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Tuto.com Interview de Nicolas Chaunu

par Benoit Gaillat - Il y a 5 ans

Aujourd’hui c’est une interview de Nicolas Chaunu que je vous propose. Nicolas est le fondateur de Tuto.com, une immense place de marché de tutoriels. C’est donc du ecommerce dématérialisé, un segment peu abordé sur ce blog et possedant pourtant un gros potentiel, il n’y a qu’a voir Itunes (pour la musique), Steam (pour les jeux vidéos) ou Gog.com (pour les jeux rétro). Pour vous permettre de tester Tuto.com Nicolas vous offre 5 crédits avec le code LOVECOMMERCE .

Bonjour Nicolas, peux tu présenter ton site Tuto.com ainsi que ton parcours ?

Bonjour Benoit !

Après un cursus universitaire orienté veille stratégique et multimédia, j’ai crée ma première société, EMOB, en 2005, avec 3 camarades de fac. Emob, (qui existe toujours) est une petite maison d’édition qui crée des contenus de formation en vidéo.

Fin 2009, nous avons senti que le modèle de place de marché pouvait être un axe de développement très intéressant en elearning, mais nous tenions également à garder la casquette d’éditeur. Nous avons donc choisi de créer 2 structures afin de séparer les 2 activités. D’un côté EMOB (éditeur de contenu), de l’autre WEECAST, la société qui se cache derrière Tuto.com.

Nous en avons alors profité réaliser une première levée de fond et donc de constituer un board d’actionnaires à forte valeur ajoutée, à l’image des co-fondateurs de Fotolia (la célèbre banque d’images). Tuto.com était né.

Peux tu nous décrire le fonctionnement de Tuto.com ? C’est une place de marché de produits dématérialisé non ? 

Tuto.com est effectivement une place de marché sur laquelle vous achetez des vidéos de formation sur différents domaines liés au numérique : la bureautique, le graphisme, la vidéo, le ecommerce, le emarketing, la photographie, la 3D, la programmation web ou la programmation d’applications…La plateforme repose sur un système de crédits.

Vous choisissez un forfait et ensuite vous venez piocher dans notre catalogue de 26 000 vidéos. Ces formations sont réalisées par des professionnels (éditeurs ou indépendants), qui reçoivent un pourcentage sur chaque vente effectuée sur le site.Côté usages, les utilisateurs du service ont le choix : il peuvent télécharger les vidéos achetées ou bien les regarder en ligne, sur leur ordinateur, une tablette ou un smartphone. Le tout sans limite de temps ni de téléchargements.

Que penses tu du segment du ecommerce dématérialisé en France ? Est il balbutiant, mature ou en croissance ?

C’est un segment qui est souvent associé à l’entertainment :  jeux vidéo (Metaboli), musique (iTunes, Deezer, Spotify), livres électroniques (Amazon, Fnac), location de vidéos (Canalplay, Vodeo)… Mais d’autres secteurs se réveillent notamment du côté des logiciels. Vous verrez à la rentée à quel point votre rayon informatique chez les retailers traditionnels (type Fnac, Boulanger, Darty…) va changer de visage. Exit les boitiers, bonjour la carte dématérialisée!

Et c’est également ce qui se passera en ligne, à l’image de ce que Adobe a annoncé avant l’été : son Creative Cloud, qui permet non plus d’acquérir un logiciel dans sa boîte, mais de louer une version dématérialisée.Ce qui me plait surtout avec la dématérialisation, c’est l’innovation qu’elle apporte. Nous assistons à un changement de paradigme. Il faut ré-inventer les usages et les modèles d’affaires. D’autant plus que la consommation de ces biens passent aujourd’hui par une large gamme d’écrans ce qui ajoute un bon nombre de problématiques.

La dématérialisation a donné un bon coup de pied dans la fourmilière… et c’est quelques chose de positif.

Quelles sont d’après toi les spécificités d’une plateforme de produits dématérialisés par rapport à un site ecommerce classique ? On pense bien sûr à la logistique mais y’en a t’il d’autres ?

Mise à part la logistique et la satisfaction, côté marchant, de ne pas avoir à envoyer un produit physique et toutes les conséquences engendrées par le fraudes ou les retours de marchandises (les ecommerçants comprendront ce que j’entends par là) ; le métier reste très similaire.Tant sur l’aspect marketing, communication, support et fidélisation.

Avec peut être cette spécificité pour la hotline, liée au fait qu’un client de produit dématérialisé sera beaucoup plus impatient en cas de problème. L’avantage du dématérialisé, c’est d’obtenir immédiatement le bien que l’on souhaite acquérir. Là où un internaute peut absorber un ou 2 jours de retard de livraison (et encore…), c’est inimaginable sur du produit dématérialisé.

Nous sommes encore plus enclin à l’achat impulsif et au besoin immédiat de consommation de la part du client. Il faut donc que le processus de commande soit sans faille.

Peux tu nous donner quelques chiffres sur Tuto.com ?

Aujourd’hui, tuto.com c’est 26 000 vidéos, 220 000 utilisateurs, 3,8 millions de vidéos téléchargées ce qui représente un peu plus de 850 000 de formation dispensées sur le site, grâce à 420 formateurs.

Quelles sont les prochaines évolutions de Tuto.com ? Allez vous évoluer vers d’autres contenus pédagogiques ?

Nous sommes en pleine préparation pour le « Back to School » avec notamment la mise en place de partenariats auprès de retailers online et offline (des cartes pré-payées Tuto.com devraient apparaitre un peu partout d’ici peu). Nous travaillons également notre approche B2B, avec comme dernier exemple en date, Lilly (le 10ème plus grand groupe pharmaceutique mondial) qui vient d’équiper ses collaborateurs en iPad et qui est passé par la plateforme SAAS de Tuto.com pour former leurs équipes à utiliser « la bête » dans leur quotidien 🙂

Nous souhaitons également bien développer la partie formation Ecommerce et Emarketing car nous proposons de plus  en plus de modules sur Google Analytics, Google Adwords, le Référencement naturel, l’utilisation de CMS (Joomla, Prestashop, WordPress…). Nous serons d’ailleurs présents pour le salon Ecommerce Paris 2012.

Enfin, pour répondre à ta question, nous n’avons pas prévu de nous ouvrir sur d’autres branches pédagogiques. Il y a déjà beaucoup de travail sur le numérique et de très bons acteurs sont positionnés sur les autres secteurs.

Merci Nicolas,

Merci à toi Benoît !

 Je ne peux que vous conseiller de jeter un coup d’oeil à la catégorie prestashop ou magento si votre plateforme ecommerce utilise un de ces deux logiciels.

Benoit Gaillat

Diplômé de l’Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l’e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter |
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