customisable à souhait pour assurer sur les outils indispensables aux webmarketeurs. Sa gratuité est un argument imparable pour vous inciter à le tester et vous faire votre avis. Et oui, cela restera gratuit à vie pour tout le monde sur les fonctionnalité indispensables aux webmarketeurs, donc foncez !

Pour s’inscrire , c’est par ici -> https://www.jloo.com

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 15 ans dans l'e-commerce, Benoît est CEO de Mobibot . Auparavant Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 25 92 21.

3 Commentaires

3 réponses à “Jloo, l’outil de webmarketing gratuit”

  1. Thierry HENRY dit :

    Salut Benoit,
    merci pour le partage de ce super outil que je vais tester de suite. Cocorico en espérant que ce soit aussi efficace que cet article.

  2. Gérard dit :

    Bonne présentation de cet outil qui ne demande qu’a être testé. Son point fort est qu’il est gratuit pour les fonctionnalités de base, c’est une bonne stratégie. Cet outil peut être un atout redoutable pour le business en ligne.

  3. Bertrannet dit :

    Astuce très intéressant merci pour la clarification du mode de fonctionnement et moi qui suit entrain de créer un site e commerce créer un site e commerce et grâce à vos astuce je m’en sort très bien.

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90% des utilisateurs d’outils analytiques ne savent pas lire un taux de conversion

par Romain Boyer - Il y a 8 mois

Merci d’être venus sur cet article, désolé pour le titre accrocheur (je ne suis pas journaliste, je peux me permettre :-)), j’e n’ai aucune idée du vrai chiffre mais ils sont nombreux à être dans ce cas.

Le taux de conversion ou taux de transformation suscite bien des questions.

A force de vouloir suivre des indicateurs simples dans des tableaux de bord simplifiés, nous suivons des indicateurs vidés de sens, je me propose de vous illustrer concrètement de quoi il s’agit pour que vous puissiez être aussi pragmatiques que possibles lorsque vous lisez une statistique.

Voici la question que j’ai relevée sur Facebook et qui m’a donné envie d’écrire cet article :

La question est légitime. Mais j’ai tout de même répondu succinctement en apportant une illustration simple :

Vous pouvez voir un taux de conversion qui dégringole alors même qu’il s’améliore sur les ordinateurs de bureau et sur mobile/tablette.

La tragédie aurait été de s’arrêter sur le taux de conversion global qui dégringole, mais on n’aurait pas compris le pourquoi du comment, alors que les visites augmentent et le chiffre d’affaires aussi, pourquoi le taux de conversion général diminue-t-il ?

Un tableau très simple pour illustrer cela :

Stats par support Visites Janvier Tx Conv Janvier Nb Ventes Janvier Visites Juin tx Conv Juin Nb Ventes Juin
Global 1000000 0,85% 8500 1100000 0,83% 9175
Desktop 750000 1% 7500 650000 1,10% 7150
Smartphone 250000 0,40% 1000 450000 0,45% 2025

On voit ici une progression des deux supports, mais la pondération fait qu’au global, le taux de conversion diminue.

Une fois que vous avez compris ce mécanisme, vous allez pouvoir alimenter votre esprit critique et prendre l’habitude de segmenter vos analyses, il faut prendre en compte l’ensemble des paramètres qui peuvent causer des distorsions dans vos statistiques.

Les paramètres peuvent être les suivants :

  • Evolution de la part de visites par support (le mobile évolue par principe plus vite que le desktop et peut donc faire baisser, parfois fortement, votre taux de conversion)
  • Evolution de la part de visites moteurs / leviers payants (normalement, vos leviers payants devraient vous apporter un trafic + qualifié, avec donc une meilleure conversion. Augmenter la part de visites en provenance de ces leviers fera donc mécaniquement progresser votre taux de conversion)
  • Evolution de votre SEO (si vous étiez positionné sur des requêtes génériques et que vous vous vous positionnez progressivement sur de la longue traîne, vous allez voir une évolution de ce taux de conversion sur cette nouvelle typologie de visites)
  • Evolution du trafic vers les différentes typologies de pages de destination que vous avez (si votre trafic convertit mieux en arrivant sur telle ou telle page, et que vous vous mettez à gagner du trafic additionnel sur des pages qui convertissent moins, vous aurez une baisse du taux)
  • Evolution des visites de votre blog s’il est dans la même analyse (taux de conversion bien plus faible)
  • Evolution des visites de robots (eh oui, il y en a qui apparaissent dans vos stats…), que vous pouvez repérer par le nom d’hôte, la provenance (US souvent), et le navigateur (en général IE8 ou IE9)
  • [AJOUT suite à un commentaire tout à fait pertinent] Evolution du mix produits. En effet, si vous vendez + ou – de telle catégorie de produit qui transforme + ou -, vous obtenez également un effet !

Une fois que l’on a compris ces ressorts (la liste n’est bien sûr pas exhaustive), il convient de définir un levier que vous pouvez suivre au quotidien.

Pour ma part, c’est le taux de conversion en provenance des moteurs hors robots et hors blogs que je suis, indépendamment sur Desktop et sur Mobile.

C’est un segment relativement stable, et la décomposition par sous-dimensions n’apporte pas d’informations suffisamment intéressante pour être pertinente.

Faire ce type de segmentation est possible, même avec Google Analytics.

Conclusion

Au final, chacune de vos analyses doit être menée avec le besoin d’en comprendre plus : ai-je besoin de segmenter plus finement pour mieux comprendre la donnée que je vois.

J’espère vous avoir aidé à comprendre cet aspect primordial. N’hésitez pas à me poser des questions sur des problématiques particulières que vous avez et je verrai si je peux vous aider.

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

6 Commentaires

6 réponses à “90% des utilisateurs d’outils analytiques ne savent pas lire un taux de conversion”

  1. Le taux de conversion peut aussi évoluer avec un changement du mix produits. Exemple pour nous les lentilles de contact qui ont un taux de conversion bien plus élevé que les lunettes.

  2. Romain Boyer dit :

    Absolument d’accord Karim, déjà constaté fortement à l’arrêt d’une typologie de produits chez moi, effet parfois impressionnant !
    j’ai rajouté à l’article, merci beaucoup.

  3. Christian dit :

    Pour ma part, je pense qu’on peut augmenter le taux de conversion avec un bon copywriting. Malheureusement, peu de gens prennent le temps de rédiger des titres accrocheurs.

  4. Laurent dit :

    Le taux de conversion peut évoluer Avec plusieurs paramètres. Après a nous de savoir utiliser les chiffres 🙂

  5. BAFC-NET dit :

    bafcànet-c.com / bafc-netàhotmail.com
    Nous sommes de la Brigade anti-fraude et Contre la Cybercriminalité international, nous fusionnons avec l’Interpol, dans tout les pays du monde ayant opté pour la convention officielle de poursuite et l’arrestation de tout individu impliqué dans l’escroquerie, Soyez donc rassurez confiant de nous contacter et ensemble nous allons mettre la main sur votre escrocs car notre objectif est de faire rembourser tout les internautes qui se sont faire arnaquer sur le net.

  6. Troy Stahl dit :

    Bonjour,

    J’ai un concept que je peux vous expliquer en 10 minutes et qui peut vous obtenir vos 100 prochains meilleurs clients.

    J’ai récemment utilisé ce concept pour aider l’un de nos clients Zara à presque tripler son taux d’exécution mensuel.

    Nous pouvons fixer un moment pour un appel téléphonique rapide de 10 minutes afin que je puisse partager l’idée avec vous. Préférez-vous le français ou l’anglais? Quel moment vous convient le mieux?

    A bientôt,

    Jayson Lux

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