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Quelle place pour la vidéo dans le e-commerce ?

par Romain Boyer - Il y a 2 ans

La question se pose franchement de savoir quelle est la place de la vidéo dans le e-commerce.

Youtube a démocratisé la vidéo sur Internet : 4 millions d’heures sont consommées par mois rien que sur Youtube qui reçoit par ailleurs 60 heures de vidéo par minute (Source Youtube). La vidéo est donc un succès sur Internet.

Une donnée qui donne à réfléchir puisque la vidéo est aujourd’hui quasi inexistante dans le e-commerce.

Je ne crois personnellement pas vraiment à la vidéo composée de plusieurs photos avec une petite animation (service type Treepodia – discussion en cours dans les commentaires de cet article) ; cela fait perdre plus de temps qu’autre chose à l’utilisateur, et cela n’apporte aucune valeur ajoutée. Je n’inclus pas là-dedans les vidéos à 360° des produits qui est un gain d’informations et donc une bonne chose, bien que je ne considère pas cela comme de la vidéo mais plus comme de l’animation.

La vidéo peut être un canal d’acquisition comme un canal de fidélisation.

D’acquisition d’abord, nous en parlions d’un point de vue SEO précédemment, car la vidéo se positionne très bien (de façon très visible) dans les SERP (affichage des résultats sur Google).

Pour peu que vous utilisiez les bons mots clés dans le titre et la description, si le mot clé auquel vous répondez présente un intérêt sous forme de vidéo (notamment pour tout ce qui est technique), l’utilisateur regardera votre vidéo. Il sera alors immergé dans votre univers (si vous brandez correctement votre vidéo), écoutera vos conseils, et avec un peu de chance achètera les produits que vous suggérez.

De fidélisation ensuite, puisque si vous offrez à l’utilisateur des vidéos qu’il recherche et que vous brandez (petit logo) correctement la vidéo, vous associez durablement dans l’inconscient la marque de l’expert à votre identité.

Un formidable moyen de faire acheter les produits que vous conseillez pour parvenir au résultat que vous montrez.

Le parfait exemple selon moi est Leroy Merlin et Castorama dans le domaine du bricolage. Avec notamment leur liste de courses :

Romain Boyer

Romain est un consultant eCommerce, spécialisé dans la création de valeur et l'optimisation du taux de conversion, ainsi que sur les pratiques cross-canal > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Profil sur Google > sur son blog eCommerce

13 Commentaires

13 réponses à “Quelle place pour la vidéo dans le e-commerce ?”

  1. Le principal problème reste le coût de production des vidéos….
    Les ecommerçants ne peuvent se permettent ça que si la profondeur de stock est importante et les ventes aussi …

  2. ah, la vidéo ! je dois réaliser des tests produits en vidéo, mais le temps manque !

  3. Romain, vous dites ne pas croire « un instant à la vidéo composée de plusieurs photos avec une petite animation » car cela fait selon vous « perdre plus de temps qu’autre chose à l’utilisateur » et cela n’apporterait « aucune valeur ajoutée » au consommateur. C’est votre opinion de penser cela mais permettez-nous de vous contredire à ce propos.

    L’animation 360° et la vidéo produit que nous offrons à nos clients leur permettent d’enrichir le contenu de leur site en apportant une expérience utilisateur différente, particulièrement intéressante pour les produits dont les clients apprécient de voir tous les détails, comme les chaussures par exemple. Il est prouvé que ces animations toutes simples, qui n’apportent certes pas de contenu scénarisé comme dans une vidéo tutorielle, prolongent sensiblement le temps moyen passé sur le site internet de l’e-marchand, ce qui non seulement contribue à créer de l’engagement envers l’univers de la marque et ses produits, mais qui participe de même à la baisse significative du taux de retour et à la hausse du chiffre d’affaires.

    Je vous invite à visiter le site de notre client http://sokult.com/ qui vient de refaire son site en y intégrant des animations 360° réalisées avec un ScanCube et vous pourrez constater à quel point il est agréable d’y naviguer et de consulter le catalogue produit.

    Cordialement, Anne-Marie, Chargée de communication ScanCube.

  4. Romain Boyer dit :

    Bonjour Anne-Marie et merci pour votre commentaire.

    Sauf erreur, votre solution ne propose pas un montage vidéo à partir de plusieurs photos (du moins pas visuellement pour le client). Elle n’est donc pas concernée par cette opinion. Je pensais davantage à la solution de Treepodia qui permet à partir de photos de créer une sorte de « slideshow ».

    La visualisation à 360° d’un produit est une belle/bonne chose puisque cela apporte un gain d’informations sur le produit.

    Je rajoute la précision dans l’article pour ne froisser personne..

  5. Tiens justement je dois écrire un article sur Treepodia, j’avais trouvé le rendu plutôt dynamique et bien foutu.
    Le fondateur dit qu’il assure un ROI de 4 pour le passage d’une Fiche produit image à une fiche produit « vidéo Treepodia »

    Ca vaut le coup de tester je pense ;)

  6. Romain Boyer dit :

    Ben si tu veux mon avis, il n’y a objectivement pas grand intérêt.

    Quand tu veux regarder le visuel du produit, tu veux surtout :
    - de la haute définition (et pas de la compressée)
    - quelque chose de stable (pour pouvoir regarder les détails)
    - que ça ne passe pas à une autre photo à n’importe quel moment (toujours pour regarder les détails)
    - la photo dans le format le plus grand possible (et non en petit et de biais dans un canevas vidéo)

    Maintenant, je serais curieux de voir les showcases de e-commerces qui ont implanté ça et fait aucune autre modification et qui ont vu leur CA augmenter plus que d’habitude..

  7. Bonjour Romain,

    Etant directement cité dans votre article, je me devais de réagir.

    Je trouve votre avis extrêmement tranché sur Treepodia puisque, comme vous le reconnaissez vous-même, vous n’avez aucun recul sur ce genre de solution quant à son impact sur le CA.

    De notre côté, la solution Treepodia est accompagnée d’outils statistiques pouvant mesurer en temps réel le différentiel de CA, avec et sans visionnage de nos vidéos. C’est pourquoi nous n’avons aucun problème a garantir 4* le ROI.

    Je reste a disposition pour en discuter plus en avant.

  8. Romain Boyer dit :

    Bonjour Olivier,

    merci pour votre retour ici.

    vous avez mes arguments plus haut.

    Mon retour se base sur ce que j’ai pu voir en conditions réelles et sur vos démos d’il y a 3 ou 4 mois : un simple slideshow des différentes photos de la fiche produit avec les images qui bougent et défilent avec une résolution amoindrie, un peu comme ce qu’on voit sur certains sites immobiliers d’ailleurs.

    Cela devient un peu plus intéressant quand on insert intelligemment quelques messages de réassurance ou des informations additionnelles sur le produit que l’on aurait risqué de manquer autrement.

    Vos vidéos de démonstration contiennent du son mais je vois mal comment vous pouvez automatiser la création du son par rapport à un catalogue produit en input ? il faudrait alors les rajouter sur chacune des vidéos.

    Sur quelle base garantissez-vous le ROI à 400% car le CA d’un site croit naturellement ?

    Avez-vous quelques success stories françaises ?

    Je modifie l’article pour mentionner la discussion en cours ici, je vous laisse libre cours pour me faire changer d’avis (ce qui reste bien sûr possible !). Je suis ici pour susciter des réactions et suis ravi quand c’est le cas !

  9. http://www.nelly.com (distributeur multimarques, pure player) : 2009 évalue en test A/B l’impact de la video portée. 45% d’augmentation de la transfo sur les produits avec video. 2012 presque tous les produits sont systématiquement filmés portés. Studio photo/video intégré, jusqu’à 300 modéles produits par jour.

    http://www.burberry.com (luxe, cross-canal) : depuis 2011 quasiment tous les produits en video, intégration parfait dans l’ergonomie de la page produit, expérience achat similaire pc/tablette/mobile. Présente les collections en streaming broadcast live sur son site 2x par an. pas de chiffres officiels, les ventes se portent très bien.

    http://www.sorel.com (sportswear, cross-canal) : 2009, photo 360 (jusuq’a 64 images par produit, choix assez extrème. Zoom détaillé et rotation compléte quelque soit le niveau de zoom : le client ne peut que constater la qualité du produit, sans la discuter.

    Mirapodo.de (chaussure, pure player) : 2010, multi-vues 4000×6000 pixel, rotation 180° dans les pages catégorie au survol, zoom en survol dans les fiches produit, zoom full-screen à un niveau de détail qui devient presque excessif, intégration video en test en 2011/12. On n’a jamais mieux vu et compris le produit avant de l’acheter.

    http://www.boulanger.fr : 2010, refonte du site, déploiement massif de contenus photo, photo-360 (et non video 360, grosse nuance), et de vidéo pack-shot/produit en situation. Production internalisée sauf pour la vidéo, encore sourcée en externe. Ne communique pas les chiffres, mais confirme l’impact indéniable de l’initiative sur la satisfaction client et la perf commerciale du site et des bornes en magasin. Next step : tablette et mobile naturellement.

    http://www.teddy-smith.com (confection, cross-canal): refonte du site été 2012. Video dans les fiches produits. Budget serré. Un peu tôt pour des retours chiffrés, mais le best practice est acté: la video améliore significativement la présentation produit et l’impact en transfo n’est pas discutable.

    Bref, si l’interrogation sur la place de la vidéo est légitime, elle n’est plus de mise : si un commerçant n’en fait pas, il perd des ventes.

    A retenir : photo, photo-360, video, full-screen, zoom hyper détaillé. Plus un commerçant enrichi ses présentations produit, plus son expérience d’achat est gratifiante et impactante.

    D’autres exemples par dizaines, dans à peu près tous les secteurs de l’ecommerce de biens, des questions sur les best practice rich-media : je suis à votre disposition.

    ps: avez-vous identifié quel produit Adobe est le point commun entre tous ces sites? ;)

  10. Merci Cédric pour ta démonstration et les chiffres !

  11. Prestamodule dit :

    Wahou ! Merci Romain pour cet article très détaillé et justifié. Bien sur qu’il y a une part de subjectivité dans ce que vous dites, en même temps vous nous donnez votre avis ! Mais je trouve que vous avez pas mal de recul !

    Merci pour tous ces renseignements et pour tous ces détails !

    :)

  12. Charles Duwez dit :

    Salut à toutes et à tous, j’aime intégrer des vidéos dans les fiches-produits pour montrer les produits de notre assortiment en situation ou comment on les utilise. Ces vidéos sont réalisées la plupart du temps par le fabricant lui-même, ou par son agence. Nous les intégrons aisément ensuite dans la description des produits. Exemple avec une planche de stand up paddling de la marque Bic Sport : http://www.padlstore.com/stand-up-paddling/flotteurs-1/flotteur-bic-paddlesurf-ace-tec-10-6.html
    Nous avons aussi créé une webTV commerciale dans laquelle l’internaute peut visualiser les produits de l’assortiment et accéder à la fiche-produit dans la boutique en ligne. Exemple : http://padltv.mirocommunity.org/video/295/typhoon-la-combinaison-seche-m
    La vidéo prend donc une place très importante dans notre boutique en ligne.
    Bien amicalement, Charles

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Tout savoir sur l’Acquisition et la Fidélisation online

par Benoit Gaillat - Il y a 2 ans

Avec l’été qui arrive il va falloir trouver quelques occupations pendant vos vacances périodes de travail moins actives. De mon coté j’ai déjà trouvé ce que j’allait faire : finir bien entamer ma liste de livres sur le ecommerce, le web et l’entreprenariat qu’il me reste à lire, plus qu’une douzaine si je ne compte pas ma liste de livres en attente sur Amazon, la liste est dispo ici pour les curieux les fortunés qui veulent me faire un cadeau ;) .

Auteur du livre acquisition et fidélisation online

Hervé, l’auteur du livre

Aujourd’hui j’ai eu le plaisir de finir le livre de Hervé Bloch, CEO de Digilinx intitulé : Tout savoir sur l’acquisition et la fidélisation online. En fait j’exagère un peu quand je dis que j’ai finit de le lire car le livre se prête plutôt à un picorage aléatoire en fonction de vos besoins qu’à une lecture pas à pas. Je risque donc fortement de repiocher des idées et des infos dans le livre dans les prochains mois.

Vous pouvez bien entendu le lire de A à Z, surtout si c’est un domaine nouveau pour vous mais le réel intérêt de ce type de livre, et sa structure s’y prête très bien, c’est d’aller y piocher les bases lorsque vous êtes en train de travailler sur un projet afin de ne pas partir dans tous les sens.

Cependant si vous êtes étudiant en Ecommerce/webmarketing ou tout simplement que vous souhaitez vous lancer d’ici pas longtemps alors investissez et potassez le livre !

Vous ferez ainsi des économies de temps et d’argent dans le futur.

Le livre est très synthétique, sa lecture est très plaisante et les retours d’expérience distillés par de grands acteurs du ecommerce comme Vente-privée, SFR, Monoprix, promovacances, etc… sont vraiment bien fait. Evidemment il est difficile de faire les même campagnes webmarketing que ces grands acteurs mais s’inspirer des mécanique à votre échelle peut être pertinent. Et puis il faut adapter ça à vos objectifs bien entendu.

Tous les grands du webmarketing sujets sont abordés dans le livre :

  • Le search
  • Le display
  • l’email marketing
  • L’affiliation
  • le buzz marketing et les stratégies d’influence
  • la connaissance client
  • l’ergonomie
  • les web analyticsles média sociaux
  • le mobile
  • le reciblage publicitaire
  • la gamification (auquel je crois beaucoup en tant que Gamer)
  • le SoLoMo (vous pouvez trouver une infographie sur le SoLoMo ici)
  • Le cadre juridique du Ecommerce en 2012
  • Et 28 visions de l’acquisition et la fidélisation par des stars du web français.

Moi je suis en train de tweeter bien sûr ;)

Bref un bon livre pour lutter contre la hausse des coût d’acquisition clients et construire,ou renforcer, votre stratégie de fidélisation, c’est un bon condensé des pratiques en vogue en 2012 !

Le livre peut se trouver aux éditions Kawa pour environ 30 € pour ses 280 pages de lecture, il est disponible ici par exemple (la boutique de Kawa qui tourne sous Oxatis).

[EDIT] Code promo de -10% avec le code « Digilinx » sur la boutique de Kawa

Voici une petite vidéo de la soirée de lancement qui explique les objectifs du livre

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 8 ans dans l'e-commerce, Benoît aime tester et partager ses expériences e-commerce. Après avoir travaillé dans plusieurs start-up & grands groupes Benoit est désormais Co-fondateur de Skeelbox, l'agence de Conseils Ecommerce. Twitter | Profil sur Google Consulting E-commerce : 01 75 87 11 02

2 Commentaires

2 réponses à “Tout savoir sur l’Acquisition et la Fidélisation online”

  1. Sophie dit :

    Bonne promotion pour H. Bloch, dommage qu’on en sache pas un peu plus…

  2. Mathieu dit :

    Bonjour, comme je le dis toujours – et même si cela ne touche en rien la qualité de cet ouvrage – il ne faut pas négliger les canaux d’acquisition print que sont la presse ou encore l’asile colis – déclinables également en SoLoMo – pour se faire connaître et élargir son rayon de prospection ;)
    Bonne journée, Mathieu

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Pourquoi les sites de deals sont intéressants pour les e-marchants ?

par Benoit Gaillat - Il y a 3 ans

Vous avez surement vu plusieurs histoires concernant les mésaventures de commerçants ayant utilisé Groupon, par exemple ici un cas assez grave ou le point de vue de Romain:
Groupon, un modèle à 6 milliards qui a ses limites ? , et pourtant je pense que c’est un des meilleurs moyen pour les e-commerçants pour attirer des clients dans leurs boutiques avec tout un tas d’avantages.

Je ne reviendrait pas sur le choix à faire entre Groupon, Kgbdeals, Letrader, etc…  qui se fera plutôt en fonction des incitations commerciales de chacun mais je vais, comme souvent, vous faire un petit calcul pour vous montrer que les sites de deals sont bon pour les e-commerçants.

Aujourd’hui avec Adwords

Imaginions qu’aujourd’hui vous utilisiez Google Adwords pour annoncer et que votre site réussisse à convertir dans la moyenne.

Posons les hypothèses :

  • CPC Adwords = 0.5 € / clic
  • Taux de transformation = 1.5 %

Coût d’acquisition par client = 33 € (en arrondissant)

Chaque nouveau client amené par Adwords vous coûte donc 33€ et doit donc générer au moins 33€ de marge (Hors FDP) dans son cycle client chez vous pour avoir un impact neutre, ce n’est qu’au dessus de cette marge que votre client vous aura rapporté quelque chose et commencera à devenir rentable pour vous.

Demain avec un site de deals

Partant de l’hypothèse que vos clients vous coûtent 33€ / acquisition il vous est facile de déterminer le budget maximum que vous pouvez allouer à un site de deals pour gagner des clients en payant au maximum la même chose.

Partons du principe que le site de deals prend 50 % de commission, c’est le cas de Groupon normalement.

Un deal de 40€ en bon d’achat vendu à 10 € sur le site de deals se répartira de la façon suivante :

  • 30 € dans la poche du client
  • 5 € pour le e-marchant
  • 5€ pour le site de deals

Votre client, lorsqu’il aura passé commande sur votre site, vous aura donc coûté : 40 €de bon d’achat – 5 € de récupérés au travers du site de deals = 35 €, soit le même coût que si vous étiez passé par Adwords !

Conclusion

Le principal avantage des sites de deals et donc de vous apporter des commandes et non pas des leads ! Certes vous payez le prix fort mais vous êtes sur de recevoir une commande en échange, le tout est d’estimer combien vaut un nouveau client pour vous…

Les sites de deals peuvent vous apporter des clients, beaucoup de clients mais il faut bien sûr être très prudent dans les contrats signés ! Relisez toujours votre contrat et ne signez pas si cela n’est pas bon pour votre business. Acheter du client demande de la trésorerie, si vous n’en avez pas ne vous lancez pas dans le (e)-commerce.

Bien sûr beaucoup ne manqueront pas de faire remarquer que les clients des sites de deals  :

  • Ne sont pas fidèles
  • Ne s’intéressent pas à autre chose que des prix bas
  • ne rachèterons jamais sur votre site , etc …

Dans ce cas c’est surement que votre proposition de valeur n’est pas en adéquation avec leurs besoins mais je reviendrez sur ce point dans un second billet en vous laissant méditer sur cette citation «  Quand le sage désigne la lune, l’idiot regarde le doigt » ;)

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 8 ans dans l'e-commerce, Benoît aime tester et partager ses expériences e-commerce. Après avoir travaillé dans plusieurs start-up & grands groupes Benoit est désormais Co-fondateur de Skeelbox, l'agence de Conseils Ecommerce. Twitter | Profil sur Google Consulting E-commerce : 01 75 87 11 02

3 Commentaires

3 réponses à “Pourquoi les sites de deals sont intéressants pour les e-marchants ?”

  1. PaulG@Cabriolet occasion dit :

    Si les(le) site(s) de deal devient monopolistique, il peut aussi préssurer le commerçant pour augmenter sa marge intermédiaire. Le e-commerçant ne vend plus qu’à marge nulle ou a perte et c’est la fin.

  2. cedric23 dit :

    Bonjour
    Il existe d’autres sites d’achats groupés.
    Si ca peut vous aider, voilà une page avec tous les sites d’achats groupés et le classement des meilleurs sites avec de nombreuses infos sur ce sujet.

    Très intéressant.

    http://www.les-moins-chers.com/achats-groupes.php

  3. J’ai encore bien du mal à comprendre comment une entreprise peut changer son prix de 40€ à 10€…

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Amazon acquiert LivingSocial, eBay acquiert Milo.com, quelles stratégies ?

par Romain Boyer - Il y a 3 ans

C’est le grand merkato en ce moment ; Les grands acteurs mondiaux du Web se positionnent pour être dans le coup au niveau du social qui a la vente en poupe.

Lorsque Google parle d’acquérir Groupon, tout le monde se pose des questions, car mis à part Boutiques.com, Google n’est pas vraiment un leader du e-commerce.

Là-dessus, Amazon, qui multiplie les initiatives en ce moment, pouvait-il vraiment ignorer la montée en puissance du commerce social ? Elle s’empare pour 175 millions de dollars de la deuxième figure du commerce social aux states : LivingSocial.

Et de confirmer que le commerce social est stratégiquement LE nouveau marché à exploiter, la machine à cash comme en parle un des membres du board et VC.

Comment Amazon va-t-il exploiter ce filon ?

Amazon, le e-commerce de A à Z

Amazon dispose d’une importante marketplace avec les catalogues de centaines de marchands, ce qui lui confère un important viviers de produits à proposer.

Amazon a toute la crédibilité, la visibilité et la maturité et le portefeuille client qu’il faut pour créer d’office un concurrent plus que sérieux à Groupon / Google.

Je soupçonne d’ailleurs Google de s’être positionné sur Groupon après avoir eu vent de la transaction qui allait s’opérer du côté d’Amazon, en front duquel se positionne de plus en plus Google (checkout, boutiques.com, Google Shopping, Groupon, et demain ?)

Gageons qu’Amazon saura trouver les bonnes passerelles entre son site/marketplace et son nouveau joujou.

Assurément l’opportunité pour Amazon de s’implanter localement également.

eBay achète local, lui aussi

eBay rachète milo.com apprend-on aussi ce matin, avec l’acquisition pour 75 millions de dollars environ d’un comparateur de prix californien, Milo.com, qui ambitionne de rapprocher les boutiques physiques du web en leur fournissant des outils. L’ambition d’eBay : permettre à ses partenaires marchands (physiques) une meilleure gestion de leurs stocks. Un des objectifs de Milo.com : permettre à tout un chacun d’aller en ligne voir chez quelle boutique se trouve le produit souhaité, à quel prix, et s’il est disponible. Avec 50.000 boutiques aux Etats-Unis, cet acteur est bien implanté, la reconnaissance d’eBay partout dans le monde devrait permettre une extension internationale très rapide à cet outil qui a un potentiel très important.

Cette news est probablement beaucoup plus important qu’on ne l’imagine aujourd’hui, c’est la première possibilité importante d’ouverture de centaines de milliers de petites boutiques vers le Web.

Romain Boyer

Romain est un consultant eCommerce, spécialisé dans la création de valeur et l'optimisation du taux de conversion, ainsi que sur les pratiques cross-canal > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Profil sur Google > sur son blog eCommerce

3 Commentaires

3 réponses à “Amazon acquiert LivingSocial, eBay acquiert Milo.com, quelles stratégies ?”

  1. Salut Romain,

    Je suis bien d’accord, la news est passée un peu inaperçue, le monde n’attendant que Groupon/ Google, mais aussi bien le concept Milo que le rachat par eBay sont à méditer !

    Je phosphore actuellement sur le sujet des passerelles à faire entre retail et internet et faudrait qu’on en parle !

  2. bgaillat dit :

    Je n’ai pas testé Milo mais dans google shopping on peut charger un catalogue sans forcément avoir de boutique e-commerce il me semble. Est-ce le même concept ?
    @ Michel : a ce niveau là (passerelle retail/e-commerce) ne penses tu pas que les logiciels classiques de gestion de boutiques retail puissent jouer un rôle ? ils ont toutes les infos en local, il ne manque « qu’a » structurer ça sur un cloud par exemple mais j’ai l’impression que ces sociétés sont très 1.0 …

  3. Romain BOYER dit :

    Salut Michel,

    ravi de te retrouver ici ;-) bien des initiatives se sont faites sans succès, le premier qui arrive à rapprocher réellement les stocks des commerçants physiques vers le Web a de l’avenir !

    L’initiative http://tousenville.com/ mérite également d’être soulignée, je suis cela de près ; les commerçants qui se regroupent ainsi avec des sites localisés ont de l’avenir je pense.

    Salut Benoît,

    Je ne suis pas sûr que les logiciels classiques puissent jouer un rôle car ils sont souvent peu standards quand ils existent et évoluent peu, il y a une grosse part d’évangélisation et d’éducation de marché ; les initiatives comme tousenville permettent justement le bouche à oreille, l’émulation entre commerçants, etc. tandis qu’Ebay est tellement connu qu’il est la première passerelle naturelle.

    Je ne vois pas actuellement de bonne solution permettant de retrouver des rue-montgallet.com sur toutes les boutiques de France, mais on a ici des amorces.

    Le passage des boutiques sur le Web passe par l’incitation (fort intérêt perçu ou possible désintérêt perçu de n’y être) et l’émulation (entre pairs).

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Donner de la visibilité à vos produits sur Internet

par Romain Boyer - Il y a 4 ans

Comment augmenter son chiffre d’affaires presque instantanément ? A moins d’améliorer votre taux de conversion, il faut agir sur le nombre de personnes souhaitant acheter les produits que vous proposez, et qui ne vous connaissent pas ; il faut donc que vos produits gagnent en visibilité.  Nous verrons ici quelles sont les solutions possibles pour donner plus de visibilité à vos produits sur le Web.

Comment les internautes vont-ils trouver vos produits ?

A moins de taper directement l’adresse de votre site, les personnes qui recherchent vos produits vont la plupart du temps passer par un moteur de recherche. Sur ces moteurs de recherche, vous trouverez quatre types de liens :

  • liens sponsorisés,
  • liens vers des comparateurs de prix,
  • liens vers des places de marché,
  • liens vers des sites de vente en ligne (dont peut être le vôtre).

Sur 4 types de lien, vous pouvez vous trouver derrière 3 d’entre eux, soit derrière 30 à 60% des résultats en référencement naturel, et 10 à 30% des résultats en référencement payant (1 à 3 liens suivant le nombre de places de marché).

Je vous donnerai ici des solutions commerciales et techniques pour vous trouver facilement sur un maximum d’interfaces consultées par votre cible.

Attirer plus de visiteurs sur votre site Web, la solution des comparateurs de prix

Les comparateurs de prix sont un peu vicieux, ils se servent de vos contenus pour se référencer sur Google et sont souvent très bien positionnés sur des recherches courantes de consommation telles que « micro ondes pas cher » (pour cet exemple, les 4 premières places sont trustées par les comparateurs).

Si vous vendez des micro-ondes, il est important de se retrouver à deux ou trois clics de la recherche du consommateur : il « suffit » de faire en sorte d’être visible sur les comparateurs positionnés sur vos requêtes fétiches.

Pour cela, suivant les sites, il faut en général avoir les prix les plus intéressants sur les produits les plus consommés et visible chez le plus de concurrents possibles. Si votre produit est unique, un bon prix le fera généralement apparaître en première page des comparateurs de prix. Sinon, multiplier les références pour chaque catégorie est un bon moyen de gagner en visibilité.

Résultats sur Leguide.com après une recherche sur Google de "réfrigérateur pas cher"

Malheureusement, les comparateurs souffrent bien souvent de négligence sur leur coeur business, et bien souvent, on voit des énormités sur des produits très recherchés, il faut donc s’attacher à ne pas compter que sur eux.

Attirer plus de visiteurs sur votre site Web, la solution des liens sponsorisés

Bon, vous les connaissez tous à présent, les liens sponsorisés, vous êtes peut-être convaincus de l’intérêt, peut-être pas. Et pour la plupart, vous avez l’appréhension de créer toutes vos campagnes, toutes vos annonces, tous vos mots clés, un à un.

Au niveau de l’intérêt, pour vous donner un exemple, j’ai une fois été positionné premier en naturel et en payant sur des mots clés très concurrentiels, et à ce moment-là, 70% des internautes cliquaient sur le lien sponsorisé. Je ne crois pas que ce soit une règle générale (j’aimerais des témoignages d’agences de référencement qui ont peut être un échantillon plus représentatif), mais c’est un exemple pour vous dire que les liens sponsorisés ont une grande importance.

Où se trouvent les liens sponsorisés ?

Au niveau technique, il existe aujourd’hui des solutions pour créer et tenir à jour plus facilement vos annonces. Les plateformes de e-commerce ont souvent des fonctionnalités (en option ou de série) qui permettent de générer des annonces pour Google Adwords en fonction de la base produit. La solution de Wizishop le permet par exemple.

Il est également possible de faire des exports/imports via Excel pour les travailler, c’est souvent plus rapide.

A mon sens, la meilleure solution est un mix des deux, avec un suivi régulier du coût par action.

Pour ceux qui ont les moyens, il est préférable de créer et de suivre les annonces une par une (rayon par rayon et non produit par produit), et de les adapter au fil du temps avec des tests A/B en alternant les annonces, cela donne de meilleurs résultats.

Je me permets également de conseiller Holosfind, une solution du groupe Referencement.com, qui permet de définir un Coût Par Action (CPA) de prédilection pour des mots clés, et un algorithme plutôt bon calcule et adapte au fil du temps les Coûts Par Clic (CPC) sur les annonces pour arriver au CPA souhaité. Des courbes permettent de se rendre compte des optimisations ainsi faites. Les courbes que j’avais eues étaient plutôt éloquentes. En parallèle, ils vous forment par téléphone et vous rappellent semaine après semaine. Ils se rémunèrent au pourcentage du montant global des investissements sur Adwords et pourtant font baisser ce montant…

Améliorer sa visibilité en se positionnant sur les places de marché

J’en parlais précédemment, le Web est en soi un marché limité. L’ouverture et l’interopérabilité que permet de le Web est une occasion formidable de multiplier les interfaces de vente, le nombre de boutiques qui vendent vos produits.

Les places de marché sont notamment les sites comme Ebay, LeBonCoin, RueDuCommerce, Pixmania, PriceMinister et tant d’autres.

La plupart des e-commerçants sont aujourd’hui encore mono-interface. Si vous souhaitez leur acheter le produit, vous devez aller sur leur site Web, point. Or, il existe un grand nombre de sites Internet à fort trafic qui proposent sans frais fixes la commercialisation de vos produits. Ils se commissionnent alors au passage sur chaque vente, à hauteur d’environ 15%.

Présentation par Neteven de sa gestion des flux

Ce qui est ennuyeux, c’est qu’il faut s’adapter à chaque marchand et à chaque fois refaire une intégration des flux de chacun et adapter le tout (logistique, facturation, tracking, gestion des commandes,…)

Des solutions permettent néanmoins là-aussi de minimiser le travail : vous ne faites qu’une fois l’adaptation avec une plateforme indépendante, et elle s’occupe d’adapter pour vous les flux. Le coût est en général en pourcentage du chiffre d’affaires, de l’ordre de 2 à 3%.

Cela vous permet très rapidement d’être sur un maximum de plateformes. Evidemment, lorsque les chiffres arrivent, s’ils arrivent, le moment vient pour vous de reprendre ces 2 à 3% en gérant vous-même vos flux ;-)

Par ailleurs, des solutions comme Lengow commencent à proposer des interfaces innovantes comme des intégrations de vos produits sous forme de boutique sur Facebook, ce qui vous ouvre encore de nouvelles portes !

Les solutions qui existent sur le marché sont les suivantes :

  • Les principales solutions (les plus mûres) :
    • Neteven (principalement orienté places de marché),
    • Lengow (principalement orienté comparateurs de prix),
  • Les moins connues mais qu’il faut connaître :

Solution hors des moteurs de recherche : l’affiliation et les liens sponsorisés

Lorsque votre cible va sur des sites connexes, un des moyens pour les faire revenir chez vous est l’affiliation : vous mettez à disposition des responsables de site Internet via des intermédiaires comme Zanox ou Effiliation des bandeaux publicitaires sous différents formats, des catalogues, etc. ils en font ce qu’ils veulent du moment qu’ils vous ramènent du trafic, et vous les rémunérez au clic, au double clic (minimum deux pages vues chez vous), en pourcentage du chiffre d’affaires ou autre.

L’autre est est la publicité ou les liens sponsorisés, notamment via Adwords pour les sites de contenu (Cf plus haut, il faut juste activer l’option « pour les sites de contenu »). Cette solution mérite toutefois d’être surveillée car elle amène des résultats mitigés. Il faut notamment quotidiennement exclure les sites que l’on juge non-connexes.

Conclusion

Dans tous les cas, le mieux est d’être partout, d’avoir un maximum de visibilité, tout en gérant de façon exemplaire son processus de commande évidemment (de bout en bout, intégrant le service après vente). Les trois solutions proposées ci-dessus sont certes courantes, mais il est bon de repenser de temps en temps à son marché au global en prenant de la hauteur et en optimisant tous ses canaux d’acquisition.

Romain Boyer

Romain est un consultant eCommerce, spécialisé dans la création de valeur et l'optimisation du taux de conversion, ainsi que sur les pratiques cross-canal > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Profil sur Google > sur son blog eCommerce

2 Commentaires

2 réponses à “Donner de la visibilité à vos produits sur Internet”

  1. Mathieu dit :

    Recommander Holosfind ???! Vous ne voyez pas le nombre de victimes qui se sont fait arnaquer par cette agence qui n’est pas compétente ?? Ils profitent de leur notoriété pour gagner des nouveaux clients et font rien derrière !

  2. Romain BOYER dit :

    Bonjour Mathieu,

    cet article date de 2010 et mon expérience avec cette société, avec leur solution et avec le conseiller de l’époque qui s’appelait Achille Catel était très bonne et avait fait ses preuves.

    Tu as tribune libre pour indiquer en quoi cette société a des activités répréhensibles et raconter ton expérience.

    Merci d’avance pour les précisions, sans quoi le lecteur risque de prendre ceci pour un cas isolé.

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