Google Ads déploie un changement discret dans son interface : les stratégies Target ROAS (retour sur investissement publicitaire cible) et Target CPA (coût par acquisition cible) apparaissent désormais comme des options distinctes dans le menu déroulant des enchères. Jusqu’ici imbriquées sous « Maximiser les conversions », elles étaient moins visibles pour un annonceur qui ne maîtrise pas chaque recoin de l’interface.

Le déploiement était anticipé : l’éditeur Google Ads 2.13 supportait déjà cette séparation et les communications récentes de Google laissaient entendre que l’interface suivrait. Les annonceurs voient le changement apparaître sur leurs comptes depuis le 29 juillet 2026.
Un marchand e-commerce qui gère ses campagnes en interne se pose une question simple : ce changement modifie-t-il la performance des enchères, ou s’agit-il d’un simple lifting de l’interface ?
Target ROAS en première ligne : ce qui change et ce qui reste identique
Rien ne change dans le fonctionnement des enchères. Les algorithmes de Smart Bidding qui pilotent le Target CPA et le Target ROAS sont les mêmes qu’avant. Une campagne avec un ROAS cible de 400 % fonctionnera à l’identique, sans intervention.
Le vrai changement est la visibilité. En plaçant ces stratégies en premier niveau, Google réduit la friction pour les annonceurs qui hésitaient à quitter le mode « Maximiser les conversions ». Une invitation à passer du volume à la rentabilité, exactement ce qui intéresse un marchand e-commerce.
Nous pensons qu’il faut surveiller, sans urgence. Si vos campagnes tournent déjà au ROAS ou au CPA cible, aucune différence. Si vous êtes encore sur « Maximiser les conversions », cette mise à jour est un bon prétexte pour auditer vos objectifs et vous demander si un pilotage à la rentabilité sert mieux votre marge.
Trois vérifications rapides si vous gérez vos campagnes en interne
La mise à jour ne demande aucune migration technique, mais trois points méritent un coup d’œil cette semaine.
D’abord, vérifiez si le changement est actif sur votre compte : le déploiement est progressif. Ensuite, surveillez vos campagnes Performance Max et Demand Gen : Google déploie en parallèle un Budget Panel qui suggère des ajustements budgétaires. Ces recommandations ne correspondent pas toujours à votre réalité de marge. Enfin, si vous utilisez Google Ads Editor, la version 2.13 supporte déjà cette nomenclature : une synchronisation suffit.
Une boutique de prêt-à-porter qui investit 3 000 euros par mois en Google Ads fait ces trois vérifications en une demi-heure. Si vos enchères sont calées au ROAS, passez votre chemin : le changement est cosmétique. Si vous étiez en maximisation des conversions par habitude, c’est le bon moment pour basculer.
