Tag : adwords

Adwords est le système de publicités de Google et permet d’afficher un encart publicitaire en relation avec les mots clefs tappés par l’internaute lors de sa recherche. Adwords est né en 2000 et est rapidement devenu la source de revenus principal de Google pour représenter 28 milliards de dollars de CA en 2010.
Adwords est souvent le 1er poste de dépense chez les e-commerçants car la présence de son site marchand sur Google est tout simplement indispensable à l’heure actuelle.
Le référencement naturel n’étant qu’une machine à long terme et ne pouvant pas être présent partout, beaucoup de marchands passent par Google Adwords pour booster leur trafic et les commandes.


Google abuse-t-il de sa position dominante ?

par Romain Boyer - Il y a 4 ans

Je vous préviens d’office : je ne commente pas l’actualité mais donne simplement ma propre opinion sur la politique discrétionnaire de Google.

Voici tout d’abord les ingrédients nécessaires à la réflexion :

  • Google représente 91% des recherches en France, car l’expérience utilisateur est au top ;
  • Les liens les plus vus et les plus cliqués sont ceux d’Adwords. Sur un mot clé très concurrentiel que j’avais positionné 1er en naturel ET sur Adwords, 60% des clics en provenance de Google étaient ceux d’Adwords, 40% venaient de la première position en naturel ;
  • Google a une politique opaque de pricing, en fonction de critères connus de Lui seul et pondérés de manière opaque « à la tête du client »  (en fonction de critères qualitatifs obscurs) ;
  • Google ajoute de plus en plus ses propres outils et peut à tout moment sortir un outil qui fait perdre aux liens qui suivent 20 à 30% de visibilité du jour au lendemain (exemples avec les intégrations Google Shoping, Google Flight Search, Google Météo,…). Cela ne poserait pas de problème puisque ce serait dans l’intérêt exclusif de l’utilisateur SI ce n’était pas au profit de Google, ce qui pourrait être reproché à ce dernier depuis que Google Shopping est devenu payant.
  • « Grâce » à la suggestion de mots clé, les utilisateurs créent moint de diversités de mots clés et sont de plus en plus rabattus vers les recherches les plus consensuelles.

L’analyse d’un point de vue de l’utilisateur

D’un point de vue utilisateur, c’est quali : la façon de faire de Google  oblige les commerçants qui en ont les moyens à être très précis dans leurs annonces, et le prix les oblige à choisir précisément sur quels mots clés ils veulent faire apparaître quelle page.

Idem pour Google Shopping avec l’obligation de renseigner pas mal de données sur les produits se qui permet à Google de proposer un certain nombre de critères pour affiner les résultats.

Pour les autres outils, ce sont des facilitateurs, qui permettent de gagner du temps et d’avoir une bonne synthèse, c’est intéressant.

L’analyse du point de vue du marchand

Que l’on parle de Google Adwords ou de Google Shopping, hors de question de ne pas y être pour ne pas laisser la place à la concurrence, il faut être dans la place.

Celui qui n’y est pas n’existe pas ou a peu de chances d’exister. Il faut donc avoir les moyens d’y investir pour pouvoir se donner les chances d’apparaître.

Auparavant, les comparateurs de prix étaient bien placés et cela faisait d’autres portes d’entrée (payantes) pour récupérer des clients en provenance des moteurs. Les différentes évolutions des algorithmes du moteur ont fait que ces comparateurs ont progressivement disparu, au profit principalement des places de marché, reconnues maintenant comme ayant une belle diversité de produits.

La seule possibilité d’être présent sur le point de rendez-vous des français qui cherchent quelque chose est donc de payer ; plus de visibilité. Il arrive qu’il n’y ait aucune zone gratuite au dessus de la ligne de flottaison, ce qui peut laisser songeur.

Capture de la recherche sur "Appareil Photo Numérique" sur Google en résolution 1280x800

Capture de la recherche sur « Appareil Photo Numérique » sur Google en résolution 1280×800

 

Et les autres moteurs ?

Les autres moteurs feraient pareil s’ils le pouvaient, surtout Bing ou Yahoo.

Conclusion ?!

On est arrivés bien loin du « don’t be evil ». Google nous a mené bien loin des Ads limités à la droite de l’écran et de l’impartialité. Les algorithmes ont évolué dans un sens qui l’a mis instantanément en position dominante sur le sujet des comparateurs de prix et maintenant qu’il est « assis » là-dessus, permet de moins en moins de visibilité gratuite.

La visibilité gratuite est bien le coeur de la problématique : les marchands qui se lancent ne peuvent tout simplement plus avoir de visibilité. Quand bien même ils seraient extrêmement recommandés et auraient le site parfait (cas idéal qui n’existe jamais pour de jeunes sites), ils pourraient être classés premiers mais ne seraient pas (beaucoup) vus.

L’évolution année après année des SERP (Search Engine Result Page, organisation des résultats de recherche) de Google (et autres moteurs) est inquiétante pour la suite.

Que pourrais-je amener de positif et de rassurant… la qualité est au rendez-vous pour les utilisateurs et a priori, ceux qui ont les moyens ou se donnent les moyens d’apparaître sur leurs recherches ont (intérêt à avoir) a priori quelque chose à leur proposer au plus proche de leur recherche.

Désolés pour cet article pessimiste, c’est pas trop mon genre pourtant, mais comme disait cet homme sage, il faut savoir s’indigner.

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

18 Commentaires

18 réponses à “Google abuse-t-il de sa position dominante ?”

  1. Yann dit :

    Bien vu, voilà une indignation tout à fait légitime 🙂

    En fait, il reste peut-être une solution pour le cas de figure décrit dans cet article : imaginons un site e-commerce prêt à être lancé, sur un marché concurrentiel (car même s’il reste des niches encore peu exploitées, les places sont très rapidement prises aujourd’hui). Sa seule chance de survie ?

    Communiquer offline !

    La mise à jour de Penguin de Google montre bien que les actions de SEO + netlinking sur un nouveau site n’amenaient aucune garantie de visibilité (sans parler de positionnement) à court et moyen termes.

    Une publication sur les médias traditionnels est amha le moyen d’amener un gros volume de trafic sur le site, ce qui va donner de l’autorité au site, faire le buzz sur les réseaux sociaux et pourra être consolidé par des actions online.

    Mes 2 cents 🙂

  2. Alexandra Iannone dit :

    Je suis tout à fait d’accord avec ce que tu dis ici…

    Je me demande bien comment le référencement naturel pourra un jour survivre à tout ça car il tend clairement à disparaître.

    Tout cela est pessimiste… mais réaliste malheureusement.

    Alex

  3. Mary dit :

    Bonjour,

    Il suffit de lire la progression du CA et du résultat net pour constater que la stratégie de Google est la bonne, pour ses propres intérêt.

    Sous prétexte de « qualité » des résultats, Google pousse ses services et met en avant les « gros » sites. Ainsi, la plupart des ecommerçants sont obligés de payer de l’AdWords à la régie publicitaire Google.

    A bientôt,

  4. Sebastien dit :

    Merci pour cet article très intéressant !
    Je me posais la question depuis quelques temps et tu appuies un peu mes pensées, mais avec tout cela, peut-on encore se lancer dans le e-commerce sans un énorme budget ?

    Il y a quelques temps, sur ce blog on trouvait un article avançant 40000 € d’apports pour créer son site, j’ai bien peur que si cela ne continue, cela augmente rapidement et malheureusement fortement.

    Je commence à avoir peur pour les futurs entrepreneurs (dont je ferais peut-être parti) de demain qui risquent d’avoir du mal :/

  5. Flo dit :

    À l’origine de Google la qualité englobait aussi et surtout la notion d’exhaustivité. Ça constituait le principal point fort de Google vis-à-vis de ses concurrent directs, qui eux s’inscrivaient plutôt en priorité dans une recherche de monétisation optimale.

    Aujourd’hui Google est en train d’adopter exactement le même comportement que ceux qui l’ont poussé à créer son service alternatif… L’histoire se répètera-t-elle avec un nouveau « Google » ?
    Ça serait en tout cas un joli pied de nez pour une entreprise qui semble avoir complètement perdu de vue ce pourquoi elle est née… 🙂

  6. Didier de l'agence Woptimo dit :

    >La mise à jour de Penguin de Google montre bien que les actions de SEO + netlinking sur un nouveau site n’amenaient aucune garantie de visibilité (sans parler de positionnement) à court et moyen termes.

    C’est plus subtil que ça.

    Google a toujours eu un message incitatif tourné vers la qualité. Quand on fait les choses bien, on peut être très visible en référencement. Si on arrive un peu tard sur un marché ou avec un nouveau site qui doit construire sa popularité, c’est clairement plus difficile. En tout cas on ne peut plus bricoler seul comme il y a quelques années.

    Par rapport à Penguin, ce qui fait que beaucoup de monde a bu la tasse, c’est d’avoir (pas toujours consciemment) utilisé des pratiques qui fonctionnaient un temps et qui sont neutralisées ou pénalisées aujourd’hui.

    > Je me demande bien comment le référencement naturel pourra un jour survivre à tout ça car il tend clairement à disparaître.

    Google a toujours besoin de présenter des résultats naturels au public. La longue traîne représente encore beaucoup d’opportunités, et un gros volume de requêtes est nouveau chaque jour. Sur des mots clés génériques, les cartes du jeu sont rebattues tous les deux ans et en général, avec l’évolution des algos, ça va quand même dans le sens de la qualité pour l’utilisateur (même si on trouve toujours trop d’anomalies).

    > Il y a quelques temps, sur ce blog on trouvait un article avançant 40000 € d’apports pour créer son site, j’ai bien peur que si cela ne continue, cela augmente rapidement et malheureusement fortement.

    C’est vrai. La création du site est une chose, la communication et la visibilité en est une autre (même si c’est lié). Le budget à prévoir pour une presta de « référencement » (le mot référencement commence à sentir la poussière, mieux vaudrait parler de stratégie / opérationnel en webmarketing/SEO) est clairement de 10 à 20 KEUR sur l’année.

  7. Laura dit :

    Je confirme : visibilité -40% sur mes principaux mots clés alors que je suis première

    Avec adword , GG image et YouTube c’est pas comme si Google monopolisait la 1ère page avec ses produits et services

  8. Sebastien dit :

    Merci Romain pour cette indignation publique de la pensée d’un bon nombre de e-commerçants.

    J’irai dans ton sens en ajoutant qu’au final, RIEN n’est gratuit pour être bien positionné, même le SEO.
    Pour un e-commerçant, arriver à se positionner en première position des résultats naturels d’un produit ou d’une catégorie est une véritable source de dépense.

    La meilleure preuve sont les imposantes équipes SEO des gros sites e-commerce (Cdiscount, Rueducommerce ou encore Amazon) qui emploient chacun plus d’une dizaine de personnes et dépenses des sommes très importantes pour obtenir des backlinks de qualités.

    J’en conclue donc que pour être positionné sur la première page de Google, quelque soit le moyen, il faut payer… et pas forcément que Google (même si c’est dû à son algorithme).

  9. Sebastien dit :

    J’ajouterais également que Google fait bien ce qu’il veut.

    Google lance son propre comparateur de prix… Vlam, une mise à jour de l’algo fait pénaliser tous les comparateurs déjà en place.

    Google lance son traducteur… Vlammm, tous les traducteurs passent au minimum à la deuxième place (Google s’est d’ailleurs fait condamné pour cela)…

    Qui sera le prochain ? Avec 90% des parts de marchés en France, Google fait ce qu’il veut et personne ne peut rien dire… Je suis d’accord avec toi, c’est frustrant, voir inquiétant

  10. Flo dit :

    Salut Romain,

    Je ne connaissais pas votre blog, je le découvre avec cet article. J’aime bien la manière dont vous faites ce constat. C’est réaliste. Triste mais réaliste. Les opportunités que nous avions entre 2000 et 2009 sont bien loin derrière dorénavant, Google a sévi. Je n’ose pas imaginer la confusion que cela doit être dans l’esprit de ceux qui ont démarré dans le référencement il y a moins de 4 ans.

    @ Sébastien :
    « les imposantes équipes SEO des gros sites e-commerce (Cdiscount, Rueducommerce ou encore Amazon) qui emploient chacun plus d’une dizaine de personnes »

    → Vous avez vu ça où ? Les plus grosses équipes SEO que je connaisse en France (et deux d’entre elles font partie des sites que vous citez) totalisent 3 SEO. Bien sûr, ces personnes ont 2~3 dévs avec lesquels ils travaillent mais ces dévs sont principalement là pour faire évoluer le site.

    Amicalement,
    Flo’

  11. rédaction Web dit :

    Google domine c’est sûr, c »est pourquoi tous les référenceurs s’y plient.
    Mais, je me questionne pourquoi au juste vous avez dit que Yahoo ou Bing ne peuvent as faire pareille?

  12. Couteauxduchef dit :

    Très bon article en effet.
    Nous avions vu une baisse des visites sur des mots clés importants où nous étions dans le top 3. Après vérification, il y avait 3 grosses annonces adwords, puis Google Image, puis le ref nat.
    Résultat, sur un écran 19″ 16/9ieme, on ne voit pas le ref nat.
    On oublie ça lorsqu’on travaille sur un 24″…

    Oui google adwords à un coût, mais comme le dit Sébastien, le SEO est coûteux, parfois bien plus couteaux qu’adwords. La moindre agence de ref nat vous demande entre 6 et 15 000€ l’année. On s’est fait avoir une fois, avec une agence supposée faire du netlinking.
    Résultat : vous payez sans trop savoir quelle charge de travail est effectuée.

    Si je met met à la place de Google, j’aurais fait le constat suivant :
    J’ai créé un moteur qui est une référence, et la majorité du business qui en décline va aux agences de référencement et non à moi. De plus, leur travail n’est pas forcément à l’avantage des utilisateurs (netlinking, meta mots clés…). STOP.

    Ma peur : a quand une plateforme google style AMAZON ?

  13. Romain BOYER dit :

    Au contraire, j’ai consacré un inter-titre à cela :

    « Et les autres moteurs ?

    Les autres moteurs feraient pareil s’ils le pouvaient, surtout Bing ou Yahoo. »

  14. BigBadMotherFlirter dit :

    Bonjour,

    Excusez-moi, mais je pense sincèrement que c’est « normal ». En effet, si vous voulez être vu il faut payer !
    Et c’est pareil partout, la pub gratuite n’existe pas !

    La publicité est une très grosse valeur ajoutée pour une société et le fait que Google utilise (et abuse un peu) de cette facilité qui lui est donnée est tout à fait légitime. Quand vous faites de la pub à la télé, dans le journal ou à la radio, vous ne vous demandez pas pourquoi vous payez ?

    Une campagne d’une semaine dans un quotidien local coûte le même prix qu’un mois (voir plus) de Google AdWords… et quel impact, quelle visibilité pour votre annonce ? Sans compter qu’un site web est beaucoup plus « commercial » qu’une simple pub papier ou radio. Se rendre visible coûte cher, très cher! Pourquoi sur internet cela devrait être gratuit, alors que le nombre de clients potentiels est beaucoup plus élevé qu’ailleurs. Internet tout gratuit est un vieux concept duquel il faut se sortir : nous sommes une société de consommation, Google nous rend service, il faut payer ce service et c’est tout.

    Pour le reste, je trouve les articles de ce site très instructifs et je continuerai encore à vous lire,

    Bonne continuation,

  15. Referencement Perpignan dit :

    Dingue, est ce qu’on accusait Ford à l’époque de la Ford T3 d’abuser de sa position dominante? A t’on encore le droit de réussir?

  16. Romain BOYER dit :

    Je pense que j’ai suffisamment développé mon argumentaire pour mériter des réponses argumentées.
    Je ne crois pas que Ford ait déjà détenu plus de 90% des parts de son marché et ait eu l’occasion d’abuser d’une telle place.

  17. Jim Jams dit :

    Un an après cet article, rien n’a vraiment changé malheureusement pour nous petits commerçants… Merci l’ami G pour les 60 % de CA en moins… on ne peut même plus se payer des pubs sur tes pages !

  18. Data dit :

    « En effet, si vous voulez être vu il faut payer ! »
    > Sauf que c’est supposé être un moteur de recherche, pas un centre commercial ! C’est le principe de la concurrence, vous êtes meilleur parce que vous avez le bon produit, vous avez le meilleur prix, bla bla bla, pas parce que vous payez pour que quelqu’un bâche les vitrines de vos concurrents… Si on faisait ça dans les rues commerçantes ce serait un tollé général !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


40 000 Euros, le budget nécessaire pour commencer en E-commerce ?

par Benoit Gaillat - Il y a 4 ans

J’ai eu le plaisir d’écrire sur le blog de Axe net il y a quelques jours à propos des 5 erreurs à éviter pour débuter en Ecommerce et parmi les cinq points présentés celui sur le budget de départ a été pas mal commentée, voici quelques retours des lecteurs du site Axe Net :

Commentaire de SAM

Aussi…et de loin je le constate quasi quotidiennement, le point 3 doit expliqué à chaque fois… Ne serait que sur l’idée même de ticket d’entrée ….Le e commerce derrière son apparente facilité est complexe et couteux …une affaire finalement comme une autre qui doit se penser en ROI et non pas en tiroir caisse au bout de 15 jours …C’est malheureusement encore l’image pas mal véhiculé sur web …. + 100 000 e commerces en France je crois aujourd’hui …

Commentaire de Stéphen

A mon avis le ticket de 40 000€ pour se lancer est un peu élevé. Je suis parfaitement d’accord pour dire qu’on ne peut pas se lancer avec 1000€ mais après tout dépend de ses compétences.
Par exemple si on passe par un SaaS déjà on enlève les coûts de départ pour la conception du site. Reste l’achat du stock et la publicité (les 2 plus gros postes de dépense lors du lancement). Là encore cela va dépendre du type de produit que l’on vend. Il est évident qu’avec 5000€ on ne peut pas se constituer un stock de robot piscine par exemple. A l’inverse on peut tout à fait se constituer un stock d’accessoire de mode avec 5000€

Je connais plein de e-commerçants qui se sont lancé avec moins de 5000€ et qui en vivent maintenant.

Commentaire de Nicolas

Je voudrais savoir cependant quelle est votre source/référence sur le ticket moyen de 40 000 € pour se lancer dans le e-commerce : retours d’expériences personnelles, étude e-commerce, … ?

Commentaire de Guillaume :

Comme Nicolas, d’où vient la stat des 40 000€ ? Retour d’expérience ? Etudes ?

Bref donc voici un petit article pour préciser un peu ces notions de budget minimum et pour expliquer un peu d’ou viennent ces 40 000 de budget pour commencer en e-commerce.

Un budget élevé pour éviter des projets mal ficelés

budget-ecommerce.jpgLa première raison pour établir un budget minimum de 40 000 € est très simple : c’est une somme que peu de monde peut se permettre de réunir « en claquant des doigts » et qui va donc nécessiter un peu de « crowdfunding » (recherche de fond collaborative) familiale, bancaire ou relationnel.  Cela va donc vous obliger à formaliser un business plan, à le « vendre » à d’autres personnes, à revoir votre projet qui va être critiqué, bref à parler de votre projet à d’autres personnes et de recevoir « leur feu vert » pour lancer votre site e-commerce.

Autant être honnête tout de suite cette étape est tellement chiante (et souvent assez vexatoire) que la plupart des porteurs de projets, à petit budget, s’en passe. Il est en effet ultra désagréable de se faire démonter son projet, de le modifier sous pression extérieur, de devoir se justifier sur des chiffres, des prévisions, de définir des objectifs etc …  On peut aussi se retrancher derrière des phrases de type : « j’en parlerai quand ce sera prêt , « tu ne comprend pas mon projet » (inquiétant non qu’on ne comprenne pas votre projet ?)  » ou tout autre « j’ai pas envie d’en parler pour que personne ne me copie ».

Bref, avec un budget de 5000 € on peut se permettre de faire ce qu’on veut (et c’est souvent un projet mal ficelé) , avec 40 000 € on est quasi obligé de faire appel à des « financement » et donc de justifier :

  • Sa valeur ajouté
  • Le marché et ses opportunités
  • Ses chiffres de vente
  • Les revenus à venir (et les coûts !)
  • L’évolution ainsi que les « alternatives en cas d’échec »

Bref, on est entouré et on construit un « vrai » projet, et une vraie valeur ajouté. Attention cela ne veut pas dire que vous allez absolument réussir en suivant cette étape  ça veut juste dire que ça « risque » de limiter les points faibles de votre projet et de le rendre un peu plus solide. Si vous ne savez pas comment présenter votre projet vous pouvez vous inspirer de ce guide de présentation de startups de Jeremi Berrebi, ce n’est pas 100 % adapté à l’e-commerce mais ça peut servir pour formaliser les grandes lignes de votre projet.

Budget de lancement version « comptable »

Après la partie « philosophique »des 40 000 euros voila la partie « comptable 🙂

J’ai déjà expliqué dans plusieurs articles les différentes composantes d’un projet e-commerce, comme par exemple  :

Si l’on exclue la solution extrême décrite dans « Un site Ecommerce gratuit c’est possible ? », c’est à dire un bootstrapping presque total, il va falloir investir un peu pour vivre de votre site e-commerce.

Un site e-commerce « accessible » c’est entre 5 000 et 15 000 €, évidement on trouve toujours moins cher (en SaaS comme wizishop par exemple) mais ce n’est pas l’objet ce l’article, tout le monde n’ayant pas les infos/sources nécessaire pour trouver le bon prestataire qui fera un site à 1500 € (et ça reste rare) . Donc en moyenne pour un site pro il vous faudra entre 5 et 15 K€ .

budgetIl va falloir faire du SEO et de l’Adwords : et oui vous savez tout faire et pouvez faire votre SEO mais ce n’est pas votre métier, votre boulot à vous c’est de trouver des bons produits, de faire vivre votre site, de communiquer sur votre entreprise (représentation, interview, partenariats etc..) un SEO c’est au moins 5000 € l’année, pareil il y a toujours moins cher mais c’est prix de prestation accessible au plus grand nombre.

Adwords est lui aussi payant et il est aussi conseillé de laisser une agence s’en charger, tout le monde n’est pas d’accord avec ça (loin de là même) mais la professionnalisation du secteur et de votre business par la même occasion passe par là.  Résultat, environ 10/15% de frais en plus des Adwords, on tourne en gros à au moins 15 000 € la première année (avec 1000 € d’Adwords par mois, soit 35 €/ jour )

L’achat des produits, aka le stock va également représenter un poste important, si vous avez un multiplicateur prix d’achat/prix de vente de 3 (déjà pas mal dans le commerce) il va falloir consacrer 1/3 de votre CA prévisionnel à l’achat de marchandises. Ne comptez pas, que, sur l’autofinancement pour y arriver. Il vous faudra de la trésorerie pour acheter les premiers stock et encore plus de trésorerie pour vous développer et éventuellement encaisser 2/3 erreurs de vos fournisseurs, de commande, de retard de livraison (oui oui ça arrive). Bref rien que cette partie peut représenter plusieurs milliers d’euros. Pour 100 000 € de CA annuel comptez au bas mot 30 000 € (sur l’année ) d’achat de stock, il en faudra donc bien 5 000 ou 10 000 € pour commencer.

Conclusion

Vous voyez quand on regarde un peu plus loin que les 3 premiers mois les coûts comment à s’accumuler, sans parler de notion comme le coût d’acquisition client exorbitant les premiers mois. Le principal problème du e-commerce c’est que l’on peut se lancer à 0 € ou presque, mais pour réussir c’est une autre histoire, il faut du cash, beaucoup de cash…

Si vous n’avez que 2 000 ou 5 000 € de disponible à l’heure actuelle pour vous lancer le mieux est encore de consacrer cette somme à améliorer votre projet et à investir dans une bonne étude de marché, un bon business plan e-commerce et de faire une première levée de fonds : love money (famille/amis) ou banquier, si vous arrivez à les convaincre vous aurez plus de chance de réussir votre projet.

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

43 Commentaires

43 réponses à “40 000 Euros, le budget nécessaire pour commencer en E-commerce ?”

  1. Nicolas dit :

    Merci pour ces chiffres, maintenant, je pense que 40000 reste gros. Certes, avec 2000 euros on ne va pas loin, mais tout dépend également du buisness qu’on veut monter et surtout des objectifs à acquérir.

    A priori, pour ceux qui voudront se lancer en solo dans le e-commerce, ils ont déjà une base, ils connaissent des gens etc… certains travaux peuvent se faire à l’arrangement et une bonne partie du boulot se fait au préalable. Tu parles d’engager un seo et de se concentrer sur les produits, mais je pense qu’une partie des produits au moins a déjà été réfléchie et que c’est gérable, du moins dans les premiers mois, de gérer les deux.

    Je me trompe peut être (jamais lancé en solo sur un site e), mais je pense qu’avec 10 à 20k suivant les compétences de chacun, c’est gérable 🙂

  2. Aurélien dit :

    Miam Miam, je vais le faire tourner ce billet !

  3. En effet Nicolas c’est possible de réussir avec 2 000 €, la vraie réalité cependant c’est que la majorité des projets E-commerce sont sous capitalisés, tiennent de bric et de broc grâce à la débrouillardise du fondateur, c’est louable mais c’est rarement ce qui est imaginé par les e-commerçants lors de la construction de leur projet 😉
    Commencé à l’arrache = oui mais il faut être conscient que ce ne sera pas « gloire et fortune » en 3 mois 🙂

  4. Justin dit :

    Il me semblerait beaucoup plus pertinent de déterminer différents paliers de budgets et analyser les solutions qui existent pour pouvoir construire un site de e-commerce avec, SaaS + thème tout fait + drop-shipping + avoir des connaissances pour le reste histoire de bootstrapper VS passer par une gross agence, acheter des stocks de Ferraris et se lancer à l’internationale sur le mot-clé « Plombier » ou « Eléctricien » sur AdWords…

    Là comme ça balancer des chiffres ça n’a aucun sens au mieux on peut donner une fourchette : ça va de rien du tout à un budget illimité.

  5. garifuna dit :

    Un budget de 40 k€ ne me parait pas déconnant si on a quelques ambitions pour son site marchand, et encore, il vaut mieux dans son business plan tenter de prédire au bout de combien de temps (12, 18, 24 mois ?) le site sera rentable.
    Du coup, ajouter à cette somme le montant nécessaire pour ne pas mourir de faim pendant cette période ^^

  6. Axel Bouaziz dit :

    Je suis étonné que tu n’annonces pas un budget plus élevé Benoit. Pour ma part, même 40K ne semble pas être un gros montant investit pour une création pareille (je parle d’un e-commerce rentable et qui fait vivre 2 – 5 employés et non pas je me verse 0 salaire pendant 10 ans).

    Un site e-commerce bien réalisé est annoncé ici entre 5 et 15K, certes mais ça peut vite monter bien plus haut. Même chose pour le SEO, à 5K l’année, tu auras du mal à avoir un excellent personnage qui s’occupe très bien de ton site. Ca va plus chercher dans les 10 – 15K l’année pour une presta excellente.

    Bel article en tout cas, sur un sujet qui remue à chaque fois les foules et entraîne des débats sans fin, mais toujours aussi passionnants 😉

  7. En fait le budget est souvent plus élevé si on a un peu d’ambition en effet, pour les presta SEO par contre on trouve des bons entre 5 et 10K l’année, sauf si le secteur est ultra concurrentiel ou là ce sera plus cher.

    Après quand on réussit à obtenir 40K de financement on a plus de chances d’avoir un projet qui tient la route et donc de savoir qu’il faudra « refaire une levée » un peu plus tard.

  8. garifuna dit :

    A également prendre en compte pour le budget : évidemment le niveau de concurrence selon son secteur d’activité et comprendre que le coût d’acquisition client au début sera un vrai handicap pour ses marges (utilisation de leviers coûteux comme adwords, comparateurs, affiliation…) avant d’espérer avoir des résultats en SEO, en notoriété de marque ou en fidélisation par du réachat.

  9. Axel Bouaziz dit :

    Même sans parler de levée Benoit, un particulier doit être capable d’apporter une certaine somme de ses fonds personnels, cela montre qu’il s’engage personnellement, et non pas avec « l’argent des autres ».

    Pour ma part, ouvrir un e-commerce c’est comme monter une boite. Il faut apporter un minimum de fonds pour ce qui est nécessaire, et ce, quelle que soit la taille de la société.

  10. Francois (Rentashop) dit :

    Force est de constater, et nous le faisons depuis plus de 8 ans, que Benoit voit juste. Il existe bien sûr des cas particuliers, mais ces chiffres (et Dieu sait si j’ai du recul sur les chiffres, surtout ceux qui tombent à longueur de temps autour du sujet du e-commerce et qui sont trop souvent interprétés à la truelle) sont réalistes et concrets.

  11. Merci François ! Vu le nombre de projets que tu vois passer je suis content qu’on tombe sur les mêmes chiffres 🙂

  12. Mathias dit :

    Il y a quelques années j’ai lancé mon premier site d’e-commerce http://www.etal-des-epices.com (qui ne m’appartient plus) sous prestashop.pour une somme de 1500€ environ. Mais j’ai fait bcp de chose tout seul et avec l’aide d’un ami.
    Il mériterait une sacré refonte d’ailleurs 😉

  13. Philip dit :

    Je verrai ça un peu d’un autre oeil : Pour avoir un peu de business, faut nécessairement faire de la pub, sur le net (le SEO, je considère que c’est de la pub). Les budgets pub, c’est entre 3 et 20% du CA, en fonction du secteur d’activité (entre informatique et gelée royale, les marges n'(ont rien à voir…). Donc, disons que si vous mettez 10% (faites votre calcul vous même), et que vous dépensez 20 000 € de pub par an, vous pouvez espérer faire 200K€ de CA. Vous pouvez aussi raisonner en cout à la visite (CPC).

    Bref, pour ma part, je parlerai pas de somme ‘fixe’, mais d’ambition. Vous voulez faire combien avec votre e-commerce ? si vous avez des produits à 40% de marge brute, que vous travaillez de chez vous, vous pouvez viser 100 K€/an et être content. Votre budget, alors, ça sera surement plutot un site en location ou un petit Prestashop (5000€ ammorti sur 3 ans, 2000/an avec le domaine et l’hébergement), 10 000€ de pub, 5000€ d’affranchissement/carton, et le reste, c’est votre rémunération.
    Donc 40000€ de marge brute, moins la pub, logistique, site, il vous reste 23000€. Un smic, quoi.
    C’est à ça que je chiffrerai le minimum pour se lancer, hors stock, partant du principe que le SEO ne vous donnera pas de résultats immédiats, et qu’Adwords, si vous le faites vous même, vous allez ramer quelques temps avant d’arriver à optimiser vos campagnes. Il reste les comparateurs, dans les techniques de base, qui sont faciles à gérer. Mais pré-supose que vous êtes performants sur les prix, donc souvent, que vous rognez sur vos marges…
    Bon, on parle de rentabilité, là, pas d’investissement, mais je considère qu’un marchand doit disposer d’au moins 1 an de tréso pour espérer émerger.

  14. Johnny dit :

    Exactement, mais non seulement « il faut être conscient que ce ne sera pas « gloire et fortune » en 3 mois » mais surtout, il n’y aura aucune évolution possible du fait du prix de départ et des presta qui vont le faire à la va vite (d’expérience lors de la reprise de boutique…)

  15. Marc San Emeterio dit :

    40 000 pour réussir son business, après on peut faire du ecommerce sans rien débourser ou presque (hormis les frais d’hebergement et de NDD)
    Il suffit de faire du dropshipping, de s’occuper soi même de la création de son site et de faire soi même son SEO.
    En utilisant cette méthode seul même en étant un pro, il y a peu de chance que vous y arrivez , mais vous limitez les frais ^^

    Dans tous les cas pour réussir il faudra investir INTELLIGEMMENT

  16. jacopin dit :

    Dans le principe B Gaillet a raison, pour beaucoup se lancer dans l’E-commerce coûte moins chère comme solution qu’un commerce traditionnel. Mis à part le fonds de commerce ou pas de porte à financer, tout le reste est similaire et donc aujourd’hui que l’on cherche des clients sur la toile ou en faisant des horaires de dingues avec des actions commerciales bien précises identique à celles faites sur le net en boutique : c’est la même chose. Nous parlons de financement d’une activité professionnelle pour gagner de quoi vivre et non pas d’un complément de revenu!!!! Donc, on se doit de maîtriser son entreprise en étant accompagner par au minimum un expert-comptable, un banquier!!! He oui c’est dur d’aller défendre son projet devant c’est gens mais c’est un minimum pour voir si ce que nous voulons mettre en place est COHÉRENT et COMPRÉHENSIBLE par tout à chacun. Ayant suivi plusieurs web conférence par l’auteur de l’article, je dirais qu’il maîtrise parfaitement son sujet et que l’on peut se référer à ces dires!!!!

    PS : non je ne suis pas rémunéré par l’auteur!!!

  17. Erwan S0T dit :

    s’il est possible de se lancer avec 1000 euros, je suis assez d’accord qu’il faut déjà une rondelette somme pour faire quelque chose de sérieux et ne pas être limité. Car s’il faut un peu plus de stock, investir dans la pub et que l’on a pas les moyens, c’est dommage de brider le développement de l’entreprise. Et ce n’est pas si simple de choper des clients aujourd’hui avec la concurrence, un site moche pouvait fonctionner auparavant, maintenant c’est plus dur.

  18. Pour voir un grand nombre d’entrepreneurs utiliser cette solution c’est souvent la galère pendant des années en face …

  19. eCom-Store dit :

    Je n’irai pas jusqu’à donner une somme puisque tous les domaines sont différents mais s’il faut donner une idée aux gens qui souhaitent se lancer et éliminer les idées reçue je vous suis sur les 40k!

  20. Yes, c’est exactement le concept de l’article 🙂

  21. PARODI dit :

    Le secret de la réussite d’un site e commerce est de s’entourer des meilleurs, à chaque étape de la vie d’un site, il faut les professionnels compétents. Et les partenaires compétents ça se paye !
    Perso, je pense qu’il faut plusieurs mois pour qu’un site e commerce soit « aboutit » tout en restant perfectible. Je vs suis =ment sur le 40 000 euros minimum !!

  22. Damien Petitjean dit :

    J’ai envie de faire un peu polémique ! L’article est très intéressant et relate bien le lancement d’un site ecommerce par une nouvelle entreprise qui n’a au bas mot aucune compétence, aucun stock, aucun sous … Bref rien du tout !

    Maintenant, je m’occupe d’une entreprise qui a pignon sur rue, notre site ecommerce nous a juste couté du temps depuis le lancement puisque nous avions déjà le stock et un développeur qui s’occupe d’autres projets également. C’est pour cela qu’on entend beaucoup parler des retailers qui se lancent sur internet : contrairement aux pure-players, ils ont tout à disposition et maintenant que les autres ont testé pour eux les meilleurs produits, ils se lancent à leur tour à la conquête de ce marché.

    Qui plus est, l’avantage concurrentiel du premier arrivé n’est pas vraiment valable sur internet. Cela laisse la porte ouverte à de forts rebondissements dans les années à venir.

    Au plaisir de vous lire !

  23. Nicolas dit :

    Ah certes, je n’ai pas promis fortune à celui qui le crée avec 2000 euros, mais pour ceux qui ont un besoin rapide de le créer, il est possible de le faire évoluer par la suite (je l’accorde, ça reste plus complique que de le lancer tout de suite de la bonne manière).
    Pour moi il faut un entre deux, ni 2000 (ou on part avec une jambe en bois) ni 40 ou on a une 3ème jambe mais entre deux pour rester avec deux jambes 😉

  24. Arnaud Chapal dit :

    Ouf… enfin un langage de vérité ! Je suis 100% d’accord avec votre approche et sur le seuil des 40K.

    Bien sûr, il y a des solutions pour dépenser moins : dormir 2h par nuit, faire travailler sa femme et ses enfants gratuitement, utiliser un vélo pour faire de l’électricité… ça restera du bricolage.

    Le créateur du site est un entrepreneur.
    Il doit consacrer son temps à gérer sa boite, pas à faire des colis ou à coder des CSS. Il doit créer de la valeur.
    Oui, il faut investir pour se lancer avec des chances de succès.
    Un site à 2000 ou 5000 Euros sera bon à jeter à la poubelle au bout d’un an, par manque de résultats et d’évolutivité.

    Avec 40k, on a accès à des outils de qualités, pérennes.
    Comme disait l’autre « le prix s’oublie, la qualité reste » 😉

    Merci pour votre article qui fait réagir !

  25. Sebastien bleriot dit :

    Merci Benoit pour cet article qui, même sur ton blog provoque de nombreux retours.

    De ce que je peux comprendre de ton article, au-delà d’un chiffre précis, ce qui est le plus important avant de se lancer, c’est de confronter son projet envers des personnes critiques pour en déceler les failles.

    Toute critique/remarque est bonne à prendre tant qu’elle est constructive. Aucun projet n’est parfait et, comme tu le dis, aller vendre son projet à un banquier est le meilleur moyen de voir si on aura les épaules pour l’assumer.

    En résumer, pour monter un site e-commerce, faut être un peu maso… Mais c’est pour son bien ! ^^

  26. Logiciel Centre d'appel dit :

    en tout cas il faut être très astucieux pour oser se lancer dans l’aventure avec un budget minimum

  27. Romain Parent de Facilecomm dit :

    Merci Benoit pour cet article intéressant qui a le mérite de faire réfléchir les porteurs de projets et d’éviter des déconvenues.
    Notre société (éditrice d’un ERP ecommerce multicanal propriétaire) propose toutefois une approche un peu différente qui permet à des e-commerçants avec un budget un peu plus limité que 40 000 € de se lancer avec une chance de réussir, en diminuant ses frais fixes techniques et en reportant un peu ses investissements adword et SEO.

    Notre vision est qu’aujourd’hui avec plus de 100 000 ecommerces actifs en France il est long et/ou coûteux de sortir du lot et de générer du CA sur son eboutique. Par contre, les places de marché constituent des carrefours d’audience importants (les 3 principales permettant de toucher 20 millions de cyber-acheteurs) où un ecommerçant ayant des bons produits et une technologie adaptée pour le multicanal peut rapidement générer du chiffre d’affaire et se constituer une base de clients qu’il va rapatrier sur sa boutique petit à petit.

    En générant immédiatement du chiffre sur les marketplace, l’ecommerçant pourra ainsi réinvestir ses gains en marketing, SEO, acheter plus de références ou plus de volumes pour baisser ses prix ou augmenter ses marges, pour améliorer le design de sa eboutique…
    De plus si le ecommerçant suhaite faire une levée de fond pour passer à la vitesse supérieure, il sera plus facile pour lui de convaincre des investisseurs en ayant déjà généré du chiffre d’affaire.

    Que pensez vous de cette stratégie consistant à pousser les ecommeçants à se lancer directement en multicanal?

  28. Olivier dit :

    C est marrant, je viens justement de créer mon site ecommerce pour un investissement total de 36k€. Ça m à pris 5 mois de réunir les fonds. C est long mais nécessaire à mon avis.
    Par contre je suis pas d accord avec les marges de 3. Ça me paraît assez illusoire et assez rare. Je suis plutôt vers les 1,4x le prix d achat

  29. Oui c’est exactement ça 🙂

  30. En effet je connais plusieurs projets qui utilisent cette technique, ceci dit cela ressemble presque à du B2B pour le coup …
    Ça peut très bien fonctionner mais l’ouverture d’un site est souvent vécu comme une obligation pour les e-commerçants, ne serait ce que pour exploiter un potentiel de CA en plus, etre moins dépendant des marketplaces…

  31. Simon dit :

    Bonjour je ne suis pas d’accord avec le montant de 40 000 €.

    En faite, tout dépend du projet, de la catégorie du projet (mode, fleurs, voiture ou autres), du stock et d’autres éléments de l’entreprise.
    Par exemple, pour certain site aucun besoin de stock (flux tendu), comme le mien (on commande le produit seulement après l’achat du client).

    Vous allez rire, http://www.fleursdavenir.com m’a coûté 1000 € seulement, mais en faisant tout moi même (durée 6 à 8 mois : présentation articles, descriptions etc & surtout la clef de la réussite le référencement !)

    Si vous avez des connaissances dans le domaine E-commerce, renseignez vous avant de dépenser des sommes astronomique pour un site de vente en ligne.

    Nul besoin de dépenser 40 000 € pour un site et même pour une grande marque !

    Bonne continuation à tous et à toutes !

  32. Merci de ton retour sur le sujet Simon,
    En effet le budget de départ dépend des produits à vendre, si tu n’as pas de stock (mais c’est rare) le budget va se consacrer ailleurs (quelle est ta valeur ajoutée si tout le monde peut demain acheter ton produit ? )

    Pour ton site ok il a coûté 1000 € mais par exemple il est extrêmement lent … qu’en sera t’il aussi lorsque tu voudras le faire évoluer ?

    L’essentiel c’est qu’il te convienne et qu’il convienne à tes clients mais obtenir un site à 1 000 € n’est quasiment pas réalisable aujourd’hui en France.

    Tu as choisis de faire toi même la partie technique mais les journées ne faisant que 24 heures tu as forcément laissé de coté d’autres points, bref il faut faire des choix et pour une grande partie des e-commerçants qui se lancent les choix qu’ils font nécessitent un budget conséquent 🙂

  33. Simon dit :

    De rien pour le retour @Benoit,

    Extrêmement lent ? Pas si long que ça d’après certains site spécialisé ( ex sur Les 7 meilleurs outils pour tester la rapidité d’un site via F.Bertiaux => http://bertiaux.fr/2011/12/les-7-meilleurs-outils-pour-tester-la-rapidite-de-votre-site-web/ )

    La valeur ajouté c’est les tarifs compétitifs (promotions toute l’année, et petit prix en rapport avec la concurrence), par contre pour le développement, oui, un jour il y aura des limites/caps que je ne pourrais pas surmonter.

    Il faut savoir que j’ai une boutique en parallèle, donc pour le moment ce site me convient amplement car son référencement est en « béton » et il y a eu un gros retour sur petit investissement.

    Je vous souhaite une bonne journée.

    PS :  » Désormais Info-ecommerce est dans mes favoris  » 😉 Au plaisir de vous lire. A bientôt.

  34. Stéphen dit :

    Merci Benoit de m’avoir cité dans cet article 😉

    Je pense toujours que le chiffre de 40000€ est un peu sur-évalué. Cependant je suis toujours d’accord pour dire que cela démontre, au moins, qu’on ne peut pas se lancer avec 0€ comme le pense encore un nombre hallucinant de personne (ah les reportages de Capital…).
    Un des points essentiels de ce nouvel article est ce que tu appelles la partie « philosophique ». A mon sens c’est une des clefs.
    Tu as entièrement raison de dire que plus le budget de départ sera élevé plus il sera difficile à réunir, et donc demandera une réfléxion plus poussée du futur e-commerçant. Pour moi c’est peu être le point essentiel : la réflexion de son projet.

    J’irais même jusqu’à dire que plus la réflexion est poussée plus le e-commerçant fera des économies.

    Après je trouve que tu éludes un peu vite les solutions SaaS dans la partie « comptable » 🙂
    Sinon sur le reste je suis assez d’accord.
    Après je pense toujours que tous cela reste fonction du type de produit que l’on vend.

    Pour finir je pense que tu résumes bien la situation dans un commentaire : « Commencer à l’arrache = oui mais il faut être conscient que ce ne sera pas « gloire et fortune » en 3 mois « .

    Je crois qu’on peut même s’accorder à dire que même avec 40000€ ce ne sera jamais « gloire et fortune » en 3 mois 🙂

  35. MUSE & HOME, les présents du passé dit :

    De mon côté, je pense que cette enveloppe n’est pas incohérente. Pour Muse & Home, l’enveloppe de départ fut : 10000€ de stock et 12000€ pour la création du site/le marketing/les charges annuelles. Bref, le site – qui est quand même LA surface de vente, j’ai fini pour 15000€, les charges sociales forfaitaires m’ont ponctionné toute ma trésorerie et je n’ai pas pu investir dans le marketing/référencement (estimation de 10% du chiffre prévisionnel – soit de 1000 à 3000€ sur les 2 premières années).
    Or, si j’avais prévu une enveloppe plus grosse, cela m’aurait permis d’assumer tous les domaines et d’assurer une publicité minimum logique.
    Selon ma propre expérience : 10000 stock + 15000 site + 5000 référencement + 4000 RSI + 2000 comptable = 37000€ … les 40000€ ne sont pas loin….

  36. Yoann dit :

    Bonjour,

    Qu’est-ce qu’un SaaS s’il vous plait ? Je ne trouve pas la définition de cette abréviation.

    Article très intéressant – je viens de trouver votre site Internet et c’est une mine d’infos.

    Merci !

  37. Bonjour Yoann, SaaS veut dire : software as a service, en gros tu ne gère pas l’hébergement et le code mais « juste » le coût d’utilisation de l’outil :
    Exemple de services en SaaS : lengow, wizishop etc…

  38. Pack n Line dit :

    Bonjour,

    Merci pour cet article, Pour notre part, cette somme de 40k correspond à une réalité.
    Nous avons démarré il y a 6 mois avec environ 20k, site, prestations, développement….
    (Sans compter les stocks, qui est quelque chose qui est pris en compte différemment dans notre business modèle, nous sommes une filiale).
    Mais aujourd’hui nous devons gonfler notre budget SEO(+ environ 10k, au sens large, pub & co).
    Donc au total cela fait 30k d’investit + (le stock que nous n’avons pas pris en compte, donc l’estimation de 40k me parait proche de notre réalité).
    Alors si vous partez de zéro, 20k est insuffisant. 40k est « plus » confortable, mais pas forcement pour en vivre.
    Bien sûr je parle de mon expérience perso.

  39. Bonjour,
    Comme tu le dis en conclusion, la base c’est de blinder son projet. De faire une étude, de s’assurer du besoin de sa cible, de la bonne réception future de son offre. On voit souvent des projets d’e-commerce qui ne passe pas par cette étape pour vendre tout de suite. Cette précipitation coûte par la suite souvent plus que 40000€…

    Merci pour l’article 🙂

  40. Timothée LF dit :

    Bonjour,
    Comme le montre très bien cet article, il est vraiment important de gérer son budget et surtout de le prévoir. Pour ma part, je me suis aidé d’un article axé sur la mise en place d’un plan marketing web, qui met à disposition gratuitement un budget prévisionnel pour un site e-commerce. Il n’y a plus qu’à suivre la démarche !

    Merci encore pour l’article

  41. samy dit :

    40000euro tres exagérer moi jas débuter dans la vente d’épice au net avec 200euro .sans publicité ni stock.juste chercher dans les annonces des gent q’uil veulent acheter des épice avec des prix bas. et avec le temps je vend a 3restaurant et 2 revendeur et plusieurs gent dans 5pays européen.pour commencer un comerce il faut voir se que les gent veulent .puis se renseigner sur son prix achat .vente et combien les frais et bénifice.puis se lancer avec petite quantité et quand sa marche augmenter sans oublier une chose les concurrent .

  42. Samuel Essayag dit :

    Ne vous lancez pas dans le e-commerce, laissez-moi tous les marchés bande d’abrutis rêveurs endormis…
    Signé : l’homme qui à 22 ans a monté sa société qui, en 4 ans, est passée de 10.000 € de CA en 2013 à plus de 1.2 millions à mi-chemin de l’exercice en cours !! mais je ne suis pas riche, loin de là, on a des bonnes marges, net je me sors environ 3500 euros / mois + 10 à 15 mille euros de dividendes en fin d’année. J’ai deux employés (ou ouvrier et une secrétaire)… au smic… on se constitue une réserve de trésorerie… déjà 200K… j’espère taper le million d’ici trois ans, placés ça fera toujours plus… je vous donnerai pas la recette bande de cons, j’en ai trop chié pour ça… pauvre parmi les pauvres… personne ne m’a aidé, le seul but de tous ces enfoirés, c’est de pomper tout ce qu’ils peuvent ! l’Etat, les banquiers, les assureurs, le fisc, tous ! vous ne vous imaginez même pas ce que c’est. Et tout ce qui est dit dans ces articles de sous-merde est faux, théorisé, sans valeur réelle. Faut mettre les mains dans le cambouis pour savoir. Je sais même pas pourquoi je viens soulever votre croûte de merde ici…

  43. @Samuel : ne pas être d’accord avec l’article ne vous donne pas le droit d’insulter tout le monde. Prendre son cas personnel pour une généralité ne vous donne pas raison. non plus.
    Félicitations à vous pour avoir du succès en e-commerce , par contre niveau modestie on repassera.
    C’est un peu dommage d’être aussi aigri . Merci quand même d’avoir pris le temps de partager votre experience.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


Google Shopping devient payant : que faut-il savoir ?

par Mickael FROGER - Il y a 5 ans

Google Shopping, le comparateur de prix gratuit de Google est sur le point d’évoluer et de devenir un service payant à partir du 13 février 2013 dans plusieurs pays incluant la France, le Royaume-Uni, le Japon, l’Italie, l’Espagne, les Pays-Bas, le Brésil, l’Australie et la Suisse.

google shopping

Déjà en place aux Etats-Unis depuis octobre dernier, le nouveau modèle commercial de Google Shopping entrainera quelques changements pour les e-commerçants français.

Cette transition débutera mercredi prochain et sera complètement effective à la fin du 2ème trimestre 2013.
Même si elle est progressive, il est essentiel de se préparer en amont afin d’être opérationnel le jour J pour offrir aux consommateurs la meilleure expérience e-commerce possible.

Structure de fichiers

Comme chaque comparateur, Google demande une structure particulière pour intégrer les produits des marchands dans son moteur. Il est important de bien suivre les spécifications techniques demandées afin d’avoir un catalogue produits répondant aux attentes exigées par Google, vous trouverez sur cette page un bon nombre d’informations vous permettant de structurer vos flux correctement.

Passage d’un modèle gratuit à un service payant

Le modèle gratuit prendra bientôt fin et Google Shopping devient donc un service payant.
Basé sur un modèle de CPC à l’enchère, les marchands pourront gérer le CPC de leurs campagnes produit par produit. Le CPC sera directement contrôlé depuis le compte marchand Google Adwords. Ce CPC déterminera le positionnement des offres des marchands, il est donc nécessaire de créer efficacement ses campagnes et bien positionner ses enchères.

Changement de l’interface de gestion

C’est la seconde grosse nouveauté de Google Shopping, il n’était auparavant pas obligatoire de posséder un compte Google Adwords pour diffuser son catalogue produits sur Google Shopping, cela se faisait via un compte Google Merchant Center.

Désormais il faudra posséder les deux (Google Merchant Center + Google Adwords) afin de les relier ensemble.
D’un côté, la gestion des campagnes et des CPC s’effectuera depuis le compte marchand Google Adwords, tout comme les campagnes SEM. De l’autre, le catalogue produits sera quant à lui indexé via le compte Google Merchant Center.

Cela pose un soucis pour les marchands qui ne possèdent pas de compte Google Adwords et qui surtout n’ont aucune compétence sur cette plateforme, ils vont devoir se mettre à Adwords rapidement.
De notre coté, chez Lengow, nous allons tout mettre en place pour aider au mieux les marchands et ainsi tout piloter au sein de la solution pour éviter de gérer tout cela au sein de son compte Google Adwords.

Une nouvelle présentation des produits

La volonté de Google est de clarifier les résultats de recherche produits au sein de son moteur. Le nouveau modèle commercial de Google Shopping sera donc dorénavant basé sur Product Listing Ads (PLA).

plads

Avec cette nouvelle visualisation de produits, les marchands rémunèreront Google Shopping sur une base de CPC. Cela signifie que les e-commerçants seront imputés seulement si un internaute clique sur leur annonce et est redirigé vers leur site web : ils ne payent que lorsque Google dirige un client vers leur boutique.

Un suivi approfondi des campagnes sera nécessaire

Google fait évoluer son service de recherche produits vers un modèle au CPC géré depuis un compte Google Adwords. Le moteur de recherche a démontré sa capacité à générer beaucoup de trafic pour les marchands. Il sera donc désormais nécessaire de bien contrôler la diffusion de produits et des campagnes pour éviter des coûts élevés au final.

Le contenu même des catalogues sera déterminant.
Auparavant, et du fait de sa gratuité, beaucoup de marchands avaient tendance à négliger les informations de leurs produits au sein de Google Shopping. Désormais, du fait de son modèle payant, il faudra vérifier que toutes les informations soient présentes et bien à jour au sein de son catalogue, c’est ce que souhaitait Google : améliorer la qualité des données affichées.

Les conséquences d’un tel changement seront naturellement une charge de travail supplémentaire pour les marchands qui vont devoir optimiser finement leurs catalogues produits. Ils doivent s’assurer que leurs flux soient bien optimisés et mis à jour chaque jour; En effet, les Product Listing Ads nécessitent l’information produit la plus complète et adéquat possible !

Mickael FROGER

Co-Fondateur - Lengow

7 Commentaires

7 réponses à “Google Shopping devient payant : que faut-il savoir ?”

  1. Renaud dit :

    Le soucis avec Shopping c’est que l’affichage PLA est géré par Google en fonction du flux produit (possibilités de filtrage par l’annonceur). A votre avis que va optimiser Google, le ROI du marchand ou le CA de sa régie ?

  2. eCom-Store dit :

    Àprès avoir tué les autres comparateurs et favorisé son propre service, Google monétise Shopping… Bravo!

  3. Google ne pense qu’aux webmasters bien sûr, rappel toi : « Don’t be evil »
    Oui je sais ça fait longtemps 😉

  4. Denis Fages dit :

    Je me permet une petite pub pour mon livre destnée à aider les e-commerçants à dépenser le moins possible et à obtenir le maximum de Google Adwords. Il s’agit donc du Guide d’optimisation de Google Adwords. C’est un e-book dont la version 2 vient de sortir (la 3 est en préparation).

    Sachez également que pour toute ouverture de compte Adwords, je peux vous offrir un code qui vous donne 75€ de crédit pour 25€ acheté. 🙂

  5. Creatine dit :

    On nous l’avait annoncé pour le 12 février si ma mémoire est bonne et maintenant c’est pour mars…. ahh GOOGLE

  6. vianney@coque samsung galaxy s4 dit :

    bonjour
    je réagis a denis fages ton livre est il en vidéo en DVD as tu une formation DVD a proposer pour les google adwords
    cdtl vianney

  7. Penichon dit :

    Bonjour,
    Comment vendre des piecesdemonnaie sur Google shopping? Est ce possible ou vais je perdre de l’argent? Comment fonctionne la rémunération pour Google?
    Je ne saisi pas?
    Cordialement

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


Les plus gros budgets Adwords au monde

par Benoit Gaillat - Il y a 6 ans

Après avoir écrit mon article de lundi sur une astuce adwords j’ai effectué quelques recherches pour savoir qui était les principaux clients de Google Adwords et qui pouvait être dans le top des plus gros budgets. J’ai eu pas mal de chance puisque je suis tombé sur l’infographie , voir ci dessous, qui détaille de façon assez précise les meilleurs clients de Adwords en fonction de leurs activités.
Malheuresement il est difficile de voir le poids au global des sites E-commerce à cause de l’éclaement des données par secteur. De plus on peut voir que le top des clients dépense aux alentours de 50 millions de $ par an, ce qui n’est pas beaucoup pour un site comme Amazon qui avoisine les 34 milliards de dollars, cela représenterait seulement 0.15% de son CA ?

En continuant mes recherches j’ai trouvé plusieurs sources indiquant que certains budgets Google Adwords sont supérieurs à 175 millions de dollars par an et que celui d’amazon serait de 120 millions par an [Source]. Si vous ne connaissez pas IAC c’est l’entreprise qui possède Ask.com, Match.com, Vimeo etc… le budget est donc crédible.

 

Bref, il est normal de ne pas pouvoir connaitre précisément les budgets Adwords de tout le monde mais au moins cela donne une fourchette budgétaire intéressante.

Et les plus gros budget Adwords pour la France ?

D’après un article de Watussi le plus gros budget français de Adwords serait Orange avec 2.5 millions de dollars par an [update] mois[/update] de dépenses. Pour estimer ces chiffres Jean-Benoît,de Watussi, à analysé les stats de SEMRush c’est très bien trouvé !

  • Google.fr (2M687)
  • Orange.fr (2M566)
  • Prixmoinscher.com (1M782)
  • Booking.com (890k)
  • Esprit.fr (840k)
  • Ebay.fr (629k)
  • Ask.com (357k)
  • Amazon.fr (263k)
  • Groupon.fr (259k)
  • Cdiscount.com (190k)
  • Brandalley.fr (174k)
  • Mediatis.fr (154k)
  • Shopzilla.fr (151k)
  • Meilleurtaux.com (137k)
  • Tripadvisor.fr (137k)
  • Promovacances.com (132k)
  • Laredoute.fr (131k)
  • Lacentrale.fr (124k)
  • Sfr.fr (113k)
  • Lefigaro.fr (106k)
[Update au 5 mars 2012]
Attention ces chiffres sont tous sauf officiel ! Oui ce ne sont surement pas « les bons » par contre ils peuvent donner une idée des plus gros annonceurs et bien sûr si vous avez des infos permettant de les corréler ou de les justifier je suis preneur. Je reste à l’affût de nouvelle source d’informations et je mettrai à jour cette liste dès que possible 🙂
[/update]

Infographie sur les plus gros budgets Adwords au monde

 

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

14 Commentaires

14 réponses à “Les plus gros budgets Adwords au monde”

  1. Samuel dit :

    Merci pour toutes ces infos, il est toujours intéressant de voir les plus gros budgets en matière de SEM!

  2. Daniel dit :

    les montants pour la France sont totalement pipo ou alors c’est des estimations de dépenses par mois et pas par an…

  3. Pour être honnête même pour les montants US je trouve les dépenses assez faibles dans ces chiffres.

  4. MattGaltie dit :

    Ce classement traduirait il les faiblesses de certains sites en matière de SEO ?? ex Esprit qui depense plus de 70 K€ par mois:

  5. JY dit :

    Je confirme pour la France, ce ne sont probablement pas des chiffres annuels.

  6. Phil dit :

    Les chiffres sont peux cohérents ou alors je gère des budgets d’entreprises qui annoncent plus que Le Figaro et autres pour leur activités respectives ???
    J’y crois pas vraiment….

  7. Julien dit :

    Oui les budgets français sont pas du tout cohérent de façon annuelle.
    Pour les US j’ai pas idée mais ça semble plus juste.

    En tout cas c’est impressionnant !!!

  8. David dit :

    je trouve ces chiffres peu concluants…

  9. Olivierb dit :

    Ouarf, je dépense plus par mois que Cdiscount par an ? Je déconne à peine…

  10. François dit :

    Orange 20X+ que SFR ? Bizarre…

  11. Florian dit :

    Ça parle d’AdWords, je suis obligé d’intervenir 😉

    Si l’objectif de l’article est louable, je confirme l’absurdité des chiffres sortis de SEM Rush pour le marché français…

    La Redoute qui ne dépenserait que 131 000 €/an sur AdWords ? Cdiscount à 190 000€/an ? Ces chiffres sont bien entendus sous valorisés de façon extrême, et ne représentent rien… Pour connaître les vrais chiffres de certains cités !

    Bon benoit tu n’es pas à plaindre, c’est Watussi sur le coup… Attention à vérifier ses sources, c’est comme du journalisme ! Voilà comment sa crédibilité peut en prendre un coup 🙂

    Amicalement

    Florian

  12. Florian dit :

    Benoit, je viens de remarquer que dans son article, Watussi parle de budgets Mensuels et non annuels…
    Si tu peux corriger la coquille ! 🙂 Ce qui rend les chiffres, un peu plus réalistes 😉

  13. J’ai mis à jour l’article , merci Florian. Cependant je pense que ces chiffres sont un peu comme Alexa, il faut se méfier de la « valeur absolue » mais cela peut donner une idée du niveau.
    Si je peux coupler ça avec d’autres données de chez Adwords je le ferai mais il faut bien se rendre compte que les chiffres de Google Adwords sont assez confidentiels 😉

  14. labisse dit :

    Voila… je cherchais ces chiffres aujourd’hui c’est toujours instructif et si on compare 2011 – 2012 et les extraits que j’ai pour 2013 cela ne bouge pas beaucoup, GG gagne vraiment un fortune… et nous des clopinettes 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


Astuce Google Adwords N°1

par Benoit Gaillat - Il y a 6 ans

Google Adwords est souvent le meilleur ami du e-commerçant mais aussi une des sources de dépenses les plus importantes pour acquérir du trafic. Si l’on y fait pas trop attention les coûts peuvent s’envoler et la rentabilité dégringoler. Je vous propose donc une série d’articles sur Adwords pour optimiser tout ça et améliorer vos campagnes, si vous avez des astuces et des conseils à faire partager n’hésitez pas à utiliser les commentaires ou, pour les timides, à m’envoyer un mail.

Astuce Google Adwords N°1

Vous ne le saviez peut être pas mais il y a une façon très simple d’ajouter/ supprimer des mots clefs dans une campagne Adwords. Il suffit dans votre campagne d’aller dans l’onglet mots clefs :

Interface Adwords

Et d’aller dans le quatrième onglet « Afficher les termes de recherche », sélectionnez  « Tous »

Vous devriez voir apparaître une liste de mots clefs différents et surtout avec des petites annotations vertes, rouges (si vous n’avez rien à ce stade c’est normal pour la première fois). Cette liste est tout simplement la liste réelle des mots clefs sur lesquels vous apparaissez sur Adwords.

Il est donc indispensable de filtrer précisément les mauvais mots clefs Ex : Vin Diesel n’est pas pertinent si vous vendez du vin 😉  et d’ajouter dans la liste des mots clefs les expression pertinente pour en faire baisser le CPC.

En effet si le mot clef précis n’est pas présent dans votre liste de mots clefs vous allez soit payer un peu plus cher ou passer après un concurrent éventuel. Après un peu de travail votre liste ressemblera à ça  :

Les « 1 » sont ajoutés dans votre liste de mots clefs, les « 2 » ne sont pas encore ajoutés ou exclus et les « 3 » sont exclus. Je vous conseille de les exclure en tant que mot clef précis , avec les [] pour ne pas trop diminuer votre trafic.

Si vous faites ce petit travail régulièrement, en triant par CPC/budget ou autre critère pertinent vous pourrez grandement améliorer la performance de votre campagne google adwords en filtrant les mots clefs non pertinents et en étant plus précis dans votre ciblage

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

7 Commentaires

7 réponses à “Astuce Google Adwords N°1”

  1. SLAP digital - Agence Web Marketing dit :

    C’est pratique pour des petites modifs, mais dès que vous allez faire pas mal de changements mettez vous à Google Adwords editor pour économiser du temps!

  2. Web Vizion dit :

    Tout à fait d’accord. Adwords Editor est un super outil pour gagner du temps sur de grosses modifications.
    Mais bonne astuce quand même pour les petits volumes 😉

  3. Rencontres dit :

    Pas mal ! Pour un annonceur qui se limite à quelques mots clés bien choisi et de petits volumes c’est parfait effectivement !

  4. costume homme dit :

    ous ne le saviez peut être pas mais il y a une façon très simple d’ajouter/ supprimer des mots clefs dans une campagne Adwords.

    ==>> MDR j’imagine un gars qui approvisionne son compte AdWords mais ne sait pas qu’il faut mettre des mots clés

  5. J’aurai du ajouter « nouveaux » pour être plus précis mais bon, savoir quels mots clefs ajouter dans Adwords reste une vraie problématique de nombreux e-commerçants.

  6. tutoriel android dit :

    Ben oui ce n’est pas aussi évident de trouver un bon mot clé qui pourrait être très pratique, facile, évident et surtout très efficace.

  7. creation site e commerce dit :

    Astuces vraiment pratique, merci !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


Le guide complet du débutant en web-marketing

par Benoit Gaillat - Il y a 6 ans

Si vous débutez en marketing online vous devez absolument imprimer cette infographie et en faire la base de votre stratégie d’acquisition client. Cette infographie présente un programme pour développer votre stratégie marketing sur les axes suivants :

  • L’email marketing
  • La génération de leads
  • Le social media marketing
  • Les campagnes CPC (type adwords)
  • La recherche organique (Type Google)
  • Le content marketing (Blog etc…)
  • Le web analytics

Autrement dit, l’essentiel des canaux d’acquisition clients que l’on peut développer au début de son site E-commerce.

Certes les remarques et propositions sont ultra classiques c’est justement le point fort de cette infographie : reprendre les bases du webmarketing pour votre site. Le principal avantage étant que tout est structuré dans un ordre logique, précis et constructif ! Il n’y a plus qu’à dérouler.

C’est un vrai plan marketing de base pour bien démarrer votre activité en ligne, il est bien sûr à adapter pour correspondre correctement à votre business mais le suivi hebdomadaire peut vous être très utile pour savoir si vous avancez à bon rythme ou non.

Créer son plan marketing web est en effet indispensable pour pouvoir acquérir du trafic et développer votre site.

L’infographie est un peu lourde (2.3Méga) mais peut être téléchargée ici même au format PNG.

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

1 Commentaire

Une réponse à “Le guide complet du débutant en web-marketing”

  1. On ressent l’expertise de haut niveau. Merci pour cet article de qualité. Je partage pour mes élèves enter autres 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


Pourquoi les sites de deals sont intéressants pour les e-marchants ?

par Benoit Gaillat - Il y a 6 ans

Vous avez surement vu plusieurs histoires concernant les mésaventures de commerçants ayant utilisé Groupon, par exemple ici un cas assez grave ou le point de vue de Romain:
Groupon, un modèle à 6 milliards qui a ses limites ? , et pourtant je pense que c’est un des meilleurs moyen pour les e-commerçants pour attirer des clients dans leurs boutiques avec tout un tas d’avantages.

Je ne reviendrait pas sur le choix à faire entre Groupon, Kgbdeals, Letrader, etc…  qui se fera plutôt en fonction des incitations commerciales de chacun mais je vais, comme souvent, vous faire un petit calcul pour vous montrer que les sites de deals sont bon pour les e-commerçants.

Aujourd’hui avec Adwords

Imaginions qu’aujourd’hui vous utilisiez Google Adwords pour annoncer et que votre site réussisse à convertir dans la moyenne.

Posons les hypothèses :

  • CPC Adwords = 0.5 € / clic
  • Taux de transformation = 1.5 %

Coût d’acquisition par client = 33 € (en arrondissant)

Chaque nouveau client amené par Adwords vous coûte donc 33€ et doit donc générer au moins 33€ de marge (Hors FDP) dans son cycle client chez vous pour avoir un impact neutre, ce n’est qu’au dessus de cette marge que votre client vous aura rapporté quelque chose et commencera à devenir rentable pour vous.

Demain avec un site de deals

Partant de l’hypothèse que vos clients vous coûtent 33€ / acquisition il vous est facile de déterminer le budget maximum que vous pouvez allouer à un site de deals pour gagner des clients en payant au maximum la même chose.

Partons du principe que le site de deals prend 50 % de commission, c’est le cas de Groupon normalement.

Un deal de 40€ en bon d’achat vendu à 10 € sur le site de deals se répartira de la façon suivante :

  • 30 € dans la poche du client
  • 5 € pour le e-marchant
  • 5€ pour le site de deals

Votre client, lorsqu’il aura passé commande sur votre site, vous aura donc coûté : 40 €de bon d’achat – 5 € de récupérés au travers du site de deals = 35 €, soit le même coût que si vous étiez passé par Adwords !

Conclusion

Le principal avantage des sites de deals et donc de vous apporter des commandes et non pas des leads ! Certes vous payez le prix fort mais vous êtes sur de recevoir une commande en échange, le tout est d’estimer combien vaut un nouveau client pour vous…

Les sites de deals peuvent vous apporter des clients, beaucoup de clients mais il faut bien sûr être très prudent dans les contrats signés ! Relisez toujours votre contrat et ne signez pas si cela n’est pas bon pour votre business. Acheter du client demande de la trésorerie, si vous n’en avez pas ne vous lancez pas dans le (e)-commerce.

Bien sûr beaucoup ne manqueront pas de faire remarquer que les clients des sites de deals  :

  • Ne sont pas fidèles
  • Ne s’intéressent pas à autre chose que des prix bas
  • ne rachèterons jamais sur votre site , etc …

Dans ce cas c’est surement que votre proposition de valeur n’est pas en adéquation avec leurs besoins mais je reviendrez sur ce point dans un second billet en vous laissant méditer sur cette citation  » Quand le sage désigne la lune, l’idiot regarde le doigt » 😉

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

3 Commentaires

3 réponses à “Pourquoi les sites de deals sont intéressants pour les e-marchants ?”

  1. PaulG@Cabriolet occasion dit :

    Si les(le) site(s) de deal devient monopolistique, il peut aussi préssurer le commerçant pour augmenter sa marge intermédiaire. Le e-commerçant ne vend plus qu’à marge nulle ou a perte et c’est la fin.

  2. cedric23 dit :

    Bonjour
    Il existe d’autres sites d’achats groupés.
    Si ca peut vous aider, voilà une page avec tous les sites d’achats groupés et le classement des meilleurs sites avec de nombreuses infos sur ce sujet.

    Très intéressant.

    http://www.les-moins-chers.com/achats-groupes.php

  3. Matthieu@photo dit :

    J’ai encore bien du mal à comprendre comment une entreprise peut changer son prix de 40€ à 10€…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


Salon MD Expo E-retail 2011 fin mars

par Benoit Gaillat - Il y a 7 ans

Un petit post rapide pour vous informer que le  salon MD Expo / E-retail 2011 ouvrira ses portes du 29 au 31 Mars à la porte de Versailles à Paris.

Ce sera l’occasion d’y trouver tout un panel d’acteurs pour développer votre stratégie marketing. On risque d’y trouver pas mal de solutions tournant autour de Facebook vu l’engouement actuel sur cette plateforme. Ce genre de salon peut être une bonne occasion pour ouvrir un peu le spectre de vos actions. A force de faire du adwords toute la journée on en oublie les autres solutions pour rester en contact avec ses clients.

Voici le nuage de tags du communiqué de presse du salon, à mon avis c’est un bon indicateur des sujets qui seront présentés :

Pour s’inscrire c’est par ici ->http://www.md-expo.com/site/FR/MD_Expo/Visiter/Commande_de_badge,I4098.htm

Et pour ne pas l’oublier je l’ai ajouté dans l’agenda E-commerce !

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


Lancement d’un site e-commerce : organiser son teasing

par Romain Boyer - Il y a 7 ans

Crédit : PVC / Echo62.com

Problématique intéressante s’il en est, le lancement d’un site e-commerce pose de nombreuses questions parmi lesquelles : Comment faire venir un grand nombre de personnes dès le lancement du site pour aider au décollage de celui-ci ?

Le moyen le plus rapide est aussi le plus risqué : Adwords

Les plus fortunés d’entre vous diront bien évidemment : il suffit d’investir dans les liens sponsorisés, une bonne campagne Adwords aidera au décollage et à vous de faire en sorte de ne pas retomber !

Certes, cette politique est juste mais elle comporte un risque non négligeable : pour un site identique, une campagne de liens sponsorisés n’aura pas le même impact selon votre notoriété, qui ne sera pas la même au lancement et plus tard. D’ailleurs, il arrive souvent que les liens sponsorisés soient cliqués par des internautes qui vous connaissent déjà et qui vous recherchaient (parfois sans le savoir). Si vous avez les moyens de faire une bonne campagne, allez-y mais ne le faites pas à moitié. Une campagne avec des liens qui ne sont pas visibles en permanence est souvent bien moins performante. Sélectionnez-bien vos mots clés et ne vous lancez pas à corps perdu sur des mots clés ultra-concurrentiels, très chers et souvent peu efficaces.

Le moyen le moins coûteux et le plus long à la détente : Le référencement naturel

Le référencement naturel.. vous savez probablement qu’il est long de se positionner sur Google, mais cela est gratuit. Le référencement naturel doit à terme avoisiner les 70% de votre trafic (sauf si vous êtes sur un mode type Vente Privée) et doit donc être choyé. Nous nous proposerons dans un prochain article de voir comment optimiser votre site sur les moteurs de recherche (positionnement et affichage).

S’il est important de faire attention PENDANT la conception aux problématiques de référencement naturel, il faut occulter un moment cette problématique lors de la phase de pré-lancement, elle peut être contre-productive. Après la deuxième semaine suivant le lancement, il faut à nouveau se re-concentrer fortement sur cette problématique centrale.

Mais sans bouteille de champagne, un lancement est-il vraiment un lancement ?

On en arrive au coeur du sujet, le lancement est un moment crucial de la vie de votre site qui est un véritable tremplin. Mettre son site en ligne et ne pas faire de « lancement » à proprement parler, c’est comme démarrer en 3e en voiture. Ah, ça va marcher, si on est très vigilant et qu’on y croit vraiment, qu’on ne relâche rien, qu’on persiste à appuyer comme un bourricot sur l’accélérateur. Mais ça n’accélère pas vite.

Mais qu’est-ce qu’un « lancement » ?

Un lancement, c’est la bouteille de champagne sur le navire, c’est la pendaison de crémaillère pour un nouveau restaurant, c’est la nuit de noces pour un mariage.

On ne parle pas du moment où le bateau est à l’eau, ce qui correspond à la mise en production d’un site e-commerce, on parle du moment où la bouteille de champagne s’écrase et libère son liquide sur la proue du navire, libérant par la même les clameurs du public présent qui se sent privilégié d’assister à ce spectacle.

Il faut donc bien différencier le lancement de la mise en production du site. Le lancement peut avoir lieu des semaines plus tard, après par exemple une version alpha qui aura permis de corriger des bugs.

Crédit : Quadriga - L'attente suscitée par le lancement de l'iPad

Que déclenche le « lancement » ?

Le lancement doit déclencher une ample phase de communication pour faire connaître le site. Je fais souvent l’analogie avec un fusil à une seule cartouche. Vous avez UNE cartouche de communication.

Chaque journaliste/blogueur qui s’intéressera à vous ne fera en moyenne qu’un article sur votre site internet.

À l’instar d’une campagne de marketing global multicanal qui vise à créer de la notoriété, il faut créer un effet « large filet » qui amoindrira les chances que le public visé ne prenne connaissance de votre marque et de votre lancement.

Il faut donc organiser, préparer le lancement en faisant en sorte que l’on parle beaucoup de vous, non pas sur une longue durée mais avec une large diffusion, auprès d’un maximum de journalistes/blogueurs et de communication dans les lieux où va votre public visé.

Comment susciter une attente ?

Les journalistes ne rédigent pas des articles à tout va sur tous les lancements et sur n’importe quelle boutique. Il faut donc susciter un intérêt et si possible le susciter avant le lancement.

Et là on aborde la grande question : mais comment je suscite une attente ? la grande question.. les grandes agences sont payées des millions pour fournir dans 95% des cas une stratégie naze qui n’aboutit à rien, je ne prétendrai pas les surpasser. Je peux juste vous donner les ingrédients du succès, que 95% peinent donc à trouver (le fait de connaître l’ingrédient ne permet pas toujours de le trouver) :

une offre proche du consommateur : les consommateurs ne s’intéressent pas à ce qui ne peut pas les toucher

une offre pour un large public : les journalistes ne s’intéressent pas vraiment aux marchés de niche

suffisamment d’informations pour permettre l’intérêt : les consommateurs et les journalistes doivent avoir l’eau à la bouche

pas trop d’informations pour susciter les questions : les consommateurs et les journalistes doivent pouvoir spéculer

diffuser des ragots disséminés : glisser des informations partielles à des blogueurs pour alimenter les spéculations et permettre à tout un chacun de se faire une idée plus précise s’il a de l’imagination

disposer d’une page de lancement sexy qui donne le moins d’informations possible mais qui permette d’alimenter une base de données de curieux et une page de fans sur facebook

limiter les entrées en version alpha, faire gagner quelques  invitations en avant-première qui se gagnent en faisant quelque chose pour le lancement : du buzz (tracking sur des liens), un article, …

Un intérêt non négligeable de ces phases de lancement est de déceler dans les ragots les attentes du public concerné…

Conclusion

Page d'attente d'Hipster

Le lancement est une phase cruciale qui fait d’un produit lambda un succès. Les lancements d’Apple sont bien connus et contribuent au succès fulgurant de leurs produits. Apple ne dépense pas un sou en campagne marketing, tout le monde s’en charge pour elle. Un des sites qui exploite le mieux cette technique est actuellement Hipster (>invitations) qui sans rien dévoiler a déjà glané des dizaines de milliers d’adresses de curieux. Des dizaines (centaines ?) de blogueurs (comme techcrunch) se sont précipités pour spéculer sur le concept en question et un ingénieur de Google est même allé jusqu’à fouiller dans le code pour découvrir qu’il semblerait que ce soit un site de Q&A comme Yahoo Answers. Il y a fort à parier que, que le modèle soit bon ou pas, le site connaisse un grand nombre d’entrées les premiers jours, même s’il s’effondre après, c’est une autre problématique.

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

14 Commentaires

14 réponses à “Lancement d’un site e-commerce : organiser son teasing”

  1. David Nicolas - SexyFood dit :

    Article intéressant. Juste…Le référencement naturel n’est pas gratuit. Qu’on le fasse soi même, ce qui prendra du temps, et donc de l’argent, ou qu’on le sous traite.

    D’autre part, je pense qu’il y a plusieurs moyens de lancer un concept. Le fait de donner peu d’informations attise la curiosité, mais certains sites sont très claires dans leur ligne avant le lancement, et connaissent tout de même un fort engouement.

    Dans les sites qui ont bien pensé leur phase de lancement ( et de communication ), on peut également citer loueunepetiteamie, sur le principe de rentawife, qui cache en fait un site de location.

    Enfin, dans les canneaux de communication au lancement

  2. David Nicolas - SexyFood dit :

    Enfin, dans les canaux de communication au lancement, il a plusieurs pistes :
    La presse écrite et radio, assez facile à atteindre.
    Les bloggeurs coeur de nerf pour la guerre du web.
    La possibilité d’organiser des jeux/concours.
    L’évènementiel ( soirée de lancement, partenariat dans des salons etc… ).

    David.

  3. Romain Boyer dit :

    Bonjour David,

    effectivement, rien n’est gratuit dans ce monde, y compris le référencement, la conception, (l’assistance à) la maîtrise d’ouvrage, l’aide à la réflexion, les outils, et surtout le temps que l’on passe soit-même à faire une chose plutôt qu’une autre ; je te rejoins tout à fait sur ce point de vue.

    Je parlais de moyen le « moins coûteux » (Cf titre sous-partie), rien d’autre. Je disais simplement que le positionnement sur Google était gratuit 😉

    Merci pour les informations complémentaires apportées !

    Le propos était principalement d’attirer l’attention sur ce moment que l’on appelle « lancement » mais on trouvera tout un tas d’autres possibilités encore pour communiquer.

    Toutes autres suggestions bienvenues !

  4. OPERA PRINT dit :

    Justement @operaprint prépare son lancement de site e-commerce (autour du 12 février prochain) via communiqués de presse gratuits online, page en construction, blog, Twitter, Facebook (publicité payante) et un nouveau moyen de faire du buzz mais ça ce sera à découvrir en live quelques jours avant le lancement !

  5. David Nicolas - SexyFood dit :

    @Romain :

    Et tu as tout à fait suscité cette envie, même si elle était déjà présente et réfléchie chez moi, elle est désormais totalement regaînée et appuyée d’une envie toujours plus forte.

    Je n’hésiterais pas à faire partager le lancement de SexyFood en commentaire sur cet article si ca t’intéresses d’ailleurs.

    A bientôt,
    David.

  6. Romain BOYER dit :

    Salut, merci pour ces informations, n’hésite pas à nous faire un retour et à nous dire ce qui marche et ce qui ne marche pas. Si tu veux, on pourrait faire une interview pour parler des problématiques de ce lancement quand tu y seras ? 🙂

  7. Romain BOYER dit :

    Super, ça m’intéresse beaucoup oui ! je n’attends que ça même 🙂

    A bientôt

  8. OPERA PRINT dit :

    @Romain : avec plaisir, je te tiendrai au courant de mes feedbacks et surtout du dernier « biais » de communication

    @David : c’est pour quand ton lancement ?

  9. wwww.1001opticiens.fr dit :

    Merci pour l’article, très intéressant. Néanmoins, il n’est pas fait référence au concept de longue traine, qui me semble important même pour un lancement : sur le net, un lancement peut être long, un service peut mettre du temps pour trouver son public

  10. Romain BOYER dit :

    Bonjour 1001opticiens ;-), je fais au contraire plusieurs fois référence à la longue traine, en parlant d' »ample phase de communication » ou d’effet « large filet ».
    Mais peut-être penses-tu à autre chose ?

  11. www.1001opticiens.fr dit :

    Bonjour Romain,
    Merci pour ta réponse, et je m’aperçois que mon post n’était pas très clair ! Tu dis à un moment  » Il y a fort à parier que le site connaisse un grand nombre d’entrées les premiers jours, même s’il s’effondre après ». A mon avis, c’est un des soucis que l’on doit rencontrer quand on fait trop un buzz autour d’un concept avant son lancement. Le risque étant que de « faux » utilisateurs soient déçus, se détournent du concept, avant même que les utilisateurs « rééls »qui pourraient être vraiment intéréssés n’aient la chance de le connaitre. Si on regarde les progressions de FB, Twitter, etc…, on voit que le lancement a au contraire été progressif, et que cela a permis au service de s’améliorer et se transformer. Du coup, je me demandais si un site n’aurait pas plutôt intérêt à faire un lancement très progressif, ciblé autour de ses utilisateurs potentiels et eux seulement, sans ‘trop » en faire 😉
    Sinon, merci pour ton site, il est vraiment très bien !

  12. Romain BOYER dit :

    Merci pour ta réponse. Tout d’abord, je tiens à préciser que ce n’est pas mon blog, mais j’y contribue régulièrement effectivement.

    Je te rejoins à 100% sur ce que tu dis, je parle ici de lancement et je termine par « ceci est une autre problématique » en faisant justement référence à ce qui pourrait être l’objet d’un autre post : comment retenir, fidéliser et convertir les masses d’internautes qui viennent pour une raison ou une autre (buzz, passage à la télévision, …).

    Et effectivement, faire venir les masses risque de les perdre s’ils n’y trouvent pas leur compte, mais peut également être productif, notamment pour des sites « sociaux » ou autres. Cela a été le cas pour Groupon par exemple, et a contribué à son succès fulgurant.

    Amener les masses progressivement peut avoir un intérêt si l’on n’est pas sûr de son concept (ce qui devrait être le cas dans 90% des lancements, il n’y a pas de mal à être humble…), ouvrir une version alpha puis bêta permet par exemple déjà de créer des améliorations suite aux remarques sans patir d’un effet d’échelle désastreux.

    Tu as en fait apporté un gros complément de réflexion, je t’en remercie !

  13. pligg.com dit :

    Lancement d’un site e-commerce : organiser son teasing…

    Problématique intéressante s’il en est, le lancement d’un site e-commerce pose de nombreuses questions parmi lesquelles : Comment faire venir un grand…

  14. Stéphanie dit :

    Bonjour,
    Merci pour toutes ces informations.
    Je suis céramiste et je donne des cours. Je fais donc du local en terme de clientèle. Je crée actuellement mon site web pour me faire connaitre et avoir du monde dans mes cours. Je suis en train de préparer une page de teasing pour avoir une mailing list. Je m’interroge sur le temps qu’il faut entre le lancement du teasing et le lancement du site pour que la curiosté soit attisée mais pas lassée. Merci d’avance pour vos réponses

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


Google shopping arrive en France

par Benoit Gaillat - Il y a 7 ans

C’est la grande nouvelle d’hier , « google product », « google achats » « google shopping » arrive en France pour se tailler une part de marché sur le secteur très concurrentiel des comparateurs de prix. A mon avis ça doit être un peu la panique chez Shoppzilla, Kelkoo, leGuide & Co … Voir arriver un acteur de cette taille et avec autant de cash (33.4 milliards d’euros) dans les poches sur leur marché, ça doit impressionner.  En tout cas moi j’aurais au moins eu un petit frisson de peur, voyons ensemble pourquoi .

Première question, quel est le business model d’un comparateur de prix  ?

Un comparateur de prix peut avoir 2 business model (en dehors de google shopping) : une rémunération au clic, c’est à dire au nombre de visiteurs envoyés vers votre site marchand ou, petite variation, un business model qui rémunère le comparateur sur le CA généré plutôt que sur le trafic. Le deuxième est un peu plus lourd à mettre en place mais idéalement plus efficace pour le marchand qui ne paye que lorsque qu’il encaisse réellement de l’argent.

Vous comprenez aisément que plus les comparateurs envoient de trafic plus ils gagnent d’argent, ce sont donc devenus des experts du SEO et de l’aquisition de trafic en général, ils exploitent ainsi la plupart des leviers de communication disponibles (voir : où trouver du trafic pour son site ).

Quel est le business model de Google shopping ?

menu google shopping

En regardant un peu dans le back office marchand de google shopping on peut trouver plusieurs indices sur le business model de google shopping.

Premièrement, il n’y a pas d’onglet « créditer votre compte » dans le menu de google shopping, donc à première vue l’insertion du catalogue et les clics envoyés vers le marchand ne sont pas payants.

Deuxièmement, l’onglet Google Adwords nous indique que l’on va pouvoir je cite « Intégrez votre contenu dans vos campagnes Adwords. » Bon je crois qu’on le tient le business model, vendre du adwords aux E-marchands, c’est pas comme si on s’en doutait pas un petit peu 🙂 .

Bien sûr, on peut également s’attendre à une intégration parfaite entre Adwords, Google Shopping et Google Analytics, une solution toute intégrée prête à être déployée facilement pour apporter du business à un marchand.

Il ne manque rien, enfin presque rien, peut être juste un moyen de paiement pour avoir la maîtrise de la partie web de la chaîne de la valeur du e-commerce. Par le plus grand des hasards il se trouve qu’il y a un onglet « Google checkout » pour configurer son ID Google checkout (toujours pas sorti en France il me semble).

Donc nous avons : un outil de gestion de catalogue (Google shopping) + de la publicité (Google adwords) + un moyen de paiement (Google checkout) + un outil de reporting (Google analytics)…

Bizarrement, je ne pense plus tellement à une concurrence avec les moteurs de comparaison de prix mais plutôt à des briques pour aller concurrencer toutes les marketplaces (Ebay, Amazon, Priceminister etc …).

Les comparateurs et marketplaces sont-ils morts ?

Paradoxalement, même si Google attaque de front leur business model et leurs sources de trafic, je pense qu’ils sont loin d’être morts pour plusieurs raisons :

La première est que cela ne s’est pas passé aux Etats Unis et en Angleterre où Google Shopping n’a pas réussi à convaincre les internautes de passer par ce service (NB : je cherche des chiffres fiables là dessus). Malgré les réserves de cash, Google n’a pas réussi à fournir un produit indispensable pour les utilisateurs finaux. Peut-être que cela changera avec le temps ou peut-être que cela sera différent pour le marché français mais bon c’est un signe « rassurant » pour eux pour le moment.

La deuxième c’est que Google n’est plus seul, on peut considérer que entre 1999 et 2009 Google a représenté la porte d’entrée sur le net d’une majorité d’internautes. Aujourd’hui le trafic d’entrée se répartit entre Google, Facebook et surtout les webphones avec les applications. Ce qui peut permettre aux plateformes de shopping d’aller chercher des clients hors de la galaxie google, chose impensable il y a 5 ans où le duo SEO+Adwords régnait en maître.

La troisième raison est la paranoïa méfiance des internautes vis à vis de Google, les notions de vie privée et de contrôle global de la planète par Google rendent inquiets certains internautes qui ne sont plus prêt à confier leurs données à Google. Je ne connais pas ce pourcentage mais il était encore inexistant il y a quelques années et ne fait que s’accroître lorsque google sort un nouveau service.

Les marchands doivent t’ils s’inquiéter ou se réjouir ?

C’est bizarrement eux qui à mon avis ont beaucoup à perdre, les comparateurs et marketplaces surveillant déjà tous Google shopping et trouveront des parades (ou pas s’ils sont mauvais). Les e-marchands peuvent se réjouir car cela va faire baisser les coûts d’acquisition client dans un premier temps (moins de frais au clic, trafic plus ciblé etc …) mais ce canal demandera finalement peut être la même expertise dans 2 ou 3 ans que le SEO à ses débuts. Il y a ceux qui le prendront en compte et ceux qui se laisseront distancer et comme on peut rarement être bon partout cela va être une nouvelle opportunité pour de nouveaux concurrents pour se lancer.

En abaissant les barrières à l’entrée du E-commerce cela accroît la concurrence et réduit les marges… Attention au nouveaux entrants.

Vous en pensez quoi de Google shopping vous ?

PS : je viens de voir qu’après un an sans post sur ikom.fr Jérôme a publié un article hier sur l’avenir des comparateurs de prix 🙂 heureux hasard.

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

12 Commentaires

12 réponses à “Google shopping arrive en France”

  1. Marc Chouteau dit :

    Une hypothèse très probable est que Google Search descende en flèche les comparateurs sur les premières pages de résultats (ce qui serait bien pour tout le monde). Puis place son propre service de shopping avec une meilleure mise en avant comme ils l’ont déjà fait avec Maps ou les vidéos.
    Je n’ai pas encore mis en place ce service, mais ce qui semble très intéressant est de pouvoir annoncer via AdWords sur chaque produit (galère a faire avec la version actuelle d’AdWords, possible avec leur API mais payant).

  2. pilouto dit :

    Le modèle de Google Shopping est pour le moment gratuit mais il va par la suite passer en payant avec un modèle style Adwords. Pour être 1er il faudra payer…

    Google a les moyens et l’audience pour rendre ce service incontournable. Cela va prendre du temps avant que les internautes aient le reflex. Mais la mise en place progressive d’un nouveau bloc « Google Shopping » directement dans la page search va tendre à le démocratiser.

    Le problème des comparateurs de prix c’est leur ultra-dépendance à Google. Ça ne me surprendrait pas s’ils baissent en positionnement SEO dans les mois qui viennent…

  3. bgaillat dit :

    @Marc Si google pénalise les comparateurs il y a de grandes chances que les marchands en pâtissent aussi malheureusement…
    @pilouto : personne n’est obliger d’utiliser adwords sur le moteur classique, à mon avis ce sera pareil dans google shopping.
    Pour le service incontournable ce n’est pas ce qui s’est passé aux UK et aux USA alors pas sûr que ça réussisse en France.

  4. Romain Boyer dit :

    Google a toujours un succès plus fort en France et en Europe qu’aux USA, Cf le taux d’utilisation de Google > 90% en France et 66% aux US (http://www.generation-nt.com/moteur-recherche-usa-comscore-bing-facebook-actualite-1100331.html)

    Une chose extrêmement intéressante est que Google a interdit aux robots d’indexer ses propres pages products : http://www.google.com/robots.txt
    Ceci explique peut-être le fait que Google Shopping ne perce pas plus que cela.

    Pas de SEO ou d’adaptation de l’algorithme de Google donc (d’ailleurs, 19 résultats sur les pizzas seulement sur site:google.com/products !)

    Je trouve l’idée de Benoît très intéressante sur les briques conçues pour aller vers une market place, et j’ai également la même sensation.

    Je pense que Google Shopping fera payer des mises en avant comme le pense @pilouto

  5. Romain Boyer dit :

    Extraits du robots.txt au fait au cas où ça change :

    Disallow: /m/products?
    Disallow: /m/products/
    (…)
    Disallow: /froogle?
    Disallow: /products?
    Disallow: /products/
    Disallow: /froogle_
    Disallow: /product_
    Disallow: /products_

  6. Clement dit :

    Super article, très pertinent!.
    Je pense en effet que les comparateurs vont baisser en SEO mais ils trouveront bien la parade. Cela étant la valeur ajoutée pour les utilisateurs est faible car les avis publiés sont peu crédibles (par rapport aux services réels de feed-back client). Google s’enlève le problème des avis et ne garde que le plus pertinent pour l’utilisateurs (Photo + Prix +Descriptino courte + nom du marchand).
    Cela étant je suis étonné du faible succès relatif que tu commentes aux US et UK car bizarrement je pense que l’on fait plus facilement confiance à Google pour donner ses données perso que à Facebook….
    Tu mentionnes les app webphone, et là aussi Google a bien préparé le terrain avec Android et Chrome OS (ou vice-versa) sur Phone mais surtout sur Tablets et sur TV…..
    Faciliter le shopping depuis le canapé sera un jeu d’enfant pour Google.

  7. bgaillat dit :

    Merci Clément !
    Pour le succès UK et USA j’ai discuté avec un comparateur cet aprem qui m’affirme que google a 70% du marché aux US des comparateurs, il faut que je trouve des sources fiable pour en être sûr.
    Facebook à moins de confiance que google peut être mais les deux sont en passe de devenir les « nouveaux méchants » du web, Microsoft doit être content de ne plus être la bête noire 🙂
    Pour les apps et la TV oui et non, google va maîtriser l’OS mais pas ce que tu installes dessus, donc il va lui manquer une étape dans la chaîne de la valeur.

  8. Loïc dit :

    Votre théorie est flippante mais très probable.
    Sinon j’ai lu sur le Monde que Google installe une ligne internet ultrarapide à Berckley avant d’équiper une ville entière… Google est vraiment devenu incontounarable pour tous les acteurs du web et il profite donc de sa situation de quasi-monopole. Bref c’est pas forcément rassurant tous ces nouveaux services et domaines d’activité !

    Ps: ce serait bien une option pour être prévenu quand un nouveau commentaire arrive !

  9. bgaillat dit :

    Oui j’ai lu aussi pour le haut débit, ils savent que c’est dans leur intérêt.
    Pour le quasi monopole est ce réellement un problème ? c’est un monopole par l’innovation et l’amélioration constante, le tout généralement gratuit.

    Pour les commentaires je vais essayer de trouver comment améliorer tout ça, je ne m’y était pas vraiment penché jusqu’à présent …

  10. pilouto dit :

    « Pour le succès UK et USA j’ai discuté avec un comparateur cet aprem qui m’affirme que google a 70% du marché aux US des comparateurs, il faut que je trouve des sources fiable pour en être sûr »

    70% ?? C’est énorme ! Si tu as des stats sur l’utilisation de GG Shopping aux USA ou au UK je suis preneur. Merci.

  11. bgaillat dit :

    Voila quelques stats pour le UK qui proviennent d’une étude de Comscore : http://tinyurl.com/2adpq8h

  12. […] les comparateurs de prix, qui eux se prennent des claques (à cause de leurs pratiques ou bien de l’arrivée de google shopping selon votre point de vue), mais plutôt pour les marketplaces avec des sites ultra-trustés comme […]

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.