Google teste un format de liens annexes publicitaires dans AI Mode, le mode de recherche assisté par intelligence artificielle de Google. Search Engine Roundtable a repéré ce test dans une capture publiée le 2 octobre 2026. Le détail peut sembler étroit. Il ne l’est pas vraiment : Google cherche encore comment monétiser ses réponses générées par intelligence artificielle sans casser l’expérience de recherche.
Les marchands qui achètent du trafic sur Google Ads doivent lire ce signal comme un avertissement. Les annonces ne disparaissent pas dans AI Mode. Elles changent d’emplacement, de forme et probablement de logique de clic. Quand un résultat publicitaire s’insère dans une réponse conversationnelle, la promesse de l’annonce ne se juge plus seulement sur un titre et une URL. Elle se juge sur la capacité à rassurer vite.
Des liens annexes dans AI Mode, un petit format qui peut déplacer le clic
Les sitelinks, ou liens annexes, servent déjà à envoyer l’internaute vers une catégorie, une offre, une page livraison, un avis client ou une page magasin. Dans AI Mode, leur rôle pourrait devenir plus décisif. L’utilisateur n’est plus face à une page de résultats classique avec plusieurs annonces alignées. Il interagit avec une réponse qui trie, résume et suggère.
Notre position est de surveiller activement, sans modifier toute la structure de compte cette semaine. Un test de format ne suffit pas à justifier une refonte des campagnes. En revanche, il justifie un audit des extensions et des pages de destination. Les marchands qui laissent des sitelinks génériques du type “Nouveautés”, “Contact” ou “Catalogue” risquent de payer des clics moins qualifiés si Google les affiche dans un parcours d’achat plus assisté.
Le vrai sujet marchand : quels chemins mérite votre budget média ?
AI Mode pousse Google Ads vers une publicité plus contextuelle. Une annonce peut apparaître au moment où l’utilisateur compare, demande conseil ou cherche une option plus sûre. Le clic n’a donc pas la même intention qu’une requête courte tapée dans Google Search. Une boutique d’équipement maison peut tester quatre liens annexes pendant quinze jours : livraison en 48 heures, guide des tailles, avis vérifiés et retours gratuits. Le test doit mesurer le taux de clic, le taux d’ajout panier et le revenu par session, pas seulement le coût par clic.
Le seuil de décision peut rester simple. Si un sitelink génère plus de trafic mais moins d’ajouts panier que les autres, il faut le couper. Si un lien vers une preuve commerciale, avis client ou livraison, améliore le revenu par session de 10 % ou plus, il mérite d’être décliné sur les campagnes Shopping et Search prioritaires.
Google cherche son modèle publicitaire IA, les marchands doivent nettoyer leurs preuves
Le risque n’est pas seulement technique. Les réponses assistées par intelligence artificielle valorisent les preuves visibles : prix cohérent, disponibilité, livraison, retours, avis, garanties. Un sitelink faible envoie Google vers une page faible. Un sitelink précis transforme l’annonce en raccourci de décision.
Nous pensons que les marchands doivent prioriser trois corrections : supprimer les liens annexes vagues, aligner chaque sitelink avec une objection client réelle, puis isoler les performances des campagnes exposées à AI Mode dès que les rapports le permettent. Cette approche limite le chantier, mais prépare le compte au déplacement progressif des clics.
💶 Opportunité CA : capter les budgets Google Ads inquiets d’AI Mode
Créer une checklist téléchargeable “Audit sitelinks Google Ads pour AI Mode” permettrait de capter des leads marchands via une page ressource. Le sujet se prête aussi à des liens affiliés vers des outils de suivi Google Ads et de heatmap, si un programme pertinent est validé.