Catégorie : Achats

Trouver des fournisseurs e-commerce et gérer ses achats et une étape difficile des e-commerçants. comment trouver son premier fournisseur ? Comment négocier un lot moins cher ? Comment obtenir un franco de port plus intéressant ? Retrouvez ici tous nos articles sur les achats d’un site e-commerce et la recherche de fournisseurs pour votre site marchand.


Pourquoi il ne faut (surtout) pas baisser ses prix

par Benoit Gaillat - Il y a 6 ans

Lorsque l’on parle E-commerce il y a un sujet qui préoccupe pas mal les e-commerçants : comment animer son site E-commerce. Il y a bien sûr beaucoup de possibilités mais l’une d’entre elle, baisser ses prix, revient assez régulièrement. Faire une animation commerciale en baissant ses prix peut être une assez mauvaise idée pour plusieurs raisons :

C’est d’abord une corde facile, celle que l’on a tendance à tirer un peu trop régulièrement en cas de baisse des ventes, mais plus on l’utilise moins elle devient efficace. Elle habitue également vos internautes à voir leurs produits préférés moins cher et peut donc retarder un acte d’achat en attendant une baisse de tarif.

une calculatrice c'est utile pour calculer sa marge

Mais le problème le plus important c’est surtout que cela revient extrêmement cher de baisser vos prix, voici la démonstration à l’aide de quelques chiffres. Partons du principe que vous réalisez 1 millions d’euros de CA et 20% de marge en moyenne. Sur un produit vendu 100 € vous gagez donc 20 € et le coût du produit est de 80€ . Vous vendez donc 1 000 000 / 100 = 10 000 produits dans l’année.

Si vous voulez lancer une promotion en vendant le produit à 90 € (soit une baisse de prix de  10 % ) vous allez générer seulement 10 € de marge par produit vendu. A la fin de l’année pour réaliser la même marge ( soit 200 000€) il vous faudra non pas vendre 10 000 produits mais bien 20 000 !

Avant promotion : 10 000 produits à 100 € et 20% de marge = 1 000 000 € de CA et 200 000 € de marge

Après promotion : 20 000 produits à 90 € et 10% de marge =  1 800 000€ de CA et 200 000 € de marge

 Alors certes le CA est en hausse mais vous avez travaillé presque 2 fois plus pour la même création de valeur pour vous (la marge). Vous allez me dire qu’un plus gros CA permet de mieux acheter et de faire baisser ses coûts mais qu’en est’il de l’investissement nécessaire pour créer le double de votre CA ? Tout ça pour proposer une baisse de seulement 10% du prix, imaginez quand vous faites une réduction plus importante ce que vous devez fournir comme effort…

Le vrai challenge du E-commerce ce n’est pas les prix bas, c’est le travail d’Amazon, de Cdiscount et avec des services achats qui comptent en centaines de millions d’euros c’est difficile d’arriver à leur niveau. Non le vrai challenge c’est d’améliorer la valeur ajoutée de votre site et votre valeur ajoutée que propose votre site E-commerce.

Cet article est volontairement un peu caricatural pour souligner le problème de façon appuyé mais le concept reste valable pour la majorité des sites E-commerce. Plutôt que de chercher à baisser vos prix essayez de travailler votre offre et vos services pour offrir une alternative agréable à vos concurrents, surtout si vous n’avez pas une structure adaptée au low -cost.

L’indicateur le plus important à suivre en E-commerce (voir liste des KPIs ecommerce ) d’après moi n’est pas le chiffre d’affaires (c’est vrai uniquement à partir du seuil de viabilité) mais plutôt la marge moyenne générée par commande, en dessous de 10€ de marge brute par commande c’est difficile de vivre, entre 10 et 20 on peut travailler et au dessus de 20-25 cela devient réellement intéressant.

 

 

Benoit Gaillat

Diplômé de l’Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l’e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter |
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13 Commentaires

13 réponses à “Pourquoi il ne faut (surtout) pas baisser ses prix”

  1. Régis Dabo dit :

    Analyse peut-être « caricaturale » mais tellement vraiment, ce n’est pas seulement le CA qui fait la rentabilité d’une entreprise.
    Quand on voit le CA de certains e-commerçants, il serait intéressant de connaître en parallèle la marge dégagée pour avoir une vraie visu de la rentabilité de ces entreprises…

  2. Jeremy dit :

    Merci pour cet article et le renvoi vers les KPIs listés par Romain.
    Effectivement, le maintien d’une tarification harmonieuse (j’entends par la, sans soubresauts incessants des prix) passe par la création de la notion de valeur ajoutée apportée par votre e-commerce.
    Cela passe par l’ergonomie du site, son positionnement, et evidemment le SAV.
    Les prix bas sont dans l’ere du temps et les internautes cherchent les bonnes affaires partout, ne sommes nous pas consommateurs nous aussi?

    Par la meme, nous nous sommes tous posé la question en creant notre e-commerce de ce que nous pourrions apporter de plus par rapport aux autres et qui nous manque lorsque nous consommons habituellement.

    @ Regis, pour la seconde partie de ton post: c’est sans doute pour ça que la plupart des sociétés ne publient pas leurs comptes 🙂 et aussi bien entendu le fait de ne pas attirer trop de concurrents pour les plus profitables d’entre elles..

  3. @Regis il ya beaucoup de E-commerçants qui ne pensent qu’au CA mais ce n’est pas ça qui fait vivre une entreprise, c’est la marge, la création de valeur.

    @Jeremy : des prix bas oui mais pas au détriment de la marge. Ca se négocie avec ses fournisseurs pour des OP spéciales et/ou une mise en avant programmée mais surtout pas des prix bas à l’arrache…

  4. Jeremy dit :

    JAMAIS au détriment de la marge..
    Et surtout comme tu le disais, il faut laisser ça aux geants du secteurs, c’est leur job..

  5. Guilhem GLEIZES dit :

    @Benoit
    je suis d’accord avec ton analyse dans les grandes lignes 😉
    Cependant la course au chiffre reste hélas nécessaire :

    – pour mieux acheter et donc mieux marger (que se soit par la baisse du prix
    d’achat en direct ou par les RFA)

    – pour une bonne rotation du stock et donc maintenir son fond de roulement…car la tréso reste un des facteurs clés du commerce (et donc du e-commerce)

    -enfin en phase de lancement la course au CA et donc au volume de commandes (dans ton exemple) permet de rapidement se constituer un fichier client … à un coût qui reste bien sur à mesurer puisqu’il est payé par la marge.

  6. Merci Guilhem 🙂

    Mieux acheter est important en effet et passe souvent par des volumes d’achat plus important mais quand tu vois les grands qui sont en pertes avec des volumes d’achat de fou il ne faut as se mentir : grandir oui mais en faisant de la marge.

    Pour la rotation du stock en effet, il faut parfois sacrifier un peu de marge pour récupérer de la trésorerie, le cash c’est le souci N°1 du E-commerce …

    En effet au lancement le concept est un peu différent, je parlais surtout de la phase de maturité d’un projet E-commerce. il est bien sur nécessaire d’avoir une base solide de CA

  7. Yop dit :

    20-25 % de marge, pour que cela devienne intéressant ?
    Tout dépend de la quantité, un petit commerçant doit au moins appliqué un coefficient de 2 pour espérer être viable.

  8. Je ne parlais pas de 20-25% de marge pour que ça soit intéressant. les 20% de marge dans l’article sont imaginaire, juste pour le calcul.

    En fin d’article je parle de 20 à 25 euros de marge générée sur chaque commande, la c’est intéressant, on paye l’acquisition, la logistique et les frais.

  9. Alain dit :

    Bonjour,
    Félicitations pour votre article Benoît.
    Il est courageux de parler publiquement de marge, encore plus de faire une démonstration simpliste à souhait.
    Tout est donc dans la « Valeur ajoutée » que vous apportez à vos clients et qu’ils sont prêts à rémunérer.
    Pour l’instant, sur un marché grand public, force est de constater que le marché est largement dominé par des acteurs qui ne « justifient » pas leurs marges et qui ont plus une approche manipulatoire des clients. La marge servant à rémunérer ce savoir faire, les banquiers et les actionnaires.
    Une autre approche du commerce est une approche « responsable ».
    Ceci dit, la clef d’un positionnement commercial et notamment sur le Net où tout se compare reste LE PRIX.
    Combien de sociétés apportent d’excellentes informations à valeur ajoutée et n’ont pas la réussite qu’elles devraient… ?
    De tout coeur avec les acteurs « responsables » de ce monde en leur souhaitant de ne pas se faire laminer ou bouffer par les loups.
    Les belles « stories » (story telling) unitaires ne font pas la réalité de la réussite durable et généralisée.
    D’autant que les places sont « chères ».
    Pour finir, je rappelle cette belle phrase d’un grand homme d’affaires :
    « Je fais mon CA avec mes clients, ma marge avec mes fournisseurs (internes ou externes). »
    Bien à vous,
    Alain
    PS : N’oublions pas que le e-commerce pro génère bien plus de CA… Sur des plate-formes d’enchères très axées sur le prix…

  10. Roms dit :

    D’accord avec le contenu de l’article, pas avec le titre 😉 bon article par ailleurs !

  11. Merci Romain, Quel serait le titre approprié d’après toi ? 🙂

  12. Roms dit :

    Pourquoi il faut faire très attention avant de baisser ses prix

    Nous on y est contraints par tous les bouts (prix / stocks / marge imposée / élargissement du public / attrait du public sur ce segment de marché que lorsqu’il y a des promotions,…)

  13. Delphine Desmarets dit :

    Complètement d’accord avec toi, j’ai travaillé 12 ans chez Vilebrequin (les maillots de bain) et en 12 ans on a pas soldé un seule pièce dans les 60 boutiques du réseau, j’aimerai suivre cet exemple.

    Le problème c’est qu’il est difficile d’imposer son prix quand on est pas ou peu connu, et d’autant plus sur internet où les clients n’ont pas la possibilité de constater la qualité des produits et donc d’évaluer leur rapport qualité / prix.

    Personnellement avec Torpille je ne peux pas marger comme je devrais le faire, sinon je n’aurais pas un volume de ventes suffisant pour renouveler mes collections et donc pour véritablement lancer ma marque.

    Mes caleçons devraient être commercialisés 32€ pièce, mais je suis obligée de revoir mes prix à la baisse (28€) pour espérer convaincre plus de clients.

    Du coup c’est une partie de ma marge qui s’envole, j’espère juste pouvoir vendre un jour mes produits à leur juste prix !

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Trouver le produit idéal à vendre. 2 eme partie

par Benoit Gaillat - Il y a 7 ans

Je vous conseille de commencer à lire la partie 1 dans cet article avant lire celui ci 😉

Voici donc la suite des 15 critères qui vous permettent de sélectionner de bons produits à vendre sur votre site E-commerce :

Critère N°8 : Il n’a besoin d’être essayé pour être acheté

Un produit essayable, goutable, testable sera beaucoup plus dur à convertir qu’un produit classique car les clients auront peur de ne pas pouvoir échanger leur produit ou qu’il ne convienne pas. Les achats impulsifs seront freinés par ces questions, même si vous y répondez, et les commandes à livraison urgentes (pour un anniversaire, une fête) seront également plus risquées pour vos client. Les modules d’essayages virtuels, les cabines 3D peuvent palier à ce problème mais elle renchérisse le coût des produits car il faudra faire des modèles 3D/ photos supplémentaire et le coût de la technologie impactera bien évidement votre rentabilité.

Critère N°9 : Il n’est pas ou peu vendu par les grands sites E-commerce

Soyons clair, vous avez 99% de chances d’échouer si vous commencer par vendre les même produits que les grands E-commerçants. Les produits que vous recevez dans leurs newletters sont tous achetés en quantités astronomique avec des prix planchers que vous n’attendrez jamais. Cdiscount par exemple doit avoir un volume d’achat global d’au moins 300 ou 400 millions d’euros (par an). Vous imaginez bien que même si vous avez le même fournisseur que lui vous n’aurez pas le même tarif 🙂 . Bien sûr si vous arrivez à avoir le même tarif un jour il vous faudra encore arriver à écouler ce stock, Cdiscount c’est plusieurs millions de mails envoyé par jour (entre 2 et 5 il me semble mais je n’ai pas le chiffre exact)… Avant que votre SEO+SEM+newsletter+facebook+twitter+toutcequevousvoulez ne fasse autant il va falloir attendre un peu. Le mieux est donc de commencer par un produit moins matraqué auprès des internautes.

Critère N°10 : Le circuit de production n’est pas contrôlé par seulement 2 ou 3 acteurs

C’est un critère que vous apprendrez souvent à vos dépends (malheureusement). Si la distribution est,hum, « sélective » pour faire poli, vous aurez beaucoup de mal à avoir du poids sur votre fournisseur et les négociations sur les tarifs et la qualité de service seront inexistantes. Dans le secteur de la distribution électrique par exemple les distributeurs sont relativement bien répartis  : Rexel N°1 avec environ  7% du marché mondial et Sonépar : 4% puis toute une floppée de concurrent après. En théorie le marché est dynamique et ouvert à la concurrence. Dans l’autre cas le marché des microprocesseur ou des mémoires vives et très concentré, un nouvel acheteur aura du mal à faire la jouer la concurrence pour baisser les prix. Bien sûr c’est sans parler des éventuelles ententes sur les prix ou toute autre forme de barrière plus ou moins officielle/légale afin de protéger la valeur du marché. Lors de votre étude de marché pensez également à faire une étude de fournisseur et à voir le poids que vous pourrez prendre. Rien de pire qu’un fournisseur qui vous lâche parce que son client N°1 n’aime pas votre site.

Critère N°11 : Il est possible de se réapprovisionner au fil de l’eau

Certains produits ne sont pas disponibles en réapprovisionnement au fil de l’eau et doivent être commandés une fois par an , par exemple certaines collections de vêtements. Il sera très dur de prévoir correctement les ventes, surtout au début alors que si vous pouvez vous réapprovisionnez régulièrement, tous les 15 jours par exemple, vous aurez à la fin de l’année moins d’invendus et vous n’aurez pas à déprécier votre stock. Un réapprovisionnement au fil de l’eau peut également vous permettre d’adapter le volume d’achat à la hausse et ainsi de ne pas louper des ventes au cours de la saison. La contrepartie c’est de bien surveiller ses stocks et de connaitre les délais de livrions de ses fournisseurs pour être réactif.

Critère N°12 : Il ne pèse pas trop lourd

Un produit lourd (supérieur à 20Kg) va vous coûter très cher à expédier et va demander plus de manutentionnaires, donc des coûts supplémentaires. Vous serez obliger de passer  par un transporteur privé avec une zone de chalandise plus limité. Les chargements/déchargements seront aussi plus longs dans votre entrepôt ce qui veut dire plus de monde pour traiter les colis. Cela peut aussi impliquer l’achat de matériel de transport (transpalette, fenwick etc …)

Critère N°13 : La concurrence est modérée sur ce produit

Cela parait être du bon sens mais si la concurrence est ultra agressive sur ce produit vous aller surement baisser votre marge pour conquérir des parts de marché. Hors il y a de grandes chances pour que vous ne réussissez jamais à remonter vos prix ou à baisser vos coûts suffisamment pour faire des bénéfices, de plus votre fournisseur ne vous laissera surement pas très longtemps perturber son marché. C’est donc la façon la plus rapide de couler son site de e-commerce. Dans le cas inverse si il n’y a pas du tout de concurrence posez vous des questions.

Critère N°14 : Vous connaissez bien le produit et savez le vendre

C’est presque le critère le plus important de toute la liste, si vous avez un bon produit à un bon prix mais que votre argumentaire ne correspond pas aux attentes de votre cible c’est raté. Le fait de bien connaitre le produit va vous permettre d’avoir un taux de conversion plus élevé que la normal car cela va transparaître sur vos fiches produits et cela améliorera la crédibilité du site. Savoir quels arguments mettre en avant lors de la vente est un atout que vous devez exploiter ! Si vous connaissez bien le produit il y à également de fortes chances pour que vous ne vous trompiez pas trop dans vos achats.

Critère N°15 : Vous pouvez retourner les stocks non vendus au fabricant

Ce n’est malheureusement pas possible dans tous les secteurs mais cela ne coûte rien de demander à votre fournisseur. Dans le secteur du DVD par exemple beaucoup de contrats comportent des clauses de retour de type 50% d’invendus : vous en commander 1000 et pouvez en retourner au maximum 500. Certains gros acheteurs ont des clauses de  retours à 100% . Si votre fournisseur ne veux pas entendre parler de retour de marchandises vous pouvez essayer de négocier des retours contre une nouvelle commande ou contre un avoir sur une prochaine commande.

J’espère que ces deux articles détaillés vous aurons aidé à comprendre un peu mieux mon point de vue et à choisir de bons produits pour votre site E-commerce. Bien sûr l’idée de ces article et juste de faire attention lors du choix des produits, plus il y a de points négatifs moins cela sera simple !

Benoit Gaillat

Diplômé de l’Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l’e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter |
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4 Commentaires

4 réponses à “Trouver le produit idéal à vendre. 2 eme partie”

  1. pduval dit :

    « Rexel N°1 avec environ 7% du marché mondial et Sonépar : 4% puis toute une floppée de concurrent après. En théorie le marché est dynamique et ouvert à la concurrence. »

    Rexel et Sonepar = 80 % du marché français. En théorie le marché est dynamique et ouvert à la concurrence, enfin pas en France !

  2. bgaillat dit :

    Oui sur le marché Français la répartition est en leur faveur, surtout si on compte leurs filiales exploitées sus d’autres enseigne…
    C’est aussi pour ça qu’il faut faire attention aux chiffres et à leur lecture !
    PS: j’avais bien noté « en théorie » dans l’article 😉

  3. jon dit :

    wouahou. Super liste de critères.

    Mais y a t-il un produit qui les passe tous ?

    si oui, je veux bien un exemple.

  4. bgaillat dit :

    Bonjour Jon. Je ne pense pas qu un produit puisse avoir toutes ces qualités mais l essentiel dans cette liste est de prendre en compte tous les aspects lors du choix d’ un produit.

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Trouver le produit idéal à vendre. 1 ère partie

par Benoit Gaillat - Il y a 7 ans

J’avais écrit au mois de septembre un article sur les critères qui me paraissaient importants pour bien analyser le potentiel commercial d’un produit à vendre sur son site E-commerce (voir : 15 critères pour trouver le produit idéal à vendre en E-commerce ). Comme me l’ont fait remarquer Ludovic et Eric il est vrai que cette liste n’était pas forcément très explicite et a pu sembler un peu abstraite, je vais donc essayer de préciser pour chaque item pourquoi il me semble important à prendre en compte.

Critère N°1 : Le produit est à forte marge

La marge est l’élément le plus important pour un site E-commerce, et plus généralement dans le business. Cependant il y a deux type de marge : celle du secteur du produit (Ex : les marges du secteur du jouet en bois) et la marge brute effective que vous pourrez dégager (prix de vente – prix d’achat) qui dépendra généralement de vos volumes. Forcément la deuxième est moins élevée que la première sauf exception (vous avez déjà un réseau de fournisseurs bien établi par exemple). Pour en revenir à la marge c’est donc elle qui déterminera votre latitude à communiquer sur vos activités, qui vous fournira le cash pour agrandir le stock, qui fera rentrer les éventuels bénéfices. Avoir une marge élevée à la base est donc  INDISPENSABLE !

Il est beaucoup plus facile de faire baisser sa marge que de l’améliorer, si votre marge est faible la rentabilité de votre affaire sera faible ou inexistante, voir déficitaire. Ne vous risquez donc pas sur des secteurs où vous pouvez espérer des marges de 2 ou 3 % mais plutôt si vous le pouvez vers des secteurs à 40,50 ou 60 % de marge, au moins pour commencer.

Critère N°2 : Il est acheté régulièrement par les clients

Le rythme d’achat est un élément très important du E-commerce pour une raison toute simple : il y a deux choses qui coûtent cher en E-commerce : le stock ET l’acquisition client. Lorsque vous faites de la pub (adwords, bannière), ou que vous exportez votre catalogue produits sur un comparateur de prix vous « achetez » vos clients, c’est à dire que vous dépensez une certaine somme pour qu’il fasse un achat chez vous. Si le produit n’est pas acheté régulièrement il vous sera très difficile de rentabiliser « l’achat » de votre client. Si votre client achète le produit 10 fois dans l’année vous avez plus de chances de pouvoir le fidéliser et « amortir son coût d’achat ».

Critère N°3 : Le prix n’est pas trop élevé

Si le prix de votre produit est trop élevé, par exemple plusieurs milliers d’euros, les procédures de paiement seront beaucoup plus compliquées, avec des demandes de crédits, des validations d’identités, bref de quoi décourager beaucoup de clients. Il va s’en dire que la fraude représentera aussi un challenge encore plus important pour vendre votre produit car au moindre problème c’est (deux fois) plusieurs milliers d’euros qui partiront en fumée. Un prix élevé demande aussi une connaissance client beaucoup plus approfondie, plus de temps pour vendre le produit et des attentes qualitatives sur le service généralement plus élevées.

Critère N°4 : Mais pas trop bas non plus

Un prix trop bas , entre 1 et 5 euros par exemple ne vous permettra pas de financer correctement votre site même avec de fortes marges. Prenons un exemple :

PV : 3 € TTC, donc PV HT = 3/1.196 = 2,5 €

Prenons une marge de 80% , cela fait 2.5*0.8 = 2 € de marge brute.

Il va falloir vivre avec ces 2 € de marge brute en prenant en compte tous vos frais (manutention, frais d’expédition, locaux,site internet etc…). Il faudra donc les vendre par lot ou avoir un panier moyen conséquent pour espérer faire des commandes rentables.

Critère N°5 : Le produit n’est pas périssable

Les produits périssables sont, comment dire, périssables quoi 🙂 . Entre l’entrepôt réfrigéré pour les stocker dans de bonnes condition, le transporteur rapide et fiable qui vous mettra à l’abri pour que les clients ne reçoivent pas leurs produits périmés et la rotation de stock importante pour ne pas garder les produits trop longtemps chez vous cela va coûter cher ! Bien sûr certains produits périssables comme les boites de conserve ou les bouteilles d’eau (oui il y a une date de péremption sur l’eau) n’entre qu’à moitié dans cette catégorie étant donné leur facilité de stockage et de conservation. Cette catégorie est donc plus ou moins handicapante en fonction des produits.

Critère N°6 : Il est facilement stockable

Si votre produit est compliqué à stocker , soit par sa forme soit par son contenu, vous aller devoir mettre en place des procédures plus coûteuses de stockage. Les produits frais, l’alcool, les oeuvres d’art, les armes sont des produits qui demandent des conditions spéciales de stockage ou de la protection vidéo constante de part la valeur des produits. Si votre produit est livrable et stockable sur une palette et qu’il peut y rester plusieurs semaines alors vous aurez moins de frais et de problèmes  dans votre gestion logistique.

Critère N°7 : Il n’est pas fragile

Un produit fragile demande une chaîne logistique prenant un maximum de précautions, autant cela pourra être possible de votre côté , autant cela sera plus dur, et plus cher, à trouver côté transporteur.Les retours dus à la casse seront sûrement plus nombreux et vous coûteront plus cher que la normale, réduisant d’autant votre marge nette. Il existe bien sûr tout un tas de solutions pour protéger vos produits mais cela vous demandera du temps ou de l’argent (ce qui reviendra à un coût d’expédition plus élevé) .

Retrouvez les 8 critères suivant dans la deuxième partie de l’article (coming soon)

Benoit Gaillat

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Une réponse à “Trouver le produit idéal à vendre. 1 ère partie”

  1. […] lire également chez info-ecommerce.fr sur le même sujet : trouver le produit idéal à vendre Vous pouvez partager cet article […]

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Activité des professionnels dans la semaine

par Romain Boyer - Il y a 8 ans

Dans le monde du B2B, une certaine règle semble être de rigueur, on court le 400 mètres : on commence fort, on accélère jusqu’aux cent mètres, puis on ralentit et on a vraiment du mal à l’arrivée. Sauf que la piste, ici, c’est la semaine, le départ est le lundi et l’arrivée c’est le dimanche.

En comparant des statistiques de trafic de sites que les professionnels consultent avec des statistiques de mon propre marché B2B, je me rends compte que le jour de prédilection pour le marché est le mardi, viendraient ensuite, le lundi, le mercredi, le jeudi, le vendredi et le samedi, peu de monde travaillant le dimanche.

Pour ceux qui travaillent en B2C, cela ne doit pas vous intéresser, mais je dois avouer que cette « trouvaille » me semble intéressante dans mon entreprise.

A vous de juger.

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités.

> Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER
> Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

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Le musée du jeux vidéo dans « My ecommerce sucks ! »

par Benoit Gaillat - Il y a 8 ans

Tout d’abord une petit précision, le titre de ce post est totalement pompé inspiré par l’excellent blog d’Olivier levy : http://www.blog-ecommerce.com/

Bon en 2010 c’est quand même le genre de truc qui ne devrait pas  plus arriver , quoi donc ? Le site du musée des jeux vidéo qui à ouvert la semaine dernière  , 14 avril 2010 ( c’est le musée à ouvert hein pas le site) , bon donc étant un grand fan de jeux vidéo j’ai envi d’aller le visiter, je me rend donc sur le site officiel , à savoir :  http://www.museedujeuvideo.com/ ,

Ok y’a pas grand chose à l’intérieur mais bon je cherche les horaires et les prix , c’est afficher dans l’onglet « infos pratiques » , y’ a même un plan en Google maps , les infos (mal présentés mais bon) sur le coté, c’est gratuit good news ! et ouvert souvent good news ! A par contre il faut payer pour monter en haut de la grand arche , ok c’est combien ?

Ok on va faire avec, il est ou le lien pour acheter les places ? Ah y’en a pas … bon c’est pas le site officiel de la grande arche , c’est peut être normal qu’il ne vende pas les places (enfin non ça aurait été cool) mais quand même il aurait pu mettre un lien vers le formulaire d’achat, bref je cherche sur google le site de la grande arche , évidement arrivé sur le site je clique sur l’onglet jeux vidéo mais cela ne sert à rien c’est pas ici pour réserver les places.

Je chercher un peu et finit pas trouver la sous catégorie « tarifs » , bon la c’est mieux présenter que sur le site du musée du jeu vidéo

Du coup j’ai regardé , le texte sur le site du  musée du JV est un bête copié / collé de cette page a peine mis en forme. Bon après ca je clique sur mes 2 places adultes et la c’est le drame RIEN N’EST CLIQUABLE !!!! et pour cause , il n’y a pas de système de réservation en ligne de billets pour la grande arche

Après avoir espéré pouvoir acheter mes places en ligne je me retrouve le bec dans l’eau juste parce qu’il n’ont pas prévu un pauvre système d’achat de billet en ligne , en 2010 ! c’est juste une grosse blague, il y a le musée de l’informatique et le musée du jeu vidéo à la grande arche mais c’est le site internet de la grande arche qui est un musée ! Du coup moi qui était prêt à payer tout de suite pour y aller plus tard et bien là j’ai juste pas envi d’y aller car j’immagine (ou j’ai peur c’est selon) de me retrouver là :

Bref parfois on se plaint de certains sites E-commerce mal foutu mais au moins si on peut acheter à distance c’est toujours ça de pris.

Benoit Gaillat

Diplômé de l’Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l’e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter |
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1 Commentaire

Une réponse à “Le musée du jeux vidéo dans « My ecommerce sucks ! »”

  1. mistergadgets dit :

    Pas la peine de faire la queue, vous pouvez commander des jeux vidéos chez XXXXXXX, la livraison est gratuite. Vous ne bougez même de chez vous et voilà votre jeux préférés 🙂

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Comment calculer son budget pour lancer une boutique E-commerce ?

par Benoit Gaillat - Il y a 8 ans

Vous n’avez pas encore de site E-commerce et vous souhaitez vous lancer ? Très bien mais comment prévoir lebudget nécessaire au lancement de votre boutique E-commerce ? Pour prévoir le budget de lancement le plus simple et d’abord de lister l’ensemble des coûts  :

liasse de billets

  1. l’étude de marché
  2. La réalisation du site (technique + graphisme)
  3. l’achat des produits (stock initial)
  4. L’hébergement du site
  5. la publicité
  6. la communication
  7. les frais d’expéditions
  8. les frais de retour
  9. les frais salariaux
  10. la location d’un local

Avec tout ça vous avez à peu près toutes les dépenses que vous aurez à faire au cour des premiers temps d’activité , évidement si vous créer vous même le site , vous diminuerez le budget nécessaire pour lancement votre site E-commerce. Maintenant quel est le coût minimal de chaque partie ?

1) Budget de l’étude de marché :

Le prix d’une étude de marché est assez variable et peut même être réalisé pour 0 euros si vous faites toutes les recherches vous même. Le bon plan bien connu et de co-produire cette étude de marché avec un groupe d’étudiant . Attention bien souvent vous aurez besoin d’acheter une étude de secteur afin d’obtenir des chiffres fiables.

  • Budget estimé : de 0 à 500 €

2) Budget de création de site

Bonne nouvelle, avec des solutions comme Wizishop ou ¨Prestabox vous pouvez avoir une architecture technique convenable  opérationnelle rapidement , simplement et à peu de frais , généralement une commissions est facturée lors de chaque vente réalisée sur la plateforme.Il faut par contre penser à faire un habillage graphique personel pour votre site afin de renforcer son identité.

  • Budget création de site : de 0 à 300 € / mois
  • Budget « graphique » : de 100 à 1 000 €

3) Budget d’achat de produits :

L’achat du stock de départ nécessaire au démarrage d’une activité E-commerce représente souvent la plus grosse part de dépenses. En effet il faut avoir un nombre de produits suffisamment intéressant (mix marketing) sans toutefois sur-stocker  pour des raisons évidentes de coûts d’immobilisation et de dépréciation de la valeur du stock.  C’est donc à vous de calculer au plus juste le stock de départ, plus vous connaitrez votre marché (voir en N°1 l’étude de marché) plus vous affinerez cette quantité (et diversité) de stock. Par exemple si vos concurrents ont environs 2000 produits , vous aurez du mal à les concurrencer avec 40 produits sur votre site … de plus votre budget de départ dépend aussi du type de produits , par exemple pour des piles électrique (coût unitaire faible) vous pourrez couvrir une large gamme assez facilement, pour des bijoux ou des ordinateurs cela sera plus compliqué.

  • Budget pour des objets à faible valeur unitaire (entre 0 et 10 €) : entre 1000 et 3000 €
  • Budget pour des objets  à valeur unitaire moyenne (entre 10€ et 60 €) : entre 3000 et 8000 €
  • Budget pour des objets  à forte valeur unitaire élevée (supérieur à 60 €) : 8000 – 30 000 € (voir plus… )

NB: les prix s’entendent en prix d’achat HT et non prix finaux TTC

4) Budget hébergement du site E-commerce

L’hébergement peut être compris dans des solutions tout packagé ou facturer à l’usage , voir à votre disposition si vous utiliser votre propre serveur. Ce n’est généralement pas une réelle question sur des projets qui démarre mais cela peut rapidement devenir crucial lorsque vous capterez pas mal de trafic .

Budget pour commencer: entre 0 et 100 € par mois

5) la publicité :

La publicité est le deuxième grand poste de coûts car pour chaque commande vous devrez dépenser avant de l’argent pour faire venir le visiteur sur votre site. Attention, les « visiteurs gratuits » n’existe pas , même si vous travaillez le référencement naturel cela vous prendra du temps, temps que vous ne passerez pas à autre chose qui vous aurez aussi rapporté , il faut donc le compter 🙂 . Vous pouvez vous aider de l’outil de mots clefs adwords pour estimer votre budget publicité online :

Budget  : entre 10 et 50 € par commande

Pour info voici comment évolue le cout d’acquisition client : très élevé au début et diminuant avec le temps :

6) la communication :

Là aussi les budget peuvent être assez variables , vous pouvez tout faire vous même pour 0 € ou sous traiter tout ou partie à une agence de communication dont les devis s’étalent de plusieurs centaines d’euros à plusieurs (dizaines de) milliers d’euros.

Budget : de 0 à 5000 €

7) les frais d’expéditions :

les frais logistique ça coute cher , voir très cher ! compter entre 7 et 15 € par envoi , vous pouvez consulter les tarifs de la poste disponibles ici mais simplifier absolument l’offre de transport , ne présentez pas ce pdf en copier / coller sur votre site ! évidement si vous proposer la livraison en Europe ou par Express vous pouvez multiplier les coûts par deux ou trois. ..

Budget : entre 7 et 15 € par commande

8 ) les frais de retour :

La loi oblige tous les vendeurs professionnels à proposer un délai de rétractation de 7 jours pour toutes les ventes à distance donc internet inclut et y compris les ventes privées, destokage, soldes, fin de séries etc .. pas d’exception à par la fabrication sur mesure. Le taux de retour varie beaucoup d’un secteur à l’autre , plus le produit « s’essaye » en magasin plus le taux de retour sera important (mode , lunettes par exemple). Généralement il oscille entre 1 et 10 % .

Budget : entre 1 et 10% de taux de retour

9)  et 10 ) Frais de locaux et salaires :

Si vous ne pouvez pas tout faire tout seul il faut embaucher et loger des employés, comptez également l’électricité, le chauffage, l’achat de bureaux , de fournitures, de matériel informatique etc …

Budget : entre 0 et plusieurs milliers d’euros

Vous avez donc toutes les cartes en main pour estimer plus précisément le coût de lancement de votre site E-commerce. Il faut bien avoir en tête que plus vous investirez dans votre plateforme, moins vous aurez à effectuer certaines taches vous même.

Benoit Gaillat

Diplômé de l’Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l’e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter |
Profil sur Google Besoin d’un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

5 Commentaires

5 réponses à “Comment calculer son budget pour lancer une boutique E-commerce ?”

  1. Youphoto dit :

    Bonjour,
    merci pour cet article, malheureusement vous oubliez un point essentiel de la vente e-commerce: la photo de produits!
    En effet, nous nous sommes spécialisés dans la photo packshot et le détourage, car on observe trop de photos de mauvaise qualité sur les sites e-commerce. Qui a envie d’acheter un produit à distance lorsqu’il est mal représenté, avec une photo de mauvaise qualité?
    Youphoto propose des tarifs extrêmement avantageux, n’hésitez donc pas à nous appeler pour un devis, afin de transformer une simple recherche client en acte d’achat!

  2. bgaillat dit :

    En effet je n’ai pas compté de budget « matériel » qui est pourtant indispensable avec un ordinateur, un appareil photo, des logiciels. Pour la sous traitance photo c’est un vaste débat 😉

  3. Thomas B. dit :

    Les chiffres évoqués sont complètement fantaisistes :

    Etude de marché : de 0 à 500 € > plutôt 2000 à 15000 € selon le type de projet, même plus. Pour un truc sérieux. Sinon, 500€, c’est juste n’importe quoi.

    Création du logo: passé à la trappe. là encore ça coûte cher pour un travail de qualité et surtout dont vous aurez les droits (oui, il y a des droits sur un logo, ne vous faites pas piéger). 1500€ est un minimum. entre 3000 et 5000 € est certainement plu raisonnable. (sinon le logo à 99€ fabriqué en inde, dont vous n’avez pas les droits et qui sera revendu à vos concurents, + 15€ par fichiers supplémentaire, mais indispensables, la note finale est salée. pour un truc inutilisable)

    Creation du site : de 0 à 300 € / mois > par une plateforme avec laquelle vous êtes bloqué le budget est dans la plaque. mais cela fait tout de même 300X12=3600 € annuel pendant X années puisque vous serez bloquez avec une plateforme. A ce tarif, vous avez un squelette de site.
    Manque : la mise en place du site, la création des pages, et surtout : tout le contenu (et ça c’est un vrai métier) et le graphisme du site.
    Sérieusement un e commerce opérationnel c’est entre 8500 et 25000 selon l’ampleur du projet. mais pour un site comme la fnac il va falloir rajouter deux 0 derrière les 25000 😉

    Budget graphique: 100 à 1000€ !!! pour faire le design du site!?! ça dépend du type de projet mais entre 1500 et 5000 € serai plus envisageable pour avoir quelque chose d’efficace.

    l’intégration graphique? : oui, une fois la maquette réalisée, il faut la mettre en place… entre 600 et 1000€ la journée d’intégrateur dans une agence. en gros vous compter 100 à 200 € par type de page.

    Achat des produits: pffff et bien c’est variable en fonction de l’activité, du modèle économique. Une voiture ne coute pas le même prix qu’une paire de chaussette….

    Hébergement : quelques € à 100€ oui, ça colle. mais ça peut très vite gonfler en fonction de votre réussite.

    Communication : 0 à 5000€ bah t’as pas grand chose pour 5000€. en dessous de 25000 € il est difficile de chercher une visibilité.

    Le reste est lié au type de produit vendu et au lieu. Paris est plus cher que la Creuse.

    puis il faut ajouter les photos des produits et ça a un coût (il faut des packshots et des photos d’ambiance, éventuellement des mannequins). une photo se prend (studio, matériel, photographe,styliste, maquilleuse, frais…etc ), puis la photo se retouche, et il y a des droits de reproduction pour le photographe, si il y a un mannequin il y a des droits à l’image. Une mauvaise photo n’est pas vendeuse, donc chercher le moins cher est quasi à chaque fois un manque à gagner, ou pire. Sur les droits photo : jeter un oeil aux baremes de l’UPP pour les photographes et http://www.neosympa.info/francais/tarifs.htm pour les mannequins.

    Et le référencement…

    Et le community management…

    Et l’ERP…

    Et les CGV faites par un juriste…

    Et les assurances…

    Et encore plein de trucs…

    Bref, le ecommerce est un vrai métier pour les pros. On ne s’y lance pas avec 5000€ tout compri. C’est l’échec assuré et la certitude de perdre ses 5000€.

    Grossomodo, il faut le même budget que pour une boutique physique.
    Bon courage 😉

  4. Gaëtan V. dit :

    100% d’accord avec l’analyse de Thomas B.
    J’ai trop de clients qui s’imaginent que de manière générale le Web ce n’est pas cher et que l’on devient VentesPrivées avec 5K€ de budget et de bonnes idées… que nenni!
    C’est bien plus complexe que cela et nécessite très souvent de lourds investissements au départ et de parfaitement bien s’entourer.
    D’ailleurs, il vous suffit de creuser un peu pour vous rendre compte que parmi les plus gros e-commerçant français, qui génèrent plusieurs millions d’euros de CA, peu sont vraiment rentables. Les investissements publicitaire et technologique colossaux comparés aux marges de plus en plus réduites ne permettent bien souvent pas de générer des profits à hauteur des imaginations.
    Ce genre d’articles me semble donc un peu racoleur et venant d’un professionnel du milieu, consultant dans une agence spécialisée, je trouve cela un peu approximatif.
    Bon courage en effet aux futurs e-commerçants.

  5. Un peu racoleur ? L’objet de l’article est justement de montrer que les budgets sont conséquents, si vous épluchiez un peu les articles sur le blog vous auriez vu que je conseille au moins 40K de budget en général 🙂
    C’est pas byzance mais ça permet de bosser un peu quand même.

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