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Les 5 tendances de l’e-commerce en 2013 en Europe

par Benoit Gaillat - Il y a 4 ans

L’e-commerce est un secteur encore jeune, une quinzaine d’années d’activités, mais avec une rentabilité encore très faible, voir inexistante, pour un grand nombre de sites. L’actualité est donc souvent chargée en nouveaux produits, prestataires, tendances qui veulent améliorer/révolutionner le secteur.

Quels sont aujourd’hui les principales tendances en Europe du e-commerce ?

C’est exactement la question que s’est posé McKinsey  en début d’année. Après une phase de recherche et d’analyses ils en ont sorti une infographie qui récapitule les cinq tendances de fond de l’e-commerce en Europe.

La première tendance c’est le deuxième « big bang » de l’e-commerce qui arrive. La première phase a été la vente de produits Hi-Tech, jeux vidéo, livres et DVD. La deuxième sera celle des vêtements et des chaussures principalement, c’est vrai qu’il reste beaucoup à faire dans ce domaine, voir par exemple : Pourquoi toutes les marques devraient avoir un site e-commerce ? .

La deuxième tendance c’est la montée du mobile pour passer commande, y compris à la maison ! On n’y pense pas toujours mais le mobile et les tablettes sont souvent utilisés sur le canapé car plus pratique à utiliser que les ordinateurs « fixes ».

Le troisième tendance concerne le multicanal, sujet à la mode à la Fevad et chez tous les commerçants disposant d’un réseau de distribution « classique ». Beaucoup de promesses pour le moment mais les chiffres semblent prometteurs et le service rendu au clients indéniable. C’est à mon avis une tendance lourde sur les prochaines années.

La quatrième tendance est plus une surprise, c’est le « social commerce« , attention on ne parle plus de F-commerce (mort et enterré pour le moment) , mais plutôt de la conversation et de la recommandation en avant vente sur les réseaux sociaux. Il reste encore beaucoup de canaux à exploiter mais la mesure de l’influence étant difficile je suis moins convaincu que les budgets suivent…

La dernière grande tendance e-commerce en cette année 2013 pour McKinsey est bien évidement le Big Data, sujet à la mode dans les milieux du marketing. C’est une belle couche de peinture sur un sujet déjà ancien : Fidélisation et CRM, bon faut avouer que Big Data c’est plus sexy comme terme 😉 . Bref, autant le terme fait un peu bullshit marketing, autant l’exploitation des données (analytics, vente, CRM) en temps réel, ou presque, et sur des volumes monstrueux comme peut en générer l’e-commerce est une vrai problématique.

 

Infographie sur les 5 tendances de l’e-commerce en 2013 en Europe

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En bonus une deuxième étude de McKinsey sur le comportement cross canal des consommateurs français.

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Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

7 Commentaires

7 réponses à “Les 5 tendances de l’e-commerce en 2013 en Europe”

  1. Quentin dit :

    Nouvelles tendances, oui et non, je trouve que ces tendances correspondent plus ou moins à celles de l’année dernière, peu de gros changement (les sites responsives ect, ça fait déjà un bout de temps qu’on en parle non par exemple ?).

    Après la ou je suis d’accord, c’est sur le fait que les sites e-commerces ne s’étaient pas encore forcément mis à la page, mais au final, les enjeux étaient déjà connus je pense 😉

  2. Stéphane dit :

    Sachant que le taux de conversion des sites e commerce est de 2,X% et que le taux moyen des boutiques physiques et de 52%, on peut légitimement penser qu’il y a encore beaucoup à faire !

    Une nouvelle méthode de présentation des articles qui permet enfin de voir tout le catalogue par exemple… Www. mapubpasdiscrete .com

  3. Carrière Distribution dit :

    Merci pour l’infographie, très instructive et bien faite !

  4. Polly dit :

    Pour le social commerce, certes cela joue dans les comportements, maintenant, cela étant difficile à chiffrer, il est quasiment certain que les budgets engagés resteront très raisonnables. Les sites vont laisser courir les actions engagées, mais n’investiront certainement pas autant que dans l’exploitation du big data.

  5. Patty94 dit :

    Effectivement, les tendances énoncées datent de déjà un moment sauf celle sur le paiement par mobile de chez soi que je trouve surprenante. Sinon, rien de bien neuf

  6. sans dit :

    7 ans de retard… avec plus de buzz words

  7. Critiquer sans proposer c’est So 2008 😉

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La recherche sociale Facebook, un futur relais de croissance pour le ecommerce ?

par Benoit Gaillat - Il y a 4 ans

Facebook a annoncé le 16 janvier le lancement prochain de son moteur de recherche sociale, il n’est disponible pour tous qu’au travers une recherche « test », mais avec des résultats personnalisés (vous pouvez essayer ici) . On peut également s’inscrire à la « béta » sur la même page.

J’ai eu le plaisir d’avoir accès au moteur pour tester de vraies requêtes  je vous propose donc quelques essais pour voir l’impact que cela pourrait avoir sur le ecommerce avec évidement cette interrogation : Facebook social search va t’il supplanter Google dans nos stats de trafic ?

Présentation de la recherche sociale de Facebook

D’un point de vue ergonomie le moteur de recherche occupe désormais une place beaucoup plus importante mais fait, paradoxalement  « moins moteur de recherche » avec le fondu du champ de saisie, bref c’est tout bleu et ça donne ça :

Facebook-search-engine

(cliquez pour agrandir l’image dans un nouvel onglet)

Le logo « F » reste toujours cliquable pour retourner sur la homepage et le moteur de recherche, toute la barre bleue en fait, « reste collé » en haut de page lors du scroll.

La première grosse nouveauté est l’affichage des pré-résultats de recherche et des suggestions de recherche en pratique :

moteur-recherche-facebook

Exemples de suggestions de recherches

propositions-recherches-facebook

Exemples de résultats pré-recherche

Pour rappel voici le moteur actuel :

facebook-recherche

J’ai testé un peu la pertinence des résultats et il est clair qu’il y a un énorme bond en avant sur la qualité des résultats. Il faut dire que le moteur de recherche de Facebook était une vraie honte en n’utilisant aucune des informations personnalisées disponibles de sa base de données. Là, les résultats sont pertinents et en plus permettent de découvrir pas mal de choses à l’aide de ce système de pré-suggestion de recherche que l’on peut affiner avec la touche TAB.

C’est donc en plus ultra pratique à utiliser. Je ne suis vraiment pas un fan de Facebook en général (manque de professionnalisme général du système, changements unilatéral constants, bref rien n’a changé ou presque depuis cet article ) mais je dois bien reconnaître que ce moteur est un réel plus et représente une réelle avancée dans le monde de la recherche et dans l’aspect social du web.

Attention, j’ai testé toutes mes requêtes en anglais vu que mon Facebook est configuré en anglais, il faudra voir si le moteur tient ses promesses en Français également. Après les présentations, attaquons maintenant à la grande question : Qu’apporte ce moteur de recherche social au Ecommerce ?

L’impact de la recherche sociale sur le Ecommerce

Le moteur de recherche de Facebook risque d’avoir plusieurs impacts pour le Ecommerce, au moins à moyen terme. Le premier, du à l’amélioration de la qualité des résultats va être une augmentation significative du volume des recherches, et donc plus de trafic vers les pages ou des informations jusqu’à présent peu exploitées.

Le moteur fonctionnant sur la base de l’open graph le changement le plus évident va être l’augmentation du nombre de pages web taggés et compatibles open graph. Si vos internautes likent vos produits sans open graph cela ne vous servira pas a grand chose dans le moteur de recherche Facebook. La compatibilité open graph va donc devenir primordiale , et offrir donc un bon business à toutes les agences facebook 😉

Si l’on parle de « trafic pur » renvoyé vers votre site il ne faut pas se voiler la face cela ne va pas changer grand chose. Je doute fort que Facebook vous apporte plus de trafic puisque toutes les recherches sont, dans l’idéal, redirigés vers des pages Facebook (par page j’entends page au sens html et non pas page fan) . Par contre dans l’open graph il y a des choses intéressantes qui peuvent laisser présager de bonnes nouvelles pour les e-commerçants. Il est en effet possible de créer ses propres objets (comme des produits) et ses propres actions : achat, consultation, ajout panier etc … Aujourd’hui ce n’est pas, a ma connaissance, standardisé par Facebook mais en respectant l’open graph on doit faire remonter les bonnes informations dans le moteur de recherche.

Un exemple avec les livres (le livre est un objet standardisé dans l’open graph)

Books my friends read facebook search

 

 

Maintenant imaginez la même chose avec des chaussures, de la Hi-Fi etc… et vous avez un vrai moteur de shopping par affinité avec une des plus grosses base de données du monde.  Attention, on redirige vers la page Facebook du magasin/objet et non pas vers votre site/produit, il va donc falloir encore mieux s’occuper de ses pages Facebook, peut être un jour auront nous un Facebook analytics digne de ce nom pour comprendre le trafic et les interactions sur notre page (source de trafic, mots clefs tapés, taux de conversion en fan etc …) .

Un des gros potentiel va aussi se situer dans le ecommerce cross canal, avec des requêtes de ce type par exemple :

shopping-places

 

Si vous possédez un réseau de vente il va devenir indispensable de renseigner toutes vos boutiques dans Facebook et d’inciter vos visiteurs à se géo-localiser dans vos magasins.

On voit bien qu’il va être nécessaire d’apporter un service de qualité et que la réputation va devenir une arme pour les commerçants. La viralité des informations va s’en retrouver multiplié, attention au bad buzz …

Conclusions

Facebook a ouvert un véritable boulevard (c’est même une autoroute 2* 15 voies) pour l’utilisation des données open graph au sein même de son site. C’est donc pour moi un nouveau pan de possibilités pour se positionner et gagner en visibilité. Cela va également obliger les marchands à développer une vraie marque pour renforcer leur position. C’est d’ailleurs le principalement changement par rapport à Google Adwords. Sur Adwords on annonce pour de la longue traîne (recherche produits, requêtes longues etc…) alors que sur Facebook il va falloir centraliser tout ça autour d’une marque forte qui sera représenté par votre page Facebook.

Le chiffre de la fin sera pour  une citation de Mark Zuckerberg :

Facebook is getting ‘a billion search queries a day’

Je le traduis tellement c’est important : Facebook reçoit environ 1 milliard de recherches par jour. Pour information Google fait environ 3 milliards de recherches par jour [Source Google zeitgeist] .

Imaginez le potentiel de croissance avec le nouveau moteur de recherche de Facebook …

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

5 Commentaires

5 réponses à “La recherche sociale Facebook, un futur relais de croissance pour le ecommerce ?”

  1. Thomas dit :

    J’ai hâte de tester ce nouveau moteur de recherche parce que le moteur actuelle est très difficile à prendre en main à mon sens.

    L’accès aux pages fan en sera-t-il facilité. Bonne question. Qu’en est-il de la place des résultats sponsorisés vs. résultats naturels. Quelle sera la place de chacun dans le moteur Facebook.
    Seront-ils mélangés avec une mise en avant des sponsorisés ou à la Google avec des résultats sponsorisés à droite ?
    Peut-être un nouveau standard d’ergonomie.

  2. Il y a fort à parier que Facebook nous sorte un « Facebook Adwords » pour apparaître en premier dans les résultats/suggestions de recherches. Ce serait un gros point pour leur rentabilité, peut être un peu moins pour la rentabilité des e-commerçants 😉

  3. Sébastien dit :

    J’attends avec impatience les accès pour analyser et voir les bénéfices de cette nouveauté dans une logique e-commerce.

    Concernant le chiffre du nombre de recherche entre Facebook et Google, faut-il encore voir les types de recherches. Le chiffre intéressant serait le volume de recherche sur des produits / marques 🙂

  4. oui j’imagine qu’un grand nombre de requêtes sont peu utiles pour des marchands , mais après tout sur google aussi 😉

    Voyons ça aussi dans le sens inverse, un marchand qui cherche des gens qui aiment des produits similaires pour essayer de les « contacter » pour parler gentiment.
    Avec un peu de scrapping c’est une grosse porte ouverte au spam 🙂

  5. Damien Mayoussier dit :

    J’aimerais avoir votre avis, ce nouveau moteur annoncerait-elle la renaissance du F-commerce?

    Si les résultats de recherche ne renvoient que sur des pages Facebook, l’e-commerçant n’aurait il pas enfin une réelle bonne raison d’exporter son catalogue sur Facebook?

    Si Facebook utilise l’ancienneté comme critère de pertinence des pages à proposer dans le moteur (comme sur google), l’e-commerçant n’aurait-il pas intérêt à se jeter avant ses petits camarades dans l’optimisation de son catalogue produit sur Facebook?

    Pour moi cette nouvelle (pas tellement commentée sur le net pour le moment), me semble annoncer un potentiel bouleversement du commerce électronique, un pas en avant de la réduction de la dépendance envers google et vers une nouvelle dépense envers facebook?

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Findizer : Interview de Jerome KELOGHLANIAN

par Benoit Gaillat - Il y a 4 ans

Aujourd’hui une petite interview du co-fondateur de Findizer : Jérôme Keloghlanian qui me fait le plaisir de répondre à mes questions sur Findizer, un nouveau service de « shopping entre amis » (oui oui ça s’appel aussi du social shopping ) qu’il a crée avec Christophe Calice (ex co-fondateur de mister-auto.com). Enfin une bonne utilisation de Facebook et du Ecommerce ? On va voir ça avec Jérôme.

Salut Jérôme, peux tu nous décrire ton parcours et votre projet ? 

Bonjour, Je suis dans le web depuis plus de 10 ans. Ma dernière expérience a été la création et le développement du site marchand decathlon.fr. J’ai lancé ce site en 2006 et piloté son développement ainsi que sa dupplication à l’international. Auparavant, j’ai travaillé dans diverses fonctions au sein du groupe Oxylane, donc le magasin. Cette double expérience magasin/e-commerce a fait de moi un passionné du client 😉

Mon projet avec findizer est de prendre une place de leader en France puis à l’étranger dans ce que l’on appelle largement le « social shopping », même si je n’aime pas trop ce terme. Nous connaissons en effet tous les chiffres concernant l’importance que les e-consommateurs accordent aux avis sur internet. Mais cela va plus loin : 67% des consommateurs dépensent plus sur Internet à la suite d’une recommandation. En parallèle, 73% des sites marchands en France sont spécialisés et font moins de 100 commandes par mois. Ceux qui font le plus d’efforts donc pour construire une offre originale, sont les moins récompensés. Il m’a donc paru évident qu’il y a vait quelque chose à faire en croisant une offre originale et un moteur de suggestions personnalisées.

Je suis convaincu qu’il y aura, dans chaque pays, un leader dans ce domaine. Il n’y a par contre pas vraiment de place pour deux. Il s’agit donc d’être ce leader donc 😉
Ma page perso Findizer

Concrètement à Quoi sert Findizer pour les internautes et pour les e-marchands ? 

Pour l’internaute, findizer répond à un besoin latent : trouver de bonne idées de shopping. Nous souhaitons en effet devenir la source d’inspiration shopping quotidienne et personnelle du plus grand nombre. Pour cela, non seulement nous travaillons avec plus de 1700 boutiques en ligne ave cune offre originale, mais nous avons développé un algorithme puissant nous permettant de « deviner » quels produits peuvent correspondre à chaque membre. Cet algorithme apprend seul. C’est à dire que plus nous avons de membres qui utilisent le service et plus nos « prédictions » s’affinent. De même, plus un membre utilise le service et fournit à findizer des informations sur ses gouts et plus cette sélection de produit sera pertinente. C’est un projet à la fois complexe et passionnant…

Pour le marchand, cela me parait simple : chaque marchand est en recherche de trafic pour augmenter son chiffre d’affaires. findizer est une source de trafic supplémentaire mais bien plus qualifiée que la plupart ds autre sources de trafic. En effet, chaque visite en provenance de findizer est chargée de recommandations sociales dont on sait qu’elle a plus de chance de transformer.

En tant que marchand comment cela se passe pour être présent sur Findizer, et combien ça coûte ?

C’est très simple en fait. Cela se fait en 3 étapes :

1. le responsable du site doit se créer un compte personnel sur findizer
2. il doit ensuite indiquer qu’il possède un site marchand (et passer une procédure de validation qui nous permet de vérifier qu’il est bien le propriétaire du site)
3. il choisit alors la manière dont il souhaite nous envoyer ses produits. A ce jour, 3 solutions sont possibles : pour les sites prestashop, nous avons un module gratuit. Nous pouvons également intégrer les flux de lengow et de netaffiliation. D’autres mode d’intégration sont en cours dont un dédié à wizishop.
Pour l’instant, l’intégration des produits sur findizer est gratuite. Notre modèle économique ne sera valide qu’avec un fort trafic qui lui même sera la conséquence de la qualité de service. Nous sommes donc pour l’instant concentrés sur le service à 200%.

Peux tu nous donner les premiers chiffres après le lancement officiel ?

Délicat comme question 😉 En fait, nous ne communiquons pas sur les chiffres. Nous recrutons depuis notre lancement plusieurs centaines de membres par jour. Ce que je peux te dire, c’est que plus de 50% d’entre eux sont actifs dès leur première visite et cela est pour nous un ratio important. Par actif, nous voulons dire que ces finderz se créent des listes d’envies, likent des produits, et visitent des boutiques partenaires. Nous travaillons sur cet indicateur clé quasiment au quotidien.

Autre chiffre que je peux te donner : Cette semaine, plus de 30 boutiques ont ajouté leurs produits à findizer 😉

J’imagine que vous avez plein d’idées à développer pour la suite du projet, tu peux nous en donner quelque unes ? 

Le problème avec findizer, c’est que le périmètre est très large. Le site peut paraitre simple comme cela mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. La techno est en fait très complexe. Et fonctionnellement, nous avons des tonnes d’idées. Outre la création de nouvelles méthodes pour les marchands pour nous envoyer leur catalogue, je peux te citer :
– le lancement d’une version mobile,
– l’amélioration continue de notre algorithme,
– la création d’un nouveau mode d’inscription qui permet à chaque finderz, s’il le souhaite, de mieux se décrire afin de profiter de plus de pertinence dans les suggestions que findizer lui fait,
– Nous réfléchissons à la manière de permettre aux finderz eux-même d’ajouter des produits, comme sur la plupart des sites de curation, tout en gardant en contenu qualitatif et dédié au e-commerce,
– et tant d’autres …. d’ailleurs, une nouvelle fonctionnalité surprise sera lancée dès cette semaine 😉
Nous sommes d’ailleurs en train de recruter encore pour pouvoir augmenter notre capacité de production. Nous cherchons un stagiaire en informatique (développement php) pour une mission super passionnante débouchant sur un CDI.

C’est quoi les produits les plus sympa que tu as pu découvrir en ouvrant Findizer ?

Plein, mais je suis loin d’avoir découvert les presque 600.000 produits déjà présents sur le site ! Je les enregistre sur mon profil au fur et à mesure de ma navigation. Lorsque je découvre ces produits, que je ne connaissais pas pour la plupart, je me dis qu’il y a vraiment quelque chose à faire au croisement du « social shopping » et des boutiques spécialisées. C’est ça findizer !!!
Pour comprendre facilement le concept de Findizer voici une petite vidéo :
Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

3 Commentaires

3 réponses à “Findizer : Interview de Jerome KELOGHLANIAN”

  1. Julia@coaching minceur dit :

    Je pense que Findizer va avoir beaucoup de succès, en tout cas je leur souhaite! Je trouve que c’est une excellente idée et que tout le monde peut y gagner, les clients comme les sites marchands.

  2. Je suis bien d’accord avec toi Julia ! Tout viendra de la communauté autour mais le concept est sympa !

  3. Guillaume dit :

    En tout cas le site utilise des méthodes assez sales pour forcer l’installation de son plugin « Findizer ». Il suffit de taper « prefecture bordeaux » sur google pour s’en rendre compte. Il s’affiche une pub adwords et un site « vos-demarches.com ». Le site indique que pour avoir accès au contenu il faut entrer son email et autoriser l’installation du plugin Findizer qui n’est autre qu’une toolbar « code promo ». Très malin et surement rentable mais assez filou !

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le social commerce en images

par Benoit Gaillat - Il y a 5 ans

Le social commerce est certainement le sujet de discussion le plus à la mode en ce moment dans l’ecommerce : Facebook, Twitter et maintenant Pinterest, personne ne peut y échapper.

Il y a a beaucoup de monde qui en parle, certains sont pour, d’autres contre mais les prévisions de croissance sont là, 30 milliards d’euros de prévus en 2016 et les millions de membres des réseaux sociaux font plus que saliver les e-commerçants et marketeurs.

Bien sûr le social commerce ce n’est pas, pour le moment,la boutique sur Facebook, voir l’avis sur le F-commerce de Mickael : Le f-commerce est utile et nécessaire, mais ce n’est pas l’avenir du e-commerce, pour moi l’avenir court terme c’est plutôt l’open graph. Pour un vrai démarrage du Fcommerce il faudrait déjà améliorer la plateforme de base, voir Facebook va-t-il se professionnaliser ?

Pour l’open graph par contre voici deux exemples d’intégration des tags Facebook, un à mon niveau et un deuxième avec Dailymotion.

Impact sur les likes d’info-ecommerce avec l’intégration « minimale » d’open graph :

Impact de Facebook sur le trafic de info-ecommerce

On voit clairement la hausse après le 20 décembre des likes, et pourtant les articles ne sont pas plus nombreux. Résultat on ne peut plus clair sur le trafic :

Impact de l open graph sur le trafic

On peut constater un doublement du trafic en provenance de Facebook, donc même pour un « petit site » ça fonctionne et sans trop d’investissements. Maintenant si vous avez les moyens pour bien développer une application qui remonte dans le système de « ticket » de facebook (les infos sur le coté) vous pouvez obtenir ça :

Ce sont les statistiques de Dailymotion avant et après l’intégration, poussée, de l’open graph Facebook. MAU doit être l’abréviation pour Monthly active user, et DAU pour Daily active user, le détail sur le calcul des « actives users » est ici

Le Social Commerce est donc bien une source d’interactions et de trafic pour le moment, à vous de savoir en tirer parti !

Infographie sur le Social Commerce :

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

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Facebook va-t-il se professionnaliser ?

par Benoit Gaillat - Il y a 6 ans

2011 sera t’elle l’année de la professionnalisation de Facebook ? En tout cas je l’espère sincèrement car autant le potentiel commercial de Facebook est gigantesque avec plus de 550 millions d’inscrits (Source) autant la qualité du site pour gérer sa communauté est déplorable. Il manque un nombre incroyable de fonctions élémentaires pour pouvoir travailler sur Facebook convenablement.

Facebook a prévu d’acheter une quinzaine d’entreprises en 2011 (Source) autour des stratégies suivantes :

  • L’amélioration des fonctions existantes du site.
  • Le recrutement de nouveaux ingénieurs et de leur « capital intellectuel » .
  • Sécuriser des partenariats important pour leurs finances.

C’est une belle ambition mais pour moi il manque le plus important : Une stratégie claire avec les gestionnaires de communautés. Facebook gère ses utilisateurs d’une façon assez légère avec des changements de CGV réguliers et contreversés (un pas en avant, trois en arrière), des modifications graphiques et techniques imposées à un rythme soutenu, la disparition puis la réapparition de fonctions (les groupes par exemple). Autant pour les particuliers cela peut marcher, mais ils râlent, autant pour les professionnels cela est tout simplement impossible. Investir sur Facebook aujourd’hui est devenu indispensable mais personne n’est capable de dire combien de temps cela peut durer.

Premier exemple : Facebook et Doyoubuzz.

Doyoubuzz édite une application Facebook (donc dépense du temps et de l’argent) permettant d’exporter son CV sur un onglet Facebook intitulé « CV ». Du jour au lendemain Facebook modifie sa politique sur les onglets et rend impossible l’affichage de nouveaux onglets d’applications. Voici la situation résumé en quelques mots par l’équipe Doyoubuzz :

Ces derniers jours, plusieurs d’entre-vous nous ont contactés à propos de notre application Facebook : quoi que vous tentiez, il était impossible d’ajouter l’onglet CV sur votre profil. Malheureusement, nous ne sommes pas en mesure de corriger ce bug. Et pour cause, ce n’est pas un bug : Facebook a décidé de supprimer définitivement les onglets d’applications.

Résultat : du temps et de l’argent dépensé en vain, pas d’explication(ah si le jour même par le blog des développeurs), aucun moyen de négocier avec Facebook = une perte d’argent et d’image. Heureusement que 100% du business de Doyoubuzz n’est pas basé sur Facebook.

Deuxième exemple : Facebook et Kiabi.

Kiabi (groupe français de distribution de prêt à porter) s’est fait fermer sa page « fan » Facebook alors que plus de 130 000 personnes s’étaient déclarées fan de la page. Bien sûr cette coupure s’est faite unilatéralement par Facebook pour « non-respect des condition des règles promotionnelles » . Cette procédure est peu etre possible avec un internaute qui ouvre une page abusivement mais n’est clairement pas une solution professionnelle et digne d’une relation client/fournisseur. Les 130 000 fans ont surement été recrutés avec de la publicité, des développements et il n’est pas normal que Facebook s’autorise ce genre de pratique sans un processus de « mise en demeure » préalable. Par exemple en envoyant un mail aux administrateurs pour les prévenir leurs pratiques ne sont pas tolérées.

Pourra t’on travailler comme des professionnel sur Facebook en 2011 ?

C’est une grande question à l’heure actuelle car pour l’instant Facebook n’a pas fait beaucoup de pas dans cette direction. Si cela est possible il manque encore pas mal de choses pour le moment, notamment un vrai compte « pro » ouvert et vérifié et qui permettrait de gérer indépendamment d’un compte personnel une ou plusieurs pages avec des campagnes de publicités. Une gestion d’un vrai workflow dans la publication sur la page avec par exemple modération possible des commentaires à priori,d’ autres types de comptes que le seul « administrateur », des notifications des contributions des fans, quotidienne, hebdomadaire au choix etc …

Travailler sur Facebook en ce début d’année est donc possible et indispensable mais toujours soumis au bon vouloir de Facebook. Mon conseil : essayez de ne pas gérer votre communauté que sur Facebook et prévoyez des stratégies de sorties en cas de coup dur comme Doyoubuzz et Kiabi.

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

15 Commentaires

15 réponses à “Facebook va-t-il se professionnaliser ?”

  1. Guillaume dit :

    Bonjour,

    Beau résumé de ce qui fait la duplicité de Facebook…
    Tu peux y ajouter le cas du journal du centre :
    http://www.lejdc.fr/editions_locales/nevers/facebook_desactive_le_compte_du_journal_du_centre@CARGNjFdJSsBFBINAx8-.html

    A la place du boss de Kiabi, on pourrait raisonnablement réfléchir à mettre en regard le budget dépensé pour obtenir ses 80 000 fans, entretenir cette communauté et la manière d’arriver à créer du buzz ailleurs avec le même budget online (sur le vrai web) / offline…
    Est-ce que ca vaut la peine d’y retourner ?

    Les marques ont besoin d’y être pour le moment en raison de la présence d’une partie plus ou moins importante de leur cible, et nous nous devons de répondre à leurs besoins en tant que professionnels, mais n’est-ce pas un mal nécessaire ?
    La professionnalisation de Facebook est-elle réellement souhaitable ?

    Facebook is Evil 🙂
    Quid d’Internet quand tout passera par Facebook ? Quand les recommandations / shares / likes surpasseront les recherches ? Que les « facebookonautes » préfèreront recevoir une information (qui pourra être biaisée) plutôt que de se renseigner par eux-mêmes et/ou resteront passifs devant leur écran comme devant la télé ?
    Si Facebook « devient » Internet comme ils le souhaitent a priori, nous n’aurons même plus à craindre acta, hadopi, et autres loppsi X concernant la liberté d’expression ou d’action sur le web, mais le bon ou mauvais vouloir d’une personne (influencée ou non par ses actionnaires)…
    Et pourtant, cela va dans le sens de la société actuelle, qui préfère semble-t-il recevoir des informations pré-mâchées, qui veut avoir le sentiment d’appartenir à une élite (l33t ? 😉 ) en étant sur « the place to be », en ayant le « must have » du moment (voir les engouements pour apple & freebox V6 avec bien évidemment affichage de cet engouement « j’ai l’iphone 4 », « j’ai la V6 » – ou je vais l’avoir…)

    Sentiment très étrange donc à propos de cet outil…
    Effet de mode ou usage au sens UX à long terme ?
    Comme tu le dis fort justement, il est en tout cas indispensable de ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier.

    Bonne journée

  2. bgaillat dit :

    Salut Guillaume,

    Pour Kiabi en effet est ce un bon investissement pour eux ? c’est très risqué Facebook.

    Pour moi le fait que Facebook « devienne Internet » est un faux problème. Google n’est pas devenu Internet, Microsoft non plus etc … il y a juste un glissement de valeur ajoutée dans informatique .
    Pour faire simple :
    Machine en 1980 avec IBM,
    OS en 1990 avec Microsoft,
    Recherche web en 2000 avec Google
    Social en 2010 avec Facebook
    mais ça demanderait un article entier pour m’expliquer ^_^

  3. Loïc dit :

    Tout d’abord bonne année 2011 !
    100% d’accord avec cet article.
    Une autre fonction toute bête qui serait très utile : pouvoir éditer ses messages. D’autant plus que Facebook coupe les messages et descriptions de liens lorsque ceux-ci sont trop longs.
    Un exemple tout bête sur notre page Facebook en anglais, la description d’un lien a été coupé au mauvais endroit et la dernière phrase est la suivante : ‘Many shops and department stores sell fuk’ -_-‘

  4. Guillaume dit :

    Re…
    Concernant Microsoft, on voit bien les difficultés à sortir d’un monde fermé, justement… (je parle des applications hors web)
    La différence (selon moi) entre Facebook & Google est que Google est malgré tout « un » outil permettant d’être plus visible sur le web.
    Malgré les « dérives » liées notamment aux adwords, il reste dans un univers ouvert, et on peut très bien optimiser ses sites pour bing, yahoo, ou bientôt blekko (?).
    On peut exister (certes avec moins de visibilité) si google nous supprime de son index, car on a toujours notre propre site avec notre propre base et nos propres utilisateurs.
    Mais si tout est sur Facebook et que Facebook décide de nous supprimer de son index…

    effectivement, c’est un débat passionnant 😉

  5. bgaillat dit :

    Tu as tout a fait raison sur la propriété des données … c’est un vrai point faible de Facebook comparé à Google.
    Google a de plus une réelle approche B2B (imparfaite certes) contrairement à Facebook

  6. R.Kueny dit :

    Pour Kiabi, est ce sûr qu’ils n’ont pas été prévenus avant ? Je trouve ça vraiment trop gros sinon. De plus, ils n’avaient effectivement pas observé le réglement facebook…

  7. Jérémie Pottier (DoYouBuzz) dit :

    Salut Benoît,

    Super billet, merci pour ton analyse. C’est vrai que Facebook est en perpétuelle évolution et peut causer du tort à certains business qui se basent énormément dessus. Cependant, de mon point de vue (pour ce qui s’est passé sur DoYouBuzz en tout cas) ce genre de virages fait aussi partie du jeu et c’est sûrement un mal nécessaire pour que Facebook continue d’évoluer. Ils sont clairement dans une approche de développement itérative : ils imaginent l’avenir au fur et à mesure et pour l’instant ça marche plutôt bien.

    En ce qui concerne DoYouBuzz, c’est vrai que nous avons passé du temps sur l’application Facebook et nous regrettons évidemment la suppression des onglets : c’était un moyen subtil et pourtant efficace de diffuser son CV auprès de son réseau perso. Ça collait bien à notre vision, mais ça allait à l’encontre de celle de Facebook qui voulait réorganiser ses profils et les moyens de communications entre les utilisateurs. Cette suppression n’a pas causé de tort direct à DoYouBuzz en terme business ou marketing, elle a surtout causé du tort aux utilisateurs de DYB qui utilisaient leur onglet CV.

  8. Emarketing.fr dit :

    @R.Kueny : Selon la community manager de Kiabi, Facebook les a prévenu en même temps qu’ils désactivaient la page. Donc pas trop le temps de corriger le tir avant…
    Pour lire toutes les explications de la community manager de Kiabi (commentaire publié sur le site Emarketing.fr) : http://www.e-marketing.fr/Breves/Avant-de-jouer-il-faut-connaitre-les-regles-36876.htm#Commentaire10227.
    Cordialement,
    Xavier, community manager Emarketing.fr

  9. bgaillat dit :

    Merci pour ton retour Jérémie,
    En effet pour Doyoubuzz les dégâts sont apparemment limités, ce qui n’empêche pas la démarche de Facebook d’être trop cavalière pour instaurer des relations B2B sur le long terme. Pour Kiabi le cas est bien plus grave, comme pour le journal du centre …

  10. bgaillat dit :

    Merci pour le lien Xavier, très intéressant ce retour. je me permet juste de citer ici les raisons de la fermeture du compte Kiabi :

    [citation de Audrey community manager Kiabi]
    La raison de cette suppression nous est transférée par une personne de facebook France le 29 décembre :
    «We reviewed the Page and there is a promotion on the Wall announcing winners of a competition which is against our ToS”
    (Vous ne pouvez pas d’après les règles promotionnelles de facebook : avertir les gagnants d’un jeu concours par l’intermédiaire de Facebook, comme dans des messages, la fonction de discussion instantanée ou des publications sur des profils ou des pages Facebook.)
    [/fin de citation]

  11. R.Kueny dit :

    Au temps pour moi du coup. C’est tout de même très bizarre cette affaire…

    Et je plussoie l’article pour l’espoir d’un facebook plus professionnel ! (et une api moins changeante 🙂

  12. Christophe dit :

    Sur le plan du e-commerce, Facebook est encore très décevant en terme de fonctionnalités.
    Les rares modules disponibles ne permettent pas, par exemple, de beaucoup toucher à l’ergonomie de la boutique créée dans un onglet. Pour qui gérons les e-commerce de belles marques, difficile des les utiliser pour le moment.
    Et si l’on développe soi-même des fiches produit dans un onglet, on est alors tributaire des nombreux changements de Facebook très bien exposés dans l’article.

  13. bgaillat dit :

    En effet, pour moi la priorité de Facebook est de créer de la confiance avec les marques e-commerce pour qu’elles développent des solutions innovantes sur Facebook, on en est pas là pour le moment malheureusement …

  14. xavier909c dit :

    Nous sommes nous aussi, 909c, petite agence spécialisée sur la plateforme, confrontés aux évolutions techniques, fonctionnels, légales, graphiques assez fréquentes sur la plateforme depuis 1 an.
    Cependant on s’aperçoit que la communication de fB s’améliore autour de ces modifications, avec une roadmap, des conf, et des interlocuteurs disponibles.

    En effet, les règles de promotion ne sont pas toujours très claires, mais au final, elles sont assez simples à comprendre : pas de jeu-concours sur le Mur, obligation de faire valider l’email de l’utilisateur pour le contacter s’il gagne, pas de post sur le Mur sans passer par la pop-in qui va bien, pas d’incitations au spam,… Tout ceci va dans le sens de l’utilisateur, et protège, à mon sens, la plateforme d’une pagaille incontrolable, vu le nombre d’utilisateurs et de développeurs.

    D’où la vérification des admin des fanpages (cf. le journal du Nord), d’où la fermeture de Kiabi qui ne respectait pas des règles anciennes de plusieurs mois, d’où l’interdiction de créer des onglets sur les profils perso (le profil perso c’est pour les personnes physiques, la fanpage, c’est pour les personnes morales), prévue depuis le mois d’août.

    A mon sens le plus gros soucis aujourd’hui n’est pas la stabilité de la plateforme, autour de laquelle de gros efforts sont faits actuellement et seront faits en 2011, mais plutôt justement la suppression de toutes les applications qui ne respectent pas ces règles, et sous lesquelles facebook plient, car trop nombreuses. Aujourd’hui, la plupart de nos clients préféreraient prendre le risque d’avoir une appli non-conforme et de voir leur page fermée, mais de faire un x4 sur leur nombre de fans, plutôt que de rester dans les règles avec une appli « légale ».

    Le cas Kiabi fait du bien à tout le monde, et puis ils ont quand même gagné 40Kfans avec cette histoire 🙂

  15. […] et Facebook ressemble plus à « Je t’aime moi non plus »  :  Une plateforme pas forcément optimisée, des temps de chargement assez long, peu de confiance etc…Bien sûr tout ne peut […]

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Interview des agrégateurs de Deals

par Romain Boyer - Il y a 6 ans

Le marché du Deal / Social Commerce est en plein boom, les sites de deal, plus ou moins spécialisés, foisonnent et on a du mal à savoir ou donner de l’artère comme disait l’autre.

A ce besoin émergent répondent des acteurs comme TuttoDeal, AllCityBon, ou OhMyDeal. Je vous propose ici trois interviews exclusives pour découvrir la vision de ces acteurs désormais incontournables.

Sommaire

– La vision de TuttoDeal.com

– La vision de OhMyDeal.fr

– La vision de AllCityBon.fr

– Conclusion

La vision de TuttoDeal.com

Interview de Guillaume SZTEJNBERG, fondateur de Tuttodeal.com

D’où vient l’idée de TuttoDeal ?

Toujours à la recherche de bons plans, j’ai tout de suite été fan du concept des sites d’achats groupés. Au bout de plusieurs mois, le nombre de sites proposant ce type d’offres a vite augmenté et il devenait difficile de s’y retrouver. C’est à ce moment, que j’ai eu l’idée de créer www.Tuttodeal.com qui est un agrégateur de deals et bons plans.

Le décollage est-il à la hauteur de vos espérances ? Pouvez-vous nous communiquer quelques chiffres ?

Oui le concept plaît beaucoup. Nous arrivons à garder une croissance de +80% de visiteurs par mois sur www.tuttodeal.com depuis le lancement du site. L’évolution du secteur du Daily Deal penche également en notre faveur. Le nombre de sites proposant des deals ne cesse d’augmenter et passer par un agrégateur devient de plus en plus évident. C’est également un bon moyen de trouver une idée pour un cadeau de dernières minutes ou de faire plaisir à un proche qui n’habite pas dans la même ville que soi. A l’approche de noël, nous ressentons cela avec une augmentation significative de nos ventes.

De combien de personnes et comment se compose l’équipe ?

Nous sommes 3 personnes aujourd’hui chez TuttoDeal. Deux personnes travaillent sur le développement du site, de mon côté je gère les relations avec nos partenaires.

Comment votre concept a-t-il été accueilli par les acteurs du marché ?

Très bien. Nous apportons un trafic qualifié à des gros acteurs comme Groupon ou KGB Deals. Pour des nouveaux entrants sur le secteur comme Everybodeal ou ShérifDeal nous leurs permettons de bénéficier rapidement d’une large communauté de fans du concept et de faire décoller leurs ventes.

Comment communiquez-vous sur votre concept ? Quels sont vos leviers de communication ?

Aujourd’hui nous communiquons principalement via notre Page Facebook (http://www.facebook.com/pages/TuttoDeal/142764599069066) qui compte plus de 1300 membres et où nous sélectionnons deux fois par jour l’offre qui nous semble la plus intéressante. Le bouche à oreille à par ailleurs très bien marché lors du lancement du site.

Qu’est-ce qui fera le succès de Tuttodeal demain ?

Deux points majeurs selon moi. D’une part comme dit précédemment que le nombre de sites de deals continue à augmenter et qu’il est de plus en plus compliqué pour un internaute de s’y retrouver. Deuxième point la simplicité d’utilisation : de nouvelles fonctionnalités arriveront sur TuttoDeal mais il faut absolument que cela ne se fasse pas au détriment de la simplicité.
Notre but : que www.tuttodeal.com devienne l’Opodo ou le Kelkoo de l’achat groupé.

Pour vous, qu’est-ce qui fait le succès d’un site de commerce social par rapport à un autre ? N’y en a-t-il pas trop aujourd’hui ?

Je pense que la différence se fera sur la qualité des offres proposées. C’est d’ailleurs une des principales problématiques aujourd’hui à laquelle sont confrontés l’ensemble des acteurs. Parce qu’il faut bien voir que les sites d’achats groupés proposent d’énormes réductions, c’est un fait. Mais avoir -80% sur un restaurant de piètre qualité n’intéresse personne.

Effectivement, il y a beaucoup de sites aujourd’hui. Mais comme dans le secteur de la vente-privée, ils arriveront selon moi à en vivre. J’imagine également qu’en 2011 nous assisterons à différents rachats ou regroupements dans ce secteur.

Les sites de ventes groupées ne se spécialisent-t-ils pas trop avec des restoprive.com & consorts ?

C’est pour moi une évolution logique. En Allemagne certains sites se sont spécialisés en ne proposant que des deals bio par exemple. Concernant Restoprivé, le concept est vraiment bon et à toutes les chances de réussir. D’une part il ne cible que le haut de gamme et très haut de gamme (cf question ci-dessus), d’autre part ce sont les restaurateurs qui ont le plus de mal à se différencier de leurs concurrents et à avoir une communication efficace qui leur permette de gagner de nouveaux clients. Restoprivé.com répond à ces problématiques parfaitement en théorie en tout cas.

Quel est l’avenir du commerce social ?

La simplicité. Beaucoup de nouveaux services se créent dernièrement mais au niveau de la facilité d’utilisation je trouve qu’il y a encore des améliorations à faire.

Merci Guillaume – http://www.tuttodeal.com/

La vision de OhMyDeal.fr

Jonathan BESNAÏNOU - Fondateur OhMyDeal.fr

D’où vient l’idée de OhMyDeal ?

Bonjour à tous, à la lecture du marché US au début de l’année 2010, l’idée initiale était de monter un acteur de l’achat groupé en France, voire en Europe. Rapidement, Citydeal (ou MyCitydeal selon les pays d’Europe) a capté l’essentiel du marché de masse à travers une communication agressive réalisée au travers de puissants moyens financiers. De plus, de nombreux acteurs se sont mis en place (bon-privé.com, Dealissime, Skoopon, etc) nous faisant réaliser que la copie conforme du concept ne serait pas forcément la solution gagnante. Nous sommes en avril 2010, un acteur allemand de l’agrégation émerge (Couponteria.de), la France compte six acteurs et aucun agrégateur; nous décidons de nous repositionner en tant que premier entrant sur ce marché. Le site est mis en ligne le 15 juin, et suite à un joli buzz facebook, récolte plus de 5K visiteurs lors des trois premiers jours.

Le décollage est-il à la hauteur de vos espérances ? Pouvez-vous nous communiquer quelques chiffres ?

Le concept a été bien recu par les consommateurs qui ressentent bien l’utilité du produit, à savoir retrouver l’ensemble des offres de leur ville sur une seule plate-forme et via une newsletter, avec la possibilité de les filtrer selon leur localisation, leur prix et la catégorie. Nous travaillons aujourd’hui avec plus de 15 sites d’achat groupé (plusieurs sont encore en attente d’intégration) et proposons plus de 120 offres par jour dans les cinq villes ou nous sommes présents (Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux, Toulouse). Nous sommes devenus une source substantielle de trafic pour nos partrenaires puisque nous envoyons aux meilleurs acteurs près de 4000 clics et 250 ventes par mois; des chiffres en croissance mois après mois.

Comment votre concept a-t-il été accueilli par les acteurs du marché ?

Ohmydeal a voulu travailler main dans la main avec l’ensemble des partenaires; nous les avons intégré à toutes les étapes de l’évolution de la société, allant même jusqu’à prendre leurs retours sur l’ergonomie de notre plate-forme et la facon de les mettre en avant en amont du lancement. Aujourd’hui nous entretenons d’excellentes relations avec l’ensemble des acteurs du marché car notre positionnement a toujours été transparent à leur égard: nous sommes pour eux un outil de communication, une source de trafic massif et de qualité, car particulièrement ciblé. De plus, du fait de notre position centrale sur le marché de l’achat groupé et de la qualité des informations que nous recueillons, nos partenaires n’hésitent pas à nous solliciter pour échanger sur le secteur et affiner leur stratégie.

Comment communiquez-vous sur votre concept ? Quels sont vos leviers de communication ?

Les leviers de communication sont aujourd’hui ceux qui nous permettent d’acquérir du trafic à moindre coût:

* Réseaux sociaux: via Facebook (http://www.facebook.com/#!/ohmydeal) et notre compte twitter (twitter.com/ohmydeal_fr), nous communiquons sur le deal du jour choisi chez nos meilleurs partenaires en fonction de l’appétit des consommateurs et de l’originalité de l’offre
* Un solide travail de relations presse: nous avons eu la chance d’être invité par Marc Simoncini pour l’émission il@b sur I>télé dont je vous invite d’ailleurs à découvrir la vidéo (http://www.youtube.com/watch?v=d7VS6nYNueY) et Techcrunch France nous a décrits dès le mois de juillet comme le soon-to-be Kelkoo de l’achat groupé (http://fr.techcrunch.com/2010/07/23/ohmydeal-veut-devenir-le-kelkoo-des-offres-dachat-groupe/)
* Affiliation: aujourd’hui en phase de test avec quelques sites, l’affiliation à travers le partage de revenus est l’un des leviers d’acquisition clés de notre stratégie
* Tests sur canaux payants: Google Adwords, Facebook Ads, emailing sont des canaux que nous négligeons pas et sur lesquels nous affinons jour après jour notre stratégie pour optimiser les dépenses

Qu’est-ce qui fera le succès de OhMyDeal demain ?

Ohmydeal est un business de volume; il faudra acquérir du trafic massif rapidement et pouvoir bien exécuter pour étendre le concept intelligemment, afin de devenir incontournable sur le marché. Nous avons préféré être à l’écoute de nos consommateurs sur quelques villes pendant un long moment afin d’adapter le produit et de pouvoir bénéficier d’une croissance saine.

Pour vous, qu’est-ce qui fait le succès d’un site de commerce social par rapport à un autre ? N’y en a-t-il pas trop aujourd’hui ?

Sans prétendre être en mesure de juger la qualité de nos partenaires, il existe selon moi plusieurs facteurs qui entrent en compte dans leur succès. En vrac: la qualité des offres, la définition de la cible et la qualité de la clientèle, le SAV, la relation avec les commerces. En un mot, apporter de la valeur côté consommateurs et coté commerces, doublé d’une stratégie de communication cohérente et efficace.
Etant donné la faible barrière à l’entrée et le modèle économique vertueux des sites d’achat groupé, ils ont fleuri rapidement et sont aujourd’hui près d’une vingtaine en France. Je ne pense pas que ce chiffre soit capé car les commerces sont aujourd’hui à la demande de ce type de « marketing »; nous-mêmes sur Ohmydeal, nous sommes contactés par de nombreux commerces désireux de faire apparaître leurs offres directement sur notre plate-forme. C’est plutôt du côté consommateurs qu’il faut s’interroger sur la raison d’être de l’ensemble des acteurs: vont-ils être tous capables de capter une masse critique afin de réaliser du volume ? En France, la culture du couponing est moins forte qu’aux US; là-bas, il y a plus de 120 acteurs tous justifiés par une population culturellement friande de ce type d’offres.

Les sites de ventes groupées ne se spécialisent-t-ils pas trop avec des restoprive.com & consorts ?

Les niches sont les évolutions naturelles des sites d’achat groupé; 2heuresavant.com, l’un de nos partenaires exclusifs s’est lancé rapidement sur le spectacle, Restoprivé en effet a profité des synergies avec Restopolitan pour se lancer sur les restaurants, Dealeshop propose du tout ecommerce. Ces sites ont su être malins et se positionner différemment des pure players, ils rencontrent aujourd’hui leur audience car celle-ci est bien ciblée. Ils perdent en diversité et en richesse de contenu mais créent une relation privilégiée avec toute une catégorie de commerces, ce qui ne peut leur être que profitable.

Quel est l’avenir du commerce social ?

Aucune certitude bien sûr, mais des enjeux: la place de Facebook sur le ecommerce (voir Booskets.com), le réel impact de la recommandation sociale, l’imbrication entre commerce social et mobile, et toute la problématique web-to-shop qui est au centre de la réflexioin du marché de l’achat groupé.

Merci Jonathan – http://www.ohmydeal.fr

La vision de AllCityBon.fr

D’où vient l’idée du AllCityBon ? on se doute un peu, mais la démarche d’esprit est intéressante à suivre

Des sites de deals ont commencé à ouvrir au début de l’année 2010, j’ai trouvé le principe intéressant et je suivais quotidiennement ces sites pour voir les offres proposées. En avril il y avait 4-5 sites proposant ce type d’offres, il fallait donc tous les parcourir pour voir les différentes offres disponibles. Pour gagner du temps j’ai cherché un site unique qui référençait toutes les offres. N’ayant rien trouvé de tel je me suis dit que si ce genre de site pouvait m’intéresser, il en serait de même pour d’autres internautes. C’est ainsi que l’idée d’AllCityBon est née et que AllCityBon est arrivé sur la toile fin Avril 2010.
Au départ il y avait juste le référencement de quelques sites de deals, aujourd’hui une quinzaine est référencée sur AllCityBon.
Aujourd’hui l’objectif est plutot de faire évoluer AllCityBon pour devenir une plateforme de référence autour des deals, offrant toutes les fonctionnalités dans le but d’aider l’internaute (Gestion des deals avec rappel de la date limite, revente de deals, alerte sur la fin des deals, …)

Le décollage est-il à la hauteur de vos espérances ? Pouvez-vous nous communiquer quelques chiffres ?

Au lancement du site je n’avais pas d’objectif précis, c’était plutôt j’ouvre le site et je vois si le concept plaît aux internautes. Après quelques mois d’existence je suis à quelques milliers de visites par jour donc pour moi j’ai réussi mon pari : concevoir un site clair et facile d’utilisation! La plus belle preuve: les utilisateurs reviennent.

De combien de personnes et comment se compose l’équipe ?

Je suis actuellement tout seul sur le projet, je m’occupe du côté technique et des relations avec les partenaires. Vu la réussite actuelle, je songe à agrandire l’équipe dans le futur pour renforcer mon évolution.

Comment votre concept a-t-il été accueilli par les acteurs du marché ?

Je suis en contact avec la plupart de mes partenaires, ils m’ont confirmé leur intérêt pour AllCityBon qui apportent chaque jour des nouveaux utilisateurs et des ventes, et ceci aussi bien pour les gros acteurs du marché que pour les plus nouveaux.

Comment communiquez-vous sur votre concept ? Quels sont vos leviers de communication ?

La communication se fait surtout par internet et le bouche à oreille.

Qu’est-ce qui fera le succès de AllCityBon demain ?

Pour moi une part du succès est déjà atteinte car le concept séduit et attire de nouveaux utilisateurs chaque jour, il faut maintenant ne pas s’essouffler et réussir à conserver une place de premier plan dans le monde du deal.
La réussite tient aussi dans la différenciation par rapport à la concurrence, sur ce point AllCityBon est la référence car il apporte de nombreuses fonctionnalités qui ne sont pas présentes ailleurs comme la gestion et la revente des deals. De nombreuses fonctionnalités vont encore voir le jour dans les mois à venir pour aider encore plus l’internaute et l’aider dans recherche des deals.

Pour vous, qu’est-ce qui fait le succès d’un site de commerce social par rapport à un autre ? N’y en a-t-il pas trop aujourd’hui ?

La qualité et le renouvellement des offres me semble un point important pour la réussite des sites de commerce social.
L’intérêt d’un agrégateur est surtout présent quand beaucoup d’acteurs sont sur le marché. Actuellement je pense qu’une quinzaine de sites de deal en France est un chiffre cohérent même si certains vont sans doute disparaître.

Les sites de ventes groupées ne se spécialisent-t-ils pas trop avec des restoprive.com & consorts ?

Justement je pense qu’il faut que certains sites se spécialisent pour se différencier des autres. Un des buts d’AllCityBon est justement de permettre aux niveaux arrivants, spécialisés ou non d’arriver avec une base de clients et donc de faciliter leur démarrage.

Quel est l’avenir du commerce social ?

Dur à dire, actuellement le concept est assez nouveau donc les consommateurs et les établissements sont attirés pour le tester. Si le retour pour les prestataires est positif, ce type de site devrait continuer à exister.
En tout cas le potentiel de « nouvelles expériences » reste énorme et le deal reste à ce jour le meilleurs moyen de tester de nouvelles choses, donc je lui prédis un bel avenir.
Merci Fabien – AllCityBon.fr

Conclusion

On voit que les quelques agrégateurs que nous avons interviewés ici se sont créés de façon tout à fait naturelle, puisqu’un besoin s’est créé et ils y ont simplement répondu.

Peu communiquent les chiffres car c’est le tout début du business mais il y a fort à parier qu’ils vont connaître une évolution importante dans les prochains mois.

Se faire connaître semble rester la principale problématique avec des moyens limités, l’évolution n’est donc pas aussi rapide qu’elle pourrait mais cela va être rattrapé dans les prochains mois encore une fois à mon avis.

Pour ceux qui apprécient le Commerce Social, et qui ont envie d’aller plus au coeur du sujet, il est à noter que j’ai ouvert hier un nouveau blog dédié au commerce social, sur http://www.CommerceSocial.net. A vos flux RSS !

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

5 Commentaires

5 réponses à “Interview des agrégateurs de Deals”

  1. Romain Boyer dit :

    Bon, j’ai fait mon premier achat via un agrégateur et je suis plutôt content de moi en fait. Je n’aurais jamais pensé acheter mon permis bateau via un site de deals. 🙂

  2. bgaillat dit :

    tu aurais pu faire des ancres dans ton menu 🙂

  3. Massage Crazy dit :

    Excellent article pour découvrir les différentes ambitions des agrégateurs de deals. Nous venons d’ouvrir notre agrégateur de deal, qui vise un public féminin. Il s’agit de « Pour toi mon amour » http://www.pourtoimonamour.com . Je vous invite à le découvrir et à donner un feedback si vous le voulez bien. Merci

  4. CM dit :

    Intéressant article, qu’il serait bon d’actualiser car depuis de nouveaux acteurs ont émergé comme http://www.123deal.fr

  5. Deal Maroc dit :

    trois concurrents qui ont la même vision et la même stratégie, merci pour l’article.

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Amazon acquiert LivingSocial, eBay acquiert Milo.com, quelles stratégies ?

par Romain Boyer - Il y a 6 ans

C’est le grand merkato en ce moment ; Les grands acteurs mondiaux du Web se positionnent pour être dans le coup au niveau du social qui a la vente en poupe.

Lorsque Google parle d’acquérir Groupon, tout le monde se pose des questions, car mis à part Boutiques.com, Google n’est pas vraiment un leader du e-commerce.

Là-dessus, Amazon, qui multiplie les initiatives en ce moment, pouvait-il vraiment ignorer la montée en puissance du commerce social ? Elle s’empare pour 175 millions de dollars de la deuxième figure du commerce social aux states : LivingSocial.

Et de confirmer que le commerce social est stratégiquement LE nouveau marché à exploiter, la machine à cash comme en parle un des membres du board et VC.

Comment Amazon va-t-il exploiter ce filon ?

Amazon, le e-commerce de A à Z

Amazon dispose d’une importante marketplace avec les catalogues de centaines de marchands, ce qui lui confère un important viviers de produits à proposer.

Amazon a toute la crédibilité, la visibilité et la maturité et le portefeuille client qu’il faut pour créer d’office un concurrent plus que sérieux à Groupon / Google.

Je soupçonne d’ailleurs Google de s’être positionné sur Groupon après avoir eu vent de la transaction qui allait s’opérer du côté d’Amazon, en front duquel se positionne de plus en plus Google (checkout, boutiques.com, Google Shopping, Groupon, et demain ?)

Gageons qu’Amazon saura trouver les bonnes passerelles entre son site/marketplace et son nouveau joujou.

Assurément l’opportunité pour Amazon de s’implanter localement également.

eBay achète local, lui aussi

eBay rachète milo.com apprend-on aussi ce matin, avec l’acquisition pour 75 millions de dollars environ d’un comparateur de prix californien, Milo.com, qui ambitionne de rapprocher les boutiques physiques du web en leur fournissant des outils. L’ambition d’eBay : permettre à ses partenaires marchands (physiques) une meilleure gestion de leurs stocks. Un des objectifs de Milo.com : permettre à tout un chacun d’aller en ligne voir chez quelle boutique se trouve le produit souhaité, à quel prix, et s’il est disponible. Avec 50.000 boutiques aux Etats-Unis, cet acteur est bien implanté, la reconnaissance d’eBay partout dans le monde devrait permettre une extension internationale très rapide à cet outil qui a un potentiel très important.

Cette news est probablement beaucoup plus important qu’on ne l’imagine aujourd’hui, c’est la première possibilité importante d’ouverture de centaines de milliers de petites boutiques vers le Web.

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

3 Commentaires

3 réponses à “Amazon acquiert LivingSocial, eBay acquiert Milo.com, quelles stratégies ?”

  1. Salut Romain,

    Je suis bien d’accord, la news est passée un peu inaperçue, le monde n’attendant que Groupon/ Google, mais aussi bien le concept Milo que le rachat par eBay sont à méditer !

    Je phosphore actuellement sur le sujet des passerelles à faire entre retail et internet et faudrait qu’on en parle !

  2. bgaillat dit :

    Je n’ai pas testé Milo mais dans google shopping on peut charger un catalogue sans forcément avoir de boutique e-commerce il me semble. Est-ce le même concept ?
    @ Michel : a ce niveau là (passerelle retail/e-commerce) ne penses tu pas que les logiciels classiques de gestion de boutiques retail puissent jouer un rôle ? ils ont toutes les infos en local, il ne manque « qu’a » structurer ça sur un cloud par exemple mais j’ai l’impression que ces sociétés sont très 1.0 …

  3. Romain BOYER dit :

    Salut Michel,

    ravi de te retrouver ici 😉 bien des initiatives se sont faites sans succès, le premier qui arrive à rapprocher réellement les stocks des commerçants physiques vers le Web a de l’avenir !

    L’initiative http://tousenville.com/ mérite également d’être soulignée, je suis cela de près ; les commerçants qui se regroupent ainsi avec des sites localisés ont de l’avenir je pense.

    Salut Benoît,

    Je ne suis pas sûr que les logiciels classiques puissent jouer un rôle car ils sont souvent peu standards quand ils existent et évoluent peu, il y a une grosse part d’évangélisation et d’éducation de marché ; les initiatives comme tousenville permettent justement le bouche à oreille, l’émulation entre commerçants, etc. tandis qu’Ebay est tellement connu qu’il est la première passerelle naturelle.

    Je ne vois pas actuellement de bonne solution permettant de retrouver des rue-montgallet.com sur toutes les boutiques de France, mais on a ici des amorces.

    Le passage des boutiques sur le Web passe par l’incitation (fort intérêt perçu ou possible désintérêt perçu de n’y être) et l’émulation (entre pairs).

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Groupon, un modèle à 6 milliards qui a ses limites ?

par Romain Boyer - Il y a 6 ans

Groupon est très souvent encensé, suivi, copié (bon-prive.com, kgbdeals.fr, letrader.fr) en ce moment, et pour cause ! L’annonce a fait l’effet d’une bombe de minimoys, celle qui picote : Groupon devrait atteindre le milliard de dollar de CA plus vite que Google en son temps d’après Morgan Stanley !

Deuxième bombe de minimoys, tenez-vous bien : Groupon devrait être racheté 6 milliards de dollars par Google (les rumeurs disaient 2.5Mds hier, attention, selon le NYTimes, rien n’est définitivement conclu)

Petit rappel pour ceux du fond, Groupon est un site qui propose de l’achat groupé, avec quelques offres par jour et de grosses réductions dûes aux quantités vendues.

Le fondateur, Andrew Mason, a 29 ans, ce qui n’est pas sans rappeler le succès d’un autre phénomène qui fait dans le social sur la toile.

Alors, Groupon a-t-il un modèle économique intéressant ? Le social commerce a-t-il un avenir et est-ce l’avenir du e-commerce ? Enquête sur ce modèle émergent et ses dérives.

Un succès fulgurant

Citydeal lance en février 2010 un site Internet sur le modèle de Groupon, croît rapidement et est très vite racheté, en mai 2010, par Groupon. Groupon Citydeal a ainsi repris la charte US fin octobre pour s’intégrer pleinement au groupe. On ne peut qu’imaginer que l’appellation Citydeal disparaîtra bientôt pour laisser place à un « Groupon France » qui sera bien plus clinquant.

Je voudrais tout d’abord souligner l’évolution du service, qui montre le succès fulgurant du social commerce en France comme ailleurs :

Evolution des sites Groupon.fr et KGBDeals.fr, son principal concurrent, ces derniers mois

Un succès également confirmé par le nombre d’annonces d’emploi proposé par le groupe, une quarantaine d’annonces trouvées en un clic via Jobijoba.

Ce qui m’a vraiment choqué, c’est le succès des ventes.

Si les premières ventes parisiennes faisaient moins d’une centaine à quelques centaines d’achats par prestation proposée, ce qui était déjà beaucoup ; les dernières représentent plusieurs milliers d’achat par prestation proposée !

Top deals de Groupon.fr

Quelles limites ?

Nous ne pouvons être que ravis pour Groupon qui fait ainsi un très bon chiffre d’affaires. Cela dit, une limite importante à ce système paraît :

Il y a 1719 personnes à caser dans le restaurant à suhis, qui pensait là se faire un peu de publicité. Si le responsable du restaurant n’a pas l’air mécontent de l’opération au téléphone, il ne souhaite pas faire trop de commentaires, je n’ai pas eu l’occasion de lui poser les questions qui fâchent.

Plusieurs problématiques apparaissent : quelle va être la qualité du service proposé, est-ce que l’ensemble des clients vont trouver des dates qui les arrangent ? s’ils viennent directement, vont-ils trouver table disponible ? ou va-t-il finalement falloir attendre, revenir et repousser, jusqu’à peut-être faire passer la date de péremption du bon (qui sera sans doute repoussée sans problème) ?

Par ailleurs, pour la direction du restaurant, cet afflux va à l’encontre de la marge, et le taux de marge du restaurant devrait être affecté de beaucoup. Il faut savoir que 10% à 50% du montant de la vente est conservé par Groupon. Il y a un vrai calcul à faire sur ce sujet pour les participants aux opérations pour voir si au delà d’une certaine quantité, cela ne risque pas de poser un réel problème à leur business.

Ainsi, 40% des marchands partenaires de Groupon US déclarent ne pas souhaiter réitérer l’expérience d’après l’Université texane de Rice.

Mais si l’on arrive à gérer l’afflux, une bonne opération ?

Succès impressionnant sur certaines offres

Si l’on a la logistique qui permet de gérer un tel afflux de clients, l’opération est très bonne, en témoigne le résultat de ce « deal national », 11236 Livres photo vendus, c’est assurément un grand succès pour cette opération, qui si elle rogne de beaucoup sur ses marges, permet de faire connaître le produit, la marque, de prouver que les acteurs de ce marché se font beaucoup de marge, et ce à un grand nombre de clients qui sont inscrits aux newsletters, ou qui vont directement sur le site, etc. Et ce à moindres frais.

Cela dit, avec autant de réduction + la commission allant jusqu’à 50% déduite, peut-on encore dire que l’on fait une opération fructueuse ? Je suis même curieux de savoir si certains ne font pas de la vente à perte.

Quels concurrents ?

Au niveau de la concurrence, on ne voit que des acteurs mineurs en France, KGB Deals semble  le mieux positionné sur l’exact même modèle.

Sur le marché international, un comparateur de bonnes offres pourrait faire son trou : yipit.com

Tandis qu’en France, ce sont certainement les ventes privées qui ont quelques soucis à se faire, même si les offres sur ce genre de site de « deals » sont moins complètes.

Conclusion

Si Groupon a un succès indéniable et une capacité de progression importante, je pense que ce modèle social présente quelques limites et risque de nuire à la qualité de l’offre. Groupon écrase clairement ses concurrents avec une puissance marketing importante, et se soucie peu de la rentabilité de ses partenaires et de la qualité de service produite derrière.

Toutefois, si l’on est conscient de ces aspects, on peut effectivement profiter de très bons plans via ce nouveau système de deals. Et les bon-prive.com et consorts ne peuvent que profiter de cette manne et de ce nouvel intérêt qui est en train de se créer pour le E-Commerce Social (appelé Social Commerce)

Info du jour (01/12) : Groupon lance Groupon Stores

Groupon permet désormais aux US à tout un chacun de lancer ses deals. http://www.groupon.com/learn. Ceci va permettre de proposer (beaucoup) plus de deals.

Source : NYT

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

16 Commentaires

16 réponses à “Groupon, un modèle à 6 milliards qui a ses limites ?”

  1. bgaillat dit :

    Très bon article Romain !
    Je trouve le business model très similaire à Vente-privée. C’est à mon avis eux qui ont le plus à s’en faire pour le moment. 6 milliards d’euros ça en ferait la plus grosse acquisition de Google non ?

  2. Romain BOYER dit :

    oui, ce serait la plus grosse acquisition.
    Je pense qu’il y a de la place pour les deux mais effectivement, on est sur de la vente massive à prix réduit, mais vente privée est plus sur les produits textiles, déco ou autre et Groupon sur les services et sur des produits uniques (fauteuil club,…)..

  3. jonathan dit :

    analyse intéressante !
    Les limites évoquées me font penser aux succès des coffrets cadeaux il y a quelques années (smartbox, wonderbox) qui ont générées les mêmes limites.

    Pour Vente Privée, ils n’ont pas tardé à réagir, ils ont récemment lancé les rosedeals (je n’ai pas la date précise). La semaine dernière, c’était un bon quick de 12€ à acheter pour 6€… J’imagine qu’un tas d’acteurs de l’ecommerce vont tenter de s’engouffrer dans cette machine à cash… Affaire en cours!

  4. Romain Boyer dit :

    Merci pour ton retour intéressant Jonathan !

  5. Julien C dit :

    Fin septembre est sortie une étude hyper intéressante de de la Jesse H. Jones Graduate School of Business de Rice University sur le retour d’expérience des commerçants sur Groupon:
    http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=1696327

    Globalement, la conclusion est que Groupon marche bien pour les commerçants à coûts d’acquisition élevés et dont les services sont récurrents : typiquement, les spas, massages, coiffeurs, etc.
    Et beaucoup moins dans les cas contraires (restaurants, etc.). Ce qui correspond bien à la nature des deals qui sont proposés…

  6. Romain Boyer dit :

    Merci pour tes contributions ici et sur Capitaine Commerce Julien ; je citais cette étude dans cet article justement.

  7. Guillaume dit :

    Il existe également en France des agrégateurs comme Yipit. http://www.tuttodeal.com couvre la France et l’Italie sur ce sujet.

    Guillaume

  8. Romain Boyer dit :

    je ne connaissais pas ce site, merci Guillaume !

  9. Guillaume dit :

    Pas de quoi 🙂

    Si vous souhaitez plus d’info sur nous, n’hésitez pas à nous contacter. guillaume@tuttodeal.com

    Pour compléter votre article, les acteurs du monde de la vente privée commencent à réagir. Vente-privé et Club-privé ont ajouté depuis environ 1 mois une partie Deal à leur site.

    @ bientôt

    Guillaume

  10. Romain Boyer dit :

    Une interview sur info-ecommerce, ça vous dit ? mail@romain.biz 😉

  11. Vincent dit :

    Et les commerçants croient qu’un client qui paie une offre à -50% va ensuite payer le prix fort et devenir un client fidèle alors qu’il peut profiter à nouveau de -50% sur une autre offre équivalente !
    ils sont biens naifs et font le beurre de Groupon au détriment de leur marge et pour plusieurs mois.

  12. Blog Photo dit :

    Petite correction : Groupon a refusé la propositon de rachat de Google, même avec 6 milliards de $ posés sur la table !

  13. bgaillat dit :

    Oui j’avais vu passer l’info mais je ne l’ai pas précisé dans l’article. Apparemment ils sont partis sur une levée de fonds de 1 milliard d’euros …

  14. Romain BOYER dit :

    Effectivement, j’en parlais ici pour plus de précisions :
    http://www.commercesocial.net/groupon-leverait-950-millions-de-dollars-pourquoi

    et là concernant l’entrée en bourse qui explique la raison du refus de Groupon :
    http://www.commercesocial.net/groupon-entrerait-en-bourse-avec-une-valorisation-initiale-entre-15-et-20-milliards-de-dollars

  15. Pourquoi les sites de deals sont intéressants pour les e-marchants ? | Info-Ecommerce.fr dit :

    […] ayant utilisé Groupon, par exemple ici un cas assez grave ou le point de vue de Romain: Groupon, un modèle à 6 milliards qui a ses limites ? , et pourtant je pense que c’est un des meilleurs moyen pour les e-commerçants pour attirer […]

  16. Philip@magento dit :

    @vincent.

    C’est une mécanique statistique, rien de plus. Dans le tas, oui, il y en a qui reviendront payer le prix fort. Toute la question, c’est combien ? Mais si le marchand n’a pas vendu à perte la première fois (interdit, ça !), dans tous les cas, il est gagnant. La limite, c’est s’il a trop de demandes, et que ça lui occupe son planning à marge 0 pendant X temps, au détriment des clients ‘normaux’ qui du coup, risquent d’aller ailleurs.

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