Tag : rueducommerce

Rueducommerce est un site E-commerce fondé en avril 1999 par Gauthier Picquart et Patrick Jacquemin. Rueducommerce était uniquement un site de produits informatiques et d’électronique à ses débuts.
Aujourd’hui Rueducommerce propose une grande quantité de produits grâce à sa marketplace, véritable soutien en terme d’offre produit et lui permet de proposer en plus des produits Hi-tech de la mode , des produits pour l’automobile ou encore pour le jardin et le bricolage.
En 2012 Rueducommerce à été rachetée par une entreprise spécialisée dans les centres commerciaux : Altarea Cogedim


Bilan et tendances de la logistique connectée

par Frédéric Klotz - Il y a 2 ans

Déjà Janvier et voilà le moment de vous proposer un bilan de l’année qui vient de s’écouler, ainsi que quelques perspectives pour celle dans laquelle nous entrons.Stéphane Van Overstracten - CA Logistiques

Cette année, c’est Stéphane Van Overstracten, dirigeant du logisticien bordelais CA Logistiques (adossé en 2015 au Groupe Labatut) et fondateur d’Ecom Aquitaine, l’association des e-commerçants du Sud-Ouest, qui a accompagné la rédaction de cet exercice. Je vous encourage par ailleurs à lire sa récente tribune sur la « course à l’immédiateté » dans la logistique du e-commerce.

En 2015, le commerce connecté a continué à bien se porter, avec une croissance supérieure à 12%.

La revanche du retail :

Côté tendances, l’omnicanal est désormais la règle et le commerce physique est clairement revenu dans la course, après avoir été longtemps dépassé par les pure players. D’une part, chaque enseigne dispose aujourd’hui de son propre site de vente, mais les distributeurs avancent leurs pions. Après Auchan et Casino, c’est Carrefour qui, en 2015 s’est « offert » RueDuCommerce.

En dehors du géant Amazon, nombre des grands pure players souffrent de ce retour du retail dans la course, à l’image de l’ancienne gloire du e-commerce français Pixmania, dont la chute semble irrémédiable. Misant tout sur le service et l’omnicanalité, des acteurs traditionnels comme Darty ou Fnac ont clairement pris de l’avance en 2015.

« L’omnicanal est la norme » nous confie Stéphane Van Overstracten. Il ajoute : « Quand j’ai racheté l’entreprise en 2007, nous avons clairement pris le virage du e-commerce. Depuis, nous avons évidemment des clients pure players, mais de plus en plus d’acteurs du retail et même des demandes pour servir de base logistique pour la grande distribution ! ».

C’est également le modèle de marketplace qui a cette année sorti son épingle du jeu. Ce mode de commercialisation, désormais mûr, représente en moyenne près de 30% du CA des grands acteurs. Signe des temps, en 2015 Cdiscount a fermé son rayon textile mais recruté des chargés de compte pour sa place de marché.

Ce concept convient bien à une certaine frilosité ambiante, en particulier de la part des acteurs entrant sur le marché : le e-commerce étant devenu tellement concurrentiel, le seul moyen « d’exister » est soit de s’appuyer sur la notoriété d’autres en allant sur les places de marché, soit de jouer la carte de la prudence en travaillant en flux tendu ou en drop shipping, c’est à dire en n’ayant presque jamais de stock. Le responsable des opérations d’un acteur en très forte croissance sur la téléphonie mobile me confie que son entreprise « appuye son succès sur les deux concepts, en ne vendant que via les places de marchés et en fonctionnant en flux tendu ».

La proximité du consommateur, nouvel enjeu :

A force de restructurations et de plans de licenciement aussi infructueux les uns que les autres, le groupe bicentenaire Mory, acteur notoire du transport et de la logistique en France s’est éteint en 2015, victime, entre autres, de n’avoir pas pris le virage de la digitalisation et de la spécialisation qui s’impose au monde du transport.

colis du voisinC’est d’ailleurs cette digitalisation qui, mêlée au collaboratif, a vu l’émergence de nombreux nouveaux acteurs du transport. On ne compte plus les start up innovantes dans le secteur !

Evidemment, le côté coopératif est la base de ces concepts, mais il n’aurait pas d’intérêt sans le recours à de puissants algorithmes.

Ainsi, les particuliers sont sollicités pour recevoir un colis comme chez ColisduVoisin ou pour les livrer (crowdshipping) avec TousFacteurs ou Drivoo. Et si les coffres de voiture peuvent être rentabilisés comme le propose Dacopack, ils servent également de boîte aux lettres pour Amazon qui teste le concept avec Audi. Jwebi demande même l’assistance des voyageurs pour rapatrier un colis venu du bout du monde !

D’une manière générale, tout est fait pour se rapprocher du client, et les acteurs du transport jouent maintenant très clairement la carte de la proximité et du service. C’est le cas par exemple de Colibou qui vous livre entre 20h et minuit.

Jouant à fond cette carte « local », les consignes ont poussé comme des petits pains en 2015 dans les galeries commerciales, sur les parkings et mêmeAbricolis dans les lieux publics comme les gares.

Les acteurs ne manquent pas : il y a l’historique, Pickup Station (anciennement Cityssimo), le premier concurrent, Packcity et les petits nouveaux : Inpost et Amazon, qui teste le concept à Levallois.

Le projet Proxidrive veut lui, créer des « aires de livraison » avec parking intégré, et casier adapté au colis et même réfrigéré pour l’alimentaire !

Un concept encore plus proche du consommateur est en cours de test par Renz, celui de la boîte à colis intelligente directement implantée dans les immeubles.

Vous aviez choisi une livraison hors-domicile ? Et bien Relais Colis avec son nouveau service « Relais chez Vous » vous propose de la transformer en une classique livraison à domicile… Ou quand la promesse de personnalisation du service peut aller loin au point de vous faire changer de mode de livraison !

Enfin, pour le consommateur-vendeurs et donc expéditeur de colis, Ebay s’est associé à Mondial Relay pour proposer des stations de préparation de colis dans les relais. Tout un programme !

Plus de praticité, plus de facilité, plus de proximité, voilà donc ce que seront les crédos de 2016 pour les transporteurs !

Toujours plus vite :

Stéphane Van Overstracten l’admet : « les logisticiens n’ont plus d’autre choix que d’aller vite, quitte à être au détriment de leur image ». En effet, selon lui, la rapidité de la prestation a un pendant négatif, reproché à Amazon et selon lui généralisé : cette vitesse d’exécution et l’automatisation de plus en plus importante ont « appauvri le contenu des métiers de la logistique ».  En outre, « la gratuité des frais de port a progressivement convaincu salariés du secteur et consommateurs du fait que la logistique n’avait pas vraiment de valeur ».

Il faut dire que désormais, pour satisfaire un consommateur devenu très exigeant, il faut aller vite à tous les maillons de la chaîne logistique, de la validation de la commande sur le site jusqu’à la prise en mains effective du colis.

logo_colidayOn demande donc aux logisticiens d’expédier une commande du matin dans la journée : signe des temps, Amazon a eu recours à des robots à Noël pour accélérer ses cadences.

Bien entendu, les transporteurs ne sont pas en reste et se doivent eux aussi de livrer toujours plus vite (comme je vous l’expliquais il y a quelques mois ici). Le plus rapide étant dans les heures qui suivent dans les grandes agglomérations, avec des concepts comme Coliday, Colisweb ou Deliver.ee.

Aux États-Unis, Amazon continue d’étendre son service Amazon Prime Now qui promet une livraison en 1 heure de centaines de milliers de produits, y compris ceux de votre épicerie du coin !

Des perspectives… technologiques et humaines :

Le suivi du parcours de sa commande est un point très important pour le consommateur connecté. Avec la baisse du prix de la RFID, gageons que 2016 permettra de voir des colis en être équipés pour signaler, pourquoi pas, leur positionnement en temps réel au client si impatient de recevoir son achat !

En 2016, Amazon devrait mettre en exploitation son système de livraison par drônes qui a fait tant parler de lui lors de son annonce.

D’ailleurs, ne serait-ce pas ce même Amazon qui aurait inspiré nos compatriotes de Spartoo, qui ont mis en place en 2015 leur propre filiale logistique ? Est ce que d’autres acteurs suivront ce mouvement d’intégration verticale en 2016 ?

Est-ce qu’en 2016, les acteurs de la grande distribution ne vont pas, après avoir acquis des pure players, commencer à s’intéresser aux logisticiens spécialistes du commerce connecté, pour bénéficier de cette précieuse expertise de la distribution omnicanal ?

Quoiqu’il en soit, en 2016, logisticiens et transporteurs devront aller toujours plus vite et offrir toujours plus de services pour rester dans la course. Et pour que l’humain suive la cadence, de grands chantiers seront à ouvrir pour notamment améliorer la polyvalence et adapter les temps de travail, mais on devra aussi demander aux systèmes d’informations d’être toujours plus sophistiqués pour répondre à notre insatiable soif d’immédiateté.

Frédéric Klotz

Frédéric a 15 ans d'expérience dans le e-commerce. Il fut l'un des premiers community manager de France, puis s'est ensuite occupé de qualité et de logistique. Depuis 2013, il a fondé OpenYourWeb, expert en Supply Chain du e-commerce, qui accompagne les e-commerçants sur les questions de relation client, logistique, transport ou encore SAV.

3 Commentaires

3 réponses à “Bilan et tendances de la logistique connectée”

  1. David dit :

    Pour ceux qui s’intéressent au transport de colis par les particuliers (évoqué plus haut dans cet article), j’ai établi une liste complète http://blog.piggybee.com/2015/10/crowdshipping.html

  2. Alain dit :

    Merci pour cet article, il est vraiment complet et donne un réel aperçu des tendances de logistique adopter en 2015 (et qui seront probablement présente en 2016) !

  3. MaxR dit :

    Très intéressant le système de crowdshipping. Je ne connaissais pas.
    Ce que je remarque surtout dans les tendances logistiques, c’est qu’on passe d’un système à un autre, et un beau jour on réalise que pour devenir aussi universel que possible, il faut pouvoir intégrer des solutions logistiques multiples. L’universalité vient par la diversité. Opter pour un système ou un autre, c’est choisir de se couper d’une partie du marché.

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Les coulisses d’un site de vente en ligne

par Benoit Gaillat - Il y a 5 ans

Hey oui c’est samedi mais voici quand même un petit article 🙂

Vous en faites pas c’est assez rapide mais le moment est important : TF1 parle en bien du ecommerce, du moins de façon assez factuelle il ne faut donc pas louper ça ! Pour une fois qu’on ne se tape pas les clichés sur la vente à perte et le SAV inexistant il faut en profiter !

Une petite vidéo du 13Heures de Tf1 avec Boris Saragaglia de Spartoo et Gauthier Picquart de Rueducommerce. D’ailleurs vous connaissez le point commun entre ces deux entreprises ? La réponse est en dessous de la vidéo mais pas mal d’indices sont dans la vidéo 🙂

Il manque juste une petite partie sur les emplois générés par le ecommerce mais bon la vidéo est déjà très sympa.

Le point commun c’est que les entrepôts de Rueducommerce et de Spartoo sont logés chez Morin logistique l’un a coté de l’autre 🙂

Vidéo trouvé via Marc Schillaci

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

3 Commentaires

3 réponses à “Les coulisses d’un site de vente en ligne”

  1. Francois (Rentashop) dit :

    C’est bien la première fois en effet !

    Tiens, la fiche produit de l’aspirateur chez RueDuCommerce, c’est une marque qui a son site chez nous, le monde est petit

  2. Sébastien dit :

    Toujours aussi impressionnant quand on voit tous les produits.

  3. @Sebastien : Oui c’est clair, j’ai eu le plaisir de pouvoir visiter les deux entrepôts et c’est encore plus impressionnant en vrai !
    Bon ceci dit on a affaire à deux énormes ecommerçants quand même 😉

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Interview SEO de Yannick SIMON, Ex CTO et Actuel Master SEO de RueDuCommerce

par Romain Boyer - Il y a 5 ans

Aujourd’hui, je vous propose un vrai bonus, une interview de Yannick SIMON, qui nous répond sur la thématique du SEO pour le e-commerce.

Son avis a une vraie importance, RueDuCommerce est aujourd’hui considéré comme une vraie success story du SEO pour ses optimisations mises en place depuis quelques années.

Yannick est le directeur technique historique de RueDuCommerce et il se lance dans le conseil SEO avec son fameux Contrat de Maintenance SEO, avec un vrai vécu et des années de tests et de discussions avec les ténors du SEO.

Yannick, merci de nous accorder un peu de temps ! Peux-tu nous raconter ton histoire perso et nous raconter comment ça t’a amené à monter une boîte de conseil en SEO ?

Je suis ingénieur arts et métiers. J’ai travaillé pendant 12 ans chez RueDuCommerce comme Directeur Technique, puis, j’ai monté l’équipe de la Galerie Marchande à Aix-en-Provence.

Entre 2009 et 2012, nommé Directeur Général Adjoint,  j’ai relancé le SEO de RueDuCommerce avec une équipe web marketing spécialement dédiée à l’innovation marketing sur Internet.

J’ai quitté RueDuCommerce en mars 2012 pour me ressourcer et pour prendre soin de mon poids 🙂 moi qui suis un peu un dinosaure de l’Internet.

Yannick, c’est quoi ce nom de boîte ? Kysoe ? t’es tout seul ? tu y passes 100% de ton temps ?

Kysoe, c’est un mélange de YS (pour Yannick Simon), SEO dans le desordre, K pour faire web 2.0
et 5 lettres pour faire jeun’s

Pour l’instant, je suis seul, oui, mais manifestement, ca ne va pas durer longtemps

Oui, j’y passe tout mon temps, mais j’ai un grand compte qui m’occupe deja pas mal de temps : RueDuCommerce pour qui j’entretiens encore le SEO

Qu’est-ce que tu apportes de neuf sur ce marché du conseil SEO ?

C’est finalement ce qui est le plus important pour moi.
Tout d’abord, je souhaite m’adresser aux grands sites qui ont beaucoup de contenu mais un faible trafic SEO.
Les problèmes à régler sur ces sites sont très complexes et souvent très différents de ce qu’on peut trouver sur les forums habituels.

Les référenceurs sont capables de faire des audits de qualité. J’ai travaillé avec certains d’entre eux, mais :

– ils n’ont pas la capacité de piloter les développements informatiques nécessaires
– ils n’arrivent pas à faire passer en priorité leurs demandes auprès de leurs clients
– ils n’ont pas les compétences techniques pour comprendre les contraintes de chaque technologie utilisée par leurs clients
– ils n’ont pas d’outils exhaustifs pour auditer en continu la qualité du site

Je propose une solution complétement différente : je mets à disposition mon savoir faire acquis chez RueDuCommerce, un des tous meilleurs site en SEO de France (source semrush), à l’aide d’une plateforme technique : la KysoeBox, qui me permet de mettre en place mes règles, et d’optimiser en continu, sans intrusion sur les serveurs de mes clients.

Quels sont les outils indispensables pour améliorer son positionnement aujourd’hui ?

Je n’utilise pas des outils de mesure de positionnement : je trouve vraiment dommage de consacrer une énergie à faire des tableaux de bord complexes à la place de passer du temps à mettre en place de bons partenariats sur Internet.

Mes outils analysent et vérifient en continu l’utilisation de bonnes pratiques : balises, duplicate content, qualité du crawl, nettoyage des pages, ..etc… de nombreuses contraintes. Par exemple, je crawle 1 000 000 de pages par semaine du site RueDuCommerce, et analyse donc 200 000 000 de liens entre ces pages.

J’ai donc mis au point des crawlers et des outils d’analyse de logs HTTP.

Le but final est d’avoir un site le plus propre possible vis à vis de Google.

Pour améliorer son positionnement, il faut en plus avoir le contenu que recherchent les internautes.

J’ai donc mis au point des outils à disposition, plus ceux du marché (semrush), qui permettent d‘identifier le contenu qu’il manque.

Aujourd’hui, si on n’arrive pas à se positionner sur un mot clé / une page donnée, que doit-on regarder ? le crawl ? les duplicate content ?

C’est un ensemble de règles de base à respecter dont celles que tu cites. Quand on dispose d’un site à gros contenu et à fort pagerank, il faut absolument optimiser le maillage interne. Et ça, c’est mon savoir faire 🙂

Aujourd’hui, RueDuCommerce possède un des meilleurs SEO au niveau e-commerce, qu’est-ce qui a aidé le plus à cela, est-ce le fameux « Index » ? Les mots clés qui apparaissent dans les fiches produit et dans les listings catégories ?

Merci gars, c’est gentil. Ce qui a le plus aidé à cela, je l’ai appris grâce à APosition : la mesure du taux de crawl. Nous avions 2 000 000 de produits sur RDC, et seul 2% de ces produits étaient crawlés par Google.

Pour améliorer cela, il faut employer des techniques de ninja que je ne souhaite pas révéler ici et qui sont disponibles dans la KysoeBox

Comme tu le vois, il ne s’agit pas d’avoir un site de mauvaise qualité, mais un site « propre ». Par exemple, je passe énormément de temps à rajouter des « follow, noindex », de manière très précise pour présenter le meilleur site possible aux internautes, et à Google.

Quelle est l’erreur la plus commune des e-commerçants au niveau SEO ? Peut-être y en a-t-il plusieurs ?

Je pense qu’il ne faut pas faire d’url-rewriting. Mais ça, c’est trop disruptif pour que je passe du temps à essayer de convaincre mes clients.

Soyons un peu disruptifs quand même, en deux mots, pourquoi l’URL rewriting serait un souci, c’est parce qu’on y passe trop de temps et que ça rapporte pas assez ?

l’URL Rewriting est un soucis, parce qu’avec de gros sites, tu vas passer ton temps à essayer de réduire le duplicate content qui bien souvent arrive parce que tu n’es pas rigoureux sur l’url rewriting …

donc, ma philosophie : réduis ton boulot, ne fais pas d’url rewriting !

Est-ce qu’il faut vraiment javascripter les liens en amont pour limiter les pages à crawler pour les robots ou des « noindex,nofollow » on-page suffisent pour toi (ou des nofollow sur les liens en amont d’ailleurs…) ?

j’ai les réponses précises à ces questions, mais je ne souhaite pas communiquer là-dessus
et relis bien ce que j’ai écrit : je n’ai pas parlé de « noindex, nofollow » : je fais en général des « follow, noindex »
concernant le javascriptage des liens internes.. je préconise maintenant l’optimisation du robots.txt

Quelques questions de Benoît Gaillat

 

Aujourd’hui un petit site ecommerce à t’il les moyens de se battre en SEO face aux mastodontes du ecommerce ?

Les marchés de niche ont toutes leurs chances, mais il faut faire un minimum de « buzz » sur internet, pour faire connaitre sa marque et donc, à mon sens, de ne pas être pénalisé par des algorithmes du genre Panda.
[NDLR : mode hors sujet et grosse pub pour ce qui suit :-), c’est toujours utile d’être sur les marketplaces, ça apporte des ventes mais n’améliore pas le SEO]
Les petits marchands ont aussi la possibilité de cumuler de la visibilité de leur produits en les mettant sur plusieurs market place. Au final, ils ne payent qu’une commission sur les ventes. C’est bien plus fair que payer au clic …

Un gros site Ecommerce peut-il d’après toi externaliser complètement son SEO ou au contraire faut il internaliser au maximum  ?

mon expérience montre qu’il a fallu que je sois nommé DGA de RDC pour que ça marche. Qu’en penses-tu  ?

A ton avis comment va évoluer le marché du SEO dans le futur ? Nouveaux moteurs ? Nouvelles façons de se positionner ?

le SEO sur mobile, dans linkedin et dans apps market  (faire sortir ses applis dans les recherches dans itunes ou google play) sont de vrais challenges

Aujourd’hui qui pourrait menacer google dans sa position de fournisseur N°1 de trafic pour les ecommerçants ?

Le seul danger de Google, c’est Google.

La minute libre : vends-nous un peu tes prestations, pourquoi on choisirait Kysoe ou KysoeBox ?

Sortez des prestations habituelles des web agencys !

Ils vous vendent des rapports d’audit de qualité, mais vous n’avez pas le courage ni la capacité à les mettre en œuvre
sur votre site.

Et bien en utilisant la plateforme KysoeBox, vous souscrivez un contrat de maintenance en SEO.
Je m’occupe de former mes équipes qui vont faire tous les réglages sur votre site et ils emploieront
les meilleurs techniques pour nettoyer votre site.

Je fais tout à distance : vous vous reposez sur moi : le directeur technique/directeur général adjoint/seo de RueDuCommerce….

Vous êtes libre de souscrire ou de vous désinscrire à volonté.
Je préfère prévenir aussi que je m’interdis de travailler avec certains concurrents directs de RueDuCommerce ;–) qui reste ma société chérie adorée.

Pour retrouver Yannick SIMON :

Sur son site professionnel : KYSOE, le contrat de maintenance SEO

Sur Twitter : @YsimonX

 

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

15 Commentaires

15 réponses à “Interview SEO de Yannick SIMON, Ex CTO et Actuel Master SEO de RueDuCommerce”

  1. LaurentB dit :

    RDC a participé au concours SEO « mangeur de cigogne ».
    Plus d’info ici http://www.laurentbourrelly.com/blog/335.php
    Il est là le secret de la réussite du site 😉

  2. Dominique Vitali dit :

    Merci pour cette interview et les réponses très intéressantes.
    J’ai une question à propos du noindex,follow : GWT permet de définir des règles pour certains paramètres d’URL (pagination, tri…).
    Dès lors, pourquoi s’embêter avec du noindex,follow dans le code ?
    La config dans GWT « Laisser Googlebot décider » ou « Ne pas indexer » n’est-elle pas suffisante ?

  3. Romain Boyer dit :

    Bonjour Dominique,

    le problème, c’est qu’il faut se palucher toutes les exclusions possibles, qui apparaissent au fur et à mesure du crawl (en permanence).

    S’il n’y a que deux ou trois paramètres existant sur le site, ça va.

    Par contre, avec GWT, aucune possibilité de refuser l’accès à tout un dossier, on ne parle que de « paramètres GET », soit tout ce qui apparaît après le point d’interrogation le cas échéant.

    Pour le cas d’un prestashop par exemple, le moteur pour affiner la recherche envoie tout un tas de possibilités que l’on ne veut pas indexer et chaque possibilité crée un paramètre à ignorer (layered_category_322=322, etc.). Dans ce cas-là, le robots.txt pour ignorer toutes les URLs avec point d’interrogation peut être pratique par exemple.

    Par ailleurs, Le noindex, follow entraine tout de même un crawl de l’ensemble du site au contraire de la solution avec le robots.txt.
    C’est selon le besoin du coup car le noindex, follow prend en compte les liens sortants des pages non indexées (ce qui est intéressant) et crée un effet de panier percé pour les pages qui pointent vers elles (d’où la volonté de certains référenceurs de javascripter les liens qui pointent vers certaines pages).

    J’espère être clair sur un sujet qui ne l’est pas ; c’est mon point de vue nourri par tout un tas de discussions, peut-être que d’autres pourront apporter de l’eau au moulin..

  4. Ysimonx dit :

    Merci pour ce bel article et merci à LaurentB 😉

    je dois aussi vous dire que la nouvelle SEO master de RDC est @alexiane_derail et qu’elle déchire sa race ;)))

    Et pis, @romaingiacalone est une burne !!! mais bon, ok, heureusement qu’il est là aussi ;))))

  5. Francois dit :

    Bravo pour le lancement de ce nouveau service.

    Nous avions réalisé une première présentation d’outils similaires au BarcampBH de Aix.

    Au plaisir d’en discuter 🙂

  6. Très bonne interview, en lisant entre les lignes, j’ai l’impression que, bien souvent dans les grands comptes, le référencement peut être relégué au second plan. En tout cas le concept de sa boite semble intéressant, je le rejoins sur le fait que suite à l’audit, il est parfois peu évident de mettre en place toutes les recos car ce sont des process lourds de conduite du changement qui dépassent souvent le cadre du SEO.

  7. jessynoob dit :

    Je me rappelle avoir vu une vidéo de conf de Yannick dans lequel il rend plein d’éloge à LaurentB.

    J’ai loupé alexiane au barcamp pourtant il n’y avait que 14 filles (et en fait je savais pas qui elle était).

    Je me rappelle avoir vu les débuts du développement de l’outil de yannick, et ça avait effectivement l’air efficace (faut remonter très très loin dans ses tweets)

    L’avantage que je vois dans cette offre, (en plus de l’outil de suivi), c’est le background technique, car il est vrai que c’est difficile d’appliquer des recommandations sans mettre les mains dans le cambouis.

    Très intéressante l’approche sur l’url rewriting et le follow, no-index

    ps: @romaingiacalone, il est trop sympa, il donne même sa chance aux bots (cf film: « souviens toi l’été dernier »)

  8. Evenstood - Euromillions dit :

    Superbe d’un très bon SEO…J’aimerais me faire un petit stage dans les rangs de RDC pour voir un peu comment ça se passe.

    Du peu de je vois, c’est sans langue de bois et ça marche plutôt du feu de dieu.

    Concernant le lancement de ta prestation, j’espère réellement que tu baseras tout sur du quali avec ton expertise, tes clients te le rendront bien et tu vas mettre à mal pas mal de concurrence 😀

  9. Alexiane dit :

    @Jessynoob comment t’as pu me rater ???? C’est vrai que sur 14 on était quelques blondes… On se verra au prochain 🙂

  10. Benjaminbaque.com dit :

    Excellent interview, et le lien de Laurent Bourrelly est un complément très très intéressant pour quiconque souhaite lancer son e-commerce…j’espère que les prochains lecteurs comprendront ;).

  11. Blog SEO dit :

    Sympa cette interview, on aurait aimé avoir plus de tes petits secrets ^^

    Mais c’est normal pour arriver au sommet il faut garder ses techniques pour soi.

  12. jessynoob dit :

    @alexiane si, j’ai du te faire la bise en partant j’ai mis du temps à trouver la sortie, c’est simple j’étais le seul habillé tout de blanc (concept noob chez les BH) 😉
    ps: vous étiez 12 blondes, 1 brune et 1 rousse

    @ysimonx J’aime bien le principe de web-commerce-réalité :

    DEVENEZ L’E-COMMERCE PILOTE
    Vous avez au moins 1000 pages, un PR non négligeable, un encodage de page pas trop pourri (bon ça peut se modifier), et vous savez mettre un sous domaine en SSL

    Prochainement sur un e-commerce près de chez vous.
    https://www.facebook.com/kysoe/posts/341219005972726

  13. kambodia dit :

    ITW interressante mais beaucoup trop courte, on aimerait bien, rentrer un peu dans le concret. Mais évidement je comprends que cela soit difficile ! En tout cas c’est interressant, je me demande par exemple si je ne passse pas trop de temps sur le rewrinting pour ce que cela apporte …

  14. Ysimonx dit :

    @kambodia : cherche « bureau » dans Google, tu verras, en cette période de rentrée, la belle URL …. elle n’est pas rewritée … et 1ere en refnat

  15. En effet, très sympa cette itw, merci Romain et Yannick.

    Concernant l’URL Rewriting, le pb n’est pas l’UR en lui-même mais l’obsession de certains à vouloir truffer de mots-clés sur je ne sais combien de « répertoires ».
    Yannick, tu dois bien te souvenir que chaque semaine le « catalogue » était modifié chez RDC et que ça provoquait des changements dans des tonnes d’URL…
    Bref, je ne vais pas donner trop de détails sur le SEO de RDC, que moi aussi j’ai optimisé de l’extérieur 😉

    Bonne chance Yannick pour kysoe, mais je crois que tu n’en auras pas besoin 😉

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Peut-on vendre sans site ecommerce ?

par Benoit Gaillat - Il y a 6 ans

Créer son propre site E-commerce est une activité qui demande un peu de ressources mais surtout du temps pour faire vous même le projet ou tout simplement pour le surveiller. Certains E-commerçants souhaitent donc pouvoir vendre sans site E-commerce. Cela est-il faisable ? Et si oui comment ?

Le début : Back to basics !

Première règle de toute entreprise : ne jamais oublier les fondamentaux (et deuxième règle : faire attention au cash). Pour le ecommerce l’élément fondamental est que cela reste avant tout du commerce ! Cela vous semble être une évidence mais si votre objectif est de générer du CA alors il n’y a aucune raison de se limiter au web et encore moins à votre site ecommerce personnel.

Que ce soit pour tester un concept ou un segment de marché ou un niveau de prix il y a de multiples façons de vendre sur internet sans site ecommerce.

Vendre sur Ebay

Hey oui, la première solution est une des plus évidente ! Ebay est une exellente solution pour vendre sur Internet sans site E-commerce :

  • Vous avez accès à un marché mondial
  • Les barrières à l’entrée sont extrêmement faibles (quelques centimes d’euros)
  • Aucune compétence technique n’est requise
  • Du trafic, énormément de trafic voir même plus que vous n’en aurez jamais de votre coté !
  • Énormément de concurrence (c’est utile pour mesurer votre avantage concurrentiel rapidement)

Bien sûr vendre sur Ebay n’est pas facile, cela demande une vraie maîtrise de vos produits et/ou des attentes des consommateurs. Avec en plus deux ou trois astuces pour vendre sur Ebay vous êtes au top pour vendre sur Internet sans site E-commerce.
Pour rappel Ebay ce n’est pas que des enchères, il y a aussi des ventes à prix fixe, ceci dit, tester quelques produits en mode enchère afin de mesurer quel est le prix de vente moyen peut également être une bonne stratégie.

Les places de marché

Les places de marché sont une bonne solution pour vendre directement sur Internet sans investir dans un site marchand. La gestion est néanmoins un peu plus complexe que sur Ebay , il vous faudra ouvrir un compte marchand sur chacune d’entre elles et prévoir du temps pour remplir les contrats et formaliser le partenariat.
Certaines sont plus restrictives que d’autres, certaines sont payantes tous les mois et augmentent parfois leurs tarifs sans prévenir suffisamment leurs vendeurs pro, voir Priceminister augmente ses tarifs.
Rien de dramatique cependant mais une attitude plus professionnelle que sur Ebay est attendue sur ces marketplaces. Pensez à soigner votre relation client et à vous considérer comme une vraie entreprise de vente à distance.
Voici quelques marketplaces françaises (il en existe des dizaines d’autres à l’étranger! )

  • Priceminister
  • 2xmoinscher
  • Clemarché (la marketplace de Cdiscount)
  • Rueducommerce
  • Amazon

Il en existe d’autres spécialisées, comme le fût enjoysunglasses (spécialisé sur les lunettes de soleil) en son temps, d’autres dans la mode, dans le « green commerce », le bio, l’équitable etc…

Si vous commencez à vendre pas mal de produits il va devenir nécessaire de gérer néanmoins votre catalogue produits et vos stock mais cela est toujours faisable sans site de E-commerce.

Les petites annonces

Les sites de petites annonces, comme LeBonCoin, sont aussi un moyen de pouvoir écouler des marchandises en dehors de votre site ecommerce, c’est à mon avis même un canal de « ventes tests » sous utilisé, je m’explique.

Si demain vous vendez des ordinateurs entre 1000 et 3000€, comment savoir si le segment 200€ -500€ est intéressant ? Vous n’avez peu etre pas envie de modifier votre image de marque pour un test.
Vendre sur les petites annonces sous un pseudo commercial peut vous permettre de tester le marché sans risque et dans un délai assez court (rappel : vous n’êtes toujours pas obligé d’avoir un site E-commerce pour vendre sur les petites annonces Internet).

Le trafic sur les sites de petites annonces est généralement plus orienté C2C que sur les sites plus classique (plus orienté sur une relation B2C), pensez donc à prendre de paramètre en compte en rédigeant vos annonces. Non pas à vous faire passer pour un particulier mais plutôt à modifier votre discours commercial en conséquence.

Voici donc au moins 3 moyens de vendre sur Internet sans site E-commerce, de quoi se lancer en attendant de créer le votre un jour ou pendant qu’il est en construction !
Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

10 Commentaires

10 réponses à “Peut-on vendre sans site ecommerce ?”

  1. Thomas Barbéra dit :

    Vendre sur les marketplaces est un très bonne stratégie pour étendre la visibilité de ses produits. Je pense cependant que tu as oublié un concept qui se développe de plus en plus actuellement, le f-commerce ! J’ai déjà vu plusieurs e-commerçants qui ne vendait qu’exclusivement sur leur page fan Facebook avec Boosket ou Payvment.

    Sur weezbe, on propose également aux vendeurs de mettre en avant leur produit sur Facebook mais il faut avoir une site de e-commerce. L’avantage c’est qu’on centralise la gestion des produits et des commandes et qu’avec son site de e-commerce, on peut diffuser ses produits sur Facebook mais également vendre sur eBay. Et très prochainement sur les autres marketplaces ? ça devrait arriver rapidement mais je n’en dis pas plus ! 🙂

  2. Je rajoute le Facebook commerce si tu me donnes un exemple de e-commerçant, hors grandes marques, réalisant plus de 1000 € de CA mensuel (je suis pas exigeant 😉 ) réalisé sur sa boutique Facebook (pas avec Facebook )

    Pour le moment je suis loin d’être convaincu sur l’utilité d’ouvrir une boutique sur Facebook

  3. Thomas Barbéra dit :

    Je dois avouer que je ne suis pas encore convaincu de la performance de l’achat directement dans Facebook.

    C’est bien pour ça qu’on a choisi de faire uniquement de la redirection vers la boutique dans l’application qu’on a développé.

    Cependant, ça reste une perspective intéressante à suivre. J’aurais du mal à trouver des données sur le CA réalisé par les grandes entreprises du e-commerce (La redoute etc…) mais j’imagine que l’on doit dépasser les 1000€/mois.

  4. Rom1 dit :

    On pourrait rajouter les PdM pour les « créateurs », telles que dawanda, alittlemarket etc.. Même si on tape dans du niche, elles marchent pas mal ces plateformes.

  5. Ivy2 dit :

    si un cybervendeur doit tout d’abord avoir un site e-commerce pour assurer ses ventes mais qu’il n’en ai pas capable de payer le prix qui change constament exemple le site priceminister. Il choisit donc de ce créer une page facebook afin d’éviter les coûts. Est -ce- que ses transactions sont légale ?

  6. Oui tout à fait, il n’y a aucune obligation légale à avoir un site pour vendre en ligne. Tant que tout est déclaré selon les normes en vigueur 😉

  7. Annuaire Français dit :

    J’ai pris en compte dans la V2 de l’Annuaire Français cette problématique de la vente sans nécessairement être obligé de posséder un site internet pour les petits commerçants. Il suffit d’être une entité déclarée officiellement sur le territoire Français.

    Pour le moment, seule une « vitrine » avec 8 articles (ou services) est autorisée, mais des articles apparaissent directement dans les résultats, et font aussi l’objet d’une page individuelle en supplément par produit ou service.

    Ce service permet aux petits établissement de s’essayer au e-commerce directement dans un outils de recherche , sans devoir sauter le pas d’un coup vers un site marchand.

    C’est aussi un outil d’approche attractif pour les agences web qui désirent aborder de petits clients locaux avec des offres complète a petit prix (7€/mois chez nous toutes les options, dont 50% reversé aux agences).

  8. Francesca dit :

    Bonjour,

    Si vous vous demandez comment trouver des produits qui se vendent bien, que vous recherchez des fournisseurs fiables, et surtout comment exploser vos ventes sur eBay, je vous invite à vous rendre ici : ~~pubpubpub~~

  9. utjesenovic fabien dit :

    bonjour
    tu parle des dizaine de market place etranger , mais je n’en trouve pas, notemment en europe , angleterre , allemagne espagne, pourrai tu men citer qq un
    merci

  10. FABIEN UTJESENOVIC dit :

    donc tu site des faux truc

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Qui est prêt pour le Ipad-commerce ?

par Benoit Gaillat - Il y a 6 ans

L’ipad est entré dans les moeurs avec des prévisions de ventes hallucinantes : 40 000 000 (quarante millions (!!!) ) d’Ipad vendus cette année après les 15 de l’année dernière. De quoi bouleverser le marché de l’e commerce en proposant de nouvelles facons de consommer et de commander.

Mais en cette fin d’année 2011 qui est prêt pour convertir les Ipad-addicts en clients ?  Faisons ensemble un petit tour des principaux e-commerçants pour voir leur avancé sur l’Ipad avec le navigateur de base de l’Ipad : Safari.

Cdiscount

Marchand incontournable du web Français, Cdiscount, qui n’est pas connu pour son respect des standards de l’ecommerce avec un site cliquant et clignotant, des options / pop up etc (pourtant tout est pensé et réfléchi, c’est du « bordel organisé ») propose donc une version pour Ipad exploitable et bien mise en page même si les menus sont du coup assez petits pour une tablette tactile.

L’ergonomie n’est pas optimisée (juste « compatible Safari en basse résolution) mais le rendu est tout à fait satisfaisant, la page est un par contre assez chargée et doit prendre du temps à se charger lorsque l’on surfe en 3G.

Rueducommerce

Rueducommerce se place au même niveau que Cdiscount pour ce test avec une interface propre mais pas optimisée Ipad, toutes les offres sont néanmoins lisibles et l’on peut se repérer facilement. A noter que l’on a quand même droit au popup produit que propose rueducommerce en version PC avant de tomber sur la « vraie » homepage.

Le menu pose problème pour naviguer de façon tactile, il est prévu pour être utilisé avec une souris, un peu dommage.

Amazon

Amazon est l’exemple le plus surprenant car la version n’est pas optimisée pour l’Ipad. Ce qui est bizzare c’est que l’affichage est « bon » (100% de la largeur) quelques diziemes de secondes puis rebascule en mode « aligné à gauche ».

La lecture du site Amazon sur Ipad est donc plus difficile, un comble pour le site e-commerce champion de l’ergonomie !

Vente privée

Vente privée, qui revendique faire 10% de son CA depuis les mobiles (dont sa propre application mobile pour smartphone) proposée une interface classique , lisible mais non optimisée pour un écran tactile.

Il faut bien comprendre que les petits boutons ok sont une plaie pour surfer « au doigt » sur un site, là ou la souris d’un ordinateur est beaucoup plus précise bien sûr.

Palais des Thés

Nous (Rappel : je bosse au Palais des Thés)  n’avons pas développé d’application spécifique , ni pour Iphone, ni pour Ipad mais le site s’affiche bien grâce une bête compatibilité avec le navigateur Safari.

Reste que nos « super menus » ne sont pas adaptés pour l’Ipad, nous avons en effet implémenté des menus en « roll over », autrement dit qui apparaissent au survol de la souris. Forcément le survol avec le doigt est beaucoup moins pratique :/ . La hauteur de l’écran n’est pas non plus adaptée à l’ipad et comme il y a peu de zones non-cliquables l’utilisateur aura du mal à voir le bas de la page.

Pour information le trafic depuis l’IPad représente déjà quelques pourcent du trafic mensuel du site Palais des Thés.

Zara

Zara propose une version de son site adaptée et utilisable mais la navigation n’est pas particulièrement optimisée. Comme sur les autres sites on est plus sur une adaptation qu’une réelle réflexion à utiliser l’Ipad comme nouveau support.

La marque est pas mal mise en avant à l’aide d’une belle vidéo mais avec une connection 3G, un des modes possible de l’Ipad, je ne suis pas sur que cela passe particulièrement bien !

Conclusion

Aucun des sites e-commerce testés ne propose de version vraiment optimisée pour Ipad ni même de push pour télécharger l’application iphone/ipad (Rueducommerce, Vente-privée et Amazon possèdent tous les trois une application), il reste donc encore pas mal à faire pour profiter de ce canal qui est en forte croissance, (voir : votre site est’il Ipad compatible ? ).

Et vous votre site est’il optimisé pour l’Ipad ? Est-ce en projet ?

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

8 Commentaires

8 réponses à “Qui est prêt pour le Ipad-commerce ?”

  1. Yvan dit :

    Qu’est-ce que vous entendez par « optimisé pour ipad » l’écran d’un ipad étant aussi grand que celui d’un notebook je ne vois pas trop se qu’il faut faire pour optimiser un site pour ipad.

  2. Justement ce n’est pas un notebook :
    L’ipad n’a pas de souris, le clavier est « virtuel », on navigue avec le doigt, la connection est parfois en 3G etc…
    Cela demande pas mal d’adaptations pour optimiser son site pour Ipad

  3. Mickael pynson dit :

    Excellent article sommes nous toujours à chercher n site compatible iPad ou x plateforme ???

  4. Fleurto dit :

    Cf les dernières études sur le sujet (fleurto.wordpress.com) les utilisateurs de tablettes sont des ferrus de e-commerce ! 🙂

  5. Vincent dit :

    Vivement l’arrivée des premiers sites ecommerce avec un design responsive

  6. Je confirme ! J’ai un très beau taux de conversion en provenance des tablettes

  7. @Vincent : il y a un très bon article la dessus écrit par Synerg’Hetic -> http://blog.synerghetic.net/2011/07/06/developper-en-responsive-design/
    Pour ma part j’en cherche toujours au niveau E-commerce. SI tu as des urls je suis preneur !

  8. […] modifier la feuille de style pour prendre en compte cette plateforme, et éviter que votre site ne soit ne soit pas compatible avec l’ipad par exemple. En trichant un peu d’ailleurs je pense que l’on doit pouvoir (en connaissant […]

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3 Interviews vidéos de grands E-commerçants francais

par Benoit Gaillat - Il y a 6 ans

Aujourd’hui c’est vendredi, c’est donc le moment de se détendre un peu et de profiter de l’après midi pour s’inspirer des réussites des grands e-commerçants français. Je vous propose donc trois vidéos / interviews de Jaques Antoine Granjon, fondateur de Vente-privée.com, de Boris Saragaglia, Fondateur de Spartoo, et Gauthier Picquart fondateur de Rueducommerce.

Jaques Antoine Granjon de Vente-privée

Boris Saragaglia de Spartoo


Gauthier Picquart de Rueducommerce

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

2 Commentaires

2 réponses à “3 Interviews vidéos de grands E-commerçants francais”

  1. Mickael@Couches lavables dit :

    Merci pour ces interviews.

    Plusieurs réflexions me viennent à l’esprit :

    – J’adore le look de Granjon. Si ça c’est pas du pure player ecommerce !

    – Pas besoin d’avoir l’idée du siècle pour gagner de l’argent. Le plus important c’est sa mise en oeuvre.

    – Pour faire de l’argent, il faut de l’argent. Et pour ça, impossible de compter sur les banques. il faut obligatoirement passer par des investisseurs privés.

    – J’adhère à 100% avec le discours du fondateur de Spartoo. Il gère son business en « bon père de famille » et on voit d’ailleurs une différence avec l’histoire de Rue du commerce (même si spartoo est plus jeune).

    – On a quand même là 3 des principaux responsables de l’entretien du « Mythe du ecommerce » 🙂

  2. bgaillat dit :

    – Oui le look de Jaques Antoine Granjon est très sympa 🙂 sa répartie également !

    – Sur la mise en oeuvre on est 100% d’accord également

    – Pour Spartoo j’aurai eu tendance a dire qu’il gérait son business en fonction des métriques et non pas de ses envies, 5 M€ la première année = respect quand même 🙂

    – Pour le mythe pas forcément je trouve 🙂 mais bien sûr j’ai pris des e-commerçants successful c’est plus sympa

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50 exemples de boutons ajouter au panier

par Benoit Gaillat - Il y a 6 ans

Vous manquez d’imagination pour trouver la taille et la couleur de votre bouton « ajouter au panier » ? Voici 50 exemples de boutons « Ajouter au panier » pour stimuler votre créativité !

Note : Le classement est purement aléatoire

  1. Enjoysunglasses
  2. Javari.co.uk
  3. JeanStory
  4. Chemise-homme.com
  5. Meilleursvinsbio
  6. Gaiia-shop
  7. Fnac
  8. Wonderbox
  9. Pompe-a-bière
  10. Rueducommerce
  11. Barbe-à-papa
  12. Cdiscount
  13. Kaze
  14. Etam
  15. FoliFlora
  16. Comptoirdesdessous
  17. Spartoo
  18. Maxoutils.com
  19. Plantes-et-jardins
  20. Nike
  21. Opticien-Online
  22. Apple
  23. Ikea
  24. Aigle
  25. Asos
  26. Play.com
  27. Elite-lingerie
  28. Jules
  29. Headict
  30. Piscinex
  31. Eco-Zen
  32. PresqueParfait
  33. Ebook.com
  34. PiecesAvenues
  35. kaprizio
  36. Lamaisondujouet
  37. Luniversdesgauchers
  38. Monguidesante
  39. GuyDegrenne.fr
  40. Krys
  41. Bellroy.com
  42. Autourdespates
  43. Rueverte
  44. Rueduparapluie
  45. Etsy
  46. BubbleStick
  47. AngryBirds
  48. Bidule-chouette.com
  49. Boite-a-the.com
  50. Cupandco

On peut donc voir qu’il existe une multitude de boutons , de couleurs, de forme et d’intitulés. Le orange revient néanmoins assez souvent, au moins dans cette sélection arbitraire et empirique. J’en profite pour dire merci a Ekomerco , Rhooo , presqueparfait et lamaisondujouet pour les idées de liens.

Et vous, quel est votre bouton ajouter au panier favori ?

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

13 Commentaires

13 réponses à “50 exemples de boutons ajouter au panier”

  1. Nico Mister parapluie dit :

    J’ai l’impression que celui de mon site est légèrement énorme par rapport aux autres.

  2. Nico Mister parapluie dit :

    Au fait, histoire d’être pointilleux tu n’as pas de n°4 et ça va du coup jusqu’à 51

  3. bgaillat dit :

    Si ça convertit c’est l’essentiel 🙂

  4. Franck dit :

    Sympa de m’avoir intégré dans la liste !

  5. Info techinque au paasge, mon lecteur rss a un soucis avec ce post benoit, dois y avoir un chti code quil aime pas.

  6. bgaillat dit :

    Merci Thierry mais j’ai pas utilisé de code a part les balises ul/li, un classique du html. Tu peux m’envoyer un rendu du flux chez toi STP par mail ?
    Merci !

  7. bgaillat dit :

    Tu as eu la chance de sortir le bon jour 😉

  8. bgaillat dit :

    Merci Nico, je vais corriger ça

  9. chef de projet dit :

    Certains auraient besoin d’A/B test non ? ou du moins d’un petit lifting.

    @nico sa c’est du bouton !

  10. bgaillat dit :

    Si j’avais pu avoir les taux de conversion en face ca aurait fait un bel article 😉
    Bon certains boutons sont minuscules quand même … j’ai du mal a comprendre l’interet

  11. Nico Mister parapluie dit :

    Merci, pour une fois que j’ai la plus grosse 🙂

  12. Avez-vous (ou existe t’il ) des stats sur les couleurs et les formes les plus efficaces ?

  13. Naxelana@Site bougie parfumée dit :

    Merci pour ces exemples de boutons !
    Cela donne pas mal d’idées !

    Mon bouton se rapproche du bouton « Ajouter au panier » de la Maisondujouet

    Ce serait effectivement intéressant d’avoir des stats sur les couleurs et les formes ?

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Casino rachète la quasi totalité de Cdiscount, pour en faire quoi ?

par Benoit Gaillat - Il y a 7 ans

Aujourd’hui c’est le quotidien Les Echos qui nous apprend la cession de 18 % du capital encore détenu par les frères Charle, les fondateurs de Cdiscount, au groupe de distribution Casino .

Hervé, Christophe et Nicolas Charle, partenaires de Casino au sein de Cdiscount depuis 2000, ont décidé de céder leur participation résiduelle de 18,6 % au groupe Casino, qui détient désormais 99,6 % du capital de Cdiscount. Les frères Charle, qui ont émis le souhait de poursuivre d’autres projets professionnels, quittent leurs fonctions opérationnelles au sein de Cdiscount. »  La suite ici

Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne opération (côté finances) pour les frères Charle car la sortie prévue, au moins dans la presse, depuis quelques années était la Bourse dès l’arrivée à l’équilibre financier. Cet équilibre n’est apparemment jamais arrivé malgré les déclarations rassurantes tous les ans sur l’état de la société.

Casino a donc, à mon avis, voulu reprendre le contrôle total pour pouvoir développer sa filiale dans le sens de ses priorités et écarter les frères Charle, aux commandes de l’entreprise depuis 12 ans. On peut en imaginer plusieurs comme par exemple :

La remise à flot express de Cdiscount pour une introduction en bourse

C’est à mon avis le cas le plus probable à court terme car une introduction en bourse est désormais beaucoup plus simple avec un seul maître à bord. Cela veut dire une réorganisation profonde de la société pour présenter des comptes en forte croissance : réduction des effectifs, fusion des services, réduction des investissements  mais augmentation des dépenses de communication …

Une fusion/rachat avec Rueducommerce

Beaucoup de gens spéculent sur cette hypothèse mais je n’y crois pas beaucoup, même si le PDG de Casino a déjà placé ses billes chez Rueducommerce (Source). J’ai travaillé dans les deux entreprises et elle n’ont pas grand chose en commun, ni la stratégie (croissance pour Cdiscount ; rentabilité, autant que faire ce peut, pour Rueducommerce), ni l’esprit d’entreprise (plus familiale/paternaliste chez Cdiscount, plus « grand groupe » chez Rueducommerce).

Je ne dis pas que cela ne se fera pas, je pense juste que ce n’est pas une bonne idée. Par contre il est vrai que le capital de Rueducommerce est très fragmenté et la valeur des actions est ridicule ( moins de 70 millions d’euros de valorisation globale) ce qui en fait une cible « facile ».

Données provenant de Boursorama.com

Construire un acteur européen

Cette hypothèse est à exclure car Cdiscount a déjà essayé d’ouvrir une boutique en Angleterre et en Allemagne avec peu de succès. Tenter de nouvelles expériences sur l’Espagne et/ou l’Italie me semble prématuré de leur part.

Revendre Cdiscount à un autre acteur ?

Même si cette hypothèse parait peu crédible, vu la croissance du secteur à venir, je pense qu’un acteur américain ou asiatique ne serait pas insensible aux charmes de Cdiscount et à son énorme base clients. De plus la mode est aux valorisations démentielles : Twitter (3.7 milliards de $), Facebook (50 milliards de $), Groupon (6 milliards de dollars) et les LBO semblent de nouveaux possibles (Source).

Et vous, que pensez vous de ce rachat ? Que va faire Casino avec Cdiscount ?

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

1 Commentaire

Une réponse à “Casino rachète la quasi totalité de Cdiscount, pour en faire quoi ?”

  1. Vanessa dit :

    Je trouve que ce n’est jamais une bonne idée de céder des moyens de production. En effet, les actions sont des moyens qui permettent de récolter les bénéfices en résultant, mais également de contrôler la société en elle-même.

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SEO : Les marchands vers une démarche plus qualitative ? 1 jour / 1 idée

par Romain Boyer - Il y a 7 ans

Il y a moins d’une semaine, Google indiquait sur son blog avoir adapté son algorithme pour prendre en compte les avis négatifs. Capitaine Commerce faisait d’ailleurs référence à l’ancienne faille en raillant un peu Google et ses méthodes la semaine dernière.

Pourquoi Google a modifié son algorithme

En effet, quelques jours plus tôt une certaine Mme Rodriguez avait acheté sur un site qui s’était retrouvé bien positionné suite à de nombreux avis négatifs qui avaient générés de nombreux backlinks. Suite à une expérience d’achat malheureuse, la pauvre cliente s’est retrouvée menacée de mort par le commerçant en question, ce que Google a trouvé inacceptable, d’où cette modification d’algorithme.

Détails de la modification de l’algorithme

On peut imaginer aisément que cette modification d’algorithme concerne l’association de mots clés par ailleurs bloqués dans Google Suggest (« [nom de marque] + arnaque », etc.) et que lorsque c’est le cas, Google associe le domaine à un effet négatif pour les internautes. Cela n’a pas encore fait l’objet d’études poussées, mais cela paraît logique.

Quels Problèmes ?

Aujourd’hui déjà, nombreux sont les faux avis (notamment sur les ciao, kelkoo,…), on peut imaginer que dès lors, des services de création d’avis négatifs vont foisonner pour pourrir ses concurrents dans le but de les dé-positionner.

Le problème de la non-qualité de façon plus générale est de nourrir une mauvaise réputation, alors que l’on peut facilement inverser le sort en y répondant de façon pragmatique nous y reviendrons.

Que faire pour s’éviter cela ?

La meilleure méthode pour éviter cela est de faire comme RueDuCommerce et Consorts, je le faisais moi-même pour ce dernier il y a quelques années avec le directeur qualité de RueDuCommerce, Frédéric KLOTZ qui avait initié ces méthodes :

  1. surveiller de près les forums,
  2. faire des recherches chaque jour sur les pages web des 7 derniers jours avec des mots clés tels que « arnaque« , « problème« , « déçu », et tout ce qui pourrait être négatif, afin de proposer des solutions aux internautes déçus et éviter qu’ils se transforment en machines de guerre.
  3. n’hésitez pas à laisser traîner vos adresses mail et numéros de téléphone (pas ceux du standard) sur Internet, répondez en tant que Service Qualité, soyez directifs, proposez des solutions pragmatiques, ne promettez pas la lune ; cela permettra à de nombreux internautes déçus de vous contacter directement plutôt que de vous pourrir sur Internet ou alimenter les ragots négatifs
    Je m’amuse encore aujourd’hui de relire mes échanges sur les forums, comme par exemple sur leguide.com : http://www.leguide.com/consoforum/topic/mes-achats-chez-pixmania-et-rue-du-commerce
    On voit à quel point un problème qui laisse une trace négative peut finalement devenir rassurant à la lecture des réponses apportées par le marchand.

Conclusion

La qualité est toujours bonne pour la réputation d’un site marchand, la non-qualité est maintenant un critère de dé-positionnement sur Google, il est donc temps de revoir ses processus de Service Après-Vente pour être toujours plus pragmatique, proposer des solutions ou tout le monde a à y gagner. Souvenez-vous que les clients ne demandent pas la lune, ils veulent simplement être considérés, recevoir des solutions adaptées, intelligentes et intelligibles.

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

4 Commentaires

4 réponses à “SEO : Les marchands vers une démarche plus qualitative ? 1 jour / 1 idée”

  1. bgaillat dit :

    Bien d’accord avec toi, pour en avoir discuté avec Frédéric lors de la soirée des favoris de la Fevad je trouve que Rueducommerce avait inventé la relation commerciale 2.0 bien avant tout le monde.

  2. bgaillat dit :

    Je rajoute un deuxième commentaire après avoir lu ton lien.
    RDC 2 personnes qui postent une adresse mail + sous leur vrai nom.
    Pixmania : « le médiateur » Pixmania : pas de nom, pas de moyen de contact…

  3. Romain Boyer dit :

    oui, Frédéric KLOTZ et Gauthier PICQUART avaient bien compris ces avantages avant tout le monde. Cet état d’esprit se retrouve dans la certification SAV ISO 9001-2000 en 2006.

  4. Romain Boyer dit :

    oui, le concept a été copié par Mistergooddeal puis par Pixmania, qui n’ont cependant pas su l’exploiter correctement.

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Test de l’application Iphone Rueducommerce

par Benoit Gaillat - Il y a 7 ans

Aujourd’hui j’inaugure une nouvelle catégorie de billets avec ce test de l’application Iphone de Rueducommerce. Le web mobile fait plus que décoller avec 12.6 millions de « mobinautes »  (source Arcep) et l’Iphone se taillant une part du lion sur le segment des smartphone c’est tout naturellement qu’un grand nombre de sites e-commerce de référence propose une application dédiée à cette machine. On va donc commencer par Rueducommerce et son application Iphone gratuite.

Ça ressemble à quoi une application E-commerce Iphone ?

Et bien au premier abord ca ressemble pas mal a un site internet classique , sauf si les produits ne se chargent pas , j’ai attendu, connecté en wifi, plus de 5 minutes et pas de produits en homepage, un peu dommage.

homepage de l'application iphone rueducommerce

Et quel ne fut pas ma surprise lorsque j’ai eu ce « popup » quelques instant après :

popup de marketeur

Et si j'ai déjà un compte chez RDC je fait quoi ?

J’ai rempli les information mais il n’y a pas de bouton « valider » ce qui est assez étrange, les données ont l’air d’être enregistrées à la volée mais aucune confirmation n’apparaît à l’écran.

Après avoir rempli les information je me suis mis à naviguer à travers les menus pour choisir un produit

Navigation par menus

menu principal de navigation

les sous catégories du menu principal

sous-sous catégories

la navigation est donc plutôt facile avec des repères couleur différentes en fonction de la profondeur dans les menus, le choix énorme des catégories ne nuit pas à la navigation, et le tout se charge assez rapidement pour en faire une expérience agréable. Seul détail les sous sous catégories auraient pu afficher le nombre de produits qu’elles contiennent , il y a un peu de place pour ça.

Après quelques clics (mais parle t’on toujours de clics ?) on arrive sur la sélection de produits :

on patiente pendant le chargement

Les produits sont chargés au bout de quelques secondes

Première surprise il n’y a que 3 produits dans la catégorie alors qu’il y en a plus de 150 sur le site web  :

J’en sélectionne un au hasard pour accéder à …

La fiche produit

fiche produit application rueducommerce

La fiche produit contient les informations de base nécessaire à l’achat (stock, prix, photos, description ) et bien sûr un bouton « ajouter au panier » assez gros. On peut voir qu’il y a également un bouton « envoyer par email encore plus visible (orange pour ne pas le louper) et on va comprendre très rapidement pourquoi.

Popup d ajout au panier

Le processus de checkout

Voici donc la page panier de l’application Iphone Rueducommerce :

Page de panier

Il n’y a pas beaucoup de place certes mais il y a peu d’indicateurs pour inciter à passer la commande comme le délai de livraison, les frais de port, c’est très léger niveau panier. Voyons donc la finalisation de la commande :

Page de finalisation de commande

Surprise ! il n’est pas possible de finaliser la commande dans l’application, on peut soit se faire envoyer le panier par Email ou appeler un 08 XXX (0.34€/min) pour finaliser la commande.

Finalisation par email

finalisation par téléphone

Il est quand même assez bizarre de voir que le processus de commande s’arrête à ce niveau là.  Pour une application qui à du coûter assez cher à développer il n’y a que peu d’incitation à finaliser la commande alors que l’on peut imaginer plusieurs scénarios :

  • Proposer de rediriger la finalisation de commande sur le navigateur mobile au travers d’une interface adaptée
  • Proposer de finaliser la commande par téléphone aux frais de Rueducommerce (un conseiller vous appel)
  • Proposer d’enregistrer ce panier dans son compte Rueducommerce « classique » et de finaliser ça en ligne plus tard
  • Proposer le paiement dans l’application (mais je crois que Apple prend une marge dans ce cas précis)

Conclusion

On peut voir qu’il y a encore pas mal de blocages et de limitations sur cette application Iphone Rueducommerce. Je pense que cela doit représenter une source marginale de leurs commandes contrairement à vente privée qui affirme faire un million d’euro par mois de CA depuis son application. Ça tombe bien je la testerai dans un prochain billet 🙂

Et vous que pensez vous de l’application Rueducommerce ?

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

6 Commentaires

6 réponses à “Test de l’application Iphone Rueducommerce”

  1. ki dit :

    Le test est clair, mais les conclusions ont été tirées un peu vite tout de même sur certains points :
    – Il y a bien une fonction de call-back, mais qui ne s’active que lorsque le panier a atteint un certain montant.
    – La différence entre la catalogue sur l’application et celui du site n’est pas due à un bug, car l’application mobile ne comprend que les produits RDC (et non les produits de la galerie marchande :-))

  2. bgaillat dit :

    En effet il est difficile de voir en 1 test l’ensemble des fonctions prévues par le programme 🙂
    Cependant un client ne prendra pas la peine de chercher à voir toutes les conditions du programme, il s’arrêtera généralement à une première impression.
    As tu une idée sur les raisons d’une absence de paiement sur l’appli mobile RDC ? Est-ce du à des conditions de Apple ?

  3. jean dit :

    le fait de ne pas pouvoir finaliser la commande, m’a clairement déçu …

  4. ki dit :

    L’absence paiement est certainement du à deux choses bien particulières :
    1 – l’application est complètement décorelée du site web, donc il n’y a pas de compte client à proprement parlé.

    2 – Un application comme celle-ci ne doit pas coûter bien cher en développement (c’est juste l’affichage de produits présents dans un catalogue). L’intention de RDC est à mon avis de « tater le terrain », voir si ça vaut le coup d’investir pour mettre le paiement sur mobile (car la, les impacts sont loin d’être négligeable, ca veut dire créer des compte client, suivi de commande, etc). On est plus dans un simple flux catalogue vers une application, mais vers plusieurs flux en temps réel qui doivent interagir directement avec la BO de RDC.

    Et quand on se pose la question : le paiement sur mobile est-il vraiment la chose la plus importante pour ce genre d’application ? je ne pense pas. Par contre, le suivi de commande et la gestion de compte, ça c’est quelque chose qui peut être utile en situation de mobilité. Il faut penser « complémentarité » Web/mobile, et non « similarité »

    RDC ne fait pas de l’achat d’impulsion, ou d’achat contraint par le temps (comme ebay, ventes privées, ou amazon avec les livres et CD), ils vendent des ordinateurs, appareils photo, téléviseurs, etc.

  5. bgaillat dit :

    Merci pour ces informations.
    Je suis d’accord avec toi pour le suivi de commande et la gestion du compte, cela correspond plus à une situation de mobilité à l’européenne.
    Pour complémentarité vs similarité je dirai non, même actuellement ce n’est pas au marchand de décider quel sera la source de surf du client, si j’ai un iphone 4 et un pc tout pourrit il se peut que je préfère utiliser l’iphone pour commander ( valable avec l’ipad et/ou tout le reste) le boulot du marchand ,ultra généraliste comme RDC, est de proposer un achat sur un maximum de supports

  6. ki dit :

    Justement, RDC n’est pas généraliste sur iPhone, puisqu’il ne met à disposition que les produits hight tech. Ca doit corrdre à 20% de son offre…

    Le jour ou ils mettront la totalité de leur catalogue en ligne sur iPhone, alors oui, le paiement pourra potentiellement est utile. D’ici la, je ne suis pas convaincu que le ROI soit bon.

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