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Manuel Valls : le Web et l’eCommerce reconnus d’utilité publique

par Romain Boyer - Il y a 2 ans

ATTENTION, cet article date du 1er avril 2015, il n’est pas impossible que son contenu soit lié à la date de publication

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Entretien exclusif avec Manuel Valls à l’occasion de la journée de l’eCommerce. Il revient sur les différents choix effectués par le gouvernement sur l’eCommerce et tient à montrer son encouragement pour ce secteur porteur.

M. le Premier Ministre, merci de nous accueillir, cet accueil prouve le profond intérêt du gouvernement pour le secteur du Web et plus particulièrement pour l’eCommerce ?

Naturellement, l’eCommerce, c’est près de 100.000 emplois créés chaque année, et le secteur représente près de 10% des achats de détail. 70% des marchands prévoient de recruter donc c’est naturellement un secteur que nous souhaitons soutenir.

Et on comprend pourquoi : sur Internet, tout est gratuit, il suffit de 2 minutes à n’importe qui, sans compétence particulière, pour ouvrir une boutique et vendre des milliers de produits partout dans le monde, ce qui explique que ce marché soit extrêmement porteur.

La gauche est d’ailleurs fière du succès de l’essort du Web et du eCommerce intervenu sous un gouvernement de gauche à la fin du siècle dernier.

L’ensemble du gouvernement y trouve son compte : le ministère de l’écologie se félicite du covoiturage des achats de détail et de la réduction des émissions de CO2, le ministère de l’industrie se félicite que La Poste ait pu être sauvée par ce biais, le ministère de l’économie a découvert de nouvelles niches de taxation, et le ministère du budget se félicite des économies réalisées. Imaginez que nous pouvons désormais bénéficier grâce à des plateformes en ligne de recherches de compétences d’expertises économiques de personnes situées à l’île Maurice ou au Bengladesh, via Skype, à un tarif qui défie toute concurrence. Nous avons ainsi réduit le budget de 400.000€ par an et par conseiller à 16€. Seul inconvénient, nous avons parfois des interférences et nous retrouvons parfois avec un interlocuteur américain au bout du fil, mais en raccrochant et en rappelant, cela fonctionne de nouveau ; l’économie générée en vaut la chandelle.

Pourtant, les gouvernements successifs ne semblent pas particulièrement désireux d’aider ce secteur d’avenir, malgré tous ces bons chiffres, pourquoi ?

Le secteur se porte bien, et étant un petit pays (7% de la taille des Etats-Unis), nos entreprises n’ont pas besoin d’avoir la taille des entreprises des Etats-Unis par exemple ; elles ont déjà atteint une taille suffisante et le besoin de progression est relativement limité. De fait, les entreprises doivent contribuer à l’effort national et nous faisons en sorte que ce secteur aide les autres secteurs, c’est un principe français, une valeur de la République que nous ne pouvons ignorer.

Par ailleurs, une croissance trop rapide risquerait de devenir incontrôlable, nous devons nous assurer que les perceptions suivant la croissance, d’où le besoin de maîtriser celle-ci. Regardez Dailymotion, si des fonds étrangers étaient arrivés pour un rachat, il y aurait eu un risque d’évasion fiscale, d’où la très bonne intervention de M. Montebourg pour éviter cela.

A ce propos, le manque à gagner sur la TVA non perçue des géants étrangers pour leur activité en France représente plusieurs milliards d’euros, quelle est l’intention de la France à ce sujet ?

Nous préférons nous assurer que ces plateformes, qui emploient en France et font gagner du pouvoir d’achat aux français, puissent prospérer et se sentent bien en France. Nos entreprises françaises du secteur sont souvent beaucoup moins stables, et nous ne savons pas si elles seront encore là demain donc nous devons nous assurer que les entreprises étrangères prospèrent sur le sol et le Web français.

L’eCommerce a la réputation de mettre les boutiques physiques à mal, qu’en pensez-vous ?

Le gouvernement a décidé en conscience pour freiner la fermeture des boutiques physiques d’inventer le retrait des achats en magasin, c’est un merveilleux moyen qui permet de faire co-exister les deux. Le Web permet ainsi d’avoir les informations nécessaires pour aller réaliser son achat en magasin en toute sérénité.

62% des internautes achètent des voyages en ligne, avez-vous une analyse ce succès ?

Nous avons analysé une explosion depuis quelques années et notamment depuis l’avènement de Facebook des voyages vers le Moyen-Orient. C’est bien la preuve qu’il faut impérativement laisser ces entreprises américaines prospérer sur le sol français et qu’il faut surtout éviter de trop intervenir, sous peine de limiter cette progression.

Merci M. Valls, nous comprenons désormais bien mieux la politique du gouvernement.

(chiffres Fevad)

 

 

 

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Petit Bonus : j’ai également posé la deuxième question à Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement.

Ecoutez, je crois qu’il faut être honnêtes, on ne peut pas continuer plus longtemps à se voiler la face en disant des demi-vérités.

C’est pourquoi je vais être tout à fait transparent avec vous, en vous donnant le fond de ma pensée, qui n’a d’ailleurs pas changé depuis ma précédente intervention, laquelle avait été d’ailleurs largement contestée sans raison par mes confrères de droite. Confrères qui semblent d’ailleurs oublier leurs propres manquements sur le sujet alors même que la cour de cassation a récemment rejeté un pourvoi sur le fondement l’article onze-cent-quatre-vingt-deux-mille-sept-cent-deux condamnant ainsi largement les auteurs de tels faits.

Mais je ne suis ici pour accuser personne et n’entends certainement pas digresser et vais donc m’attacher à vous répondre sans langue de bois, de la plus ouverte et transparente des manières.

En effet, il faut dire la vérité aux français. Car les français ne sont pas des imbéciles, ils savent bien ce qu’il se joue ici.

Les français n’ont que faire des chiffres qui leur sont servis tous les jours par des journalistes à la botte du parti opposé, car ces chiffres sont, ils le savent, largement manipulés et ne veulent plus rien dire, c’est pourquoi je m’attache ici à vous présenter les faits concrets, que chacun pourra comprendre de la façon la plus objective qu’il soit.

Car les français ont besoin d’informations et de réponses concrètes à leurs questions ; des questions que j’entends régulièrement quand je vais à leur rencontre dans ma circonscription de province, où, la « France d’en bas » comme on l’appelle, que je rencontre lorsque je vais sur les marchés, et qui me glisse à l’oreille sans arrêt à quel point la situation actuelle leur pèse et les effraie. Une situation que l’élite parisienne ne parvient visiblement pas à mesurer la gravité sans sortir de son carcan doré.

Vous savez, moi je ne crois pas que l’on puisse répondre à votre question sans aller vraiment dans les détails, ce que je m’attache ici à faire car on ne peut pas dire les choses à moitié. Et moi je connais bien la réalité des choses et je suis crédible pour les dire car j’ai de vrais résultats dans ma circonscription.

Le débat parlementaire ne doit pas être mis de côté et les questions qui doivent être posées seront posées en laissant de côté les politiques partisanes, il faut avoir le courage de répondre aux problématiques réelles des français.

Vous allez me dire que je caricature mais je voudrais faire quelques remarques pour la clarté du débat, et je vous le dis d’autant plus tranquillement que j’ai moi-même mené une étude sur le sujet récemment. Je le dis en toute sincérité, il ne peut en être autrement. Je vais d’ailleurs vous donner un exemple d’un petit couple de retraités de la SNCF que j’ai rencontré la semaine dernière, qui étaient dans cette situation et qui en avaient pleuré devant moi.

Bref, nous avançons avec des propositions concrètes et je suis très fier de faire partie de l’équipe en charge de ce projet ; je m’y donne corps et âme, c’est pourquoi mon avis est aussi tranché ; d’ailleurs, jamais une position n’avait été aussi claire sur le sujet.

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

4 Commentaires

4 réponses à “Manuel Valls : le Web et l’eCommerce reconnus d’utilité publique”

  1. « Le gouvernement a décidé en conscience pour freiner la fermeture des boutiques physiques d’inventer le retrait des achats en magasin, c’est un merveilleux moyen qui permet de faire co-exister les deux. »

    A mourir de rire, c’est une fonction de base que l’on a mis en place en … 2001 ! Ils ont juste 14 ans de retard…

  2. Jh Delhaye dit :

    C’est une interview réelle?! Ce sont vraiment les réponse de Manuel Valls? C’est terrifiant…

  3. vero dit :

    Bonjour. Excellent ce poisson d’avril. On se croirait un peu aux Guignols, surtout à la lecture de l’itw de Le Foll. Croustillante initiative 🙂

  4. hanna dit :

    Parfois j’ai l’impression que le gouvernement a quelques temps de retard…

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Kameleoon – un outil d’A/B testing à tester absolument

par Romain Boyer - Il y a 3 ans

LogoKameleoon-354x235[1]Kameleoon est une très belle solution d’A/B testing, qui évolue assez rapidement avec de belles nouveautés à venir, qui mérite d’être suivie de près.

Jean-Noël RIVASSEAU a accepté de répondre à quelques questions pour dédiaboliser, une fois de plus, le principe des nouveaux outils d’A/B testing (Kameleoon & AB Tasty pour nos petits frenchies préférés) qui sont d’une simplicité déconcertante de mise en place.

R. B. : L’A/B testing est une méthode qui fait peur par rapport à sa supposée complexité de mise en place, faut-il détromper les marchands à ce sujet ?

J.-N. R. : Tout à fait! Avec une solution agile, la simplicité de mise en place de certains tests est bluffante. On peut donc par exemple créer plusieurs versions d’une landing page (wording, images) et lancer un test en moins d’une heure. Pour les tests plus avancés, ceux qui touchent notamment à un ensemble de pages dynamiques comme les fiches produits, il faut généralement impliquer un développeur web front end, mais un test est mis en place en plusieurs jours, et non plusieurs semaines (ou mois). Finalement, la principale barrière est psychologique: l’arsenal des A/B tests est un outil indispensable à tout marketeur, et tout marchand devrait être équippé à ce niveau.

De la façon la plus succincte possible, comment la solution Kameleoon fonctionne-t-elle ?

Concrètement, la solution Kameleoon rajoute une surcouche JavaScript à votre site web. Cela permet donc de générer facilement des variantes des pages originelles, sans avoir à toucher à votre code serveur. Un avantage immense, car cela permet de pouvoir effectuer des retouches ergonomiques et de wording sans avoir à s’adresser à son prestataire technique habituel, dont les délais ou les coûts sur ce type de sujet sont généralement prohibitifs.

Au final, le logiciel Kameleoon abstrait toutes les complexités techniques de mise en oeuvre du A/B testing, pour délivrer un ensemble de promesses fortes: aucun impact sur le fonctionnement du site (pas de ralentissement…), transparence totale pour les visiteurs, mise en place des variantes aisée, et reporting des résultats puissant et adapté.

Quel est le budget nécessaire à prévoir pour utiliser une telle solution ?

Nous facturons en fonction du trafic testé: il faut compter entre 50 euros par mois (site à faible trafic, en phase de lancement) et 500 euros par mois (typiquement un site e-marchand de taille déjà conséquente, avec un CA établi). Pour les grands comptes avec des trafics extrêmement importants (millions de visiteurs chaque mois), nous proposons une offre illimitée, pour laquelle il faut compter à partir de 1000 euros / mois.

Peux-tu nous montrer quelques captures pour voir à quoi ressemble l’interface de configuration et le reporting délivré suite à un test A/B ?

 

l'éditeur en ligne Kameleoon

l’éditeur en ligne Kameleoon

Interface de reporting interne Kameleoon

Interface de reporting interne Kameleoon

Reporting dans Google Analytics

Reporting dans Google Analytics

Comment est venue l’idée de créer un outil de test A/B ? il me semble que tu as une anecdote américaine amusante sur le sujet…

Initialement, nous avions développé la couche technologique permettant de modifier des pages web facilement, mais n’avions pas imaginé l’appliquer au domaine de l’analyse de performance web. Une fois la technologie prête, j’ai réalisé un long séjour de 8 mois en Amérique du Nord, afin de comprendre quelles pourraient être les applications concrètes de notre idée. C’est là où j’ai découvert l’A/B testing: alors que personne ne m’en avait parlé en France, là bas, à chaque fois que je me rendais à un meetup de startup (phénomène trés développé outre atlantique) et que je présentais notre technologie, au moins une personne me disait: « C’est super! Mais tu devrais proposer de l’A/B testing avec ca! ». Après qu’on me l’ai dit 5 ou 6 fois, j’ai creusé le sujet, puis ai décidé d’orienter ma société totalement là-dessus, en faisant le pari que ce qui buzzait très fort aux USA en 2010 arriverait en France 2 ou 3 ans après… pari gagné!

Merci beaucoup Jean-Noël, je te souhaite une belle continuation avec toute l’équipe !

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

1 Commentaire

Une réponse à “Kameleoon – un outil d’A/B testing à tester absolument”

  1. J’ai prévu de le tester un de ces jours, ça a l’air top !

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LDLC, interview de Olivier De La Clergerie par BFMBusiness

par Benoit Gaillat - Il y a 3 ans

Ldlc est un des plus vieux site e-commerce, 1997 tout de même, ça a aussi été un des premiers site ou j’ai passé une commande (vers l’an 2000). Le nom vient tout simplement du fondateur : Laurent De La Clergerie (LDLC), pas bête comme idée même si aujourd’hui les ndd en quatre lettres sont rares.

logo ldlcLe frère du fondateur, Olivier De La Clergerie, qui est aussi directeur général du groupe LDLC est passé hier matin sur BfmBusiness, le groupe est en effet coté (9 € 53 l’action à l’heure ou j’écris ces lignes) et l’interview super intéressante permet de faire le point sur un groupe groupe e-commerce toujours indépendant.
LDLC a en effet atteint 200 millions d’euros de CA l’an dernier et va déployer des magasins physiques. A l’heure ou Surcouf a fermé, la Fnac ne trouve pas de repreneur et le Hi-tech offre des marges faible LDLC annonce être rentable et se lance dans le retail, ça vaut le coup d’écouter.

Des e-commerçant rentables y’en a pas tant que ça dans le top 100, voir dans l’ensemble du e-commerce français…

Interview de LDLC par BfmBusiness

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

3 Commentaires

3 réponses à “LDLC, interview de Olivier De La Clergerie par BFMBusiness”

  1. Mickael dit :

    C’est toujours intéressant ce genre d’interview des dirigeants des gros e-commerces.
    Ça a toujours l’air tellement « facile » dans leur discours… 🙂

  2. The Sister Theory dit :

    Merci pour la vidéo! Par contre, j’ai horreur de lire que la majorité des ecommerçants ne sont pas rentables!!! Laissez moi y croire un peu :p

  3. Jacques dit :

    Génial Mais comment on fait pour faire du cross canal sur un marché de niche ? Rien qu’une boutique c’est pas rentable en local pour la plus part des site de niche. Y’en a qu’on essayé et ils s’en mordent les doigts.

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Interview d’un SEO devenu e-commerçant

par Romain Boyer - Il y a 4 ans

Aujourd’hui, nous interviewons Samy, qui nous vient du joyeux monde des SEO, pour devenir e-commerçant. C’est intéressant de voir comment quelqu’un qui a du recul sur ce point-là aborde la question quand l’heure est venue pour lui d’avoir sa propre boutique.

Bonjour Samy,

Peux-tu commencer par te présenter ainsi que tes associés et ta société en quelques mots ?

Merci de m’accueillir dans cette vaste demeure du e-commerce 🙂

Je suis Samy Berkani, un passionné de SEO devenu Web entrepreneur. J’évolue au sein de l’agence web Inside Créations que j’ai crée en 2009. Depuis, j’ai goûté aux joies du commerce électronique (en tant qu’e-commerçant et non prestataire de service, cette fois) et j’avoue que ça me plait beaucoup. Je suis associé à deux autres personnes que sont Camille Huvier et Pierre Mourotte.

Nos boutiques sont : Les Deux Biches, Le Tiroir à Collants et Lady Coclico.

Toujours en quelques mots, comment avez-vous organisé votre équipe ? Quelles sont vos ressources techniques ? Comment gérez-vous votre logistique ?

Comme vous le savez, la vente en ligne requiert une large palette de compétences dans différents domaines. Nous ne sommes que trois et sommes à 99% autonomes (sauf compta et serveurs :). Tout est « fait maison ». De fait, nous avons dû élargir nos compétences à d’autres domaines.

Pour prendre quelques exemples concrets, j’ai dû constituer un petit studio photo : 2 spots daylight (merci à Patrice Cassard pour son post « révélateur » sur le sujet), un fond blanc et un Nikon D7000 (pour un budget total de 1500€). Je me suis également mis à Linux pour pouvoir gérer nos serveurs.

De même, Camille a du apprendre à être intransigeante sur le contrôle qualité (plus il est « sévère », moins nous avons de retour produits) et consacre pas mal de temps à l’analyse des tendances de mode. Pierre, lui, a appris à appliquer le webmarketing à ses propres projets e-commerce et en gérer le blog et le community management…

On a fait le choix du « home made » pour libérer un maximum de ressources à investir dans le développement des catalogues de nos différentes boutiques. On y gagne forcément financièrement (conception de trois boutiques, référencement, des dizaines de séances de shooting, administration serveur … ça chiffre !). Mais nous sommes également conscients qu’à force de tout gérer en interne, on finit par perdre tout recul sur les situations et avoir moins de temps pour « porter » nos projets. Cela représente également beaucoup de sacrifices personnels, la situation ne peut donc qu’être temporaire.

Pour la logistique, nous avons notre espace de stockage derrière nos bureaux (dans le 6e arrondissement de Lyon). La préparation se fait donc sur place (qu’est ce qu’on s’éclate entre midi et deux :). Comme beaucoup, nous avons commencé en stockant « at home » pendant quelques mois. Par la suite, nous avons eu de la chance de tomber sur un grand local vraiment pas cher. Bon, nous avons dû tout retaper (ça aussi, c’est fait maison), mais aujourd’hui, ne pas avoir de souci de stockage nous est indispensable et nous ôte tout frein au développement.

Pour la livraison, on travaille avec La Poste. Il n’y a pas de réelle concurrence à ce niveau en France. De fait, nous sommes contraints de gérer les dépassements de délais et autres colis perdus, sans que les réclamations n’aboutissent.

Notre unique point faible reste la gestion des retours. On ne s’en soucie pas pour le moment car on en a très peu (moins de 1%) grâce au contrôle qualité « impitoyable » de Camille.

Ce qui est intéressant dans ton cas, c’est que tu es un profil SEO à la base qui se tourne vers le e-commerce. Comment as-tu abordé le projet, quelles ont été les étapes du montage ?

Lorsqu’on est SEO et qu’on voit défiler des boutiques, on ne peut qu’être tenté à un moment ou un autre. Pour l’aspect financier, mais pas que. Etre à la fois e-commerçant et SEO, c’est deux fois plus de plaisir 🙂

J’ai démarré le premier projet e-commerce avec une vision ultra SEO. A l’époque, la police du net (Google) n’était pas encore aussi répressive. Entre temps, j’ai eu le temps de m’acclimater et d’assimiler les autres aspects du Webmarketing.

Avant même la création de la première boutique, j’ai commencé par faire quelques études de mots clés, analyse de la concurrence et de l’évolution de plusieurs marché. Je savais donc au terme de ce travail où je voulais aller et comment y arriver (en ce qui concerne le SEO).

J’ai ensuite constitué un petit réseau de blogs (en variant les IP et les Whois) pour avoir un minimum d’indépendance en netlinking. Etant assez prudent sur le sujet, je suis resté modéré misant sur la qualité.
J’ai également accordé beaucoup d’importance au contenu rédactionnel des boutiques dès le départ. Beaucoup (aujourd’hui encore) en proposent assez peu. J’ai fait correspondre les noms des produits à la recherche de l’internaute (là où certains utilisent des noms inventés donc inconnus), et le résultat s’est fait sentir dans la longue traîne. En résumé, j’ai fait de la pertinence mon premier objectif.

Les résultats étaient assez bons dès les premiers mois mais je me suis rendu compte que je touchais des internautes déjà acquis à la cause (qui recherchaient les produits qu’on proposait) mais pas du tout les « why not » (les internautes qui découvrent nos produits et … pourquoi pas !). C’est là que mes associés ont pris le relais pour cibler de nouveaux canaux, et pour faire en sorte que des internautes tapent « Le Tiroir à Collants » pour nous trouver et pas seulement « cherche collant fantaisie à petit pois et nœud rouge » 🙂

En analysant le parcours, je me dis que mes compétences en SEO nous ont permis de démarrer plus vite et de constituer une première source de ventes (non négligeable), mais qu’il est indispensable, à un moment ou à un autre, de tourner le dos à Google pour parler à l’internaute.

Aujourd’hui, on se base autant sur le SEO que sur le social ou les partenariats avec les blogueuses mode.

Notre objectif aujourd’hui est que notre petite équipe s’agrandisse. Faire tout soi-même c’est bien, mais à force, la petite lumière rouge à côté de l’oreille droite commence à clignoter 🙂

Est-ce que le fait de faire du SEO pour toi-même change quelque chose ? Le fait de mettre en place ses propres recommandations rend-il cela plus aisé ? Es-tu satisfait de tes débuts ?

Il est certain que ne pas avoir de comptes à rendre rend l’audace possible. Et de l’audace, il en faut ! Mais cela enlève également la pression du client (là je suis en mode prestataire) qui nous demande dans combien de temps il va être riche. Cet aspect prend tout son sens aujourd’hui où la patience est une vertu indispensable au SEO. Bourriner c’est mourir !

Il y a aussi le fait que, quoi qu’on en dise, la motivation est plus forte pour ses propres projets. On peut se permettre d’y passer plus de temps sans se poser (immédiatement) la question de la rentabilité.

Pour la satisfaction, c’est mitigé. Je suis satisfait du chemin parcouru, de la formation et des compétences que j’ai acquises. Certaines erreurs de parcours et le manque de fonds ont compliqué la tâche…

La question rituelle, si vous deviez recommencer du début, que ferais-tu différemment ?

Au début de l’aventure, l’investissement était de 3500€ (je suis complètement sérieux) pour un premier CA de 50 000€. Aujourd’hui, je me sens petit joueur, mais forcément, l’ambition de départ n’était pas la même. Il faut savoir que la taille du catalogue est très importante sur les marchés où la concurrence est élevée. Avoir un grand catalogue signifie pour moi trois choses :

  • Plus de trafic via les moteurs de recherche
  • Un meilleur taux de conversion
  • Un panier moyen plus élevé

Partir avec une bonne base financière permet donc d’évoluer plus rapidement en ayant plus de sous à réinvestir. Nous nous sommes tournés vers les banques qui, comme beaucoup ont dû s’en apercevoir, sont assez réticentes à prêter aux e-commerçants (vaste sujet). Nous n’avons pas eu le choix : Il a fallu commencer avec nos (petits) moyens personnels.

Pour le reste, je n’avais pas la même expérience donc j’ai foiré deux, trois choses (choix de certains fournisseurs, communication trop timide …), mais si ça marche, c’est qu’on a globalement bien fait les choses.

Quelles sont les prochaines étapes du développement ?

Comme je le disais plus haut, pouvoir embaucher pour s’agrandir. Je veux que notre équipe s’agrandisse en accueillant des personnes capables d’êtres polyvalentes et passionnées. Notre configuration actuelle me plait et les valeurs doivent rester les mêmes : implication, la soif d’apprendre et la complémentarité. Peu importent les diplômes et les écoles 🙂

La priorité est de combler nos lacunes en graphisme, relations presse et de trouver un bon responsable logistique. En termes de temps de travail, ces trois métiers nous posent beaucoup de problèmes.

A plus long terme, on voudrait devenir fabricants (en ce qui concerne les collants) et travailler en exclusivité avec des créatrices (en ce qui concerne les bijoux).

Aussi, nous avons pêché en innovation, on a donc comme objectif de trouver des niches et de lancer de nouvelles boutiques avec des idées plus originales (Madame Choup et Archiduchesse nous inspirent tous !).

Je me suis également rendu compte que le lancement d’une boutique (au sens large) me passionnait plus que sa gestion. Je souhaiterais donc que nos projets soient assez aboutis pour pouvoir me permettre lancer/développer/céder des boutiques e-commerce.

Merci Samy pour ce retour d’expérience très intéressant !

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

7 Commentaires

7 réponses à “Interview d’un SEO devenu e-commerçant”

  1. Matthieu dit :

    Je suis dans le même cas (à la fois SEO et e-commerçants depuis peu) et les infos que donne Samy sont intéressantes.
    J’ai eu l’occasion d’échanger un peu avec lui et j’espère pouvoir apprendre des choses de lui.

    Merci pour l’interview

  2. Miss Seo Girl dit :

    Bravo à vous deux pour cette interview sympa !

    C’est intéressant de voir les évolutions possibles des référenceurs ! 🙂

    Je connais un peu Samy et je sais à quel point c’est quelqu’un de motivé et passionné. Dans ce cas, on ne peut que réussir ! Alors Samy, je te souhaite bon courage dans ton aventure e-commerce ! Tu es plutôt bien parti ! Entre nous : je ne vais pas tarder à acheter une petite écharpe ou un foulard sur les deux biches 🙂 ! 🙂

    Si vous venez de vous lancer dans le e-commerce ou alors si vous êtes passionné par le e-commerce, je vous conseille de lire ce petit bouquin (même à toi Samy) -je trouve qu’il est pas mal : Comment réussir son site e-commerce ! http://www.miss-seo-girl.com/comment-reussir-son-site-e-commerce/

    A très bientôt !

  3. VILLATTE dit :

    Bonjour Samy

    Tout d’abord félicitations pour ta démarche et bienvenue dans le monde e-commerçant…J’ai commencé comme toi d’ailleurs ça me rappelle de bon souvenir notamment aux expéditions. Tout d’abord je te conseille de télécharger Expéditor I Net mais tu l’as déjà peut être fait, si c’est pas le cas ça va te changer la vie car tu vas télécharger tous les jours les commandes de ton site internet vers expéditor i Net et tu n’as pluq qu’a éditer les étiquettes so colissimo et si tu as réaliser un certain volume tu peux négocier une imprimante thermique la aussi tu vas voir tu vas halluciner. Ensuite tu as le droit d’être indemniser dès qu’un colis n’est pas arrivé dans les 48 H, nous on passait une 1/2 journée par mois à checker tous les N° et on arrivait à récupérer 300 € car c’est pas la poste qui va te prévenir que les colis sont arrivés à la bourre.
    Bon je voudrais pas abuser de mon espace commentaire, mais je pourrais aussi de te donner pas mal d’info sur la logistique car pour moi c’est aller tellement vite que j’ai du externaliser la logistique et tout ça c’est un boulot à plein temps.
    N’hésites pas si tu souhaites plus d’info sur ces domaines car ils sont déterminants dans la réussite de ton projet
    Jean pierre villatte
    Conférence WEB

  4. Erwan dit :

    Excellent, j’aime beaucoup son itw. J’aimerais tenter l’aventure comme Matthieu et Samy. C’est encore possible actuellement de trouver sa place dans ce marcher qui est concurrentiel même sur les niches. En tout cas je vois qu’il est possible de réussir en faisant tout soi même.

  5. 24H dit :

    Interview très intéressante ! Je retiens (c’est mon côté « référencement durable ») : « Cet aspect prend tout son sens aujourd’hui où la patience est une vertu indispensable au SEO. Bourriner c’est mourir ! »

    Bravo pour l’audace et le retour sur l’apport compétitif de la maîtrise du réf, qui a permis de commencer à réaliser des ventes plus rapidement en prenant un départ sur les chapeaux de roues !

  6. Arnaud dit :

    Bonjour,

    Très bon article, on voit quand même dans cet interview l’importance de se lancer dans un projet (malgré le risque de l’échec), et être passionné par son métier qui reste une chose importante pour réussir et rester à un bon niveau.

  7. Nicolas dit :

    J’ai particulièrement aimé cette interview surement car je m’y retrouve en partie.

    Je te souhaite à toi et toute ton équipe le succès que vous méritez.

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Interview SEO de Yannick SIMON, Ex CTO et Actuel Master SEO de RueDuCommerce

par Romain Boyer - Il y a 4 ans

Aujourd’hui, je vous propose un vrai bonus, une interview de Yannick SIMON, qui nous répond sur la thématique du SEO pour le e-commerce.

Son avis a une vraie importance, RueDuCommerce est aujourd’hui considéré comme une vraie success story du SEO pour ses optimisations mises en place depuis quelques années.

Yannick est le directeur technique historique de RueDuCommerce et il se lance dans le conseil SEO avec son fameux Contrat de Maintenance SEO, avec un vrai vécu et des années de tests et de discussions avec les ténors du SEO.

Yannick, merci de nous accorder un peu de temps ! Peux-tu nous raconter ton histoire perso et nous raconter comment ça t’a amené à monter une boîte de conseil en SEO ?

Je suis ingénieur arts et métiers. J’ai travaillé pendant 12 ans chez RueDuCommerce comme Directeur Technique, puis, j’ai monté l’équipe de la Galerie Marchande à Aix-en-Provence.

Entre 2009 et 2012, nommé Directeur Général Adjoint,  j’ai relancé le SEO de RueDuCommerce avec une équipe web marketing spécialement dédiée à l’innovation marketing sur Internet.

J’ai quitté RueDuCommerce en mars 2012 pour me ressourcer et pour prendre soin de mon poids 🙂 moi qui suis un peu un dinosaure de l’Internet.

Yannick, c’est quoi ce nom de boîte ? Kysoe ? t’es tout seul ? tu y passes 100% de ton temps ?

Kysoe, c’est un mélange de YS (pour Yannick Simon), SEO dans le desordre, K pour faire web 2.0
et 5 lettres pour faire jeun’s

Pour l’instant, je suis seul, oui, mais manifestement, ca ne va pas durer longtemps

Oui, j’y passe tout mon temps, mais j’ai un grand compte qui m’occupe deja pas mal de temps : RueDuCommerce pour qui j’entretiens encore le SEO

Qu’est-ce que tu apportes de neuf sur ce marché du conseil SEO ?

C’est finalement ce qui est le plus important pour moi.
Tout d’abord, je souhaite m’adresser aux grands sites qui ont beaucoup de contenu mais un faible trafic SEO.
Les problèmes à régler sur ces sites sont très complexes et souvent très différents de ce qu’on peut trouver sur les forums habituels.

Les référenceurs sont capables de faire des audits de qualité. J’ai travaillé avec certains d’entre eux, mais :

– ils n’ont pas la capacité de piloter les développements informatiques nécessaires
– ils n’arrivent pas à faire passer en priorité leurs demandes auprès de leurs clients
– ils n’ont pas les compétences techniques pour comprendre les contraintes de chaque technologie utilisée par leurs clients
– ils n’ont pas d’outils exhaustifs pour auditer en continu la qualité du site

Je propose une solution complétement différente : je mets à disposition mon savoir faire acquis chez RueDuCommerce, un des tous meilleurs site en SEO de France (source semrush), à l’aide d’une plateforme technique : la KysoeBox, qui me permet de mettre en place mes règles, et d’optimiser en continu, sans intrusion sur les serveurs de mes clients.

Quels sont les outils indispensables pour améliorer son positionnement aujourd’hui ?

Je n’utilise pas des outils de mesure de positionnement : je trouve vraiment dommage de consacrer une énergie à faire des tableaux de bord complexes à la place de passer du temps à mettre en place de bons partenariats sur Internet.

Mes outils analysent et vérifient en continu l’utilisation de bonnes pratiques : balises, duplicate content, qualité du crawl, nettoyage des pages, ..etc… de nombreuses contraintes. Par exemple, je crawle 1 000 000 de pages par semaine du site RueDuCommerce, et analyse donc 200 000 000 de liens entre ces pages.

J’ai donc mis au point des crawlers et des outils d’analyse de logs HTTP.

Le but final est d’avoir un site le plus propre possible vis à vis de Google.

Pour améliorer son positionnement, il faut en plus avoir le contenu que recherchent les internautes.

J’ai donc mis au point des outils à disposition, plus ceux du marché (semrush), qui permettent d‘identifier le contenu qu’il manque.

Aujourd’hui, si on n’arrive pas à se positionner sur un mot clé / une page donnée, que doit-on regarder ? le crawl ? les duplicate content ?

C’est un ensemble de règles de base à respecter dont celles que tu cites. Quand on dispose d’un site à gros contenu et à fort pagerank, il faut absolument optimiser le maillage interne. Et ça, c’est mon savoir faire 🙂

Aujourd’hui, RueDuCommerce possède un des meilleurs SEO au niveau e-commerce, qu’est-ce qui a aidé le plus à cela, est-ce le fameux « Index » ? Les mots clés qui apparaissent dans les fiches produit et dans les listings catégories ?

Merci gars, c’est gentil. Ce qui a le plus aidé à cela, je l’ai appris grâce à APosition : la mesure du taux de crawl. Nous avions 2 000 000 de produits sur RDC, et seul 2% de ces produits étaient crawlés par Google.

Pour améliorer cela, il faut employer des techniques de ninja que je ne souhaite pas révéler ici et qui sont disponibles dans la KysoeBox

Comme tu le vois, il ne s’agit pas d’avoir un site de mauvaise qualité, mais un site « propre ». Par exemple, je passe énormément de temps à rajouter des « follow, noindex », de manière très précise pour présenter le meilleur site possible aux internautes, et à Google.

Quelle est l’erreur la plus commune des e-commerçants au niveau SEO ? Peut-être y en a-t-il plusieurs ?

Je pense qu’il ne faut pas faire d’url-rewriting. Mais ça, c’est trop disruptif pour que je passe du temps à essayer de convaincre mes clients.

Soyons un peu disruptifs quand même, en deux mots, pourquoi l’URL rewriting serait un souci, c’est parce qu’on y passe trop de temps et que ça rapporte pas assez ?

l’URL Rewriting est un soucis, parce qu’avec de gros sites, tu vas passer ton temps à essayer de réduire le duplicate content qui bien souvent arrive parce que tu n’es pas rigoureux sur l’url rewriting …

donc, ma philosophie : réduis ton boulot, ne fais pas d’url rewriting !

Est-ce qu’il faut vraiment javascripter les liens en amont pour limiter les pages à crawler pour les robots ou des « noindex,nofollow » on-page suffisent pour toi (ou des nofollow sur les liens en amont d’ailleurs…) ?

j’ai les réponses précises à ces questions, mais je ne souhaite pas communiquer là-dessus
et relis bien ce que j’ai écrit : je n’ai pas parlé de « noindex, nofollow » : je fais en général des « follow, noindex »
concernant le javascriptage des liens internes.. je préconise maintenant l’optimisation du robots.txt

Quelques questions de Benoît Gaillat

 

Aujourd’hui un petit site ecommerce à t’il les moyens de se battre en SEO face aux mastodontes du ecommerce ?

Les marchés de niche ont toutes leurs chances, mais il faut faire un minimum de « buzz » sur internet, pour faire connaitre sa marque et donc, à mon sens, de ne pas être pénalisé par des algorithmes du genre Panda.
[NDLR : mode hors sujet et grosse pub pour ce qui suit :-), c’est toujours utile d’être sur les marketplaces, ça apporte des ventes mais n’améliore pas le SEO]
Les petits marchands ont aussi la possibilité de cumuler de la visibilité de leur produits en les mettant sur plusieurs market place. Au final, ils ne payent qu’une commission sur les ventes. C’est bien plus fair que payer au clic …

Un gros site Ecommerce peut-il d’après toi externaliser complètement son SEO ou au contraire faut il internaliser au maximum  ?

mon expérience montre qu’il a fallu que je sois nommé DGA de RDC pour que ça marche. Qu’en penses-tu  ?

A ton avis comment va évoluer le marché du SEO dans le futur ? Nouveaux moteurs ? Nouvelles façons de se positionner ?

le SEO sur mobile, dans linkedin et dans apps market  (faire sortir ses applis dans les recherches dans itunes ou google play) sont de vrais challenges

Aujourd’hui qui pourrait menacer google dans sa position de fournisseur N°1 de trafic pour les ecommerçants ?

Le seul danger de Google, c’est Google.

La minute libre : vends-nous un peu tes prestations, pourquoi on choisirait Kysoe ou KysoeBox ?

Sortez des prestations habituelles des web agencys !

Ils vous vendent des rapports d’audit de qualité, mais vous n’avez pas le courage ni la capacité à les mettre en œuvre
sur votre site.

Et bien en utilisant la plateforme KysoeBox, vous souscrivez un contrat de maintenance en SEO.
Je m’occupe de former mes équipes qui vont faire tous les réglages sur votre site et ils emploieront
les meilleurs techniques pour nettoyer votre site.

Je fais tout à distance : vous vous reposez sur moi : le directeur technique/directeur général adjoint/seo de RueDuCommerce….

Vous êtes libre de souscrire ou de vous désinscrire à volonté.
Je préfère prévenir aussi que je m’interdis de travailler avec certains concurrents directs de RueDuCommerce ;–) qui reste ma société chérie adorée.

Pour retrouver Yannick SIMON :

Sur son site professionnel : KYSOE, le contrat de maintenance SEO

Sur Twitter : @YsimonX

 

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

15 Commentaires

15 réponses à “Interview SEO de Yannick SIMON, Ex CTO et Actuel Master SEO de RueDuCommerce”

  1. LaurentB dit :

    RDC a participé au concours SEO « mangeur de cigogne ».
    Plus d’info ici http://www.laurentbourrelly.com/blog/335.php
    Il est là le secret de la réussite du site 😉

  2. Dominique Vitali dit :

    Merci pour cette interview et les réponses très intéressantes.
    J’ai une question à propos du noindex,follow : GWT permet de définir des règles pour certains paramètres d’URL (pagination, tri…).
    Dès lors, pourquoi s’embêter avec du noindex,follow dans le code ?
    La config dans GWT « Laisser Googlebot décider » ou « Ne pas indexer » n’est-elle pas suffisante ?

  3. Romain Boyer dit :

    Bonjour Dominique,

    le problème, c’est qu’il faut se palucher toutes les exclusions possibles, qui apparaissent au fur et à mesure du crawl (en permanence).

    S’il n’y a que deux ou trois paramètres existant sur le site, ça va.

    Par contre, avec GWT, aucune possibilité de refuser l’accès à tout un dossier, on ne parle que de « paramètres GET », soit tout ce qui apparaît après le point d’interrogation le cas échéant.

    Pour le cas d’un prestashop par exemple, le moteur pour affiner la recherche envoie tout un tas de possibilités que l’on ne veut pas indexer et chaque possibilité crée un paramètre à ignorer (layered_category_322=322, etc.). Dans ce cas-là, le robots.txt pour ignorer toutes les URLs avec point d’interrogation peut être pratique par exemple.

    Par ailleurs, Le noindex, follow entraine tout de même un crawl de l’ensemble du site au contraire de la solution avec le robots.txt.
    C’est selon le besoin du coup car le noindex, follow prend en compte les liens sortants des pages non indexées (ce qui est intéressant) et crée un effet de panier percé pour les pages qui pointent vers elles (d’où la volonté de certains référenceurs de javascripter les liens qui pointent vers certaines pages).

    J’espère être clair sur un sujet qui ne l’est pas ; c’est mon point de vue nourri par tout un tas de discussions, peut-être que d’autres pourront apporter de l’eau au moulin..

  4. Ysimonx dit :

    Merci pour ce bel article et merci à LaurentB 😉

    je dois aussi vous dire que la nouvelle SEO master de RDC est @alexiane_derail et qu’elle déchire sa race ;)))

    Et pis, @romaingiacalone est une burne !!! mais bon, ok, heureusement qu’il est là aussi ;))))

  5. Francois dit :

    Bravo pour le lancement de ce nouveau service.

    Nous avions réalisé une première présentation d’outils similaires au BarcampBH de Aix.

    Au plaisir d’en discuter 🙂

  6. Très bonne interview, en lisant entre les lignes, j’ai l’impression que, bien souvent dans les grands comptes, le référencement peut être relégué au second plan. En tout cas le concept de sa boite semble intéressant, je le rejoins sur le fait que suite à l’audit, il est parfois peu évident de mettre en place toutes les recos car ce sont des process lourds de conduite du changement qui dépassent souvent le cadre du SEO.

  7. jessynoob dit :

    Je me rappelle avoir vu une vidéo de conf de Yannick dans lequel il rend plein d’éloge à LaurentB.

    J’ai loupé alexiane au barcamp pourtant il n’y avait que 14 filles (et en fait je savais pas qui elle était).

    Je me rappelle avoir vu les débuts du développement de l’outil de yannick, et ça avait effectivement l’air efficace (faut remonter très très loin dans ses tweets)

    L’avantage que je vois dans cette offre, (en plus de l’outil de suivi), c’est le background technique, car il est vrai que c’est difficile d’appliquer des recommandations sans mettre les mains dans le cambouis.

    Très intéressante l’approche sur l’url rewriting et le follow, no-index

    ps: @romaingiacalone, il est trop sympa, il donne même sa chance aux bots (cf film: « souviens toi l’été dernier »)

  8. Evenstood - Euromillions dit :

    Superbe d’un très bon SEO…J’aimerais me faire un petit stage dans les rangs de RDC pour voir un peu comment ça se passe.

    Du peu de je vois, c’est sans langue de bois et ça marche plutôt du feu de dieu.

    Concernant le lancement de ta prestation, j’espère réellement que tu baseras tout sur du quali avec ton expertise, tes clients te le rendront bien et tu vas mettre à mal pas mal de concurrence 😀

  9. Alexiane dit :

    @Jessynoob comment t’as pu me rater ???? C’est vrai que sur 14 on était quelques blondes… On se verra au prochain 🙂

  10. Benjaminbaque.com dit :

    Excellent interview, et le lien de Laurent Bourrelly est un complément très très intéressant pour quiconque souhaite lancer son e-commerce…j’espère que les prochains lecteurs comprendront ;).

  11. Blog SEO dit :

    Sympa cette interview, on aurait aimé avoir plus de tes petits secrets ^^

    Mais c’est normal pour arriver au sommet il faut garder ses techniques pour soi.

  12. jessynoob dit :

    @alexiane si, j’ai du te faire la bise en partant j’ai mis du temps à trouver la sortie, c’est simple j’étais le seul habillé tout de blanc (concept noob chez les BH) 😉
    ps: vous étiez 12 blondes, 1 brune et 1 rousse

    @ysimonx J’aime bien le principe de web-commerce-réalité :

    DEVENEZ L’E-COMMERCE PILOTE
    Vous avez au moins 1000 pages, un PR non négligeable, un encodage de page pas trop pourri (bon ça peut se modifier), et vous savez mettre un sous domaine en SSL

    Prochainement sur un e-commerce près de chez vous.
    https://www.facebook.com/kysoe/posts/341219005972726

  13. kambodia dit :

    ITW interressante mais beaucoup trop courte, on aimerait bien, rentrer un peu dans le concret. Mais évidement je comprends que cela soit difficile ! En tout cas c’est interressant, je me demande par exemple si je ne passse pas trop de temps sur le rewrinting pour ce que cela apporte …

  14. Ysimonx dit :

    @kambodia : cherche « bureau » dans Google, tu verras, en cette période de rentrée, la belle URL …. elle n’est pas rewritée … et 1ere en refnat

  15. En effet, très sympa cette itw, merci Romain et Yannick.

    Concernant l’URL Rewriting, le pb n’est pas l’UR en lui-même mais l’obsession de certains à vouloir truffer de mots-clés sur je ne sais combien de « répertoires ».
    Yannick, tu dois bien te souvenir que chaque semaine le « catalogue » était modifié chez RDC et que ça provoquait des changements dans des tonnes d’URL…
    Bref, je ne vais pas donner trop de détails sur le SEO de RDC, que moi aussi j’ai optimisé de l’extérieur 😉

    Bonne chance Yannick pour kysoe, mais je crois que tu n’en auras pas besoin 😉

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Interview par Locita

par Benoit Gaillat - Il y a 5 ans

J’ai eu le plaisir de me faire interviewer par Locita lors du salon e-marketing, cela me change un peu d’habitude c’est moi qui mene les interviews de e-commerçants 🙂 .
Je n’avais fait passer la vidéo que sur Facebook, comme tout le monde n’a pas encore rejoint le groupe Info-ecommerce (oui pour toi qui manque à l’appel c’est par ici -> Info-ecommerce sur Facebook) je vous la propose aujourd’hui sur le blog.

On y parle des innovations sur le web en 2012, d’ecommerce bien sûr avec pas mal de réseaux sociaux mais pas seulement. Merci encore à Bruno Fridlansky de m’avoir accordé cette interview et n’oubliez pas d’aller jeter un oeil à Consonaute , son blog sur l’emailing vous allez y apprendre pleins de chose ou à le suivre sur Twitter si ce n’est pas déjà fait.

N’hésitez pas à utiliser les commentaires pour débattre de la vidéo 😉

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

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Interview Guilhem Gleizes de Cibleweb

par Benoit Gaillat - Il y a 6 ans

Je vous avez promis une interview de Guilhem Gleizes, fondateur de Cibleweb, petite startup d’une dizaine d’années situé à Béziers dans le sud de la France, Si vous avez envie de partir travailler au soleil et d’écouter l’accent du sud de Guilhem vous pouvez postuler à son offre de technicien support pour iziflux.

Update :  Bénéficiez de 100 € de réduction pour chaque formation en précisant que vous venez de la part d’info-ecommerce 😉

Bonjour Guilhem, peux-tu te présenter et nous raconter un peu ton histoire ?

J’ai 33 ans …j’ai créé Cibleweb il y a 10 ans (tout rond en juin 2001) avec pour but d’accompagner les ecommerçants qui se lançaient à ce moment là, je mesure 1m72 et je pèse … j’ai une femme et une fille de 6 ans 😉

Ok, ok on en sait assez 🙂 mais c’est quoi Cibleweb ?

Plus sérieusement le but de Cibleweb a toujours été d’accompagner les clients dans leur recherche de visibilité, donc Cibleweb c’est :

– un référenceur naturel depuis 10 ans,

– un gestionnaire de campagnes payantes (en 2005 nous avons été certifiés Overture, l’ancêtre de l’offre de liens sponsorisés de Yahoo au même titre que des petites agences comme Publicis),

Le premier bon de commande de clics sur les comparateurs de prix date de 2003 et on faisait déjà des fichiers produits mais à la main sous Excel, de ce fait on a testé tous les supports et mon équipe a travaillé sur des outils internes qui ont finalement été proposés à nos clients : c’est le lancement de Iziflux en 2007.

En parallèle nous faisons de l’emailing (création + routage + stats) depuis 2004 avec maintenant un studio graphique de 3 personnes à plein temps et une offre spécifique : www.besonews.com .

Nous avions le projet de transmettre à nos clients notre savoir-faire et notre expertise et suite à un rachat de société fait en 2009 nous avons doté Cibleweb d’une filiale 100% dédiée à la formation.

Et tu fais des formations pour quels domaines et dans quel but ?

Nos formations sont centrées sur le webmarketing : réf nat, Adwords, analytics mais aussi emailing, réseaux sociaux et depuis peu nous avons intégré tout un cursus juridique avec maître Gérard Haas.

Le catalogue reprend environ 25 thèmes de formation et va doubler cette année avec des formations WordPress, des initiations à la veille concurrentielle et au e-commerce.

Tu as lancé ces formations il y a combien de temps ?

Le public est très varié : grand compte (Adidas, Nestlé, etc…) comme des PME ou des indépendants.

Ces formations ont été lancées discrètement il y a 2 ans et sont vraiment visibles depuis 4 mois avec 2 dates par mois à Paris + une mensuelle chez nous (avec le soleil).

Ah non en ce moment on a le soleil à Paris aussi 😉

Je garde la plage 😉

Et quels sont les premiers retours des clients ?

Pour beaucoup ils ne nous connaissaient pas avant et sont venus pour le sujet, apparemment ils sont satisfaits car ils s’inscrivent pour la suite.

Par contre nous travaillons sur un concept de formation all inclusive chez nous (hébergement inclus) que l’on va réserver à nos clients sur des formats de 1 à 3 jours, le but de est conserver un lien pédagogique avec eux car nous sommes très sensibles à la qualité des contenus et au ressenti des stagiaires.

Même si nos formations sont finançables par un OPCA (je préfère ça à dire qu’on vend du gratuit) cela ne nous exonère pas d’un travail de fond sur le contenu.

Le contenu est fourni par Cibleweb ?

Oui,  en fin de formation il est envoyé par notre responsable formation, c’est un bon moyen de garder le contact et d’éviter que les stagiaires passent la journée en prise de note.

Quels sont les formations qui marchent le mieux actuellement ?

Sans conteste les réseaux sociaux et l’emailing … mais je pense que les formations juridiques vont faire un carton,  par contre il est intéressant de constater que ce sont des sujets qui fonctionnent bien en séminaires (plusieurs entreprises ensemble) mais que le ref, Analytics et Adwords restent très demandés en formation individuelle ou intra entreprise.

Pour former une équipe interne sur la problématique ?

Oui et pour plus de confidentialité ou de confort, difficile d’aborder Analytics de façon poussée quand on a le risque d’avoir un concurrent dans la salle.

Cela permet plus d’interactions et de questions avec le formateur non ?

Oui, c’est en ça qu’il faut bien différencier un conférencier et un formateur… la formation dure 1 jour minimum alors que le show en conférence dépasse rarement 60 min, il faut s’inscrire dans la durée et être à dispo.

L’autre différence est que les stagiaires ont payé et sont donc en droit d’attendre un échange personnalisé (surtout en intra entreprise où on se rapproche du conseil).

D’accord, c’est souvent un peu de consulting interne ?

Complètement, ça fait partie du jeu c’est même logique sur des supports stratégiques comme l’Adwords.

Oui en effet, quels sont donc les prochaines formations à voir le jour ?

On va trés prochainement lancer des séminaires-e-commerce et séminaires-e-tourisme  de façon à offrir également une réflexion amont sur les projets et à éviter d’intervenir en tant que prestataire quant tout est fait.

Je suis en train de travailler sur un spécial comparateurs de prix et marketplaces . Car le sujet est vraiment d’actualité pour les marchands.

Les formations seront-elles plutôt pour les marchands déjà en place ou pour les marchands souhaitant se lancer ?

Les  deux car la partie juridique évolue sans cesse (tu as vu l’actu) (NDLR : voir l’Europe et l’e-commerce)

Oui j’ai vu, pour changer un peu de sujet comment vois-tu l’e-commerce d’ici quelques années ?

Plus de marchands (enfin rentables) et sûrement moins de prestataires comme dans tous les marchés en croissance.

Je pense surtout qu’il va y avoir un gros travail de rationalisation car hélas si le prix d’un site chute (ce qui est normal) les coûts marketing sont eux en forte hausse depuis 10 ans et de ce fait on va arrêter le miroir aux alouettes.

Donc un ralentissement dans la création des nouveaux sites et des sites plus gros et plus rentables ?

J’attends de voir ce qu’il va en être car on constate que les marché de niche sont trés intéressants mais que si la marge est bonne le potentiel de croissance est limité 😉 . A l’inverse sur des produits grand public la concurrence est déjà féroce et se fait forcément au détriment de la marge (en tant que prestataire c’est sur ça que nous sommes payés), donc la place à prendre reste entre les deux.

Et en tant que prestataire constates-tu une hausse des budgets pour le lancement de nouveaux sites e-commerce ou une baisse ?

Je pense qu’on a déjà les pure players (il serait difficile d’en lancer un nouveau sans avoir du cash).

Je constate une double tendance :

– une hausse  chez ceux qui ont pris le temps de réfléchir : ref nat, trafic payant, et qui ont les moyens,

– une baisse chez les tous petits qui pensent que le plus important reste le site (c’est souvent dommage car hélas le budget promotionnel web n’est pas un % du budget global),

Par exemple : j’ai un client qui est passé de 25 000 euros de Google Adwords par an à 250 000 car il a les outils de mesure (différence entre la dépense pub et l’investissement marketing) ce client a des résultats qui se développent en conséquence sans problème.

Ce que je vois de plus en plus c’est la volonté d’autonomie et de contrôle qui est à l’inverse de la tendance passée de délégation complète du e-commerce.

Nous assistons à une mutation des entreprises car intégrer du e-commerce ou du e-business dans sa stratégie c’est bien souvent révolutionner le fonctionnement.

D’ou les formations 😉

Oui, je m’explique :

– la première force devient le fichier client et non plus le fichier produit,

–  la relation client à distance implique une remise en cause des équipes, notamment commerciales terrain,

– la logistique est souvent un enjeu sous estimé.

Si le projet n’est pas porté par la direction c’est bien souvent un bide monumental, si un commerçant ne va pas sur le web car ses concurrents y sont et qu’il ne veut pas se « comparer à eux » il a tort car de toute façon ses clients sont déjà sur le web.

L’enjeu est là et pas dans les effets d’annonces de la presta miracle.

On est bien d’accord ! Bon depuis 10 ans que tu travailles sur le web quel est le projet qui t’a le plus impressionné ?

J’aurai dit celui de ma femme mais je ne suis pas objectif 😉 , plus sérieusement je suis bluffé par un site que je suis depuis 1997 (ça date) : 123meuble.com .

J’ai commencé par expliquer au fondateur comment allumer un PC (ça m’a payé mes études) et maintenant il fait un CA de plusieurs millions d’euros sur le web en vendant des meubles et du tissus dans le monde entier.

Ou un autre client qui vend des machines à coudre : www.coudreetbroder.com … plus ringard tu meurs, lancement fin novembre (je ne sais plus quelle année) et objectif sur l’année suivante ; 40 machines on les a fait en un mois et maintenant ils en font 3000 par ans.

Deux beaux succès que je ne connaissais pas…

C’est rassurant … on est sur ces schémas de PME « traditionnelles » , tu peux aussi regarder du côté de Famillemary qui recrute des nouveaux clients sur le web pour vendre du miel… j’ai fait ma conférence au salon b-ecommerce avec eux et je suis toujours bluffé par le budget de 2millions d’euros de recrutement client par an.

Je suis hélas plus mitigé sur le vin…

Dur comme secteur 🙂 je connais bien…

Oui même sur les niches.

Et bien merci Guilhem pour ces infos, pour finir si tu avais un conseil à donner aux e-commerçants ?

Formez-vous et travaillez avec nous ? On n’est pas cher et sympa 😉

Non plus sérieusement il est important de disposer de la compétence interne car c’est fondamental pour le commerce que de rester proche de son marché.

Et bien merci pour cette interview !

Rappel : Bénéficiez de 100 € de réduction pour chaque formation en précisant que vous venez de la part d’info-ecommerce 😉

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

2 Commentaires

2 réponses à “Interview Guilhem Gleizes de Cibleweb”

  1. Merci Benoit pour l’interview … comme promis les lecteurs de info-ecommerce auront une remise 10% sur toutes nos formations 😉

  2. bgaillat dit :

    Rha j’ai oublié ! 🙂 Bon je vais mettre l’article à jour tout de suite

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Enfin un vrai Tableau de Bord E-commerce avec Intelligent Trader – eCommera

par Romain Boyer - Il y a 6 ans

A gauche, Andreas, et à droite, Michael

[EDIT IMPORTANT] J’ai dû retirer les images qui m’avaient été fournies par la team eCommera car ils préfèrent finalement les préserver pour un lancement prévu bientôt… Ils m’ont promis que je serais en bonne place pour vous en parler 😉 Croyez-moi quand je vous dit que les visuels sont trèèès ergonomiques ;-)[/EDIT]

J’ai eu la chance de rencontrer Andreas WEIGEND et Michael ROSS il y a peu, de la société eCommera. Andreas étant, excusez du peu, à l’origine du script de recommandation d’Amazon.

Ils tiennent une solution qui est pour moi une vraie révolution, un vrai Tableau de Bord E-commerce tel que devraient en avoir tous les e-commerçants ; une solution qui devrait être incontournable tant elle est claire, simple et efficace.

Michael et Andreas m’ont présenté leur solution avec passion et conviction, parfois un peu à l’américaine tant l’émotion pouvait habiter chaque phrase d’Andreas lorsqu’il parlait de son bébé.

Une solution simple pour gérer son e-commerce au quotidien

Tout responsable e-commerce doit agir sur différents leviers au quotidien et suivre les impacts. Il doit pour cela savoir :

  • que se passe-t-il sur mon site ?
  • où agir en priorité ?
  • quels sont les points positifs et négatifs de mon site e-commerce ? à quel point ?
  • pourquoi mes prospects ne deviennent-ils pas tous clients ?

C’est ce à quoi se propose de répondre Intelligent Trader d’eCommera. Que je vous présente rapidement ici.

Que se passe-t-il actuellement ?

A chaque étape, on compare les données d’une semaine glissante à l’autre. Ainsi, on peut se rendre compte de l’évolution, et d’éventuels problèmes.

Si le PPC diminue de 40%, il est possible qu’il y ait un souci technique, ou qu’un produit important ait disparu, c’est à suivre.

Où agir en priorité ?

Là où Intelligent Trader apporte le plus de valeur ajoutée, c’est probablement dans les conseils qu’il dispense. Selon un algorithme qui restera probablement aussi secret que la recette du Coca-Cola, le programme vous indique les points d’attention en ajoutant un petit coefficient d’importance pour indiquer les gains espérés.

Dans un exemple très visuel fourni par eCommera et que je ne peux diffuser pour le moment, la grande priorité est visiblement de passer un peu de temps sur les Adwords afin de segmenter les mots clés en groupes sémantiques pour faire baisser les coûts, puis de réduire le taux de rebond sur certaines pages avant d’apporter un peu d’attention aux stocks sur certains produits, etc.

Quels sont les points positifs et négatifs de mon site e-commerce ? à quel point ?

Là aussi, l’outil est assez incroyable d’ergonomie et d’efficacité. En rouge là où ça va mal et en vert là où ça va bien.

Vous décomposez le bénéfice transactionnel en un détail hiérarchisé qui vous permet de savoir où se trouvent vos points forts (en vert) et vos points faibles (en rouge).

Ainsi, dans un exemple visuel fourni par eCommera, le bénéfice transactionnel est faible. Ce n’est pas la faute à la profitabilité des produits ou à la quantité de produits par commande, ni même au prix de vente moyen. Les soucis semblent davantage se situer dans les coûts marketing trop importants par commande, un taux de conversion trop bas, non pas du fait d’un nombre d’ajouts au panier insuffisant, mais bien à cause d’un problème dans le processus de commande sur lequel il va falloir se pencher.


Pourquoi mes prospects ne deviennent-ils pas tous clients ?

Encore une fois, c’est par un schéma très explicite qu’Intelligent Trader vous explique vos soucis de conversion et leur évolution.

C’est bien une partie détaillée du schéma plus haut, avec la possibilité de comparer l’évolution d’une semaine à l’autre, vous permettant ainsi de voir les effets de vos actions. La boucle est ainsi bouclée, il ne reste plus qu’à voir si vos efforts sont concluants et le cas échéant vous pouvez passer à une autre priorité.

Conclusion

Conclusion, conclusion,… eCommera fait avec Intelligent Trader une entrée du bon pied dans le monde du e-commerce, apportant un outil qui va révolutionner la façon d’agir des dirigeants qui auront la chance d’avoir cet outil entre leurs mains. Le service rencontre déjà quelques clients anglais et un petit nombre de commerçants français comme Clarins. Gageons que ce type d’outils va se développer très vite dans les mois/années à venir et espérons qu’ils seront tous dans ce souci d’ergonomie et d’efficacité pour nous faire gagner du temps au quotidien, et pour permettre plus de transparence auprès des directions générales sur les actions menées et à mener.

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

4 Commentaires

4 réponses à “Enfin un vrai Tableau de Bord E-commerce avec Intelligent Trader – eCommera”

  1. Philip@magento dit :

    Oui, ça manque clairement aux marchand, un vrai dashboard de pilotage de leur activité en ligne.
    Nous sortirons nous même un outil de ce type en fin d’année, en mode Saas, intégrant le tracking marketing, l’interaction avec les comparateurs et Adwords, la gestion de la fid et du Seo, et un autre applicatif qui fera un peu de bruit, je pense 🙂

  2. Romain BOYER dit :

    N’hésite pas à revenir vers nous quand il y aura du bruit à faire 😉

  3. bijoux filigrane dit :

    Dans la même idée, j’ai découvert geckoboard ce week-end, ça a l’air énorme !

  4. Roms dit :

    superbe, vivement le plugin prestashop 🙂

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Interview de Richard Tocci de Pompe-a-biere.com

par Benoit Gaillat - Il y a 6 ans

Bonjour Richard, peux-tu nous présenter rapidement ton parcours et ton site de E-commerce ?

Bonjour Benoit, tout d’abord mon parcours professionnel : après 10 ans passés dans le domaine ludique du Jeux Vidéo (de commercial terrain à Resp. Grand compte)  j’ai décidé de me mettre a mon propre compte et créer mon entreprise.

Elle a démarré en 2007 (Octobre) dans une pépinière d’entreprise. Je me suis associé avec 1 développeur et 1 graphiste qui ont créé le site sous Oscommerce

Au début nous avions environ 100 références dans le domaine de la bière, notre nom de domaine nous a amené à référencer principalement les pompes ou tireuses à bières  ainsi que les consommables : futs, tapis de bar et verres par exemple.

Tu ne l’as pas dit mais ton site s’appel pompe a bière c’est bien ça ? 🙂

Oui c’est bien cela www.pompe-a-biere.com !!

Donc le concept original c’était la vente d’accessoires pour la bière ou c’est juste le seul nom de domaine qui vous plaisait ?

A l’époque il n’y avait pas de site « spécialisé » dans le domaine de la pompe à bière, nous avons donc répondu à des attentes consommateurs en nous  positionnant sur un marché de niche mais porteur

Nous avons réalisé en 2008 : 890 000 € puis en 2009 : 1,4 millions HT

Après 2 ans d’ouverture c’est ça ?

Oui … une très belle réussite ! Nous sommes 5 à ce jour … avec 2-3 personnes à la logistique

Oui félicitations, tu peux nous donner la recette du succès ? Un rapport avec la recette de la bière ? J

Comme toute bonne recette : suivre les règles de base (rigueur – prix – choix et service client …) avec un soupçon de « folie » pour créer des buzz et faire parler de soi

En parlant de buzz, c’est vous qui avait lancé une bière pour chien, du savon à base de bière non ?

Oui c’est exactement les produits auxquels je pensais …

Il faut avouer que c’est original 🙂

Oui, maintenant l’objectif est de se professionnaliser et de mettre en place des process et trouver des moyens de nous faire connaitre …. Les produits Buzz servent à cela !

C’est une phase un peu critique non ? Passer de la « startup » à « l’entreprise »

Oui c’est exactement cela, c’est pour cela que nous avons « levé des fonds » à hauteur de 160 000 € en 2010 pour renforcer nos positions et avancer sereinement

Avec quels investisseurs si ce n’est pas trop indiscret ?

Nous sommes passés par http://www.alternativa.fr/ , ce sont donc des « particuliers » qui ont investi entre 2 000 et 60000 euros

Et combien de personnes travaillent pour pompe à bière aujourd’hui ?

5 personnes au bureau, + logistique externe

Tu as externalisé la logistique ?

Oui car nous faisons venir des containers de machines et autres produits … il faut donc des quais de chargements et de la place, tout produit commandé le matin est donné au transporteur le jour même …

Pour vendre de la bière le site est forcément basé dans le Nord non ?

Bien évidemment, nous sommes au cœur du « triangle » d’or de la bière, Belgique – Nord de la France et Allemagne.

Du coup les fournisseurs ne sont pas très loin non plus non ?

Effectivement nous avons de nombreux brasseurs français (du Nord) et des grossistes pas très loin,  on économise en frais de port … Mais les clients ne sont pas de la région

Quelles sont les régions d’amateurs de bière alors ?

I D F – PACA – BORDEAUX

Bon vu les bassins de population on doit retrouver ça chez pas mal de E-commerçants 🙂

En effet.

Quelles sont les grandes nouveautés prévues pour 2011 sur Pompe-a-bière ?

Nous allons sortir 2  – 3 produits buzz … puis « grandir » par croissance « externe » ou « interne ». De plus la coupe du monde de Rugby doit nous aider … mais chut on ne peut pas mélanger sport et alcool  (loi Evin )

Sauf dans les pubs anglais 😉

lol

Vous allez exporter cette année où il y a encore suffisamment à faire sur le marché français ?

Les lois sur l’exportation nous incitent à ne pas « sortir » de la France … trop compliqué d’envoyer 12 bouteilles …

Oui, moi je vends du vin j’ai le même problème… ce n’est pas encore simple le commerce intra-européen !

C’est sûr !

Aujourd’hui c’est les soldes, est-ce un moment important pour toi ?

Oui mais nous parlons de promotions car en alimentaire il n’y a pas de soldes

Car il n’y a pas de stockage sur plus de 30 jours non ?

Oui à cause de la date de péremption … les stocks doivent tourner et il y a  peu  de news dans le monde de la bière

Aujourd’hui pour grandir recherches-tu des partenaires ? De la communication ? Des compétences ?

Des compétences oui : SEO et campagne Adwords + partenaires pour lancer de nouveaux projets car nous avons une autre « compétence » = la création de sites Internet pour d’autres avec notre site www.la-pulpe.net, spécialiste Magento

Pour en revenir au site justement, il est toujours sur Oscommerce ?

Oui toujours sous Oscommerce car nous avons peur de le passer sous Magento … perte du référencement ! Mais nous mettons des « rustines » et nous préférerions avoir un site Magento clean

La migration est prévue ?

Oui et Non, on se pose la question. On va déjà passer sur un serveur dédié ce qui n’est pas le cas à date.

Tu as des chiffres sur le nombre de visiteurs / jour ? Parce que sur un mutualisé ça doit quand même pas mal occuper de ressources ?

On fait en moyenne 2000 visiteurs / jours et donc on surcharge pas mal d’où le transfert de serveur à prévoir.

Ce serait l’occasion pour tout migrer d’un coup 🙂 (Serveur + plateforme E-commerce)

Oui et si on plante le référencement … on ne s’en relève pas !! mais il faut prendre des risques … pour réussir  (sweat) .

En parlant d’entreprendre as tu deux ou trois conseil à donner aux e-commerçants qui débutent ?

Le premier conseil : bien choisir son agence web … ne faire confiance qu’à des agences qui sont à taille humaine (pour avoir les bons conseil) — Aller sur des marchés de niche (surtout si votre banquier vous dit : ca ne marchera pas !!) — Et se lancer, c’est une expérience très riche et passionnante « VIVE le WEB».

Et bien Merci Richard pour cette interview et bon courage pour cette année 2011 qui s’annonce comme une année charnière pour toi !

Merci à toi Benoit … au plaisir de te revoir lors d’une conférence Fevad ou d’un salon … Bonne année à toi et bon courage … que les vins bio se vendent bien !

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

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Rentashop, Interview du co-fondateur : François Huet

par Benoit Gaillat - Il y a 6 ans

Ce matin c’est une interview de François Huet, Co-fondateur,avec son associé Jérôme,  de la société Rentashop qui édite un logiciel/cms e-commerce en mode SAAS comme on dit.  François à bien voulut répondre à mes questions car Rentashop va évoluer d’un modele de solution logiciel à une web agency complètement intégrée.

Bonjour François, peux-tu te présenter et nous raconter un peu ton parcours ?

Bonjour Benoit, pour mon parcours complet je pense qu’il faudra attendre la sortie des 3 volumes de la biographie mais pour résumer :

J’ai une formation de graphiste, mais de la préhistoire : l’époque d’avant la PAO, celle des brosses, des pinceaux, du Lettraset et des Rotrings. J’ai ensuite suivi le cours de l’histoire, ai travaillé dans des agences, puis en tant qu’indépendant avant de prendre quelques années sabbatiques pour retrouver mes amours de jeunesse : la musique. Après cette parenthèse j’ai travaillé dans le commerce et la distribution, participant à la création et au développement d’une entreprise novatrice (dont le concept s’est naturellement porté sur le web aujourd’hui) ou j’ai pu goûter aux joies de la gestion d’un parc client en Europe de 4000 clients

La gestion de fournisseurs dans le monde entier en flux tendu sur 300 000 références, développer cette activité avec mes associés, de la logistique au service client et passant par le développement à l’export m’a tout naturellement conduit sur le web dés 1998 et dans le e-commerce dés 2002 en 2005 naissait Rentashop ou j’exploite cette expérience dans la création et l’accompagnement de sites e-commerce.

Donc Rentashop c’est un logiciel de gestion de e-commerce non ? Peux tu nous en dire un peu plus ?


Oui, Rentashop est connu en tant que plate-forme e-commerce, c’est même l’une des solutions e-commerce les plus reconnues aujourd’hui

C’est le fruit de ma rencontre avec Jérôme Pautex, avec qui je travaille depuis bientôt 10 ans et qui est le créateur du logiciel, le principal technicien de l’équipe.

Alors d’ou vous est venu l’idée de créer une plate forme E-commerce et quels étaient vos objectifs ? Les petits e-commerçants ? Les gros ?

L’idée est venue de notre propre pratique : développer des boutiques, à l’époque, prenait beaucoup de temps et représentait des investissements lourds.

A force de créer des boutiques en ligne, nous en sommes venus à la conclusion qu’il était plus efficace, plus rapide et plus économique de réutiliser des développements et de les améliorer plutôt que de chercher à réinventer la roue à chaque projet

D’ou l’idée d’une solution mutualisée

Mutualiser un développement pour un ensemble de boutiques c’est réduire les temps de développement, diminuer les coûts… c’est ce que les précurseurs, Oxatis et Powerboutique surtout, on bien comprit au début de la décennie

Il est amusant de penser qu’au départ nous avions nous aussi une approche purement logicielle, comme les deux leaders de l’époque, mais nous avons rapidement compris que cette approche ne convenait pas à nos personnalités et que nous n’exploitions pas le reste de nos compétences de cette manière

C’est pourquoi dés le départ nous avons décidé de ne pas fournir des boutiques « prêtes à l’emploi » mais de continuer à travailler sur le front office pour faire bénéficier à nos boutique d’une approche « sur mesure » : des chartes sur mesure, de l’intégration sur mesure en résumé tous les avantages d’une plate forme, mais avec les compétences d’une petite agence web

Donc si un client est intéressé par Rentashop il a accès a toutes les compétences au même endroit, une sorte de web agency e-commerce qui connait sa plateforme ? Ca se saurait si ça existait 😉

C’est exactement ça, oui, si ce n’est qu’au fil du temps nous avons développé nos compétences et recruté des spécialistes à chaque poste pour former une équipe constituée aujourd’hui de 9 personnes entièrement dédiées à la création et au suivi quotidien de boutiques en ligne.

Aujourd’hui nos productions sont d’une qualité qui permet à nos clients de se battre avec toutes les cartes en main dans un environnement de plus en plus concurrentiel

En parlant de clients quels sont les projets dont tu es le plus fier ?

Tu me mets dans l’embarras, Benoit… je les aime tous : ce sont nos bébés aussi, disons qu’en tant que sage femme on se doit de garder une certaine neutralité, mais il y en a un, oui, qui me tient particulièrement à cœur. Il s’agit de Mademoiselle Bio, qui vient de remporter le prix  Emeraude de l’Entreprise Verte 2010 en partenariat avec la Commission européenne via la Sustainable Energy Europe Campaign…

Un beau projet, avec du fond, ou nous avons soigné la forme.

Violette Watine, la fondatrice du projet a tout de suite compris notre démarche et a choisi Rentashop « pour se lancer », en prévoyant de migrer sur un site développé « en dur » au bout de 2 ans.

Notre pari a été de démontrer que nous étions capables de suivre un tel développement en faisant monter la plate forme et les services en puissance. Aujourd’hui Mademoiselle Bio développe un réseau de boutiques de ville, c’est ce qu’on peut qualifier de succès pour une activité qui est née sur le net en 2006. Depuis d’autres projets ont dépassé celui-ci en terme de volume, mais c’est resté le site fétiche de la solution.

Oui, le succès a l’air d’être au rendez vous. Au niveau de la solution donc ce n’est pas simplement pour débuter son activité ? On peut avoir des sites costauds avec rentashop ?

Bien sûr, nous préférons nous focaliser sur les projets les plus viables et nous avons fait en sorte que notre logiciel soit le plus ouvert possible pour s’adapter à des demandes bien spécifiques, ce qu’à ma connaissance peu de plate-formes sont capables d’une telle souplesse.

Plusieurs de nos boutiques réalisent des chiffres d’affaire impressionnants et jusqu’ici la montée en puissance de ces sites ne nous a jamais posé de soucis particulier : nous sommes bâtis pour nous adapter et suivre cette montée en puissance

En les accompagnants sur le conseil ou elles sont relativement indépendantes ?

Nous proposons des services, nos clients choisissent de les utiliser ou pas. Pour la plupart des projets nous avons participé à la réflexion avec le porteur de projet dés le début, ce qui nous permet au passage de bien connaître nos clients, leurs projets, leur problématique, certains n’utilisent que nos prestations graphiques, d’autres ne nous demandent que de les assister pour l’intégration, d’autres nous confient toutes leurs campagnes d’emailing, c’est à la carte

Actuellement il y a combien de clients qui tournent sous Rentashop ?

Je n’ai pas le chiffre exact en tête, mais c’est aux alentours de 120 ou 130, pour plus de 150 boutiques (nous gérons les projets multi boutique depuis 2005)

Et y’a t’il une grosse nouveauté de prévue pour 2011 ?

Les nouveautés au niveau du logiciel sortent toutes les semaines sur la plate-forme, mais 2011 va effectivement voir les choses bouger chez Rentashop : nous travaillons en ce moment sur une refonte de notre backoffice pourtant réputé pour sa facilité d’utilisation. Sa conception date de 2005 et les différentes évolutions lui ont fait atteindre certaines limites

Nous avons donc travaillé avec nos clients pour concevoir une nouvelle interface, encore plus efficace.

L’autre grand chantier est la création d’une entité séparée du logiciel pour la gestion des projets les plus complexes. La future agence sera mise en place à Paris avant l’été et regroupera les prestations les plus avancées, pendant que nous concevrons pour les plus petits budgets des offres packagées pour pouvoir bénéficier de la puissance de la solution technique et de notre savoir faire en terme de conception de site, le compromis idéal, de mon point de vue, pour lancer une activité viable avec de petits moyens sans tomber dans la boutique d’élevage (nous sommes éleveurs de boutiques au grain, chez Rentashop)

On ne fait que du Label Rouge…

Qualitatif plutôt que quantitatif c’est ça ?

Oui, c’est notre approche depuis le début, ça permet de travailler dans de meilleures conditions, d’impliquer l’équipe dans les projets client, de créer des liens sur le long terme avec les équipes de nos clients avec qui nous travaillons au quotidien. Au delà du choix stratégique, c’est aussi la volonté de rendre cet univers du e-commerce un peu plus près de l’homme : la machine a ses limites, l’aventure des porteurs de projets e-commerce est avant tout une aventure humaine et tous les membres de l’équipe Rentashop mettent leur propre plaisir au travail en avant. Je pense que c’est aussi parce que l’équipe s’implique autant que les sites sont réussis.

Ok, pour finir un grand classique, quel conseil donnerais tu a ceux qui veulent se lancer dans le e-commerce (à part passer par rentashop ^^) ?

La liste est longue…

Le conseil principal 🙂

Alors il faut bien que je réfléchisse… je peux tenter le super banco ou faire appel au public ?

Si je n’en avais qu’un :

« S’armer de patience »

C’est votre dernier mot ?

Oui Jean-Pierre, c’est mon dernier mot

Alors merci pour cette interview François 🙂

C’est moi qui te remercie Jean-Pi… Benoit

PS : vous pouvez suivre les actualités de Rentashop sur le groupe Facebook

Pour tester rentashop, direction la démo -> http://demo.dev.rentashop.fr/backoffice/?demo=1 (login demo/mdp demo)

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

3 Commentaires

3 réponses à “Rentashop, Interview du co-fondateur : François Huet”

  1. Sylvain dit :

    Sans rentrer dans le détail, je connais l’homme (François) et peux vous dire que c’est une crème qui s’investit à 200% pour ses clients. Je sais que nous avons une philosophie commune sur ce point. Il fait preuve d’un grand professionnalisme et c’est quelqu’un sur qui l’on peut compter.

    Rentashop mérite largement son succès.

  2. bgaillat dit :

    Oui je travaille avec lui pour meilleursvinsbio.com et je suis d’accord avec toi sylvain. Je trouve que cette philosophie se ressent aussi dans l’interview.

  3. e-komerco dit :

    D’ordinaire je ne suis jamais (!) d’accord avec Sylvain, mais exceptionnellement, puisqu’il fait preuve d’humilité envers François (l’homme comme il dit, encore que je n’ai jamais vérifié) je vais rejoindre son avis. 🙂

    Bon Benoit tu m’as coupé l’herbe sous le pied, il y a longtemps que je voulais l’interviewer : voilà ce que c’est de traîner 😉

    Blague mise à part, pour avoir discuté avec plusieurs de leurs clients, tous m’ont fait part de leur grande satisfaction.

    Et c’est vrai l’homme (non Sylvain ne dit rien) est aussi carré qu’attachant.

    Fabrice

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