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Logisticien e-commerce : à quoi doit-on faire attention ?

par Romain Boyer - Il y a 4 ans
Crédit : Getty -

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Lorsque l’on choisit de se lancer dans le e-commerce, il est évident que l’un des points importants est la logistique, puisque cela représente tout ce pour quoi le client paie.

Il est alors primordial :

  • d’avoir le minimum de différences de stock entre ce qui est annoncé au client et la réalité ;
  • d’avoir en stock les articles attendus par les clients ;
  • de ne pas faire d’erreur lors de l’expédition ;
  • de bien choisir ses transporteurs ;
  • de bien choisir ses emballages.

C’est relativement facile à dire mais si vous arrivez à être rassuré sur les 4 points plus haut, vous pouvez être relativement confiant quant à l’efficacité de votre partie du contrat avec le client.

Avoir le minimum de différences de stock

Avoir le minimum de différences de stock est primordial, pour éviter la très grave déception d’un client qui va commander un produit, avoir la joie de l’attente et à qui on apprendra quelques heures/jours plus tard que, finalement, il n’aura pas son produit. Et c’est encore plus grave si c’était urgent.

Il faut alors prévoir plusieurs choses pour éviter ces différences :

  • Régulièrement faire un réimport complet des stocks depuis le déclaratif du logisticien (1x par semaine en ce qui me concerne) ;
  • Faire un contrôle régulier des entrées/sorties par boutique, à confronter avec les entrées/sorties du logisticien ;
  • Comprendre chaque petite différence, dès le début, pour ne rien laisser au hasard.

Avoir en stock les articles attendus par les clients

Il faut avoir sur le site Internet tous les indicateurs qui permettent de se rendre compte des produits attendus par les clients :

  • Types de marques (marques créatives, marques sérieuses, marques reconnues,…) ;
  • Types de produits (catégories de produits, produits luxe ou discount,…) ;
  • Gammes de prix.

Grâce à quelques simples calculs, on peut voir qu’un produit qui était très stocké a très peu de stock, un outil peut donc tout à fait suggérer fortement un réapprovisionnement, contrairement à un produit qui a eu des ventes éparses et qui a mis longtemps à être écoulé (et qui a donc coûté en entreposage pendant ce temps), dont il faut sérieusement penser à se débarrasser.

 Ne pas faire d’erreur lors de l’expédition

Cela vient très souvent du logisticien lui-même.

Mais on peut parfois éviter des erreurs en utilisant des étiquettes explicites, la référence écrite en gros, en évitant les caractères qui se ressemblent dans les références (Ex MA0e1 versus MAOel, suivant les typos, ça peut se ressembler très fortement et induire en erreur en cas de frappe manuelle).

Si la désignation du produit est très explicite sur l’emballage ainsi que sur le bon de commande, on peut également éviter des erreurs.

Bien choisir ses transporteurs

Là, je m’éloigne de la partie que je connais bien, je recommanderai simplement de faire attention :

  • Au buzz : certains transporteurs ont de bonnes et de moins bonnes périodes, il faut parfois savoir en sacrifier un pendant qu’il rencontre des problèmes (grèves, retards, etc.) ;
  • Au taux de délivrance (quel pourcentage de colis perdus au fil du temps) ;
  • Au délai moyen de livraison ;
  • Au coût moyen, et coût moyen par type de carton.

[EDIT] Comme le souligne Benoît en commentaire, il est intéressant de challenger les transporteurs via des partenaires comme Vigicolis qui vérifient le délai de livraison de chaque colis, édite un reporting, et s’occupe pour certains transporteurs de demander des indemnités si les délais garantis sont dépassés.

Bien choisir ses emballages

L’emballage est un sujet très important, souvent source de gâchis.

  • Il faut éviter de mettre de tout petits produits dans de très gros cartons, cela coûte cher pour rien ;
  • Il faut éviter de mettre des produits fragiles sans protection autour,
  • Il faut éviter de mettre des produits fragiles sans protection intérieure !! (et donc éventuellement éviter de vendre certains produits en ligne s’ils ne sont pas faits pour être transportés !)

Autres

Autres choses à regarder quand on choisit un logisticien :

  • Evolution et réévaluation prévue des coûts en cas de succès ;
  • Possibilité de faire des assemblages de produits ou des bundles ;
  • Possibilité de faire de l’asilage (produits que l’on glisse systématiquement dans les colis, ou en fonction de conditions ; l’asilage coûte normalement moins cher que le stockage normal d’un produit + picking) ;
  • … j’oublie forcément plein de choses, n’hésitez pas à commenter, je rajouterai les points importants oubliés et vous citerai ! 😉
Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

9 Commentaires

9 réponses à “Logisticien e-commerce : à quoi doit-on faire attention ?”

  1. Sylvain @achat vin dit :

    Tiens mes commentaires sont centrés : un nouvel effet de la V3 😉

  2. Sylvain, petit bug que l’on va corriger 😉
    Sinon Romain je pense que cela est intéressant de « tester » son transporteur avec des services comme VigiColis ou autres pour mesurer la performance des délais de livraison.

  3. Romain Boyer dit :

    Yep, je l’ai rajouté dans l’article, bien vu.

  4. VILLATTE Jean-pierre dit :

    Bonjour Romain et Benoît
    Externaliser sa logistique est pour moi la décision pour moi la plus stratégique pour l’avenir de votre activité e-commerce, car c’est le logisticien qui va conditionner ton activité, je me permettrais de rajouter quelques éléments d’informations par rapport à mon expérience lorsque j’étais fondateur de ZOESTORE où j’ai externaliser ma logistique au groupe ORIUM. Il faut qu’en amont les fournisseurs soient capables de pouvoir livrer les commandes en fonction des critères demandés par le logisticien, une référence par carton, et si possible tous les cartons dans un seul sinon ça coûte une petite fortune en frais de réception. Il faut aucune erreur au niveau des quantités, des références expédiées par le fournisseur car si le BL du fournisseur ne correspond pas à celui du logisticien envoyé par la société e-commerce, il y a un traitement manuel et c’est la que les coûts s’envolent. Dans l’activité du gadget, j’avais très peu de fournisseur qui pouvait respecter le cahier des charges demandés par le logisticien et c’était pas prévu au programme…Ensuite point primordial entre les échanges informatiques entre le site e-commerce, le logisticien et toutes les applications qui gravitent autour (place de marché par exemple et solutions qui permettent d’exporter son catalogue). Il faut absolument que tout ces échanges informatiques soient super bien huilés, tester sur des volumes et ne parlont pas des mises à jour de stock en temps réel sinon c’est la cata…….Mais par contre lorsque tout ces process sont maîtrisés, externaliser sa logistique est un levier de croissance fantastique, j’ai pu le vérifier lorsque j’étais sur Amazon Europe ou je pouvais me battre sur Amazon DE, Amazon UK, Amazon IT, Amazon ES en pratiquant l’injection directe. Si c’était a refaire, j’externaliserais de nouveau ma logistique au groupe Orium avec l’expérience en plus…Je suis à votre disposition si vous avez besoin de plus d’infos
    Jean-pierre

  5. GUELDRY dit :

    Concernant le transport il est important de comprendre que le métier de la livraison aux particuliers constitue un challenge pour la majorité des transporteurs qui étaient focalisés sur l’activité B to B. Le challenge est bien connu concernant les particuliers (absence du destinataire de son domicile, livraison en centre ville ou en zone rurale, erreur d’adresse, retours, Service clients etc…)
    Pour un transporteur cela signifie aussi souvent (véhicule de livraison différent, chauffeur différent, horaires de travail décalés etc…) C’est la raison pour laquelle le marché des prestataires de transport n’est pas encore mature pour la livraison à domicile. Un e-marchand a donc intérêt à prévoir une consultation du marché pour trouver à l’instant T le meilleur prestataire pour répondre à son besoin selon sa typologie de colis (taille, poids, destination à servir, valeur du panier moyen etc) et à renouveler le processus régulièrement pour découvrir les éventuelles nouvelles offres des transporteurs. C’est par ce biais qu’il est possible d’obtenir le meilleur rapport qualité/prix pour les livraisons en France et à l’étranger et contribuer à la différenciation de son offre commerciale.

  6. Sebastien dit :

    Oula, cela en fait des éléments à prendre en compte pour assurer un service de qualité.
    C’est dans ces moments là qu’on se rend compte que le dropshipping a des inconvénients, mais pas que ^^

  7. Herve Zarka dit :

    Dans la dernière étape de la vente du produit, pouvoir s’appuyer sur un prestataire qualifié et spécialisé dans la e-logistique peut vous apporter un avantage concurrentiel déterminant qui vous permettra d’augmenter et de fidéliser votre clientèle.

  8. Abwear dit :

    le dropshipping a ses avantages tout de meme !

  9. Edouard dit :

    Je pense qu’il serait très intéressant de travailler avec plusieurs transporteurs pour laisser plus de choix aux clients concernant son mode de livraison mais aussi pour baisser le tarif de livraison. Pour la livraison de nos produits, nous utilisons des sites de comparateurs de prix comme mesenvois afin de savoir, lequel propose le meilleur tarif.

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Déterminer son stock initial en ecommerce

par Benoit Gaillat - Il y a 5 ans

Si il y a bien quelque chose qui plombe les e-commerçants c’est le stock ! Il coûte cher, prend de la place, se déprécie, bref c’est loin d’être le meilleur ami du e-commerçant…

Quand on a atteint une certaine taille de chiffre d’affaires c’est assez  un peu plus facile de planifier ses achats et sa gestion de stock. Mais comment déterminer son stock initial en ecommerce quand on a pas encore réalisé un euro de CA ? La réponse simple est : le moins possible.

Pour répondre un peu plus précisément à cette question il faut voir de combien vous disposez dans votre budget ecommerce . Généralement je préconise (mais c’est juste mon point de vue) de répartir de la façon suivante 1/3 de l’investissement pour la technique (au maximum), 1/3 pour le stock (au maximum) et 1/3 pour le marketing/communication (au minimum !).

Si vous avez 5000 € à investir pour vous lancer vous pouvez donc tabler sur 1500 € de stock maximum pour commencer. Plus vous serez capable de descendre sous les 30% de votre budget pour le stock et plus vos chances de réussir votre site ecommerce augmenterons ! Pourquoi ?

Simple, vous aurez moins de chance d’avoir des invendus, moins de stock à traîner et plus d’argent pour investir dans des campagnes marketing (et donc réaliser plus de ventes) .

Pour obtenir un catalogue le plus large possible avec le moins de dépense possible il existe néanmoins quelques astuces.

Le stock c’est l’assortiment (le nombre de produits différents, de références) multiplié par la profondeur (la quantité de produits pour chaque référence). Un assortiment très large permet de proposer un grand catalogue produit mais pour qu’il vous coûte moins cher vous pouvez vous limiter à une profondeur de stock de 1 (1 seul exemplaire en stock par référence).

Votre stock initial sera donc très large mais avec un risque de rupture élevé . Ce n’est envisageable que si vos fournisseurs sont capable de vous livrez rapidement pour ne pas être en rupture trop longtemps. Si les produits tombent en rupture rapidement chez votre fournisseur vous aurez passer du temps à photographier et référencer un produit pour en vendre un seul exemplaire … Pas forcément très rentable donc.

Le stock initial de votre ecommerce peut aussi être consolidé avec l’aide de vos fournisseurs en proposant un délai de livraison plus long sur votre site. Si votre fournisseur vous livre en 24/48 heures vous pouvez facilement proposer un délai de livraison de 5 jours sur votre site sans forcément avoir réellement le produit chez vous.

Le stock initial est donc indispensable mais est souvent très largement surestimé par les ecommerçants et peut gravement handicapé votre développement. Essayez donc de le réduire au maximum et de rester a ucours du cycle de vie de votre ecommerce en dessous de 15-20 jours de stock maximum.

Et vous comment avez vous déterminé votre stock initial pour votre site Ecommerce ? 

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

15 Commentaires

15 réponses à “Déterminer son stock initial en ecommerce”

  1. Sylvain dit :

    dommage que l’article ne propose pas de pistes pour définir le portefeuille produits de départ : comment choisir les produits, chez quels fournisseurs, à quels prix, etc…

  2. Benoit dit :

    C’est que ces infos dépendent beaucoup du marchant et du fournisseur, difficile de brosser un portait de tous les secteurs dans un article 🙂

  3. Pierre Videopole dit :

    Article intéressant !

    @Benjamin : exact, le dropshipping est une solution mais ça peut vite devenir l’usine à gaz, il faut être en confiance avec le fournisseur.

    Une autre idée, pas forcément facile à mettre en place : trouver des locaux « vraiment très proches » de son fournisseur. Une fois par jour, aller chercher soi-même les produits qui ont été vendus la veille. On peut ainsi conserver des délais d’expé acceptables (24-48h). Par contre, le pb de connaitre le stock de son fournisseur existe toujours. Il faut jongler.

  4. Freelance Prestashop dit :

    Une des composantes importantes d’une boutique en ligne est aussi de pouvoir « prévoir » un volume de ventes potentielles en fonction de son positionnement dans les moteurs de recherche qui lui même est variable en fonction des actions de référencement concurrentes….pas simple et pourtant quand je travaille avec des nouveaux clients qui se lancent et qui n’ont pas encore investi dans leur stock la question que l’on me pose concerne cette fameuse équation : Date de lancement du site + temps de référencement sur des requêtes ciblées + progression dans le temps = combien de ventes / mois à la clé ?
    Et à cela s’ajoute les saisonnalités d’achats et de produits….

  5. Frédéric Mirebeau dit :

    Il y a aussi une contrainte qui peut plomber le stock des e-commerçant qui démarrent, c’est le minimum de commande qu’impose certains fournisseurs.

    c’est très courant dans le domaine de la cosmétique que je connais bien, mais on doit trouver ça dans d’autres domaines. Il est fréquent que les fournisseurs imposent de prendre 3, 6 ou 12 produits de chaque références et pour une première commande des kits d’implantation de toutes les références avec une profondeur là aussi de 3, 6 ou 12 unités.

    Du coup, si on veut avoir un assortiment suffisant, on se retrouve aussi avec une profondeur de stock conséquente et donc une immobilisation énorme.

    Sinon, pour la prévision de stock, il y a un service qui a l’air pas mal du tout : Lokad (http://http://www.lokad.com). Mais ça ne fonctionne que lorsque l’on a un historique des ventes.

  6. Benoit dit :

    Le Dropshipping c’est bien mais en effet la confiance est primordiale !
    Pour les délais en fait c’est plutôt si le fournisseur est bien organisé. Si on est prêt mais qu’il a pas de stock ça sert plus à rien 🙂

  7. Jacques dit :

    Les contraintes sont souvent celles des fournisseurs pour les débutants et pour les expérimentés. A mon avis tous font en sorte d’atteindre le Franco de livraison pour augmenter la marge. N’ayez pas de complexe, l’autre jours chez castorama le vendeur m’a dit que chez tel fournisseur il s’avait un franco très élevé et qu’il passai 2 commandes par an… C’est là l’essentiel de notre métier faire de la marge et ne pas nourrir les transporteurs outre mesure. Quand les fournisseurs animent les ventes avec des promos on peut faire un coup de temps en temps pour mettre en stock plus de quantité, mais à éviter quand on initialise le stock. La priorité est à la largeur de la gamme. Une approche intéressante est également de faire les stocks en fonction du tarif A; B; C. un site de bricolage pourra prendre plein de vis (A) 1 de chaque pour les étagères (B) et juste la fiche produit pour le générateur à 1500€ (C). Pour le montant des stocks, on ne le dira jamais assez : le minimum c’est le mieux pour la trésorerie, mais ça consomme plus de temps de service client. « Allo bonjour, c’est rupture.com je vous appelle, car on a plus de couleur bleue je vous propose du vert ou du jaune… » . Et bien sur la saisonalité est importante pour beaucoup de secteur, noël etc…

  8. Agence web dit :

    Si on pouvait déceler à l’avance quel produit plait aux consommateurs et de déterminer à l’avance les cibles il serait beaucoup facile de se fixer un chiffre précis qui permettrait d’éviter les stocks!

  9. c’est un peu (beaucoup) le concept des sites de Melty. Ils analysent en temps réel la demande pour des sujets d’actualités (« le buzz » ) et rédigent un article correspondant.
    Il ne reste plus qu’a développer cette techno pour le ecommerce 🙂

  10. estelle dit :

    google insight peut permettre d anticiper la saisonnalité des demandes
    apres il faut anticiper les delais avec ses fournisseurs et les transporteurs

  11. Oui avec Google Insight on peut en savoir un peu plus sur les demande saisonnières, ça peut être super pratique !
    Google sortira peut etre un jour un outil insight pour google shopping 😉

  12. Référenceur Freelance dit :

    Je n’ai pas encore créé de boutique en ligne. Mais j’y pense fortement et l’idée du stock est évidemment dans ma tête. j’avais pensé créer un partenariat avec une boutique en dur pour commencer. Cette boutique me fournit le stock nécessaire puis, petit à petit, je créé mon stock.

    Certains ont ils déjà réalisé cela ?

  13. Mes Petits Tableaux dit :

    Merci pour cet article. Je vais m’orienter vers du 1/3 1/3 1/3!

  14. RAZKALLAH MARYSE dit :

    Cet article m’a été d’une aide précieuse je démarre mon activité e-commerce ces prochaines semaines je mise sur le 1/3 1/3 1/3 et un minimum de stock pour démarrer et « tâter » le terrain et la demande afin de définir mes stocks pour les prochains mois …

  15. Pimpre dit :

    Bonjour, article intéressant, mais alors comment cela se passe t’il lorsque le e-commerce est basée dans les DOM. Les délais de livraison seront plus longs, il faudra donc prévoir un stock plus conséquent pour parer à la rupture de stock et le risque de perdre sa clientèle. Ai-je tort?

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5 solutions pour gérer ses ruptures produits

par Benoit Gaillat - Il y a 6 ans

S’il y a bien une chose qui évolue à chaque instant sur un site ecommerce c’est bien l’inventaire des produits. Avec un peu de chance, et quelques ventes, vous aurez même au bout d’un moment certains produits en rupture de stock. Ce peut parait évident mais c’est souvent un point noir dans la gestion des sites ecommerce : que faire si le produit tombe en rupture de stock ?

Première solution : laisser votre solution ecommerce décider

Autant le dire tout de suite, ce n’est pas la solution préférée car les solutions proposées ne sont pas souvent adaptées au ecommerce et génèrent souvent une rupture trop importante dans le cycle de vente. A ce jour je ne connais pas une seule solution e-commerce qui gère les ruptures produits nativement de façon satisfaisante et c’est de plus un point très souvent oublié des cahiers des charges e-commerce.

Voyons donc les solutions alternatives et, à mon goût, plus efficaces.

Deuxième solution : désactiver vos produits du catalogue

Cette solution n’est pas optimale non plus car selon votre solution ecommerce le comportement peut être problématique pour les clients. Sous magento par exemple désactiver un produit affichera une page 404 à vos clients qui tenteraient d’accéder à l’url de votre produit. Pour faire simple vous allez casser la navigation de vos clients, avoir des pages 404 sur votre site. Ce n’est ni bon pour votre référencement ni pour votre CA. Les clients ne vont en effet pas s’amuser à rechercher une seconde fois votre produit sur votre site et partiront, si possible , chez le concurrent.

Troisième solution : afficher les produits épuisés

Afficher ses produits, si le client tombe sur l’url, même s’ils ne sont plus disponibles sur le site à beaucoup d’avantages. Vous n’avez plus besoin de vous soucier de problème de navigation, vous êtes sûr que les internautes tomberont sur la bonne page, pour peu que vous n’ayez pas modifié son url bien sûr. Il faut par contre indiquer clairement, peut-être à l’aide d’un code couleur, que le produit n’est plus disponible en stock et qu’il ne sera pas livré. Cette gestion des produits épuisés peut poser des problèmes de performance lorsque votre catalogue se renouvelle régulièrement et que vous vous retrouvez avec des milliers de produits épuisés en catalogue.

Il faut bien sûr retirer ces produits épuisés de l’affichage lors d’une recherche ou d’une navigation dans le catalogue pour ne pas noyer vos clients sous les produits épuisés et les obliger à chercher ceux en stock. L’idée est d’afficher le produit uniquement si le client tombe sur le bon lien (depuis un forum, une page indexée dans Google, un article de presse etc…)

Quatrième solution : pouvoir interagir avec les produits épuisés

Voir que vous aviez le produit mais qu’il n’est plus disponible peut être frustrant pour l’internaute, surtout que certains produits peuvent être épuisés temporairement et de nouveau disponibles peu de temps après, il faut donc arriver à gérer cette attente.  L’idéal est donc de pouvoir rester en contact avec les internautes ayant consulté le produit et souhaitant acheter ce produit dès qu’il sera disponible, pour cela vous pouvez développer un petit module d’inscription afin de prévenir les clients dès le retour en stock du produit, de préférence en remplacement du bouton » ajouter au panier ». Cette solution à l’avantage d’offrir un service intéressant à vos clients et à vous permettre de gérer vos approvisionnements en ayant une bonne visibilité sur la demande.

Cinquième solution : Rediriger les internautes vers des produits de remplacement.

 Une autre solution peut être de rediriger vos internautes vers un produit de remplacement, de préférence en indiquant clairement la redirection et que le produit demandé n’est plus en stock. Vous pouvez afficher un pop-up pour les prévenir et leur faire une sélection,pertinente, de produits de remplacement ou bien être un peu plus violent et rediriger directement l’internaute.

Pensez quand même à afficher un message sur le nouveau produit pour expliquer au client pourquoi il a été redirigé sinon votre taux de conversion risque d’en pâtir. Cette solution permet de gérer les moteurs de recherches et donc de transmettre du trafic à de nouveaux produits.

Et vous comment gérez vous vos produits épuisés ?

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

12 Commentaires

12 réponses à “5 solutions pour gérer ses ruptures produits”

  1. Animalerie 123DONKEY dit :

    pour moi il faut prendre en compte la question référencement aussi

    l’url du produit épuise doit pouvoir rester accessible aux yeux de google. Sinon perte de référencement.

    Donc il faut laisser le produit, le marqué comme épuisé, éventuellement poper au dessus du produit en question un produit de remplacement mais bien prendre en compte l’aspect réf nat.

    Sylvain

  2. Romain BOYER dit :

    De notre côté, on applique les règles suivantes :

    – 15% maximum des produits proposés par catégorie sont épuisés (on désactive le surplus de façon aléatoire), ça évite d’avoir une connotation dans un sens ou dans l’autre, ça montre qu’on vend et que des produits s’épuisent et ça montre qu’on a quand même la majorité de notre catalogue en stock)

    – On laisse parmi ces 15% les produits visibles avec notamment la possibilité de créer une « alerte stock » pour être prévenu par mail. Ceci nous permet de programmer nos réassorts, suggérés quotidiennement aux achats

    – On devrait probablement suggérer d’autres produits plus explicitement, ce que l’on fait cependant sous forme de liens (produits de même cat+marque, produits de même cat, produits de même marque…)

  3. En effet, le problème du référencement cassé est au moins aussi pénalisant que le client insatisfait 🙂 .
    Bref le principal conseil et de prévoir ce cas dans le cahier des charges du départ !

  4. Romain BOYER dit :

    Pour répondre à Sylvain,

    je suis d’accord avec toi, il faut programmer une redirection 301 uniquement (profitable à la catégorie, à la home page ou aux produits de même catégorie + marque) uniquement quand le produit a bien vécu, est inactif et ne sera pas renouvelé.

    Certains préfèrent montrer que le produit a bien existé, n’existe plus mais faire des suggestions fortes à la place du produit, je pense notamment à de belles références comme RueDuCommerce et CDiscount

    A chacun sa stratégie

  5. C’est très malin de n’afficher qu’un certain nombre de produits épuisés 🙂
    Ca fait bien le boulot : montrer un catalogue large + montrer que ça part bien. Je note l’idée pour m’en resservir plus tard 🙂

  6. Julien dit :

    Pour ma part j’ai deux alternatives….
    1 – Le produit est en rupture momentanée : je laisse en ligne et je réapprovisionne rapidement (ou fait partir depuis le fournisseur si il est français).
    2 – Le produit est épuisé : je l’enlève du site.
    Ma solution ne me permet d’avoir un comportement différent selon les produits (comme prestashop par exemple). Du coup, je le gère au cas par cas !

  7. Pilotez votre e-commerce dit :

    Sur Magento, l’idéal pour un produit périmé n’est pas de le désactiver, mais de lui donner une visibilité nulle : Du coup, il n’est plus trouvable dans le catégories ni le moteur de recherche, mais il reste bien présent comme landing page. Donc garde un intéret SEO.

    Et on peut le faire produit par produit, ou par lot, si on veut ‘enlever’ plusieurs produits d’un coup.

    Après, dans les ventes croisées de Magento, il y a 2 niveaux affichables dans les fiches produits : Il suffit d’utiliser le niveau ‘produits de substitution’ pour afficher les produits qui peuvent répondre au même besoin. Comme ça, on garde une landing page sans trop de rebond.

  8. Pour ta solution 1 Julien , informe tu tes clients que le produits n’est plus dispo ?
    Et pour ta solution 2 que se passe t’il si j’accède à l’ancienne url de ton produit ? je tombe sur une page d’erreur ?

  9. weblouis dit :

    @Pilotez votre e-commerce +1 on fait la même chose : pas de 404, et si un client tombe dessus il a le choix entre choisir un produits dans les cross selling ou afficher la page de catégorie du produit épuisé.

  10. Julien dit :

    Benoit,

    Pour la 1 : oui, je l’appelle ou lui fait un mail. 2 solutions : il est OK pour attendre 48 ou 72 de plus si le fournisseur n’est pas français ou bien il préfère changer de produit (mais c’est super rare : 1 ou 2 fois en 3 ans 1/2).

    Pour la 2, oui, malheureusement ! Il tombe sur une page qui lui dit que le produit n’est plus dispo. Sans autre info.

    J’aimerai pouvoir dire que je désactive la possibilité de commander ce produit, mais je ne peux pas !

  11. Tz dit :

    Bonjour, je suis tombé avec intérêt sur cet article.
    J’ai une question pour Pilotez votre e-commerce et weblouis, qui proposent une solution élégante, mais pour moi ça ne fonctionne pas.
    Quand vous dites « donner une visibilité nulle », c’est bien « non visible individuellement » ? Moi ça me retourne une 404. Ai-je bien compris ?
    Voici la solution alternative que j’utilise, mais qui est plus contraignante : mettre en visibilité « catalogue » uniquement et supprimer le produit de toutes les catégories.

  12. Bonjour Tz,

    En effet il faut indiquer visibilité catalogue et le supprimer de toutes les catégories.
    Si tu mets « non visible individuellement » Magento va renvoyer vers la page 404 (comme si tu mets en produits non actifs)

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En France on n’a pas de pétrole mais on a des idées à la con

par Benoit Gaillat - Il y a 6 ans

Franchement je me demande dans quel pays nous vivons… Nous savons tous que la France est ancrée dans l’histoire et préfère parler de ses gloires d’antan que de son futur mais là on frise le grand n’importe quoi avec ces deux informations qui finalement se recoupent plutôt bien.

La première est : « Le directeur des éditions Stock veut interdire la vente de livres sur Internet ».

Rien que ça … Là on ne freine pas le progrès on choisit de rester au Moyen Age carrément. Le penser déjà c’est pas terrible mais oser le proposer relève d’un obscurantisme certain.

Bien sûr la proposition est idiote et vient d’un éditeur qui voit son métier se transformer radicalement grâce à Internet alors plutôt que de voir le futur il préfère figer le passé car oui la vente de livres en librairie c’est du passé. C’est plus simple de tout bloquer que de se remettre en question et de proposer de devenir l’éditeur de référence du 21eme siècle…

Le pire c’est qu’avec la mode Hadopi on n’ est pas à l’abri d’une ânerie de ce genre en France alors que se développent des modèles d’édition collaborative qui pourraient bien être le futur du livre.

Petite note : quand on voit le site internet de Stock, digne du Minitel, et cette phrase, on comprend que le futur du livre ne leur parle pas trop ….

« Vos manuscrits sont les bienvenus s’ils sont dactylographiés et sur support papier : nous ne lisons aucun manuscrit envoyé par courrier électronique ou sur disquette seule. »

De plus quand on sait qu’Amazon a vendu plus de livres électroniques que de bouquins papier à Noël dernier aux USA cela va commencer à être un peu compliqué de ne faire que de la vente en librairie, non ?

Cela m’énerve d’autant plus qu’étant un gros lecteur de livres papiers (j’ai une belle collection de plus de 400 livres chez moi) je suis obligé de passer par Amazon pour les commander vu qu’il n’y a aucun concurrent digne de ce nom : la Fnac se débrouille un peu mais n’a pas le niveau d’Amazon et Chapitre.com est à la ramasse malgré toutes les tentatives que j’ai pu faire chez eux.

[Source]

La deuxième idée à la con est « La fin de l’Internet illimité » (ADSL) que serait en train de négocier SFR, Bouygues et Orange.

[Quote imaginaire d’un responsable des 3 larrons] « Vous comprenez ma bonne dame les gens ils utilisent les tuyaux pour lesquels ils payent déjà et alors ben nous on s’y retrouve pas avec la vidéo, le P2P et le streaming, du coup on va proposer juste les emails pour 30€ / mois puis on va faire payer le reste » [ / Quote]

En 2011 alors que des gens comme Monsieur Billaut se battent pour que nous fibrions la France le plus rapidement possible les trois grands opérateurs se concertent pour limiter les possibilités du Net en bridant les usages. C’est sûr que c’est pas avec eux que nous augmenterons le télétravail, inventerons la télé-médecine HD, ou le E-tourisme 3D et interactif de demain. Laissons ça à d’autres pays ça fera ça de moins à gérer lorsque nous serons encore en train de parler de réindustrialiser la France (avec 30 ans de retard).

Non, les tuyaux sont pleins donc on fait rentrer les sous en limitant les investissements et en récupérant un max d’argent sur l’existant. Petite précision, Youtube, Dailymotion and Co payent également les fournisseurs d’accès pour qu’ils fassent leur boulot, vous en connaissez beaucoup des systèmes où vous êtes payé par tout le monde vous ?

Je me demande quelle sera la réaction de Free et de Numéricable qui d’après les infos ne font pas partie de cette petite réunion. On peut aussi se poser la question de l’Arcep et des FAI alternatifs, quelle vont être leur réaction et pourront-ils proposer des solutions pour éviter cette castration d’environ 70% des accès Internet français (Bouygues, Orange, SFR) ?

[Source]

La France est un pays indigne du 21eme siècle et je suis sûr que la campagne 2012 qui commence d’ici quelques jours va nous prouver qu’Internet et le futur ne sont pas au centre des préoccupations du monde politique français. Après on va encore se demander pourquoi on n’arrive pas à construire des Google, Apple et Microsoft en France …

Si jamais il y a un parti politique qui passe dans le coin et qui a une vraie ambition pour utiliser Internet de façon moderne faites-moi signe, les autres, vous êtes voués à disparaître.

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

18 Commentaires

18 réponses à “En France on n’a pas de pétrole mais on a des idées à la con”

  1. Francois dit :

    Bon, je passe sur la première partie consacrée au monde de l’édition : de mon côté j’ai déjà tout essayé, c’est pas la peine d’insister, les dinosaures feront de la résistance jusqu’au bout (le bout, c’est quand de nouveaux éditeurs, ceux du 21è siècle, prendront les choses en main sérieusement et mettront les éditeurs du passé sur la touche).

    La fin de l’Internet illimité…

    Alors ça, chapeau, c’est à se taper le popotin par terre ! Leurs services marketing vont devoir se surpasser pour faire comprendre aux gens que surfer sur les réseaux sociaux embouteille le réseau alors qu’on passe de la télé HD plein pot par les mêmes tuyaux et qu’on pousse le vice à passer la télé par le réseau 3G et à proposer de la bande passante pour mater YouTube, non ? De toutes façons ça va être très simple : c’est Free qui a établi les règles du jeu en lançant leur offre à 29,99 (bon, ils dévient un peu avec leur V6…), et ça restera Free qui les fixera à l’avenir : si Free décide que non, étant donné que c’est la base de leur principe commercial, ils ne changent pas leurs forfaits, les autres ne pourront que rester dans le statu quo.

  2. J’espère en effet que Free (ou Numéricable) va se montrer assez malin pour profiter de la situation et faire baisser la part de marché des trois opérateurs. Mais bon on est en France alors je m’attend à tout …

  3. dmassiani dit :

    Juste pour dire que ton opinion fait plaisir à lire, je suis complètement d’accord avec toi.

    J’ajouterais que parfois j’ai l’impression de voir deux messages, comme un certain luc Besson qui à la radio annoncait fièrement que la France est pour la neutralité du Net alors que la France n’a pas signé.

    Oui à l’internet ! oui à la modernité, oui à l’évolution !!! ha oui mais non non finalement non.

  4. Mathieu dit :

    En tous cas la réponse du ministre est pour une fois sans ambiguïté http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gmW-Slrz_wk0NyV1ZonlycnvsTyg?docId=CNG.465d3402542eb207097088a974a2ff43.5e1

    se serai même plutôt le contraire

  5. Hum, les paroles d’un ministre n’engagent que ceux qui y croient 😉

  6. Francois dit :

    @Mathieu

    La réponse du Ministre est effectivement sans ambiguïté, mais ce n’est pas le cas du Ministre…

  7. Roms dit :

    C’est clair qu’il y a deux solutions :
    – dire à tout le monde d’arrêter d’utiliser Internet (ou faire payer plus, c’est pareil)
    – s’emmerder à fibrer pour ne plus avoir de problèmes de limites de capacité

    Yen a une des deux où on peut rester au lit en gagnant plus de pognon, c’est vite vu !

  8. Mathieu dit :

    C’est bien pour ça qu’on en peut qu’esperer 🙂

  9. Mathieu dit :

    c’est certain 😉

  10. Loïc dit :

    Olivier Levy sors de ce corps !
    Sinon je suis évidemment d’accord.

  11. Nico@parapluie dit :

    J’adore ce « non non finalement non », j’ai l’impression de lire les infos 😀

    Malheureusement…

  12. Melle X dit :

    Juste pour apporter l’éclairage de qqn qui travaille pour les dinosaures de l’édition…
    « la vente de livres en librairie c’est du passé » ?
    l’avenir du livre serait donc le livre électronique ??? je rêve du jour merveilleux où les enfants de CP apprendront à lire sur des e-books flambants neufs et actualisés chaque année au même coût que le livre papier…
    Si les Amazon et autres Price Minister sont des outils plus que précieux pour trouver des livres épuisés ou en langue étrangère, je ne vois pas comment ils peuvent remplacer le feuilletage dans une librairie, le conseil du libraire ou encore l’odeur du papier…
    Je vous passe les nombreux problèmes de législation relatifs aux droits d’auteur, au prix de vente du livre, qui compliquent passablement la vente de livres sur Internet en France, en version numérique ou papier.
    Le directeur de Stock a au moins eu le mérite de réussir à soulever une polémique qui, franchement, n’intéresse personne en temps normal…

  13. Cailly dit :

    C’est amusant, il y a bientôt 10 ans je faisais des stages dans des maisons d’édition, c’était déjà comme ça : un des éditeurs avait même démonté son pc parce que ça prenait trop de place sur son bureau !!!
    Il faut voir le bon côté des choses, cette génération réactionnaire n’aura pas d’autre choix que de céder la place. Je suis bien placée pour le voir je travaille chez PayPal aujourd’hui. De nouveaux entrepreneurs se lancent dans la brèche ouverte. C’est bien normal et ça mettra un peu de sang neuf dans le secteur.
    Par contre, ce qui est plus gênant c’est que les politiques sont tout aussi sclérosés que les éditeurs et les soutiennent… Il suffit de voir l’intervention de Mitterrand pendant le eG8, ça, ça fait peur

  14. Yann dit :

    Bouygues ne s’est jamais positionné sur une limitation de l’accès à l’internet (le seul des 3 opérateurs historiques) mais sur une nouvelle segmentation de gamme pour faire payer moins cher les petits utilisateurs (tout comme Free et Numéricâble d’ailleurs).

    Il s’agirait quand même de faire un vrai travail journalistique et de ne pas reprendre bêtement les gros titres des journaux ou les twitts racoleurs…

  15. Moi j’adore le livre papier, mes 400 livres sont en papier et je ne lirai pas un seul livre électronique d’ici quelques années cependant c’est un fait les ventes de se livres se font de moins en moins en version papier et de plus en plus en version électronique.
    Le directeur du Stock ne montre qu’une chose : qu’il ne sait pas s’adapter (mais il en est conscient dans son interview), c’est un peu dommage je trouve.

  16. Merci Yann,
    Grace à vous je pense pouvoir progresser un peu plus en journalisme et j’espère un jour devenir digne du journal de 20h00.
    Je croyais être un bisounours mais finalement il y a plus crédule que moi « de la segmentation pour faire payer moins cher les petits utilisateurs » je lol 🙂

  17. Honnêtement je trouve ça dommage pour l’éditeur, j’aime beaucoup les livres et ça me fait un peu mal au coeur de lire des trucs comme cette interview.
    En effet heureusement qu’il y a de jeunes entrepreneurs pour adapter le monde, espérons qu’ils ne soient pas tous américains ou chinois à cause de nos politiques…

  18. frederic rajade dit :

    Effectivement c est n importe quoi! Moi j ai numericable donc j espère!
    Je pense que c est fait pour faire du buzz.
    bon week.

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Comment augmenter le nombre de produits par commande ?

par Romain Boyer - Il y a 7 ans

Premier article détaillé dans le dossier Les Indicateurs et Leviers pour votre boutique e-commerce, nous allons ici nous focaliser sur un élément important de détail : le nombre de produits par commande.

Cet indicateur de bas niveau sert de donnée de base pour des indicateurs de plus haut niveau (en cascade) :

  • Montant moyen de panier
    • Marge produit en montant
      • Marge transactionnelle moyenne par commande
        • Marge transactionnelle (but ultime)

Alors, quels sont les moyens à notre disposition pour augmenter ce nombre de produits par commande

Les moyens sont illimités, mais on peut déjà en lister quelques-un (à compléter si vous avez des idées) :

  • cross-selling (vente additionnelle)
  • bundling
  • facilitation de la navigation inter-produits et inter-catégorie
  • en jouant sur les frais de port (Cf premier commentaire par Alban)

Cross-Selling ou Vente Additionnelle

Le cross-selling est le moyen par lequel vous allez conseiller à vos acheteurs des produits complémentaires à ce qu’ils projettent d’acheter.

La complémentarité se fait soit parce que les produits sont directement complémentaires (un téléviseur et sa connectique), soit parce que des personnes ont souvent acheté deux produits en même temps (procédé utilisé par les boutiques comme Amazon ou CDiscount, cela demande beaucoup de commandes). On peut ajouter à cela les offres promotionnelles en cours.

Cross Selling by RueDuCommerce

Plusieurs emplacements propices pour conseiller des produits complémentaires :

  • sur la fiche produit
  • dans le panier
  • après consultation par mail

Sur la fiche produit, il est assez courant de voir cela en dessous de la ligne d’horizon, au dessous ou au dessus de la description du produit. (Amazon a choisi au dessus étant donné la hauteur du bloc comparé à celle de la description).

Dans le panier, il s’agit souvent de bannières en dessous des éléments du panier. Parfois, les offres sont pré-remplies dans le panier (ainsi que ça l’était historiquement dans la VPC sur le petit papier de bon de commande) et il suffit de cocher la case pour que le produit se matérialise réellement dans le panier. Je trouve cette dernière approche bonne si l’on se limite au maximum à deux produits.

Par e-mail, comme le fait beaucoup Amazon, il s’agit de dire que vous avez acheté ou consulté tel produit, et que donc le magasin trouve qu’il serait intéressant pour vous d’acheter tel ou tel produit.

Il est encore assez peu courant de voir cela, il n’est pourtant pas très compliqué de proposer des produits complémentaires. Les plateformes Magento et Prestashop (télécharger le module Cross Selling for Prestashop) le proposent par exemple ainsi que les plateformes Wizishop et PowerBoutique pour ne citer qu’eux.

Ci-contre, on peut voir un exemple de mise en place chez RueDuCommerce qui tente de simplifier l’achat groupé du produit et de l’accessoire, formant ainsi un pack à la demande.

Je ne suis toujours pas convaincu sur la forme proposée par RueDuCommerce dont la forme est à mon avis trop compliqué, ni par les modules de cross-sell proposés par des gens comme Sarenza qui considèrent qu’un produit complémentaire à une chaussure est un sac à dos.

Attention, évitez de proposer trop de produits ! Il est préférable de se limiter à 3 ou 4 produits vraiment bien ciblés pour favoriser le côté « conseil » et éviter l’aspect surabondance qui a tendance à perdre le consommateur.

Voici deux bons exemples d’intégration, que nous irons pêcher au hasard… chez Amazon.

Cross Selling au dessus des caractéristiques techniques

Cross Selling toujours chez Amazon, au dessous des caractéristiques techniques et au dessus de la description longue

Il est évident que proposer à un internaute des produits qui n’ont pas vraiment d’intérêt en complément n’apporte rien et perd un peu votre prospect.

Bundling

Je m’attarderai moins sur le bundling mais il mériterait bien un article complet.

Le bundling, c’est proposer un pack de plusieurs articles, à un prix réduit ou pas, qui vont bien ensemble.

Exemple de pack produit proposé par Amazon

Et effectivement, je peux vous dire que lorsqu’on achète cet ampli, on a souvent besoin d’un câble HDMI et d’un câble optique et ceux-ci ne sont pas chers. On peut constater qu’Amazon ne fait pas de réduction, probablement du fait du besoin et du fait du prix de ces produits.

Si les produits proposés dans le pack avaient un prix plus élevé, on aurait pu imaginer une réduction de prix, de façon à inciter plus fortement le prospect à le commander.

Voilà qui allie l’utile à l’agréable, utile pour le consommateur, et agréable de voir son panier moyen augmenter mécaniquement !

Facilitation de la navigation

Pour cela, je vous invite à lire mon précédent article, Passer d’une fiche produit à une autre

Extrait :

Avez-vous remarqué le nombre d’allers-retours incessants que nous devons faire tous les jours pour passer des fiches produits au résultats de nos recherche ? Il y a quelque chose à faire à ce niveau là, et plusieurs acteurs se sont déjà posé la question.

Je vous propose ici quelques solutions, pas très complexes, qui devraient permettre à vos utilisateurs de se balader plus facilement et plus efficacement, et donc de trouver le produit qui leur convient le mieux, s’il existe.

Lire l’article complet

Conclusion

Cet article fait partie d’un dossier, Les Indicateurs et Leviers pour votre boutique e-commerce, comme vous le verrez dans l’arborescence proposée sur la présentation de ce dossier, ce n’est qu’un infime maillon pour améliorer votre marge transactionnelle, mais rien que ce levier peut apporter beaucoup à une boutique, tant en terme d’image que de service, que d’augmentation du panier moyen et d’écoulement du stock.

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

5 Commentaires

5 réponses à “Comment augmenter le nombre de produits par commande ?”

  1. Alban dit :

    Il y a aussi un levier très intéressant à actionner pour augmenter le nombre de produit par commande : Les frais de port.
    L’important c’est de le faire savoir.
    http://www.Archiduchesse.com le fait très bien (et le faisait encore mieux avec sont « encore 5paires et les frais de port sont offert »).
    Autre exemple, j’avais un site ou le produit phare pesait 1.050Kg, les frais de port étaient au réel (donc en gros de kg en kg).
    Sur la fiche produit, j’ai indiqué que pour tout autre produit (hors celui ci) acheté, les frais de port ne bougeaient pas. La proportion de commande contenant des produits additionnels des personne étant passé sur la page produit est passé d’environ 10% à presque 90%.

  2. Romain Boyer dit :

    Merci, très bon exemple en effet, je n’y pensais plus ! je rajoute une note dans l’article 😉

  3. Mickael@Couches lavables dit :

    Je confirme également pour les frais de port.

    Dans notre cas, nous facturons les frais de port de façon forfaitaire : 5,90 €.
    Et nous les offrons dès 69 € d’achat.

    Sur la page panier dès que le montant atteint 60 €, il y a une petite ligne qui apparait en plus pour indiquer :
    « Il ne vous reste plus que 9 euros pour profiter des frais de port offerts ».
    Et ainsi de suite jusqu’à 69 €.

    De quoi faire monter le panier moyen 🙂

  4. Romain Boyer dit :

    bien joué Mickaël ! en même temps, vous, ça sert toujours de commander plus de couches lavables 😉

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