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Decouvrez ici nos astuces e-commerce, de quoi booster votre site avec des astuces simples pour dite marchand. Ces astuces sont tirées de notre propre expérience de e-marchand et sont souvent compatibles avec un grand nombre de sites de e-commerce. Les astuces ecommerce ne sont pas dépendantes de votre solution e-commerce et peuvent etre appliquées très rapidement.


Checklist eCommerce : page par page, les points d’attention

par Romain Boyer - Il y a 3 ans

484581099[1]Il y a tellement de choses auxquelles il faut faire attention « On-Site ». On les connait, mais on les oublie donc je vous propose une petite checklist avec des vérifications à faire et des bonnes pratiques.

Elle n’est pas complète évidemment mais elle existe, et c’est déjà ça 😉  (n’hésitez pas à compléter en commentaires, les meilleures idées seront bien entendu citées !)

Je prends de gros raccourcis car vous trouverez sur ce blog de nombreux conseils pour chacun, mais vous avez là l’essentiel pour partir sur de bonnes bases et aller plus loin.

Page d’accueil et landing pages

Ces pages doivent guider / inspirer / informer :

  • Présentation des sous-catégories
  • Mises en avant (nouveautés, produits à vendre, déstockage,… mais pas de slider qui bouge tout seul !)
  • Mise en avant des services proposés

Catégories

Ces pages doivent définitivement présenter les produits et permettre d’affiner le nombre de produits de façon à avoir une liste de produits humainement comparables :

  • Facettes
  • Descriptif texte de la catégorie avec suggestion des sous-parties les plus populaires (idéal pour le SEO aussi)
  • Produits ordonnés de manière intelligente (par prix / marge / stock / intérêt / originalité …)
  • Grands visuels ou descriptif technique suivant le type de produits présentés
  • Si la catégorie contient des produits « techniques » (cf rubrique Fiche Produit), un comparateur n’est pas forcément un luxe ; l’affichage même de la catégorie peut se faire à la façon d’un comparateur d’ailleurs…

Moteur de recherche

Le moteur de recherche doit absolument guider immédiatement vers le résultat qui va bien :

  • Accès direct fiche produit si 1 seul résultat évident
  • Accès direct catégorie si 1 seul type de catégorie possible
  • Proposition d’affiner depuis les résultats de recherche pour aller vers une catégorie (beaucoup plus facile à merchandiser)
  • Choix suggéré par type de résultat (produit, catégorie, marque, CMS,…)

Fiche produit

La fiche produit doit impérativement se conformer au besoin lié au type de produit, qui est principalement de deux types :

  1. Produit principalement « visuel » (canapé, parfum, montre, mode, jouet, …)
    pour ceux-ci, il faut faire la part belle… au visuel évidemment, une bonne grosse photo avec la plus belle fonctionnalité de zoom que vous ayez trouvé
  2. Produit principalement « technique » (lave-linge, composants & accessoires informatiques, couches, alimentation, …)
    pour ceux-là, il faut bien présenter un tableau descriptif des caractéristiques essentielles (dimensions, compatibilités, caractéristiques techniques,…)

Dans tous les cas, il faut bien rendre évident :

  • Les variations disponibles (couleurs, tailles, …)
  • Le prix
  • Le bouton d’action
  • Les services (modes de règlement, délai et frais de livraison et gestion des retours notamment)

Le gros + de la fiche produit, c’est quand elle sait rediriger efficacement vers d’autres produits si elle ne répond pas au besoin. Cela aide la satisfaction utilisateur, la conversion ET le référencement naturel.
N’hésitez pas à utiliser le cross et l’up-sell pour proposer les versions complémentaires : voici la version un peu plus petite, un peu moins chère, avec plus de mégapixels ou avec un gros zoom.

Facilitez aussi le retour à la catégorie via le fil d’Ariane ou via un slider en pied de fiche produit avec les produits similaires.

Panier

Le panier doit permettre de tout savoir de son achat, pour n’avoir plus que l’administratif ensuite.

  • Les prix unitaires et les totaux doivent y être présentés et les remises applicables.
  • Les frais de livraison y sont appliqués pour la grande majorité des utilisateurs et la zone géographique applicable est connue est modifiable pour mettre à jour l’estimation
  • Un beau visuel des produits permet de maintenir l’intérêt.
  • Le bouton d’action se trouve au dessus et au dessous du panier pour être visible dans un maximum de cas.

Tunnel de commande

Le tunnel de commande est le moment le plus délicat et comporte certains impératifs :

  • Demandez le minimum d’informations essentielles à l’achat (vous pourrez toujours demander des précisions juste après la validation de la commande si le client a un peu de temps !!!). Ne pas hésiter à utiliser le guest checkout ;
  • Optimisez l’ordre des étapes
  • Gardez un visuel des produits, pourquoi pas sur le côté, afin de garder l’eau à la bouche du consommateur
  • Evitez toute surprise (frais de livraison trop importants, ou applicables uniquement dans telle région, frais supplémentaires automatiquement appliqués, délai de livraison trop important, …)
  • Si le paiement ne passe pas, ramenez votre utilisateur à l’étape juste avant le paiement, il n’avait peut-être pas la bonne carte, il y a peut-être eu un souci, et il veut peut-être essayer une autre carte
  • Multipliez les moyens de paiement (paiement en plusieurs fois surtout si les prix sont élevés), Amex qui ravira les aficionados, Paypal pour rassurer les acheteurs qui ont besoin d’une garantie face au marchand dont ils ne connaissent pas le SAV,…

 

Voilà les bases. Si le eCommerce pouvait se résumer à cela… J’oublie volontairement tout ce qui est multi-canal (lire ici et ), responsive, A/B testing,… ce sont des problématiques particulières et qui ont été traitées par ailleurs.

 

Si vous voulez aller plus loin, vous avez toujours la checklist Opquast qui est bien plus factuelle et complète.

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

3 Commentaires

3 réponses à “Checklist eCommerce : page par page, les points d’attention”

  1. Denis56 dit :

    Juste un grand merci pour cette lecture qui tombe pile poil dans mon initiation. Mon projet est en génèse mais ce que je viens de lire ici, conforte mon point de vue ou disons mes réactions/intuitions pour l’instant (testing que je pratique IRL, visuel itou, amélioration fiches produits…), face à des prestataires solidement établis mais qui me semblent bien loin de vos idées.
    Je reviendrai sûrement par chez vous, bonne route.
    Denis.

  2. Samuel dit :

    C’est efficace comme article pour voir en un coup d’oeil les points à travailler sur son site ecommerce.
    Le top du top, ce serait de reprendre chacun des points et de proposer un article très en détail ! Un vrai guide, un peu comme mon article « Quels ingrédients pour un bon tunnel d’achat » : http://journal.mqment.com/post/109485119020/quels-ingredients-pour-un-bon-tunnel-d-achat

  3. Grossiste en Chine dit :

    Votre guide est vraiment intéressant même il n’est pas exhaustif. Tout se rajoute au fil du temps selon les innovations et le vent qui souffle à travers le monde. Votre vision (d’après cet article) est également valable sur d’autres domaine et non seulement l’e-commerce.

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E-commerce – 99 conseils pour une meilleure conversion !

par Romain Boyer - Il y a 4 ans

Convert.com a publié un « petit » document très intéressant, dans lequel vous pourrez retrouver 99 conseils pour une meilleure conversion, groupés par type.

Vous pouvez télécharger le PDF en bas de l’article.

Le spécialiste américain de l’AB Testing dit le publier pour donner de quoi réfléchir à ses prochains tests A/B ; je vous rappelle qu’il est très aisé d’en faire avec Google Analytics par exemple à partir du moment où vous avez deux URLs différentes d’entrée à tester et à comparer (ou deux URLs différentes de tunnel de conversion, ou de quoi que ce soit…)

Certains conseils sont des conseils que l’on a déjà donnés ici, comme

  • avoir un numéro gratuit auquel peuvent s’adresser les clients,
  • contacter ses clients et comprendre avec eux ce qui va et ne va pas,
  • proposer une adresse physique pour rassurer,
  • faire en sorte que les pages ne nécessitent pas de scroller outre mesure,
  • utiliser des verbes d’action dans vos liens,
  • supprimer les distractions au cours du processus d’achat,
  • être clair au niveau de ses messages d’erreur (pas de « Une erreur a été rencontrée »),
  • faire attention aux performances, « keep it simple, stupid »,..

Et d’autres sont aussi intéressants :

  • utiliser des marques de confiance visibles comme mettre en place des zones sécurisées dans le tunnel de conversion,
  • tester des icônes de réassurance bien visibles,
  • certification des produits et avis d’experts reconnus,
  • « Eye level is the buy level » – rendre bien visible le bouton d’achat,
  • éviter la répétition des informations demandées aux clients (adresses, e-mail,…),
  • éviter d’afficher trop de chiffres et de prix et rester sur l’essentiel,
  • afficher le niveau de stock au niveau de la fiche produit (et le rappeler au niveau du panier),
  • éviter trop de clics au niveau du processus de conversion,
  • rester aussi simple que possible et ne demander que les informations essentielles au client,
  • s’assurer que l’on acquiert bien un trafic qualifié, s’assurer qu’il n’y a pas de bug sur le site (les logs sont là pour ça et relevez les erreurs affichées les plus récurrentes !),
  • raconter une histoire à propos de votre société et mettre le client dans la confidence pour le rapprocher de vous,
  • penser aux petits budgets avec des sections spéciales « petits prix »,
  • s’assurer de l’authenticité de son site et qu’il a une identité propre très marquée…

>> Télécharger le PDF – 99 Conversion Tips (500 Ko, Anglais) 
Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

2 Commentaires

2 réponses à “E-commerce – 99 conseils pour une meilleure conversion !”

  1. E-commerce dit :

    Tellement de leviers sur lesquels jouer !

  2. Chambre a air dit :

    Merci pour le partage.
    J’ai toujours peur concernant le rapprochement du client, au risque de minimiser sa perception de la structure de l’entreprise. J’ai eu quelques retours clients qui avaient des problèmes de confiance en apprenant qu’il n’y avait qu’une ou deux personnes derrière le site.

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Quelques astuces pour améliorer son formulaire d’identification/inscription

par Romain Boyer - Il y a 5 ans

S’il y a bien une chose qu’un technicien fait en permanence, c’est essayer d’identifier les erreurs, le tout étant d’identifier les bonnes.

Depuis quelques temps, je me suis amusé à me faire envoyer par mail chaque erreur qui se passe sur le principal site que je gère techniquement au niveau de l’identification/inscription.

Et les enseignements sont riches, comme toujours quand on traite des centaines d’informations et qu’on les recoupe.

Je vous livre tels quels les enseignements, que je vous laisse apprécier comme autant éléments de tests pour améliorer vos formulaires d’inscription / identification.

  • il est conseillé de n’avoir qu’un numéro de téléphone, obligatoire, sur la création de compte en vue d’une commande (on retrouve souvent deux champs de numéros de téléphone, dont un seul obligatoire)
  • il faut faire tenir le formulaire sur un seul écran, avec le bouton pour passer à l’étape suivante au dessus de la ligne de flottaison (visible sans besoin de scroll). Les champs obligatoires doivent être bien identifiés.
  • si erreur sur le formulaire, lors du rechargement de la page, il est possible et conseillé de remettre le « focus » (barre clignotante dans un champ invitant à la saisie) sur le premier champ en erreur, souvent celui du mot de passe qu’il faut de toute façon resaisir.
  • lorsque la personne a renseigné son e-mail et clique sur « mot de passe oublié », ça ouvre souvent une nouvelle fenêtre, on peut éviter à la personne de saisir à nouveau son adresse e-mail si elle l’a déjà fait ; cela lui permet de se rendre éventuellement compte d’une erreur de frappe.
  • Certains sites utilisent des processus de « mot de passe oublié » avec deux allers-retours par e-mail : le premier pour confirmer (via un lien à cliquer), le second pour récupérer un nouveau mot de passe généré par informatique (du genre « x8ZORjsF », les utilisateurs l’oublieront dans tous les cas). Autant, après le premier lien, inviter les utilisateurs à définir leur propre mot de passe, dont ils se souviendront pour la fois suivante. Cela fait un mail en moins par ailleurs (sauf à confirmer le changement de mot de passe)
  • lorsque l’on crée un compte avec un e-mail et un mot de passe, si un compte existe déjà avec ce mail et ce mot de passe, on ne devrait pas mettre d’erreur mais connecter directement la personne

Ces suggestions sont basées sur de vraies erreurs rencontrées sur un site de e-commerce. Si je les ai identifiées, c’est qu’elles étaient identifiables et revenaient donc suffisamment souvent. A vous de voir si cela vous semble logique et applicable sur votre propre site !

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

6 Commentaires

6 réponses à “Quelques astuces pour améliorer son formulaire d’identification/inscription”

  1. Fred dit :

    Ces recos sont intéressantes et très pertinentes je trouve. Par contre en pratique, si on utilise un CMS comme Prestashop ou Magento, c’est un casse-tête à mettre en place :/

  2. Romain Boyer dit :

    Merci pour ce retour Fréd,

    je suis également sur Prestashop et je n’ai pas encore regardé l’implémentation mais je suis sûr que c’est faisable ; j’estimerais cela à 6 heures environ de travail.

    Il faut avoir un certain volume de commandes pour que cela soit intéressant aussi.

  3. david dit :

    Merci pour cet article qui nous rappelle les erreurs à éviter… Par contre je trouve assez utile de mettre 2 champs pour le téléphone: mobile et fixe. Je trouve le dernier point très intéressant, beaucoup de sites devraient s’en inspirer.

  4. Merci pour tes infos Romain.
    La gestion du formulaire ‘inscription est assez longue et perilleuse sous Prestashop en effet, mais cela reste intéressant de se pencher dessus je pense !
    A bientot

  5. bracelets événementiels dit :

    Merci pour les infos.
    Cela dis le système « opc » (one step process) sur prestashop répond parfaitement à cette optimisation selon moi. Un peu de stylisation css et le tour est joué pour contenir son taux de transfo.

  6. Viager dit :

    Merci pour ces conseils très enrichissants.
    Je suis arrivé sur votre site depuis google avec la recherche « optimiser formulaire ». Je ssuis content d’avoir trouvés ces conseils. je vous remercie a nouveau

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Comment augmenter son CA rapidement sans rogner sur les marges, les pistes

par Romain Boyer - Il y a 5 ans

Vendre Plus : c'est notamment mettre en avant les bons produits

On arrive en fin de trimestre et on ne va pas tarder à en commencer un nouveau. Il faut faire du chiffre, il faut augmenter immédiatement son CA, sans rogner sur les marges. Je suis comme vous, j’étudie les pistes.

Quelles pistes étudier ?

Pour moi, plusieurs pistes ouvrent la voie de la compréhension des points de blocage :

  • analytiques, l’étude des stats vous montrera clairement où ça bloque et des points à débloquer immédiatement (le cas échéant, et à moyen/long terme sinon)
  • le contact, les utilisateurs vous diront mieux que n’importe qui ce qui ne va pas
  • les relances, rester au contact des prospects jusqu’à être sûrs qu’ils veulent finaliser leur commande, ou qu’ils veulent l’abandonner
  • mettre en avant les bons produits (mettre en avant les produits qui se vendent/sont recherchés en ce moment)

La piste analytique

Les statistiques peuvent être assez poussées sur Google Analytics si on s’en donne la peine, notamment grâce aux Tableaux Croisés Dynamiques.

Les indicateurs intéressants à suivre sur votre outil de statistiques préféré :

  • taux de rebond par page de destination (et notamment home page) et par support
  • taux de sortie par page de contenu
  • taux de sortie à chaque étape du tunnel de conversion (quoi ? vous n’avez pas de tunnel de conversion ? faites-le savoir en commentaire – de façon anonyme si vous avez honte – que je vois s’il est opportun d’écrire un article là-dessus)
  • principales pages de sorties (en nombre et en pourcentage du global)
  • taux de conversion au fil du temps

Le contact

Essayez ne serait-ce que 7 à 15 jours de mettre en avant un numéro non surtaxé, et voyez la richesse des enseignements que vous pourrez en tirer, en + de permettre d’éviter quelques pertes sur le processus de conversion

Les relances

Deux types de relances à envisager et à ne pas lacher :

  • Les clients qui ont commencé un panier et ne l’ont pas terminé (il vaut mieux les relancer 48 heures plus tard mais c’est à chacun de vérifier pour son propre cas, notamment en choisissant les horaires en fonction des besoins des cibles)
  • Les clients qui ont commandé plusieurs fois mais n’ont pas commandé depuis quelques temps
Si vous appelez ces clients, joignez-les en tant que « Service Qualité », pour « comprendre ce qui a pu les bloquer ou savoir s’ils ont rencontré quelque problème que ce soit ». Si vous venez avec des promos ou autres, ils vous recevront moins bien.

Mettre en avant les bons produits

Deux types de produits à mettre particulièrement en avant :

  • Les produits qui fonctionnent bien et se vendent bien (pour les vendre encore davantage et parce qu’ils sont plébiscités)
  • Les produits qui ne se vendent pas mais que vous avez envie de vendre plus, pour initier un cercle vertueux

Cela paraît évident mais c’est loin d’être toujours appliqué.

 

Et vous, quelles pistes avez-vous pour augmenter immédiatement les conversions ?

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

5 Commentaires

5 réponses à “Comment augmenter son CA rapidement sans rogner sur les marges, les pistes”

  1. Yopela dit :

    Salut,
    Vous évaluer à quel pourcentage un taux de conversion correcte ?

  2. Yopela dit :

    Salut,
    Vous évaluez à quel pourcentage un taux de rebond correcte, pour une page d’accueil?

  3. C3m dit :

    Merci pour cette synthèse, même si ce n’est qu’un début, c’est un bon début.
    Il faut aussi par exemple se poser la question de son:ses offres, regarder son SEO et ses landing; et enfin les actions d’upselling.

  4. Romain BOYER dit :

    UpSelling : oui, voilà une bonne idée à court terme ! bien sûr
    SEO : ça c’est plus long terme
    Landings : tout à fait, ça se voit avec l’analytique notamment (taux de rebond)

    Merci beaucoup

    Yopela : il n’y a pas de standard là-dessus même si la moyenne se situe entre 30 et 40% de taux de rebond sur page d’accueil. Idem pour le taux de conversion qui va de 0,1 à 30 ou 50% suivant si l’on travaille dans le billet de train, le voyage, le luxe ou les produits de nécessité ou encore les supermarchés en ligne. La moyenne indicative serait plutôt entre 0,5 et 1%

  5. Augmenter ses ventes sans baisser sa marge ? C’est un peu le rêve de tous les e-commerçants 😉 .
    Je pense qu’en bossant un peu la rapidité du site on peut facilement gagner en panier moyen, c’est une constatation personnelle mais la corrélation entre les deux me semble très forte.

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Améliorer ses urls pour un meilleur tracking analytics

par Benoit Gaillat - Il y a 5 ans

La semaine dernière je vous ai proposé une petite astuce pour améliorer votre campagne Google Adwords, cette semaine ce sera sur Google Analytics, outil indispensable du e-commerçant. Petit rappel, si Google Analytics ne vous convient pas vous pouvez toujours jeter un coup d’oeil à 5 autres solutions de web analytics.

Aujourd’hui donc nous allons nous concentrer sur l’analyse des pages sur votre site ecommerce et comment, de façon très simple vous allez pouvoir mieux comprendre ce qui se passe entre vos pages catégories, produits, votre homepage et votre tunnel de conversion. Tout se passe au niveau de vos urls, si vous n’avez pas customisées/ adaptées vous devez vous retrouver avec un listing des pages consultées de ce type :

detail des pages sur google analytics

Vous obtenez donc un listing des pages les plus consultées de votre site avec le nombre de consultations, le temps passé, le taux de rebond etc … Cependant il est impossible de filtrer par type de page. Sur un site E-commerce vous avez plusieurs pages différentes :

  • La homepage
  • Les pages catégories
  • Les pages produits
  • Le tunnel de commande
  • Les pages de contenu
  • Les pages « légales » : CGV, livraison etc…

Hors sans customisation il n’est pas possible de trier les pages catégories par taux de rebond par exemple, encore moins d’analyser quelles sont les pages produits les moins performantes sans qu’elle ne soient mélangés avec les autres pages du site.

Il suffit donc de créer un plan de structure d’url, de préférence lors de la création ou de la refonte de votre site e-commerce, en prévoyant de séparer ces urls avec un élément permettant de les identifier instantanément. Pour la homepage ce n’est pas la peine vous n’en avez qu’une, vous pouvez la filtrer directement.

Pour les autres pages nous allons ajouter dans l’url un caractère permettant de les reconnaître :

Type de page indicateur
Les pages catégories /c/
Les pages produits /p/
Le tunnel de commande /t/
Les pages de contenu /a/
Les pages « légales » /i/
Les landing pages /l/

Notre : l’indicateur est libre bien sûr, je le préfère court mais l’important c’est qu’il vous parle et qu’il soit unique pour chaque type de page. L’url d’une de vos pages produit deviendra donc http://www.monsite.com/p/produit-super-interessant.html ce qui vous permettra de les regrouper très facilement dans Google Analytics et donc de pouvoir les comparer et améliorer les gabarits de vos pages par exemple.

Un exemple avec les catégories  sur info-ecommerce :

On peut voir que la consultation des catégories ne représente que 10% des consultations de page du site, après analyse de ces chiffres je peux vous confirmer qu’elles font bien leur boulot à savoir rediriger du trafic vers les différents articles du site. Pour obtenir ce rapport j’ai juste filtrer les pages pour n’afficher que celles contenant le préfixe « category ».

Ce rapport est vraiment très utile pour comprendre le comportement des internautes sur votre site et analyser la performance des différents type de page.

Si vous avez d’autres astuces pour Google Analytics (ou autre) n’hésitez pas à les signaler dans les commentaires !

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

8 Commentaires

8 réponses à “Améliorer ses urls pour un meilleur tracking analytics”

  1. Romain BOYER dit :

    Il faut préciser que ceci se fait des plus simplement au niveau technique :

    vous placez ceci sur une page, quelque soit son URL :
    _gaq.push([‘_trackPageview’, ‘/c/macategorie’]);
    et c’est /c/macategorie qui sera prise en compte et traquée, pas l’url d’origine.

  2. Ca me semble plus simple de faire une structure d’url adaptée dès le départ que de modifier les urls dans le script de Google Analytics non ?

  3. Florian Giudicelli dit :

    Merci Benoît pour cette astuce Google Analytics. C’est toujours plus agréable de travailler avec des noms de pages propres.

    Si la structure de base des URL le permet, on peut aussi utiliser les filtres pour remettre de l’ordre sans toucher au code. Voici pour info un exemple de Peter Oneil avec un site ecommerce anglais : http://www.l3analytics.com/2011/10/31/ga-flash-audit-joy/

  4. Merci pour ce tips !
    En effet, les pages listés de base sont difficilement analysable, j’ai même parfois des id de sessions…
    J’ai recommandé cela à mon équipe technique mais j’ai parfois le retour que modifier le script GA de chaque page d’un site qui en comprend des milliers n’est pas possible, selon les CMS, les arbo … Il y a t-il un moyen d’apporter cette finesse de tracking sans faire une repasse sur toutes les pages?

    V

  5. Tu peux modifier le script en insérant des variables en PHP dedans. Si tu as moyen en PHP de récupérer le type de page tout est ok, dans les CMS c’est généralement possible de détecter le gabarit de page utilisé.

  6. David dit :

    Merci pour l’astuce… 😉

  7. Merci pour cette astuce.
    Idem, merci à Romain BOYER pour cette autre petite astuce qui évite de reprendre l’ensemble des URL en cas de site existant ou si aucune modification ne peut être effectuée sur les URL (surtout si liens sur les pages).

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Comment se préparer aux montées en charge de Noël

par Romain Boyer - Il y a 5 ans

Pour Noël, le pic de commandes devrait être le 11 décembre. et donc le pic de charge sur les sites Internet ce même jour.

Au delà de la préparation logistique pour tenir une telle charge au niveau des commandes, il faut que le support – l’infrastructure du site – puisse tenir le choc et ne soit pas un problème le jour J.

J’ai écrit il y a peu un article pour les plus techniciens permettant d’identifier les lenteurs d’un site, je me suis dit que ça pourrait être intéressant à un autre niveau de se poser la question d’un point de vue entrepreneur, puisque c’est vous, e-commerçants, qui avez la responsabilité de la disponibilité du site que vous gérez, à un autre niveau.

Alors, bien sûr, vous pouvez toujours prier pour que vos techniciens aient pensé à tout et sois fin prêts.

Mais il vaut mieux poser les bonnes questions aux techniciens pour être certains d’être prêts.

A quel trafic mon site deviendra-t-il instable ?

Il est important de faire des tests de montée en charge de vos sites Internet de temps en temps pour voir à quel moment ils commencent à mal se comporter. Les infogérants pourront vous proposer des scénarios de tests de montée en charge, permettant de voir à combien de visiteurs simultanés votre site tombera.

Donnée intéressante puisqu’elle vous permettra de répondre à une autre question : mon infrastructure actuelle est-elle suffisante. Il est préférable d’avoir toujours une infrastructure capable de résister à une charge supérieure à 4 ou 5 fois votre nombre de visiteurs actuel (la montée en puissance moyenne est souvent de l’ordre de 3x).

Est-on sur une infrastructure agile

qui permet d’évoluer en quelques heures si besoin ? Si vous voyez que vous êtes limites, vous avez plusieurs possibilités :

1. tout de suite passer sur un serveur plus gros (ne pas attendre les derniers jours),

2. vous adjoindre les services d’un serveur de médias (à voir avec vos techniciens) pour décharger le serveur principal

3. déporter la base de données sur un autre serveur

A-t-on identifié les/des zones sensibles dans la programmation

et peut-on à tout moment identifier quelle zone du site est responsable d’une lenteur ? (au niveau HTML, au niveau de la programmation serveur – PHP/ASP/…, au niveau des requêtes à la base de données)

Un petit test avec http://gtmetrix.com/ par exemple vous permettra d’avoir des notes qui vous en diront plus sur l’optimisation HTML + images de votre site.

Un petit coup d’oeil à la « timeline » (voir onglet spécifique), vous permettra de voir en combien de temps est généré et servi le code HTML (première ligne), ainsi que les autres éléments chargés par le navigateur.

A partir de là, vous saurez quoi optimiser.

Au niveau de la programmation (temps de génération de la première ligne de la timeline), il est indispensable pour les développeurs de disposer des « marqueurs » un peu partout pour savoir entre quel et quel marqueur se situe le temps le plus long.

Au niveau des requêtes en base de données, il est indispensable de jeter un coup d’oeil aux requêtes lentes, appelées « slow queries ». Vos techniciens sauront quoi regarder si vous le leur rappeler.

Est-ce qu’on stoppe les mises en production à l’approche de Noël ?

Une mise en production, si testée soit-elle, est toujours risquée puisque les erreurs peuvent impacter au mieux un visuel à un instant donné, au pire le tunnel de conversion ou des éléments essentiels pour celui-ci. A un moment où le pic de trafic fait que chaque souci prend des proportions importantes, il est préférable de limiter au maximum, voire de stopper les mises en production pendant la période sensible, identifiée notamment du 1 au 17 décembre.

Ce qui n’empêche pas de développer les éléments à part pour les mettre en production ensuite !

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

3 Commentaires

3 réponses à “Comment se préparer aux montées en charge de Noël”

  1. Noel est effectivement une période très sensible, merci pour les conseils!
    Faire des MEP à cette époque est un acte courageux!

  2. Benoît | ecommerce dit :

    Personellement je déconseille également les mises en production après le 30 novembre. Cela n est pas assez safe !

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Comment augmenter le nombre de produits par commande ?

par Romain Boyer - Il y a 6 ans

Premier article détaillé dans le dossier Les Indicateurs et Leviers pour votre boutique e-commerce, nous allons ici nous focaliser sur un élément important de détail : le nombre de produits par commande.

Cet indicateur de bas niveau sert de donnée de base pour des indicateurs de plus haut niveau (en cascade) :

  • Montant moyen de panier
    • Marge produit en montant
      • Marge transactionnelle moyenne par commande
        • Marge transactionnelle (but ultime)

Alors, quels sont les moyens à notre disposition pour augmenter ce nombre de produits par commande

Les moyens sont illimités, mais on peut déjà en lister quelques-un (à compléter si vous avez des idées) :

  • cross-selling (vente additionnelle)
  • bundling
  • facilitation de la navigation inter-produits et inter-catégorie
  • en jouant sur les frais de port (Cf premier commentaire par Alban)

Cross-Selling ou Vente Additionnelle

Le cross-selling est le moyen par lequel vous allez conseiller à vos acheteurs des produits complémentaires à ce qu’ils projettent d’acheter.

La complémentarité se fait soit parce que les produits sont directement complémentaires (un téléviseur et sa connectique), soit parce que des personnes ont souvent acheté deux produits en même temps (procédé utilisé par les boutiques comme Amazon ou CDiscount, cela demande beaucoup de commandes). On peut ajouter à cela les offres promotionnelles en cours.

Cross Selling by RueDuCommerce

Plusieurs emplacements propices pour conseiller des produits complémentaires :

  • sur la fiche produit
  • dans le panier
  • après consultation par mail

Sur la fiche produit, il est assez courant de voir cela en dessous de la ligne d’horizon, au dessous ou au dessus de la description du produit. (Amazon a choisi au dessus étant donné la hauteur du bloc comparé à celle de la description).

Dans le panier, il s’agit souvent de bannières en dessous des éléments du panier. Parfois, les offres sont pré-remplies dans le panier (ainsi que ça l’était historiquement dans la VPC sur le petit papier de bon de commande) et il suffit de cocher la case pour que le produit se matérialise réellement dans le panier. Je trouve cette dernière approche bonne si l’on se limite au maximum à deux produits.

Par e-mail, comme le fait beaucoup Amazon, il s’agit de dire que vous avez acheté ou consulté tel produit, et que donc le magasin trouve qu’il serait intéressant pour vous d’acheter tel ou tel produit.

Il est encore assez peu courant de voir cela, il n’est pourtant pas très compliqué de proposer des produits complémentaires. Les plateformes Magento et Prestashop (télécharger le module Cross Selling for Prestashop) le proposent par exemple ainsi que les plateformes Wizishop et PowerBoutique pour ne citer qu’eux.

Ci-contre, on peut voir un exemple de mise en place chez RueDuCommerce qui tente de simplifier l’achat groupé du produit et de l’accessoire, formant ainsi un pack à la demande.

Je ne suis toujours pas convaincu sur la forme proposée par RueDuCommerce dont la forme est à mon avis trop compliqué, ni par les modules de cross-sell proposés par des gens comme Sarenza qui considèrent qu’un produit complémentaire à une chaussure est un sac à dos.

Attention, évitez de proposer trop de produits ! Il est préférable de se limiter à 3 ou 4 produits vraiment bien ciblés pour favoriser le côté « conseil » et éviter l’aspect surabondance qui a tendance à perdre le consommateur.

Voici deux bons exemples d’intégration, que nous irons pêcher au hasard… chez Amazon.

Cross Selling au dessus des caractéristiques techniques

Cross Selling toujours chez Amazon, au dessous des caractéristiques techniques et au dessus de la description longue

Il est évident que proposer à un internaute des produits qui n’ont pas vraiment d’intérêt en complément n’apporte rien et perd un peu votre prospect.

Bundling

Je m’attarderai moins sur le bundling mais il mériterait bien un article complet.

Le bundling, c’est proposer un pack de plusieurs articles, à un prix réduit ou pas, qui vont bien ensemble.

Exemple de pack produit proposé par Amazon

Et effectivement, je peux vous dire que lorsqu’on achète cet ampli, on a souvent besoin d’un câble HDMI et d’un câble optique et ceux-ci ne sont pas chers. On peut constater qu’Amazon ne fait pas de réduction, probablement du fait du besoin et du fait du prix de ces produits.

Si les produits proposés dans le pack avaient un prix plus élevé, on aurait pu imaginer une réduction de prix, de façon à inciter plus fortement le prospect à le commander.

Voilà qui allie l’utile à l’agréable, utile pour le consommateur, et agréable de voir son panier moyen augmenter mécaniquement !

Facilitation de la navigation

Pour cela, je vous invite à lire mon précédent article, Passer d’une fiche produit à une autre

Extrait :

Avez-vous remarqué le nombre d’allers-retours incessants que nous devons faire tous les jours pour passer des fiches produits au résultats de nos recherche ? Il y a quelque chose à faire à ce niveau là, et plusieurs acteurs se sont déjà posé la question.

Je vous propose ici quelques solutions, pas très complexes, qui devraient permettre à vos utilisateurs de se balader plus facilement et plus efficacement, et donc de trouver le produit qui leur convient le mieux, s’il existe.

Lire l’article complet

Conclusion

Cet article fait partie d’un dossier, Les Indicateurs et Leviers pour votre boutique e-commerce, comme vous le verrez dans l’arborescence proposée sur la présentation de ce dossier, ce n’est qu’un infime maillon pour améliorer votre marge transactionnelle, mais rien que ce levier peut apporter beaucoup à une boutique, tant en terme d’image que de service, que d’augmentation du panier moyen et d’écoulement du stock.

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

5 Commentaires

5 réponses à “Comment augmenter le nombre de produits par commande ?”

  1. Alban dit :

    Il y a aussi un levier très intéressant à actionner pour augmenter le nombre de produit par commande : Les frais de port.
    L’important c’est de le faire savoir.
    http://www.Archiduchesse.com le fait très bien (et le faisait encore mieux avec sont « encore 5paires et les frais de port sont offert »).
    Autre exemple, j’avais un site ou le produit phare pesait 1.050Kg, les frais de port étaient au réel (donc en gros de kg en kg).
    Sur la fiche produit, j’ai indiqué que pour tout autre produit (hors celui ci) acheté, les frais de port ne bougeaient pas. La proportion de commande contenant des produits additionnels des personne étant passé sur la page produit est passé d’environ 10% à presque 90%.

  2. Romain Boyer dit :

    Merci, très bon exemple en effet, je n’y pensais plus ! je rajoute une note dans l’article 😉

  3. Mickael@Couches lavables dit :

    Je confirme également pour les frais de port.

    Dans notre cas, nous facturons les frais de port de façon forfaitaire : 5,90 €.
    Et nous les offrons dès 69 € d’achat.

    Sur la page panier dès que le montant atteint 60 €, il y a une petite ligne qui apparait en plus pour indiquer :
    « Il ne vous reste plus que 9 euros pour profiter des frais de port offerts ».
    Et ainsi de suite jusqu’à 69 €.

    De quoi faire monter le panier moyen 🙂

  4. Romain Boyer dit :

    bien joué Mickaël ! en même temps, vous, ça sert toujours de commander plus de couches lavables 😉

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Match Ergonomie Versus Design – Qui gagne ?

par Romain Boyer - Il y a 6 ans

Pour beaucoup encore aujourd’hui, l’ergonomie reste quelque chose d’abstrait, je m’en rends compte au quotidien. Pour beaucoup, si le site est design, il est ergonomique, quand on sait ce qu’est l’ergonomie.

Définitions rapides :

le Design – ou le graphisme -, c’est l’aspect visuel, beau et chiadé d’une interface. C’est l’effet « Waow ! »

l’Ergonomie, c’est l’aspect pratique, c’est l’effet « je sais où je dois aller pour trouver (ou pas) l’info »

Je vous la fais courte et efficace, je sais que votre temps est précieux.

A gauche = +25% de clics sur le bouton rouge par rapport à droite.

Source : WhichTestWon.com

Si la version de droite semble plus jolie et flatte davantage l’ego de son propriétaire. C’est la version Design. Le bouton d’action est par contre peu explicite « get it now » (hein, get quoi ?) malgré une intro plutôt intéressante.

La version de gauche montre beaucoup plus clairement où il faut cliquer, et à quoi sert ce clic (« Download the whitepaper »). Même sans bien expliciter ce que contient le papier blanc, les gens cliquent.

L’Ergonomie gagne sur le Design.

Évidemment, le top est de pouvoir combiner Ergonomie ET Design ! Tout un art…

Source : WhichTestWon

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

25 Commentaires

25 réponses à “Match Ergonomie Versus Design – Qui gagne ?”

  1. Pierro dit :

    L’ergonomie, ou le moyen de faire passer la logique pour une science…

  2. Romain Boyer dit :

    oulah ! il faudrait déjà définir la science et là, c’est un large débat que de définir si l’ergonomie est une science ou pas.

    Mais effectivement, la plupart du temps, c’est de la logique. Mais la logique se perd avec la recherche du « beau » 🙂

    Il est important parfois de revenir à des choses simples et fondamentales.

    Merci pour ton commentaire en tout cas

  3. Chak dit :

    Je travaille régulièrement sur des sites, landing page et amélioration de sites. Selon moi, un graphiste se doit de combiner les deux : attrayant et efficace. Le design et l’ergonomie sont indissociable, l’un ne va pas sans l’autre. Donc pas de clash entre ergonomie et graphisme pour ma part 😀

  4. Romain Boyer dit :

    Félicitations Chak ; ce n’est malheureusement pas souvent le cas. les graphistes n’ont pas tous ce penchant ergonomique et écoutent bien souvent ce que leurs commanditaires leur demandent de faire.
    Graphiste et Ergonome sont deux métiers différents même si, à force, les deux métiers se rapprochent l’un de l’autre 😉

  5. Chak dit :

    Tout à fait ! le métier d’ergonome, qui n’est pas suffisamment répandu, est très important. En général, peu de boîtes jugent utile de créer le poste et refilent ça au chef de projet web (et c’est là que les ennuies commencent ^^)

  6. Romain Boyer dit :

    Voire même, si je voulais tirer le trait un petit peu, dans l’absolu, l’ergonome et le graphiste devraient se tirer la bourre, le graphiste pour garder un peu de beau, l’ergonome pour faire de l’efficace.

    « Mais si je le fais plus gros le bouton, ça va être moche »
    – Je m’en fous, les gens cliquent pas, je veux qu’ils cliquent ! »

  7. Robin Azéma dit :

    Ralala décidément je crois que l’ergonomie va rester méconnue pendant encore pas mal d’années quand je vois certains commentaires.

    Pierro, c’est sur toi tu es du métier, tu as tout compris, tu as du bosser des heures avec des ergonomes compétents et observer leur démarche scientifique je suppose ?
    Ce qui te semble être du bon sens ne l’est pas pour tout le monde, tu crois que mon grand père utilise le web de la même façon que nous par exemple ?

    Quand à cet article, c’est sympa pour l’ergonomie (je suis un ergonome en devenir), mais comme Chak je pense qu’il ne devrait pas y avoir de rivalité : le graphiste est un créatif, ce que ne devrait pas vraiment être l’ergonome.

    L’ergonome c’est justement le penchant scientifique, l’ergonome mesure grâce à une méthodologie rigoureuse et des techniques de recueil de données. C’est plus un aide au concepteur, une garantie de la prise en compte de l’utilisateur final et de ses besoins.

    D’ailleurs, l’ergonomie n’est pas qu’une question d’interface, c’est l’interaction globale avec le système, pas que l’aspect visuel.

    Je crois que je ne vais pas tarder à rédiger un article pour redéfinir ce qu’est l’ergonomie car le monde du web en a une image très réduite et faussée.

  8. Chak dit :

    Et j’ajouterai que l’ergonome ne doit pas être créatif justement pour permettre d’avoir le recul que le graphiste n’aurait pas forcément.
    Et comme toute science, l’ergonome en est une car elle observe et analyse les comportements des utilisateurs suivant leur classe sociale, économique et sur tout un tas de critères. Ca revient à analyser le comportement des utilisateurs et de savoir comment rendre un site le plus adapté au type d’utilisateur ciblé. L’expérience
    @Robin Azema, tu dois sûrement connaitre mais je te file le lien quand même : http://www.ergophile.com. Tu en feras bon usage 😉

  9. Chak dit :

    PS : dsl au mot « L’expérience » qui …. bin je sais pas d’où il sort en fait ^^

  10. Robin Azéma dit :

    Tu devais vouloir parler de l’expérience de l’utilisateur et on t’a dérangé en pleine réflexion Chak 😉

    Oui je connais bien ce site merci 🙂 Et complètement d’accord avec ce que tu as dit.

  11. Chak dit :

    Ahhhhh oui voilà bien vu ! bin là par exemple, l’ergonome retrouve les mots du graphiste hahaha ! complémentaire c’est ce que je disais lol

  12. yannick grenzinger dit :

    Design est le terme plus utilisé par les anglo-saxons pour parler d’ergonomie …
    En France, on voit le design juste quelque chose de beau alors que c’est bien plus que ça !

    Le problème rencontré souvent c’est qu’on met la présentation avant la fonction (le véritable besoin).
    Le design graphique, la mise en forme, l’habillage doit arriver après le design fonctionnel (ou ergonomie ou encore rendre l’interface utile et utilisable).
    J’ai écris un article la dessus ici : http://ux-fr.com/2011/01/24/principes-de-design-dune-interface-graphique/ 2eme principe

  13. Chak dit :

    En effet le design est fonctionnel par définition (… racontez pas ça a Starck surtout ^^).

  14. Robin Azéma dit :

    Tout simple, design veut dire « conception » à la base, avec tout ce que ça recouvre. Là on comprend que l’ergonomie en tant que discipline est une aide à la conception, donc une aide au design.

  15. Pierro dit :

    Si on fusionne un ergonome et un webdesigner moyen, vous savez se que l’on obtient ?
    Un bon webdesigner.
    Comment devient ton ergonome ?
    En se posant les bonnes questions.

  16. Robin Azéma dit :

    Hahaha Pierro! Je suppose que tu es ergonome bien sur ? Non j’déconne, pour dire ça il est évident que tu ne l’es pas et que tu ne sais pas ce que c’est, pour toi l’ergonomie c’est le mot utilisé couramment pour dire que c’est facilement à utilisé, point barre, tu ne t’es jamais interrogé plus que ça quoi ; comme la psychologie tu t’en tiens aux définitions de comptoir ou aux reportages de TF1 et M6 j’imagine ?
    Allez, tiens, je vais faire une bonne action en t’invitant à lire des choses de bases pour te faire comprendre :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Ergonomie
    http://cadres.apec.fr/MarcheEmploi/FichesApec/Metiers/ApecViewDetails.jsp?delia=currentArticle_ART_16437||currentTopic_TOP_1386||motherTopic_TOP_1382
    http://www.studyrama.com/formations/fiches-metiers/paramedical/ergonome.html

    J’en mets pas plus tu risquerais de ne pas le lire, mais là ce ne sont que des lectures grands publics, je pense que déjà ça pourra te servir à mieux comprendre.

    PS : rassure moi Pierro, tu as moins de 25 ans ?

  17. bgaillat dit :

    Robin j’ai publié ton commentaire car il est intéressant sur le fond mais merci de rester courtois envers les autres commentateurs sur la forme.
    Soigner le fond plutôt que la forme, c’est ironique pour un ergonome non ? 🙂

  18. Robin Azéma dit :

    Haha, bien vu ! Je ne pense pas avoir été discourtois quand même si ? Juste un peu sarcastique, rien de méchant, je ne connais pas Pierro je ne me permettrais pas mais j’avoue que ça me fait hérisser les poils quand je lis des choses comme ça. Si on suit la logique de Pierro : « Vous savez que ce qu’on obtient si on fusionne un webdesigner et un développeur ? Un bon développeur » Ainsi, besoin que d’une seule personne pour créer un site, comme en 1998…

    Et Pierro, pour devenir ergonome en France c’est en général 5 années d’études après le bac, études qui idéalement mélangent psychologie, sociologie, physiologie et informatique dans le cas d’ergonomes spé web/info.

  19. Robin Azéma dit :

    Après réflexion sur ton commentaire bgaillat, non ce n’est pas ironique pour un ergonome de soigner le fond plutôt que la forme.. enfin c’est pas l’idéal, l’idéal étant l’optimisation des deux mais on travaille (normalement) sur la forme Et le fond (utilisabilité et utilité recouvrent les deux aspects).

  20. bgaillat dit :

    là je suis 100 % d’accord avec toi 😉

  21. Bastien dit :

    Soyons honnêtes, le graphiste qui préfère la version de droite à celle de gauche a vraiment mauvais goût 🙂

  22. Chak dit :

    C’est clair, mais je pense que l’exemple a été choisi exprès pour donner la victoire à l’ergonome 😀

  23. Axel Bouaziz dit :

    Bonjour à tous,

    Je viens de lire l’article (oui, je reviens de loin…) et j’aurais quelques « suggestions » à faire.

     » l’Ergonomie, c’est l’aspect pratique, c’est l’effet « je sais où je dois aller pour trouver (ou pas) l’info » »

    -> L’ergonomie ce n’est pas que ça, il manque clairement l’aspect IHM qui est TRES important.
    Pour ma part, l’ergonomie c’est aussi une appréhension de l’UX, qui passe par 3 points essentiels :
    1. « usable » -> ca se lance vite, ça crash rarement, ça présente un flow logique, l’user n’a pas besoin d’un manuel
    2. « desirable » -> offrir une expérience nouvelle, si possible agrémentée de nouvelles fonctionnalités ou d’extra features style geoloc…
    3. « useful » -> ta solution résout un vrai problème !

    « A gauche = +25% de clics sur le bouton rouge par rapport à droite. »

    -> Rien de spécialement étonnant, ça a été mieux conçu, le call to action est centré et bien visible, testimonial qui suit le mouvement de l’oeil et 2 solutions pour retenir le visiteur lorsqu’il scroll vers le footer

    « Si la version de droite semble plus jolie et flatte davantage l’ego de son propriétaire. C’est la version Design. Le bouton d’action est par contre peu explicite « get it now » (hein, get quoi ?) malgré une intro plutôt intéressante. »

    -> Franchement je demande à le voir le « designer » qui te dira que c’est la version Design des deux ^^

    Je finirais en exprimant un point de vue (personnel) : si demain vous cherchez à engager un design et qu’il n’est pas foutu d’être un minimum averti des pratiques d’UX et d’ergonomie, ce n’est même pas la peine de travailler avec lui. Aujourd’hui les bons designers font des designs harmonieux tout en respectant ces contraintes la au maximum 😉
    Je vous invite à regarder le travail de certaines de ces personnes, je pourrai vous citer Sacha Greif, Prakash Ghodke, Luke Seeley et encore bien d’autres.

  24. Romain BOYER dit :

    Bonjour Axel et merci pour ta contribution ici,

    il me semble bien que ce dont je parlais traitait de l’IHM même si j’ai volontairement choisie une phrase très réductrice pour simplifier. A part le point 2, je trouve que ma phrase incorpore tout ce que tu as dit. Si ça crashe, que ça ne va pas vite, ça n’est pas ergonomique et ça te bloque dans l’atteinte de ton objectif : obtenir l’info. De même, concernant le point 3, l’ergonomie résoud un problème : permettre d’atteindre l’info.

    Juste un petit désaccord sur le point 2 donc quant à dire que l’ « expérience nouvelle » fait partie de l’ergonomie, je dirais que c’est un peu antinomique. Je dirais même que l’une représente un blocage pour l’autre ? Une interface innovante offrant une expérience nouvelle va à l’encontre des habitudes et donc de l' »utilisabilité ».

    « -> Franchement je demande à le voir le « designer » qui te dira que c’est la version Design des deux ^^ »

    disons « qui se veut la version Design » ? la volonté est claire en tout cas.

    Au final, je n’ai pas l’impression de vraies divergences, je suis rassuré car je ne voyais pas ce qui pouvait prêter à débat dans ce post 😉

    Bon dimanche

  25. Axel Bouaziz dit :

    Merci pour ta réponse Romain,

    De nouvelles fonctionnalités entraînent bien entendu une expérience nouvelle, qui, il est clair, n’est pas dans l’habitude des utilisateurs.

    Cependant, en la rendant accessible et donc en travaillant l’UX pour le coup 😉 la tu auras une fonctionnalité qui s’intégrera dans les habitudes de tes clients.

    Ce n’est donc pas (pour ma part) un blocage mais il est clair que c’est très dur de concevoir tout ça de A à Z…

    Bon dimanche à toi aussi Romain

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Focaliser l’attention sur un panier en Pop-in

par Romain Boyer - Il y a 6 ans

Une étude mise en avant par Linda Bustos de l’incontournable blog GetElastic montre bien l’importance de cacher tout ce qui n’est pas utile (ou contre-productif) à un niveau donné d’un processus.

Par exemple, pour l’ajout au panier, voici un exemple de fiche produit avec sa fenêtre d’ajout au panier, le but est évidemment après l’ajout au panier de convaincre la personne de passer à la suite du processus de commande (si l’on souhaite faire du cross-selling, cela s’organise et se cadre..).

Fiche produit avec confirmation d'ajout au panier : sans griser le fond, l'attention se disperse

En grisant le fond, la différence est remarquable :

En grisant (masquant) le reste de la fenêtre derrière la fenêtre modale, on évite ainsi de disperser l'attention et on la concentre au contraire sur l'information et le bouton d'action

Cet analyse Eye-tracking est assez convaincante, bien que d’aucuns se doutaient déjà de cet impact.

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

4 Commentaires

4 réponses à “Focaliser l’attention sur un panier en Pop-in”

  1. David Dupré dit :

    Effectivement, on se doute du résultat, mais au moins comme dirait ma fille « c’est prouvé ! »

  2. Georges@Bitbol dit :

    On le sait mais il est toujours bon d’en avoir une preuve. Bizarre, j’ai raté ce billet sur GetElastic. merci !

  3. Le billet e-commerce du mois - actupro.info dit :

    […] Avoir un bon site bien référencé ne veut pas dire q'il ne faut pas tenter de l'améliorer. En particulier le processus d'achat et souvent source d'abandon en cours de visite. A la base de ce processus se trouve le panier. Romain Boyer nous éclaire sur un cas bien particulier mais qui en dit long : focaliser l'attention sur un panier en pop-in […]

  4. Bruno dit :

    La fonction popin sur le panier, qui demande si nous souhaitons voir le panier ou continuer nos achats est aussi discutable.
    Je sais si je veux continuer mes achats et ou visualiser mon panier! Idem je remarque que de nombreux sites utilisent la page produit en full.
    En clair on occupe quasiment l’ensemble de l’espace pour présenter les produits, en occultant dans certains cas la navigation secondaire verticale à gauche.

    Cela me semble contre productif
    Je suis pas certains que les utilisateurs trouvent cela plus simple.

    Qu’en pensez-vous?

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Lancement d’un site e-commerce : organiser son teasing

par Romain Boyer - Il y a 6 ans

Crédit : PVC / Echo62.com

Problématique intéressante s’il en est, le lancement d’un site e-commerce pose de nombreuses questions parmi lesquelles : Comment faire venir un grand nombre de personnes dès le lancement du site pour aider au décollage de celui-ci ?

Le moyen le plus rapide est aussi le plus risqué : Adwords

Les plus fortunés d’entre vous diront bien évidemment : il suffit d’investir dans les liens sponsorisés, une bonne campagne Adwords aidera au décollage et à vous de faire en sorte de ne pas retomber !

Certes, cette politique est juste mais elle comporte un risque non négligeable : pour un site identique, une campagne de liens sponsorisés n’aura pas le même impact selon votre notoriété, qui ne sera pas la même au lancement et plus tard. D’ailleurs, il arrive souvent que les liens sponsorisés soient cliqués par des internautes qui vous connaissent déjà et qui vous recherchaient (parfois sans le savoir). Si vous avez les moyens de faire une bonne campagne, allez-y mais ne le faites pas à moitié. Une campagne avec des liens qui ne sont pas visibles en permanence est souvent bien moins performante. Sélectionnez-bien vos mots clés et ne vous lancez pas à corps perdu sur des mots clés ultra-concurrentiels, très chers et souvent peu efficaces.

Le moyen le moins coûteux et le plus long à la détente : Le référencement naturel

Le référencement naturel.. vous savez probablement qu’il est long de se positionner sur Google, mais cela est gratuit. Le référencement naturel doit à terme avoisiner les 70% de votre trafic (sauf si vous êtes sur un mode type Vente Privée) et doit donc être choyé. Nous nous proposerons dans un prochain article de voir comment optimiser votre site sur les moteurs de recherche (positionnement et affichage).

S’il est important de faire attention PENDANT la conception aux problématiques de référencement naturel, il faut occulter un moment cette problématique lors de la phase de pré-lancement, elle peut être contre-productive. Après la deuxième semaine suivant le lancement, il faut à nouveau se re-concentrer fortement sur cette problématique centrale.

Mais sans bouteille de champagne, un lancement est-il vraiment un lancement ?

On en arrive au coeur du sujet, le lancement est un moment crucial de la vie de votre site qui est un véritable tremplin. Mettre son site en ligne et ne pas faire de « lancement » à proprement parler, c’est comme démarrer en 3e en voiture. Ah, ça va marcher, si on est très vigilant et qu’on y croit vraiment, qu’on ne relâche rien, qu’on persiste à appuyer comme un bourricot sur l’accélérateur. Mais ça n’accélère pas vite.

Mais qu’est-ce qu’un « lancement » ?

Un lancement, c’est la bouteille de champagne sur le navire, c’est la pendaison de crémaillère pour un nouveau restaurant, c’est la nuit de noces pour un mariage.

On ne parle pas du moment où le bateau est à l’eau, ce qui correspond à la mise en production d’un site e-commerce, on parle du moment où la bouteille de champagne s’écrase et libère son liquide sur la proue du navire, libérant par la même les clameurs du public présent qui se sent privilégié d’assister à ce spectacle.

Il faut donc bien différencier le lancement de la mise en production du site. Le lancement peut avoir lieu des semaines plus tard, après par exemple une version alpha qui aura permis de corriger des bugs.

Crédit : Quadriga - L'attente suscitée par le lancement de l'iPad

Que déclenche le « lancement » ?

Le lancement doit déclencher une ample phase de communication pour faire connaître le site. Je fais souvent l’analogie avec un fusil à une seule cartouche. Vous avez UNE cartouche de communication.

Chaque journaliste/blogueur qui s’intéressera à vous ne fera en moyenne qu’un article sur votre site internet.

À l’instar d’une campagne de marketing global multicanal qui vise à créer de la notoriété, il faut créer un effet « large filet » qui amoindrira les chances que le public visé ne prenne connaissance de votre marque et de votre lancement.

Il faut donc organiser, préparer le lancement en faisant en sorte que l’on parle beaucoup de vous, non pas sur une longue durée mais avec une large diffusion, auprès d’un maximum de journalistes/blogueurs et de communication dans les lieux où va votre public visé.

Comment susciter une attente ?

Les journalistes ne rédigent pas des articles à tout va sur tous les lancements et sur n’importe quelle boutique. Il faut donc susciter un intérêt et si possible le susciter avant le lancement.

Et là on aborde la grande question : mais comment je suscite une attente ? la grande question.. les grandes agences sont payées des millions pour fournir dans 95% des cas une stratégie naze qui n’aboutit à rien, je ne prétendrai pas les surpasser. Je peux juste vous donner les ingrédients du succès, que 95% peinent donc à trouver (le fait de connaître l’ingrédient ne permet pas toujours de le trouver) :

une offre proche du consommateur : les consommateurs ne s’intéressent pas à ce qui ne peut pas les toucher

une offre pour un large public : les journalistes ne s’intéressent pas vraiment aux marchés de niche

suffisamment d’informations pour permettre l’intérêt : les consommateurs et les journalistes doivent avoir l’eau à la bouche

pas trop d’informations pour susciter les questions : les consommateurs et les journalistes doivent pouvoir spéculer

diffuser des ragots disséminés : glisser des informations partielles à des blogueurs pour alimenter les spéculations et permettre à tout un chacun de se faire une idée plus précise s’il a de l’imagination

disposer d’une page de lancement sexy qui donne le moins d’informations possible mais qui permette d’alimenter une base de données de curieux et une page de fans sur facebook

limiter les entrées en version alpha, faire gagner quelques  invitations en avant-première qui se gagnent en faisant quelque chose pour le lancement : du buzz (tracking sur des liens), un article, …

Un intérêt non négligeable de ces phases de lancement est de déceler dans les ragots les attentes du public concerné…

Conclusion

Page d'attente d'Hipster

Le lancement est une phase cruciale qui fait d’un produit lambda un succès. Les lancements d’Apple sont bien connus et contribuent au succès fulgurant de leurs produits. Apple ne dépense pas un sou en campagne marketing, tout le monde s’en charge pour elle. Un des sites qui exploite le mieux cette technique est actuellement Hipster (>invitations) qui sans rien dévoiler a déjà glané des dizaines de milliers d’adresses de curieux. Des dizaines (centaines ?) de blogueurs (comme techcrunch) se sont précipités pour spéculer sur le concept en question et un ingénieur de Google est même allé jusqu’à fouiller dans le code pour découvrir qu’il semblerait que ce soit un site de Q&A comme Yahoo Answers. Il y a fort à parier que, que le modèle soit bon ou pas, le site connaisse un grand nombre d’entrées les premiers jours, même s’il s’effondre après, c’est une autre problématique.

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

14 Commentaires

14 réponses à “Lancement d’un site e-commerce : organiser son teasing”

  1. David Nicolas - SexyFood dit :

    Article intéressant. Juste…Le référencement naturel n’est pas gratuit. Qu’on le fasse soi même, ce qui prendra du temps, et donc de l’argent, ou qu’on le sous traite.

    D’autre part, je pense qu’il y a plusieurs moyens de lancer un concept. Le fait de donner peu d’informations attise la curiosité, mais certains sites sont très claires dans leur ligne avant le lancement, et connaissent tout de même un fort engouement.

    Dans les sites qui ont bien pensé leur phase de lancement ( et de communication ), on peut également citer loueunepetiteamie, sur le principe de rentawife, qui cache en fait un site de location.

    Enfin, dans les canneaux de communication au lancement

  2. David Nicolas - SexyFood dit :

    Enfin, dans les canaux de communication au lancement, il a plusieurs pistes :
    La presse écrite et radio, assez facile à atteindre.
    Les bloggeurs coeur de nerf pour la guerre du web.
    La possibilité d’organiser des jeux/concours.
    L’évènementiel ( soirée de lancement, partenariat dans des salons etc… ).

    David.

  3. Romain Boyer dit :

    Bonjour David,

    effectivement, rien n’est gratuit dans ce monde, y compris le référencement, la conception, (l’assistance à) la maîtrise d’ouvrage, l’aide à la réflexion, les outils, et surtout le temps que l’on passe soit-même à faire une chose plutôt qu’une autre ; je te rejoins tout à fait sur ce point de vue.

    Je parlais de moyen le « moins coûteux » (Cf titre sous-partie), rien d’autre. Je disais simplement que le positionnement sur Google était gratuit 😉

    Merci pour les informations complémentaires apportées !

    Le propos était principalement d’attirer l’attention sur ce moment que l’on appelle « lancement » mais on trouvera tout un tas d’autres possibilités encore pour communiquer.

    Toutes autres suggestions bienvenues !

  4. OPERA PRINT dit :

    Justement @operaprint prépare son lancement de site e-commerce (autour du 12 février prochain) via communiqués de presse gratuits online, page en construction, blog, Twitter, Facebook (publicité payante) et un nouveau moyen de faire du buzz mais ça ce sera à découvrir en live quelques jours avant le lancement !

  5. David Nicolas - SexyFood dit :

    @Romain :

    Et tu as tout à fait suscité cette envie, même si elle était déjà présente et réfléchie chez moi, elle est désormais totalement regaînée et appuyée d’une envie toujours plus forte.

    Je n’hésiterais pas à faire partager le lancement de SexyFood en commentaire sur cet article si ca t’intéresses d’ailleurs.

    A bientôt,
    David.

  6. Romain BOYER dit :

    Salut, merci pour ces informations, n’hésite pas à nous faire un retour et à nous dire ce qui marche et ce qui ne marche pas. Si tu veux, on pourrait faire une interview pour parler des problématiques de ce lancement quand tu y seras ? 🙂

  7. Romain BOYER dit :

    Super, ça m’intéresse beaucoup oui ! je n’attends que ça même 🙂

    A bientôt

  8. OPERA PRINT dit :

    @Romain : avec plaisir, je te tiendrai au courant de mes feedbacks et surtout du dernier « biais » de communication

    @David : c’est pour quand ton lancement ?

  9. wwww.1001opticiens.fr dit :

    Merci pour l’article, très intéressant. Néanmoins, il n’est pas fait référence au concept de longue traine, qui me semble important même pour un lancement : sur le net, un lancement peut être long, un service peut mettre du temps pour trouver son public

  10. Romain BOYER dit :

    Bonjour 1001opticiens ;-), je fais au contraire plusieurs fois référence à la longue traine, en parlant d' »ample phase de communication » ou d’effet « large filet ».
    Mais peut-être penses-tu à autre chose ?

  11. www.1001opticiens.fr dit :

    Bonjour Romain,
    Merci pour ta réponse, et je m’aperçois que mon post n’était pas très clair ! Tu dis à un moment  » Il y a fort à parier que le site connaisse un grand nombre d’entrées les premiers jours, même s’il s’effondre après ». A mon avis, c’est un des soucis que l’on doit rencontrer quand on fait trop un buzz autour d’un concept avant son lancement. Le risque étant que de « faux » utilisateurs soient déçus, se détournent du concept, avant même que les utilisateurs « rééls »qui pourraient être vraiment intéréssés n’aient la chance de le connaitre. Si on regarde les progressions de FB, Twitter, etc…, on voit que le lancement a au contraire été progressif, et que cela a permis au service de s’améliorer et se transformer. Du coup, je me demandais si un site n’aurait pas plutôt intérêt à faire un lancement très progressif, ciblé autour de ses utilisateurs potentiels et eux seulement, sans ‘trop » en faire 😉
    Sinon, merci pour ton site, il est vraiment très bien !

  12. Romain BOYER dit :

    Merci pour ta réponse. Tout d’abord, je tiens à préciser que ce n’est pas mon blog, mais j’y contribue régulièrement effectivement.

    Je te rejoins à 100% sur ce que tu dis, je parle ici de lancement et je termine par « ceci est une autre problématique » en faisant justement référence à ce qui pourrait être l’objet d’un autre post : comment retenir, fidéliser et convertir les masses d’internautes qui viennent pour une raison ou une autre (buzz, passage à la télévision, …).

    Et effectivement, faire venir les masses risque de les perdre s’ils n’y trouvent pas leur compte, mais peut également être productif, notamment pour des sites « sociaux » ou autres. Cela a été le cas pour Groupon par exemple, et a contribué à son succès fulgurant.

    Amener les masses progressivement peut avoir un intérêt si l’on n’est pas sûr de son concept (ce qui devrait être le cas dans 90% des lancements, il n’y a pas de mal à être humble…), ouvrir une version alpha puis bêta permet par exemple déjà de créer des améliorations suite aux remarques sans patir d’un effet d’échelle désastreux.

    Tu as en fait apporté un gros complément de réflexion, je t’en remercie !

  13. pligg.com dit :

    Lancement d’un site e-commerce : organiser son teasing…

    Problématique intéressante s’il en est, le lancement d’un site e-commerce pose de nombreuses questions parmi lesquelles : Comment faire venir un grand…

  14. Stéphanie dit :

    Bonjour,
    Merci pour toutes ces informations.
    Je suis céramiste et je donne des cours. Je fais donc du local en terme de clientèle. Je crée actuellement mon site web pour me faire connaitre et avoir du monde dans mes cours. Je suis en train de préparer une page de teasing pour avoir une mailing list. Je m’interroge sur le temps qu’il faut entre le lancement du teasing et le lancement du site pour que la curiosté soit attisée mais pas lassée. Merci d’avance pour vos réponses

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