Tag : publicité

Pourquoi le Native Advertising arrive au coeur du eBusiness

par Romain Boyer - Il y a 2 ans

Le Native Advertising, ce modèle publicitaire qui veut intégrer de la façon la plus naturelle possible de la publicité dans le contenu, explose depuis 2013.

Pas étonnant quand on sait que ce type de publicité est en moyenne 45% plus cliqué et semble plus qualitatif (+38%). (source IFOP)

On le connait en fait depuis bien des années, l’exemple le plus parlant étant sur le Web les fameux Adwords de Google, les liens sponsorisés qui se veulent peu agressifs et totalement adaptés au contenu contextuel. On voit également de plus en plus de « publi-reportages » ou de « publi-infos », ces reportages bienveillants (qu’on appelle couramment le « brand content ») depuis quelques années dans la presse traditionnelle.

Comme pour tout, on en revient à l’expérience utilisateur (UX) ; les revenus liés à la publicité traditionnelle baissant, on se raccroche à une méthode qui se veut moins intrusive et à plus forte valeur ajoutée : du contenu publicitaire fortement intégré dans le média dans lequel il se trouve.

Exemple de Native Advertising sur ZDNet avec OutBrain

Exemple de Native Advertising sur ZDNet avec OutBrain

Pourquoi parlerais-je sur info-ecommerce.fr d’une pratique qui semble intimement liée au journaux/blogs ?

D’abord parce qu’un blog ou un journal en ligne, c’est du eCommerce ! croyez-vous vraiment que ces médias n’aient rien à vendre ? comment vivraient-ils ? entendons-nous bien, ces médias ont d’énormes problématiques de conversion, liés principalement à l’abonnement ou à la publicité.

Ensuite parce que les sites de vente en ligne ne délaissent pas la publicité ou les natve ads, comme Amazon et ses « Product Ads » proposés à l’intérieur même des fiches produits. Un site, quel qu’il soit, se doit de convertir son trafic en revenu. Mieux vaut pour un site eCommerce un clic sur une publicité qu’une sortie pure et simple. Pour la question « cela ne va-t-il pas me faire perdre une vente ?« , à vous de travailler l’ergonomie et le parcours client pour que ce soit le moins souvent possible le cas et pour suivre vos indicateurs clés pour savoir si l’implémentation est bonne ou non !

Aperçu d'Amazon Product Ads dans une fiche produit

Aperçu d’Amazon Product Ads dans une fiche produit

Enfin, parce que même si vous êtes marchand et qu’afficher des pubs ne vous intéresse pas, vous aimeriez peut-être annoncer ailleurs que sur Adwords avec la même efficacité !

Alors, comment faire du bon native advertising ?

Alors pour commencer, je n’ai pas troué de « bon » native advertising à ce jour, principalement parce que cela est compliqué à cause de la finesse nécessaire à l’exécution et du nombre d’annonceurs et d’annonces nécessaires pour pouvoir répondre à toutes les thématiques, mais cela ne saurait tarder !

Il faut évidemment commencer par regarder les plateformes qui gèrent cela : Adsense, Outbrain, Adyoulike,… vous pouvez positionner de la même façon un tag qui servira un contenu publicitaire lié à votre contenu.

Un autre type de native advertising est finalement vieux comme le Web :

l’affiliation, pourquoi ne pas terminer un sujet ou proposer une fiche produit avec de bonnes recommandations complémentaires de produits qui peuvent également intéresser vos consommateurs et qui sont vendus ailleurs ? Adsense propose aussi une version Shopping pour faire cela automatiquement.

Vous pouvez également préparer le terrain en thématisant fortement vos pages afin de permettre à des annonceurs de choisir où ils veulent apparaître.

Les formats peuvent donc être du texte, des vignettes, des images, des vidéos, n’importe quoi. Il faut simplement pour que cela soit efficace que la thématique de la page soit clairement identifiable sans erreur possible.

Il n’est pas besoin de rappeler que toute publicité doit être mentionnée comme telle (« lien sponsorisé », « publicité », …)

instagram_graphic_5[1]

Des exemples ?

Okay.

  • une fiche produit Amazon au hasard (voir la partie « Les clients ayant vu cette page peuvent être intéressés par ces liens sponsorisés ») : Panasonic H-H014E Objectif grand-angle 14 mm
  • Cherchez le « ailleurs sur le Web » sur un des articles du journal Le Monde
  • « Liens partenaires » chez RueDuCommerce, force est de constater que certaines annonces peuvent être plus pertinentes, ce qui ne semble pas compliqué avec les méthodes énoncées plus haut
  • En colonne de droite sur Expedia
  • sur le Démotivateur, cet article parle de break dance et indique en bas un event Red Bull auquel on peut participer ; on peut par ailleurs liker la page Facebook Red Bull en haut à droite de l’article

Et vous en connaissez probablement d’autres ! (n’hésitez pas à les partager)

Petit bonus : Voir ici les meilleures applications (pas forcément sur le Web !) du native advertising

Tous retours d’expérience bienvenus !

Deuxième bonus parce que je suis sympa, une infographie que j’ajoute à ma galerie d’infographies eCommerce (263 infographies à ce jour !) :

Infographie IFOP sur le Native Advertising pour AdYouLike, un des acteurs du secteur

Infographie IFOP sur le Native Advertising pour AdYouLike, un des acteurs du secteur

Pour aller plus loin, lire cet excellent article du Social Media Club pour ZDNet

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

4 Commentaires

4 réponses à “Pourquoi le Native Advertising arrive au coeur du eBusiness”

  1. Alain Monfort dit :

    Bonjour,

    J’ai trouvé vos articles très intéressants. Cela permet de constater à quel point exister sur le Web aujourd’hui est compliqué pour une petite structure. Lorsque l’on fournit un service demandant une technologie assez avancée, l’adapter aux différentes exigences du marketing est très complexe. Notre toute petite équipe peine grandement à faire connaître notre service tant à nos partenaires qu’à nos clients, il y a une sensation d’inertie terrible. Bref nous expérimentons chaque jour la difficulté de l’exercice qui est le votre.

    Alain Monfort
    Bestincard.com

  2. ComOclic dit :

    Bonjour,
    Article intéressant malgré le fait que vous oubliez une autre régie qui propose également une offre en native advertising. Depuis 4 ou 5 ans la publicité digitale se transforme et depuis peu à une vitesse folle. La course au programmatique et toujours orientée vers le premium laissant dans le désarroi de nombreuses petites structures.
    Cher Alain, en cherchant bien vous trouverez la plateforme qui accompagne les petites structures comme la vôtre. Cordialement

  3. Romain BOYER dit :

    Bonjour « Comoclic »,

    je n’ai rien contre la publicité tant qu’elle ajoute de la valeur à l’article mais il faudrait être plus complet, pouvez-vous pour compléter préciser de façon structurée :
    – le mode de rémunération (vous reversez 90% des gains ?)
    – le mode de fonctionnement particulier de votre offre
    – présenter quelques cas concrets de mises en place (liens vers des sites clients)

    Merci,

  4. ComOclic dit :

    Romain, à la suite de votre email, je tiens a préciser que mon intervention de ce matin avait comme intention de compléter votre article et non pas à faire de la publicité.
    Pour répondre à vos questions, la plateforme en question propose une redistribution des gains différentes selon les formats et les audiences des sites web. Les éditeurs ont le droit d’être bien rémunérés et avec cette régie ils sont très bien rémunérés. 90% en effet sur les bannières 468×60 et 70%sur les skyscrapper, concernant les formats peu intrusifs mais avec des taux de clics bien supérieurs, c’est un partage des gains : 50/50. Pour résumer il y a 13 taux différents de reversement des gains (formats & Vu) .
    C’est une régie qui défend les intérêts des petits et moyens éditeurs avec cette redistribution. Elle fonctionne en libre service, aucun contrat d’exclusivité, chaque éditeur et annonceur l’utilise à leur convenance dans une totale confiance. Bien d’autres services et fonctionnalités sont proposés mais comme je ne souhaite faire de mon post une énumération marketing et publicitaire.
    Je vous invite donc cher Romain à la découvrir durant toute l’année et peut être à la présenter dans l’un de vos prochains articles comme vous le faite si bien avec Adsense ou adyoulike .
    Cordialement.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


Atosho ou le Ecommerce depuis une bannière pub

par Benoit Gaillat - Il y a 4 ans

Atosho est un nouveau venu dans l’univers du Ecommerce qui se destine à aider les marchands à vendre plus et aux internautes à acheter avec plus de simplicité.  Concrètement il s’agit d’une sorte de  marketplace délocalisée sur des bannières pubs. A priori pas évidente, l’idée est pourtant très séduisante, je m’explique.

La partie Marketplace

C’est le concept classique d’une marketplace : regrouper différents produits de plusieurs vendeurs sûr une même interface, j’imagine que d’ici quelques temps il sera possible d’exporter ses produits sur Atosho à l’aide de Lengow ou des autres solutions d’export de catalogue.

Evidemment Atosho se rémunère en prenant une commission sur chaque vente mais comme c’est du CPA (coût par action) cela devrait permettre aux petits e-commerçants de pouvoir se lancer sur ce réseau sans trop de problème. Du coup cela lui ouvre les portes des 104 000 sites marchands de France, un beau potentiel.

La partie publicitaire

L’autre face d’Atosho est de proposer un système publicitaire complet pour les sites éditoriaux (presse, blogs etc…) mais plutôt que d’annoncer avec des bannières comportant des produits (de type Criteo) Atosho va proposer de pouvoir acheter le produit directement depuis la bannière pub !

Cela risque de raccourcir les étapes nécessaires pour acheter le produit et donc d’augmenter fortement la rentabilité des bannières et le nombre de commandes. Si dans le futur ils couplent ça avec un système de retargeting il y a fort à parier que nous aurons enfin un système publicitaire performant pour acquérir de nouvelles commandes.

Le nom parle bien de ce concept : le « Ecommerce atomisé » ATOmised SHOpping, ou comment pouvoir passer des milliers de petites commandes un peu partout sur le web.

Atosho en vidéo

Pour vous faire une idée plus précise voici une vidéo expliquant en détail le fonctionnement d’Atosho

 Que pensez vous d’Atosho ? Comptez vous l’utiliser dans vos campagnes webmarketing ?

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

8 Commentaires

8 réponses à “Atosho ou le Ecommerce depuis une bannière pub”

  1. Thomas Barbéra dit :

    Je trouve le concept très intéressant. C’est toujours un moyen supplémentaire d’offrir de la visibilité à ses produits et de générer plus de ventes.

    Après, pour réaliser des ventes tout dépend de la façon dont c’est intégré à mon avis.

    Je vais aller voir d’un peu plus près cette nouvelle solution.

  2. Thomas Barbéra dit :

    J’aimerais le tester en tant que diffuseur mais je ne vois pas où l’on peut s’inscrire au programme.

    ça n’est pas encore possible non ?

  3. J’ai pas trouvé pour le moment non plus, je viens de les contacter sur Twitter ils nous donneront peut être la procédure 🙂

  4. Mickael dit :

    Le concept à l’air intéressant par contre, je ne vois pas sur leur site ni sur leur vidéo un exemple concret d’intégration sur un site.
    Je suis curieux de voir ce que ça donne !

  5. Atosho France dit :

    Bonjour Thomas,

    Merci de votre intérêt et de vos commentaires.

    Il est tout à fait possible de se créer un compte, mais dans l’espace diffuseur du site en anglais, http://www.atosho.com. La fonction sera disponible sur le site français http://www.atosho.fr d’ici la fin de semaine.

    Bien que récemment lancé en France, Atosho n’est pas en version bêta, donc n’hésitez pas à vous inscrire et à commencer de monétiser votre site dès maintenant! Nous sommes en phase de constitution de nos réseaux marchand et diffuseur ; plus vous serez nombreux, plus Atosho sera efficace!

    N’hésitez pas à nous contacter par mail si vous avez d’autres questions.
    Cordialement,

  6. Atosho France dit :

    Cf ma réponse ci-dessus.
    Notre adresse mail : contact-france@atosho.com

    Bien cordialement,

  7. Atosho France dit :

    Bonjour Mickael,

    Merci de votre curiosité enthousiaste!

    Voici de quoi vous faire une idée du format Banner : http://www.cinema-france.com/

    Nous avons aussi des solutions Search, Editorial, Print-to-Mobile… à découvrir bientôt en live!

    Bonne soirée
    Cdt,

  8. Atosho France dit :

    @Benoit_Gaillat Vous pouvez créer un compte marchand (Palais des thés) sur http://tinyurl.com/ckcv6ys et/ou diffuseur (blog) http://tinyurl.com/d5h375s

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


« Desire » , la pub vente privée par Erwin Olaf

par Benoit Gaillat - Il y a 5 ans

Dans la vie il faut parfois savoir se taire. Just enjoy 😉

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

1 Commentaire

Une réponse à “« Desire » , la pub vente privée par Erwin Olaf”

  1. boguslawa dit :

    j’adore simple et belle …ca me fait penser à la magie de noel.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


Google shopping arrive en France

par Benoit Gaillat - Il y a 6 ans

C’est la grande nouvelle d’hier , « google product », « google achats » « google shopping » arrive en France pour se tailler une part de marché sur le secteur très concurrentiel des comparateurs de prix. A mon avis ça doit être un peu la panique chez Shoppzilla, Kelkoo, leGuide & Co … Voir arriver un acteur de cette taille et avec autant de cash (33.4 milliards d’euros) dans les poches sur leur marché, ça doit impressionner.  En tout cas moi j’aurais au moins eu un petit frisson de peur, voyons ensemble pourquoi .

Première question, quel est le business model d’un comparateur de prix  ?

Un comparateur de prix peut avoir 2 business model (en dehors de google shopping) : une rémunération au clic, c’est à dire au nombre de visiteurs envoyés vers votre site marchand ou, petite variation, un business model qui rémunère le comparateur sur le CA généré plutôt que sur le trafic. Le deuxième est un peu plus lourd à mettre en place mais idéalement plus efficace pour le marchand qui ne paye que lorsque qu’il encaisse réellement de l’argent.

Vous comprenez aisément que plus les comparateurs envoient de trafic plus ils gagnent d’argent, ce sont donc devenus des experts du SEO et de l’aquisition de trafic en général, ils exploitent ainsi la plupart des leviers de communication disponibles (voir : où trouver du trafic pour son site ).

Quel est le business model de Google shopping ?

menu google shopping

En regardant un peu dans le back office marchand de google shopping on peut trouver plusieurs indices sur le business model de google shopping.

Premièrement, il n’y a pas d’onglet « créditer votre compte » dans le menu de google shopping, donc à première vue l’insertion du catalogue et les clics envoyés vers le marchand ne sont pas payants.

Deuxièmement, l’onglet Google Adwords nous indique que l’on va pouvoir je cite « Intégrez votre contenu dans vos campagnes Adwords. » Bon je crois qu’on le tient le business model, vendre du adwords aux E-marchands, c’est pas comme si on s’en doutait pas un petit peu 🙂 .

Bien sûr, on peut également s’attendre à une intégration parfaite entre Adwords, Google Shopping et Google Analytics, une solution toute intégrée prête à être déployée facilement pour apporter du business à un marchand.

Il ne manque rien, enfin presque rien, peut être juste un moyen de paiement pour avoir la maîtrise de la partie web de la chaîne de la valeur du e-commerce. Par le plus grand des hasards il se trouve qu’il y a un onglet « Google checkout » pour configurer son ID Google checkout (toujours pas sorti en France il me semble).

Donc nous avons : un outil de gestion de catalogue (Google shopping) + de la publicité (Google adwords) + un moyen de paiement (Google checkout) + un outil de reporting (Google analytics)…

Bizarrement, je ne pense plus tellement à une concurrence avec les moteurs de comparaison de prix mais plutôt à des briques pour aller concurrencer toutes les marketplaces (Ebay, Amazon, Priceminister etc …).

Les comparateurs et marketplaces sont-ils morts ?

Paradoxalement, même si Google attaque de front leur business model et leurs sources de trafic, je pense qu’ils sont loin d’être morts pour plusieurs raisons :

La première est que cela ne s’est pas passé aux Etats Unis et en Angleterre où Google Shopping n’a pas réussi à convaincre les internautes de passer par ce service (NB : je cherche des chiffres fiables là dessus). Malgré les réserves de cash, Google n’a pas réussi à fournir un produit indispensable pour les utilisateurs finaux. Peut-être que cela changera avec le temps ou peut-être que cela sera différent pour le marché français mais bon c’est un signe « rassurant » pour eux pour le moment.

La deuxième c’est que Google n’est plus seul, on peut considérer que entre 1999 et 2009 Google a représenté la porte d’entrée sur le net d’une majorité d’internautes. Aujourd’hui le trafic d’entrée se répartit entre Google, Facebook et surtout les webphones avec les applications. Ce qui peut permettre aux plateformes de shopping d’aller chercher des clients hors de la galaxie google, chose impensable il y a 5 ans où le duo SEO+Adwords régnait en maître.

La troisième raison est la paranoïa méfiance des internautes vis à vis de Google, les notions de vie privée et de contrôle global de la planète par Google rendent inquiets certains internautes qui ne sont plus prêt à confier leurs données à Google. Je ne connais pas ce pourcentage mais il était encore inexistant il y a quelques années et ne fait que s’accroître lorsque google sort un nouveau service.

Les marchands doivent t’ils s’inquiéter ou se réjouir ?

C’est bizarrement eux qui à mon avis ont beaucoup à perdre, les comparateurs et marketplaces surveillant déjà tous Google shopping et trouveront des parades (ou pas s’ils sont mauvais). Les e-marchands peuvent se réjouir car cela va faire baisser les coûts d’acquisition client dans un premier temps (moins de frais au clic, trafic plus ciblé etc …) mais ce canal demandera finalement peut être la même expertise dans 2 ou 3 ans que le SEO à ses débuts. Il y a ceux qui le prendront en compte et ceux qui se laisseront distancer et comme on peut rarement être bon partout cela va être une nouvelle opportunité pour de nouveaux concurrents pour se lancer.

En abaissant les barrières à l’entrée du E-commerce cela accroît la concurrence et réduit les marges… Attention au nouveaux entrants.

Vous en pensez quoi de Google shopping vous ?

PS : je viens de voir qu’après un an sans post sur ikom.fr Jérôme a publié un article hier sur l’avenir des comparateurs de prix 🙂 heureux hasard.

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

12 Commentaires

12 réponses à “Google shopping arrive en France”

  1. Marc Chouteau dit :

    Une hypothèse très probable est que Google Search descende en flèche les comparateurs sur les premières pages de résultats (ce qui serait bien pour tout le monde). Puis place son propre service de shopping avec une meilleure mise en avant comme ils l’ont déjà fait avec Maps ou les vidéos.
    Je n’ai pas encore mis en place ce service, mais ce qui semble très intéressant est de pouvoir annoncer via AdWords sur chaque produit (galère a faire avec la version actuelle d’AdWords, possible avec leur API mais payant).

  2. pilouto dit :

    Le modèle de Google Shopping est pour le moment gratuit mais il va par la suite passer en payant avec un modèle style Adwords. Pour être 1er il faudra payer…

    Google a les moyens et l’audience pour rendre ce service incontournable. Cela va prendre du temps avant que les internautes aient le reflex. Mais la mise en place progressive d’un nouveau bloc « Google Shopping » directement dans la page search va tendre à le démocratiser.

    Le problème des comparateurs de prix c’est leur ultra-dépendance à Google. Ça ne me surprendrait pas s’ils baissent en positionnement SEO dans les mois qui viennent…

  3. bgaillat dit :

    @Marc Si google pénalise les comparateurs il y a de grandes chances que les marchands en pâtissent aussi malheureusement…
    @pilouto : personne n’est obliger d’utiliser adwords sur le moteur classique, à mon avis ce sera pareil dans google shopping.
    Pour le service incontournable ce n’est pas ce qui s’est passé aux UK et aux USA alors pas sûr que ça réussisse en France.

  4. Romain Boyer dit :

    Google a toujours un succès plus fort en France et en Europe qu’aux USA, Cf le taux d’utilisation de Google > 90% en France et 66% aux US (http://www.generation-nt.com/moteur-recherche-usa-comscore-bing-facebook-actualite-1100331.html)

    Une chose extrêmement intéressante est que Google a interdit aux robots d’indexer ses propres pages products : http://www.google.com/robots.txt
    Ceci explique peut-être le fait que Google Shopping ne perce pas plus que cela.

    Pas de SEO ou d’adaptation de l’algorithme de Google donc (d’ailleurs, 19 résultats sur les pizzas seulement sur site:google.com/products !)

    Je trouve l’idée de Benoît très intéressante sur les briques conçues pour aller vers une market place, et j’ai également la même sensation.

    Je pense que Google Shopping fera payer des mises en avant comme le pense @pilouto

  5. Romain Boyer dit :

    Extraits du robots.txt au fait au cas où ça change :

    Disallow: /m/products?
    Disallow: /m/products/
    (…)
    Disallow: /froogle?
    Disallow: /products?
    Disallow: /products/
    Disallow: /froogle_
    Disallow: /product_
    Disallow: /products_

  6. Clement dit :

    Super article, très pertinent!.
    Je pense en effet que les comparateurs vont baisser en SEO mais ils trouveront bien la parade. Cela étant la valeur ajoutée pour les utilisateurs est faible car les avis publiés sont peu crédibles (par rapport aux services réels de feed-back client). Google s’enlève le problème des avis et ne garde que le plus pertinent pour l’utilisateurs (Photo + Prix +Descriptino courte + nom du marchand).
    Cela étant je suis étonné du faible succès relatif que tu commentes aux US et UK car bizarrement je pense que l’on fait plus facilement confiance à Google pour donner ses données perso que à Facebook….
    Tu mentionnes les app webphone, et là aussi Google a bien préparé le terrain avec Android et Chrome OS (ou vice-versa) sur Phone mais surtout sur Tablets et sur TV…..
    Faciliter le shopping depuis le canapé sera un jeu d’enfant pour Google.

  7. bgaillat dit :

    Merci Clément !
    Pour le succès UK et USA j’ai discuté avec un comparateur cet aprem qui m’affirme que google a 70% du marché aux US des comparateurs, il faut que je trouve des sources fiable pour en être sûr.
    Facebook à moins de confiance que google peut être mais les deux sont en passe de devenir les « nouveaux méchants » du web, Microsoft doit être content de ne plus être la bête noire 🙂
    Pour les apps et la TV oui et non, google va maîtriser l’OS mais pas ce que tu installes dessus, donc il va lui manquer une étape dans la chaîne de la valeur.

  8. Loïc dit :

    Votre théorie est flippante mais très probable.
    Sinon j’ai lu sur le Monde que Google installe une ligne internet ultrarapide à Berckley avant d’équiper une ville entière… Google est vraiment devenu incontounarable pour tous les acteurs du web et il profite donc de sa situation de quasi-monopole. Bref c’est pas forcément rassurant tous ces nouveaux services et domaines d’activité !

    Ps: ce serait bien une option pour être prévenu quand un nouveau commentaire arrive !

  9. bgaillat dit :

    Oui j’ai lu aussi pour le haut débit, ils savent que c’est dans leur intérêt.
    Pour le quasi monopole est ce réellement un problème ? c’est un monopole par l’innovation et l’amélioration constante, le tout généralement gratuit.

    Pour les commentaires je vais essayer de trouver comment améliorer tout ça, je ne m’y était pas vraiment penché jusqu’à présent …

  10. pilouto dit :

    « Pour le succès UK et USA j’ai discuté avec un comparateur cet aprem qui m’affirme que google a 70% du marché aux US des comparateurs, il faut que je trouve des sources fiable pour en être sûr »

    70% ?? C’est énorme ! Si tu as des stats sur l’utilisation de GG Shopping aux USA ou au UK je suis preneur. Merci.

  11. bgaillat dit :

    Voila quelques stats pour le UK qui proviennent d’une étude de Comscore : http://tinyurl.com/2adpq8h

  12. […] les comparateurs de prix, qui eux se prennent des claques (à cause de leurs pratiques ou bien de l’arrivée de google shopping selon votre point de vue), mais plutôt pour les marketplaces avec des sites ultra-trustés comme […]

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.