De quoi devrait disposer la parfaite solution e-commerce ?

par Romain Boyer - Il y a 4 ans

Crédit : Getty LDFrançois Ziserman s’est prêté à un exercice intéressant (lire : Peut-on (encore) lancer une solution e-commerce) et utile sur ce que devrait contenir la solution e-commerce idéale.

Pour faire avancer la réflexion, je me propose de donner ma version issue de ma propre expérience. François et moi avons des avis complémentaires du fait de nos sensibilités respectives, à prendre en compte comme tels. Certains de nos avis se recoupent évidemment.

Pour moi, la parfaite solution e-commerce

  • Devrait être centrée sur les outils aidant à la vente, et notamment les tests multivariés (sur des blocs de templates) et le merchandising dynamique (centré sur un objet Opération permettant d’adresser des opérations particulières en fonction de dates, de typologies de clients, de canaux d’entrée,…) ;
  • Devrait proposer plusieurs possibilités de tunnels de conversion (one page checkout, guest checkout, etc.), testables en test A/B, que le commerçant peut choisir/tester en fonction de son activité ;
  • Devrait être connectée : les EDI doivent permettre simplement d’y connecter un ERP notamment, et un datamart pour le suivi du visiteur et le e-merchandising comportemental ;
  • Devrait  avoir un système de cache intégré performant, pourquoi pas pré-connecté avec Varnish avec un mode de purge du cache bien implémenté. Un monitoring du cache permettrait notamment de connaître le niveau de cache par template comme le permet DemandWare par exemple ;
  • Devrait  avoir un système modulaire simple. Celui de Prestashop lui a assuré son succès ;
  • Devrait gérer idéalement les transactions, une tentative de transaction = un identifiant unique ;
  • Devrait avoir un moteur de recherche prédictif permettant d’amener les visiteurs vers les rubriques principales ou les fiches produit du site plutôt que sur des résultats de recherche généralement non optimisés

Je trouve que c’est un exercice intéressant pour les blogueurs e-commerce pour faire avancer les réflexions et les solutions.

Et pour répondre à la question posée dans le titre de l’article de François, mon avis est que, oui, on peut encore lancer des solutions, robustes et basées sur des frameworks tels que Symfony2 (français !), et proposant notamment les caractéristiques plus haut citées. Prestashop a été lancée en 2007 et Magento en 2008, c’est encore (relativement) récent !

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités.

> Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER
> Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

3 Commentaires

3 réponses à “De quoi devrait disposer la parfaite solution e-commerce ?”

  1. eCom-Store dit :

    Des mises à jour transparentes pour les e-commerçants car leur coût est élevé.

  2. La solution e-commerce idéale doit surtout etre pensée par des e-commerçants et non pas par des techos 😉
    Pour moi elle aurait ces fonctionnalités :
    Te permet de savoir ce qui s’est passé sur ton site la veille, je ne parle pas de « que » de stats mais bien de comprendre pourquoi la journée a été bonne ou pas.
    Des fonctions de gestion de catalogue en back office, un vrai « PIM » adapté à un travail quotidien.
    Te calcul des prévisions de réassort correct (qui prend donc en compte l’exposition/visibilité du produit)
    Qui gère les sessions via url sécurisées plutôt que par couple login/password (voir l’autologin de Vente-privées)
    Qui a surtout des vraies fonctions d’animation commerciale. genre des widgets auto en fonction de l’historique du client) (François va pas aimer ça 😉 )

    Bref des trucs orientés client final et e-commerçants avant tout.

  3. Philip dit :

    @Romain : Je suis d’accord sur le fond, mais franchement, dans les 120 000 marchands français, combien sont capables de gérer un test AB ? voire combien ont un trafic suffisant pour avoir les grandeurs statistiques nécessaires à une bonne analyse ?
    Idem pour les ERP. Ca semble pourtant le BA-Ba, mais ç’est très loin des préoccupations du marchand ‘de base’. Le problème de fond, c’est que proposer des fonctionnalités évoluées impliquent de créer un moteur hyper souple, capable de s’adapter à toutes sortes de business et de reflexion marketing. Et quand on voit déja l’appréhension des marchands à monter sur un outil comme Magento (Houlala, c’est compliqué !!!) pourtant très accessible, j’ai des doutes sur la capacité d’un outil évolué à répondre à leur besoin basic.

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