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Réussir sur Google Adwords en 2015, les conseils de Guillaume Neyret, Traffic Manager

par Benoit Gaillat - Il y a 3 ans

Bonjour Guillaume, peux-tu STP te présenter à nos lecteurs ?

ads-up-guillaume-neyretGuillaume, 25 ans. J’ai suivi le cursus « Grande école » à HETIC et cela fait maintenant 2 ans que je suis traffic manager chez Ad’s up , agence spécialisée sur AdWords. Niveau perso, je suis adepte (accro ?) de running (objectif marathon en 2016) et de sport en général. Ca fait pas mal de déconnecter du web de temps en temps…

 

Tu es un spécialiste certifié de Google Adwords alors d’après toi quels sont les principaux changements à venir en 2015 pour Adwords ?

L’année 2015 sera encore plus mobile, et encore plus mutli-canal. Les évolutions d’AdWords vont dans ce sens avec une traçabilité de l’internaute toujours plus poussée et des possibilités de ciblage toujours plus fine.

Comme chaque année, la concurrence sur AdWords se renforce pour l’ensemble des annonceurs et cela se répercutera sur les coûts par clic. On constate sur différents secteurs des hausses allant de 10% à 50% (!) du CPC. Il va donc falloir être malin en 2015 pour tirer son épingle du jeu.

 

D’après toi, est-il indispensable de passer par une agence pour avoir une bonne campagne ?

Indispensable pas vraiment. Mais comme vu à la question précédente, Google AdWords est en perpétuel mouvement et la vérité du jour ne sera pas celle de demain. Si le choix est fait de gérer en interne, pas certain que l’auto-formation suffise pour maintenir son compte AdWords à flot. Confier ses campagnes AdWords à une agence permet de s’assurer d’une expertise à jour. Après bien sûr cela à un coût, mais la surperformance de l’agence par rapport à ce que ferais une personne en interne doit justifier et rentabiliser la prestation.

Et combien de temps faut-il pour estimer si une campagne est efficace ?

Cela n’est pas une question de temps mais de données. Il faut accumuler de l’historique sur ses campagnes, plus le budget est important plus les volumes de visites et de conversions seront exploitables. Sans donnée, pas d’optimisations possibles.  Aucune campagne n’est parfaite à son lancement, il faut plusieurs semaines voire plusieurs mois pour améliorer l’efficacité de celles-ci.

Et quand bien même le compte performe, ce n’est pas une raison pour relâcher ses efforts. Optimiser un compte AdWords est un travail du quotidien, si on laisse un compte sans modifications/ajustements pendant plusieurs semaines, il y a de grandes chances que les performances se dégradent. Pendant que l’on dort, le marché évolue, des concurrents apparaissent, d’autres disparaissent. Il faut sans cesse se renouveler !

 

As-tu des outils à conseiller à nos lecteurs pour mieux gérer leurs campagnes ?

Outre Google AdWords Editor qui est indispensable si l’on a des campagnes un minimum complexe, je recommande l’outil KeyWord Toaster qui a plusieurs fonctionnalités intéressantes. A l’aide du ‘Wrapper’ vous pouvez facilement décliner votre liste de mots-clés dans les différents types de correspondance souhaités. L’outil « Mixer » va quant à lui concaténer plusieurs listes de mots-clés que vous pouvez permuter comme vous le souhaitez.

Et enfin, pour vous aider à étoffer vos listes de mots-clés et développer la longue traîne, testez Keywordtool.io ou Ubersuggest.

Keyword Tool  FREE Alternative to Google Keyword Planner

D’après toi quels sont les principaux défauts que tu vois sur les campagnes Adwords des sites e-commerce ?

Le défaut principal réside dans la création, la mise en place et la gestion des campagnes Google Shopping. Ces campagnes sont bien souvent les plus rentables mais aussi celles dont le potentiel est le moins bien exploité.

Pourquoi dans la création ? Le critère numéro 1 pour qu’un produit apparaisse sur Google est la qualité de son titre. Si celui-ci n’est pas pertinent et ne reflète pas le produit, très peu de chances d’apparaître, Google est fort, très fort, mais n’est pas un magicien.

Exemple : Je vends des bougies, mais mes produits ont des noms ‘marketing’. Le titre de ma bougie sur le site peut très bien être « coquelicot » mais avoir ce titre dans son flux ne permet aucunement de ressortir sur le champ sémantique lié aux bougies. AdWordsment parlant, cela n’a aucun intérêt. Il faut travailler ce flux ou en proposer un dédié aux  campagnes shopping.

Pourquoi dans la mise en place ? Cela fait désormais 1 an que les campagnes shopping ont remplacé les campagnes PLA (http://ads-up.fr/blog/nouvelle-campagne-shopping-pla/). Il est désormais accessible à tous de segmenter les campagnes Shopping que ce soit par type de produits, par marque, et même par ID. Cela permet d’avoir une meilleure analyse des résultats.

Pourquoi dans la gestion ? Comme évoqué, la segmentation permet d’agir par exemple au niveau des enchères pour chacun des produits. Si un produit est diffusé alors qu’un autre a de meilleurs résultats, il faut augmenter l’enchère de ce dernier et baisser voir exclure l’autre produit de nos campagnes. Ce qui n’est pas toujours réalisé.

J’invite d’ailleurs tes lecteurs à consulter cet article (http://witwer-mikael.fr/campagnes-google-shopping-lancement-optimisation/) de Mikael Witwer à ce sujet.

Preuve en est que Shopping prend de l’ampleur, Google vient de mettre en place via son programme Google Partners une certification dédiée à l’utilisation de Google Merchant Center et Google Shopping (http://ads-up.fr/blog/certification-google-shopping/).

On parle beaucoup de la régie de Bing, penses que qu’elle puisse concurrencer sérieusement Google Adwords cette année ?

bing-nouveau-logoConcurrencer ? En France, on peut encore attendre quelques années… Cela ne veut pas dire pour autant qu’il faille délaisser Bing Ads. Bien au contraire !

A titre personnel, j’encourage l’ensemble de mes clients à se positionner sur les moteurs Bing & Yahoo. Les recherches sont moindres, oui et alors ? Cela permet justement d’avoir des coûts au clic inférieurs. Qui se priverait de quelques ventes et clients supplémentaires acquis à un coût plus intéressants que sur Google AdWords ?

D’ailleurs, pour les e-commercants avec un faible budget (on va dire <2000€) qui veulent se lancer, commencez par Bing Ads ! Vaut mieux être présent 100% du temps sur Bing que 10% sur Google…

Sinon quelle sont les alternatives que tu vois arriver ? La pub Facebook est elle une vraie alternative dans une approche orientée conversion ?

Il faut être là où se trouve l’internaute, donc il ne faut pas se contenter d’annoncer sur AdWords mais aussi aller le chercher sur Facebook, sur Twitter ou sur Youtube par exemple. En adaptant son message bien entendu, il serait contreproductif de s’adresser de la même manière à un internaute sans prendre en compte les particularités du canal. Le travail d’un traffic manager aujourd’hui est celui d’un véritable chef d’orchestre. Pas évident, mais passionnant !

 

Benoit Gaillat

Diplômé de l’Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l’e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter |
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10 Commentaires

10 réponses à “Réussir sur Google Adwords en 2015, les conseils de Guillaume Neyret, Traffic Manager”

  1. Realisite dit :

    Tout est dit dans l’interview, l’avenir ce pointe vers le mobile de plus en plus surtout quand Google informe la mise en avant des sites responsive…
    Le mobile, c’est l’avenir.

  2. David Groult dit :

    Totalement d’accord avec Guillaume.
    L’avenir d’Adwords se situe dans le mobile et le web to store. Les dernières extensions tendent de plus en plus à relier le monde virtuel avec le monde physique (extension de lieu, local Shopping…)

  3. LoloToulon dit :

    J’ai envie de dire que passer par une agence n’est pas forcément nécessaire, mais si l’on veux éviter de perdre son argent le temps de comprendre comment l’outil fonctionne, mieux vaut passer par une agence spécialisée…

  4. Marketing dit :

    Je suis tout à fait d’accord avec vous, il faut admettre que Google Adwords n’est pas rentable pour toutes les entreprises. Pour maximiser leur efficacité, les campagnes de publicité doivent être perfectionnées, fréquemment mises à jour et orientées vers la conversion. Une optimisation en continu est indispensable pour un ROI maximal parce qu’une campagne mal gérée équivaut à une perte d’argent considérable au profit de Google.

  5. FlorianB dit :

    Le mobile en avant toute en effet pour 2015. Google shopping devient vraiment concurrentiel car les marchands hésitent de moins en moins à créer des campagnes sur la plateforme. Encore une bonne raison de ne pas laisser BingAds sur la touche. Je me permet de partager un autre post qui présente plusieurs optimisation d’une campagne google shopping : https://www.twenga-solutions.com/fr/insights/astuces-campagnes-google-shopping/

  6. Emma line dit :

    Je pensais depuis quelques temps à m’orienter vers la régie pub de Bing… Adwords est devenu bien trop cher et demande d’y passer de plsu en plus de temps…

  7. Bastien dit :

    Une interview claire et précise. Pour ma part, je constate quand même sur des campagnes qui ont presque 2 ans sur un marché de niche que le besoin en optimisation n’est pas le même aujourd’hui qu’il y a un an. Le gros du travail a largement été fait je dirais dans les 6 premiers.

    L’erreur que je faisais avant était de ne pas passer du beaucoup de temps que une architecture complète dès le 1er jour. Les campagnes sont largement optimisées ainsi dès le démarrage.

    @emma line: tout à fait d’accord, mais on peut du coup dupliquer une campagne adwords pour la mettre sur bing, où en France, il y aura moins d’activité, donc un suivi moins important à faire après qq semaines ou mois d’optimisation.

  8. Laetitia MyTrafficManager dit :

    Il est en effet important de ne pas se contenter d’un seul canal d’acquisition de trafic mais justement de les multiplier. Cela permet de ne pas être dépendant d’un seul canal. Si un site web mise uniquement sur le SEO par exemple, et que demain Google change son algo, cela peut virer à la catastrophe. Certains sites peuvent avoir jusqu’à 25 ou 30% de trafic via les moteurs Bing et Yahoo, il n’est donc pas exclure de faire de la publicité sur ces moteurs de recherche. Il faut donc analyser son audience et ses sources d’acquisition afin d’équilibrer et optimiser ses ROI.

  9. Laetitia MyTrafficManager dit :

    Il est en effet important de ne pas dépende d’un seul canal d’acquisition mais au contraire des les multiplier et de les analyser. Certains sites web peuvent avoir jusqu’à 25 à 30% de trafic issu de Bing et Yahoo, il serait donc judicieux de faire des liens sponsorisés sur ces moteurs de recherches. En suivant les coûts d’acquisition de chacun des canal d’acquisition de trafic et leur ROI, il est possible d’optimiser au mieux sa stratégie web marketing.

  10. Hugo Weinmann dit :

    Interview intéressante et enrichissante. C’était un plaisir de la lire !

    A bientôt

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Google abuse-t-il de sa position dominante ?

par Romain Boyer - Il y a 5 ans

Je vous préviens d’office : je ne commente pas l’actualité mais donne simplement ma propre opinion sur la politique discrétionnaire de Google.

Voici tout d’abord les ingrédients nécessaires à la réflexion :

  • Google représente 91% des recherches en France, car l’expérience utilisateur est au top ;
  • Les liens les plus vus et les plus cliqués sont ceux d’Adwords. Sur un mot clé très concurrentiel que j’avais positionné 1er en naturel ET sur Adwords, 60% des clics en provenance de Google étaient ceux d’Adwords, 40% venaient de la première position en naturel ;
  • Google a une politique opaque de pricing, en fonction de critères connus de Lui seul et pondérés de manière opaque « à la tête du client »  (en fonction de critères qualitatifs obscurs) ;
  • Google ajoute de plus en plus ses propres outils et peut à tout moment sortir un outil qui fait perdre aux liens qui suivent 20 à 30% de visibilité du jour au lendemain (exemples avec les intégrations Google Shoping, Google Flight Search, Google Météo,…). Cela ne poserait pas de problème puisque ce serait dans l’intérêt exclusif de l’utilisateur SI ce n’était pas au profit de Google, ce qui pourrait être reproché à ce dernier depuis que Google Shopping est devenu payant.
  • « Grâce » à la suggestion de mots clé, les utilisateurs créent moint de diversités de mots clés et sont de plus en plus rabattus vers les recherches les plus consensuelles.

L’analyse d’un point de vue de l’utilisateur

D’un point de vue utilisateur, c’est quali : la façon de faire de Google  oblige les commerçants qui en ont les moyens à être très précis dans leurs annonces, et le prix les oblige à choisir précisément sur quels mots clés ils veulent faire apparaître quelle page.

Idem pour Google Shopping avec l’obligation de renseigner pas mal de données sur les produits se qui permet à Google de proposer un certain nombre de critères pour affiner les résultats.

Pour les autres outils, ce sont des facilitateurs, qui permettent de gagner du temps et d’avoir une bonne synthèse, c’est intéressant.

L’analyse du point de vue du marchand

Que l’on parle de Google Adwords ou de Google Shopping, hors de question de ne pas y être pour ne pas laisser la place à la concurrence, il faut être dans la place.

Celui qui n’y est pas n’existe pas ou a peu de chances d’exister. Il faut donc avoir les moyens d’y investir pour pouvoir se donner les chances d’apparaître.

Auparavant, les comparateurs de prix étaient bien placés et cela faisait d’autres portes d’entrée (payantes) pour récupérer des clients en provenance des moteurs. Les différentes évolutions des algorithmes du moteur ont fait que ces comparateurs ont progressivement disparu, au profit principalement des places de marché, reconnues maintenant comme ayant une belle diversité de produits.

La seule possibilité d’être présent sur le point de rendez-vous des français qui cherchent quelque chose est donc de payer ; plus de visibilité. Il arrive qu’il n’y ait aucune zone gratuite au dessus de la ligne de flottaison, ce qui peut laisser songeur.

Capture de la recherche sur "Appareil Photo Numérique" sur Google en résolution 1280x800

Capture de la recherche sur « Appareil Photo Numérique » sur Google en résolution 1280×800

 

Et les autres moteurs ?

Les autres moteurs feraient pareil s’ils le pouvaient, surtout Bing ou Yahoo.

Conclusion ?!

On est arrivés bien loin du « don’t be evil ». Google nous a mené bien loin des Ads limités à la droite de l’écran et de l’impartialité. Les algorithmes ont évolué dans un sens qui l’a mis instantanément en position dominante sur le sujet des comparateurs de prix et maintenant qu’il est « assis » là-dessus, permet de moins en moins de visibilité gratuite.

La visibilité gratuite est bien le coeur de la problématique : les marchands qui se lancent ne peuvent tout simplement plus avoir de visibilité. Quand bien même ils seraient extrêmement recommandés et auraient le site parfait (cas idéal qui n’existe jamais pour de jeunes sites), ils pourraient être classés premiers mais ne seraient pas (beaucoup) vus.

L’évolution année après année des SERP (Search Engine Result Page, organisation des résultats de recherche) de Google (et autres moteurs) est inquiétante pour la suite.

Que pourrais-je amener de positif et de rassurant… la qualité est au rendez-vous pour les utilisateurs et a priori, ceux qui ont les moyens ou se donnent les moyens d’apparaître sur leurs recherches ont (intérêt à avoir) a priori quelque chose à leur proposer au plus proche de leur recherche.

Désolés pour cet article pessimiste, c’est pas trop mon genre pourtant, mais comme disait cet homme sage, il faut savoir s’indigner.

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités.

> Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER
> Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

18 Commentaires

18 réponses à “Google abuse-t-il de sa position dominante ?”

  1. Yann dit :

    Bien vu, voilà une indignation tout à fait légitime 🙂

    En fait, il reste peut-être une solution pour le cas de figure décrit dans cet article : imaginons un site e-commerce prêt à être lancé, sur un marché concurrentiel (car même s’il reste des niches encore peu exploitées, les places sont très rapidement prises aujourd’hui). Sa seule chance de survie ?

    Communiquer offline !

    La mise à jour de Penguin de Google montre bien que les actions de SEO + netlinking sur un nouveau site n’amenaient aucune garantie de visibilité (sans parler de positionnement) à court et moyen termes.

    Une publication sur les médias traditionnels est amha le moyen d’amener un gros volume de trafic sur le site, ce qui va donner de l’autorité au site, faire le buzz sur les réseaux sociaux et pourra être consolidé par des actions online.

    Mes 2 cents 🙂

  2. Alexandra Iannone dit :

    Je suis tout à fait d’accord avec ce que tu dis ici…

    Je me demande bien comment le référencement naturel pourra un jour survivre à tout ça car il tend clairement à disparaître.

    Tout cela est pessimiste… mais réaliste malheureusement.

    Alex

  3. Mary dit :

    Bonjour,

    Il suffit de lire la progression du CA et du résultat net pour constater que la stratégie de Google est la bonne, pour ses propres intérêt.

    Sous prétexte de « qualité » des résultats, Google pousse ses services et met en avant les « gros » sites. Ainsi, la plupart des ecommerçants sont obligés de payer de l’AdWords à la régie publicitaire Google.

    A bientôt,

  4. Sebastien dit :

    Merci pour cet article très intéressant !
    Je me posais la question depuis quelques temps et tu appuies un peu mes pensées, mais avec tout cela, peut-on encore se lancer dans le e-commerce sans un énorme budget ?

    Il y a quelques temps, sur ce blog on trouvait un article avançant 40000 € d’apports pour créer son site, j’ai bien peur que si cela ne continue, cela augmente rapidement et malheureusement fortement.

    Je commence à avoir peur pour les futurs entrepreneurs (dont je ferais peut-être parti) de demain qui risquent d’avoir du mal :/

  5. Flo dit :

    À l’origine de Google la qualité englobait aussi et surtout la notion d’exhaustivité. Ça constituait le principal point fort de Google vis-à-vis de ses concurrent directs, qui eux s’inscrivaient plutôt en priorité dans une recherche de monétisation optimale.

    Aujourd’hui Google est en train d’adopter exactement le même comportement que ceux qui l’ont poussé à créer son service alternatif… L’histoire se répètera-t-elle avec un nouveau « Google » ?
    Ça serait en tout cas un joli pied de nez pour une entreprise qui semble avoir complètement perdu de vue ce pourquoi elle est née… 🙂

  6. Didier de l'agence Woptimo dit :

    >La mise à jour de Penguin de Google montre bien que les actions de SEO + netlinking sur un nouveau site n’amenaient aucune garantie de visibilité (sans parler de positionnement) à court et moyen termes.

    C’est plus subtil que ça.

    Google a toujours eu un message incitatif tourné vers la qualité. Quand on fait les choses bien, on peut être très visible en référencement. Si on arrive un peu tard sur un marché ou avec un nouveau site qui doit construire sa popularité, c’est clairement plus difficile. En tout cas on ne peut plus bricoler seul comme il y a quelques années.

    Par rapport à Penguin, ce qui fait que beaucoup de monde a bu la tasse, c’est d’avoir (pas toujours consciemment) utilisé des pratiques qui fonctionnaient un temps et qui sont neutralisées ou pénalisées aujourd’hui.

    > Je me demande bien comment le référencement naturel pourra un jour survivre à tout ça car il tend clairement à disparaître.

    Google a toujours besoin de présenter des résultats naturels au public. La longue traîne représente encore beaucoup d’opportunités, et un gros volume de requêtes est nouveau chaque jour. Sur des mots clés génériques, les cartes du jeu sont rebattues tous les deux ans et en général, avec l’évolution des algos, ça va quand même dans le sens de la qualité pour l’utilisateur (même si on trouve toujours trop d’anomalies).

    > Il y a quelques temps, sur ce blog on trouvait un article avançant 40000 € d’apports pour créer son site, j’ai bien peur que si cela ne continue, cela augmente rapidement et malheureusement fortement.

    C’est vrai. La création du site est une chose, la communication et la visibilité en est une autre (même si c’est lié). Le budget à prévoir pour une presta de « référencement » (le mot référencement commence à sentir la poussière, mieux vaudrait parler de stratégie / opérationnel en webmarketing/SEO) est clairement de 10 à 20 KEUR sur l’année.

  7. Laura dit :

    Je confirme : visibilité -40% sur mes principaux mots clés alors que je suis première

    Avec adword , GG image et YouTube c’est pas comme si Google monopolisait la 1ère page avec ses produits et services

  8. Sebastien dit :

    Merci Romain pour cette indignation publique de la pensée d’un bon nombre de e-commerçants.

    J’irai dans ton sens en ajoutant qu’au final, RIEN n’est gratuit pour être bien positionné, même le SEO.
    Pour un e-commerçant, arriver à se positionner en première position des résultats naturels d’un produit ou d’une catégorie est une véritable source de dépense.

    La meilleure preuve sont les imposantes équipes SEO des gros sites e-commerce (Cdiscount, Rueducommerce ou encore Amazon) qui emploient chacun plus d’une dizaine de personnes et dépenses des sommes très importantes pour obtenir des backlinks de qualités.

    J’en conclue donc que pour être positionné sur la première page de Google, quelque soit le moyen, il faut payer… et pas forcément que Google (même si c’est dû à son algorithme).

  9. Sebastien dit :

    J’ajouterais également que Google fait bien ce qu’il veut.

    Google lance son propre comparateur de prix… Vlam, une mise à jour de l’algo fait pénaliser tous les comparateurs déjà en place.

    Google lance son traducteur… Vlammm, tous les traducteurs passent au minimum à la deuxième place (Google s’est d’ailleurs fait condamné pour cela)…

    Qui sera le prochain ? Avec 90% des parts de marchés en France, Google fait ce qu’il veut et personne ne peut rien dire… Je suis d’accord avec toi, c’est frustrant, voir inquiétant

  10. Flo dit :

    Salut Romain,

    Je ne connaissais pas votre blog, je le découvre avec cet article. J’aime bien la manière dont vous faites ce constat. C’est réaliste. Triste mais réaliste. Les opportunités que nous avions entre 2000 et 2009 sont bien loin derrière dorénavant, Google a sévi. Je n’ose pas imaginer la confusion que cela doit être dans l’esprit de ceux qui ont démarré dans le référencement il y a moins de 4 ans.

    @ Sébastien :
    « les imposantes équipes SEO des gros sites e-commerce (Cdiscount, Rueducommerce ou encore Amazon) qui emploient chacun plus d’une dizaine de personnes »

    → Vous avez vu ça où ? Les plus grosses équipes SEO que je connaisse en France (et deux d’entre elles font partie des sites que vous citez) totalisent 3 SEO. Bien sûr, ces personnes ont 2~3 dévs avec lesquels ils travaillent mais ces dévs sont principalement là pour faire évoluer le site.

    Amicalement,
    Flo’

  11. rédaction Web dit :

    Google domine c’est sûr, c »est pourquoi tous les référenceurs s’y plient.
    Mais, je me questionne pourquoi au juste vous avez dit que Yahoo ou Bing ne peuvent as faire pareille?

  12. Couteauxduchef dit :

    Très bon article en effet.
    Nous avions vu une baisse des visites sur des mots clés importants où nous étions dans le top 3. Après vérification, il y avait 3 grosses annonces adwords, puis Google Image, puis le ref nat.
    Résultat, sur un écran 19″ 16/9ieme, on ne voit pas le ref nat.
    On oublie ça lorsqu’on travaille sur un 24″…

    Oui google adwords à un coût, mais comme le dit Sébastien, le SEO est coûteux, parfois bien plus couteaux qu’adwords. La moindre agence de ref nat vous demande entre 6 et 15 000€ l’année. On s’est fait avoir une fois, avec une agence supposée faire du netlinking.
    Résultat : vous payez sans trop savoir quelle charge de travail est effectuée.

    Si je met met à la place de Google, j’aurais fait le constat suivant :
    J’ai créé un moteur qui est une référence, et la majorité du business qui en décline va aux agences de référencement et non à moi. De plus, leur travail n’est pas forcément à l’avantage des utilisateurs (netlinking, meta mots clés…). STOP.

    Ma peur : a quand une plateforme google style AMAZON ?

  13. Romain BOYER dit :

    Au contraire, j’ai consacré un inter-titre à cela :

    « Et les autres moteurs ?

    Les autres moteurs feraient pareil s’ils le pouvaient, surtout Bing ou Yahoo. »

  14. BigBadMotherFlirter dit :

    Bonjour,

    Excusez-moi, mais je pense sincèrement que c’est « normal ». En effet, si vous voulez être vu il faut payer !
    Et c’est pareil partout, la pub gratuite n’existe pas !

    La publicité est une très grosse valeur ajoutée pour une société et le fait que Google utilise (et abuse un peu) de cette facilité qui lui est donnée est tout à fait légitime. Quand vous faites de la pub à la télé, dans le journal ou à la radio, vous ne vous demandez pas pourquoi vous payez ?

    Une campagne d’une semaine dans un quotidien local coûte le même prix qu’un mois (voir plus) de Google AdWords… et quel impact, quelle visibilité pour votre annonce ? Sans compter qu’un site web est beaucoup plus « commercial » qu’une simple pub papier ou radio. Se rendre visible coûte cher, très cher! Pourquoi sur internet cela devrait être gratuit, alors que le nombre de clients potentiels est beaucoup plus élevé qu’ailleurs. Internet tout gratuit est un vieux concept duquel il faut se sortir : nous sommes une société de consommation, Google nous rend service, il faut payer ce service et c’est tout.

    Pour le reste, je trouve les articles de ce site très instructifs et je continuerai encore à vous lire,

    Bonne continuation,

  15. Referencement Perpignan dit :

    Dingue, est ce qu’on accusait Ford à l’époque de la Ford T3 d’abuser de sa position dominante? A t’on encore le droit de réussir?

  16. Romain BOYER dit :

    Je pense que j’ai suffisamment développé mon argumentaire pour mériter des réponses argumentées.
    Je ne crois pas que Ford ait déjà détenu plus de 90% des parts de son marché et ait eu l’occasion d’abuser d’une telle place.

  17. Jim Jams dit :

    Un an après cet article, rien n’a vraiment changé malheureusement pour nous petits commerçants… Merci l’ami G pour les 60 % de CA en moins… on ne peut même plus se payer des pubs sur tes pages !

  18. Data dit :

    « En effet, si vous voulez être vu il faut payer ! »
    > Sauf que c’est supposé être un moteur de recherche, pas un centre commercial ! C’est le principe de la concurrence, vous êtes meilleur parce que vous avez le bon produit, vous avez le meilleur prix, bla bla bla, pas parce que vous payez pour que quelqu’un bâche les vitrines de vos concurrents… Si on faisait ça dans les rues commerçantes ce serait un tollé général !

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