Tag : places de marché

Assurer la pérennité de votre eCommerce – Amazon peut-il vous tuer ?

par Romain Boyer - Il y a 2 mois
30844701d453d694adcb8cd92754912e1

On parle beaucoup énormément d’ubérisation en ce moment, on pourrait parler d’amazonisation tant Amazon pénètre tous les marchés et les surclasse.

RueDuCommerce, Pixmania, PriceMinister, Fnac, (beaucoup moins CDiscount), tous ces généralistes ont gravement pâti de la concurrence d’Amazon et de sa captation du marché. Les spécialistes ont pu en pâtir également.

Fnac et CDiscount arrivent à tirer leur épingle du jeu actuellement, il faut se demander pourquoi. Il faut également voir comment un site spécialisé peut s’en sortir à terme face à cette concurrence difficile.

Mais commençons par un point clé :

Quelle est la stratégie globale d’Amazon ?

Amazon, c’est le commerce. De fait, Amazon semble prendre pied dans tout ce qui a trait à la relation entre le client et le produit.

Amazon, c’est notamment :

  • Un catalogue immense
  • Une clientèle captive de plus en plus importante
  • Un réflexe de plus en plus courant pour les personnes désirant faire un achat
  • Une logistique éprouvée qui maille de mieux en mieux le territoire mondial
  • Une gamme de produits Amazon Basics qui se développe

Je ne parle pas d’Amazon WS qui est simplement une logique de rentabilisation d’une infrastructure bien rodée.

En gros, Amazon vend des produits.

Son objectif 1 : connaître les produits qui se vendent ; pour cela, la place de marché est une mine d’or.

Son objectif 2 : les acheter soi-même pour gagner en marge et en qualité de service.

Son objectif 3 : les produire soi-même pour encore plus de rentabilité.

De plus en plus de gammes de produits valident successivement les objectifs 1, 2 puis 3.

Alors, comment tirer son épingle du jeu face à un ogre aussi vorace ? il faut comme pour tout business trouver des facteurs différenciateurs. Et commencer donc par voir ce Qu’Amazon ne fait pas.

Qu’est-ce qu’Amazon ne fait pas ?

Ce qu’Amazon ne fait pas, c’est être un spécialiste de chaque typologie de produit. Il ne prend pas le temps de réorganiser ses rayons à chaque saison, d’éditorialiser son contenu, de créer des relations particulières avec des partenaires qui permettent de créer des produits à valeur ajoutée (personnalisés, avec un mode de livraison particulier, avec une planification particulière, des prix particuliers, des gammes de produits particuliers,…

Les exemples qui s’en sortent ont tous quelque chose qu’Amazon n’a pas.

CDiscount a des prix particulièrement bas du fait de sa politique d’achat en grandes quantités et Vente Privée est un ovni qui joue également sur les prix bas. Ces deux acteurs n’ont d’ailleurs que faire du service.

FNAC joue la proximité grâce à son réseau de magasins et travaille l’expérience utilisateur.

VSC est intouchable sur son secteur.

Leroy Merlin est un ultra-spécialiste, dispose d’un contenu particulièrement intéressant pour répondre à des problématiques en montrant les produits qu’il faut acheter.

Si on prend des sites moins grand public, parmi ceux qui réussissent (non, je ne donnerai pas de définition), comme MotoBlouz, LDLC, GreenWeez, Bébé au naturel, L’éclat de verre, France Chasse, on constate que ces sites ont en commun :

  • d’avoir une thématique forte
  • d’avoir un catalogue aussi complet que possible dans cette thématique
  • pour la plupart la volonté manifeste de l’esprit communautaire
  • pour beaucoup d’avoir la volonté de créer un éditorial autour de l’univers pour les tendances et l’inspirationnel
  • pour certains de proposer une personnalisation

Conclusion (l’évidence et le reste)

En gros, si vous n’êtes qu’une vitrine de vos produits, avec aucun service autour, bien sûr, ça ne fonctionnera pas. Quelle évidence…

Les façons de faire pour sortir du lot sont moins évidentes (et ceux qui savent ne vous le diront pas. Oui, oui, même moi ;-)).

Il faut juste que vous soyez aux yeux de votre visiteur une référence, un spécialiste de votre domaine, à l’instar du vendeur Décathlon dans son rayon (ou celui de la FNAC il y a 15 ans), qui sait ce qu’il vous faut, qui propose du choix.

Et il faut une expérience, une immersion forte, là aussi comme chez Decathlon, avec l’ensemble de services qui vont autour, l’ensemble des informations dont on peut avoir besoin quand on est intéressés par la thématique. Pas besoin d’en dire plus, je pense que le schéma se fait dans votre tête.

Et si vous avez une place de marché, alors il faut être exhaustif. Avoir une vraie qualité de service pour votre client (le partenaire vendeur) et le client final et des services originaux qui font qu’on n’a pas besoin là aussi d’aller chercher ailleurs (je vous laisse creuser le sujet, ça peut aller très loin).

En gros, privilégiez une expérience unique et immersive, et vous devriez pouvoir tirer votre épingle du jeu !

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

3 Commentaires

3 réponses à “Assurer la pérennité de votre eCommerce – Amazon peut-il vous tuer ?”

  1. tout est dit maintenant . Il faut donc reinventer et réenchanter l’expérience consommateur conférence que j anime prochainement avec des expériences.et résultats concrets accompagnés de produits de technologies virtuelles permettant d expérimenté émotionnellement ces nouvelles expériences, le retail peut rebondir s il est intelligemment repensé.

  2. Ahmed dit :

    Sujet intéressant … en tant que commerçant avec un avis assez subjectif sur le sujet, il y a certains points que je reformulerai différemment,
    Amazon, une belle entreprise qui a pris une telle longueur d’avance qu’il sera impossible pour un concurrent de la rattraper, cdiscount l’a fait pendant quelques mois, faut regarder le budget publicitaire qui a été dépensé, ca pique aux yeux, je suis pas sûr que ça lui a permis de sortir un bilan avec un résultat positif.
    La technique d’Amazon: je motive les e-commerçants à vendre leur produit sur Amazon, ça a l’air tellement facile de gagner de l’argent, il suffit simplement de mettre ses produits sur Amazon, au passage la commission de 15%HT c’est assurément 18% du prix total avec frais de port en TTC, petit calcul qui lorsqu’on retire nos frais de livraison qui se doivent offensifs pour attirer les clients sur Amazon voit la commission du produit final bien supérieur à 20%. L’année d’après, vous recevez une belle surprise, un petit nouveau vient de se placer devant vous au niveau de vos mots clés stratégiques sur google et les autres, ce petit nouveau c’est Amazon, petit à petit google vous dégrade dans les serps en vous reprochant le « duplicate content » par contre Amazon continue à se positionner encore mieux.
    A ce moment là même si vous vendez finalement moins sur votre site, le cumul des 2 chiffres d’affaire est encore intéressant. Quelques mois plus tard, vous recevez un joli mail d’amazon, il vous montre quelques produits avec de fortes ventes sur lequel il vous invite à les dénicher et les vendre sur Amazon, très sympathique cet amazon mais pourtant il y a déjà des vendeurs qui commercialisent ce produit, quelques jours plus tard, amazon vous envoie un nouveau mail sympathique, il vous propose une liste de produits sur lequel je pourrai baisser mes marges pour être le moins cher, évidemment amazon est trop cool, il a surement envoyé ce mail qu’à moi car il apprécie mon côté friendly.

    Mais bon il reste toujours cette histoire de frais de livraison qui coûte avec les commissions Amazon. Et là vous recevez le mail du siècle, Amazon vous propose d’utiliser pratiquement « gratuitement » leur logistique pour vendre vos produits avec que des avantages (la boite d’achat, coût de livraison réduit, ouverture de vos produits facile sur l’europe, logistique externalisée réduisant vos dures labeurs de préparations et envois), c’est assurément une superbe idée. Traduction : tant que vous expédiez vos produits vous même, Amazon n’a accès qu’à vos ventes, il ne sait pas du tout si les coûts de conditionnement et préparation du produit sont importants, le jour où ces produits arrivent dans les entrepôts d’Amazon, il sait aisément cibler les produits qui génèrent un maximum de cash avec un minimum de logistique, il ne reste plus qu’à contacter le fournisseur grâce au code EAN qui vous lui avait généreusement offert pour vendre en direct le même produit avec 20 points de marge,
    Et là, vous venez de perdre vos pépites, c’est à dire les produits qui se vendent le mieux avec les meilleures marges, il ne reste plus que les produits à faible marge, vous ne le savez pas mais si vous ne régissait pas très vite pour y trouver une solution, c’est une question de temps pour que disparaissiez de la toile du net car avec des faibles marges, on ne fait pas long feu sur la toile.
    Dans l’article précédent, ce qui fait défaut, c’est qu’on parle de techno, on parle de méthodologie pour y arriver, on parle pas du tout de trésorerie, à croire que tout le monde est doté d’une fontaine à pièces sans limite.
    Me concernant même si j’ai de la trésorerie, c’est un travail de tous les jours pour éviter qu’elle s’évapore sur la toile.
    Car je suis un commerçant à la base, mon objectif c’est de développer du cash et pas de briller grâce à mon nombre de followers, à mon fichier optin, à mon débit de commande mensuel ou encore mon chiffre d’affaire à plusieurs chiffres. Dans le cas contraire, je préférerai plutôt caresser le sable chaud d’une île du pacifique devant un cocktail bien frais …

    Cet article est bourré de sujets intéressants qu’on voudrait développer, comme :
    En 2016, pensez vous que le référencement naturel est suffisant ou est la solution pour vendre sur le net ?
    Entre en expert avec un QI de 150 et un commerçant avec un QI de 100, qui vend le mieux sur le net ?
    (Warren buffet avait écrit un petit article sur un sujet similaire)
    Est ce que je peux encore rêver du e-commerce sans un sou 15 ans après la ruée vers l’or ?

  3. Alain dit :

    Merci pour cet article, je le trouve vraiment intéressant et fondé.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


Atelier E-commerçant à Lille par Lengow

par Benoit Gaillat - Il y a 5 ans

Un news rapide pour vous informer que mes amis de chez Lengow viennent d’annoncer qu’un nouvel atelier E-commerce aller voir le jour à Lille le jeudi 1er septembre (entre 9h00 et 18h00).

C’est gratuit pour les e-commerçants (et 25€ pour les agences) et concernant l’optimisation de la rentabilité sur les comparateurs de prix et les marketplaces. le programme précis est le suivant :

    • Etat des lieux du marché e-commerce
    • Pourquoi diffuser sur les comparateurs de prix ?

  • Pourquoi diffuser sur les places de marché ?
  • Pourquoi mettre en place une campagne de retargeting ?
  • Pourquoi et comment vendre vos produits sur Facebook ?
  • L’importance de l’optimisation des catalogues produits
  • Les mesures de rentabilité sur les différents canaux de diffusion
Vu qu’il y a pas mal de E-commerçants dans le Nord je vous conseille de vous inscrire rapidement ici même pour ne pas louper cet atelier. Sinon c’est ici : 31 rue INKERMANN59000 LilleFrance


View Larger Map

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

1 Commentaire

Une réponse à “Atelier E-commerçant à Lille par Lengow”

  1. Traiteur lille dit :

    J’y serai, au plaisir de boire un verre avec les lecteurs de ce killer blog !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


Donner de la visibilité à vos produits sur Internet

par Romain Boyer - Il y a 6 ans

Comment augmenter son chiffre d’affaires presque instantanément ? A moins d’améliorer votre taux de conversion, il faut agir sur le nombre de personnes souhaitant acheter les produits que vous proposez, et qui ne vous connaissent pas ; il faut donc que vos produits gagnent en visibilité.  Nous verrons ici quelles sont les solutions possibles pour donner plus de visibilité à vos produits sur le Web.

Comment les internautes vont-ils trouver vos produits ?

A moins de taper directement l’adresse de votre site, les personnes qui recherchent vos produits vont la plupart du temps passer par un moteur de recherche. Sur ces moteurs de recherche, vous trouverez quatre types de liens :

  • liens sponsorisés,
  • liens vers des comparateurs de prix,
  • liens vers des places de marché,
  • liens vers des sites de vente en ligne (dont peut être le vôtre).

Sur 4 types de lien, vous pouvez vous trouver derrière 3 d’entre eux, soit derrière 30 à 60% des résultats en référencement naturel, et 10 à 30% des résultats en référencement payant (1 à 3 liens suivant le nombre de places de marché).

Je vous donnerai ici des solutions commerciales et techniques pour vous trouver facilement sur un maximum d’interfaces consultées par votre cible.

Attirer plus de visiteurs sur votre site Web, la solution des comparateurs de prix

Les comparateurs de prix sont un peu vicieux, ils se servent de vos contenus pour se référencer sur Google et sont souvent très bien positionnés sur des recherches courantes de consommation telles que « micro ondes pas cher » (pour cet exemple, les 4 premières places sont trustées par les comparateurs).

Si vous vendez des micro-ondes, il est important de se retrouver à deux ou trois clics de la recherche du consommateur : il « suffit » de faire en sorte d’être visible sur les comparateurs positionnés sur vos requêtes fétiches.

Pour cela, suivant les sites, il faut en général avoir les prix les plus intéressants sur les produits les plus consommés et visible chez le plus de concurrents possibles. Si votre produit est unique, un bon prix le fera généralement apparaître en première page des comparateurs de prix. Sinon, multiplier les références pour chaque catégorie est un bon moyen de gagner en visibilité.

Résultats sur Leguide.com après une recherche sur Google de "réfrigérateur pas cher"

Malheureusement, les comparateurs souffrent bien souvent de négligence sur leur coeur business, et bien souvent, on voit des énormités sur des produits très recherchés, il faut donc s’attacher à ne pas compter que sur eux.

Attirer plus de visiteurs sur votre site Web, la solution des liens sponsorisés

Bon, vous les connaissez tous à présent, les liens sponsorisés, vous êtes peut-être convaincus de l’intérêt, peut-être pas. Et pour la plupart, vous avez l’appréhension de créer toutes vos campagnes, toutes vos annonces, tous vos mots clés, un à un.

Au niveau de l’intérêt, pour vous donner un exemple, j’ai une fois été positionné premier en naturel et en payant sur des mots clés très concurrentiels, et à ce moment-là, 70% des internautes cliquaient sur le lien sponsorisé. Je ne crois pas que ce soit une règle générale (j’aimerais des témoignages d’agences de référencement qui ont peut être un échantillon plus représentatif), mais c’est un exemple pour vous dire que les liens sponsorisés ont une grande importance.

Où se trouvent les liens sponsorisés ?

Au niveau technique, il existe aujourd’hui des solutions pour créer et tenir à jour plus facilement vos annonces. Les plateformes de e-commerce ont souvent des fonctionnalités (en option ou de série) qui permettent de générer des annonces pour Google Adwords en fonction de la base produit. La solution de Wizishop le permet par exemple.

Il est également possible de faire des exports/imports via Excel pour les travailler, c’est souvent plus rapide.

A mon sens, la meilleure solution est un mix des deux, avec un suivi régulier du coût par action.

Pour ceux qui ont les moyens, il est préférable de créer et de suivre les annonces une par une (rayon par rayon et non produit par produit), et de les adapter au fil du temps avec des tests A/B en alternant les annonces, cela donne de meilleurs résultats.

Je me permets également de conseiller Holosfind, une solution du groupe Referencement.com, qui permet de définir un Coût Par Action (CPA) de prédilection pour des mots clés, et un algorithme plutôt bon calcule et adapte au fil du temps les Coûts Par Clic (CPC) sur les annonces pour arriver au CPA souhaité. Des courbes permettent de se rendre compte des optimisations ainsi faites. Les courbes que j’avais eues étaient plutôt éloquentes. En parallèle, ils vous forment par téléphone et vous rappellent semaine après semaine. Ils se rémunèrent au pourcentage du montant global des investissements sur Adwords et pourtant font baisser ce montant…

Améliorer sa visibilité en se positionnant sur les places de marché

J’en parlais précédemment, le Web est en soi un marché limité. L’ouverture et l’interopérabilité que permet de le Web est une occasion formidable de multiplier les interfaces de vente, le nombre de boutiques qui vendent vos produits.

Les places de marché sont notamment les sites comme Ebay, LeBonCoin, RueDuCommerce, Pixmania, PriceMinister et tant d’autres.

La plupart des e-commerçants sont aujourd’hui encore mono-interface. Si vous souhaitez leur acheter le produit, vous devez aller sur leur site Web, point. Or, il existe un grand nombre de sites Internet à fort trafic qui proposent sans frais fixes la commercialisation de vos produits. Ils se commissionnent alors au passage sur chaque vente, à hauteur d’environ 15%.

Présentation par Neteven de sa gestion des flux

Ce qui est ennuyeux, c’est qu’il faut s’adapter à chaque marchand et à chaque fois refaire une intégration des flux de chacun et adapter le tout (logistique, facturation, tracking, gestion des commandes,…)

Des solutions permettent néanmoins là-aussi de minimiser le travail : vous ne faites qu’une fois l’adaptation avec une plateforme indépendante, et elle s’occupe d’adapter pour vous les flux. Le coût est en général en pourcentage du chiffre d’affaires, de l’ordre de 2 à 3%.

Cela vous permet très rapidement d’être sur un maximum de plateformes. Evidemment, lorsque les chiffres arrivent, s’ils arrivent, le moment vient pour vous de reprendre ces 2 à 3% en gérant vous-même vos flux 😉

Par ailleurs, des solutions comme Lengow commencent à proposer des interfaces innovantes comme des intégrations de vos produits sous forme de boutique sur Facebook, ce qui vous ouvre encore de nouvelles portes !

Les solutions qui existent sur le marché sont les suivantes :

  • Les principales solutions (les plus mûres) :
    • Neteven (principalement orienté places de marché),
    • Lengow (principalement orienté comparateurs de prix),
  • Les moins connues mais qu’il faut connaître :

Solution hors des moteurs de recherche : l’affiliation et les liens sponsorisés

Lorsque votre cible va sur des sites connexes, un des moyens pour les faire revenir chez vous est l’affiliation : vous mettez à disposition des responsables de site Internet via des intermédiaires comme Zanox ou Effiliation des bandeaux publicitaires sous différents formats, des catalogues, etc. ils en font ce qu’ils veulent du moment qu’ils vous ramènent du trafic, et vous les rémunérez au clic, au double clic (minimum deux pages vues chez vous), en pourcentage du chiffre d’affaires ou autre.

L’autre est est la publicité ou les liens sponsorisés, notamment via Adwords pour les sites de contenu (Cf plus haut, il faut juste activer l’option « pour les sites de contenu »). Cette solution mérite toutefois d’être surveillée car elle amène des résultats mitigés. Il faut notamment quotidiennement exclure les sites que l’on juge non-connexes.

Conclusion

Dans tous les cas, le mieux est d’être partout, d’avoir un maximum de visibilité, tout en gérant de façon exemplaire son processus de commande évidemment (de bout en bout, intégrant le service après vente). Les trois solutions proposées ci-dessus sont certes courantes, mais il est bon de repenser de temps en temps à son marché au global en prenant de la hauteur et en optimisant tous ses canaux d’acquisition.

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

2 Commentaires

2 réponses à “Donner de la visibilité à vos produits sur Internet”

  1. Mathieu dit :

    Recommander Holosfind ???! Vous ne voyez pas le nombre de victimes qui se sont fait arnaquer par cette agence qui n’est pas compétente ?? Ils profitent de leur notoriété pour gagner des nouveaux clients et font rien derrière !

  2. Romain BOYER dit :

    Bonjour Mathieu,

    cet article date de 2010 et mon expérience avec cette société, avec leur solution et avec le conseiller de l’époque qui s’appelait Achille Catel était très bonne et avait fait ses preuves.

    Tu as tribune libre pour indiquer en quoi cette société a des activités répréhensibles et raconter ton expérience.

    Merci d’avance pour les précisions, sans quoi le lecteur risque de prendre ceci pour un cas isolé.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


Ma vision du marché E-commerce de demain

par Romain Boyer - Il y a 6 ans

Le Commerce Electronique n’est selon moi pas encore arrivé à maturité. Il y a encore énormément de « petits » acteurs qui tiennent la chandelle aux leaders de marché (je parle marché global et non marché Internet uniquement), ce qui a été rendu possible par les moteurs de recherche.

Le Commerce Electronique ne peut qu’évoluer naturellement vers un modèle (Web + Applications) où les acteurs les plus importants deviendront incontournables, comme l’a fait Amazon dans le secteur du livre, comme l’a fait Darty dans l’électroménager.

Les tendances aux places de marché ne peuvent que se confirmer.

Les places de marché sont au Commerce Electronique ce que les galeries commerciales sont à la vie hors Web (vous remarquerez que je n’ai pas dit « sont à la vie réelle »).

Les galeries commerciales sont la possibilité pour les mastodontes du marché (Auchan, E.Leclerc, IKEA,…) de rentabiliser un peu plus les masses de populations qu’ils arrivent à faire venir à eux. IKEA par exemple, lorsqu’elle s’implante, achète un grand lot de terrain et loue des parcelles autour à des commerçants dont les activités sont complémentaires.

Eh bien, sur le Web, on arrive progressivement au même mode de fonctionnement, avec de petites boutiques qui s’agglutinent virtuellement aux grosses boutiques : vous allez sur un site comme RueDuCommerce, vous recherchez un canapé, et vous repartez avec le canapé proposé par Le Mag Déco. Le mode de fonctionnement est quelque peu différent, mais l’idée de base est la même.

Les petits vendeurs chercheront toujours de la visibilité, en tout cas pour leurs produits, et essaieront donc toujours d’ouvrir de nouveaux comptoirs près des sites de e-commerce à succès.

L’hégémonie des grands acteurs Web ne veut pas dire que les petites boutiques sont mortes !

Nous le savons, Amazon est au web ce que la FNAC est à la vie non-virtuelle pour les bouquins. Les bouquinistes sont en train de disparaître et c’est bien dommage, ils ont une vraie importance : celle de faire découvrir des bouquins dont nous n’aurions jamais pensé à lire la 4e de couverture. Par ailleurs, il y a nombre de spécialistes qui font un travail complémentaire à celui des mastodontes généralistes.

Ces vendeurs ont une vraie expertise, une vraie valeur ajoutée qui est recherchée, et qui manque malheureusement de visibilité. Je pense que l’avenir leur apportera des comptoirs visibles, comme les bouquinistes des bords de Seine.

Et les grands acteurs Web ont également du souci à se faire : les acteurs traditionnels ont une marge de progression énorme en ligne

Les acteurs traditionnels comme Darty, Fnac, ont maintenant pignon sur web, mais ils ont une marge de progression énorme, quand on sait qu’ils sont quasiment invisibles sur les comparateurs de prix (un exemple où Darty devrait être présent : http://www.leguide.com/micro_ondes.htm), quand on voit qu’il n’ont quasiment aucun investissement dans le SEO ou le SEM (exemple avec des annonces inefficaces et invisibles), et quand on voit qu’ils n’utilisent pas vraiment leur capacité de pression sur les fournisseurs pour étoffer leur catalogue web. C’est d’autant plus regrettable que leur logistique est très souvent d’excellente qualité.

Le jour où ces acteurs prennent conscience de cela, il est probable qu’il feront rapidement beaucoup d’ombres aux acteurs plus anciens sur le web, ils en ont les moyens financiers, logistiques, et surtout en terme de politique de prix et capacité de marge.

Votre avis ?

Amis blogueurs, Amis lecteurs, quelle est votre vision du e-commerce de demain ?

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

12 Commentaires

12 réponses à “Ma vision du marché E-commerce de demain”

  1. Philippe dit :

    Je partage l’analyse sur l’organisation des petits sites autour des grandes plateformes comme Amazon ou RueDuCommerce,

    En ce qui concerne Darty et FNAC, si leur marge de progression semble énorme, cela ne fait pas du tout partie de leur stratégie que de se positionner comme acteur discount sur le web.

    Quand le eCommerce a pris sa place il y a plus de 10 ans, on pensait tous que Darty et FNAC seraient obligés de s’aligner, ce n’est toujours pas le cas, et il semble que cela risque de durer encore longtemps.

    L’autre question à se poser, combien d’acteurs du eCommerce auront l’ambition d’aller concurrencer Darty et FNAC sur leur propre terrain, en ville.

    P.

  2. Romain Boyer dit :

    Bonsoir Philippe,

    merci pour ton avis.

    Le fait est que Darty, FNAC et RueDuCommerce partagent pour certains produit un même marché. Marché qui se retrouve être partagé de l’ordre de 10% pour le web et 90% hors web en terme de ventes.

    Il est donc normal que FNAC et Darty se concentrent là où il y a le plus de ventes et construisent leur vitrine Web. Il leur reste de l’ordre de 5% du marché à conquérir, et je pense qu’ils le feront, mais il est clair que c’est moins une priorité que pour un acteur Web.

    Les mêmes 5% qui représentent 50% du travail pour un acteur pure player comme RueDuCommerce qui a à présent 10 personnes à plein temps sur le SEO/SEM 😉

    Pour les acteurs Pure Player, il est compliqué d’aller ouvrir de grands magasins à même de concurrencer les Darty et compagnie. Pixmania a ouvert quelques comptoirs, Discounteo quelques magasins, mais on est encore loin des 200 unités des grandes chaînes !

    Ils sont très inégaux en terme de cash et de capacité d’action.

    Je pense que certains acteurs comme Discounteo ont bien raison de se risquer au marché traditionnel, pour sécuriser leur chiffre d’affaires et gagner en notoriété/confiance.

  3. Loïc dit :

    J’avoue que je suis assez sceptique.
    Beaucoup de personnes se lancent dans le e-commerce afin d’être réellement indépendants et se lancer dans une aventure personnelle. Le tout est de pouvoir trouver une niche de marché peu rentable pour une grosse société mais intéressante pour une petite structure comme la notre. Vendre mes produits plus ou moins par le biais de grosses sociétés ne m’enthousiasme pas vraiment et je pense que beaucoup de gens pensent la même chose que moi. D’autant plus que nous avons en tête d’être toujours proches de nos clients ce qui veut dire gérer notre communication même si c’est loin d’être facile !

  4. Romain Boyer dit :

    Bonjour Loïc,

    se lancer dans un marché de niche comme tu le décris revient à s’installer en bord de départementale loin des zones commerciales à mon avis. Ainsi, tu glanes de ci de là quelques automobilistes curieux mais tu restes loin des zones d’activités où se trouvent un potentiel plus important.

    Une politique commerciale doit voir l’ensemble du marché. Déjà que le marché Web est limité, il convient de ne pas se marginaliser plus et de créer de la visibilité pour ses produits, via les comparateurs de prix, via Google, et via les places de marché (dépôt/vente ou achat/vente).

    Maintenant, pour certains acteurs qui ne veulent vendre qu’à un certain public averti, et par le biais du bouche à oreille, ce peut être une stratégie. Vente Privée est passée par là… 😉

  5. bgaillat dit :

    Moi je suis plus d’accord avec Loïc que Romain 🙂
    Une boutique de niche très rentable plutôt que les gros e-commerçant pas rentable 😉
    il y a des boutiques de niches qui font plusieurs millions de CA et qui sont parfaitement rentable

  6. Romain Boyer dit :

    J’ai moi-même travaillé sur des marchés de niche, ce qui est très intéressant, très confortable sur le moment.

    Mais ce n’est pas une fin en soi et c’est risqué car on est souvent dépendants de quelque chose, que ce soit d’un secteur qui peut à tout moment s’effondrer, d’un fournisseur principal qui peut à tout moment décider de s’arrêter de travailler avec nous, …

    J’aimerais toutefois avoir des exemples qui font plusieurs millions de CA car en général, à ce niveau, ce ne sont plus des marchés de niche et des concurrents se lancent ou de gros acteurs arrivent sur le marché 🙂

  7. Loïc Pietrzak dit :

    Comme je le disais précédemment la plupart des gens qui se lancent dans le e-commerce le font par esprit d’indépendance. Le but n’est pas de faire plusieurs millions d’euros par an mais simplement d’avoir un mode de vie différent et surtout plus confortable. Ne pas devoir aller au boulot tous les matins avec la boule au ventre, le fait de travailler depuis chez soi est un confort est un vrai bonheur. Le plus dur est de ne pas passer tout son temps à travailler car il est difficile de décrocher. Il y a pas mal de gens qui vivent trés confortablement de leurs boutiques, habituellement ces personnes se situent sur un marché peu rentable pour de grosses structures mais très intéressant pour elles. Pour le moment nous démarrons juste donc pour les millions d’euros je crois qu’on va attendre encore un peu 😉

  8. Romain Boyer dit :

    J’entends bien tes arguments Loïc, mais je pense que pour l’avoir vécu et je pense que c’est généralement le cas sur les marchés de niche, tu gardes la boule au ventre de perdre un fournisseur très important ou un client très important et de perdre une grosse part de tes revenus 😉

    Pour le reste, je suis d’accord avec Benoît et toi.

    Bonne continuation pour ton pet’e-commerce !

  9. bgaillat dit :

    « Marché de niche » et « dépendance d’un fournisseur » c’est deux choses différentes romain 🙂 .
    On peut être sur une niche et avoir un rapport de force très favorable envers ses fournisseurs (l’inverse également).
    On peut être un généraliste et avoir un gros client ou fournisseur également 😉 CF la relation entre Rueducommerce et IngramMicro

  10. Romain Boyer dit :

    On est bien d’accord Benoît ; comme je disais : « on est SOUVENT dépendants de quelque chose », par définition, du fait de la forte spécialisation et de la nature « précise » du marché.

    Dans l’exemple de 4000metres.com, pour ce que je connais mieux, nous avions à l’époque où j’y travaillais 30 fournisseurs, mais d’un seul secteur. Le risque était qu’ils se connaissaient donc tous au sein de la fédération et se réunissaient régulièrement. Ils se montaient alors la tête et disaient régulièrement qu’il fallait arrêter de travailler avec nous, ce qu’ils n’ont jamais fait. Pour plus de sécurité, nous avons gardé le concept d’un côté, et en avons créé un plus grand public mais avec moins de marge à côté.

  11. Sébastien dit :

    L’e-commerce de demain ira vers plus de proximité et d’interaction via les réseaux sociaux, ce qui accentue la qualité du service client. Je pense également que les marchés de niche sont particulièrement adapté au web qui peut y combiner une ergonomie et un design.
    Reste à savoir comment les passionnés qui tiennent ce genre de boutique se feront connaître d’un public suffisamment large pour vivre de leur art …

    Les services possèdent également une grande marge de manoeuvre avec notamment les usages en mobilité et l’augmentation de la connectivité entre vie privée et vie numérique.

    Enfin, … il s’agit plus d’une vision idéale que d’une prévision scientifique 🙂

  12. Rom's dit :

    Bonjour Sébastien,

    merci pour ton commentaire.

    je partage ta vision, bien que je ne suis pas sûr que les réseaux sociaux apportent beaucoup au E-Commerce même si une intégration rapprochée peut servir un peu. On est typiquement dans le domaine des 80% de travail qui font 20% du business.

    Rien de scientifique ici effectivement, des intuitions tout au plus 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.