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Les 5 tendances de l’e-commerce en 2013 en Europe

par Benoit Gaillat - Il y a 4 ans

L’e-commerce est un secteur encore jeune, une quinzaine d’années d’activités, mais avec une rentabilité encore très faible, voir inexistante, pour un grand nombre de sites. L’actualité est donc souvent chargée en nouveaux produits, prestataires, tendances qui veulent améliorer/révolutionner le secteur.

Quels sont aujourd’hui les principales tendances en Europe du e-commerce ?

C’est exactement la question que s’est posé McKinsey  en début d’année. Après une phase de recherche et d’analyses ils en ont sorti une infographie qui récapitule les cinq tendances de fond de l’e-commerce en Europe.

La première tendance c’est le deuxième « big bang » de l’e-commerce qui arrive. La première phase a été la vente de produits Hi-Tech, jeux vidéo, livres et DVD. La deuxième sera celle des vêtements et des chaussures principalement, c’est vrai qu’il reste beaucoup à faire dans ce domaine, voir par exemple : Pourquoi toutes les marques devraient avoir un site e-commerce ? .

La deuxième tendance c’est la montée du mobile pour passer commande, y compris à la maison ! On n’y pense pas toujours mais le mobile et les tablettes sont souvent utilisés sur le canapé car plus pratique à utiliser que les ordinateurs « fixes ».

Le troisième tendance concerne le multicanal, sujet à la mode à la Fevad et chez tous les commerçants disposant d’un réseau de distribution « classique ». Beaucoup de promesses pour le moment mais les chiffres semblent prometteurs et le service rendu au clients indéniable. C’est à mon avis une tendance lourde sur les prochaines années.

La quatrième tendance est plus une surprise, c’est le « social commerce« , attention on ne parle plus de F-commerce (mort et enterré pour le moment) , mais plutôt de la conversation et de la recommandation en avant vente sur les réseaux sociaux. Il reste encore beaucoup de canaux à exploiter mais la mesure de l’influence étant difficile je suis moins convaincu que les budgets suivent…

La dernière grande tendance e-commerce en cette année 2013 pour McKinsey est bien évidement le Big Data, sujet à la mode dans les milieux du marketing. C’est une belle couche de peinture sur un sujet déjà ancien : Fidélisation et CRM, bon faut avouer que Big Data c’est plus sexy comme terme 😉 . Bref, autant le terme fait un peu bullshit marketing, autant l’exploitation des données (analytics, vente, CRM) en temps réel, ou presque, et sur des volumes monstrueux comme peut en générer l’e-commerce est une vrai problématique.

 

Infographie sur les 5 tendances de l’e-commerce en 2013 en Europe

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En bonus une deuxième étude de McKinsey sur le comportement cross canal des consommateurs français.

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Benoit Gaillat

Diplômé de l’Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l’e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter |
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7 Commentaires

7 réponses à “Les 5 tendances de l’e-commerce en 2013 en Europe”

  1. Quentin dit :

    Nouvelles tendances, oui et non, je trouve que ces tendances correspondent plus ou moins à celles de l’année dernière, peu de gros changement (les sites responsives ect, ça fait déjà un bout de temps qu’on en parle non par exemple ?).

    Après la ou je suis d’accord, c’est sur le fait que les sites e-commerces ne s’étaient pas encore forcément mis à la page, mais au final, les enjeux étaient déjà connus je pense 😉

  2. Stéphane dit :

    Sachant que le taux de conversion des sites e commerce est de 2,X% et que le taux moyen des boutiques physiques et de 52%, on peut légitimement penser qu’il y a encore beaucoup à faire !

    Une nouvelle méthode de présentation des articles qui permet enfin de voir tout le catalogue par exemple… Www. mapubpasdiscrete .com

  3. Carrière Distribution dit :

    Merci pour l’infographie, très instructive et bien faite !

  4. Polly dit :

    Pour le social commerce, certes cela joue dans les comportements, maintenant, cela étant difficile à chiffrer, il est quasiment certain que les budgets engagés resteront très raisonnables. Les sites vont laisser courir les actions engagées, mais n’investiront certainement pas autant que dans l’exploitation du big data.

  5. Patty94 dit :

    Effectivement, les tendances énoncées datent de déjà un moment sauf celle sur le paiement par mobile de chez soi que je trouve surprenante. Sinon, rien de bien neuf

  6. sans dit :

    7 ans de retard… avec plus de buzz words

  7. Critiquer sans proposer c’est So 2008 😉

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Le E-commerce multi-canal intégré

par Benoit Gaillat - Il y a 5 ans

Le E-commerce multicanal commence à devenir une réalité pour un bon nombre de marques et même si tout n’est pas encore parfait aujourd’hui il est clair que c’est un des gros segment de croissance pour les années à venir. La demande est réellement très forte de la part des clients mais repenser une organisation en silo par une organisation fluide nécessite beaucoup d’organisation, alors cette réorganisation en vaut elle la peine ?

Voici quelques éléments de réponse avec cette infographie provenant une nouvelle fois des Etats-Unis et cette étude sur 200 marques et 1300 retailers.

Infographie sur le Ecommerce multicanal

le ecommere multicanal integre

Benoit Gaillat

Diplômé de l’Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l’e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter |
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2 Commentaires

2 réponses à “Le E-commerce multi-canal intégré”

  1. Marie WHITE dit :

    Bonjour Benoit,
    Je trouve cet article très instructif et on comprend bien comment les marques peuvent capitaliser sur le E-commerce sans braquer son réseau ! Je pense cependant qu’il y a encore du chemin à faire an France pour atteindre ce business model.
    Connais tu des marques Européennes qui fonctionnent comme ça?

    Merci en tout cas pour toutes ces infos !
    Marie

  2. Jean De Grave dit :

    Bonjour,
    Dans ce contexte, je signale que WebOrder.biz (http://www.weborder.biz) étant multi-sites, multilingue et multi-devises, l’application se prête parfaitement au commerce multicanal « retail-integrated ».
    Cordialement,

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Le Facebook retail pour bientôt ?

par Benoit Gaillat - Il y a 6 ans

Facebook, malgré son introduction plus ou moins ratée en bourse (avec 68 milliards de market cap à ce jour quand même… ), est un des changements majeur de cette décennie et même si son impact/relation avec le ecommerce n’est pas encore tout à fait clair, voir nos articles sur le facebook commerce l’interaction entre les deux ne peut que se renforcer.

L’impact de Facebook sur le retail classique ( la distribution en magasins) est donc encore plus hypothétique à priori et pourtant ! La marque de vêtements C&A à lancé au Brésil une opération plutôt surprenante, mais très intelligente, d’interaction entre Facebook et le magasin de la marque.

La problématique ?

Lorsque vous déambulez dans le magasin il est difficile de reconnaître les modèles à la mode et ceux qui plaisent le plus aux autres clients, or sur le net les 900 millions d’utilisateurs de Facebook likent tous les jours des milliers de produits sur votre site (un peu partout sur le web également).

Pourquoi ne pas associer les deux et informer les clients en magasin à l’aide de cintres affichant le nombre de likes des internautes ? C’est tellement simple que c’en est génial. En un clin d’oeil vous pouvez voir les produits les plus populaires directement en magasin.

Vous pouvez voir une démo vidéo ci dessous pour avoir plus d’explications :

C’est d’après moi la première vraie passerelle entre un magasin physique et Facebook et la première utilisation sérieuse de l’opengraph.

Vous avez d’autres exemple de l’utilisation multi-canal de Facebook ou d’autres sites sociaux ?

Benoit Gaillat

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4 Commentaires

4 réponses à “Le Facebook retail pour bientôt ?”

  1. Videopole dit :

    Pas mal du tout le principe, je vois déjà les chefs de produits liker leurs invendus pour stimuler les ventes ^^

  2. Hey je n’avais pas pensé à ça 😉 c’est pas bête non plus comme principe !

  3. Mick dit :

    Faudrait pas que le prix des cintres fasse grimper le prix de vente des fringues !
    🙂

    Sinon l’idée est vraiment intéressante !

  4. Sébastien dit :

    Cela pourrait également avoir l’effet inverse sur les consommateurs ! 😉
    Le consommateur cherche de plus en plus des produits uniques. Finit le temps de l’uniformisation. Du coup, de savoir que X personnes aiment ce produit et donc l’ont potentiellement acheté, cela pourrait en refroidir plus d’un (ou d’une, surtout lorsqu’on parle de mode ! :D)

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Interview de Improveeze, la solution de bornes connectées en magasin

par Benoit Gaillat - Il y a 6 ans

Aujourd’hui je vous propose une interview de Mickaël qui travaille pour Improveeze, une société qui crée des bornes tactiles en magasin permettant d’accéder aux contenus e-commerce de l’entreprise. J’en avais déjà parler brièvement ici Les bornes tactiles e-commerce dans les magasins Milonga.

Bonjour Mickael, peux tu nous présenter ce que fait Improveeze ?

Bonjour Benoit. Improveeze est une société spécialisée dans les solutions interactives et connectées pour les lieux de ventes. Elle propose notamment une solution 100% connectée de cross-commerce pour tablettes et bornes tactiles MultiTouch en magasin. Pour faire simple, elle permet de se connecter en temps réel au site e-commerce d’une enseigne, de récupérer l’ensemble de son contenu et de ses fonctionnalités pour ensuite ré-adapter le tout en une version tactile, beaucoup plus adaptée à un usage en magasin, que ce soit par les clients, ou bien encore les vendeurs. Bref, elle permet de faire le lien entre le monde physique du magasin et le monde virtuel du e-commerce. Par ailleurs, notre solution peut être déployée rapidement et facilement sur un grand parc de terminal en point de vente, et, point important, elle est entièrement administrable à distance ! Nous pouvons donc sans problème installer et gérer un parc de plus de 1000 bornes aussi bien que si il n’y en avait qu’une seule.

Cette technologie est’elle utilisable par tous les propriétaires de Magasin ? Quels sont les pré-requis ?

Eh bien il y a bien évidemment 2 principaux pré-requis pour pouvoir utiliser notre solution de cross-commerce :

  • 1. Disposer d’une connexion Internet en magasin
  • 2. Avoir déjà un site e-commerce, et, au mieux, utiliser une des plateformes e-commerce du marché telles que Compario, MagentoPrestashop, DemandWare ou encore Commerce Server pour ne citer qu’eux. Le temps de réalisation du projet n’en sera que plus rapide.

Quels sont les clients chez qui les bornes sont déjà installées ?

Aujourd’hui, nous avons des bornes équipées de notre solution cross-commerce installées dans plusieurs magasins des enseignes Milonga et King Jouet. Nous avons également réalisé un projet basé sur notre solution pour l’enseigne Oxybul Eveil et Jeux, laquelle a été exposée dans le cadre du New Shopping Experience du Picom lors des salons VAD e-commerce et MAPIC. Et très bientôt, nous aurons le plaisir de vous annoncer d’autres installations pour d’autres enseignes 🙂

Quelle est la réaction des vendeurs face à l’arrivée des bornes ? Cela nécessite-t-il une formation et un accompagnement au changement ?

En ce qui nous concerne, nos bornes de cross-commerce ont été plutôt bien accueillies par les vendeurs, et ce notamment parce qu’elles remplacent avantageusement les PC qu’ils utilisaient pour répondre à leur client. Certains étaient effectivement sceptiques au début, mais ils ont vite vu qu’il s’agissait pour eux d’un formidable outil d’aide à la vente. Aussi, pour qu’un projet de bornes connectées en magasin ait toutes les chances de réussir, il faut bien plus qu’une simple formation des vendeurs, car c’est toute l’enseigne qui doit intégrer cette notion de cross-canal. Par exemple, chez Milonga, l’enseigne a décider d’attribuer les ventes réalisées on-line (et donc sur les bornes e-commerce) au magasin présent dans la zone de chalandise correspondant au lieu de la commande et non plus au site e-commerce (considéré jusqu’alors comme un autre magasin à part entière).

Autre point intéressant et auquel nous ne nous attendions pas, les vendeurs nous ont fait part d’un autre avantage : les bornes connectées leurs servent d’outil d’auto-formation, laquelle les aides à mieux connaitre les offres de leur enseigne et non pas seulement de leur magasin.

Y-a-t-il une augmentation de CA suite à l’installation des bornes ? En magasin ou en E-commerce ?

Oui, bien sûr. Cependant, bien que le chiffre d’affaires générer sur les sites e-commerces soit facilement identifiable et évaluable, celui généré hors commande sur les bornes, mais grâce aux bornes, est bien plus difficile à identifier et à évaluer.

Ce qui est également important mais non quantifiable, c’est la satisfaction du client qui a tout de même pu commander le produit qui n’était pas disponible en stock, au lieu de repartir du magasin en ayant l’impression de s’être déplacer pour rien. Par ailleurs, outre le fait de générer du CA supplémentaire, c’est également l’assurance pour les enseignes d’éviter de perdre une vente au profit d’un concurrent, voire carrément de perdre définitivement un client.

Combien de temps cela prend-il de passer un magasin au multitouch ?

La réponse est évidente : tout dépend du projet. Cela variera forcément selon les fonctionnalités voulues, la complexité pour se connecter à la base de donnée et le type de terminal multitouch désiré (tablette, all-in-one, table multitouch, borne sur-mesure,…). Dans le cas de la mise en oeuvre de notre solution de cross-commerce sur un terminal standard du genre PC All-in-one ou bien sur une table Surface V2, nous sommes capable de réaliser le projet en 2 ou 3 mois seulement.

Et pour finir quelles seront les prochaines évolutions proposées par Improveeze ?

D’une part, nous allons bien sûr continuer à faire évoluer notre solution de cross-commerce pour tablettes et bornes tactile en magasin, et d’autre part, information exclusive ;-), nous allons proposer de nouvelles solutions et offres autour de notre expertise sur les interfaces interactives et connectées.

Pour être plus précis, mais sans trop non plus dévoiler notre roadmap, nous allons renforcer et développer tout ce qui permettra aux retailers de suivre les évolutions vers lesquelles tend inévitablement le commerce qui sont : l’expérience client et le cross-canal (ou l’omnicanal).

Voici une petite vidéo des solutions Impoveeze pour vous faire une idée :

Improveeze édite aussi le blog http://www.connected-store.com/ que je vous conseille de suivre si vous vous intéressez aux évolutions du multicanal et aux bornes tactiles en magasin physique.

Benoit Gaillat

Diplômé de l’Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l’e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter |
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2 réponses à “Interview de Improveeze, la solution de bornes connectées en magasin”

  1. DUMOUCHEL dit :

    bonjour, spécialiste de la borne interactive connectée depuis plus de quinze ans, permettez moi de vous dire que nous avons conçu des bornes d’extension de gamme il y a 6 ou 7 ans et qu’il n »y rien de plus facile d’identifier les achats provenant d’une borne sur un web service !!! il faut se méfier d’annoncerdes informations aussi erronées. Merci de vous adresser aux vrais spécialistes. Cordialemtnt. Eric DUMOUCHEL fondateur d’ULTIMEDIA

  2. Bonjour Eric, merci de ton commentaire, je pense que tu as lu un peu rapidement l’article 🙂
    Mickaël cite en effet que le CA généré directement par les bornes tactiles est mesurable facilement.
    C’est le CA indirect (j’ai regardé la borne mais je finalise ma commande auprès d’un vendeur par exemple) qui est plus difficile à mesurer.
    Ceci dit les colonnes d’info-ecommerce sont ouvert à tous, contact moi (http://www.info-ecommerce.fr/contact ) pour que nous puissions échanger sur ta solution.
    A bientot

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Votre business e-commerce est destiné au multicanal

par Romain Boyer - Il y a 7 ans

Définition « multicanal »

Le multicanal est un terme issu du marketing. Il représente le fait de créer différentes interfaces entre vous et vos consommateurs au sujet de mêmes produits/services. Chaque canal peut avoir des conditions/produits (sélections)/prix différents.

On parle de canal de vente et non de distribution. Un canal de vente dispose de considérations propres à tous les niveaux, il convient donc de bien les identifier le plus tôt possible dans la vie d’une société.

Exemples de canaux :

  • Boutique Web (il peut y en avoir plusieurs, donc plusieurs canaux boutiques web)
  • Boutique via Application mobile
  • Boutique via Application bureau (rare mais ça existe : voir eBay Desktop)
  • Place de marché Web (Amazon, RueDuCommerce, PriceMinister,…)
  • Téléphone (oui, c’est un canal de vente à part entière, susceptible d’être mis à part dans les reportings)
    • pensons au téléphone parce que le numéro est affiché sur le site Internet, mais également lorsqu’il est utilisé comme moyen de vente à la télévision (télés shopping,…)
  • Boutique physique
  • Vente à distance par catalogue
  • Minitel (wink)
  • Porte à porte
  • Ventes privées entre popotes

Définition plus complète : http://www.definitions-marketing.com/Definition-Multicanal

Avant propos

Amusant, il semble que le multicanal soit un sujet dans l’ère du temps puisque j’avais depuis quelques temps cet article dans l’idée et que j’ai lu hier l’article de Malinea sur un sujet proche (lire Vers le multi canal ?) ; L’article de Malinea pense davantage au multicanal Boutiques physiques versus en ligne alors que celui-ci parle des canaux possibles à même l’Internet.

Echecs (c) Getty Images

© Getty Images - Aux échecs comme dans les affaires, chaque pièce du jeu, chaque canal est important ; il faut prendre soin de faire avancer toutes ses pièces et que chacune ait de l'importance

Introduction

Spécial clin d’oeil à Michel de Guilhermier qui insistait sur ce point lors d’un de ses ateliers. Les sociétés se cloîtrent trop souvent dans le canal de vente Web et ne voient pas la globalité du marché qui s’offre à eux. Ainsi, un roi du pétrole du Web n’est parfois pas grand chose lorsqu’il se met à réfléchir à la possibilité qu’un acteur traditionnel (comprenez marque d’une chaîne de magasins physiques à succès) du marché vint sur le Web avec ses grands sabots. (la plupart viennent avec leurs petits sabots pour le moment, donc ça va).

Spécificités des canaux de vente

Chaque canal de vente devrait disposer de méthodes commerciales propres (et donc pourquoi pas d’un directeur commercial distinct). Sont notamment différents à mon sens :

  • promotions (marketing),
  • support technique (partie applicative),
  • présentation,
  • capacité à vendre certains produits et pas d’autres (achèteriez-vous un piano sur une application m-commerce ?)
  • reporting

Quels canaux de vente utiliser pour mes produits

Soyez conscient des sensibilités de vos prospects sur les différents canaux

Chaque canal a ses spécificités, vous n’offrez pas les mêmes promotions et vous n’amenez pas les choses de la même façon sur les différents canaux.

Déjà parce que vous n’avez pas forcément pour les différents canaux les mêmes coûts, ni même forcément les mêmes objectifs et puis tout simplement parce que vos prospects ne s’y intéresseraient pas. Si vous les dérangez au téléphone en leur disant « avez-vous vu le dernier lecteur mp3 à seulement 99€ TTC », vous pouvez dans le même temps pré-composer le numéro suivant.

Dois-je être présent sur tous les canaux ? quelles sont les canaux les plus rentables ?

L’ensemble des canaux permet de toucher l’ensemble du marché. En touchant l’ensemble du marché, vous vous donnez la possibilité d’avoir une plus grosse part du gâteau global. Maintenant, au lancement d’une société, rien ne sert de s’éparpiller, il faut être efficace et avoir un maximum de rentabilité. Ce devant quoi tous les canaux ne sont pas égaux.

Le canal le plus rentable est l’e-commerce : moins de stocks, délocalisés, flux tendus, possibilité de drop shipping, moins d’employés, locaux réduits, ubiquité. On peut d’ailleurs réaliser plusieurs interfaces pour toucher différents publics.

Suivent ensuite les canaux téléphoniques qui nécessitent davantage d’employés, mais qui convertissent très bien et sont nécessaires.

Les places de marché sont d’une grande utilité puisqu’on ne prend aucun risque (elles prennent une marge moyenne de 15% par vente, et ne coûtent rien si elles ne rapportent rien). Elles permettent d’apporter du volume.

Ensuite, le magasin physique est très complémentaire, permet de toucher les personnes au plus près de chez eux, d’instaurer une relation de proximité, de stocker localement, de gérer le SAV de la marque plus près des consommateurs, pourquoi pas de livrer en boutique, de faire de la notoriété.

Les autres canaux sont plus secondaires. Les catalogues papiers représentent un gros risque en terme d’investissement initial mais si le catalogue en vaut la peine, le particulier est prêt à garder le catalogue sous le coude quelques temps, ce qui est un très bon point pour la notoriété.

Différenciez vos services !

Vous ne pouvez pas vendre les produits de la même façon sur les différents canaux. Pensez à ce simple exemple de Voyages SNCF qui a fait une version réduite de son service sur mobile, il est impossible d’utiliser des cartes de réduction différentes pour les différents passagers notamment. Si les passagers y tiennent, ils feront deux fois la réservation mais comme cela arrive peu souvent, c’est finalement plus efficace ainsi et cela simplifie le processus de vente.

Les prix sont à considérer en fonction des difficultés logistiques et du coût de revient d’un client. Il n’y a pas de honte à proposer des prix différents sur le web, en magasin ou à domicile.

Conclusion

Choisissez bien vos canaux, déployez-les au fur et à mesure, alimentez vos reportings et suivez-les régulièrement ; lancez un nouveau canal lorsque les précédents sont bien établis et stables (et rentables).

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités.

> Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER
> Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

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