Tag : fidélisation

Assurer la pérennité de votre eCommerce – Amazon peut-il vous tuer ?

par Romain Boyer - Il y a 2 mois
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On parle beaucoup énormément d’ubérisation en ce moment, on pourrait parler d’amazonisation tant Amazon pénètre tous les marchés et les surclasse.

RueDuCommerce, Pixmania, PriceMinister, Fnac, (beaucoup moins CDiscount), tous ces généralistes ont gravement pâti de la concurrence d’Amazon et de sa captation du marché. Les spécialistes ont pu en pâtir également.

Fnac et CDiscount arrivent à tirer leur épingle du jeu actuellement, il faut se demander pourquoi. Il faut également voir comment un site spécialisé peut s’en sortir à terme face à cette concurrence difficile.

Mais commençons par un point clé :

Quelle est la stratégie globale d’Amazon ?

Amazon, c’est le commerce. De fait, Amazon semble prendre pied dans tout ce qui a trait à la relation entre le client et le produit.

Amazon, c’est notamment :

  • Un catalogue immense
  • Une clientèle captive de plus en plus importante
  • Un réflexe de plus en plus courant pour les personnes désirant faire un achat
  • Une logistique éprouvée qui maille de mieux en mieux le territoire mondial
  • Une gamme de produits Amazon Basics qui se développe

Je ne parle pas d’Amazon WS qui est simplement une logique de rentabilisation d’une infrastructure bien rodée.

En gros, Amazon vend des produits.

Son objectif 1 : connaître les produits qui se vendent ; pour cela, la place de marché est une mine d’or.

Son objectif 2 : les acheter soi-même pour gagner en marge et en qualité de service.

Son objectif 3 : les produire soi-même pour encore plus de rentabilité.

De plus en plus de gammes de produits valident successivement les objectifs 1, 2 puis 3.

Alors, comment tirer son épingle du jeu face à un ogre aussi vorace ? il faut comme pour tout business trouver des facteurs différenciateurs. Et commencer donc par voir ce Qu’Amazon ne fait pas.

Qu’est-ce qu’Amazon ne fait pas ?

Ce qu’Amazon ne fait pas, c’est être un spécialiste de chaque typologie de produit. Il ne prend pas le temps de réorganiser ses rayons à chaque saison, d’éditorialiser son contenu, de créer des relations particulières avec des partenaires qui permettent de créer des produits à valeur ajoutée (personnalisés, avec un mode de livraison particulier, avec une planification particulière, des prix particuliers, des gammes de produits particuliers,…

Les exemples qui s’en sortent ont tous quelque chose qu’Amazon n’a pas.

CDiscount a des prix particulièrement bas du fait de sa politique d’achat en grandes quantités et Vente Privée est un ovni qui joue également sur les prix bas. Ces deux acteurs n’ont d’ailleurs que faire du service.

FNAC joue la proximité grâce à son réseau de magasins et travaille l’expérience utilisateur.

VSC est intouchable sur son secteur.

Leroy Merlin est un ultra-spécialiste, dispose d’un contenu particulièrement intéressant pour répondre à des problématiques en montrant les produits qu’il faut acheter.

Si on prend des sites moins grand public, parmi ceux qui réussissent (non, je ne donnerai pas de définition), comme MotoBlouz, LDLC, GreenWeez, Bébé au naturel, L’éclat de verre, France Chasse, on constate que ces sites ont en commun :

  • d’avoir une thématique forte
  • d’avoir un catalogue aussi complet que possible dans cette thématique
  • pour la plupart la volonté manifeste de l’esprit communautaire
  • pour beaucoup d’avoir la volonté de créer un éditorial autour de l’univers pour les tendances et l’inspirationnel
  • pour certains de proposer une personnalisation

Conclusion (l’évidence et le reste)

En gros, si vous n’êtes qu’une vitrine de vos produits, avec aucun service autour, bien sûr, ça ne fonctionnera pas. Quelle évidence…

Les façons de faire pour sortir du lot sont moins évidentes (et ceux qui savent ne vous le diront pas. Oui, oui, même moi ;-)).

Il faut juste que vous soyez aux yeux de votre visiteur une référence, un spécialiste de votre domaine, à l’instar du vendeur Décathlon dans son rayon (ou celui de la FNAC il y a 15 ans), qui sait ce qu’il vous faut, qui propose du choix.

Et il faut une expérience, une immersion forte, là aussi comme chez Decathlon, avec l’ensemble de services qui vont autour, l’ensemble des informations dont on peut avoir besoin quand on est intéressés par la thématique. Pas besoin d’en dire plus, je pense que le schéma se fait dans votre tête.

Et si vous avez une place de marché, alors il faut être exhaustif. Avoir une vraie qualité de service pour votre client (le partenaire vendeur) et le client final et des services originaux qui font qu’on n’a pas besoin là aussi d’aller chercher ailleurs (je vous laisse creuser le sujet, ça peut aller très loin).

En gros, privilégiez une expérience unique et immersive, et vous devriez pouvoir tirer votre épingle du jeu !

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

3 Commentaires

3 réponses à “Assurer la pérennité de votre eCommerce – Amazon peut-il vous tuer ?”

  1. tout est dit maintenant . Il faut donc reinventer et réenchanter l’expérience consommateur conférence que j anime prochainement avec des expériences.et résultats concrets accompagnés de produits de technologies virtuelles permettant d expérimenté émotionnellement ces nouvelles expériences, le retail peut rebondir s il est intelligemment repensé.

  2. Ahmed dit :

    Sujet intéressant … en tant que commerçant avec un avis assez subjectif sur le sujet, il y a certains points que je reformulerai différemment,
    Amazon, une belle entreprise qui a pris une telle longueur d’avance qu’il sera impossible pour un concurrent de la rattraper, cdiscount l’a fait pendant quelques mois, faut regarder le budget publicitaire qui a été dépensé, ca pique aux yeux, je suis pas sûr que ça lui a permis de sortir un bilan avec un résultat positif.
    La technique d’Amazon: je motive les e-commerçants à vendre leur produit sur Amazon, ça a l’air tellement facile de gagner de l’argent, il suffit simplement de mettre ses produits sur Amazon, au passage la commission de 15%HT c’est assurément 18% du prix total avec frais de port en TTC, petit calcul qui lorsqu’on retire nos frais de livraison qui se doivent offensifs pour attirer les clients sur Amazon voit la commission du produit final bien supérieur à 20%. L’année d’après, vous recevez une belle surprise, un petit nouveau vient de se placer devant vous au niveau de vos mots clés stratégiques sur google et les autres, ce petit nouveau c’est Amazon, petit à petit google vous dégrade dans les serps en vous reprochant le « duplicate content » par contre Amazon continue à se positionner encore mieux.
    A ce moment là même si vous vendez finalement moins sur votre site, le cumul des 2 chiffres d’affaire est encore intéressant. Quelques mois plus tard, vous recevez un joli mail d’amazon, il vous montre quelques produits avec de fortes ventes sur lequel il vous invite à les dénicher et les vendre sur Amazon, très sympathique cet amazon mais pourtant il y a déjà des vendeurs qui commercialisent ce produit, quelques jours plus tard, amazon vous envoie un nouveau mail sympathique, il vous propose une liste de produits sur lequel je pourrai baisser mes marges pour être le moins cher, évidemment amazon est trop cool, il a surement envoyé ce mail qu’à moi car il apprécie mon côté friendly.

    Mais bon il reste toujours cette histoire de frais de livraison qui coûte avec les commissions Amazon. Et là vous recevez le mail du siècle, Amazon vous propose d’utiliser pratiquement « gratuitement » leur logistique pour vendre vos produits avec que des avantages (la boite d’achat, coût de livraison réduit, ouverture de vos produits facile sur l’europe, logistique externalisée réduisant vos dures labeurs de préparations et envois), c’est assurément une superbe idée. Traduction : tant que vous expédiez vos produits vous même, Amazon n’a accès qu’à vos ventes, il ne sait pas du tout si les coûts de conditionnement et préparation du produit sont importants, le jour où ces produits arrivent dans les entrepôts d’Amazon, il sait aisément cibler les produits qui génèrent un maximum de cash avec un minimum de logistique, il ne reste plus qu’à contacter le fournisseur grâce au code EAN qui vous lui avait généreusement offert pour vendre en direct le même produit avec 20 points de marge,
    Et là, vous venez de perdre vos pépites, c’est à dire les produits qui se vendent le mieux avec les meilleures marges, il ne reste plus que les produits à faible marge, vous ne le savez pas mais si vous ne régissait pas très vite pour y trouver une solution, c’est une question de temps pour que disparaissiez de la toile du net car avec des faibles marges, on ne fait pas long feu sur la toile.
    Dans l’article précédent, ce qui fait défaut, c’est qu’on parle de techno, on parle de méthodologie pour y arriver, on parle pas du tout de trésorerie, à croire que tout le monde est doté d’une fontaine à pièces sans limite.
    Me concernant même si j’ai de la trésorerie, c’est un travail de tous les jours pour éviter qu’elle s’évapore sur la toile.
    Car je suis un commerçant à la base, mon objectif c’est de développer du cash et pas de briller grâce à mon nombre de followers, à mon fichier optin, à mon débit de commande mensuel ou encore mon chiffre d’affaire à plusieurs chiffres. Dans le cas contraire, je préférerai plutôt caresser le sable chaud d’une île du pacifique devant un cocktail bien frais …

    Cet article est bourré de sujets intéressants qu’on voudrait développer, comme :
    En 2016, pensez vous que le référencement naturel est suffisant ou est la solution pour vendre sur le net ?
    Entre en expert avec un QI de 150 et un commerçant avec un QI de 100, qui vend le mieux sur le net ?
    (Warren buffet avait écrit un petit article sur un sujet similaire)
    Est ce que je peux encore rêver du e-commerce sans un sou 15 ans après la ruée vers l’or ?

  3. Alain dit :

    Merci pour cet article, je le trouve vraiment intéressant et fondé.

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Service Client #eCommerce, comment être proactif et obtenir une (encore) meilleure qualité de service ?

par Romain Boyer - Il y a 8 mois
Client qui s'enfuit

J’ai eu une discussion intéressante sur quelque chose qui dans un monde idéal devrait être un non-sujet : vaut-il mieux être proactif ou être réactif. Tout le monde est d’accord pour dire qu’il faut être les deux, mais il n’est pas évident pour tout le monde de savoir ce qu’on peut faire pour être proactif.

Il y a en fait plusieurs façons d’être proactif quand on est un marchand en ligne, et particulièrement quand on est une place de marché.

Les problématiques qui peuvent toucher à la qualité sur un site eCommerce sont nombreuses :

  1. Compréhension de l’offre (moins important)
  2. Compréhension du mode de fonctionnement du tunnel d’achat (moins important)
  3. Panier abandonné (et donc parfois insatisfaction)
  4. Temps d’expédition trop long
  5. Temps de livraison trop long
  6. Insastisfaction sur le (non-)traitement de sa commande

Pour chacun de ces points, un traitement proactif est un service supplémentaire, qui peut parfois heurter (surtout en avant-vente), mais qui reste un service pour votre client, et aidera à fidéliser.

Voyons point par point ce que nous pouvons faire.

Les deux premiers points sont les moins importants à mon avis. Pour Frédéric MIREBEAU, CEO WelcomeTrack – outil de fidélisation spécialisé sur les moments entre la prise de commande et la prise de possession du colis -, les 3 derniers points représentent 30 à 60% des contacts entrants sur le service client. Cf sa réponse sur le sujet en bas de cet article.

1. Compréhension de l’offre

Une personne qui reste longtemps active (souris qui bouge, scroll,…) sur une fiche produit peut avoir une question sur cette offre. Vous pouvez dès lors envisager à votre préférence :

  • De déclencher un t’chat (attention, ça peut faire fuir parfois, cela s’étudie)
  • De déclencher une modale qui suggère au client de demander de l’aide

2. Compréhension du mode de fonctionnement du tunnel d’achat

Une personne qui reste trop longtemps sur une étape du tunnel est une personne qui se pose une question.

Dès lors, vous devez être prêts à aider :

  • En déclenchant un t’chat (attention, ça peut faire fuir parfois en avant-vente, cela s’étudie)
  • J’ai parfois pris le téléphone pour appeler des clients en dernière étape, et les retours étaient plutôt positifs (contrairement à ce que je pensais, comme quoi il faut tester…)

Et c’est encore mieux si vous avez des outils :

  • Possibilité de faire envoyer le panier par mail
  • Promotions particulières dans certains cas

3. Panier abandonné

Un grand classique de la proactivité. Il est évident pour tous désormais qu’il faut réagir (le plus tôt est le mieux) après un panier abandonné, notamment en envoyant un e-mail avec de quoi retrouver son panier.

Le mieux étant de s’affranchir de la problématique multi-écrans en s’assurant qu’on puisse retrouver son panier même en changeant de support (smartphone > ordinateur de bureau).

4. Temps de validation ou d’expédition de commande trop long

De nombreux aspects peuvent engendrer cela et notamment :

  • Etude de scoring (anti-fraude)
  • Vérification du stock
  • Autres activités de l’opérateur

Que faire ? vous pouvez notamment :

  1. Monitorer et donc avoir sous les yeux la liste des commandes qui sont concernées
  2. Du coup, être proactif auprès du client : « nous avons constaté que la validation/l’expédition de votre commande prend plus de temps que d’habitude, nous prenons les mesures nécessaires pour vous apporter une réponse rapidement. Voici les prochaines étapes auxquelles vous pouvez vous attendre. »

Vous évitez ainsi :

  • Un appel au service client
  • Une frustration du client

Et même mieux, vous obtenez une bonne image auprès du client : votre service est bien géré.

5. Temps de livraison trop long

Même problématique mais ce n’est plus dans votre giron.

Même chose, vous devez monitorer cela. Des services comme Welcometrack (cf intervention plus bas) vous permettent d’être proactifs à chaque étape et d’informer le client par différents biais (mail, sms,…) en cas de retard.

Et de faire des points avec vos transporteurs sur la qualité de service.

6. Insatisfaction très probable d’un client suite à une commande

Dans certains cas, parce que vous n’avez pas envoyé la commande qui était attendue, parce qu’elle est arrivée en mauvais état, vous pouvez parier sur le fait que le client ne reviendra pas.

Dans ce cas, pourquoi ne pas faire un retour « post-mortem » (standardisé mais qui sonnerait comme unique) à votre client, pour lui expliquer en toute transparence ce qui s’est passé, et ce que vous faites pour éviter cela à l’avenir.

Ce ne peut être que très positif comme attitude.

Bonus : L’avis de Frédéric MIREBEAU, CEO WelcomeTrack, sur ce sujet

Sur le débat proactif vs réactif, il me semble que plus on est proactif, moins on a à gérer de questions en réactif (les clients n’éprouvent plus le besoin de contacter le service client car ils ont déjà l’info ou sont rassurés). Et si le client éprouve le besoin de contacter le site (au moins pour la partie post commande), c’est que son niveau d’exaspération a déjà atteint un seuil problématique.

Les 3 derniers points concentrent entre 30 et 60% des contacts entrant sur le service client et probablement pas loin de 100% des situations complexes à gérer car elle font intervenir des prestataires extérieurs (transporteurs et logisticiens) et que l’on est passé dans la partie « physique » du e-commerce avec des produits, des cartons, des camions, etc. dont la vie est plus difficilement pilotables que des données numériques : quand un client veut modifier sa commande avant qu’elle soit mise en préparation, il suffit de modifier les données. Si un colis est parti vers une mauvaise destination (source de retard) il faut d’abord retrouver le colis et le remettre sur la bonne route ce qui prend du temps.

Les clients comprennent assez bien que la logistique et la livraison ne sont pas des sciences exactes et que des incidents peuvent survenir. Ce qu’ils ne pardonnent pas en revanche c’est de ne pas être prévenu (proactif) ou que le problème ne soit pas pris en compte et que le e-commerçant ne fasse pas tout ce qu’il peut pour le régler (réactif).

Chez WelcomeTrack nous savons d’expérience qu’un client qui rencontre un problème, si ce problème n’est pas correctement géré par le e-commerçant, le client est perdu ; il ne reviendra plus jamais et dans le pire des cas fera état de son mécontentement sur les réseaux sociaux. Alors que si, pour ce même client, le e-commerçant règle rapidement et efficacement le problème, ce client sera fidélisé de manière extrêmement forte.

Pour arriver à ce niveau de service, il est indispensable de connaitre en temps réel la situation de l’ensemble de ses expéditions pour pouvoir isoler au fil de l’eau celles qui posent, ou encore mieux qui vont poser, problème pour agir en direction des prestataires (logisticiens et transporteurs) et/ou informer ses clients par le meilleur canal en fonction de la situation (mail, sms, appel téléphonique).

Conclusion

Quel que soit le sujet, un client aura une impression démultipliée de qualité si vous parvenez à être proactif.

S’il prend la peine de vous contacter, ce sera forcément du temps de perdu, mais pas encore forcément un client (de perdu) ; il vous faudra donc dire ce que vous allez faire et faire ce que vous allez dire, être transparent avec le client et lui donner le choix entre plusieurs solutions qui vous arrangent pour lui laisser le choix final, ce qui est toujours plus satisfaisant.

A tous les niveaux, la qualité perçue de la maîtrise de votre sujet est primordiale pour votre fidélisation.

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

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Quelle place pour la vidéo dans le e-commerce ?

par Romain Boyer - Il y a 4 ans

La question se pose franchement de savoir quelle est la place de la vidéo dans le e-commerce.

Youtube a démocratisé la vidéo sur Internet : 4 millions d’heures sont consommées par mois rien que sur Youtube qui reçoit par ailleurs 60 heures de vidéo par minute (Source Youtube). La vidéo est donc un succès sur Internet.

Une donnée qui donne à réfléchir puisque la vidéo est aujourd’hui quasi inexistante dans le e-commerce.

Je ne crois personnellement pas vraiment à la vidéo composée de plusieurs photos avec une petite animation (service type Treepodia – discussion en cours dans les commentaires de cet article) ; cela fait perdre plus de temps qu’autre chose à l’utilisateur, et cela n’apporte aucune valeur ajoutée. Je n’inclus pas là-dedans les vidéos à 360° des produits qui est un gain d’informations et donc une bonne chose, bien que je ne considère pas cela comme de la vidéo mais plus comme de l’animation.

La vidéo peut être un canal d’acquisition comme un canal de fidélisation.

D’acquisition d’abord, nous en parlions d’un point de vue SEO précédemment, car la vidéo se positionne très bien (de façon très visible) dans les SERP (affichage des résultats sur Google).

Pour peu que vous utilisiez les bons mots clés dans le titre et la description, si le mot clé auquel vous répondez présente un intérêt sous forme de vidéo (notamment pour tout ce qui est technique), l’utilisateur regardera votre vidéo. Il sera alors immergé dans votre univers (si vous brandez correctement votre vidéo), écoutera vos conseils, et avec un peu de chance achètera les produits que vous suggérez.

De fidélisation ensuite, puisque si vous offrez à l’utilisateur des vidéos qu’il recherche et que vous brandez (petit logo) correctement la vidéo, vous associez durablement dans l’inconscient la marque de l’expert à votre identité.

Un formidable moyen de faire acheter les produits que vous conseillez pour parvenir au résultat que vous montrez.

Le parfait exemple selon moi est Leroy Merlin et Castorama dans le domaine du bricolage. Avec notamment leur liste de courses :

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

13 Commentaires

13 réponses à “Quelle place pour la vidéo dans le e-commerce ?”

  1. Le principal problème reste le coût de production des vidéos….
    Les ecommerçants ne peuvent se permettent ça que si la profondeur de stock est importante et les ventes aussi …

  2. ah, la vidéo ! je dois réaliser des tests produits en vidéo, mais le temps manque !

  3. Anne-Marie ScanCube dit :

    Romain, vous dites ne pas croire « un instant à la vidéo composée de plusieurs photos avec une petite animation » car cela fait selon vous « perdre plus de temps qu’autre chose à l’utilisateur » et cela n’apporterait « aucune valeur ajoutée » au consommateur. C’est votre opinion de penser cela mais permettez-nous de vous contredire à ce propos.

    L’animation 360° et la vidéo produit que nous offrons à nos clients leur permettent d’enrichir le contenu de leur site en apportant une expérience utilisateur différente, particulièrement intéressante pour les produits dont les clients apprécient de voir tous les détails, comme les chaussures par exemple. Il est prouvé que ces animations toutes simples, qui n’apportent certes pas de contenu scénarisé comme dans une vidéo tutorielle, prolongent sensiblement le temps moyen passé sur le site internet de l’e-marchand, ce qui non seulement contribue à créer de l’engagement envers l’univers de la marque et ses produits, mais qui participe de même à la baisse significative du taux de retour et à la hausse du chiffre d’affaires.

    Je vous invite à visiter le site de notre client http://sokult.com/ qui vient de refaire son site en y intégrant des animations 360° réalisées avec un ScanCube et vous pourrez constater à quel point il est agréable d’y naviguer et de consulter le catalogue produit.

    Cordialement, Anne-Marie, Chargée de communication ScanCube.

  4. Romain Boyer dit :

    Bonjour Anne-Marie et merci pour votre commentaire.

    Sauf erreur, votre solution ne propose pas un montage vidéo à partir de plusieurs photos (du moins pas visuellement pour le client). Elle n’est donc pas concernée par cette opinion. Je pensais davantage à la solution de Treepodia qui permet à partir de photos de créer une sorte de « slideshow ».

    La visualisation à 360° d’un produit est une belle/bonne chose puisque cela apporte un gain d’informations sur le produit.

    Je rajoute la précision dans l’article pour ne froisser personne..

  5. Tiens justement je dois écrire un article sur Treepodia, j’avais trouvé le rendu plutôt dynamique et bien foutu.
    Le fondateur dit qu’il assure un ROI de 4 pour le passage d’une Fiche produit image à une fiche produit « vidéo Treepodia »

    Ca vaut le coup de tester je pense 😉

  6. Romain Boyer dit :

    Ben si tu veux mon avis, il n’y a objectivement pas grand intérêt.

    Quand tu veux regarder le visuel du produit, tu veux surtout :
    – de la haute définition (et pas de la compressée)
    – quelque chose de stable (pour pouvoir regarder les détails)
    – que ça ne passe pas à une autre photo à n’importe quel moment (toujours pour regarder les détails)
    – la photo dans le format le plus grand possible (et non en petit et de biais dans un canevas vidéo)

    Maintenant, je serais curieux de voir les showcases de e-commerces qui ont implanté ça et fait aucune autre modification et qui ont vu leur CA augmenter plus que d’habitude..

  7. Olivier Treepodia dit :

    Bonjour Romain,

    Etant directement cité dans votre article, je me devais de réagir.

    Je trouve votre avis extrêmement tranché sur Treepodia puisque, comme vous le reconnaissez vous-même, vous n’avez aucun recul sur ce genre de solution quant à son impact sur le CA.

    De notre côté, la solution Treepodia est accompagnée d’outils statistiques pouvant mesurer en temps réel le différentiel de CA, avec et sans visionnage de nos vidéos. C’est pourquoi nous n’avons aucun problème a garantir 4* le ROI.

    Je reste a disposition pour en discuter plus en avant.

  8. Romain Boyer dit :

    Bonjour Olivier,

    merci pour votre retour ici.

    vous avez mes arguments plus haut.

    Mon retour se base sur ce que j’ai pu voir en conditions réelles et sur vos démos d’il y a 3 ou 4 mois : un simple slideshow des différentes photos de la fiche produit avec les images qui bougent et défilent avec une résolution amoindrie, un peu comme ce qu’on voit sur certains sites immobiliers d’ailleurs.

    Cela devient un peu plus intéressant quand on insert intelligemment quelques messages de réassurance ou des informations additionnelles sur le produit que l’on aurait risqué de manquer autrement.

    Vos vidéos de démonstration contiennent du son mais je vois mal comment vous pouvez automatiser la création du son par rapport à un catalogue produit en input ? il faudrait alors les rajouter sur chacune des vidéos.

    Sur quelle base garantissez-vous le ROI à 400% car le CA d’un site croit naturellement ?

    Avez-vous quelques success stories françaises ?

    Je modifie l’article pour mentionner la discussion en cours ici, je vous laisse libre cours pour me faire changer d’avis (ce qui reste bien sûr possible !). Je suis ici pour susciter des réactions et suis ravi quand c’est le cas !

  9. Cédric Drouot dit :

    http://www.nelly.com (distributeur multimarques, pure player) : 2009 évalue en test A/B l’impact de la video portée. 45% d’augmentation de la transfo sur les produits avec video. 2012 presque tous les produits sont systématiquement filmés portés. Studio photo/video intégré, jusqu’à 300 modéles produits par jour.

    http://www.burberry.com (luxe, cross-canal) : depuis 2011 quasiment tous les produits en video, intégration parfait dans l’ergonomie de la page produit, expérience achat similaire pc/tablette/mobile. Présente les collections en streaming broadcast live sur son site 2x par an. pas de chiffres officiels, les ventes se portent très bien.

    http://www.sorel.com (sportswear, cross-canal) : 2009, photo 360 (jusuq’a 64 images par produit, choix assez extrème. Zoom détaillé et rotation compléte quelque soit le niveau de zoom : le client ne peut que constater la qualité du produit, sans la discuter.

    Mirapodo.de (chaussure, pure player) : 2010, multi-vues 4000×6000 pixel, rotation 180° dans les pages catégorie au survol, zoom en survol dans les fiches produit, zoom full-screen à un niveau de détail qui devient presque excessif, intégration video en test en 2011/12. On n’a jamais mieux vu et compris le produit avant de l’acheter.

    http://www.boulanger.fr : 2010, refonte du site, déploiement massif de contenus photo, photo-360 (et non video 360, grosse nuance), et de vidéo pack-shot/produit en situation. Production internalisée sauf pour la vidéo, encore sourcée en externe. Ne communique pas les chiffres, mais confirme l’impact indéniable de l’initiative sur la satisfaction client et la perf commerciale du site et des bornes en magasin. Next step : tablette et mobile naturellement.

    http://www.teddy-smith.com (confection, cross-canal): refonte du site été 2012. Video dans les fiches produits. Budget serré. Un peu tôt pour des retours chiffrés, mais le best practice est acté: la video améliore significativement la présentation produit et l’impact en transfo n’est pas discutable.

    Bref, si l’interrogation sur la place de la vidéo est légitime, elle n’est plus de mise : si un commerçant n’en fait pas, il perd des ventes.

    A retenir : photo, photo-360, video, full-screen, zoom hyper détaillé. Plus un commerçant enrichi ses présentations produit, plus son expérience d’achat est gratifiante et impactante.

    D’autres exemples par dizaines, dans à peu près tous les secteurs de l’ecommerce de biens, des questions sur les best practice rich-media : je suis à votre disposition.

    ps: avez-vous identifié quel produit Adobe est le point commun entre tous ces sites? 😉

  10. Merci Cédric pour ta démonstration et les chiffres !

  11. Prestamodule dit :

    Wahou ! Merci Romain pour cet article très détaillé et justifié. Bien sur qu’il y a une part de subjectivité dans ce que vous dites, en même temps vous nous donnez votre avis ! Mais je trouve que vous avez pas mal de recul !

    Merci pour tous ces renseignements et pour tous ces détails !

    🙂

  12. Charles Duwez dit :

    Salut à toutes et à tous, j’aime intégrer des vidéos dans les fiches-produits pour montrer les produits de notre assortiment en situation ou comment on les utilise. Ces vidéos sont réalisées la plupart du temps par le fabricant lui-même, ou par son agence. Nous les intégrons aisément ensuite dans la description des produits. Exemple avec une planche de stand up paddling de la marque Bic Sport : http://www.padlstore.com/stand-up-paddling/flotteurs-1/flotteur-bic-paddlesurf-ace-tec-10-6.html
    Nous avons aussi créé une webTV commerciale dans laquelle l’internaute peut visualiser les produits de l’assortiment et accéder à la fiche-produit dans la boutique en ligne. Exemple : http://padltv.mirocommunity.org/video/295/typhoon-la-combinaison-seche-m
    La vidéo prend donc une place très importante dans notre boutique en ligne.
    Bien amicalement, Charles

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Indiquez à vos clients leurs avoirs sur la page panier

par Benoit Gaillat - Il y a 6 ans

Aujourd’hui voici encore une petit idée pour faire augmenter le taux de transformation de votre site E-commerce et ainsi augmenter vos revenus.

Il peut vous arrivez de générer des bons de réductions ou des avoirs pour vos clients , par exemple lorsqu’ils préfèrent changer de produit ou lors d’un geste commercial. Vous avez pu en utiliser aussi dans vos mailing pour attirer vos clients. Normallement ces réductions personnalisées ou avoirs sont reliés à un compte client précis ou à un segment de clients. Plutôt que de cacher cette information dans votre base de données je vous conseil de la rendre bien visible à vos internautes sur la page panier.

Le concept est assez simple : lorsqu’un client arrive sur la page panier il à droit à un petit encart lui rappelant la liste des réductions et/ou avoirs disponibles, suivant son profil bien sûr, et en 1 clic il peut utiliser cette réduction sur sa commande. Bien sûr vous allez perdre un peu de marge mais au final cela peut vous aider sur plusieurs points :

  • Votre transparence va être appréciée par votre client ce qui aidera à améliorer votre image de marque et donc à fidéliser votre clientèle.
  • Votre service client aura moins de demandes à traiter pour modifier des commandes en post-traitement.
  • Cela augmentera le taux de finalisation de commande (entre le panier et le paiement) grâce à la génération de confiance.
  • Cela personnalise le process de paiement et le ré-humanise un peu.
Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

2 Commentaires

2 réponses à “Indiquez à vos clients leurs avoirs sur la page panier”

  1. Lionel @ audit site internet dit :

    Bonjour,

    Le détail des avoirs se fait assez souvent dans le panier d’achat. Il est même pertinent de placer le détail des frais de livraison à 0 lorsqu’ils sont offerts. Cela peut influencer positivement sur la conversion

    amicalement

  2. bgaillat dit :

    Bonjour Lionel, en effet lorsque l’on rentre le code on a souvent droit à un affichage actualisé dans le panier.
    Ma remarque est plutôt de proposer pro-activement (en regardant dans la BDD) la liste des avoirs valable pour cet internaute afin de ne pas lui proposer de chercher/de s’en souvenir.

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Envoyer un catalogue papier à ses clients, une bonne idée ?

par Romain Boyer - Il y a 6 ans

Intéressante lecture d’un blog anglais à propos d’une étude de ComScore qui a fait une étude autour d’envois de catalogues.

Résultat : +163% de panier moyen pour les clients qui ont reçu un catalogue et qui ont commandé, et + 28% d’articles dans le panier.

Comme quoi, ancrer un site e-commerce dans la réalité aide à son succès, c’est une solution comme une autre à la déshumanisation du média Web.

Nul besoin d’investir des milliers d’euros dans un mailing (papier) de masse, il suffit d’imprimer des catalogues et de les glisser dans les cartons pour la livraison ?  oui, je sais, ça coûte, mais que ne ferait-on pour fidéliser ses clients et augmenter la fréquence d’achat ?

Petit conseil si vous le faites, dans le catalogue papier, essayez d’introduire des URLs courtes pour accéder à la fiche produit souhaitée : [http://monsite.com/1042]  ou 1042 est l’identifiant numérique du produit et où l’URL redirige (redirection 301) vers la fiche produit semble une bonne façon de faire cela.

Evidemment, le catalogue papier ne convient pas à toutes les activités et demande à être renouvelé.

Certains d’entre vous auraient-ils une expérience de ce type ? Que pensez-vous de cette idée ?

Source : Conversion Tip: Send Customers a Catalog | Practical eCommerce.

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

7 Commentaires

7 réponses à “Envoyer un catalogue papier à ses clients, une bonne idée ?”

  1. David Nicolas - SexyFood dit :

    Bonjour,

    Des chiffres intéressants et encourageants.

    Quelques idées pour réduire les coûts avec un résultat semblable :

    Développer ce catalogue sous forme de petit magazine avec un peu de VA pour le net, iPhone, iPad et autres tablettes. Ca évite les coûts d’impression, et permet de faire un peu de pub virale si les articles sont intéressants. Et en liaison directe avec l’achat sur le site ecommerce.

    Glisser dans les commandes des flyer de 2 pages recto verso, soit 4 petites pages : moins cher à imprimer qu’un catalogue, cela permet tout de même une bonne fidélisation, et de mettre en avant 8 produits.

    Offrir un échantillons cadeau dans les commandes, d’un article non acheté, mais qui pourrait intéressé le profil de l’acheteur ( évidemment impossible pour certains produits.. ).

  2. bgaillat dit :

    Très bonne idée le catalogue papier. Un peu dans le même style sur prestashop on peut générer un catalogue pdf en 1 clic depuis le backgammon office.
    Pour les échantillons ce n est malheureusement pas toujours possible , par exemple si l’on vend du vin…

  3. Schuss dit :

    Un peu (beaucoup) plus compliqué à la production, l’intégration de tags dans les URL délivrées dans les magasines et si possible spécifiques par ID utilisateur. Ainsi on aurait un tracking offline et online plus complet. L’idéal serait la génération du catalogue selon la navigation et les commandes du client. C’est ce que propose Prestashop ?

    Je ne sais pas si cette hypothèse est irréaliste, il faudrait en étudier le coût et surtout la complexité technique mais on aurait dans tous les cas plus de visibilité sur les répercutions des opérations offline sur les ventes online, et inversement.

    Sinon, autre idée mais qui est à moitié innovante car déjà mis en place par d’autres marques, ce serait l’intégration de codes barre produits dans le catalogue qui renverraient vers la site compatible mobile ou bien directement sur l’application iPhone du e-commerçant. Par ailleurs l’insertion de tags de trouverait simplifiée.

    Qu’en pensez-vous ?

  4. Romain BOYER dit :

    Bonne idée les tags ! évidemment, pour le moment, le marché n’est pas encore assez éduqué pour les QR codes, qui sont forcément une solution d’avenir effectivement.

    Le tracking off->online m’apparaît assez compliqué, car on demande alors au prospect de taper l’id de tracking, ce qui rend l’URL plus difficile à taper.
    Je pense qu’on peut par contre envisager une url du type j.monsi.te ou J représente la dixième région si on veut au moins savoir quelle région fonctionne. Maintenant, je crois que monsi.te est moins rebutant, et chaque accès est important donc on doit éviter de rebuter les prospects. Aux départements marketing de prendre leurs décisions une fois que les solutions techniques sont précisées 😉

  5. bgaillat dit :

    Autant pour moi je parlai de Rentashop et non pas de Prestashop dans mon commentaire

  6. Schuss dit :

    Bien d’accord pour les URL, j’ai vu plusieurs messages sur le sujet, il parait que leur simplification devient un fort aspect dans la réussite d’une opération commerciale. Comme quoi…

  7. Schuss dit :

    Puisque nous en discutions dans ce post, voici l’arrivée d’un outil permettant le génération de QR Codes pour une impression papier ou tout autre utilisation par la suite : http://www.mycommunitymanager.fr/likifyun-qr-code-pour-aimer-les-pages-facebook/

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