Tag : stratégie e-commerce

Réflechissons ensemble l’eCommerce de demain

par Romain Boyer - Il y a 3 ans

Qu’est-ce que l’eCommerce ? voilà un sujet qu’on pourrait mettre au prochain bac de philo.

Partons du postulat simple que l’eCommerce est l’art de vendre à travers un canal numérique (bon, okay, tout le monde dit digital…).

Ouais okay, mais à votre niveau, qu’est-ce que c’est ? C’est vendre. Et comment vendez-vous ? Admettons que vous ayez le fonds de commerce vide. Vous achetez des produits et des rayons, vous mettez les produits en rayon et vous utilisez des tapis roulants et des TPEs pour vendre.

Votre métier, c’est donc :

  1. du merchandising / de la mise en rayon (avec des têtes de gondole, des mètres de linéaires à distribuer, des prix à fixer, etc.)
  2. recevoir les paiements

Tout le reste, ce n’est pas votre métier. Et pourtant, c’est sur le reste qu’on perd tout notre temps.

Ma veille en terme de catégories de prestataires

Catégories de prestataires

Chaque service peut être fourni par un spécialiste (encore faut-il choisir le bon) :

  • Acquisition de trafic (Agences SEO, SEA, SMO, …)
  • eMerchandising (Wizishop, Oxatis, 42stores, Marketplaces via Neteven,…)
  • Tunnel de commande (Paypal, Amazon, …)
  • Paiement (Ogone, Paybox,…)
  • Facturation (non, pas la facturation, c’est votre métier et ça vous touche de très près)
  • Logistique (Orium, Amazon, ADS, Morin Logistic,…)
  • Transport (SoColissimo, Mondial Relay, Chronopost,…)
  • et bien, bien davantage, cf visuel de ma bibliothèque de veille à droite…

Tous ces spécialistes apportent une vraie valeur ajoutée et se concentrent sur un élément pour fournir le meilleur service à ce niveau. Et ce n’est pas rien.

Alors tout le monde doit se préparer à un vrai eCommerce connecté :

  • Interopérable : les protocoles doivent se standardiser
  • Simple : L’intégration modulaire doit être simplifiée et il faut arrêter de vouloir redévelopper la roue
  • Rapide : il faut penser SOA pour chaque fonctionnalité (Service Oriented Architecture, le serveur fournit les data, le MVC se fait en surcouche, pourquoi pas côté client, en JS par exemple pour alléger)
  • Qualitatif : chacun à son niveau doit produire la meilleure qualité (même si au détriment de la quantité)
  • Facile à maintenir : les logs doivent permettre de faciliter la compréhension des problèmes d’échanges

Et il ne faut pas hésiter à faire opérer les parties que l’on ne maîtrise pas à 100%, pas besoin forcément d’avoir tout ce beau monde en interne.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

 

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

3 Commentaires

3 réponses à “Réflechissons ensemble l’eCommerce de demain”

  1. Prestarocket dit :

    Hello,
    Assez d’accord avec cette approche. On peut voir le site ecommerce comme une tour de contrôle pour gérer et intégrer ces services spécialisés (ex : Zendesk pour le support client, GA pour les stats., Be2bill pour le paiement etc…) avec un tableau de bord par métier (resp.marketing, audience manager, dév., support client, préparateur de commande…)

  2. Le site de e-commerce doit s’intégrer dans le système d’information de l’entreprise. L’intégration doit être faite pour assurer l’interopérabilité entre toutes les composantes de l’entreprise. l’objectif est de centraliser et de gérer l’ensemble des processus d’une entreprise en intégrant plusieurs fonctions dans un même système : ressources humaines, gestion comptable et financière, aide à la décision, vente, distribution, production, approvisionnement, commerce électronique, etc.
    Il est donc fondamental d’utiliser des solutions ouvertes comme PrestaShop pour pouvoir les intégrer avec la gestion (SAGE, Microsoft Dynamics, …) soit directement soit en utilisant un EAI comme TALEND.

  3. Julien dit :

    Aux prestataires de transport j’ajouterais les plateformes de comparateurs de prix. Je pense par exemple à Upela.com, qui permet d’obtenir de bonnes remises sur les envois avec DHL, UPS et FedEx.

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Quelle marge s’octroyer sur les livraisons et pourquoi offrir les frais de port peut être une bonne idée

par Romain Boyer - Il y a 6 ans

Et on continue notre dossier Indicateurs et Leviers E-commerce avec une problématique de tous les jours : Quelle marge s’octroyer sur les livraisons ?

Cet indicateur de bas niveau sert de donnée de base pour des indicateurs de plus haut niveau (en cascade) :

  • Marge transactionnelle moyenne par commande
    • Marge transactionnelle (but ultime)

Quels sont les éléments à prendre en compte pour le calcul de la marge sur les frais de livraison ?

Il faut prendre en compte notamment :

  • le montant du carton en lui-même
  • les frais logistiques
  • les frais logistiques en fonction des retours moyens (ex : 25€ de frais de retour sur 1% des commandes en moyenne)
  • les frais réels d’expédition

Ce ne sont donc pas forcément que les coûts d’emballage. Dans tous les cas, si vous facturez les frais réels d’expédition uniquement, il vous faut bien avoir en tête le reste. Même si vous envoyez de chez vous vos colis, une opération zéro et une opération à perte pour vous en réalité (pour le carton et le temps que vous y avez passé), mais ça, c’est l’jeu ma pauv’ lucette !

A partir de là, qu’est-ce qu’on se met comme marge, et si on se met zéro marge, est-ce avec prise en compte de tous les frais réels ou non ? Tout dépend de la marge que vous faites sur le produit en lui-même, de votre volume global et de votre compétitivité :

Si vous êtes compétitif sur les prix, que vous avez un volume satisfaisant et que vous négociez les prix d’envoi à bon prix, vous devriez offrir les frais de port ou vous payer le luxe de la marge zéro sur les frais de port.

Plus de 50% des consommateurs abandonnent leur panier avant l’acte final d’achat pour cause de surcoût inhérent à la livraison (benchmark group, mai 2010)

Dans tous les cas, essayez-vous à un test A/B, un mois (en une semaine, cela agirait comme une simple promotion avec un coup de boost) avec frais de livraison réduits ou offerts, un mois sans. Faites un rapport quotidien de l’état de votre marge, du volume apporté, du taux de conversion. Comparez surtout la dernière semaine de chaque. N’oubliez pas de mettre en avant l’offre que vous faites à tous les stades et notamment près du bouton d’ajout au panier. A tout moment, si votre marge brute globale en montant est trop dégradée, (et donc que le volume n’est pas là) arrêtez-tout 😉

Faut-il vraiment marger sur les frais de livraison ? et sur les frais logistiques ?

A mon avis : il ne faut jamais marger sur les frais de livraison, ce qui vous ferait souffrir d’un manque de compétitivité. Par ailleurs, le client se demande toujours si on ne se paie pas sa tête lorsqu’on propose un colissimo à 12€.

Sur les frais logistiques, cela pourrait à la limite se comprendre, mais est-ce vraiment au client de souffrir de votre logistique coûteuse ? Dans l’idée, c’est à vous de faire diminuer ce coût pour vous pour amoindrir votre perte de marge, pas au client d’en pâtir pour vous.

Maintenant, c’est plus facile à dire qu’à faire. Mais vous avez tout intérêt si vous voulez convertir à avoir des frais de port les moins importants possibles. Je rappelle ainsi cette statistique importante déjà mentionnée plus haut :

  • Plus de 50% des consommateurs abandonnent leur panier avant l’acte final d’achat pour cause de surcoût inhérent à la livraison (benchmark group, mai 2010) et
  • 78% des internautes déclarent être découragés d’acheter en ligne par des montants de frais de port prohibitifs. (Source: E-tailing Group, 2008) et avec une petite nuance :
  • 43% des internautes abandonnent leur panier à cause des frais de port étonnamment élevés (Source : PayPal, comScore – 2008)

En gros, les frais de port sont presque toujours un surcoût que les clients n’avaient pas prévu. Pis, ils peuvent être dépités d’avoir passé du temps à comparer les pris sur plusieurs sites et de se rendre compte qu’on leur reprend le peu de différence qu’ils avaient vu, à moins qu’ils ne décident de recommencer leur comparatif en prenant compte des frais de livraison…

Y a-t-il un intérêt à offrir les frais de livraison comme le fait Amazon ?

si Amazon le fait, comme 60% des sites américains.. c’est qu’il y a une bonne raison ! Pourquoi diable Amazon s’obstine-t-il malgré les condamnations à pratiquer les livraisons gratuites ? Certainement parce qu’elle a compris depuis longtemps que cela avait un avantage important : celui de ne pas induire de doute au consommateur au moment de l’achat !

75% des internautes préfèrent acheter sur un site internet offrant les frais de port qu’un qui ne les offre pas. (Source: Forrester Research, 2008)

72% des internautes déclarent que si un site élimine la gratuité des frais de port, ils achèteront sur un autre qui les offre. (comScore Survey, 2008)

les deux facteurs qui contribueraient le plus à accroître l’achat en ligne sont des prix de vente plus bas (60 %) et des frais de livraisons réduits (50 %) (étude DIBS 2010)

Là encore, je vous conseille le même test A/B qu’au paragraphe précédent. Vous avez beaucoup à y gagner et les risques sont limités si vous suivez cela de près (attention à bien marketer l’offre !)

Et au pire, pour préserver votre marge, choisissez des prestataires plus longs si vous en trouvez :

57% sont prêts à accepter des délais de livraison plus longs pour des tarifs moins élevés (et pour la majorité, ils sont prêts à accepter jusqu’à 10 jours de délai !) (benchmark group, mai 2010)

Comment bien marketer l’offre si vous offrez les frais de livraison ?

Si vous offrez les frais de livraison, n’hésitez pas à le faire savoir :

  • dans les titres de vos pages, en faisant en sorte que cela soit repris dans le titre dans les résultats de Google (et sur les comparateurs), cela aidera à faire cliquer sur votre offre plutôt que sur une autre ;
  • avec des bandeaux discrets mais redondants, un peu partout jusqu’à la fin du processus de livraison ;
  • en n’hésitant pas à afficher quand même le montant des frais de port et à afficher « offerts ! » en gras et vert à la place du « 0€ »
  • en n’hésitant pas à tester des textes explicites pour que personne ne manque l’offre : « Frais de livraison offerts, ajouter au panier »
  • en faisant un mailing pour faire revenir vos clients et leur montrer que vous évoluez
  • n’oubliez pas de vérifier dans vos exports vers les comparateurs de prix que l’offre est bien répercutée et là aussi n’hésitez pas à rappeler que les frais de livraison sont gratuits

Conclusion

La marge d’un business se calcule sur ses produits, et non sur les frais de livraison. Sur les frais logistique, faites en sorte d’approcher de la marge nette (après frais réels) zéro. On voit que le montant des frais de livraison d’après toutes ces études est clairement un facteur freinant, voire bloquant s’il est trop élevé.

On voit également que la gratuité des frais de livraison est un facteur extrêmement positif et un argument commercial et marketing très fort pour faire acheter ainsi que pour fidéliser et augmenter la fréquence d’achat. Il faut donc à tout le moins essayer et constater les différences apportées.

Cela devrait donc dans tous les cas (que vous réduisiez le montant ou que vous le définissiez à zéro) réduire votre marge globale mais devrait augmenter votre taux de conversion et la satisfaction de vos clients.

Sources :

Reyt.net, PortGratuit.fr, Marketing-Professionnel.fr, Vemeo.fr, TntExpressFunJDNet (attentes des cyberacheteurs)

Lectures complémentaires :

Frais de port gratuits : quelle stratégie pour votre e-commerce ?

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

19 Commentaires

19 réponses à “Quelle marge s’octroyer sur les livraisons et pourquoi offrir les frais de port peut être une bonne idée”

  1. Baptiste Essig dit :

    Bonjour,

    C’est article est très intéressant et soulève un point trop souvent laissé de côté : L’impact des coûts logistique dans le P&L d’une boutique en ligne.

    J’y apporterai une nuance. Pour un e-commercant petit ou moyen, je ne vois pas comment il est envisageable de marger sur des frais de livraisons.

    J’entends par e-commercant petit ou moyen, ceux dont la logistique n’est pas une véritable machine de guerre à la rue du commerce, pixmania ou VP.

    Bien au contraire, si l’on somme tous les couts logistique (stockage, picking, préparation à façon, expédition + autres frais type inventaires, destockage, frais de retours….etc) et que l’on veut facturer à prix coûtant, le prix pratiqué serait 2 ou 3 fois supérieur à la moyenne de la concurrence…

    Il faut noter qu’en fonction des typologies de produits, en passant par un partenaire logistique, le emarchand doit plutôt subventionner les frais de livraisons à hauteur de 5 à 15% de chaque commande (tout ceci dépend aussi du panier moyen…)

    Une question complémentaire à se poser serait donc « comment éviter de perdre trop d’argent sur les frais de livraison ? »

  2. laurence aboneobio dit :

    Le port a aussi un coût écologique (caché) dont on parle peu et pourtant il impact aujourd’hui notre environnement. A mon sens, proposer une offre de produits bio / écolos en offrant le port même pour de petites commandes me semble incohérent. Il ne s’agit pas de marger mais de proposer un prix ‘juste » pour « responsabiliser » le consommateur sur l’impact aussi de ces commandes. Sur aboneobio j’ai fait le choix d’encourager les commandes groupées ou l’abonnement, en proposant le port offert uniquement à partir de 200 euros ou en mode abonnement. C’est une démarche assumée, qui va à contre courant des infos que vous donnez ..

  3. bgaillat dit :

    Pour info Rueducommerce ne gère pas sa livraison directement mais passe par Morin-Logistic 🙂

  4. garifuna dit :

    il existe aussi une solution médiane qui fonctionne bien pour viser la conversion : « plus que XX € avant les frais de port offerts », assez incitatif et ça augmente pas mal le panier moyen !

  5. Romain Boyer dit :

    Ah oui, je confirme ! très bon tip effectivement !

  6. Romain Boyer dit :

    effectivement, c’est bien le jeu (les gros, même en passant par un logisticien externe), ont des frais réduits pour l’expédition.

    Si une petite entreprise veut s’implanter, il lui faudra trouver un autre terrain de démarcation ou rogner sur sa marge, tout en apportant du service.

  7. Romain Boyer dit :

    Quant au sujet « comment éviter de perdre trop d’argent sur les frais de livraison », autrement dit « comment économiser sur ses frais d’expédition », ce pourrait être l’objet d’un article à part entière, peut-être que l’on pourrait interviewer le directeur qualité d’une grande enseigne que tu cites, pour un retour d’expérience sur les économies possibles ?

    A voir..

  8. mounir dit :

    Bonjour,

    A la question : « Comment éviter de perdre trop d’argent sur les frais de livraison ?”
    Je ne pense que cela se traduise par “comment économiser sur ses frais d’expédition”.

    Mais par : « Comment je peux encore gagner ma vie en diminuant mes marges produits (pour être compétitif par rapport à des plus gros) et en même temps prendre en charge mes couts d’expédition?

    il y’a surtout à expliquer aux clients que la livraison à domicile est un service payant (qui coutent au vendeur), et ce service peut être gratuit à certaines conditions (retrait en magasin, XX€ d’achat, point fidélité…).

  9. Romain Boyer dit :

    Petite précision, RueDuCommerce utilise Morin Logistic pour les stock, le picking et l’expédition, pas pour le transport 😉

  10. Romain Boyer dit :

    euh… je trouve que tu extrapoles un peu. Qu’est-ce qui dans “Comment éviter de perdre trop d’argent sur les frais de livraison ?” te fait penser à la diminuation des marges produit ?

    mais peu importe à la rigueur, je suis d’accord sur ton dernier paragraphe, dans une certaine mesure.

    cela dit, les chiffres que je donne peuvent dans une certaine mesure inciter à faire le test (frais réduits ou offerts), c’est un vrai avantage concurrentiel

  11. mounir dit :

    J’ai du mal exprimer « cette extrapolation », je ne dis pas qu’on va mécaniquement diminuer les marges produits à cause des frais de livraison.

    Mais juste (par expérience), que les E-commerçants (petits et moyens) commencent par mettre leurs prix au plus juste pour être compétitif et sortir du lot, ensuite rajouter un effort (financier supplémentaire) sur la prise en charge des frais de port leur fait baisser encore leurs marges.

    Soit dit en passant, je trouve ton article extrêmement intéressant 😉 , il ouvre surtout la discussion sur tous les sites qui gérent leurs logistiques (ou externalisent) sans avoir prévu un budget marketing prenant en compte se poste qui reste au final très importants (15% en moyenne par commande).

  12. Romain BOYER dit :

    merci Mounir, je te rejoins totalement là-dessus 😉

  13. […] TTC moyenne des produits vendusnombre de produits par commandepourcentage moyen de marge produitmarge sur la livraison moyennecoût promotions moyen par commandecoût marketing par commande (budget market applicable / nb […]

  14. Sylvain dit :

    J’ai du mal à comprendre le titre de ce billet.

    Pour moi c’est clair, c’est impossible de marger, au contraire, le port ça coûte au ecommerçant, cela me parait un évidence.

    Si on compte, le carton, le coût de préparation (inexistant en commerce physique), le coût d’acheminement, on est perdant dans 100% des cas.

    Je sais que quoi je parle, je gère 3 sites.

    J’aurai mieux compris un article avec pour titre : « comment ne pas perdre trop de sous sur la livraison sans pour autant donner à l’impression aux clients qu’on marge sur les frais de port ».

  15. Romain BOYER dit :

    Bonjour Sylvain,

    les titres des billets se veulent toujours aguicheurs/polémiques, je vous invite à lire l’article qui vous rassurera certainement.

  16. thierry dit :

    Bonjour,
    j’aimerai avoir votre avis sur les frais postaux.
    je souhaite lancer un site e-commerce vers la Chine pour des petits colis de 1 a 5kg mais je me bute aux frais exorbitant des entreprises de transports (dhl, ups…)
    Pourtant il doit exister une solution pour trouver un moyen de baisser le cout, depuis la chine j’avais acheter a via un site franco-chinois un article, a l’arrivé j’ai pu me rendre compte que le couts n’était qu’une 15euros ( avec dhl ou ups) contre 40euros lors de mes simulations.
    Auriez-vous un conseil, une information ?
    Merci,
    Thierry

  17. Romain BOYER dit :

    Bonjour Thierry,

    pour ce genre de cas, des entreprises chinoises se proposent de se faire les intermédiaires de vos pérégrinations en Chine, et s’occupe de centraliser sur des plateformes logistiques en France ou en Europe les envois en lot vers ceux qui géreront pour vous et depuis la Chine votre activité (traductions, expéditions, retours,…). Cela nécessite toutefois un investissement important.

    N’hésitez pas à contacter les gestionnaires de flux type Neteven (partenaires Tmall) dans cette initiative ou des spécialistes comme Azoya.

    Gérer cela vous-même et depuis la France semblerait effectivement compliqué ; les chinois aisés sont toutefois parfois enclins à payer des montants a priori élevés pour certains produits français.

  18. thierry dit :

    Bonjour Romain,
    Merci pour vos informations, je connais bien tmall pour y avoir acheter quelques produits mais je ne connaissais pas leur gestionnaire de flux.
    Merci beaucoup.

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Amazon acquiert LivingSocial, eBay acquiert Milo.com, quelles stratégies ?

par Romain Boyer - Il y a 7 ans

C’est le grand merkato en ce moment ; Les grands acteurs mondiaux du Web se positionnent pour être dans le coup au niveau du social qui a la vente en poupe.

Lorsque Google parle d’acquérir Groupon, tout le monde se pose des questions, car mis à part Boutiques.com, Google n’est pas vraiment un leader du e-commerce.

Là-dessus, Amazon, qui multiplie les initiatives en ce moment, pouvait-il vraiment ignorer la montée en puissance du commerce social ? Elle s’empare pour 175 millions de dollars de la deuxième figure du commerce social aux states : LivingSocial.

Et de confirmer que le commerce social est stratégiquement LE nouveau marché à exploiter, la machine à cash comme en parle un des membres du board et VC.

Comment Amazon va-t-il exploiter ce filon ?

Amazon, le e-commerce de A à Z

Amazon dispose d’une importante marketplace avec les catalogues de centaines de marchands, ce qui lui confère un important viviers de produits à proposer.

Amazon a toute la crédibilité, la visibilité et la maturité et le portefeuille client qu’il faut pour créer d’office un concurrent plus que sérieux à Groupon / Google.

Je soupçonne d’ailleurs Google de s’être positionné sur Groupon après avoir eu vent de la transaction qui allait s’opérer du côté d’Amazon, en front duquel se positionne de plus en plus Google (checkout, boutiques.com, Google Shopping, Groupon, et demain ?)

Gageons qu’Amazon saura trouver les bonnes passerelles entre son site/marketplace et son nouveau joujou.

Assurément l’opportunité pour Amazon de s’implanter localement également.

eBay achète local, lui aussi

eBay rachète milo.com apprend-on aussi ce matin, avec l’acquisition pour 75 millions de dollars environ d’un comparateur de prix californien, Milo.com, qui ambitionne de rapprocher les boutiques physiques du web en leur fournissant des outils. L’ambition d’eBay : permettre à ses partenaires marchands (physiques) une meilleure gestion de leurs stocks. Un des objectifs de Milo.com : permettre à tout un chacun d’aller en ligne voir chez quelle boutique se trouve le produit souhaité, à quel prix, et s’il est disponible. Avec 50.000 boutiques aux Etats-Unis, cet acteur est bien implanté, la reconnaissance d’eBay partout dans le monde devrait permettre une extension internationale très rapide à cet outil qui a un potentiel très important.

Cette news est probablement beaucoup plus important qu’on ne l’imagine aujourd’hui, c’est la première possibilité importante d’ouverture de centaines de milliers de petites boutiques vers le Web.

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

3 Commentaires

3 réponses à “Amazon acquiert LivingSocial, eBay acquiert Milo.com, quelles stratégies ?”

  1. Salut Romain,

    Je suis bien d’accord, la news est passée un peu inaperçue, le monde n’attendant que Groupon/ Google, mais aussi bien le concept Milo que le rachat par eBay sont à méditer !

    Je phosphore actuellement sur le sujet des passerelles à faire entre retail et internet et faudrait qu’on en parle !

  2. bgaillat dit :

    Je n’ai pas testé Milo mais dans google shopping on peut charger un catalogue sans forcément avoir de boutique e-commerce il me semble. Est-ce le même concept ?
    @ Michel : a ce niveau là (passerelle retail/e-commerce) ne penses tu pas que les logiciels classiques de gestion de boutiques retail puissent jouer un rôle ? ils ont toutes les infos en local, il ne manque « qu’a » structurer ça sur un cloud par exemple mais j’ai l’impression que ces sociétés sont très 1.0 …

  3. Romain BOYER dit :

    Salut Michel,

    ravi de te retrouver ici 😉 bien des initiatives se sont faites sans succès, le premier qui arrive à rapprocher réellement les stocks des commerçants physiques vers le Web a de l’avenir !

    L’initiative http://tousenville.com/ mérite également d’être soulignée, je suis cela de près ; les commerçants qui se regroupent ainsi avec des sites localisés ont de l’avenir je pense.

    Salut Benoît,

    Je ne suis pas sûr que les logiciels classiques puissent jouer un rôle car ils sont souvent peu standards quand ils existent et évoluent peu, il y a une grosse part d’évangélisation et d’éducation de marché ; les initiatives comme tousenville permettent justement le bouche à oreille, l’émulation entre commerçants, etc. tandis qu’Ebay est tellement connu qu’il est la première passerelle naturelle.

    Je ne vois pas actuellement de bonne solution permettant de retrouver des rue-montgallet.com sur toutes les boutiques de France, mais on a ici des amorces.

    Le passage des boutiques sur le Web passe par l’incitation (fort intérêt perçu ou possible désintérêt perçu de n’y être) et l’émulation (entre pairs).

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