Pick and Smile, spécialiste français des micro-hubs urbains, annonce un partenariat avec Amazon en France et l’ouverture de son premier point Amazon Counter. le dernier kilomètre devient un arbitrage entre coût de livraison, taux d’échec et proximité réelle avec le client.

Notre position : surveiller, puis tester localement si votre activité souffre déjà de livraisons ratées en zone dense. Un point de retrait devient utile quand il réduit les relivraisons et évite de rogner la marge avec des promesses toujours plus rapides.
Amazon Counter donne une vitrine aux micro-hubs, pas une solution universelle
L’arrivée d’Amazon Counter chez Pick and Smile valide un modèle de logistique urbaine plus granulaire : des lieux proches du client, insérés dans la ville, capables d’absorber une partie des flux colis. Amazon y gagne un maillage plus fin. Pick and Smile y gagne du trafic et une preuve de crédibilité.
Un marchand indépendant ne doit pourtant pas lire cette annonce comme une obligation d’empiler les options de retrait. Chaque option ajoute de la complexité dans le checkout, le service client et le suivi des commandes. La décision dépend d’un chiffre : combien coûtent aujourd’hui les échecs de livraison dans les grandes villes ?
Le vrai sujet marchand : mesurer les paniers sauvés, pas applaudir Amazon
Une boutique mode ou beauté qui livre beaucoup à Paris, Lyon ou Lille peut lancer un test limité sur quatre semaines. Elle compare les commandes livrées à domicile et celles orientées vers un point de retrait urbain, en suivant trois indicateurs : taux d’échec de livraison, délai réel de mise à disposition et demandes au support. Le test devient intéressant si les incidents baissent d’au moins 15 % sans dégrader la conversion checkout.
Le piège serait de vendre cette option comme un avantage client sans vérifier l’usage réel. Certains acheteurs veulent récupérer leur colis près du bureau. D’autres voient le retrait comme une contrainte. Le wording dans le checkout compte donc autant que le partenaire logistique choisi.
La décision à prendre avant la prochaine hausse des coûts de livraison
Les coûts de transport ne vont pas s’alléger tout seuls. Les marchands qui attendent la prochaine renégociation annuelle risquent de découvrir trop tard que leur problème vient moins du tarif unitaire que des colis mal distribués.
Pick and Smile avec Amazon Counter mérite donc une veille active, surtout si votre marge supporte mal les relivraisons. Nous pensons qu’un test urbain ciblé vaut mieux qu’un grand chantier logistique. Quatre semaines, quelques zones postales, une lecture stricte des incidents : assez pour savoir si le retrait urbain protège la marge ou ajoute seulement une ligne dans le checkout.
