Tag : merchandising

Le merchandising est un aspect important de l’animation d’un site E-commerce. Le merchandising c’est l’activité de mise en avant des produits et de mise en avant de l’offre. On utilise souvent comme caricature que le produit doivent se « vendre lui même », c’est tout le travail du merchandising.
Le merchandising est devenu une activité très importante sur les sites E-commerce pour palier l’absence de vendeurs. Les outils de merchandising sont encore assez peu implanté cependant sur les sites E-commerce, la plupart des solutions E-commerce ne proposant pas d’outils réellement évolués.
Le merchandising en ecommerce est certainement amené à évoluer énormément ces prochaines années car il contribue pour une grande partie à l’amélioration de la performance commerciale d’un site E-commerce.


Vendre, c’est raconter une histoire

par Romain Boyer - Il y a 3 ans

Vous avez déjà entendu cela de certains grands entrepreneurs. Il n’est de vente sans quelque chose qui se passe. Mais quoi ? Il n’y a que deux façons de faire acheter un produit :

  • un besoin déjà existant
  • un besoin à naître

dans les deux cas,

  • soit le besoin est évident pour le client,
  • soit il a besoin de contexte : le client a besoin qu’on lui raconte une histoire.

Comment peut-on raconter une histoire au client qui lui donne envie d’acheter ? 

Plusieurs moyens à votre disposition :

  • L’image et les vidéos
  • L’éditorial autour des produits
  • Le choix des produits qui permet à l’utilisateur de s’entourer uniquement des produits susceptibles de l’intéresser
Net-A-Porter.com

Net-A-Porter.com

Tel que vous lisez cette liste, vous pouvez vous dire que cela correspond à ce que vous voyez sur tous les sites eCommerce. Je dirais au contraire que vous n’avez ça que sur très peu de sites (net-a-porter.com est un bon exemple).

Sans aller jusqu’à cette extrémité éditoriale, il vous faut absolument immerger votre prospect dans un univers éditorial qui lui permet d’acquérir un minimum d’expertise sur le produit (bien ou service) qu’il est sur le point d’acheter.

Comment rendre le visiteur expert sur le produit qu’il doit acheter ?

Expert, c’est l’objectif inatteignable, mais c’est l’objectif quand même que l’on doit atteindre au maximum, quelque soit le produit (bien ou service, même indirect) que vous vendez.

  • des vidéos de présentation,
  • de l’éditorial qui permet de comprendre les caractéristiques essentielles,
  • des images immersives (grands formats, pourquoi pas plein écran, avec des possibilités de personnalisation et pourquoi pas d’immersion de l’objet dans votre univers…), qui sont les clés du choix,
  • des retours sur expérience (là-aussi écrits, photos, vidéos,…),

Comme vous le voyez, ce ne sont pas les moyens qui manquent !

Ce qui m’intéresse dans cette théorie, c’est qu’elle devrait convenir à n’importe quel produit/service vendu en ligne, et si ce n’est pas le cas, c’est que quelque chose mérite d’être éclairci ! (n’hésitez pas à commenter et à préciser de quoi il s’agit dans ce cas).

Pour conclure, je parle ici d’une évidence, je vous parle du discours de votre vendeur en magasin qui vous a fait rêver sur quelque chose qui ne faisait que vous plaire, ce qui vous a fait passer à l’acte. C’est quelque chose de rare, mais c’est quelque chose que le Web peut permettre de quasi-systématiser.

C’est le beau service que l’on peut rendre à nos clients, les conforter dans leur choix, leur faire passer un bon moment, et leur donner hâte d’acheter.

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités.

> Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER
> Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

6 Commentaires

6 réponses à “Vendre, c’est raconter une histoire”

  1. Ahmed dit :

    Hello,
    sujet très intéressant, maintenant c’est un site accès vente haut de gamme, le niveau d’investissement sur la fiche article est différent lorsque le produit est vendu 1000 € et lorsqu’il est vendu 15 €,
    en plus il est topé 2425 sur alexa, on s’approche des meilleurs sites mondiaux …
    Difficile de rivaliser à moins de trouver pas mal de main d’œuvre pour réaliser tout çà.
    Ahmed.

  2. Octave dit :

    Sujet intéressant mais réservé à ceux qui vendent des produits de manière assez exclusive ou en tous cas faiblement concurrentiels… Sinon, c’est oublier que les internautes viennent généralement sur un site avec un objectif d’achat précis (une machine à laver ou un fer à repasser, une paire de chaussures, etc.), et qu’une fois qu’ils ont été convaincus par des avis clients, de belles vidéos et de beaux discours, ils relancent souvent une recherche pour obtenir le produit au meilleur prix… A la différence du vendeur dans le monde physique, la concurrence est à quelques secondes !

  3. bforbroker dit :

    Vous avez bien raison!

  4. droguerie dit :

    Il faut vraiment tout mettre en place dans le mise en page des fiches produits, les photos des articles proposés en ligne et surtout le contenu à diffuser sur Internet.

    Il y a de nombreux facteurs à prendre en compte pour installer une vraie relation de confiance avec l’internaute et lui permettre également de bénéficier de toutes les informations pour concrétiser l’acte d’achat.

    Très bon article ! pour une gestion parfaite de son site e-commerce, il faut effectuer des ajustements régulièrement en fonction des retours clients et des internautes.

  5. Aide Ecommerce dit :

    Assez d’accord avec le point de vue des précédents commentaires. Cela est surtout intéressant s’il on a les ressources et/ou une marge confortable. Si les articles vendus ont un prix assez faible il vaut mieux se concentrer sur l’acquisition clients.
    Après il faut évidemment présenter un minimum les articles avec de belles photos, un contenu unique et pertinent, et ce, quelques soit le prix de nos articles. En tout cas merci pour cet article instructif 🙂

  6. Romain BOYER dit :

    Merci pour vos commentaires tout à fait pertinents.

    Evidemment, l’état de l’art s’applique principalement aux produits haut de gamme et chers.

    Toutefois, l’avantage de présenter l’état de l’art, c’est de montrer l’idéal à atteindre ; ensuite, à chacun de voir jusqu’où il peut/veut aller en fonction de ses moyens humains et financiers, et en fonction des marges sur chaque produit effectivement !

    Au plaisir de vous lire,

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Target2sell : la solution de cross selling de François Ziserman

par Benoit Gaillat - Il y a 4 ans

françois-zisermanAujourd’hui je reçois François Ziserman, blogueur e-commerce bien connu et Ex Consultant e-business qui se lance dans le monde des startups web avec Target2sell, startup évidement dédiée aux e-commerçants 😉 et qui attaque le marché de e-merchandising, un segment très intéressant mais trop peu exploité à mon avis par les e-commerçants et les startups.

Bonjour François, peux tu te présenter et nous raconter un peu ton parcours ?

Bonjour Benoit

J’ai commencé par la technique, et ça reste comme une « colonne vertébrale »
Après avoir bossé à la R&D d’Orange, j’ai créé plusieurs boites, plutôt dans le soft (Wokup, Medience,) et dernièrement dans le conseil (Araok). J’ai fait du conseil en e-commerce pendant 6 ans. ça me donne une expérience terrain e-commerce clé pour la suite

Aujourd’hui tu lances Target2sell, peux tu nous expliquer à quoi cela sert ?

Target2Sell est une solution qui permet d’adapter dynamiquement le site e-commerce en fonction de chaque visiteur.
Il s’agit donc d’une solution de recommandations personnalisées, qui propose « le bon produit au bon moment à la bonne personne ». Amazon fait ça depuis 98… et ça représente une grosse partie de ses ventes !

En gros les sites e-commerce actuels ne sont pas assez optimisés ?

logo-Target2SellExactement : la recommandation personnalisée permet d’améliorer la performance commerciale des sites : taux de conversion bien sûr, mais aussi montant du panier moyen, fidélisation, …
Hors, dans la situation actuelle, améliorer la performance du site est complètement vital, vu l’explosion des coûts d’acquisition et l’augmentation de la pression concurrentielle.

Que penses tu du marché du e-commerce, les investissements vont’ils aller dans la création de nouveaux site, l’acquisition ou la conversion ?

Tout cela en même temps : on est encore dans un margé en progression, il y a encore beaucoup de sites qui vont se créer, et les sites existant vont travailler pour améliorer leurs performances… ou mourir. ça fait un peu mélo dramatique mais c’est la réalité : le marché est très actif, mais dans les deux sens, création – mort.
C’est un univers très concurrentiel ou seul les meilleurs s’en sortent.
Dans un tel contexte, une solution qui permet d’améliorer la performance commerciale est complètement indispensable, et peu de sites le font. C’est notre objectif : démocratiser ce type de solutions

Comment Target2sell va t’il sur mon site e-commerce et en combien de temps ? Y’a t’il des paramétrages possibles/nécessaires ?

Alors justement, comme on sait bien que les e-marchands n’ont pas beaucoup de temps, ni beaucoup d’argent à investir, on a tout fait pour simplifier les choses :
La solution s’installe rapidement.
Pour fonctionner, la solution a besoin de 3 choses :

  • Un export catalogue
  • Un tag équivalent à celui de Google Analytics
  • Un tag javascript qui appelle notre solution pour afficher les recommandations

Sur les solutions e-commerce du marché, tout cela est fait automatiquement (Magento, Prestashop, …)
Sinon, on est partenaires de solutions comme Lengow pour le catalogue et le tag.
Bref, l’intégration se fait en un jour dans les cas simples, et peu prendre 4 à 5 jours dans les cas un peu plus complexes.
C’est donc plutôt du tout petit projet, plutôt rapide.
C’est ce qu’on vise : des quick win 🙂

Combien de sites ont ils testé le moteur et quel est le gain constaté ?

t2s_home1Plus de 20 aujourd’hui, dont Tous ergo, Orange marine, Goeland, Devernois, France Loisir (pour des sites internationaux).
Bon, on a aussi de très grandes marques mais ils ne souhaitent pas qu’on communique aujourd’hui
En ce moment, on signe plusieurs clients par jour…

Target2sell s’adresse t’il à des petits sites e-commerce, des gros sites ? Peux tu nous indiquer des ordres de prix ?

Le prix dépend du nombre de visites annuelles.
La solution est accessible à partir de 99 € par mois pour moins de 200 000 visites
Pour te donner un autre exemple, la solution coûte 349 € pour moins de 1 million de visites

Notre retour, c’est que très rapidement après la mise en place, la solution est performante, et donc rentable en moins de 2 mois !

 Merci François !

Pour tester Target2sell ou demander une démo c’est direction le site officiel -> http://target2sell.fr/

 

Benoit Gaillat

Diplômé de l’Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l’e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter |
Profil sur Google Besoin d’un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

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L’emerchandising, un atout pour l’e-commerce [livre]

par Benoit Gaillat - Il y a 4 ans

L'emerchandising, un atout pour l'e-commerceL’emerchandising, un atout pour l’e-commerce est un livre de 270 pages écrit par Paul-Emile Cadilhac et publié dans la collection « Fonctions de l’entreprise » chez Dunod. L’objectif du livre est de vulgariser, d’expliquer et de décrypter le domaine de l’e-merchandising pour l’e-commerce pour optimiser son (ses) taux de conversion.

D’après Paul-Emile Cadilhac le e-commerce reste encore aujourd’hui très centré sur la partie « technique » et ne se concentre pas assez sur la partie merchandising et optimisation de l’offre. Je partage d’ailleurs cette vision car, comme Paul-Emile l’écrit si bien dans son livre, si les grandes surfaces ont depuis longtemps appris à maîtriser leur offre produit, le placement, les promotions à bon escient et surtout la mesure de l’ensemble de ces campagnes le e-commerce reste, lui, très loin de ces concepts.

Hors le e-commerce c’est avant tout engager un prospect dans un cycle d’achat, il est donc indispensable de connaitre ses clients et de leur proposer une offre adaptée et de mesurer cette performance.

Une vraie méthode de travail

Paul-Emile nous propose dans son livre une méthode de travail pour prendre en compte l’e-merchanding dans le cycle de vie de son site e-commerce, de la construction du site à la navigation et la structuration de l’offre.

Le livre s’adresse donc plutôt à ceux ayant déjà une expérience du e-commerce mais pour qui la partie « offre produits » reste encore un peu floue, si vous débutez en e-commerce je vous conseille plutôt excellent livre Comment réussir son site e-commerce . En effet, L’emerchandising, un atout pour l’e-commerce nous propose avant tout une méthode pour lever les freins à la transformation et pour dynamiser le taux de conversion.

La très bonne surprise du livre vient de son point de vue, fortement orienté sur le client final et non pas sur l’amélioration « technique » du site comme on peut souvent le voir ailleurs. Malheureusement pour les e-commerçants le taux de conversion est rarement un problème technique (du style un bouton acheter qui ne fonctionne pas) mais beaucoup plus souvent un problème d’adéquation entre l’offre proposé sur le site et la demande des clients, voir notre article : le mythe de l’ergonomie.

Même si les sujets traités dans L’emerchandising, un atout pour l’e-commerce sont assez complexes, et d’après moi plutôt  réservé à un public déjà familiarisé avec le e-commerce, chaque chapitre propose à la fin un récapitulatif des éléments importants, les « bonnes pratiques » en quelque sorte. De quoi déjà bien baliser  la démarche d’optimisations et d’amélioration de votre site.

Synthèse

Le livre de Paul-Emile Cadilhac est une vraie réussite en traitant en premier lieu d’un sujet sous estimé par les e-commerçants, l’e-merchandising reste un domaine encore jeune surtout en France, et en Paul-Emile nous propose une démarche claire, précise et documentée pour ne pas laisser l’e-merchandising de votre site à la dérive. A mon avis ce livre est un des « must-have » pour tous les e-commerçants ayant deux ou trois années d’expérience et souhaitant améliorer leur offre et une bonne base documentaire pour lancer un plan d’animation de votre site.

Présentation de l’emerchandising, un atout pour l’e-commerce par Dunod

La performance des sites internet marchands est au coeur des préoccupations des entreprises et plus particulièrement des directions marketing. Après une phase de croissance directement liée à celle du marché, ils atteignent souvent un niveau plafond de développement. Les entreprises ne sont plus, pour la plupart, dans une phase de création de site mais dans une phase de transformation de leur site en vue d’en améliorer les résultats.

L’évolution d’un site Internet marchand doit passer par la mise en place d’une stratégie globale de e-commerce et d’une démarche de  merchandising adaptée au contexte de l’Internet. Il faut dépasser la simple notion d’ergonomie pour concevoir des sites marchands en recherchant le meilleur équilibre entre réponse apportée au besoin de l’internaute et politique commerciale.

Cet ouvrage pose les fondamentaux d’une démarche e-merchandising. La méthode de conception d’un site marchand efficace est déroulée pas à pas avec une approche résolument novatrice, insistant sur les facteurs clés de succès, émaillée de « cas d’école » éloquents et de rapprochements vis-à-vis du monde physique.

Sommaire du livre

Partie I, la méthode

  1. 1) Du merchandising à l’e-merchandising
  2. 2) Leviers et freins de l’achat en ligne
  3. 3) La démarche d’e-merchandising

 

Partie II, La construction du site marchand

  1. 4) L’architecture général d’un site e-commerce
  2. 5) Navigation et structuration de l’offre
  3. 6) Présentation de l’offre
  4. 7) l’animation commerciale
  5. 8) Vers l’e-merchandising personnalisé

 

Partie III, La mise en ouvre de la méthode

  1. 9) Refonte vs évolutions
  2. 10) Les incidences sur l’organisation et les outils
  3. 11) Le suivi des performances

 

 Pour se procurer L’emerchandising, un atout pour l’e-commerce

Le livre est disponible dans toutes les bonnes librairies ou sur le site de Dunod pour 26 euros environ

 

Benoit Gaillat

Diplômé de l’Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l’e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter |
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Organisation d’une équipe E-commerce : Le Chef de Produit

par Romain Boyer - Il y a 5 ans

J’avais fait il y a quelques temps un dossier sur les métiers internalisables Vs externalisables du e-commerce. Vision plutôt exhaustive des métiers intervenant dans le e-commerce. Je m’intéresserai ici à ceux qui peuvent être équivoques.

L’organisation d’une équipe e-commerce est une chose fondamentale.

Non pas au niveau de la définition des équipes mais au niveau de la responsabilisation de chacune.

Que doit faire le responsable de produit ? qui choisit les produits à mettre en avant ? qui doit faire les diagnostics ?

Mine de rien, dans ces quelques questions, on aborde la cause de problèmes récurrents dans le e-commerce.

Il faut revenir au fondamental, se poser les bonnes questions sur les différents postes qui composent une équipe autour d’un site e-commerce.

Pour commencer ce dossier, je vous propose mon point de vue sur le chef de produit. Viendront d’autres articles sur d’autres parties de l’équipe.

Qu’est-ce qu’un chef de produit ?

Un chef de produit, c’est comme un poissonnier sur les marchés, il doit mettre en valeur son produit, pas seulement le mettre sur l’étalage. Source : Getty

Un chef de produit est celui qui doit sélectionner des produits à vendre, qui rentrent dans une ligne directrice imposée par la direction des achats, et qui rentrent dans ses attributions.

Les attributions peuvent être un portefeuille de marques, un portefeuille de catégories de produits,  ou un portefeuille de catégories/marques.

Le chef de produit est responsable de ses produits : la bonne présentation, le descriptif bien vendeur. Il doit s’assurer de sa bonne visibilité et en cela être l’avocat de ses produits auprès du reste de la boîte : « mon produit n’est pas visible sur Google« , « mon produit n’a été vu que deux fois en un mois« , « mon produit est vu mais ne se vend pas, je dois faire un package ou une promotion »…

C’est là que bien souvent les équipes pêchent. Je trouve que dans bien des organisations, les chefs de produit ne s’intéressent pas vraiment à leurs produits, ils les rentrent, font le bilan des ventes à la fin du trimestre et passent aux rentrées suivantes.

Le fait est que le métier d’un chef de produit est de repérer parmi ses produits les perles, celles qu’il faut vendre, soit parce qu’elles se vendront bien et à bonne marge si on les met en avant, soit parce que ce sont des produits méconnus qui ne se vendraient pas tout seuls.

Le chef de produit doit aussi s’assurer que ses produits sont vus et ne sont pas lésés, qu’ils ont toutes les chances d’être vendus.

Qui mieux que les chefs de produit peuvent savoir cela des produits et s’en inquiéter réellement ?

Trop souvent, l’équipe e-marketing va se charger seule des mises en avant, pour écouler le stock, vendre grâce à de super promos, mais sans connaître réellement les produits.

Cela ne peut se décider seul, les chefs de produit peuvent éventuellement gérer leur propre page d’accueil (catégorie, marque,…) mais ne peuvent intervenir seuls sur les mises en avant du reste du site et en ont pourtant besoin. Il faut qu’ils se transforment alors en véritables bulldogs, prenant le chien par les cornes (désolé, je trouvais ça drôle) pour faire valoir leurs intérêts et faire en sorte de vendre leurs produits plus que ceux du voisin.

Cela veut dire qu’au niveau du management, il faut savoir objectiver les chefs de produit par rapport aux ventes des produits qu’ils gèrent ; mais aussi leur expliquer comment atteindre ce but et les doter d’outils adaptés.

Rappelons que les chefs de produit peuvent être multi-canaux, c’est toujours la même question : « mon produit est-il vu en rayon », « mon produit a-t-il un assortiment suffisant », « mon produit doit-il être poussé en tête de gondole », « mon produit est-il au fond du rayonnage ou bien devant ». Rien n’empêche les chefs de produit de s’intéresser à leurs produits dans le click ET dans le mortar.

 

Et vous, quel est votre avis ?

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités.

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2 Commentaires

2 réponses à “Organisation d’une équipe E-commerce : Le Chef de Produit”

  1. leggings dit :

    article instructif, mais il est parfois difficile dans une startup de bien délimiter le rôle du CDP !

  2. Design Day dit :

    C’est un bon article, j’ai bien lue.

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Eye-tracking – Etude sur le e-merchandising

par Romain Boyer - Il y a 5 ans

NewQuest a publié récemment une étude sur le e-merchandising qu’il faut absolument consulter.

L’agence de Chambéry a fait passer des tests à quelques utilisatrices sur les sites concurrents Sarenza, Spartoo, et Zalando.

L’étude est intéressante sur plusieurs points.

Beaucoup d’écarts sur le temps passé et sur l’efficacité des redirections des utilisateurs sur la home page.
NewQuest propose dans son étude des vidéos pour voir les déplacements des attentions des utilisateurs dans le temps.

Il faut un fort contraste sur les liens dans les menus vers les promotions sans quoi ils ne sont pas vus

Les pushs dans les menus semblent être ignorés

Les éléments de réassurance ne sont pas vus sur la page d’accueil

Je vous invite fortement à consulter les nombreux éléments (captures d’écran et vidéos) communiqués par NewQuest, c’est vraiment très intéressant

Le lien vers l’étude : Analyse du E-merchandising par NewQuest

Romain Boyer

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2 Commentaires

2 réponses à “Eye-tracking – Etude sur le e-merchandising”

  1. Thomas Barbéra dit :

    C’est intéressant de voir la façon dont l’oeil arrive à ignorer automatique les publicités.

    Malgré tout, je pense que, comme avec les images subliminales, ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de focalisation sur la publicité ou l’élément de réassurance qu’il n’influence pas le comportement du consommateur.

    Cependant, le fait qu’il n’y ait pas de focalisation sur la page d’accueil montre qu’il est inutile de mettre des éléments de réassurance uniquement sur cette page. Ils doivent être visible dans le footer ou dans le header depuis toutes les pages du site.

    Je suis certains que la focalisation sur un numéro de téléphone lorsque le client est dans le panier d’achat serait beaucoup plus importante.

  2. Thomas Barbéra dit :

    Autre chose, pour les méga menu !

    Personnellement, je recommande souvent d’utiliser la zone de droite pour faciliter la navigation plutôt que pour faire des mises en avant commerciale.

    Avec de beaux visuels, un site de prêt à porter, peut facilement distinguer ses rayons femme, homme, enfant…

    A mon sens et c’est ce qui ressort de l’étude, c’est le comportement qu’il faut avoir dans ce type de menu.

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Suivez le coût de vos promotions !

par Romain Boyer - Il y a 6 ans

Toujours dans le dossier E-commerce : les indicateurs et les leviers pour votre boutique, nous allons nous intéresser à une question souvent considérée comme triviale : le coût moyen des promotions.

Cet indicateur de bas niveau sert de donnée de base pour des indicateurs de plus haut niveau (en cascade) :

  • Marge transactionnelle moyenne par commande
    • Marge transactionnelle (but ultime = meilleure marge transactionnelle)

Crédit : Getty

Pourquoi avoir des promotions ?

Types de promotions :

  • réduction sur l’ensemble
  • réduction sur une partie du catalogue
  • les soldes et le destockage sont un type particulier de promotions, qu’on ne considèrera pas ici

Beaucoup de sites proposent des codes de réduction en permanence ; ce n’est pas forcément une mauvaise solution : les utilisateurs pas sûrs de faire une bonne affaire font parfois une recherche de code promo avant de valider leur panier. S’ils le trouvent, ça enfonce le clou d’une certaine façon. Le meilleur moyen de savoir si c’est la chose à faire est de faire un test A/B à ce niveau.

Les promotions sont aussi et surtout un moyen d’éviter le syndrome du « je repasserai plus tard », si tant est que la promotion soit limitée dans le temps. C’est ce qui a fait le succès des ventes privées et des offres d' »achat groupé » (qui sont d’ailleurs plus des promotions que de l’achat groupé mais bon…).

Le coût des promotions : un budget à part entière

Beaucoup de sites mettent des codes promo un peu partout sans jamais se soucier du montant global qu’ils leur coûtent. Un code promo est une dévaluation de votre catalogue pour une raison X ou Y ; cela doit être temporaire, et maîtrisé. La plupart des grands groupes font en sorte de limiter les codes promo à un plafond, dans le cadre d’une campagne ou une autre.

Il est important de cadrer le budget des promotions, et de vérifier les marges et l’augmentation de volume apporté (si contrôlable).

Les limites des promotions

La livraison gratuite est une promotion qu’il ne faut pas faire trop régulièrement par exemple, car les consommateurs réguliers ou habitués à recevoir la promo « livraison gratuite » par e-mail pourraient attendre la suivante pour acheter.

De même, les réductions importantes peuvent si elles n’apportent pas suffisamment de volume réduire la marge globale. Si cela ne crée pas suffisamment d’acquisition (de clients fidélisés), c’est donc une opération purement perdante.

Conclusion

1. Bien s’assurer de la pertinence de la fréquence choisie pour les promotions

2. Cadrer les promotions et faire un suivi du ROI semaine par semaine (ou mois par mois au pire si le coût cumulé des réductions est faible)

Romain Boyer

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5 Commentaires

5 réponses à “Suivez le coût de vos promotions !”

  1. Naxelana@Site bougie parfumée dit :

    Sur notre site, nous n’allons pas mettre de champs bon réduction.
    Ainsi, les internautes savent qu’il n’y a pas de code promo à aller chercher.
    Code promo + Coût affilié +Coût plateforme affiliation -> peu de marge et rentabilité faible.
    L’affiliation marche en majorité grâce au site de code promo.

    Le champ bon de réduction apparaîtra de façon occasionnel lorsque nous procéderons à une opération spéciale sur notre page FACEBOOK ou Mailing.

  2. Mickael@Impression en ligne dit :

    Article très intéressant et bien résumé.
    La maitrise des « codes » est effectivement primordiale et doit avoir ses limites et ses raisons.

  3. Unbiocadeau dit :

    C’est toujours très délicat les codes promo. Il en faut mais pas trop.
    Et surtout ça réduit de manière importantes nos marges (quand vous avez un panier moyen peu élevé).

    Mais en même temps, au regard du coût d’acquisition d’un client (SEM, comparateurs, et SEO), un petit 5 € de réduction pour 1 acte social (inscription newsletter, validation fan facebook), c’est pas si cher payé !!

  4. Vincent@codes promo dit :

    Je m’occupe d’un site de code promo et je confirme tous les points de cette article.
    Je dois ajouter que le fait de rajouter un minimum d’achat à l’activation d’un code promo permet bien souvent d’augmenter le panier moyen d’une boutique.

  5. bola dit :

    Les codes promo pour un site sont aujoud hui incontournables, mais il faut savoir les gerer correctement.

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Match Ergonomie Versus Design – Qui gagne ?

par Romain Boyer - Il y a 7 ans

Pour beaucoup encore aujourd’hui, l’ergonomie reste quelque chose d’abstrait, je m’en rends compte au quotidien. Pour beaucoup, si le site est design, il est ergonomique, quand on sait ce qu’est l’ergonomie.

Définitions rapides :

le Design – ou le graphisme -, c’est l’aspect visuel, beau et chiadé d’une interface. C’est l’effet « Waow ! »

l’Ergonomie, c’est l’aspect pratique, c’est l’effet « je sais où je dois aller pour trouver (ou pas) l’info »

Je vous la fais courte et efficace, je sais que votre temps est précieux.

A gauche = +25% de clics sur le bouton rouge par rapport à droite.

Source : WhichTestWon.com

Si la version de droite semble plus jolie et flatte davantage l’ego de son propriétaire. C’est la version Design. Le bouton d’action est par contre peu explicite « get it now » (hein, get quoi ?) malgré une intro plutôt intéressante.

La version de gauche montre beaucoup plus clairement où il faut cliquer, et à quoi sert ce clic (« Download the whitepaper »). Même sans bien expliciter ce que contient le papier blanc, les gens cliquent.

L’Ergonomie gagne sur le Design.

Évidemment, le top est de pouvoir combiner Ergonomie ET Design ! Tout un art…

Source : WhichTestWon

Romain Boyer

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25 Commentaires

25 réponses à “Match Ergonomie Versus Design – Qui gagne ?”

  1. Pierro dit :

    L’ergonomie, ou le moyen de faire passer la logique pour une science…

  2. Romain Boyer dit :

    oulah ! il faudrait déjà définir la science et là, c’est un large débat que de définir si l’ergonomie est une science ou pas.

    Mais effectivement, la plupart du temps, c’est de la logique. Mais la logique se perd avec la recherche du « beau » 🙂

    Il est important parfois de revenir à des choses simples et fondamentales.

    Merci pour ton commentaire en tout cas

  3. Chak dit :

    Je travaille régulièrement sur des sites, landing page et amélioration de sites. Selon moi, un graphiste se doit de combiner les deux : attrayant et efficace. Le design et l’ergonomie sont indissociable, l’un ne va pas sans l’autre. Donc pas de clash entre ergonomie et graphisme pour ma part 😀

  4. Romain Boyer dit :

    Félicitations Chak ; ce n’est malheureusement pas souvent le cas. les graphistes n’ont pas tous ce penchant ergonomique et écoutent bien souvent ce que leurs commanditaires leur demandent de faire.
    Graphiste et Ergonome sont deux métiers différents même si, à force, les deux métiers se rapprochent l’un de l’autre 😉

  5. Chak dit :

    Tout à fait ! le métier d’ergonome, qui n’est pas suffisamment répandu, est très important. En général, peu de boîtes jugent utile de créer le poste et refilent ça au chef de projet web (et c’est là que les ennuies commencent ^^)

  6. Romain Boyer dit :

    Voire même, si je voulais tirer le trait un petit peu, dans l’absolu, l’ergonome et le graphiste devraient se tirer la bourre, le graphiste pour garder un peu de beau, l’ergonome pour faire de l’efficace.

    « Mais si je le fais plus gros le bouton, ça va être moche »
    – Je m’en fous, les gens cliquent pas, je veux qu’ils cliquent ! »

  7. Robin Azéma dit :

    Ralala décidément je crois que l’ergonomie va rester méconnue pendant encore pas mal d’années quand je vois certains commentaires.

    Pierro, c’est sur toi tu es du métier, tu as tout compris, tu as du bosser des heures avec des ergonomes compétents et observer leur démarche scientifique je suppose ?
    Ce qui te semble être du bon sens ne l’est pas pour tout le monde, tu crois que mon grand père utilise le web de la même façon que nous par exemple ?

    Quand à cet article, c’est sympa pour l’ergonomie (je suis un ergonome en devenir), mais comme Chak je pense qu’il ne devrait pas y avoir de rivalité : le graphiste est un créatif, ce que ne devrait pas vraiment être l’ergonome.

    L’ergonome c’est justement le penchant scientifique, l’ergonome mesure grâce à une méthodologie rigoureuse et des techniques de recueil de données. C’est plus un aide au concepteur, une garantie de la prise en compte de l’utilisateur final et de ses besoins.

    D’ailleurs, l’ergonomie n’est pas qu’une question d’interface, c’est l’interaction globale avec le système, pas que l’aspect visuel.

    Je crois que je ne vais pas tarder à rédiger un article pour redéfinir ce qu’est l’ergonomie car le monde du web en a une image très réduite et faussée.

  8. Chak dit :

    Et j’ajouterai que l’ergonome ne doit pas être créatif justement pour permettre d’avoir le recul que le graphiste n’aurait pas forcément.
    Et comme toute science, l’ergonome en est une car elle observe et analyse les comportements des utilisateurs suivant leur classe sociale, économique et sur tout un tas de critères. Ca revient à analyser le comportement des utilisateurs et de savoir comment rendre un site le plus adapté au type d’utilisateur ciblé. L’expérience
    @Robin Azema, tu dois sûrement connaitre mais je te file le lien quand même : http://www.ergophile.com. Tu en feras bon usage 😉

  9. Chak dit :

    PS : dsl au mot « L’expérience » qui …. bin je sais pas d’où il sort en fait ^^

  10. Robin Azéma dit :

    Tu devais vouloir parler de l’expérience de l’utilisateur et on t’a dérangé en pleine réflexion Chak 😉

    Oui je connais bien ce site merci 🙂 Et complètement d’accord avec ce que tu as dit.

  11. Chak dit :

    Ahhhhh oui voilà bien vu ! bin là par exemple, l’ergonome retrouve les mots du graphiste hahaha ! complémentaire c’est ce que je disais lol

  12. yannick grenzinger dit :

    Design est le terme plus utilisé par les anglo-saxons pour parler d’ergonomie …
    En France, on voit le design juste quelque chose de beau alors que c’est bien plus que ça !

    Le problème rencontré souvent c’est qu’on met la présentation avant la fonction (le véritable besoin).
    Le design graphique, la mise en forme, l’habillage doit arriver après le design fonctionnel (ou ergonomie ou encore rendre l’interface utile et utilisable).
    J’ai écris un article la dessus ici : http://ux-fr.com/2011/01/24/principes-de-design-dune-interface-graphique/ 2eme principe

  13. Chak dit :

    En effet le design est fonctionnel par définition (… racontez pas ça a Starck surtout ^^).

  14. Robin Azéma dit :

    Tout simple, design veut dire « conception » à la base, avec tout ce que ça recouvre. Là on comprend que l’ergonomie en tant que discipline est une aide à la conception, donc une aide au design.

  15. Pierro dit :

    Si on fusionne un ergonome et un webdesigner moyen, vous savez se que l’on obtient ?
    Un bon webdesigner.
    Comment devient ton ergonome ?
    En se posant les bonnes questions.

  16. Robin Azéma dit :

    Hahaha Pierro! Je suppose que tu es ergonome bien sur ? Non j’déconne, pour dire ça il est évident que tu ne l’es pas et que tu ne sais pas ce que c’est, pour toi l’ergonomie c’est le mot utilisé couramment pour dire que c’est facilement à utilisé, point barre, tu ne t’es jamais interrogé plus que ça quoi ; comme la psychologie tu t’en tiens aux définitions de comptoir ou aux reportages de TF1 et M6 j’imagine ?
    Allez, tiens, je vais faire une bonne action en t’invitant à lire des choses de bases pour te faire comprendre :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Ergonomie
    http://cadres.apec.fr/MarcheEmploi/FichesApec/Metiers/ApecViewDetails.jsp?delia=currentArticle_ART_16437||currentTopic_TOP_1386||motherTopic_TOP_1382
    http://www.studyrama.com/formations/fiches-metiers/paramedical/ergonome.html

    J’en mets pas plus tu risquerais de ne pas le lire, mais là ce ne sont que des lectures grands publics, je pense que déjà ça pourra te servir à mieux comprendre.

    PS : rassure moi Pierro, tu as moins de 25 ans ?

  17. bgaillat dit :

    Robin j’ai publié ton commentaire car il est intéressant sur le fond mais merci de rester courtois envers les autres commentateurs sur la forme.
    Soigner le fond plutôt que la forme, c’est ironique pour un ergonome non ? 🙂

  18. Robin Azéma dit :

    Haha, bien vu ! Je ne pense pas avoir été discourtois quand même si ? Juste un peu sarcastique, rien de méchant, je ne connais pas Pierro je ne me permettrais pas mais j’avoue que ça me fait hérisser les poils quand je lis des choses comme ça. Si on suit la logique de Pierro : « Vous savez que ce qu’on obtient si on fusionne un webdesigner et un développeur ? Un bon développeur » Ainsi, besoin que d’une seule personne pour créer un site, comme en 1998…

    Et Pierro, pour devenir ergonome en France c’est en général 5 années d’études après le bac, études qui idéalement mélangent psychologie, sociologie, physiologie et informatique dans le cas d’ergonomes spé web/info.

  19. Robin Azéma dit :

    Après réflexion sur ton commentaire bgaillat, non ce n’est pas ironique pour un ergonome de soigner le fond plutôt que la forme.. enfin c’est pas l’idéal, l’idéal étant l’optimisation des deux mais on travaille (normalement) sur la forme Et le fond (utilisabilité et utilité recouvrent les deux aspects).

  20. bgaillat dit :

    là je suis 100 % d’accord avec toi 😉

  21. Bastien dit :

    Soyons honnêtes, le graphiste qui préfère la version de droite à celle de gauche a vraiment mauvais goût 🙂

  22. Chak dit :

    C’est clair, mais je pense que l’exemple a été choisi exprès pour donner la victoire à l’ergonome 😀

  23. Axel Bouaziz dit :

    Bonjour à tous,

    Je viens de lire l’article (oui, je reviens de loin…) et j’aurais quelques « suggestions » à faire.

     » l’Ergonomie, c’est l’aspect pratique, c’est l’effet « je sais où je dois aller pour trouver (ou pas) l’info » »

    -> L’ergonomie ce n’est pas que ça, il manque clairement l’aspect IHM qui est TRES important.
    Pour ma part, l’ergonomie c’est aussi une appréhension de l’UX, qui passe par 3 points essentiels :
    1. « usable » -> ca se lance vite, ça crash rarement, ça présente un flow logique, l’user n’a pas besoin d’un manuel
    2. « desirable » -> offrir une expérience nouvelle, si possible agrémentée de nouvelles fonctionnalités ou d’extra features style geoloc…
    3. « useful » -> ta solution résout un vrai problème !

    « A gauche = +25% de clics sur le bouton rouge par rapport à droite. »

    -> Rien de spécialement étonnant, ça a été mieux conçu, le call to action est centré et bien visible, testimonial qui suit le mouvement de l’oeil et 2 solutions pour retenir le visiteur lorsqu’il scroll vers le footer

    « Si la version de droite semble plus jolie et flatte davantage l’ego de son propriétaire. C’est la version Design. Le bouton d’action est par contre peu explicite « get it now » (hein, get quoi ?) malgré une intro plutôt intéressante. »

    -> Franchement je demande à le voir le « designer » qui te dira que c’est la version Design des deux ^^

    Je finirais en exprimant un point de vue (personnel) : si demain vous cherchez à engager un design et qu’il n’est pas foutu d’être un minimum averti des pratiques d’UX et d’ergonomie, ce n’est même pas la peine de travailler avec lui. Aujourd’hui les bons designers font des designs harmonieux tout en respectant ces contraintes la au maximum 😉
    Je vous invite à regarder le travail de certaines de ces personnes, je pourrai vous citer Sacha Greif, Prakash Ghodke, Luke Seeley et encore bien d’autres.

  24. Romain BOYER dit :

    Bonjour Axel et merci pour ta contribution ici,

    il me semble bien que ce dont je parlais traitait de l’IHM même si j’ai volontairement choisie une phrase très réductrice pour simplifier. A part le point 2, je trouve que ma phrase incorpore tout ce que tu as dit. Si ça crashe, que ça ne va pas vite, ça n’est pas ergonomique et ça te bloque dans l’atteinte de ton objectif : obtenir l’info. De même, concernant le point 3, l’ergonomie résoud un problème : permettre d’atteindre l’info.

    Juste un petit désaccord sur le point 2 donc quant à dire que l’ « expérience nouvelle » fait partie de l’ergonomie, je dirais que c’est un peu antinomique. Je dirais même que l’une représente un blocage pour l’autre ? Une interface innovante offrant une expérience nouvelle va à l’encontre des habitudes et donc de l' »utilisabilité ».

    « -> Franchement je demande à le voir le « designer » qui te dira que c’est la version Design des deux ^^ »

    disons « qui se veut la version Design » ? la volonté est claire en tout cas.

    Au final, je n’ai pas l’impression de vraies divergences, je suis rassuré car je ne voyais pas ce qui pouvait prêter à débat dans ce post 😉

    Bon dimanche

  25. Axel Bouaziz dit :

    Merci pour ta réponse Romain,

    De nouvelles fonctionnalités entraînent bien entendu une expérience nouvelle, qui, il est clair, n’est pas dans l’habitude des utilisateurs.

    Cependant, en la rendant accessible et donc en travaillant l’UX pour le coup 😉 la tu auras une fonctionnalité qui s’intégrera dans les habitudes de tes clients.

    Ce n’est donc pas (pour ma part) un blocage mais il est clair que c’est très dur de concevoir tout ça de A à Z…

    Bon dimanche à toi aussi Romain

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Lancement d’un site e-commerce : organiser son teasing

par Romain Boyer - Il y a 7 ans

Crédit : PVC / Echo62.com

Problématique intéressante s’il en est, le lancement d’un site e-commerce pose de nombreuses questions parmi lesquelles : Comment faire venir un grand nombre de personnes dès le lancement du site pour aider au décollage de celui-ci ?

Le moyen le plus rapide est aussi le plus risqué : Adwords

Les plus fortunés d’entre vous diront bien évidemment : il suffit d’investir dans les liens sponsorisés, une bonne campagne Adwords aidera au décollage et à vous de faire en sorte de ne pas retomber !

Certes, cette politique est juste mais elle comporte un risque non négligeable : pour un site identique, une campagne de liens sponsorisés n’aura pas le même impact selon votre notoriété, qui ne sera pas la même au lancement et plus tard. D’ailleurs, il arrive souvent que les liens sponsorisés soient cliqués par des internautes qui vous connaissent déjà et qui vous recherchaient (parfois sans le savoir). Si vous avez les moyens de faire une bonne campagne, allez-y mais ne le faites pas à moitié. Une campagne avec des liens qui ne sont pas visibles en permanence est souvent bien moins performante. Sélectionnez-bien vos mots clés et ne vous lancez pas à corps perdu sur des mots clés ultra-concurrentiels, très chers et souvent peu efficaces.

Le moyen le moins coûteux et le plus long à la détente : Le référencement naturel

Le référencement naturel.. vous savez probablement qu’il est long de se positionner sur Google, mais cela est gratuit. Le référencement naturel doit à terme avoisiner les 70% de votre trafic (sauf si vous êtes sur un mode type Vente Privée) et doit donc être choyé. Nous nous proposerons dans un prochain article de voir comment optimiser votre site sur les moteurs de recherche (positionnement et affichage).

S’il est important de faire attention PENDANT la conception aux problématiques de référencement naturel, il faut occulter un moment cette problématique lors de la phase de pré-lancement, elle peut être contre-productive. Après la deuxième semaine suivant le lancement, il faut à nouveau se re-concentrer fortement sur cette problématique centrale.

Mais sans bouteille de champagne, un lancement est-il vraiment un lancement ?

On en arrive au coeur du sujet, le lancement est un moment crucial de la vie de votre site qui est un véritable tremplin. Mettre son site en ligne et ne pas faire de « lancement » à proprement parler, c’est comme démarrer en 3e en voiture. Ah, ça va marcher, si on est très vigilant et qu’on y croit vraiment, qu’on ne relâche rien, qu’on persiste à appuyer comme un bourricot sur l’accélérateur. Mais ça n’accélère pas vite.

Mais qu’est-ce qu’un « lancement » ?

Un lancement, c’est la bouteille de champagne sur le navire, c’est la pendaison de crémaillère pour un nouveau restaurant, c’est la nuit de noces pour un mariage.

On ne parle pas du moment où le bateau est à l’eau, ce qui correspond à la mise en production d’un site e-commerce, on parle du moment où la bouteille de champagne s’écrase et libère son liquide sur la proue du navire, libérant par la même les clameurs du public présent qui se sent privilégié d’assister à ce spectacle.

Il faut donc bien différencier le lancement de la mise en production du site. Le lancement peut avoir lieu des semaines plus tard, après par exemple une version alpha qui aura permis de corriger des bugs.

Crédit : Quadriga - L'attente suscitée par le lancement de l'iPad

Que déclenche le « lancement » ?

Le lancement doit déclencher une ample phase de communication pour faire connaître le site. Je fais souvent l’analogie avec un fusil à une seule cartouche. Vous avez UNE cartouche de communication.

Chaque journaliste/blogueur qui s’intéressera à vous ne fera en moyenne qu’un article sur votre site internet.

À l’instar d’une campagne de marketing global multicanal qui vise à créer de la notoriété, il faut créer un effet « large filet » qui amoindrira les chances que le public visé ne prenne connaissance de votre marque et de votre lancement.

Il faut donc organiser, préparer le lancement en faisant en sorte que l’on parle beaucoup de vous, non pas sur une longue durée mais avec une large diffusion, auprès d’un maximum de journalistes/blogueurs et de communication dans les lieux où va votre public visé.

Comment susciter une attente ?

Les journalistes ne rédigent pas des articles à tout va sur tous les lancements et sur n’importe quelle boutique. Il faut donc susciter un intérêt et si possible le susciter avant le lancement.

Et là on aborde la grande question : mais comment je suscite une attente ? la grande question.. les grandes agences sont payées des millions pour fournir dans 95% des cas une stratégie naze qui n’aboutit à rien, je ne prétendrai pas les surpasser. Je peux juste vous donner les ingrédients du succès, que 95% peinent donc à trouver (le fait de connaître l’ingrédient ne permet pas toujours de le trouver) :

une offre proche du consommateur : les consommateurs ne s’intéressent pas à ce qui ne peut pas les toucher

une offre pour un large public : les journalistes ne s’intéressent pas vraiment aux marchés de niche

suffisamment d’informations pour permettre l’intérêt : les consommateurs et les journalistes doivent avoir l’eau à la bouche

pas trop d’informations pour susciter les questions : les consommateurs et les journalistes doivent pouvoir spéculer

diffuser des ragots disséminés : glisser des informations partielles à des blogueurs pour alimenter les spéculations et permettre à tout un chacun de se faire une idée plus précise s’il a de l’imagination

disposer d’une page de lancement sexy qui donne le moins d’informations possible mais qui permette d’alimenter une base de données de curieux et une page de fans sur facebook

limiter les entrées en version alpha, faire gagner quelques  invitations en avant-première qui se gagnent en faisant quelque chose pour le lancement : du buzz (tracking sur des liens), un article, …

Un intérêt non négligeable de ces phases de lancement est de déceler dans les ragots les attentes du public concerné…

Conclusion

Page d'attente d'Hipster

Le lancement est une phase cruciale qui fait d’un produit lambda un succès. Les lancements d’Apple sont bien connus et contribuent au succès fulgurant de leurs produits. Apple ne dépense pas un sou en campagne marketing, tout le monde s’en charge pour elle. Un des sites qui exploite le mieux cette technique est actuellement Hipster (>invitations) qui sans rien dévoiler a déjà glané des dizaines de milliers d’adresses de curieux. Des dizaines (centaines ?) de blogueurs (comme techcrunch) se sont précipités pour spéculer sur le concept en question et un ingénieur de Google est même allé jusqu’à fouiller dans le code pour découvrir qu’il semblerait que ce soit un site de Q&A comme Yahoo Answers. Il y a fort à parier que, que le modèle soit bon ou pas, le site connaisse un grand nombre d’entrées les premiers jours, même s’il s’effondre après, c’est une autre problématique.

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités.

> Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER
> Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

14 Commentaires

14 réponses à “Lancement d’un site e-commerce : organiser son teasing”

  1. David Nicolas - SexyFood dit :

    Article intéressant. Juste…Le référencement naturel n’est pas gratuit. Qu’on le fasse soi même, ce qui prendra du temps, et donc de l’argent, ou qu’on le sous traite.

    D’autre part, je pense qu’il y a plusieurs moyens de lancer un concept. Le fait de donner peu d’informations attise la curiosité, mais certains sites sont très claires dans leur ligne avant le lancement, et connaissent tout de même un fort engouement.

    Dans les sites qui ont bien pensé leur phase de lancement ( et de communication ), on peut également citer loueunepetiteamie, sur le principe de rentawife, qui cache en fait un site de location.

    Enfin, dans les canneaux de communication au lancement

  2. David Nicolas - SexyFood dit :

    Enfin, dans les canaux de communication au lancement, il a plusieurs pistes :
    La presse écrite et radio, assez facile à atteindre.
    Les bloggeurs coeur de nerf pour la guerre du web.
    La possibilité d’organiser des jeux/concours.
    L’évènementiel ( soirée de lancement, partenariat dans des salons etc… ).

    David.

  3. Romain Boyer dit :

    Bonjour David,

    effectivement, rien n’est gratuit dans ce monde, y compris le référencement, la conception, (l’assistance à) la maîtrise d’ouvrage, l’aide à la réflexion, les outils, et surtout le temps que l’on passe soit-même à faire une chose plutôt qu’une autre ; je te rejoins tout à fait sur ce point de vue.

    Je parlais de moyen le « moins coûteux » (Cf titre sous-partie), rien d’autre. Je disais simplement que le positionnement sur Google était gratuit 😉

    Merci pour les informations complémentaires apportées !

    Le propos était principalement d’attirer l’attention sur ce moment que l’on appelle « lancement » mais on trouvera tout un tas d’autres possibilités encore pour communiquer.

    Toutes autres suggestions bienvenues !

  4. OPERA PRINT dit :

    Justement @operaprint prépare son lancement de site e-commerce (autour du 12 février prochain) via communiqués de presse gratuits online, page en construction, blog, Twitter, Facebook (publicité payante) et un nouveau moyen de faire du buzz mais ça ce sera à découvrir en live quelques jours avant le lancement !

  5. David Nicolas - SexyFood dit :

    @Romain :

    Et tu as tout à fait suscité cette envie, même si elle était déjà présente et réfléchie chez moi, elle est désormais totalement regaînée et appuyée d’une envie toujours plus forte.

    Je n’hésiterais pas à faire partager le lancement de SexyFood en commentaire sur cet article si ca t’intéresses d’ailleurs.

    A bientôt,
    David.

  6. Romain BOYER dit :

    Salut, merci pour ces informations, n’hésite pas à nous faire un retour et à nous dire ce qui marche et ce qui ne marche pas. Si tu veux, on pourrait faire une interview pour parler des problématiques de ce lancement quand tu y seras ? 🙂

  7. Romain BOYER dit :

    Super, ça m’intéresse beaucoup oui ! je n’attends que ça même 🙂

    A bientôt

  8. OPERA PRINT dit :

    @Romain : avec plaisir, je te tiendrai au courant de mes feedbacks et surtout du dernier « biais » de communication

    @David : c’est pour quand ton lancement ?

  9. wwww.1001opticiens.fr dit :

    Merci pour l’article, très intéressant. Néanmoins, il n’est pas fait référence au concept de longue traine, qui me semble important même pour un lancement : sur le net, un lancement peut être long, un service peut mettre du temps pour trouver son public

  10. Romain BOYER dit :

    Bonjour 1001opticiens ;-), je fais au contraire plusieurs fois référence à la longue traine, en parlant d' »ample phase de communication » ou d’effet « large filet ».
    Mais peut-être penses-tu à autre chose ?

  11. www.1001opticiens.fr dit :

    Bonjour Romain,
    Merci pour ta réponse, et je m’aperçois que mon post n’était pas très clair ! Tu dis à un moment  » Il y a fort à parier que le site connaisse un grand nombre d’entrées les premiers jours, même s’il s’effondre après ». A mon avis, c’est un des soucis que l’on doit rencontrer quand on fait trop un buzz autour d’un concept avant son lancement. Le risque étant que de « faux » utilisateurs soient déçus, se détournent du concept, avant même que les utilisateurs « rééls »qui pourraient être vraiment intéréssés n’aient la chance de le connaitre. Si on regarde les progressions de FB, Twitter, etc…, on voit que le lancement a au contraire été progressif, et que cela a permis au service de s’améliorer et se transformer. Du coup, je me demandais si un site n’aurait pas plutôt intérêt à faire un lancement très progressif, ciblé autour de ses utilisateurs potentiels et eux seulement, sans ‘trop » en faire 😉
    Sinon, merci pour ton site, il est vraiment très bien !

  12. Romain BOYER dit :

    Merci pour ta réponse. Tout d’abord, je tiens à préciser que ce n’est pas mon blog, mais j’y contribue régulièrement effectivement.

    Je te rejoins à 100% sur ce que tu dis, je parle ici de lancement et je termine par « ceci est une autre problématique » en faisant justement référence à ce qui pourrait être l’objet d’un autre post : comment retenir, fidéliser et convertir les masses d’internautes qui viennent pour une raison ou une autre (buzz, passage à la télévision, …).

    Et effectivement, faire venir les masses risque de les perdre s’ils n’y trouvent pas leur compte, mais peut également être productif, notamment pour des sites « sociaux » ou autres. Cela a été le cas pour Groupon par exemple, et a contribué à son succès fulgurant.

    Amener les masses progressivement peut avoir un intérêt si l’on n’est pas sûr de son concept (ce qui devrait être le cas dans 90% des lancements, il n’y a pas de mal à être humble…), ouvrir une version alpha puis bêta permet par exemple déjà de créer des améliorations suite aux remarques sans patir d’un effet d’échelle désastreux.

    Tu as en fait apporté un gros complément de réflexion, je t’en remercie !

  13. pligg.com dit :

    Lancement d’un site e-commerce : organiser son teasing…

    Problématique intéressante s’il en est, le lancement d’un site e-commerce pose de nombreuses questions parmi lesquelles : Comment faire venir un grand…

  14. Stéphanie dit :

    Bonjour,
    Merci pour toutes ces informations.
    Je suis céramiste et je donne des cours. Je fais donc du local en terme de clientèle. Je crée actuellement mon site web pour me faire connaitre et avoir du monde dans mes cours. Je suis en train de préparer une page de teasing pour avoir une mailing list. Je m’interroge sur le temps qu’il faut entre le lancement du teasing et le lancement du site pour que la curiosté soit attisée mais pas lassée. Merci d’avance pour vos réponses

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E-commerce : 10 conseils pour mieux vendre en ligne

par Romain Boyer - Il y a 7 ans

Une lecture intéressante sur le WhitSundayTimes (Australie)

Beaucoup de sites e-commerce se lancent chaque année, et beaucoup disparaissent rapidement, soit parce qu’ils ont mal été conçus, soit parce qu’ils sont peu entretenus, soit parce qu’ils n’ont tout simplement pas trouvé la bonne équation produits/prix/fournisseurs.

Les « 10 conseils » est un titre d’article facile ; après, ce n’est jamais mauvais de (re-faire) le point régulièrement et de compléter sa check-list de patron de boutique virtuelle.

Je reprends les titres donnés par l’article australien et vous mets mes avis sur chaque, tout de même 😉

Les 10 meilleurs conseils pour vendre en ligne

1. Est-ce que la vente en ligne présente un intérêt pour votre business ?

Pour certains business, la vente en ligne présente beaucoup de contraintes, il est donc pertinent de se demander si une simple vitrine ne suffirait pas et ne vous permettrait pas de mieux vous concentrer sur votre coeur de métier. Et puis… est-ce que votre coeur de cible vous cherche par Internet ?

2. Prenez soin de vos descriptions produit

Deux niveaux d’attention : les informations souhaitées par le prospect sont-elles présentes (la largeur d’un réfrigérateur est un élément à ne pas oublier) et les mots clés sont-ils présents pour permettre à la fiche produit de se positionner sur ces mots clés ?

3. Intégrez les médias sociaux

Laissez les utilisateurs communiquer sur vos produits, les conseiller, les mettre de côté, les commenter ; et donnez-leur le coup de grâce le moment venu. Soyez sexy.

4. Maintenez une présentation claire, dans l’air du temps

Les clients veulent des interfaces simples, avec des boutons d’action clairs et visibles, avec différents niveaux d’information. Cette hiérarchie est-elle bien respectée chez vous ?

5. Un minimum de clicks = un maximum de ventes

je crois que l’intitulé est explicite, plus on arrive rapidement à son objectif , et plus on est satisfait. Cela veut dire que si l’information n’existe pas, ce n’est pas grave, mais il faut qu’on puisse le savoir (efficacité des moteurs de recherche, clarté des catégorisations)

6. Identifiez les habitudes de vos utilisateurs

Mettez en place des moyens techniques qui vous permettront de mieux comprendre ce que cherchent vos utilisateurs, où ils s’arrêtent, pourquoi ; pourquoi ne vont-ils pas là où vous souhaitez, quelles sont les pages de sortie, quels sont les chemins habituels.

Je rajouterais bien ma petite patte à ce niveau-là : tenez un tableau à jour chaque semaine avec des indicateurs clairs (pourcentage de recherches infructueuses, produits les plus consultés, catégorie la plus prisée,…) et vous comprendrez bien vite et bien mieux votre boutique.

7. Proposez les bons moyens de paiement

Certains ont l’habitude de payer avec Paypal, via eBay, et sont donc rassurés de n’utiliser qu’un seul moyen de paiement et de limiter les risques, d’autres, en France, préfèrent le chèque, qu’ils trouvent plus sécurisé, d’autres préfèrent utiliser Google Checkout, parce que c’est Google, et d’autres la CB, parce que c’est simple.

Chaque client a une façon différente de voir les choses, il faut proposer à chacun ce qu’il faut pour le rassurer et le faire sortir le moins possible de ses habitudes. On est dans un monde d’autistes !

8. Investissez dans le service client

Il est difficile dans l’absolu d’éviter tout impair. Il convient alors de les gérer au mieux ; il s’agit (1) d’écouter le client et de le comprendre (2) de référencer sa requête (3) d’y répondre au plus vite (4) de lui donner envie de retenter l’expérience – code promo ? – (5) de créer des statistiques sur les problèmes et de régler les problèmes les plus courants

9. Catégorisez vos produits clairement

Tiens, on en parlait plus haut. Il est important que les utilisateurs se retrouvent facilement dans les catégories pour arriver rapidement à la liste des produits qu’ils cherchent.

Rien de plus énervant que d’arriver à Auchan et de se rendre compte qu’ils ont encore changé l’ordre des rayons et qu’on n’arrive plus à retrouver les packs de lait.

Sauf que quand on est chez Auchan, on n’est pas en 2 clics chez le concurrent.

10. N’oubliez pas le référencement sur les moteurs de recherche et ne négligez pas la présentation de vos résultats (SEO + SEM)

Assurez-vous d’utiliser les bons mots clés et de pouvoir vous y positionner. Sinon adoptez d’autres stratégies de mots clés.

Regardez et lisez vos résultats de recherche sur Google et demandez-vous s’ils sont parlants et s’ils donnent envie de cliquer.

Avec Instant Preview de Google, assurez-vous que votre page rend bien vue de loin 😉

Conclusion

Il est important, je pense, de se créer une checklist des points d’attention et d’y revenir une fois par semaine, une fois par mois,…

ET VOUS, QUEL EST LE POINT QUI VOUS SEMBLE LE PLUS IMPORTANT ?

Source : Top 10 tips to selling online | Guides | Whitsunday Times.

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités.

> Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER
> Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

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Menu à gauche ou à droite ? Impact sur l’ajout au panier

par Romain Boyer - Il y a 7 ans

Un post plutôt rapide sur une donnée intéressante. Un test A/B porté sur un site américain montre qu’un même contenu avec un menu plutôt texte à gauche apporte 34% de plus d’actions d’ajout au panier par rapport à un menu visuel à droite.

Une raison principale à cela à mon avis en version courte :

Les visuels dans les menus polluent les visuels produits, il faut laisser la place nette aux visuels produits 😉

La version A a 34% de plus d'ajouts au panier..

Anne Holland’s Which Test Won – A/B Test & Multivariate Testing Education for Marketing Professionals.

Ce qui est amusant, c’est que visiblement, les lecteurs de ce blog ont pour la plupart (près de 60%) cru que la version avec le menu à droite avec le visuel apportait plus.

Romain Boyer

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