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Vendre à l’étranger : le nouvel eldorado des marchands français

par Frédéric Klotz - Il y a 6 mois

La concurrence sur le marché intérieur étant particulièrement vive, le commerce transborder est devenu un nouveau levier d’accélération pour les marchands sur internet. Selon la Fevad, 68% des e-commerçants vendent à l’étranger en 2017, la Belgique, l’Espagne et l’Allemagne étant les pays les plus plébiscités.

Toujours selon la Fédération, 43% des sites enregistrent une forte augmentation de leurs ventes à l’international sur les deux dernières années. Et les perspectives sont très optimistes puisque 87% des sites prévoient sur les deux années qui viennent une progression de ces ventes transborder.

Vendre à l’étranger n’est cependant pas une mince affaire. Il faut mettre son site, sa communication, ses produits, sa livraison, etc…. à niveau comme je vous l’expliquais il y a quelques mois. Et parmi les principales difficultés rencontrées, les e-commerçants se plaignent des différences de législation.

À l’occasion du salon E-Commerce One to One de Monaco, j’ai rencontré différents prestataires qui facilitent votre internationalisation. Revue des propositions et outils disponibles :

Le bon produit pour le bon marché

Sur les aspects réglementaires justement, si vous voulez savoir si on peut vendre un camembert en Alaska ou du champagne en Indonésie, des sociétés comme la startup belge Borderlinx fournissent un conseil sur la conformité du produit par rapport à un marché donné. Comment ? En produisant l’information d’une part, mais en l’automatisant au besoin, via des systèmes d’alerte et une API qui fournit des scripts permettant, en temps réel, dès qu’un consommateur ajoute un article au panier, de vérifier si il est conforme avec son pays de livraison.

Cette API va même plus loin en calculant automatiquement les droits et taxes ainsi que les frais de transport (les transporteurs sont proposés par Borderlinx). Le contenu de ces informations est directement intégré au panier comme ci-dessous sur le site Monnier Frères.

Partir à la conquête de l’Est

La proposition du chinois Azoya est elle, plus globale. Ce fournisseur de solutions propose aux marchands occidentaux d’adresser le plus grand marché du monde. En Chine, la génération des millenials représente à elle seule l’équivalent de la population des Etats-Unis, elle est très friande de produits authentiques. Azoya propose aux marchands de mettre l’intégralité de l’expérience d’achat aux couleurs et aux normes de l’Empire du Milieu.

Cela commence par une duplication intégrale du site internet en version chinoise pour des raisons de SEO. Le site en question est hébergé à Hong Kong, sur la plateforme d’Azoya. Il est designé et adapté aux réseaux sociaux ou moyens de paiement chinois. Mais pas seulement…

En effet, toute la gestion des opérations est faite en Chine, et une équipe dédiée gère le contenu, la relation client, la communication et le marketing pour la marque : quels produits, quelles mises en avant, en collaboration avec l’enseigne. « On est proche d’une joint venture », déclare Stéphane Rouquette, représentant d’Azoya pour la France.

Mais la boucle ne serait pas complète sans la partie logistique, coeur de l’expérience client. La page de choix du transporteur est interactive et inclue les frais de douane. Le premier kilo coutant 12 €, les clients chinois ont tendance à gonfler leur panier pour compenser ce coût. Pour la France, les colis sont rassemblés chaque jour à Marcq-en-Barœul puis dédouanés chez un partenaire d’Azoya avant de partir pour la Chine.

Azoya compte parmi ses clients le français La Redoute, le japonais Matsuya (équivalent de nos Galeries Lafayette), mais aussi l’anglais FeelUnique ou encore l’allemand Bodyguard Apotheke.

 

Adresser 200 pays en quelques clics

La startup israëlienne Global-e propose elle de vendre plus facilement vers 200 pays, arguant des nombreuses opportunités que présente le commerce transborder. Il est vrai que de récentes décisions des états favorisent ce commerce international : par exemple aux USA, le seuil de droit à l’importation est passé de 200 à 800 $, en Chine ce seuil a aussi été assoupli pour monter à 2000 Yuan, il en est de même pour l’Australie avec 1000 AU$.

Elle propose d’intégrer à votre site une navigation et un panier localisés (calcul des droits et taxes, prestataires de paiement), mais aussi 45 solutions de paiement gérant 60 devises différentes, et des offres de transport permettant d’aller plus facilement vers l’export.

Le français Courir, client de Golbal-e, a pu en quelques semaines passer d’un à 200 pays de livraison en implémentant la solution. Selon Amélie Maréchal en charge du développement international, l’un des casse-tête de la marque était de « résoudre le problème de réconciliation comptable, mais aussi ceux liés à la gestion des Taxes, TVA, devises, taux de change et fraudes ».

Marc Batty, responsable de l’international chez l’anglais Boden, explique lui que de placer un bouton d’ajout au panier rouge a permis de doper de 4% les ajouts au panier pour ses clients chinois, ou encore la proposition d’une solution de retour locale a permis d’augmenter le taux de conversion de 12%.

 

Et vous, par ou allez vous commencer ? Voulez vous attaquer la Chine ou tout de suite 200 pays ? Ce qui est certain, c’est qu’aujourd’hui, vendre à l’international est de plus en plus aisé, et les solutions ne manquent pas pour vous garantir la fidélité d’un nouveau type de clientèle, toujours plus friand de produits qu’ils ne trouvent pas localement.

Frédéric Klotz

Frédéric a 15 ans d'expérience dans le e-commerce. Il fut l'un des premiers community manager de France, puis s'est ensuite occupé de qualité et de logistique. Depuis 2013, il a fondé OpenYourWeb, expert en Supply Chain du e-commerce, qui accompagne les e-commerçants sur les questions de relation client, logistique, transport ou encore SAV.

4 Commentaires

4 réponses à “Vendre à l’étranger : le nouvel eldorado des marchands français”

  1. Chronostylo dit :

    Ne pas oublier que vendre à l’étranger ou même simplement dans les DOM TOM, ça signifie, entre autres, une déclaration mensuelle aux douanes, à vie… et ce, même pendant les mois où vous ne vendez rien à l’étranger … c’est une des raisons pour lesquelles quand on est un petit e-commerçant on doit réfléchir avant de se lancer à l’export.

  2. Bonjour
    Parlez vous du DAU ? Il est à produire avec chaque exportation, mais avec les solutions proposées, ce document est inclus dans la prestation, comme toutes les formalités douanières. Bonne journée Frédéric

  3. Thomas Pairé dit :

    Bonjour, article très intéressant. Avec Easy-delivery, nous offrons une solution basique pour permettre aux commerçants d’exporter. L’idée est simple, vous transférez la gestion du transport vers l’étranger à votre client. Nous fournissons au client une adresse dans notre entrepôt, nous réceptionnons les commandes et expédions pour son compte. On est loin des solutions 100% intégrées que vous mentionnez ci-dessus. Néanmoins, le modèle existe depuis des années aux Etats-Unis avec un certain succès, myus.com par exemple réalise plus de 50 000 expéditions par mois.

  4. Aurélien dit :

    Je ne connaissais pas Borderlinx, merci pour la découverte. Par contre avant d’attaquer le marché chinois, il va falloir trouver un nom adapté et prononçable par les chinois et se frotter à Baidu, ce qui n’est pas la plus simple des choses… mais pour un tel marché, il faut faire des efforts !

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E-commerce et international : quelles clefs pour réussir à l’export ?

par Frédéric Klotz - Il y a 2 ans

Quand le CA du e-commerce français plafonne à 11% en 2014 (source Fevad), dans d’autres régions comme au Moyen Orient, la croissance se situe au delà de 30% (source Ecommerce Europe).

A l’heure où notre marché intérieur commence à saturer, avec une offre pléthorique proposée par 157.000 sites marchands, pourquoi ne pas « aller voir ailleurs » ?

Cependant, vendre à l’international, ça ne s’improvise pas. Alors, par ou démarrer et à quoi faut-il penser ?

 

Trouver le bon marché

– Vos produits doivent répondre à une demande réelle. En dehors des évidences comme « ne pas tenter de vendre de manteaux en laine dans un pays tropical », votre offre doit présenter une certaine appétence dans le secteur géographique que vous visez.

recherche globeNe raisonnez avec l’affect dans le choix de vos destinations. Bien entendu, ouvrir vos portes au marché espagnol vous a toujours tenté, en souvenir de vos folles nuits étudiantes à Ibiza. Eh bien, en retombant sur terre, vous apprendrez grâce à une précieuse étude de Contentsquare sur les habitudes des internautes que l’Espagne est le pays d’Europe où l’on achète le moins en ligne et où le panier moyen est le plus faible.

– Enfin, pensez coût !

Coût d’achat : est ce que les prix de vente en vigueur sur le marché en question vont me permettre d’avoir une marge cohérente avec mes achats actuels ?
Vais-je pouvoir améliorer ma marge en achetant local ?

Coût logistique : plus vous vous éloignez de votre marché domestique, plus il va être difficile d’exporter. Quand on est français, vendre en Allemagne impose moins de contraintes que vendre au Brésil. En effet, hormis la barrière linguistique et les habitudes de consommation, la réglementation et l’intérêt pour vos produits seront quasiment identiques en Allemagne. Et vous pourrez aussi expédier vos colis depuis la France.
A contrario, si vous exportez vers le Brésil, vous aurez en plus à penser aux spécificités normatives du pays (par exemple, un modèle de prise électrique spécifique), mais aussi aux modes de paiement ou de livraison. Et pour mieux vous adapter aux pratiques du pays ou réduire vos coûts de transport, il vous faudra en plus mettre en place une structure locale.

Pour vous aider à confirmer la pertinence de votre choix de pays vers lequel exporter, il existe des structures de conseil comme Business France ou encore Salesupply.

 

Définissez votre feuille de route

Une fois le ou les pays trouvés, établissez des étapes à franchir et un calendrier de vos actions par pays, par exemple :

  • Quand mon site doit-il être traduit ?
  • Quels paiements vais-je accepter ?
  • Avec quel transporteur vais-je livrer mes colis ?

 

Localisez

S’il n’y avait qu’un mot à retenir, c’est celui-là !

Pour vendre « global », pensez d’abord « local ». Car les consommateurs norvégiens ont beau comprendre l’anglais, mais si le site que vous leur présentez est en norvégien, le prix des produits en couronnes et le numéro de téléphone à Oslo, alors vous aurez déjà en grande partie rassuré votre client potentiel sur votre capacité à le servir correctement.

Que faut-il localiser ?

la langue :  votre site doit être traduit dans la langue pratiquée par vos clients. Entourez-vous pour cela de traducteurs diplomés qui prendront entre 7 et 15 centimes du mot pour traduire votre site, car les langues ont leurs subtilités comme le montre ce fameux spot publicitaire de Berlitz. Les principaux outils de création de boutique (Magento, Prestashop ou encore Wizishop) proposent de dupliquer votre boutique par langue.

les prix : d’un pays à l’autre, le prix d’un même produit peut considérablement varier. Aidez-vous de la concurrence pour déterminer vos prix et faîtes une veille permanente pour ne pas être trop vite dépassé.

les produits : eux aussi, ils doivent être « locaux ». Livrer un produit électronique au Royaume Uni avec une prise et une notice en français déroutera forcément vos clients. Par ailleurs certains produits peuvent être interdits sur un marché ou être régionalisés.prise

les modes de contact : pour rassurer et être facilement joignable, proposez un numéro de téléphone local, quite à le transférer sur une plateforme extérieure avec des personnes qui parleront la langue. C’est un autre moyen d’assurance pour vos clients.

le marketing : pour une mise en avant efficace, choisissez les canaux qui vont vous permettre de toucher votre cible localement. Les américains sont habitués et attentifs à la publicité quand les espagnols iront plus se renseigner sur les réseaux sociaux.

les modes de paiement : proposez des services de paiement auxquels les consommateurs sont habitués. Les prestataires locaux de services de paiement sauront vous les conseiller. En Espagne, on paye encore beaucoup en contre-remboursement alors que le virement est très courant en Allemagne. Pensez également à prévoir avec votre banque de quelle façon vous allez gérer l’encaissement de devises. Aurez-vous aussi besoin d’un compte bancaire local ?

les modes de livraison : offrez des moyens de livraison que les consommateurs du pays ont l’habitude d’utiliser. Si en France la livraison en relais fait un tabac avec plus de 30% du marché, ce mode de livraison est tout récent aux USA (importé par UPS via son aquisition de Kiala). Pour le retour des produits, pensez à avoir soit une adresse locale, soit à proposer des bons de transport qui permettront aux clients d’utiliser un service local pour déposer leur colis.

adaptez-vous à la législation : les procédures que vous allez mettre en place (le droit de rétractation par exemple) vont dépendre de la réglementation locale. Faîtes vous aider par des professionnels du droit pour connaître les spécificités du pays en matière de droit de la consommation, mais aussi de droit du commerce. Les conditions fiscales ou encore les taux de TVA sont très variés d’un pays à l’autre.

En conclusion, se lancer à l’international impose de la préparation et la maîtrise de tous les éléments qui vont induire l’expérience client.

 

Frédéric Klotz

Frédéric a 15 ans d'expérience dans le e-commerce. Il fut l'un des premiers community manager de France, puis s'est ensuite occupé de qualité et de logistique. Depuis 2013, il a fondé OpenYourWeb, expert en Supply Chain du e-commerce, qui accompagne les e-commerçants sur les questions de relation client, logistique, transport ou encore SAV.

7 Commentaires

7 réponses à “E-commerce et international : quelles clefs pour réussir à l’export ?”

  1. Sophie Edelstein dit :

    Fréderic a une très bonne expertise et maîtrise totalement ces sujets de part son expérience e-commerce.

  2. Virginie dit :

    Bonjour Frédéric et merci pour cet article très intéressant! Vous ne parlez pas des unités de mesures (dimensions, poids…des produits). Quel est votre retour d’expérience sur le sujet ?
    Merci et bonne journée !

  3. Bonjour Virginie
    Merci pour votre intérêt !
    La gestion des unités de mesure est une question intéressante. Pour ce qui est de vendre au UK, les marchands que je connais utilisent les données d’Europe continentale (en kg et cm) sur leurs fiches produits pour faire simple, et aussi parce que les clients anglais y sont habitués.
    Néanmoins, tout comme la conversion monétaire, je pense qu’il est plus judicieux, si l’on veut proposer une version « locale » de la mesure, de gérer un seul attribut en back office (la mesure en cm et kg) et de demander au front de réaliser la conversion.
    Bonne journée
    Frédéric

  4. SEObiz dit :

    Merci pour ce très bon article mais il est davantage orienté marketing que digital marketing. Pour répondre à Frédéric, la fonction de conversion d’unités est en effet native dans la plupart des CMS e-commerce.

  5. Bonjour SEObiz
    Merci pour votre avis. Qu’est ce qui changerait pour vous en orientant l’article sur une version plus « digitale » pour en faire profiter nos lecteurs (très nombreux de surcroix sur ce sujet précis) ?

  6. SEOBIZ dit :

    Désolé pour le délai de réponse mais j’avais perdu le fil et l’ai retrouvé via une alerte Google… L’approche que vous avez eue, même si elle est très bonne, est autant valable pour le physique que le digital. L’approche marketing aurait pu détailler les canaux de distribution, l’affiliation dans l’e-commerce, la récupération de paniers perdus, l’ergonomie en e-commerce, les investissements conséquents nécessaires pour ne pas plonger après quelques mois… Ceci dit, ça pourrait faire l’objet d’un autre article, lui plus axé sur les « modalités ». C’est personnel mais je trouve que les rédacteurs ne mettent jamais assez en avant le fait que l’e-commerce ne se limite pas à un plan marketing, que les frais ne se limitent pas à la création du site. la publicité pour démarrer représente quatre à cinq fois l’investissement du site. Le cas échéant, il y a suffisamment de petits et gros concurrents pour prendre la place. Je vois beaucoup trop souvent des petits entrepreneurs se planter car ils se disaient qu’une fois le site lancé, tout irait tout seul sans plus investir… Que représentent € 5000 pour lancer un site e-commerce sérieux??? Il faut le savoir! Merci à vous!!

  7. Bonjour SEObiz
    En effet, je n’ai pas poussé ma réflexion plus en avant sur les aspects marketing, car il va de soi que les pratiques sont les mêmes partout pour mettre en avant un site de e-commerce.
    Le commerce connecté ne se résume surtout pas au marketing, c’est ce que j’essaye de faire comprendre en donnant une « feuille de route » reprenant tous les aspects à regarder.
    Rappelons ici même si besoin que le e-commerce, c’est avant tout du commerce !
    Bonne journée !
    Frédéric

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Forum E-Export 2013 : Commerce international en ligne

par Benoit Gaillat - Il y a 4 ans

L’E-commerce c’est bien, ça fait (~presque~) vivre plus de 120 000 sites et ça continue de se développer en France mais à un rythme un peu moins soutenu qu’avant. L’occasion d’aller voir chez nos voisins, européens ou non, si l’herbe est plus verte qu’ailleurs est donc très tentante.

bourse-de-commerce-parisCela tombe bien car la CCI Paris Ile-de-France organise le 17 octobre 2013 à la Bourse de Commerce de Paris le forum E-export 2013,  l’export en ligne pour les PME. L’occasion pour les TPE et PME de s’informer sur les marchés à l’export et de bien connaître les étapes clés préalables au lancement d’un site marchand international performant :

  • La création d’un site dédié,phase technique et complexe
  • La traduction dans plusieurs langues
  • Un marketing spécifique
  • La sécurisation des moyens de paiement
  • La logistique
  • Le respect des réglementations nationales.

11 Ateliers sur l’e-commerce à l’international

La journée sera également ponctuée d’ateliers/conférences d’environ 50 minutes pour partager entre e-exportateurs les bonnes pratiques sur des sujets importants :

  • La protection et la défense des marques, brevets, logiciels et actifs incorporels de l’entreprise (9h30-10h30)
  • L’environnement des affaires en Allemagne (9h30 – 10h30)
  • Améliorer sa visibilité : le référencement par les moteurs de recherche (9h30 – 10h30)
  • Les formations internationales et douanières : mode d’emploi (9h30 – 10h30)
  • Maîtriser la chaîne logistique et les livraisons (14h00 – 15h00)
  • Les spécificités du e-commerce en Chine (14h00 – 15h00)
  • Mode, décoration : les solutions e-commerce pour booster vos ventes export (14h00 – 15h00)
  • Les spécificités du e-commerce aux Etats-Unis (15h45 – 16h45)
  • Quels moyens de paiement pour sécuriser vos transactions ? (15h45 – 16h45)
  • Adaptez votre site e-commerce pour le client étranger : ergonomie et traduction (15h45 – 16h45)
  • Comment développer le trafic de votre site e-commerce à l’international ? (15h45 – 16h45)

Les inscriptions peuvent se faire, gratuitement, sur le site de la CCI forum E-export : http://www.forum-e-export.com/inscription , tous les événements sont gratuits et se dérouleront à la Bourse de Commerce de Paris, 2 rue de Viarmes – 75001 Paris le 17 octobre 2013, 9h00 – 17h30

bourse de commerce paris   Google Maps
Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

1 Commentaire

Une réponse à “Forum E-Export 2013 : Commerce international en ligne”

  1. Fabien Pelissier dit :

    Très bonne initiative surtout en ces temps de « crise » où une des opportunités de maintenir une forte e-croissance se tourne vers l’export 😉

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Le marché français face aux enjeux de l ’e-commerce international

par Benoit Gaillat - Il y a 5 ans

La semaine dernière se tenait une conférence organisée par Ecommera sur l’ecommerce européen (en fait les ecommerce Européen) et L’Ascel a fait une présentation sur le sujet.

La voici aujourd’hui en PDF avec notamment un beau graphique sur les flux du Ecommerce en Europe en dernière page. La présentation contient énormément de données chiffrées et permet de mieux comprendre le fonctionnement et les interactions entre les différents pays européens.

Présentation ACSEL 25102012
Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

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Internationalisation E-commerce et organisation de la présentation

par Romain Boyer - Il y a 5 ans

Le sujet de l’internationalisation d’un site est une chose compliquée.

Les données qu’il faut notamment avoir en tête :

  • certains pays ont plusieurs langues, voire plusieurs langues officielles (Belgique, Suisse,…)
  • différentes devises
  • différents pays
  • différentes devises pour chaque pays (suivant les cas)
  • multiplicité des canaux de paiement
  • même contenu (même langue) pour différents pays et donc contenu dupliqué

Comment diriger et accueillir le plus efficacement les clients à partir de ces constats ?

Les moyens techniques à notre disposition :

  • détection du pays où se trouve l’utilisateur par Géolocalisation IP (relativement fiable)
  • détection de la langue du navigateur et / ou langue par défaut du pays
  • créer des sous-répertoires sur un même domaine ou créer des domaines (ou sous-domaines) différents

Accueil des visiteurs

Différentes possibilités :

  • Création d’une page d’accueil « Monde » avec choix du pays par l’utilisateur (ex. : Pixmania.com, Zalando.com)
  • Arrivée sur une page internationale (Ex. : Amazon.com, Asos.com) avec la possibilité de signifier (in situ ou via une lightbox) qu’on a détecté le pays de la personne et qu’un site plus spécifique existe pour lui

Personnellement, je préfère la méthode Amazon + Asos (tiens donc…), la différence entre les deux étant qu’Amazon le fait savoir dans la page d’accueil et Asos via une lightbox beaucoup plus inévitable.

A savoir qu’une fois que le choix est fait d’un pays, il est préférable tout comme Asos de mémoriser le pays choisi (et la devise et la langue si spécifiés) dans un Cookie afin de ne plus avoir à demander.

Domaines / URLs

Différentes possibilités :

  • Un seul domaine international (.com) avec des sous-répertoires pour chaque pays, ou pour chaque pays+langue
  • Un domaine pour chaque pays (.fr, .co.uk, .de, .es,…)
  • Un mix des deux : des domaines spécifiques pour les versions les plus importantes et des sous-répertoires sur le domaine international pour les versions les moins importantes

Pas de meilleure solution, il faut voir suivant vos problématiques ce que vous préférez.

Comment éviter le duplicate content ?

Le duplicate content est considéré par Google comme le contenu d’un site copié sur un autre site. Il considère alors quel est le site qui semble être à l’origine de l’information et dégrade les autres pages « dupliquées ».

Si vous faites un site français (.fr) et un site belge (.be), tous deux en français, vous pouvez donc légitimement vous poser la question du duplicate content car il est peu probable que vous souhaitiez adapter vos fiches produits et vos pages pour les deux pays.

En fait, Google gère plutôt bien ceci est sait reconnaître quand il s’agit du même site. Vous avez d’ailleurs plusieurs méthodes pour le lui faire savoir : en spécifiant le pays de chaque site via le Google Webmaster Tools, ainsi ils ne se dupliquent pas dans le même pays, via les meta rel= »alternate » pour donner la version de la page suivant le pays.

Vous l’aurez compris, ceci est donc mieux géré si vous avez des domaines différents pour les différents sites. Si vous avez les différentes versions sur un même nom de domaine et différents sous-répertoire, c’est plus compliqué (il vaut alors mieux bien définir les metas pour montrer qu’il s’agit d’un pays différent mais le traitement est plus aléatoire et moins certain).

Lecture complémentaire : http://www.webpronews.com/internationalizing-without-duplicate-content-worries-2009-04

Ce que permettent les outils

Les outils type Prestashop et Magento pour les plus connus en France gèrent mal cette internationalisation, les limites sont nombreuses (difficulté générale d’avoir des comportements différents selon les pays, gestion pays+langue+devise hasardeuse, merchandising séparé difficile, modules non compatibles…)

Les outils plus chers (Hybris, DemandWare,…) gèrent mieux cela et vous permettent une gestion plus fine et mieux intégrée mais il vous faut bien décider votre mode de présentation et votre « logique commerciale ».

Quelques réflexions commerciales

Il arrive que certaines marques aient des représentations locales (dans un pays) et un produit que vous voudrez vendre sur un domaine .co.uk par exemple ne sera pas accepté par une firme alors que cela sera accepté par ailleurs sur votre .com ou un .fr (car non spécifique à un pays), pensez-donc à vous garder la possibilité d’activer un produit sur un pays et pas sur un autre (qui plus est si votre traduction n’est pas immédiate après disponibilité du produit).

Petite réflexion logistique

Pour la partie logistique, le plus important est que votre logisticien ait de nombreux deals avec des transporteurs reconnus nationalement dans les pays où vous souhaitez exporter (Fedex vers les US par exemple).

La position géographique des stocks a son importance aussi, près de la frontière et/ou des grosses artères.

il faut aussi que le logisticien gère bien la mise sur les colis des factures pour l’export, mais ils gèrent ça tous plutôt bien (mais il faut savoir leur fournir).

Il semble qu’on puisse demander à certains, comme Fedex par exemple, de retirer les factures après la douane quand il s’agit de cadeau. A négocier.

Bien préparer son cahier des charges

Voici une matrice intéressante à remplir pour s’éviter des oublis importants lors de la préparation de l’internationalisation d’un site : http://econsultancy.com/fr/reports/the-internationalisation-of-e-commerce

A télécharger : Exemple / Canevas – Cahier des Charges Internationalisation E-commerce

 

Si vous avez des questions précises, n’hésitez pas, je vous répondrai ou mettrai à jour cet article suivant le besoin.

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

1 Commentaire

Une réponse à “Internationalisation E-commerce et organisation de la présentation”

  1. VILLATTE dit :

    Bonsoir Romain

    Je voudrais rebondir juste sur la partie logistique car si je n’avais pas externaliser ma logistique à ORIUM pour ne pas le nommer je n’aurais jamais pu me développer sur l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie et le Royaume Uni. Grâce à ORIUM lorsque que j’arrivais à avoir 20 commandes jour du même pays, tous les soir il y avait un départ pour le pays en question et le lendemain c’était de réinjecter dans le pays en question et j’arrivais à proposer les mêmes tarifs d’affranchissement que les e-commerçants allemands par exemple ce qui permet de se développer beaucoup plus rapidement. J’avais appliqué ce concept via Amazon dont j’étais un des meilleurs vendeurs en 2010, aujourd’hui Amazon propose également ce service des livraisons en Europe même si tu n’es pas client Amazon et c’est très facile à mettre en place.

    Jean pierre

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