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#eCommerce : Noël approche, comment vont vos performances ?

par Romain Boyer - Il y a 2 mois

Les performances, c’est vraiment le serpent de mer dans le eCommerce, le marronnier, le truc dont on doit parler de temps en temps.

Or là, précisément, c’est le bon moment parce qu’on est entre janvier et décembre donc il faut s’y pencher de plus près. A plus forte raison en se rapprochant de Noël n’est-ce pas ?

Les mauvaises perfs, en +, ce n’est pas qu’un taux de rebond plus élevé, un taux de conversion plus faible, une fidélité détériorée, non, c’est aussi un coût infra plus important, que ce soit pour la bande passante, le coût de stockage, etc.

Bon, bref, quoi de neuf à l’horizon de fin 2016, remettons-nous à la page.

Le benchmark et les bons élèves

D’abord, vous avez probablement croisé cette étude relayée par le JDN qui nous montre de bien beaux exemples avec GrosBill.com, Oscaro.com et Oxybul.com qui sont sur le podium.

Le rappel des impacts de la performance sur le eCommerce

Je repompe sur Dareboost qui a elle-même pompé ailleurs :

  • 5s de + de temps de chargement = x2 de taux de rebond
  • 1s de + de temps de chargement = jusqu’à -7% de taux de conversion
  • 20% d’abandon de panier à cause du temps de chargement (et des bugs)
  • +11% de panier moyen après avoir divisé un temps de chargement par 2
  • et on ne va pas sortir les vieilles stats mais certaines étaient très impressionnantes pour Amazon

Rappel des points clés pour le chargement d’une page

Parce que tout le monde le sait mais ça va mieux en le redisant ; rien que le fait de relire les points ci-dessous va amener votre subconscient à se poser les bonnes questions alors allons-y.

90% de la complexité se situe au niveau de 10% du temps de chargement d’une page : le code source. Améliorer les performances de cette partie nécessite souvent un travail de longue haleine. Et c’est très important car c’est cette performance qui est prise en compte par les moteurs de recherche comme Google.
A ce niveau, il faut de nos jours tenter de se positionner entre 60ms (pour les petits génies) et 350ms, et par tous les moyens rester en dessous de 500ms pour être bien à ce niveau-là.

mais 90% du temps de chargement perçu se situe ailleurs :

  • Images
  • Poids des fichiers Javascript
  • Poids des fichiers CSS
  • Poids du DOM (nombre de caractères HTML)
  • Temps de traitement de votre page (transformation de HTML/CSS/JS en page utilisable)

C’est souvent un peu de tout ça.

Sur le temps de traitement de votre page, on a tendance à vouloir de belles animations, des choses comme ça, ce qui nécessite de charger des « librairies » comme jQuery qui sont en fait assez lourdes une fois qu’on y adjoint tous les plugins sympas permettant de faire toutes les animations qu’on veut sur son site. D’où le problème. Il vaut souvent mieux être sobre et s’assurer une belle cohérence avec 2 ou 3 plugins max mais c’est plus facile à dire qu’à faire. Un peu de ménage de ce côté-là est rarement infructueux.

Au niveau de la CSS, l’erreur la plus courante est de tout mettre dans des CSS externalisées (un fichier chargé à part), alors même que la plupart des CSS sont spécifiques à un endroit dans le code source. Il ne faut pas hésiter à (i) simplifier la présentation de son site au maximum (flat design) puisque c’est dans l’air du temps et (ii) à rationaliser les fichiers CSS en fonction d’où sont utilisées les ressources. Bon, c’est un peu technique, mais ça aura intéressé certains d’entre vous.

Si vous avez tout bien fait d’un point de vue technique, vous pourriez avoir une page qui fait moins d’1Mo.
Si votre site est malgré tout lent, cela peut venir d’un javascript un peu trop consommateur ou de tags externes qui bloquent votre navigation, mais c’est rare à ce point-là.

D’où vient le mal ?

La façon le plus rapide d’en avoir une idée : Google Page Speed Insights.
Cet outil vous donnera rapidement une analyse de la situation. Je n’aime pas cet outil pour la simple et bonne raison qu’il vous donne des éléments théoriques.
Par exemple, un script JS en haut de votre page peut être très rapide mais il l’analyse comme un problème prioritaire car, si ce fichier devait planter, il planterait tout votre site. Donc c’est un problème potentiellement bloquant mais peut-être pas le problème de performance le plus important.

La façon qui vous donne le plus de ressenti sous le doigt : tester votre site sans JS, sans images,…
Prenez Firefox avec la très fameuse Web Developer Toolbar qui existe depuis bien longtemps et dont j’ai toujours été un compagnon fidèle.
Cliquez sur Désactiver > Désactiver JavaScript > Tout le JavaScript et rechargez votre page. Elle est bien souvent incroyablement plus rapide !
Si c’est le cas, pensez bien à mettre tous vos JavaScript en bas du code HTML (attention aux impacts, ça doit se faire avec beaucoup de douceur…)
Si ce n’est pas le cas (et même si c’est le cas), réactivez le JS et désactivez les images.
Là aussi, ça fait souvent une différence.

Vous saurez ainsi assez rapidement vos points d’urgence.

La façon qui vous permet un suivi gratuit : avec Gtmetrix, créez-vous un compte gratuit, vous pourrez recevoir un monitoring hebdo des pages que vous chérissez et même les comparer à la concurrence.

La façon la plus professionnelle : avec Dareboost, un outil de suivi qui propose quelques fonctionnalités sympas :

  • Rapports détaillés comme tout le monde avec la liste des courses
    • repartition_des_poids
  • Possibilité de comparer la vidéo de chargement de votre page entre deux modifications
    • Ce point est très intéressant car vous avez une timeline avec les images par 250ms qui vous permet de voir précisément à quoi ressemble votre site au bout de tant de secondes
      dareboost_comparaison
  • Possibilité de comparer la vidéo de chargement de votre page en comparant temps Ordinateur et temps Mobile par exemple
  • Possibilité également de comparer la vidéo versus un concurrent
  • Possibilité d’avoir un monitoring avec des alertes en cas de problème
  • Comme tous les outils de ce genre, vous avez le nombre de requêtes, le détail de la timeline de chargement, etc. des outils bien pratiques mais classiques, donc
  • Comme Page Speed Insights, vous avez des conseils pour chaque problème sauf que ceux-ci sont en français et très bien expliqués avec des exemples assez propres, en reprenant parfois le bout de code qui pose problème ce qui fait toute la différence quand on veut comprendre rapidement l’origine d’un problème
    • selecteurs_jquery

 

Au fait, si vous avez des astuces, faites passer en commentaires, on complète l’article ! 🙂

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

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eCommerce mobile : les conseils des experts (conception, acquisition, conversion,…)

par Romain Boyer - Il y a 9 mois

S’il y a un domaine qui concentre les réflexions des responsables eCommerce en ce moment, c’est bien le mobile. Auparavant émergent, dorénavant incontournable, il grignote de plus en plus de parts d’audience (il se dit qu’il représenterait 50% du trafic sur les sites eCommerce mais seulement 8% des conversions) et fait baisser votre taux de conversion global. Le mobile, c’est aussi 71% des débuts de parcours d’achat en retail.

Pour Laurent Bourrellyconsultant référencement, Il est « faux de prétendre que le challenge a été surmonté pour les sites e­Commerce. La conversion est catastrophique, la performance est une plaie et c’est globalement encore une couche de complexité à rajouter au projet. »

L’achat est toujours problématique sur smartphone, pour des raisons structurelles

J’ai été recueillir les avis de différents experts de différents horizons et les ai concentrés pour vous (et pour moi) ici. Je n’ai pas pu m’empêcher de donner mon avis également.

Vos avis seront les bienvenus en commentaires pour compléter ces visions.

Acquisition

SEO

En terme de SEO, il est important de rappeler rapidement les bases :

  1. Avoir une version mobile de son site permet d’être ainsi reconnu par Google avec une petite mention « mobile » à côté du résultat qui est plutôt une bonne chose pour le taux de clic (CTR)
  2. La vitesse du site est un facteur qui est important et pris en compte par Google qui a même testé l’affichage d’un drapeau rouge « slow » à côté du résultat de sites lents. Fabien Raquidel, consultant SEO au sein de l’agence seo Vip-agence.com nous confirme : « La vitesse du site est hyper importante, il faut donc passer le page speed test de google et être dans le vert »
  3. Vérifiez dans vos messages sur , pardon Search Console, si vous n’avez pas des alertes de Google sur vos compatibilités mobile. Ces problèmes de compatibilité vous vaudront un déclassement d’après Google.
  4. Vérifiez sur l’outil de test de Google si votre site est bien « mobile friendly »

SEA

Pour Florian Marlin, responsable eCommerce (UK) et expert SEA, »il est hélas devenu plus difficile de gérer des campagnes principalement sur mobile via le système de Google depuis les campagnes universelles. Ces dernières ne permettant que d’appliquer un % de hausse ou de baisse aux enchères Desktop pour définir celles du mobile. Il faut donc gérer ses enchères avec attention, et constamment garder un oeil sur le rapport des performances par appareils pour analyser les impacts sur Mobiles. »

Conception

La conception de sites mobiles est bien compliquée. Rendue simple par les frameworks de développement, cela nécessite quand même de se poser pas mal de question sur l’organisation des blocs, ce qui doit apparaître ou pas. Deux letimotivs émergent des conseils qu’on peut entendre ça et là : Mobile first et Simplifier ! (avec le point d’exclamation !).

Mobile first

Mobile first, on en entend beaucoup parler en ce moment. C’est beaucoup plus rarement appliqué. Il faut une logique sensiblement différente de ce qu’on a connu jusqu’ici pour aller pleinement dans cette démarche qui vise avant tout à simplifier les interfaces, sur mobile mais aussi sur ordinateur de bureau, et penser à ce qui est essentiel est ce qui l’est moins.

René Cotton  » lors de la mise en place de sa boutique, il faut penser directement mobile (indispensable pour ne pas manquer des opportunités de chiffre d’affaires; notamment depuis la mise à jour récente de l’algorithme mobile de Google.). Et faire les tests aussi sur cette version. »

Pour Benoît Gaillat, il faut « Concevoir mobile et étendre au desktop plutôt que l’inverse ». « Ne pas uniquement penser à faire du responsive, c’est pas toujours adapté ». Benoît évoque également l’importance des ressources lourdes et conseille « des images les plus légères possibles et surtout pas celles par défaut du site classique »

Pour Julien Bonnel, il faut « considérer le mobile comme le canal prioritaire et privilégié autant sur l’acte d’achat que pour la relation client ! »

Simplifier !

Un consensus se fait de la part des experts sur le fait de simplifier l’expérience sur le mobile. Aller à l’essentiel, réduire les fonctionnalités pour mettre en avant ce qui est vraiment nécessaire. Gardez les 20% qui sont utilisés par les 80% de vos utilisateurs et planquez ou supprimez le reste !

Les témoignages de nos amis experts vont dans ce sens en tout cas !

Fabien Raquidel « Il faut pour moi simplifier le plus possible afin de mieux convertir
il faut donc que les boutons ajouter au panier soit bien mis en évidence et bien centrés, un menu allégé sans scroll, un truc tout bête le logo de la marque cliquable nous avons trop l’habitude de cette fonction. Je trouve globalement le site toysrus.fr réponds bien aux bonnes pratiques mobile ; leur bouton « ajouter au panier » toujours visible, je trouve que c’est très efficace »

Laurent Bourrelly : « L’erreur est de prendre le mobile comme une déclinaison de la version desktop. Avoir un site en Responsive Web Design n’est pas une garantie de réussir à performer sur mobile.

Et surtout ce n’est pas suffisant pour relever le challenge. Par exemple, le responsive ne va pas résoudre le problème d’obligation d’ouverture d’un compte pour réaliser un achat.

C’est déjà un frein sur desktop, alors que ça devient carrément bloquant sur mobile. D’ailleurs, sur mobile, il est parfois plus simple de privilégier la mise en relation téléphonique, plutôt que s’entêter à vouloir absolument pousser à la transaction en ligne.

Vos visiteurs sont les seuls juges. Plus vous arriverez à vous mettre à leur place et plus ça fonctionnera bien. Attention, c’est plus facile à dire qu’à faire, mais résonner en terme de demande plutôt que d’offre est la clef pour déterminer comment aborder votre stratégie mobile.

Imaginez le profil de vos clients types en fabriquant des user persona. Ensuite, rédigez l’aventure, à partir du moment où le visiteur rentre en contact avec votre marque pour la première fois, jusqu’à l’acte d’achat.

Cela vous oblige à faire des choix, plutôt que rester neutre à tenter de plaire à tout le monde et personne finalement.

Dans tous les cas, sur l’enjeu du mobile, la simplicité est la solution à 99% des problèmes. »

René Cotton « la mise en forme du marketing doit être adaptée entre la version desktop et la version mobile (moins de place du coup besoin d’aller plus rapidement à l’essentiel)
Je suis un fervent défenseur de l’adaptative face au responsive. Je comprends l’intérêt du responsive mais envoyer la totalité du site (html, css, js) pour après masquer des parties sur mobile n’est pas optimisé, surtout si la personne à une mauvaise connexion 3G, voire du Edge. En adaptive, on sert une version du site faite pour le mobile avec en tête de n’envoyer que le nécessaire (mais cela implique un double travail (desktop et mobile)). »

Focus mobile… jusqu’où ?

Pour Emmanuel Brunet, d’Eulerian Technologies, il est important de « faire attention au syndrome « nouveauté / focus excessif ». Beaucoup d’intervenants ont tendance à surpondérer le temps, l’argent et l’énergie attribués à des sujets nouveaux. C’est systématiquement le cas lors de l’émergence d’innovations, qu’elles soient techniques ou marketing.

Dans le cas actuel du mobile, les acteurs ont tendance à traiter ce nouveau terminal et les possibilités marketing qu’il offre comme un nouveau canal, isolé et doté de son écosystème propre, comme si il fonctionnait en silo. Il y a des prestataires spécialisés dans la création d’app, des technos de tracking mobile, des technos spécialisées dans l’achat publicitaire sur mobile, des agences qui revendiquent une expérience mobile… Or les terminaux mobiles, comme les apps auxquelles on les réduit parfois, ne sont que des modalités de connexion et de navigation d’un individu.

L’objectif est donc d’offrir au consommateur une expérience de marque cohérente sur mobile et hors mobile. Il en va de même pour la mesure des performances marketing ou l’achat de l’espace publicitaire. Il faut considérer le travail réalisé par une marque sur mobile comme une modalité en synergie avec la présence de la même marque sur d’autres terminaux mais aussi… hors du monde digital.

Mon conseil est donc de traiter le mobile de la même façon que les autres terminaux et territoires d’exposition de la marque afin de focaliser sa stratégie marketing sur l’Homme et non sur ses moyens de communication. »

Fredéric Cavazza, – consultant indépendant et conférencier – transformation digitale, commerce électronique, mobilité, expérience client… à suivre absolument sur FredCavazza.net -, nous fait remarquer qu’il n’est pas forcément utile de se prendre la tête avec certaines variantes du système d’exploitation de l’iPhone, qui est souvent bien moins représenté dans le trafic (pas chez moi, donc cela dépend) que  les Android notamment : « Oubliez l’iPhone, qui ne représente même pas 20% de parts de marché. Avec en prime un parc vieillissant -> une bonne partie des iPhone sont de 4 ou 4S qui sont équipés d’un écran trop petit, en décalage par rapport à la tendance, du coup, certains boutons d’action en bas d’écran ne sont pas visibles (car les écrans sont conçus pour des iPhone 5 ou 6). »

Conversion

Bien analyser son trafic

L’analyse du trafic, vous le savez, c’est ma grande passion. Elle vous dit beaucoup de choses, même si elle ne vous dit pas tout (vos clients vous diront le reste). Il convient de s’assurer un bon tracking pour avoir les bonnes stats :

Florian Marlin nous conseille ainsi d' »avoir des URL identiques afin d’éviter d’avoir du trafic desktop sur des pages mobiles et inversement (ou au moins un système de super agent qui redirige en auto). » et donc de préférer les modes responsive/adaptative design.

Une fois les remontées de données optimales, il faut analyser ses données pour comprendre où cela pèche. Quel taux de rebond en fonction des pages et des sources ? Est-ce normal en fonction de ces entrées ? Quel temps passé en fonction des contenus ? L’objectif que vous avez pour chaque modèle de page est-il atteint ?

Olivier Marx, fondateur digiRocks & Altics suggère « d’analyser sur Google Analytics les taux de conversion et les parcours MOBILE de ses clients et d’en tirer 3 conclusions et 5 actions d’amélioration à court terme ».

Il est important de rappeler qu’en fonction des spécificités de chaque site Internet, la répartition du trafic ne sont pas les mêmes. Laurent Bourrelly, rappelle ainsi : « Même pour des sites similaires, les statistiques peuvent drastiquement changer. Romain me disait avoir 50% d’utilisateurs sous mobile, alors que je ne dépasse pas 10%. »

Se mettre à la place de ses utilisateurs

2 principes globalement et généralement applicables quand on veut optimiser sa conversion : 1. se mettre à la place des utilisateurs 2. Être à l’écoute des utilisateurs, l’un aidant généralement l’autre.

Certains sont au contraire des inconditionnels du mobile, comme Julien Bonnel qui conseille de « considérer le mobile comme le canal prioritaire et privilégié autant sur l’acte d’achat que pour la relation client car les parcours client étant de plus en plus omnicanal les commerçants se doivent de fournir une qualité d’interaction client irréprochable quelque soit le canal physique ou digital utilisé par le client ! »

Adaptez vos pages clés

Pour Benoît Gaillat, directeur chez Skeelbox, il faut penser « que la commande risque d’être finalisée depuis un PC classique, il faut donc pouvoir sauvegarder des whishlists et être sûr de bien synchroniser les informations »

Ce point est en effet clé, la plupart des utilisateurs utilisant le mobile comme outil de découverte, et préférant souvent finaliser leur transaction sur tablette ou ordinateur de bureau.

Laurent Penou, expert paiement chez Payzen nous glisse quelques conseils sur la conception de cette page clé : « Si sur une tablette la résolution est le plus souvent supérieure à celle d’un ordinateur, il est possible de conserver la même page paiement. Mais rien ne vous empêche d’avoir une CSS adaptée à l’OS préféré de votre acheteur.

Sur un téléphone ce n’est pas le cas, il vous faudra privilégier une page de paiement responsive ou une CSS adaptée à la place disponible sur le téléphone.

Mais si vous êtes très connu et que votre clientèle veut acheter chez vous, vous pouvez ne pas suivre ces conseils.
Certains sites acceptent des dizaines de milliers de paiement à l’heure avec une page standard…  »

App or not App ?

Les conseils ci-dessus valent surtout pour les sites adaptés aux mobiles. Les avis sont très partagés sur les App. Pour moi, elles conviennent davantage aux eCommerces qui possèdent un public captif et fidélisé. L’appli permet pour ces publics de leur proposer des services supplémentaires grâce aux possibilités des apps (notifications, géolocalisation, rapidité et confort de navigation, fonctionnalités spécifiques,…). L’App a un coût, de conception et de développement bien sûr, mais aussi de maintenance et ce n’est pas négligeable. A vous de bien réfléchir.

Fred Cavazza : « Oubliez les applications mobiles, elles coûtent trop cher à développer, référencer et maintenir. L’important est de rendre vos produits / offres accessibles en quelques secondes. En situation de mobilité, je doute qu’un prospect va prendre le temps de télécharger et de paramétrer l’appli d’un annonceur. Il faut donc donner la priorité au site mobile. »

René Cotton « sur la question de l’application, il faut déjà se dire que le site est indispensable et que l’application est un plus (non négligeable parfois) qui doit avoir un vrai public, on ne se lance pas dans le ecommerce avec de suite une app iPhone et Android. On construit déjà son identité et sa marque puis on vois ce que l’app va pouvoir apporté de plus a son public. »

Laurent Bourrelly : « pourquoi ne pas faire une application mobile si vous avez une valeur ajoutée ? Pourquoi faire une application mobile si vos visiteurs font des achats one shot ? A l’inverse, pourquoi ne pas faire une application mobile si vous avez une valeur ajoutée supplémentaire à la simple offre catalogue ? Est-ce que mes visiteurs sont sur smartphone ou sur tablette ? Sont-ils plutôt iOS ou Android ? »

Si jamais vous voulez faire une App mobile, voici quelques bonnes pratiques soufflées par Olivier Mercuriot, directeur du développement international chez Pickup : « 1. Une vraie app mobile ne rebasculant pas sur site web responsive. 2. Une app qui integre le paiement, le tracing, le service clients et le retour. 3. Du push offres speciales tous les jours.  »

Et pour finir, le conseil app mobile du meilleur d’entre nous, Louis-Alexandre Tachon, Responsable web & fidélité chez Nicolas, « 85% des applications sont désinstallées dans les 30 jours. Il faut faire un gros focus sur l’usage et limiter au max les fonctionnalités pour aller à l’essentiel »

 

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

4 Commentaires

4 réponses à “eCommerce mobile : les conseils des experts (conception, acquisition, conversion,…)”

  1. Romain BOYER dit :

    Autre article intéressant de Criteo avec les 10 tendances du m-commerce et pas mal de chiffres sur Q4 2015 : http://www.blogdumoderateur.com/m-commerce-france-q4-2015-criteo/

  2. joseph dit :

    merci pour cet article très intéressant
    ps: petite faute ; et être dans le vert

  3. Romain Boyer dit :

    Merci Joseph, c’est corrigé.

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Logistique du e-commerce : bilan et perspectives

par Frédéric Klotz - Il y a 2 ans

Le début d’année, c’est le moment idéal pour parler bilan et évoquer l’avenir.

Je vous propose donc une petite rétrospective de 2014 et d’aborder les perspectives de 2015 concernant la logistique du e-commerce. Dans ce cadre, je me suis rapproché de 4 professionnels du secteur qui ont accepté de partager leur vision de ce marché.

Un secteur toujours en croissance :

Jean-Sébastien Léridon - Relais Colis

Avec 11% de croissance en 2014 (source JDN), l’e-commerce reste dynamique, mais certains « grands » commencent à s’essouffler devant la concurrence acharnée qui se joue aux premières places du classement. « Le transport B2C continue lui aussi de croître en parallèle » indique Jean-Sébastien Léridon, Directeur Commercial et Marketing de Relais Colis, l’inventeur de la livraison en relais (les volumes de Relais Colis ont cru de 15% en décembre 2014) et poursuit : « mais se cherche une rentabilité, surtout chez les acteurs privés« . Il faut dire qu’avec 4 transporteurs rien que pour la livraison hors domicile, le marché français est saturé et surtout fortement concurrentiel.

Les e-commerçants qui souffrent de la conjoncture ne s’y sont d’ailleurs pas trompés, « cherchant à répercuter sur les acteurs du transport le durcissement du contexte, ce qui a nécessairement tendu encore un peu plus les marges de tous les acteurs de la chaîne. » précise Stéphane Tomczak, Coordinateur e-logistique pour la Fevad et Ecommerce Europe. Et d’ajouter « Le prix est encore au coeur des débats mais les marchands n’en restent pas moins sensibles à la qualité de service qu’ils savent être un prérequis à leur rentabilité à long terme ».

E-commerce ou commerce connecté ? :

Philippe Bourriot - Viapost« Aujourd’hui, parler de e-commerce et de commerce n’a plus vraiment de sens » relève Philippe Bourriot, le Directeur de la Stratégie de Viapost Service, leader français de la logistique du e-commerce. Il est vrai que le client de 2015 ne fait plus vraiment de distinction entre commerce physique et e-commerce; ce qui l’intéresse, c’est que le produit ou service qu’il recherche soit accessible à l’endroit et au moment qui lui conviennent. Ainsi, poursuit-il « les pure players du e-commerce et les acteurs « traditionnels » sont en concurrence frontale. »

Cette tendance est confirmée par Olivier Theulle, Directeur des Opérations du groupe Fnac pour la France, qui précise que l’un des mots d’ordre du plan stratégique Fnac 2015 est « l’accroissement de la complémentarité entre nos magasins, le mobile et internet, pour faire la Fnac un acteur omni-canal. »

Dans ce nouveau schéma de fonctionnement, les pure players cherchent à s’adapter. Philippe Bourriot ajoute : « si parfois, la seule réponse qu’ils proposent est le prix le plus bas possible, d’autres cherchent à apporter plus de services, des points de contacts physiques ou à monétiser leur audience. On est alors loin du métier du commerce ! En conséquence, la logistique du e-commerce subit des à-coups pour s’adapter à ces nouvelles stratégies mises en œuvre par le e-commerçant : réactivité, recherche de performance sont au cœur des problématiques du logisticien, même si la visibilité moyen terme est parfois faible. »Un entrepôt de Fnac

De leur côté, les commerçants traditionnels ont enregistré de fortes croissances sur le canal web, comme le montrent les résultats de Viapost qui, avec une croissance forte (+20% en 2014), tire profit de sa stratégie d’accompagnement des commerçants sur tous les canaux de vente.

Les logisticiens traditionnels sont ainsi revenus dans le jeu grâce à leurs clients, mais les acteurs spécialisés dans le e-commerce ont une carte à jouer dans le réapprovisionnement des boutiques, ce que Viapost appelle B to R. Ce que j’appellerais plus généralement la logistique multi-canal : le logisticien de 2015 doit être à la fois capable de réapprovisionner les magasins de l’enseigne, mais aussi de livrer ses clients finaux chez eux, en boutique ou en relais.

 

Le hors domicile, planche de salut ?
Stéphane Tomzak - Favad et Ecommerce EuropeEn 2014, « le grand bénéficiaire de la croissance, c’est la livraison hors domicile » selon Stéphane Tomczak. « La livraison hors domicile a toujours le vent en poupe » confirme Jean-Sébastien Léridon.

En effet, même si la livraison à domicile reste le choix préféré des consommateurs avec environ 70% de part de marché, c’est sur leurs offres hors domicile que les transporteurs mettent un coup d’accélérateur.

Parmi les concepts qui ont le vent en poupe, on peut citer le click and collect dont le succès est étroitement lié à celui de la stratégie omni-canal des enseignes, mais aussi la percée des systèmes de consigne : Coliposte avait dégainé le premier voilà plusieurs années avec Cityssimo, Kiala avait suivi via un partenariat avec SNCF, et Relais Colis s’y est également mis en 2014 avec son service Packcity.

Le drive continue églement de se déployer : après Cdiscount et Mondial Relay avec ses Relais XL et XXL, ce fut au tour de Relais Colis de se lancer avec ses services Relais Max et Relais Drive. Jean-Sébastien Léridon explique cet engouement pour le hors domicile par « l’attrait des clients pour les prix bas ». J’ajouterais que c’est aussi, pour une clientèle urbaine et pressée, le côté très pratique de ces points de livraison qui assure leur succès. A ce titre, le nombre de relais évolue assez peu (4255 en 2013 contre 4126 en 2014 pour Relais Colis). Par contre, les acteurs du secteur les repositionnent pour adapter leur réseau à la localisation géographique des destinataires.

Jouant également la proximité, Fnac a innové en 2014 en proposant la gratuité de livraison à la fois sur le retrait magasin, mais aussi en Relais Colis si le magasin se trouve à plus de 30 km du lieu de livraison. Un concept intelligent issu de la réflexion omni-canal de « l’agitateur culturel », qui permet à tout un chacun de bénéficier d’un service homogène.

Tout, tout de suite :
L’express a eu le vent en poupe en 2014 !  Adoptant le système de livraison ultra-rapide de Deliver.ee, Fnac a lancé son offre « 3 heures Chrono ». « L’idée est d’être ultra-réactifs et de proposer au consommateur une livraison quasi-immédiate, quelque soit le lieu de remise du colis. » indique Olivier Theulle. En effet, grâce à ce système, « nos clients ont pu commander jusqu’à 16h le 24 décembre pour être livrés chez eux dans la soirée ». Une vraie performance. Et si le client Fnac choisit le retrait en boutique, sa commande est prête 1 heure après dans le magasin Fnac de son choix.

Express+Dans la même veine, tous les grands e-commerçants ont décidé de suivre Amazon sur son offre Premium. Le géant était pourtant resté longtemps sans concurrence avec son forfait de livraison express. A Noël, on a donc vu fleurir ces offres : « Express+ » chez Fnac, « Express à volonté » chez Cdiscount ou encore « Express illimité » chez RueDuCommerce.

L’intérêt de la fidélisation du consommateur, exigeant et en quête de rapidité d’exécution, est évident. La rentabilité de ces forfaits sera bien entendu la question de 2015, car si les clients « forfaitisés » ont tendance à multiplier les achats, qu’en sera-t’il de leur panier moyen ?

 Vers une logistique « sans couture »
A coup sûr, la logistique de demain pour le e-commerce doit s’adapter au parcours du consommateur. L’expérience utilisateur (UX) ne doit pas être prise en compte seulement lors des contacts du client avec le e-commerçant ou lors de sa navigation sur le site, il ne peut s’agir que d’un ensemble car toute la chaîne de valeur est concernée.Viapost entrepôt

Dans un contexte économique défavorable, les entreprises qui gagneront des parts de marché sont celles qui vont s’adapter en permanence au consommateur, pour le livrer où et quand il le souhaite. Philippe Bourriot ajoute « Pour dépasser la seule notion de prix, la logistique est un atout majeur puisqu’elle permet de créer des services et de renforcer la valeur ajoutée. » Ainsi, Viapost a lancé toute une série de chantiers visant à « intégrer au centre de l’éco-système du commerçant non seulement la logistique, mais aussi ses boutiques et ses fournisseurs… cette notion de stock étendu permet de réconciler la logistique hors et en entrepôt pour un bénéfice orienté 100% satisfaction client. »

Du côté du transport, c’est le « raccourcissement des délais et la commodisation de la livraison en J+1 » qui seront les courants porteurs selon Stéphane Tomczak. La livraison le lendemain sera en effet la norme en 2015, portée par les forfaits de livraison express. Le mot d’ordre sera praticité : optimisation et densification des lieux et des solutions de livraison, services personnalisés, des produits et services accessibles vite et partout !

Et la livraison le jour même comme référence ? On en reparle en 2016 !

Bonne année !

Frédéric Klotz

Frédéric a 15 ans d'expérience dans le e-commerce. Il fut l'un des premiers community manager de France, puis s'est ensuite occupé de qualité et de logistique. Depuis 2013, il a fondé OpenYourWeb, expert en Supply Chain du e-commerce, qui accompagne les e-commerçants sur les questions de relation client, logistique, transport ou encore SAV.

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Plusieurs enseignes, 1 centre e-commercial, une bonne idée !

par Romain Boyer - Il y a 3 ans

113582779Je viens de lire un article sur ecommercemag.fr parlant de M. Meuble qui s’est associé avec deux autres boutiques pour ouvrir un « centre e-commercial ».

Loin d’être anodine, cette annonce pose une vraie question : constatant les coûts fixes d’une boutique e-commerce, pourquoi ne pas mutualiser ses coûts entre enseignes.

Les avantages

  • Mutualisation des frais fixes : développement initial, évolutions, partenariats
  • Mutualisation des frais d’acquisition de trafic et qui dit + de moyens dit + de visibilité
  • Une offre plus complète et qui logiquement convertit plus (1 client a plus de chances de trouver 1 produit qui lui convient, même s’il était venu pour une autre catégorie de produits

Les inconvénients

  • c’est de la copropriété, on ne fait pas tout ce qu’on veut, on doit prendre les décisions en commun
  • pour les grandes enseignes, pas de possibilité d’utiliser la notoriété de l’enseigne, il faut en trouver une commune
  • … c’est tout ce que j’ai trouvé mais vous m’aiderez peut-être à en trouver d’autres ?

Palier les inconvénients

Pour une copropriété classique, on prend un syndic qui s’occupe de suggérer les travaux à faire et de gérer le quotidien. Et bien pour le e-commerce, on peut faire pareil, on prend un responsable e-commerce délégué qui s’occupe de gérer ça et de faire les arbitrages, de recevoir les idées de chacun et d’étudier leur faisabilité, de faire des rapports de performances commerciales, etc.

Ce qui était alors un inconvénient ne l’est plus.

Pour la question de l’enseigne, Monsieur Meuble s’étant associé avec La Maison, ils ont décidé d’appeler le centre e-commercial « Monsieur Meuble La Maison » pour faire original. Pas une si mauvaise idée puisque chaque marque s’y retrouve et la notoriété de chacun sert l’enseigne commune.

Conclusion

Je trouve que ce peut être une très bonne idée pour certaines enseigne brick & mortar de se convertir au Web en se regroupant pour amoindrir les frais pour chacun et pour avoir davantage de force de frappe à tous niveaux. Vraiment une très bonne idée en fait.

Qu’en pensez- vous ?

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

7 Commentaires

7 réponses à “Plusieurs enseignes, 1 centre e-commercial, une bonne idée !”

  1. Jérôme Delpierre dit :

    Plutôt intéressant, notamment pour des entreprises dont lesp roduits sont complémentaires (évite la concurrence « en interne »). Sans doute un bon moyen de se lancer dans le e-commerce pour les petites entreprise / start-up.

  2. Guillaume dit :

    L’initiative est intéressante, mais j’avoue être extrêmement sceptique. Le monde des foires et salons a déjà tenté plus ou moins ce genre d’expérience, sans succès. A l’aide de plateformes assez avancées en terme de technos et de fonctionnalités pour les exposants et les visiteurs, ils proposaient de créer des « événements » -on voit ici une des différences avec les boutiques B2C, ouvertes 24/7. Cela n’a pas rencontré de succès, même pas d’estime…

    Sans vouloir comparer es pommes et des bananes, il y a de nombreux points communs entre ces deux types d’expérience. Je ne vois pas ce que la juxtaposition des boutiques offre ici, par rapporta u web classique, où l’on est toujours à un clic de n’importe quel autre fournisseur…

    @Jérôme: au contraire ! Tout cela n’est en rien accessible à des PME, ni en termes de technos, ni de savoir-faire (gérer un truc commun est plus dur que de gérer son propre bien unique); Répétons-le, même si ce n’est aps une idée attrayante, le plus eficace pour une PME voulant démarrer dans le e-commerce, c’ets les plateformes de ventes en lignes et d’intermédiation (EBay, PM, + autres, + niches, etc ..

  3. Romain BOYER dit :

    @Guillaume merci pour ton avis.
    Au delà de l’aspect « amoindrissement des coûts pour les boutiques », ce que ça apporte pour le consommateur est une offre plus large. Et il est clair que le consommateur a plus de chances de venir s’il y a davantage d’offre, mais aussi d’acheter (plus de possibilités de cross sell). Les forces de frappe sont plus importantes du fait de la taille auprès des fournisseurs, donc des achats, donc des marges, donc des prix, donc plus intéressant pour le consommateur au final.
    En résumé, pour le consommateur : plus d’offre, un meilleur site, de meilleurs prix, probablement un meilleur service (qu’une seule boutique n’aurait pu s’offrir seule)

    Je n’arrive pas bien à voir le rapport avec les foires et salons par contre (éphémères par principe ?), on parle de quelque chose de permanent ici, comme si c’était une seule boutique avec des moyens plus importants pour bien faire les choses.

  4. @Romain Merci beaucoup pour cet article qui est pour moi est une des clés du succès dans le commerce à venir. Les deux aspects d’amoindrissement des coûts et d’une plus large offre offerte au consommateur sont essentiels par les temps qui courent, de par le nombre important de publicités et du nombre croissant de boutiques, mais aussi de la réputation excellente qu’apporte la fusion de forces de plusieurs spécialistes. De plus, en tant que consommateur, je suis très intéressé de revenir sur un espace qui m’a satisfait, et s’il y a d’autres offres supplémentaires faciles d’accès depuis l’endroit que je connais, c’est bien plus simple pour moi de continuer mes achats.

    Par contre, cette idée de réunification de plusieurs entreprises pour agrandir leur marché et leurs bénéfices nécessite une capacité de travailler ensemble supplémentaire que nous n’avons pas tous au départ, mais que nous sommes amenés à acquérir 🙂

  5. Romain BOYER dit :

    @Serge merci pour ton avis
    Effectivement, c’est une problématique majeure à mon avis également ; d’où l’intérêt à mon avis de prendre un responsable e-commerce délégué, qui ne fait partie d’aucune organisation mais qui a autant d’intérêts dans l’une comme dans l’autre. Typiquement le job des deux auteurs de ce blog (n’y voyons là aucun intérêt commercial !) 🙂

  6. Antoine dit :

    Simplement pour signaler que de mon oint de vue ce type d’association a probablement plus de sens pour des brick & mortar que pour des pure players pour lesquels les coûts de développement sont plus bas et pour lesquels le « seul » actif de la société est effectivement le site web, la marque et le référencement qu’ils parviennent à en tirer…

  7. Romain BOYER dit :

    @Antoine, tout à fait, cela fait probablement plus sens pour des brick&mortar.

    Car les entités pure players sont a priori déjà lancées chacune de leur côté. Cela ferait sens lors d’une éventuelle refonte logiquement si elles souhaitaient s’associer.

    Imaginez un peu la puissance des grands spécialistes du e-commerce qui s’associeraient sur un seul énorme site.

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Quelques chiffres sur le mobile et le e-commerce

par Romain Boyer - Il y a 4 ans

evolution_mobile_vs_ordinateurs Quelques chiffres US sur l’évolution du mobile récupérés via une infographie KissMetrics diffusée par GetElastic.

Ce sont des chiffres sur l’année 2012. Ces chiffres ne sont pas ceux de l’U.E

 

 

  • Environ 80% du trafic Web US se fait encore via les ordinateurs, 15% sur les smartphones, près de 6% sur les tablettes [Tweeter cette phrase]
  • Concernant les smartphones qui se connectent au Web aux US, 72% sont sur iOS, et 26% sur Android [Tweeter cette phrase]
  • Le nombre de smartphones connectés à Internet aux US dépassera en 2013 le nombre d’ordinateurs connectés [Tweeter cette phrase]
  • Le nombre de commandes E-commerce via les mobiles a augmenté de 40% pour le Black Friday [Tweeter cette phrase]
  • Une page se charge en moyenne en 5 secondes sur un mobile contre 3 secondes sur un ordinateur [Tweeter cette phrase]

L’infographie complète :

 

mobile-changing-business-infographic

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

4 Commentaires

4 réponses à “Quelques chiffres sur le mobile et le e-commerce”

  1. Super cette infographie.
    2013 serait-elle (enfin) l’année du mobile marketing ?
    Avec près de 15% du trafic généré depuis ces devices, il semble indispensable de penser responsive design.
    Merci pour le tips.

  2. Sébastien @serre de jardin dit :

    Certes, cela augmente aux états-unis, mais pour la France, je pense qu’on a encore un an avant d’arriver la, ça nous laisse encore le temps pour passer totalement au responsive design. D’un autre côté, être le premier permet de faire connaître son site sur les utilisateurs actuel.

    Faut-il vraiment sauter dedans ou attendre encore un peu selon vous ?

  3. Romain BOYER dit :

    Il faut prendre 6 mois pour faire un beau projet, de façon réfléchie, et s’assurer qu’on a une interface qui tire avantage du mobile.

    Les solutions les plus impressionnantes ne sont pas forcément les plus efficaces et parfois le full responsive n’est pas la solution, parfois un site mobile est plus efficace, moins coûteux et plus adapté.

    Dans tous les cas, il existe des méthodes pour prévenir Google de la méthode choisie, aucun frein au SEO (pas de soucis de duplicates si on a un site avec une URL dédiée au mobile)

    Bref, chaque cas est unique, souvent en fonction de la complexité de votre interface web de départ (adaptation du design, ou un design spécifique, même code source ou code source spécifique)

    L’avis de Google : https://developers.google.com/webmasters/smartphone-sites/details?hl=fr

  4. Sébastien @serre de jardin dit :

    Merci pour cette réponse plutôt bien détaillée 😉
    C’est sur que tout dépend aussi de l’interface, presta passera peut être mieux qu’un oscommece.

    Généralement, un site mobile nécessite une équipe spécifique, c’est peut être plus contraignant pour les entreprises (et notamment pour les petites)

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Quelle place pour la vidéo dans le e-commerce ?

par Romain Boyer - Il y a 4 ans

La question se pose franchement de savoir quelle est la place de la vidéo dans le e-commerce.

Youtube a démocratisé la vidéo sur Internet : 4 millions d’heures sont consommées par mois rien que sur Youtube qui reçoit par ailleurs 60 heures de vidéo par minute (Source Youtube). La vidéo est donc un succès sur Internet.

Une donnée qui donne à réfléchir puisque la vidéo est aujourd’hui quasi inexistante dans le e-commerce.

Je ne crois personnellement pas vraiment à la vidéo composée de plusieurs photos avec une petite animation (service type Treepodia – discussion en cours dans les commentaires de cet article) ; cela fait perdre plus de temps qu’autre chose à l’utilisateur, et cela n’apporte aucune valeur ajoutée. Je n’inclus pas là-dedans les vidéos à 360° des produits qui est un gain d’informations et donc une bonne chose, bien que je ne considère pas cela comme de la vidéo mais plus comme de l’animation.

La vidéo peut être un canal d’acquisition comme un canal de fidélisation.

D’acquisition d’abord, nous en parlions d’un point de vue SEO précédemment, car la vidéo se positionne très bien (de façon très visible) dans les SERP (affichage des résultats sur Google).

Pour peu que vous utilisiez les bons mots clés dans le titre et la description, si le mot clé auquel vous répondez présente un intérêt sous forme de vidéo (notamment pour tout ce qui est technique), l’utilisateur regardera votre vidéo. Il sera alors immergé dans votre univers (si vous brandez correctement votre vidéo), écoutera vos conseils, et avec un peu de chance achètera les produits que vous suggérez.

De fidélisation ensuite, puisque si vous offrez à l’utilisateur des vidéos qu’il recherche et que vous brandez (petit logo) correctement la vidéo, vous associez durablement dans l’inconscient la marque de l’expert à votre identité.

Un formidable moyen de faire acheter les produits que vous conseillez pour parvenir au résultat que vous montrez.

Le parfait exemple selon moi est Leroy Merlin et Castorama dans le domaine du bricolage. Avec notamment leur liste de courses :

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

13 Commentaires

13 réponses à “Quelle place pour la vidéo dans le e-commerce ?”

  1. Le principal problème reste le coût de production des vidéos….
    Les ecommerçants ne peuvent se permettent ça que si la profondeur de stock est importante et les ventes aussi …

  2. ah, la vidéo ! je dois réaliser des tests produits en vidéo, mais le temps manque !

  3. Anne-Marie ScanCube dit :

    Romain, vous dites ne pas croire « un instant à la vidéo composée de plusieurs photos avec une petite animation » car cela fait selon vous « perdre plus de temps qu’autre chose à l’utilisateur » et cela n’apporterait « aucune valeur ajoutée » au consommateur. C’est votre opinion de penser cela mais permettez-nous de vous contredire à ce propos.

    L’animation 360° et la vidéo produit que nous offrons à nos clients leur permettent d’enrichir le contenu de leur site en apportant une expérience utilisateur différente, particulièrement intéressante pour les produits dont les clients apprécient de voir tous les détails, comme les chaussures par exemple. Il est prouvé que ces animations toutes simples, qui n’apportent certes pas de contenu scénarisé comme dans une vidéo tutorielle, prolongent sensiblement le temps moyen passé sur le site internet de l’e-marchand, ce qui non seulement contribue à créer de l’engagement envers l’univers de la marque et ses produits, mais qui participe de même à la baisse significative du taux de retour et à la hausse du chiffre d’affaires.

    Je vous invite à visiter le site de notre client http://sokult.com/ qui vient de refaire son site en y intégrant des animations 360° réalisées avec un ScanCube et vous pourrez constater à quel point il est agréable d’y naviguer et de consulter le catalogue produit.

    Cordialement, Anne-Marie, Chargée de communication ScanCube.

  4. Romain Boyer dit :

    Bonjour Anne-Marie et merci pour votre commentaire.

    Sauf erreur, votre solution ne propose pas un montage vidéo à partir de plusieurs photos (du moins pas visuellement pour le client). Elle n’est donc pas concernée par cette opinion. Je pensais davantage à la solution de Treepodia qui permet à partir de photos de créer une sorte de « slideshow ».

    La visualisation à 360° d’un produit est une belle/bonne chose puisque cela apporte un gain d’informations sur le produit.

    Je rajoute la précision dans l’article pour ne froisser personne..

  5. Tiens justement je dois écrire un article sur Treepodia, j’avais trouvé le rendu plutôt dynamique et bien foutu.
    Le fondateur dit qu’il assure un ROI de 4 pour le passage d’une Fiche produit image à une fiche produit « vidéo Treepodia »

    Ca vaut le coup de tester je pense 😉

  6. Romain Boyer dit :

    Ben si tu veux mon avis, il n’y a objectivement pas grand intérêt.

    Quand tu veux regarder le visuel du produit, tu veux surtout :
    – de la haute définition (et pas de la compressée)
    – quelque chose de stable (pour pouvoir regarder les détails)
    – que ça ne passe pas à une autre photo à n’importe quel moment (toujours pour regarder les détails)
    – la photo dans le format le plus grand possible (et non en petit et de biais dans un canevas vidéo)

    Maintenant, je serais curieux de voir les showcases de e-commerces qui ont implanté ça et fait aucune autre modification et qui ont vu leur CA augmenter plus que d’habitude..

  7. Olivier Treepodia dit :

    Bonjour Romain,

    Etant directement cité dans votre article, je me devais de réagir.

    Je trouve votre avis extrêmement tranché sur Treepodia puisque, comme vous le reconnaissez vous-même, vous n’avez aucun recul sur ce genre de solution quant à son impact sur le CA.

    De notre côté, la solution Treepodia est accompagnée d’outils statistiques pouvant mesurer en temps réel le différentiel de CA, avec et sans visionnage de nos vidéos. C’est pourquoi nous n’avons aucun problème a garantir 4* le ROI.

    Je reste a disposition pour en discuter plus en avant.

  8. Romain Boyer dit :

    Bonjour Olivier,

    merci pour votre retour ici.

    vous avez mes arguments plus haut.

    Mon retour se base sur ce que j’ai pu voir en conditions réelles et sur vos démos d’il y a 3 ou 4 mois : un simple slideshow des différentes photos de la fiche produit avec les images qui bougent et défilent avec une résolution amoindrie, un peu comme ce qu’on voit sur certains sites immobiliers d’ailleurs.

    Cela devient un peu plus intéressant quand on insert intelligemment quelques messages de réassurance ou des informations additionnelles sur le produit que l’on aurait risqué de manquer autrement.

    Vos vidéos de démonstration contiennent du son mais je vois mal comment vous pouvez automatiser la création du son par rapport à un catalogue produit en input ? il faudrait alors les rajouter sur chacune des vidéos.

    Sur quelle base garantissez-vous le ROI à 400% car le CA d’un site croit naturellement ?

    Avez-vous quelques success stories françaises ?

    Je modifie l’article pour mentionner la discussion en cours ici, je vous laisse libre cours pour me faire changer d’avis (ce qui reste bien sûr possible !). Je suis ici pour susciter des réactions et suis ravi quand c’est le cas !

  9. Cédric Drouot dit :

    http://www.nelly.com (distributeur multimarques, pure player) : 2009 évalue en test A/B l’impact de la video portée. 45% d’augmentation de la transfo sur les produits avec video. 2012 presque tous les produits sont systématiquement filmés portés. Studio photo/video intégré, jusqu’à 300 modéles produits par jour.

    http://www.burberry.com (luxe, cross-canal) : depuis 2011 quasiment tous les produits en video, intégration parfait dans l’ergonomie de la page produit, expérience achat similaire pc/tablette/mobile. Présente les collections en streaming broadcast live sur son site 2x par an. pas de chiffres officiels, les ventes se portent très bien.

    http://www.sorel.com (sportswear, cross-canal) : 2009, photo 360 (jusuq’a 64 images par produit, choix assez extrème. Zoom détaillé et rotation compléte quelque soit le niveau de zoom : le client ne peut que constater la qualité du produit, sans la discuter.

    Mirapodo.de (chaussure, pure player) : 2010, multi-vues 4000×6000 pixel, rotation 180° dans les pages catégorie au survol, zoom en survol dans les fiches produit, zoom full-screen à un niveau de détail qui devient presque excessif, intégration video en test en 2011/12. On n’a jamais mieux vu et compris le produit avant de l’acheter.

    http://www.boulanger.fr : 2010, refonte du site, déploiement massif de contenus photo, photo-360 (et non video 360, grosse nuance), et de vidéo pack-shot/produit en situation. Production internalisée sauf pour la vidéo, encore sourcée en externe. Ne communique pas les chiffres, mais confirme l’impact indéniable de l’initiative sur la satisfaction client et la perf commerciale du site et des bornes en magasin. Next step : tablette et mobile naturellement.

    http://www.teddy-smith.com (confection, cross-canal): refonte du site été 2012. Video dans les fiches produits. Budget serré. Un peu tôt pour des retours chiffrés, mais le best practice est acté: la video améliore significativement la présentation produit et l’impact en transfo n’est pas discutable.

    Bref, si l’interrogation sur la place de la vidéo est légitime, elle n’est plus de mise : si un commerçant n’en fait pas, il perd des ventes.

    A retenir : photo, photo-360, video, full-screen, zoom hyper détaillé. Plus un commerçant enrichi ses présentations produit, plus son expérience d’achat est gratifiante et impactante.

    D’autres exemples par dizaines, dans à peu près tous les secteurs de l’ecommerce de biens, des questions sur les best practice rich-media : je suis à votre disposition.

    ps: avez-vous identifié quel produit Adobe est le point commun entre tous ces sites? 😉

  10. Merci Cédric pour ta démonstration et les chiffres !

  11. Prestamodule dit :

    Wahou ! Merci Romain pour cet article très détaillé et justifié. Bien sur qu’il y a une part de subjectivité dans ce que vous dites, en même temps vous nous donnez votre avis ! Mais je trouve que vous avez pas mal de recul !

    Merci pour tous ces renseignements et pour tous ces détails !

    🙂

  12. Charles Duwez dit :

    Salut à toutes et à tous, j’aime intégrer des vidéos dans les fiches-produits pour montrer les produits de notre assortiment en situation ou comment on les utilise. Ces vidéos sont réalisées la plupart du temps par le fabricant lui-même, ou par son agence. Nous les intégrons aisément ensuite dans la description des produits. Exemple avec une planche de stand up paddling de la marque Bic Sport : http://www.padlstore.com/stand-up-paddling/flotteurs-1/flotteur-bic-paddlesurf-ace-tec-10-6.html
    Nous avons aussi créé une webTV commerciale dans laquelle l’internaute peut visualiser les produits de l’assortiment et accéder à la fiche-produit dans la boutique en ligne. Exemple : http://padltv.mirocommunity.org/video/295/typhoon-la-combinaison-seche-m
    La vidéo prend donc une place très importante dans notre boutique en ligne.
    Bien amicalement, Charles

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Interview d’un SEO devenu e-commerçant

par Romain Boyer - Il y a 4 ans

Aujourd’hui, nous interviewons Samy, qui nous vient du joyeux monde des SEO, pour devenir e-commerçant. C’est intéressant de voir comment quelqu’un qui a du recul sur ce point-là aborde la question quand l’heure est venue pour lui d’avoir sa propre boutique.

Bonjour Samy,

Peux-tu commencer par te présenter ainsi que tes associés et ta société en quelques mots ?

Merci de m’accueillir dans cette vaste demeure du e-commerce 🙂

Je suis Samy Berkani, un passionné de SEO devenu Web entrepreneur. J’évolue au sein de l’agence web Inside Créations que j’ai crée en 2009. Depuis, j’ai goûté aux joies du commerce électronique (en tant qu’e-commerçant et non prestataire de service, cette fois) et j’avoue que ça me plait beaucoup. Je suis associé à deux autres personnes que sont Camille Huvier et Pierre Mourotte.

Nos boutiques sont : Les Deux Biches, Le Tiroir à Collants et Lady Coclico.

Toujours en quelques mots, comment avez-vous organisé votre équipe ? Quelles sont vos ressources techniques ? Comment gérez-vous votre logistique ?

Comme vous le savez, la vente en ligne requiert une large palette de compétences dans différents domaines. Nous ne sommes que trois et sommes à 99% autonomes (sauf compta et serveurs :). Tout est « fait maison ». De fait, nous avons dû élargir nos compétences à d’autres domaines.

Pour prendre quelques exemples concrets, j’ai dû constituer un petit studio photo : 2 spots daylight (merci à Patrice Cassard pour son post « révélateur » sur le sujet), un fond blanc et un Nikon D7000 (pour un budget total de 1500€). Je me suis également mis à Linux pour pouvoir gérer nos serveurs.

De même, Camille a du apprendre à être intransigeante sur le contrôle qualité (plus il est « sévère », moins nous avons de retour produits) et consacre pas mal de temps à l’analyse des tendances de mode. Pierre, lui, a appris à appliquer le webmarketing à ses propres projets e-commerce et en gérer le blog et le community management…

On a fait le choix du « home made » pour libérer un maximum de ressources à investir dans le développement des catalogues de nos différentes boutiques. On y gagne forcément financièrement (conception de trois boutiques, référencement, des dizaines de séances de shooting, administration serveur … ça chiffre !). Mais nous sommes également conscients qu’à force de tout gérer en interne, on finit par perdre tout recul sur les situations et avoir moins de temps pour « porter » nos projets. Cela représente également beaucoup de sacrifices personnels, la situation ne peut donc qu’être temporaire.

Pour la logistique, nous avons notre espace de stockage derrière nos bureaux (dans le 6e arrondissement de Lyon). La préparation se fait donc sur place (qu’est ce qu’on s’éclate entre midi et deux :). Comme beaucoup, nous avons commencé en stockant « at home » pendant quelques mois. Par la suite, nous avons eu de la chance de tomber sur un grand local vraiment pas cher. Bon, nous avons dû tout retaper (ça aussi, c’est fait maison), mais aujourd’hui, ne pas avoir de souci de stockage nous est indispensable et nous ôte tout frein au développement.

Pour la livraison, on travaille avec La Poste. Il n’y a pas de réelle concurrence à ce niveau en France. De fait, nous sommes contraints de gérer les dépassements de délais et autres colis perdus, sans que les réclamations n’aboutissent.

Notre unique point faible reste la gestion des retours. On ne s’en soucie pas pour le moment car on en a très peu (moins de 1%) grâce au contrôle qualité « impitoyable » de Camille.

Ce qui est intéressant dans ton cas, c’est que tu es un profil SEO à la base qui se tourne vers le e-commerce. Comment as-tu abordé le projet, quelles ont été les étapes du montage ?

Lorsqu’on est SEO et qu’on voit défiler des boutiques, on ne peut qu’être tenté à un moment ou un autre. Pour l’aspect financier, mais pas que. Etre à la fois e-commerçant et SEO, c’est deux fois plus de plaisir 🙂

J’ai démarré le premier projet e-commerce avec une vision ultra SEO. A l’époque, la police du net (Google) n’était pas encore aussi répressive. Entre temps, j’ai eu le temps de m’acclimater et d’assimiler les autres aspects du Webmarketing.

Avant même la création de la première boutique, j’ai commencé par faire quelques études de mots clés, analyse de la concurrence et de l’évolution de plusieurs marché. Je savais donc au terme de ce travail où je voulais aller et comment y arriver (en ce qui concerne le SEO).

J’ai ensuite constitué un petit réseau de blogs (en variant les IP et les Whois) pour avoir un minimum d’indépendance en netlinking. Etant assez prudent sur le sujet, je suis resté modéré misant sur la qualité.
J’ai également accordé beaucoup d’importance au contenu rédactionnel des boutiques dès le départ. Beaucoup (aujourd’hui encore) en proposent assez peu. J’ai fait correspondre les noms des produits à la recherche de l’internaute (là où certains utilisent des noms inventés donc inconnus), et le résultat s’est fait sentir dans la longue traîne. En résumé, j’ai fait de la pertinence mon premier objectif.

Les résultats étaient assez bons dès les premiers mois mais je me suis rendu compte que je touchais des internautes déjà acquis à la cause (qui recherchaient les produits qu’on proposait) mais pas du tout les « why not » (les internautes qui découvrent nos produits et … pourquoi pas !). C’est là que mes associés ont pris le relais pour cibler de nouveaux canaux, et pour faire en sorte que des internautes tapent « Le Tiroir à Collants » pour nous trouver et pas seulement « cherche collant fantaisie à petit pois et nœud rouge » 🙂

En analysant le parcours, je me dis que mes compétences en SEO nous ont permis de démarrer plus vite et de constituer une première source de ventes (non négligeable), mais qu’il est indispensable, à un moment ou à un autre, de tourner le dos à Google pour parler à l’internaute.

Aujourd’hui, on se base autant sur le SEO que sur le social ou les partenariats avec les blogueuses mode.

Notre objectif aujourd’hui est que notre petite équipe s’agrandisse. Faire tout soi-même c’est bien, mais à force, la petite lumière rouge à côté de l’oreille droite commence à clignoter 🙂

Est-ce que le fait de faire du SEO pour toi-même change quelque chose ? Le fait de mettre en place ses propres recommandations rend-il cela plus aisé ? Es-tu satisfait de tes débuts ?

Il est certain que ne pas avoir de comptes à rendre rend l’audace possible. Et de l’audace, il en faut ! Mais cela enlève également la pression du client (là je suis en mode prestataire) qui nous demande dans combien de temps il va être riche. Cet aspect prend tout son sens aujourd’hui où la patience est une vertu indispensable au SEO. Bourriner c’est mourir !

Il y a aussi le fait que, quoi qu’on en dise, la motivation est plus forte pour ses propres projets. On peut se permettre d’y passer plus de temps sans se poser (immédiatement) la question de la rentabilité.

Pour la satisfaction, c’est mitigé. Je suis satisfait du chemin parcouru, de la formation et des compétences que j’ai acquises. Certaines erreurs de parcours et le manque de fonds ont compliqué la tâche…

La question rituelle, si vous deviez recommencer du début, que ferais-tu différemment ?

Au début de l’aventure, l’investissement était de 3500€ (je suis complètement sérieux) pour un premier CA de 50 000€. Aujourd’hui, je me sens petit joueur, mais forcément, l’ambition de départ n’était pas la même. Il faut savoir que la taille du catalogue est très importante sur les marchés où la concurrence est élevée. Avoir un grand catalogue signifie pour moi trois choses :

  • Plus de trafic via les moteurs de recherche
  • Un meilleur taux de conversion
  • Un panier moyen plus élevé

Partir avec une bonne base financière permet donc d’évoluer plus rapidement en ayant plus de sous à réinvestir. Nous nous sommes tournés vers les banques qui, comme beaucoup ont dû s’en apercevoir, sont assez réticentes à prêter aux e-commerçants (vaste sujet). Nous n’avons pas eu le choix : Il a fallu commencer avec nos (petits) moyens personnels.

Pour le reste, je n’avais pas la même expérience donc j’ai foiré deux, trois choses (choix de certains fournisseurs, communication trop timide …), mais si ça marche, c’est qu’on a globalement bien fait les choses.

Quelles sont les prochaines étapes du développement ?

Comme je le disais plus haut, pouvoir embaucher pour s’agrandir. Je veux que notre équipe s’agrandisse en accueillant des personnes capables d’êtres polyvalentes et passionnées. Notre configuration actuelle me plait et les valeurs doivent rester les mêmes : implication, la soif d’apprendre et la complémentarité. Peu importent les diplômes et les écoles 🙂

La priorité est de combler nos lacunes en graphisme, relations presse et de trouver un bon responsable logistique. En termes de temps de travail, ces trois métiers nous posent beaucoup de problèmes.

A plus long terme, on voudrait devenir fabricants (en ce qui concerne les collants) et travailler en exclusivité avec des créatrices (en ce qui concerne les bijoux).

Aussi, nous avons pêché en innovation, on a donc comme objectif de trouver des niches et de lancer de nouvelles boutiques avec des idées plus originales (Madame Choup et Archiduchesse nous inspirent tous !).

Je me suis également rendu compte que le lancement d’une boutique (au sens large) me passionnait plus que sa gestion. Je souhaiterais donc que nos projets soient assez aboutis pour pouvoir me permettre lancer/développer/céder des boutiques e-commerce.

Merci Samy pour ce retour d’expérience très intéressant !

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

7 Commentaires

7 réponses à “Interview d’un SEO devenu e-commerçant”

  1. Matthieu dit :

    Je suis dans le même cas (à la fois SEO et e-commerçants depuis peu) et les infos que donne Samy sont intéressantes.
    J’ai eu l’occasion d’échanger un peu avec lui et j’espère pouvoir apprendre des choses de lui.

    Merci pour l’interview

  2. Miss Seo Girl dit :

    Bravo à vous deux pour cette interview sympa !

    C’est intéressant de voir les évolutions possibles des référenceurs ! 🙂

    Je connais un peu Samy et je sais à quel point c’est quelqu’un de motivé et passionné. Dans ce cas, on ne peut que réussir ! Alors Samy, je te souhaite bon courage dans ton aventure e-commerce ! Tu es plutôt bien parti ! Entre nous : je ne vais pas tarder à acheter une petite écharpe ou un foulard sur les deux biches 🙂 ! 🙂

    Si vous venez de vous lancer dans le e-commerce ou alors si vous êtes passionné par le e-commerce, je vous conseille de lire ce petit bouquin (même à toi Samy) -je trouve qu’il est pas mal : Comment réussir son site e-commerce ! http://www.miss-seo-girl.com/comment-reussir-son-site-e-commerce/

    A très bientôt !

  3. VILLATTE dit :

    Bonjour Samy

    Tout d’abord félicitations pour ta démarche et bienvenue dans le monde e-commerçant…J’ai commencé comme toi d’ailleurs ça me rappelle de bon souvenir notamment aux expéditions. Tout d’abord je te conseille de télécharger Expéditor I Net mais tu l’as déjà peut être fait, si c’est pas le cas ça va te changer la vie car tu vas télécharger tous les jours les commandes de ton site internet vers expéditor i Net et tu n’as pluq qu’a éditer les étiquettes so colissimo et si tu as réaliser un certain volume tu peux négocier une imprimante thermique la aussi tu vas voir tu vas halluciner. Ensuite tu as le droit d’être indemniser dès qu’un colis n’est pas arrivé dans les 48 H, nous on passait une 1/2 journée par mois à checker tous les N° et on arrivait à récupérer 300 € car c’est pas la poste qui va te prévenir que les colis sont arrivés à la bourre.
    Bon je voudrais pas abuser de mon espace commentaire, mais je pourrais aussi de te donner pas mal d’info sur la logistique car pour moi c’est aller tellement vite que j’ai du externaliser la logistique et tout ça c’est un boulot à plein temps.
    N’hésites pas si tu souhaites plus d’info sur ces domaines car ils sont déterminants dans la réussite de ton projet
    Jean pierre villatte
    Conférence WEB

  4. Erwan dit :

    Excellent, j’aime beaucoup son itw. J’aimerais tenter l’aventure comme Matthieu et Samy. C’est encore possible actuellement de trouver sa place dans ce marcher qui est concurrentiel même sur les niches. En tout cas je vois qu’il est possible de réussir en faisant tout soi même.

  5. 24H dit :

    Interview très intéressante ! Je retiens (c’est mon côté « référencement durable ») : « Cet aspect prend tout son sens aujourd’hui où la patience est une vertu indispensable au SEO. Bourriner c’est mourir ! »

    Bravo pour l’audace et le retour sur l’apport compétitif de la maîtrise du réf, qui a permis de commencer à réaliser des ventes plus rapidement en prenant un départ sur les chapeaux de roues !

  6. Arnaud dit :

    Bonjour,

    Très bon article, on voit quand même dans cet interview l’importance de se lancer dans un projet (malgré le risque de l’échec), et être passionné par son métier qui reste une chose importante pour réussir et rester à un bon niveau.

  7. Nicolas dit :

    J’ai particulièrement aimé cette interview surement car je m’y retrouve en partie.

    Je te souhaite à toi et toute ton équipe le succès que vous méritez.

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E-commerce : Comment gérer mes ressources techniques ?

par Romain Boyer - Il y a 4 ans

Steve Wozniak, l’atout maître d’Apple à ses débuts.

Je vous avais fait il y a quelques temps une liste la plus exhaustive possibles des métiers du e-commerce.

Après mon article sur le Chef de Produit dans le E-commerce, je vous propose d’aborder ici le sujet épineux des ressources techniques. et d’envisager leur évolution dans le temps.

Le technicien doit-il être dans l’organisation ou à l’extérieur ?

Si vous n’avez pas les moyens d’embaucher quelqu’un, la question ne se pose pas.

Dès que vous en avez les moyens, il est très important d’internaliser au moins une ressource technique, pour sécuriser votre entreprise et garder la maîtrise sur votre boutique.

Une fois ceci sécurisé, tout dépend du type d’organisation que vous voulez. On considère logiquement que les besoins permanents doivent être traités en interne alors que les besoins ponctuels peuvent être externalisés, sous le contrôle d’un chef de projet technique (qui peut être développeur par ailleurs) chez vous.

Vous vous assurez ainsi la cohérence globale de votre projet et votre capacité à réagir en cas de souci, avec une disponibilité (quasi-)immédiate.

Les ressources internes peuvent avoir un aspect de gestion que ne peuvent avoir les ressources externes : s’assurer de l’évolutivité, des performances, du meilleur compromis temps de développement/résultat (question que les agences ne se posent pas toujours).

OK, je prends un technicien, je prends un junior ou un sénior ?

Tout dépend de la complexité de votre boutique. Il est bon si vous en avez les moyens de commencer par un intermédiaire, payé environ 40K, qui pourra avoir un minimum de vision à long terme orienté bénéfice de l’entreprise (et non bénéfice financier de l’agence), qui pourra prévenir certains soucis, assurer l’évolutivité de votre boutique, mettre en place du versioning, etc.

Il peut ensuite être épaulé par un junior pour de petits et nombreux développements (modules, etc.)

Si votre chiffre d’affaires évolue et dépasse les 500.000€, vous devez vous sécuriser et prendre un sénior (>50K environ) dans votre équipe pour assurer le suivi et la hiérarchisation des projets, maîtriser une plateforme qui va se complexifier, gérer des flux complexes, gérer une équipe qui grandit. Ce sénior doit idéalement avoir une vraie dimension technique et doit avoir la confiance de ses subalternes, il doit savoir intervenir dans la majorité des cas par lui-même, ce qui lui permet également de mieux contrôler le travail de chacun.

Comment faire progresser mes équipes techniques ?

Le meilleur moyen est de discuter avec eux de leurs points faibles et de leur proposer au moins deux formations par an, à la carte. Même si ces formations n’impactent pas directement le travail effectué, elles contribuent à avoir une bonne connaissance générale et une bonne logique d’ensemble, avec une meilleur appréhension des outils existants et de leur utilité.

 

Et vous, quelles problématiques rencontrez-vous et comment gérez vous vos ressources techniques ?

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

10 Commentaires

10 réponses à “E-commerce : Comment gérer mes ressources techniques ?”

  1. Tu peux rajouter 20/30% sur les tarifs des techos pour des compétences Magento.

    le gros risque d’internaliser c’est que cela coûte très cher ET qu’en cas d’absence cela n’avance pas. Passer à 100% par une agence permet, en théorie, d’avoir de la souplesse et toujours de la dispo.

    Perso je suis pour intégrer à 100% en interne un maximum de compétences le plus rapidement possible. Nos métiers sont trop techniques et trop changeants pour se permettre de déléguer en externe.

  2. Romain Boyer dit :

    je savais pour les surcoûts pour les agences, je n’y avais pas pensé et ne le savais pas au niveau des salaires, mais ça peut sembler évident, étant donné les compétences framework (Zend) spécifiques nécessaires.

    Pour pallier l’absence de l’interne, tu dois avoir une agence en soutien si tu n’as qu’une ressource mais tout internaliser n’est pas forcément souhaitable à mon avis ; si tu veux avancer rapidement, il est bon d’externaliser un maximum de projets de fond, avec le concours et le soutien des équipes internes.

    Par ailleurs, la confrontation des équipes et des visions est une bonne chose en terme de technos.

    Ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier et assurer la croisée des regards me semble toujours intéressant.

  3. En fait je serai curieux de connaitre le fonctionnement d’Amazon là dessus. j’ai l’impression que c’ets 100% en interne et qu’ils rachetent les compétences qu’ils n’ont pas.
    Chez RDC quasiment toute la technique était internalisée non ? C’est pour moi le meilleur back office Ecommerce que j’ai vu depuis (et c’était il y a un moment … )

  4. Benoit Girond dit :

    Intéressante synthèse, pragmatique pour une petite structure (ce qui représente l’essentiel des e-commercants).

    C’est un vaste problème. Avoir recours constamment à une agence pour le développement de sa boutique a de sérieuses limites : coût, intervenants de niveaux très variables (et les bons ont une nette tendance à bouger), communication perturbée par les intermediaires (le fameux « consultant ») et la motivation de l’équipe est pour l’agence, pas le client.

    Internaliser au moins une ressource me semble aussi vite nécessaire. En ce qui me concerne, j’ai opté pour un CDI + plusieurs free-lance, ayant chacun sa spécialité (WordPress, .net, graphisme). Les free-lance sont une intéressante alternative aux agences, le vivier est riche, le positionnement géographique peut ne plus être un facteur (je travaille avec un marseillais, un lillois et une parisienne). Les couts sont moindres qu’en agence, la motivation supérieure, et on les choisit.

  5. Romain Boyer dit :

    l’ergonomie du BO ne veut pas dire que l’équipe est efficace 😉
    Chez RDC, ils étaient 5 ou 6 à notre époque, et étaient complètement surchargés, les projets ne pouvaient avancer car tout était bloqué par le dév à l’international.
    Maintenant ils sont bcp plus, je vais faire une ITW de Yannick, j’en profiterai pour lui poser la question.

  6. « l’ergonomie du BO ne veut pas dire que l’équipe est efficace »
    C’est vrai mais ça veut dire que le « dev/chef de projet/autre » s’est occupé de ses utilisateurs. Et ça c’est loin d’être toujours le cas avec une agence externe, souvent moins impliquée.

  7. Jacques dit :

    Comment peut on faire avec 500.000€ de CA pour avoir deux ou trois salariés dédiés au site web coté technique ? Ce n’est pas réalisable avec les marges de la grosse majorité des e-commerçant à mon humble avis.

  8. Romain BOYER dit :

    Jacques, j’ai été dans au moins trois sociétés où ça a été le cas. C’est tout à fait réalisable 😉

  9. Jacques dit :

    Je veux bien le croire mais je suis curieux. Ces entreprises n’ont pas dû rester à 500KEUR depuis, non ? Étaient-elles rentables à plus de 5% de résultat net ?
    Il ne faut pas oublier qu’avec les charges sociales 100KEUR de brut pour les 3 salariés vont couter 150KEUR à la société. Il reste donc 100KEUR (avec 50% de marge) pour le reste : Transport, Google, Loyer , compta, service client, logistique, etc…
    Il faut rester rentable et investir…

  10. Romain Boyer dit :

    c’est vrai, elles ont évolué, dans un sens ou dans un autre ; c’est un investissement comme un autre, qu’il faut rentabiliser. Mais c’est à mon sens dans le web le meilleur investissement à faire (et à ne pas faire à la légère)

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[Synthèse] Impact (SMO > SEO) des Réseaux Sociaux sur le référencement de votre E-Commerce

par Romain Boyer - Il y a 4 ans
Source : Getty

La grosse question des spécialistes du référencement actuellement est l’impact du SMO (Social Media Optimization ou le travail à réaliser pour être visible sur les réseaux sociaux) sur le SEO (Search Engine Optimization, autrement appelé Référencement ou Positionnement sur les moteurs de recherche).

Le moment est venu d’en faire une petite synthèse, afin que vous soyez, vous les décisionnaires, tout à fait à jour.

Je vous fais ici une synthèse de toutes mes lectures, dont je vous ai mis les plus intéressantes et significatives en sources tout en bas.

Impact, oui ou non ?

La réponse est oui, le SMO a bel et bien un impact sur le SEO.

Pourquoi cette question, un tweet n’est pas un backlink ? Comment est considéré le lien d’un tweet ?

La différence des liens sur les réseaux sociaux par rapport aux « backlinks » (liens vers votre site) traditionnels, c’est qu’ils sont créés sous forme

  • de « redirection 302 », terme barbare qualifiant une redirection de type temporaire vers la page,
  • ou de « nofollow », liens qui contiennent un attribut disant aux moteurs de recherche que l’auteur du lien ne souhaite pas soutenir/garantir le site vers lequel il pointe (souvent utilisé dans les commentaires sur les articles et sur les réseaux sociaux, dont les plateformes ne peuvent garantir les liens mis par les utilisateurs).
Ces liens ne sont pas pris en compte a priori pour le positionnement des pages puisqu’ils ne transmettent pas de recommandation du site à l’origine du lien.
On pourrait donc légitimement penser que ces liens n’ont pas d’importance pour le SEO ; et bien non car on a vu depuis longtemps que ces liens étaient tout de même suivi, comme une page que l’on ne recommande pas mais qui existe néanmoins et qui doit être connue. 
Même si cela n’avait pas d’impact en terme de positionnement (place dans les résultats de recherche), cela en a toujours en terme de référencement (le fait d’apparaître dans les moteurs) car cela permet d’augments le nombre de vues de la page par les robots des moteurs.
Ces réflexions valent pour Twitter comme pour n’importe quel autre réseau social bien entendu (Google+, Facebook au niveau des éléments de murs ouverts à tous, Youtube, etc.)

L’impact se fait-il sur la durée ?

Le principe des réseaux sociaux est l’éphémère, l’info de l’instant. Vous êtes un phénomène un jour, vous pouvez être has been le lendemain. Il semble que le positionnement soit fonction du nombre de partages sur une période glissante.

Un peu comme un jet d’eau vertical peut vous maintenir en hauteur, si vous réduisez le jet, vous redescendez petit à petit.

Si vous n’avez plus un partage du jour au lendemain, il semble que la redescente soit progressive au niveau du positionnement.

A partir de combien de partages commence-t-on à constater des effets ?

On voit les effets dès les premiers partages. Il semble qu’un très grand nombre de partages (selon la concurrentialité du mot clé en question) vous assure la première page, toujours temporairement selon le nombre de partages sur une période récente.

La différence se fait significative jusqu’à 50 tweets, plus à partir de 500 tweets d’après certains tests. Entre les deux, pas de différence notable. Il semble que l’effet suive donc une courbe de Gauss inversée.

Le nombre de followers sur mon compte Twitter Professionnel a-t-il un impact ?

Pour l’exemple de Twitter, le nombre de followers que vous avez sur votre compte n’impactera que l’importance du Tweet que vous ferez, pas l’ensemble des tweets. On peut logiquement penser que les moteurs de recherche font la différence entre les comptes suivants :

  • celui qui a 20 followers et 80 following (quelqu’un de peu actif, peu suivi)
  • celui qui a 20.000 followers et 20.000 following (quelqu’un qui est certes suivi mais qui a un ratio aux alentours de 1)
  • celui qui a 150 followers et 20.000 following (quelqu’un qui cherche visiblement à récupérer beaucoup de followers mais qui ne semble pas influent)
  • celui qui a 20.000 followers et 150 following (typiquement quelqu’un de très influent)

L’impact des tweets de ces différents types de comptes sera donc certainement différent. Le ratio est un élément important pour la crédibilité des partages.

Cette information étant « facile » à récupérer, nulle doute que les moteurs l’exploite.

Je fais quoi alors ?

Ne me dites pas que vous n’avez pas lu mes 40 conseils pour le SEO pour les e-commerçants ? Tout est dedans 😉

Sources / Etudes

http://www.journaldunet.com/solutions/seo-referencement/smo-et-seo-l-impact-d-un-tweet-sur-le-referencement-naturel.shtml

http://www.visibilite-referencement.fr/blog/seo-vs-smo

http://noviseo.fr/2012/01/test-twitter-referencement/

http://seoisnotacrime.com/impacts-smo-seo/

http://www.seomoz.org/blog/the-tweet-effect-how-twitter-affects-rankings-12781

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

9 Commentaires

9 réponses à “[Synthèse] Impact (SMO > SEO) des Réseaux Sociaux sur le référencement de votre E-Commerce”

  1. lentilles contact dit :

    Salut Romain, c’est bon d’avoir abondé le sujet mais c’est difficilement quantifiable. J’ai fais des test entre facebook et twitter et j’ai constaté que le poid d’un tweet était meilleur.

    Evidemment et comme dab en Ecommerce, cela complète une stratégie globale d’acquisition.

    @ +

  2. Naomie dit :

    merci pour cet article très clair et pleins d’informations intéressantes. Depuis le temps que je cherchais à savoir en quoi les réseaux sociaux pouvaient influencer le référencement. Je pense que tout est lié, si le contenu est bon et bien construit, il attirera le moteur de recherche et les internautes et si le compte qui le diffuse, cela ne pourra qu’accroitre les possibilités de prise en compte par le moteur de recherche et les internautes.

  3. WS Interactive dit :

    Une synthèse utile avec un langage accessible à tous : ça nous plait ! De bonnes pistes à exploiter dans le cadre d’une stratégie globale pensée au cas par cas.

  4. Jack 3.5 mm dit :

    Nous ne savons pas encore le poids et l’impact réelle que peut avoir les signaux sociaux dans le positionnement d’une page. Pour ma part, je dirais surtout qu’ils donnent une caution humaine à un résultat et qu’ils agissent surtout sur le Trustrank…

  5. Rédaction Web dit :

    Bonjour Romain bon article!
    Vous employez des termes compréhensibles de tous…:)
    Je ne sais pas trop quel impact a le SMO sur le SEO mais c’est une étude à parfaire pour optimiser le SEO!

    A bientôt

    Alexandra.

  6. Kikseo dit :

    Hello,

    Sympa la synthèse. Tout cela reste à creuser bien sûr mais il est indéniable qu’il y a un bénéfice à travailler sur les réseaux sociaux sociaux, pour:
    1) Mieux se positionner
    2) Développer l’audience
    3) Se faire connaitre
    4) Développer une communauté

    En tout cas, merci pour la citation 🙂

  7. Kikseo dit :

    Désolé pour l’ancre, trop habitué aux WP, si tu peux la corriger rapidement, tant mieux 🙂

  8. johanna dit :

    Bonjour,
    Merci pour cet article. Par contre, il y a un point que je n’ai pas compris, pouvez-vous m’en dire plus :
    « celui qui a 20.000 followers et 20.000 following (quelqu’un qui est certes suivi mais qui a un ratio aux alentours de 1)
    celui qui a 20.000 followers et 150 following (typiquement quelqu’un de très influent) »
    Je ne comprends pas pourquoi le second est plus influent que le premier… Pouvez-vous m’en dire plus svp ?
    Merci et bonne continuation

  9. Romain BOYER dit :

    Bonjour Johanna,

    c’est une notion importante.

    Pour plusieurs raisons :
    – beaucoup de personnes vous suivent pour être suivies. Si vous ne les suivez pas, elles ne vous suivent plus. Ces personnes font partie des 20.000 dans le premier cas, pas dans le deuxième

    – si vous suivez des personnes, elles vous suivent en retour, si vous ne faites pas ça, elles ne vous connaissent pas à la base. Parmi ces personnes, il y en a beaucoup qui vous suivent sans intérêt réel, qui n’ont pas fait de démarche pour vous trouver. Elles sont présentes en grand nombre dans le premier cas, alors que dans le deuxième, les followers ont pour la plupart fait la démarche de vous trouver et de vous « choisir » par recommandation ou pour autre chose

    – il est en sommes beaucoup beaucoup plus difficile d’arriver à un ratio de 20.000:150 qu’à un ratio de 20.000:20.000

    Faites simplement ce test de suivre 10 personnes prises au hasard. En moyenne, vous récupérerez 3 followers et la plupart du temps, vous n’aurez aucun contact avec eux.

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Optimiser le temps de chargement de votre site e-commerce

par Romain Boyer - Il y a 4 ans

Je vous parlais il y a quelques temps de l’importance du temps de chargement en chiffres

et notamment « 32 % des utilisateurs [quittent un site Internet s’il est considéré trop lent] au bout d’une fourchette de temps allant d’une à cinq secondes. »

Mais alors, que peut-on y faire, comment savoir ce que l’on peut exiger de ses développeurs / de son agence.

Il existe des solutions :

  • Faire un simple test qui va décortiquer le chargement de votre page ;
  • Suivre l’évolution du temps de chargement ;
  • Demander à vos dévs d’être transparents sur les temps de génération avec du reporting ;

Faire un simple test qui va décortiquer le chargement de votre page

avec GTmetrix.com par exemple (ou WebPagetest.org qui permet de sélectionner une localisation en plus, Page Speed Insights by Google

Regardez surtout bien la timeline pour vérifier de quels éléments proviennent la lenteur du chargement.

Ne vous fiez pas trop à Google Analytics qui a mis à disposition une sous-rubrique dédiée à la vitesse du site dans la rubrique « contenu » mais qui ne semble pas vraiment fiable.

Actions / Réactions

Ce que ces outils mettront en avant sont souvent des problèmes mineurs. Ce qui est important (checklist à voir avec vos dévs) :

  • faire servir vos médias (images, Javascript et CSS) par un serveur à part
    • qui serve mieux les images (utiliser nginx par exemple)
    • sur un domaine ou sous-domaine différent (pour pouvoir spécifier que les cookies doivent se limiter au contenu et ne pas envoyer d’entêtes contenant les cookies aux fichiers médias)
    • tout cela permettra d’augmenter en plus le nombre de téléchargements parallèles sur votre site et donc améliorera de fait encore le temps de chargement
  • que la majorité de vos images de présentation (les éléments de décorations, les pictos, etc.) soient regroupées tdans des sprites (lire article sur Alsacreations) (cela diminue le nombre d’images à télécharger et donc le nombre de connexions nécessaires)
  • pour vos fichiers JS et CSS, utiliser l’outil minify
  • que le temps de génération de la page elle-même ne soit pas trop long, dans l’idéal de max 500ms, de façon plus réaliste jusqu’à 1 ou 1,5s.
  • tous les tags que vous pouvez avoir doivent être chargés après que la page soit affichée, cela évitera par ailleurs de bloquer le chargement de votre page lors de toute indisponibilité d’un de vos multiples tags. Des outils existent pour cela : Eulerian Tag Master et Lengow Tag Capsule par exemple

Suivre l’évolution du temps de chargement

GTmetrix vous propose une fois le test lancé un onglet « historique » qui vous permettra de voir l’évolution entre vos différents tests sur une même URL.

Google Webmaster Tools propose dans sa rubrique « Labos » une page « Performances du site », vouée à disparaître mais qui existe toujours, qui vous fournit un graphique bien utile.

Demander à vos dévs d’être transparents sur les temps de génération avec du reporting

Demandez à vos développeurs de pouvoir consulter à la demande le temps de chargement de telle ou telle page. Ce mode de reporting ne doit pas être activé en permanence, il nuirait à vos performances, mais vous devez pouvoir le visualiser à n’importe quel moment pour n’importe quelle page.

Ce reporting vous permettrait de voir par exemple le temps de génération de votre entête, du menu, du contenu du moteur d’affinage de votre page catégorie, de génération du listing produit, de génération du pied de page…

Plus que de vous permettre à vous de voir exactement ce qu’il se passe, c’est un formidable outil pour vos développeurs pour pouvoir identifier exactement où se trouve un point de lenteur sur telle ou telle page.

Vous pouvez ainsi leur dire « la page catégorie est trop longue, merci de voir d’où cela vient ». Premier réflexe qu’ils n’auraient pas sans cela, ils activeront cet outil et le rendront plus fin jusqu’à trouver le vrai point de ralentissement à optimiser.

Cette méthode de management vous permet de vous assurer que vos techniciens ont toute latitude pour effectuer les optimisations nécessaires.

Le problème vient bien souvent de requêtes non optimisées vers la base de données ou de requêtes imbriquées dans des boucles. Il faut à tout prix éviter cela. Faire intervenir des personnes extérieures pour auditer le code quand on a une équipe junior peut s’avérer bénéfique pour tout le monde.

Fasterize, la société qui promet de vous aider

pour ceux qui n’ont pas de grosses équipes ou de gros moyens techniques, Stéphane RIOS, un ancien CTO de chez RueDuCommerce, a lancé Fasterize, qui promet de vous aider en se mettant entre votre serveur et le web pour appliquer un peu d’optimisation avant de servir la page Web.

Le concept, vraiment intéressant est à découvrir ici : http://www.fasterize.com/fr

Pour les teckos

pour les afficionados de la technique, ceux qui aiment bien rentrer dans le lard du souci, ceux qui sont pas du genre à ne pas toucher à la mécanique de leur porsche, ceux à qui on ne la fait pas…

Petit article sur mon blog plus technique : http://www.astucesdewebmaster.com/architecture/mon-site-est-lent-que-faire-serveurs-dedies-391

 

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

9 Commentaires

9 réponses à “Optimiser le temps de chargement de votre site e-commerce”

  1. Point crucial pour le site d’un e-commerçant ! J’utilise page Speed, il fournit d’excellente informations, après il faut les mettre en pratique….c’est déjà moins facile ! ^^

  2. Gebruik dit :

    Rien sur les problématiques de cache côté serveur ?
    Les solutions que vous proposez, même si elles ont un grand intérêt, ne suffisent généralement pas : mauvais usage bibliothèques JS (c’est assez fréquent de voir du jQuery, Mootools et une bouse faite maison sur le même site), images non sémantiques utilisées avec des balises (alors qu’elles auraient tout intérêt à l’être en CSS pour des raisons de cache), les sites e-commerce particulièrement sont des usines à gaz.
    Un travail de fond sur le caching et le pré-caching côté serveur offrent des résultats qui vont bien plus loin.

  3. Romain BOYER dit :

    Alors, là on va chercher plus loin.
    Disons que si le code source est trop long à générer (ce qu’on voit donc avec les outils cités plus haut), et qu’on identifie des zones qui ont intérêt à être cachées, on peut le faire de différentes manières :
    – cache maison (ne pas recalculer le même contenu à chaque chargement de page et le conserver dans un dossier de cache pour le re-servir ensuite jusqu’à ce qu’il soit désuet)
    – cache intégré (smarty par exemple), qui intègre une composante de cache qui permet d’éviter de recalculer une partie du contenu
    – cache serveur (APC, eAccelerator)

    Je n’ai abordé le sujet qu’en surface, pour que des décisionnaires puissent prendre des mesures en cas de besoin, il était donc utile et indispensable de rester plus en surface.
    Une fois qu’on a identifié tel ou tel ralentissement, de façon précise, on peut laisser le soin aux dévs de se débrouiller pour trouver la bonne méthode d’optimisation.

    Par ailleurs, sur les bonnes méthodes (ne pas mettre du MT avec du JQuery), je n’ai pas croisé ce cas si souvent et il y a tellement de façons de mal faire qu’il est impossible de faire une liste de ce genre.

    Qu’entends-tu par « images non sémantiques utilisées avec des balises (alors qu’elles auraient tout intérêt à l’être en CSS pour des raisons de cache) » ?

  4. Christophe dit :

    J’ai une question toute bête…. D’où proviennent vos sources pour le chiffre avancé au début de votre article, c’est à dire les « 32% » d’internautes qui quitteraient un site dans un délai de 1 à 5 secondes.
    1 seconde, cela me parait vraiment très (trop?) bas!

  5. Romain Boyer dit :

    je cite mon précédent article où je dis que ma source (qui a répondu en commentaire) n’a pas précisé ses sources

    précédent article : http://www.info-ecommerce.fr/1016/temps-de-chargement-et-retombees-sur-le-taux-de-conversion

    source originale : http://www.wikigento.com/latence/seo-vitesse-de-chargement/

  6. Nicolas L. dit :

    En vrac, on pourrait ajouter :
    – utiliser du HTML 5 : on ne gagne pas en temps de génération, mais si c’est bien fait, on peu gagner en temps de rendu dans le navigateur. C’est toujours plus agréable d’avoir une page qui s’affiche d’un coup, plutôt que bloc par bloc
    – utiliser la dernière version du langage (souvent php sur le web) et des frameworks : chaque version est plus rapide que la précédente. Etre en PHP 5.4 est beaucoup plus rapide que d’être en 5.2 par exemple. C’est le temps de calcul qui y gagne, ainsi que la consommation mémoire des serveurs.
    – Reverse proxy : la solution ultime pour avoir une grosse tenue en charge et un temps de « calcul » hyper rapide. On peut citer Varnish par exemple.
    – Base de données : là encore, c’est souvent mysql qui est utilisé. Mais le moteur innodb de mysql 5.1 (standard sur du Debian par exemple) est bien moins performant pour des accès concurrents que des versions plus récentes. Et si en plus il est configuré correctement, il y a un levier important de gain de performance.

  7. Romain Boyer dit :

    Merci pour ces précisions utiles pour les plus techniciens d’entre nous.

  8. Sur Info-ecommerce j’ai codé les petites images en base64, ça marche pas avec tous les navigateurs mais ça génère 0 appels serveur et c’est pas technique ni difficile à mettre en place

  9. Guillaume Ziegler dit :

    En retour d’expérience, je dirais que le meilleur en efficacité/ temps passé est mod_pagespeed qui permet d’optimiser facilement les serveurs Apache, ce module est très complet et on en parle assez peu.

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