Catégorie : Logistique

La logistique est une composante très importante du E-commerce et mérite donc une catégorie à elle. La logistique va s’occuper de la réception des produits, du stockage et de l’expédition des produits à vos clients. Sans une bonne logistique pas de clients satisfaits !


Logistique connectée, ou en est-on ?

par Frédéric Klotz - Il y a 5 mois

Par ces temps frisquets, je vous invite à faire un petit retour en arrière, assis bien au chaud derrière votre écran, sur l’année qui vient de s’écouler, et à réfléchir aux perspectives promises par celle qui commence.

J’ai la chance cette année d’avoir été accompagné dans cet exercice par un transporteur, Mondial Relay, et par un logisticien, XPO Logistics.

Un marché mature

En 2016, le e-commerce est resté en grande forme, affichant une croissance – comme toujours – davantage soutenue que celle de la consommation des ménages. Le CA des ventes sur internet a ainsi atteint le chiffre de 72 milliards d’euros, en hausse de 14,6% selon la Fevad.

33 commandes par seconde, 21% de commandes en plus par consommateur, des chiffres à donner le tournis et à rendre envieux d’autres secteurs ! La seule déception vient du panier moyen qui, lui, continue de décroitre pour atteindre 70 €, ce qui montre une certaine maturité, voire une banalisation du secteur.

La part des ventes sur mobile a continué son envolée, avec une augmentation très soutenue de 64% par rapport à 2015, et le rendez-vous commercial importé des USA du Black Friday a enfin percé avec une progression des ventes de 41% cette année.

Côté transport, 2016 a été résolument l’année du crowdshipping, avec la naissance et le développement d’une myriade d’acteurs, qui utilisent tous la technologie pour mettre des particuliers au service du mouvement de vos colis ! L’ampleur du phénomène est telle que, pour s’y retrouver, mon confrère Jérôme Libeskind a eu la bonne idée de le cartographier pour s’y retrouver.

 

Amazon a continué en 2016 à donner le ton des innovations , par exemple en livrant son premier colis par drone, après avoir ouvert son service Prime Now (livraison de produits alimentaires en 1 heure) à Paris. Le site américain a tout de même connu un échec en renonçant à l’acquisition de Colis Privé, qui aurait pu amorcer la création de son propre système de transport, comme c’est le cas aux Etats-Unis.

En terme de rachats, on peut également noter celui de Girard-Agediss par 3SI et son transporteur Mondial Relay, ce qui confère au premier une dimension internationale et apporte au second une spécialité reconnue dans le transport de mobilier.

La transformation digitale, moteur de la croissance

Antoine Pottiez, CEO de Mondial Relay

Le même Mondial Relay devrait atteindre 190 M€ de Chiffres d’Affaires en 2016, en progression de 17% par rapport à 2015. Tirée par la croissance toujours soutenue de ses clients, la société investit massivement dans son réseau qui atteindra 6500 points de livraison en 2017, les traditionnels relais tenus par des commerçants ayant été rejoints en 2016 par 1000 consignes automatiques du polonais Inpost.

Mondial Relay investit également dans la modernisation de son outil de production puisque 10 de ses sites ont été mécanisés en 2016 et 10 le seront aussi en 2017. Mais selon Antoine Pottiez, le Président de Mondial Relay, c’est « avant tout le digital notre priorité, parce qu’il se place au coeur des nouveaux services« .

Il faut dire que le marché du transport de colis n’est jamais tiré vers le haut. Lorsque le consommateur veut payer toujours moins cher, il faut bien trouver des solutions. Et les mastodontes français du transport n’hésitent pas, selon Antoine Pottiez, à faire appel à des sous traitants venus de loin pour casser leurs coûts de production et ainsi leurs tarifs. La seule solution, pour un acteur comme Mondial Relay qui préfère payer les prestations au juste prix pour ne pas faire baisser sa qualité de service, c’est donc de proposer des outils de plus en plus innovants, raison pour laquelle une large partie des budgets du transporteur est consacrée aux projets informatiques.

Le constat est le même chez le logisticien XPO pour qui, avec plus de 400 millions de dollars d’investissements en 2016, la technologie est au coeur des enjeux, pour mieux servir les clients. Nouvel acteur global depuis 2016, XPO mise en effet tout sur la mécanisation, les dispositifs mobiles ou encore l’analyse des données, le tout propulsé par les systèmes d’information.

L’avenir de l’homme, c’est la machine et… l’homme

Les habitudes des consommateurs étant devenues omnicanales, le logisticien a fait en sorte de servir lui aussi tous les canaux. Parmi ses derniers projets, un partenariat avec le groupe CAFOM (Habitat, Vente Unique, …) pour l’exploitation d’un site multi-enseignes et multi-canal.

« La livraison en 24h est devenue la norme« , indique Bertrand Le Goff, Directeur Supply Chain de XPO Logistics. Et pour ce faire, « nous mettons en place des outils et processus qui permettent de préparer les commandes en moins de 2 heures« . Cela a été un enjeu majeur notamment pour son nouveau client Sarenza dont XPO a récemment repris l’activité logistique. « Nous essayons d’être agiles, tout en visant l’excellence opérationnelle », conclut-il sur le sujet.

« L’avenir de la logistique, c’est bien une alliance homme + machine« , affirme Bertrand Le Goff, tout en comparant la situation à une partie d’échecs dans laquelle il s’agirait de battre le vieux logiciel grâce à une addition des forces de l’homme et de celles d’un nouveau logiciel.

2017 est avant tout promise à l’amélioration constante de l’expérience client. Livrer le bon produit, au moment choisi par le client, avec le bon message, proposer des services personnalisés… Tout cela, donc, serait réalisé grâce à l’action d’un combattant hybride composé de l’homme et de la machine, tous deux au service du consommateur.

Alors, est-ce enfin en 2017 que vous verrez débarquer le livreur devant chez vous, sortant d’une camionette aux couleurs de la marque à laquelle vous avez acheté, vous saluant d’un grand sourire par votre prénom, vous remettant votre colis et attendant que vous l’ayez ouvert pour vous confirmer que « vous avez fait le bon choix ». Mais non, ce n’est pas un rêve, c’est l’avenir !

Frédéric Klotz

Frédéric a 15 ans d'expérience dans le e-commerce. Il fut l'un des premiers community manager de France, puis s'est ensuite occupé de qualité et de logistique. Depuis 2013, il a fondé OpenYourWeb, expert en Supply Chain du e-commerce, qui accompagne les e-commerçants sur les questions de relation client, logistique, transport ou encore SAV.

3 Commentaires

3 réponses à “Logistique connectée, ou en est-on ?”

  1. Laurent Fontaine dit :

    Tout à fait d’accord avec vous! Je trouve que plus le monde est connecté et que le digital prend plus de place dans nos quotidien, plus l’e-commerce connaîtra une croissance continue.

  2. Tiana Expansis dit :

    La logistique a été délaissée pendant longtemps par les e-commerçants. Cela devient maintenant un enjeu stratégique et tant mieux ! Ça permet de renforcer l’expérience client pour se démarquer de la concurrence.

  3. David dit :

    Pour le crowdshipping à l’international (ou longue distance), voir PiggyBee (https://www.piggybee.com/), le pionnier de la livraison entre particuliers depuis 2012.

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Vent de fraîcheur chez Colissimo !

par Frédéric Klotz - Il y a 1 an

Les entreprises, ce sont d’abord et avant tout des hommes. La filiale colis de La Poste a la longue histoire de ces sociétés pionnères dans leur domaine, nées si longtemps avant nous, à une époque (1576 avec la création des « messagers royaux ») où l’on était bien loin d’imaginer ses évolutions actuelles.

L’entreprise est en train de faire sa révolution, pour rentrer définitivement dans l’ère digitale, en se concentrant sur ses clients.

Cette transformation a été impulsée par l’arrivée de Xavier Mallet aux commandes de l’entreprise voilà 2 ans. Il vient d’être rejoint par Benoît Huc, le nouveau Directeur Commercial de la marque. C’est ce dernier qui a accepté de nous donner sa vision du marché, de l’offre et surtout d’évoquer les projets et l’avenir.

Il faut dire que le travail ne manque pas pour les commerciaux de la marque, qui a vu ses volumes s’éroder ces dernières années au profit d’autres modes de livraison.

L’objectif est donc de reprendre des parts de marché.

Une nouvelle offre, un nouveau logo

Colissimo_logoEt le tout premier challenge pour y parvenir a consisté à simplifier l’offre. C’est ainsi que l’ensemble des produits de l’ancienne Coliposte, et même le nom de la marque sont devenus Colissimo. Un
nouveau logo a vu le jour pour souligner le changement, qui a repris comme Chronopost l’an passé le graphisme de DPDGroup, la filiale colis international du Groupe La Poste.

Cette capitalisation sur le nom Colissimo est d’ailleurs un choix qui semble plaire puisque la marque dispose d’un NPS de 49.

L’offre domestique se décompose en 3 volets :

  1. Colissimo domicile avec ou sans signature
  2. Colissimo point de retrait, avec 18.000 points à date : dans les bureaux de Poste, dans les relais de Pickup et dans les Pickup Station (consignes automatiques)
  3. Colissimo retour, en boîtes aux lettres, à La Poste ou en relais Pickup

La nouvelle offre Europe qui sera officialisée sur le marché en mai 2016 est articulée selon le même modèle, avec moins d’options possibles, mais dispose maintenant d’un suivi en 6 langues, couvre 15 pays et propose le service de reprogrammation des livraisons Predict venu de DPD.

La croissance est d’ailleurs au rendez-vous sur l’international, supérieure à 50% ces derniers mois, grâce à une certaine pugnacité commerciale. La simplification de l’offre devrait continuer à doper les ventes.

Côté organisation, la Direction Commerciale compte un Directeur des Ventes, 5 Directeurs Régionaux, et un Directeur des Comptes Stratégiques. Au siège on retrouve différentes fonctions de support, et en région des ingénieurs d’affaires. L’équipe commerciale compte environ 200 collaborateurs.

Les équipes sont particulièrement sensibilisées aux nouvelles orientations de l’entreprise. A ce titre, un séminaire les a récemment réunies, et la nouvelle offre a bénéficié d’une co-construction entre les vendeurs du terrain, le siège et les clients de la marque.

Les forces de vente sont, avec la nouvelle offre, la clef de la reconquète des parts de marché que s’est fixé Benoît Huc.

Un avenir digital

emballages-a-affranchirA partir de début 2017, l’offre internationale sera totalement interopérable, c’est à dire qu’il n’y aura par exemple pas de nécessité de réétiqueter les colis aux frontières comme c’est le cas aujourd’hui pour le grand export.

Le projet le plus ambitieux de Colissimo est celui qui concerne le délai de livraison. En effet, la marque prévoit à terme de livrer les grandes agglomérations en 24 heures pour s’adapter aux nouvelles exigences des consommateurs. Ce délai est déjà effectif sur certaines relations interdépartementales ou en région parisienne, mais il sera donc élargi progressivement aux grandes liaisons nationales.

Selon Benoît Huc, cette future promesse de J+1 ne viendra pas concurrencer son cousin Chronopost, dont la clientèle est essentiellement B2B et dont la promesse couvre l’ensemble du territoire, avec des moyens spécifiques mis en place pour la tenir.

Pour parvenir à ce futur défi, Colissimo a mis en place un projet industriel d’une valeur de 100 millions d’euros, destiné à rénover ses plateformes de tri.

Pour accompagner sa digitalisation progressive, la marque investit bien entendu dans les systèmes d’informations, avec le déploiement prévu d’un outil global, en remplacement des dizaines actuellement en service.

Surtout, Colissimo ne s’interdit rien en terme d’innovations. Elle a par exemple pris une participation dans la startup Stuart, qui utilise les systèmes d’informations pour organiser des livraisons urbaines.

Capable de se réinventer sur un marché où foisonnent concurrents matures et startups prometteuses, la marque séculaire n’a vraisemblablement pas dit son dernier mot.

Frédéric Klotz

Frédéric a 15 ans d'expérience dans le e-commerce. Il fut l'un des premiers community manager de France, puis s'est ensuite occupé de qualité et de logistique. Depuis 2013, il a fondé OpenYourWeb, expert en Supply Chain du e-commerce, qui accompagne les e-commerçants sur les questions de relation client, logistique, transport ou encore SAV.

8 Commentaires

8 réponses à “Vent de fraîcheur chez Colissimo !”

  1. Guillaume dit :

    Surtout, Colissimo ne s’interdit rien en terme d’innovations. Elle a par exemple racheté la startup Stuart, qui utilise les systèmes d’informations pour organiser des livraisons urbaines.
    C’est pas vraiment ça : « lors de la publication de ses résultats semestriels, le groupe La Poste indiquait dans son document «une prise de participation de 22% dans Stuart en France (…) pour 10 millions d’euros», réalisée via GeoPost.
    Sachant qu’il y a avait déjà eu des (plus petites) levées avant…

  2. Merci pour la remontée Guillaume, j’ai corrigé cette bourde !

  3. Guillaume dit :

    Bourde… C’est un bien grand mot.

  4. Un vent de fraîcheur qui ne finit pas de souffler. C’est très intéressant de voir son évolution depuis 1576, tant sur le plan organisationnel mais surtout sur le plan technologie. Et ce qui ravi, moi en tout cas, c’est qu’ils mettent en oeuvre les nouvelles technologies pour le bien de sa clientèle. J+1 pour la livraison, je donne +1 aussi. Plus de réétiquetage, c’est mieux, car à l’arrivée le colis est plein d’étiquettes qui font presque la moitié du carton avec plusieurs feuilles collées entre elles. On gaspille du papier, ils devraient peut-être aussi envisagé de revoir ce plan. Mais en général, ce vent de fraîcheur est très apprécié.

  5. Bananaclick dit :

    Effectivement, de vraies nouveautés qui sont un plus pour la ventre à distance, cependant, à mon avis, la vraie question aujourd’hui se situe au niveau du prix qui n’a cessé d’augmenter ces dernières années et qui implique des couts de livraison élevés. C’est là que se situe le vrai frein pour les sites de ecommerce et la vente en ligne… Alors à quand un service discount ?

  6. Bonjour Bananaclick, Vous avez raison : comme la plupart des biens et services de consommation, les prix du transport augmentent chaque année. Cela s’explique pour Colissimo non seulement par l’érosion des volumes (comme pour le courrier), mais aussi par l’évolution des services proposés dont je parle et l’augmentation structurelle des coûts (pétrole, coûts humains, etc…). La marque propose bien un service low cost qu’elle ne met pas en avant, et qui se nomme Coliéco, il s’agit d’une offre de livraison exempte de services, mais accessible uniquement à de gros chargeurs qui remettent à l’enseigne des millions de colis par an. Il existe ausi une alternative avec Colis Privé, nouvelle acquisition d’Amazon, qui couvre presque tout le territoire, mais qui exige également certain volumes pour bénéficier de conditions tarifaires de plus en plus proches de celles de Colissimo. Le prix du transport n’est pas prêt de baisser tant que tous les coûts annexes croissent et que les volumes sont à la baisse. Il existe par contre des offres alternatives comme la livraison hors domicile (les relais, les consignes, etc…) qui coûtent moins cher car elles n’ont pas à supporter les surcouts liés au dernier kilomètre, un des coûts les plus importants du transport, qui ne cesse de croître avec la saturation des milieux urbains. Il est à noter cependant que de nouvelles offres de mutualisation permettent à de petits acteurs d’acheter leur transport moins cher, je pense à des offres comme celle d’EnvoiMoinsCher, à la nouvelle plateforme d’expédition dEbay ou encore aux solutions de premier kilomètre comme Wing ou Cubyn. Bonne journée !

  7. Vince dit :

    Je trouve que les Pickup Stations sont une excellente idée. Comme quoi, il y a de l’innovation à La Poste !

  8. arthur dit :

    C’est tres bien d’envisager de livrer en 24h et le dimanche pour période de noel..
    Mais si laposte pouvait faire de gros effort coté tarif se serait encore mieux, car il sont en train de se faire rattraper par les point relais plus souple pour la livraison car les clients travail.
    Il vaut mieux payer quelque euros de moins une livraison et d’être livré en 3/5 jours au lieu de 2 jours par Colissimo pour un écart de tarif très élever autour de 5/8€ par commande.
    Niveau fiabilité mondial relay sa va par contre il arrive qu’un colis arrive dans un mauvais point relais et de ce fait perte de 3 jours ds l’acheminement ou qu’un colis est marquer comme remis au livreur mais n’est livrer que le jour suivant si sa tombe le samedi c’est repport aux samedi car il ne bosse pas le lundi.

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Comment fonctionne une plateforme de transporteur ? L’exemple d’UPS à Lyon

par Frédéric Klotz - Il y a 1 an

C’est en grande pompe qu’UPS vient d’inaugurer sa nouvelle plateforme colis dernier cri de Jonage près de Lyon, l’occasion de vous expliquer comment fonctionne un tel outil logistique !

Il faut dire que le transporteur a mis les moyens : 25 millions d’euros d’investissement, 160 salariés, une capacité de traitement de 10.000 colis par heure, tous ces chiffres donnent le vertige alors qu’on parle d’un centre local pour la région de Lyon.

Le centre de tri de Lyon Jonage Centre de tri UPS UPS Lyon Jonage

 

 

 

 

 

Alors, comment fonctionne une plateforme de transporteur ?

Déjà, comme la plupart des centres opérés par les transporteurs, il s’agit ici d’une plateforme de tri. C’est à dire que les colis arrivent de la région où ils ont été collectés dans la journée, ils sont ensuite triés et répartis par régions ou pays de livraison, et ils repartent au petit matin. Dans l’autre sens, ils arrivent de plusieurs autres centres de tri en Europe pour être livrés dans la région.

L’arrivée des colis

Vous vous êtes toujours demandé à quoi pouvait bien ressembler un véhicule de livraison ? A l’intérieur, on trouve des étagères de rangement et la cabine du chauffeur est séparée des colis par une porte sécurisée.

Un camion UPS Les rangements dans le camion Porte sécurisée de la cabine camion UPS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le centre dispose de 7 emplacements de déchargement

Les colis sont déchargés manuellement sur une chaîne pour être acheminés vers l’outil de tri automatique.

Chaîne de déchargement de colis UPS 20160211_125838 Outil de tri UPS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a aussi des tapis de chargement ecamotables, directement reliés à des camions.

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Le tri

Ils sont ensuite lus par des scanners et triés automatiquement lors de leur passage sur la chaîne.

Et enfin explusés automatiquement vers le bon quai de déchargement.

Les petits plis sont triés à part et manuellement, avec l’aide d’un système que l’on appelle « put to light », c’est à dire que l’opérateur scanne l’envoi, et automatiquement une lumière s’allume sur un casier pour lui indiquer qu’il faut placer le colis ici. De l’autre côté, chaque casier est relié à un sac qui correspond à une destination, et dans lequel arrivent les colis ainsi triés.

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Le chargement

A la descente de la « goulotte », des opérateurs récupèrent les colis et les rangent selon un ordre très précis (légers en haut et lourds en bas), tout en constituant un « mur » dans le camion. Les camions partent ensuite vers un autre centre de tri, dans différents points de France et d’Europe, où ils seront de nouveau « éclatés » pour la livraison.

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Les colis qui prennent l’avion le soir pour Cologne avec un 767-200 sont rangés dans des containers spécifiques, au nombre de 20.

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Le contrôle des opérations

Pour finir, comme dans toute organisation logistique milimétrée qui se respecte, un opérateur présent dans une « tour de contrôle » surveille la chaîne pour prévenir tout blocage et surveiller les opérations en cours.

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Espérant que ce voyage dans une plateforme de transporteur ultra-moderne vous a plu, je reste à votre écoute dans les commentaires si vous avez la moindre question !

Frédéric Klotz

Frédéric a 15 ans d'expérience dans le e-commerce. Il fut l'un des premiers community manager de France, puis s'est ensuite occupé de qualité et de logistique. Depuis 2013, il a fondé OpenYourWeb, expert en Supply Chain du e-commerce, qui accompagne les e-commerçants sur les questions de relation client, logistique, transport ou encore SAV.

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Logistique de Noël : e-commerçants êtes-vous prêts ?

par Frédéric Klotz - Il y a 2 ans

Ding dong !  Votre logistique est-elle prête pour Noël ?

pere noel enAh Noël ! Son ambiance festive inimitable, le tintinnabulement des cloches dans la brume, le regard sémillant des enfants devant leurs cadeaux… Mais vous, e-commerçant, êtes-vous réellement prêt à les livrer ces fameux paquets dans les temps ?

Novembre et décembre représentent en moyenne 20% des dépenses en ligne, mais pas seulement ! Cette période faste, c’est aussi 25 à 30% des recettes d’un e-commerçant et des taux de transformation en général bien meilleurs que sur les autres périodes de l’année, car l’intention d’achat est là.

La période est donc vitale pour la plupart des e-commerçants, et vous devez adapter votre logistique à ce challenge.

Alors que la plupart des marchands en ligne sont des pure players, la logistique, ce sera donc souvent le seul point de contact entre vous et votre client : l’aspect du colis, mais aussi la qualité de sa préparation, la conformité du produit avec la commande, la présentation du livreur et le respect du délai annoncé : autant de critères qui vont servir à vos consommateurs pour vous juger.

N’oubliez pas qu’aujourd’hui, l’expérience client ne se vit plus, elle se partage. Chacun aime à raconter son expérience d’achat, à faire part de ses coups de cœur, mais aussi de ses déceptions. Et, entre nous, il est plus facile de dénigrer que d’encenser.

Vous devez donc faire en sorte de faire vivre à votre client une expérience d’achat qu’il aura envie de partager pour parler de vous positivement, et nous allons voir quelles peuvent être les clefs de la réussite pour atteindre cet objectif.

 

Noël, ça se prépare !

Quand un maximum de commandes se concentrent sur une période courte, la toute première évidence est de s’être assuré un stock suffisant pour couvrir ces ventes !

Certains acteurs s’y prennent dès l’été pour être certains d’être servis pour la période faste.

Les branlebas de combat démarre dès le 14 juillet chez un acteur comme Cdiscount, pour se finir seulement à la St Valentin, le 14 février. C’est à partir de cette date que le e-commerçant commence à préparer ses achats en fonction du « phasing » commercial qu’il va dérouler dès octobre.

Une des méthodes pour parvenir à ajuster au mieux son stock, nous explique Aurélien Robinet de TimeByMe, consiste à commander en priorité les 20% de produits qui se vendent le mieux (selon la règle ABC), en se basant sur le prévisionnel de vente qu’on a établi (par exemple, en ajoutant aux résultats de N-1 les taux de croissance observés sur les 3 derniers mois).
Les 80% de produits qui contribuent moins au CA seront commandés, eux, en réassort, en fonction des besoins.

Un produit disponible oui, mais encore faut-il qu’il arrive à temps !

 

Anticiper les pics

Si vous travaillez avec une plateforme logistique, le personnel qui va traiter vos colis peut facilement être multiplié par 3 en pic d’activité, par exemple lors du premier week-end de décembre, en général le plus gros en terme de volumes de ventes.

Il est donc nécessaire d’échanger en toute transparence vos prévisionnels de vente dès le mois d’octobre avec votre partenaire ou votre logistique interne, afin que les recrutements et plannings soient anticipés.

Il en va évidemment de même avec vos transporteurs. Pour être certain que les ramasses quotidiennes pourront récupérer tous les colis que vous aurez produits, les transporteurs vont devoir connaître vos prévisionnels de production de colis jour par jour. Pensez à les informer des jours exceptionnellement travaillés à l’occasion de la fin d’année. En effet, pour être certains de servir toutes les commandes, certains logisticiens vont préparer les colis en équipes (2 ou 3*8) ou encore travailler des jours habituellement chômés (samedi ou dimanche par exemple). Or certains transporteurs comme Colissimo ou Chronopost peuvent programmer des ramasses exceptionnelles de vos colis le samedi en période de forte activité, voire très tard le soir.

Benoît Huc, Directeur Commercial de Colissimo

Les transporteurs ont d’ailleurs bien compris cet enjeu de la livraison en fin d’année : cette année, par exemple, Colissimo va tester la livraison le dimanche avant Noël dans 7 grandes villes de France. « La nouvelle marque de La Poste qui chapeaute désormais toute l’activité colis est sur le pied de guerre depuis le 11 novembre », précise son nouveau Directeur Commercial, Benoît Huc. Pour la période de fin d’année, ce ne sont pas moins de 85.000 postiers et 60.000 véhicules de livraison qui sont sollicités pour que les colis arrivent à temps au pied du sapin, ajoute-t’il.

L’an dernier, le transporteur a acheminé plus de 46 millions de colis sur la fin d’année, avec un pic à 2 millions pour la seule journée du 15 décembre.

De son côté, Mondial Relay va doubler ses ramasses chez ses clients et ouvrir 300 nouveaux relais pour absorber le surcroît de trafic, et ce jusqu’à la fin des soldes d’hiver.

 

Jouer la carte de la transparence

Enfin, il y a un vrai effort de communication à faire à l’égard de vos clients. Ils doivent savoir précisément à quelle date ils seront livrés en fonction du moment où ils commanderont.

Cette notion est particulièrement importante alors que les achats des français sont de plus en plus tardifs, et glissent petit à petit vers Noël.

Pour cela, la bonne pratique consiste à leur proposer sur votre site un récapitulatif des dates limites de livraison (par famille de produit si nécessaire), pour être certain d’être livré à Noël.

Vous aurez ces informations en additionnant les délais de votre logistique aux « cut-off » des transporteurs. Par exemple, cette année, celui de Colissimo sera le 21Le nouveau logo de Colissimo décembre à 19 heures pour une livraison garantie le 24.

 

De l’anticipation, de la précision, des échanges permanents avec vos partenaires. Autant de facteurs de succès pour que vos clients passent le plus beau des Noël !

Frédéric Klotz

Frédéric a 15 ans d'expérience dans le e-commerce. Il fut l'un des premiers community manager de France, puis s'est ensuite occupé de qualité et de logistique. Depuis 2013, il a fondé OpenYourWeb, expert en Supply Chain du e-commerce, qui accompagne les e-commerçants sur les questions de relation client, logistique, transport ou encore SAV.

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E-commerce et international : quelles clefs pour réussir à l’export ?

par Frédéric Klotz - Il y a 2 ans

Quand le CA du e-commerce français plafonne à 11% en 2014 (source Fevad), dans d’autres régions comme au Moyen Orient, la croissance se situe au delà de 30% (source Ecommerce Europe).

A l’heure où notre marché intérieur commence à saturer, avec une offre pléthorique proposée par 157.000 sites marchands, pourquoi ne pas « aller voir ailleurs » ?

Cependant, vendre à l’international, ça ne s’improvise pas. Alors, par ou démarrer et à quoi faut-il penser ?

 

Trouver le bon marché

– Vos produits doivent répondre à une demande réelle. En dehors des évidences comme « ne pas tenter de vendre de manteaux en laine dans un pays tropical », votre offre doit présenter une certaine appétence dans le secteur géographique que vous visez.

recherche globeNe raisonnez avec l’affect dans le choix de vos destinations. Bien entendu, ouvrir vos portes au marché espagnol vous a toujours tenté, en souvenir de vos folles nuits étudiantes à Ibiza. Eh bien, en retombant sur terre, vous apprendrez grâce à une précieuse étude de Contentsquare sur les habitudes des internautes que l’Espagne est le pays d’Europe où l’on achète le moins en ligne et où le panier moyen est le plus faible.

– Enfin, pensez coût !

Coût d’achat : est ce que les prix de vente en vigueur sur le marché en question vont me permettre d’avoir une marge cohérente avec mes achats actuels ?
Vais-je pouvoir améliorer ma marge en achetant local ?

Coût logistique : plus vous vous éloignez de votre marché domestique, plus il va être difficile d’exporter. Quand on est français, vendre en Allemagne impose moins de contraintes que vendre au Brésil. En effet, hormis la barrière linguistique et les habitudes de consommation, la réglementation et l’intérêt pour vos produits seront quasiment identiques en Allemagne. Et vous pourrez aussi expédier vos colis depuis la France.
A contrario, si vous exportez vers le Brésil, vous aurez en plus à penser aux spécificités normatives du pays (par exemple, un modèle de prise électrique spécifique), mais aussi aux modes de paiement ou de livraison. Et pour mieux vous adapter aux pratiques du pays ou réduire vos coûts de transport, il vous faudra en plus mettre en place une structure locale.

Pour vous aider à confirmer la pertinence de votre choix de pays vers lequel exporter, il existe des structures de conseil comme Business France ou encore Salesupply.

 

Définissez votre feuille de route

Une fois le ou les pays trouvés, établissez des étapes à franchir et un calendrier de vos actions par pays, par exemple :

  • Quand mon site doit-il être traduit ?
  • Quels paiements vais-je accepter ?
  • Avec quel transporteur vais-je livrer mes colis ?

 

Localisez

S’il n’y avait qu’un mot à retenir, c’est celui-là !

Pour vendre « global », pensez d’abord « local ». Car les consommateurs norvégiens ont beau comprendre l’anglais, mais si le site que vous leur présentez est en norvégien, le prix des produits en couronnes et le numéro de téléphone à Oslo, alors vous aurez déjà en grande partie rassuré votre client potentiel sur votre capacité à le servir correctement.

Que faut-il localiser ?

la langue :  votre site doit être traduit dans la langue pratiquée par vos clients. Entourez-vous pour cela de traducteurs diplomés qui prendront entre 7 et 15 centimes du mot pour traduire votre site, car les langues ont leurs subtilités comme le montre ce fameux spot publicitaire de Berlitz. Les principaux outils de création de boutique (Magento, Prestashop ou encore Wizishop) proposent de dupliquer votre boutique par langue.

les prix : d’un pays à l’autre, le prix d’un même produit peut considérablement varier. Aidez-vous de la concurrence pour déterminer vos prix et faîtes une veille permanente pour ne pas être trop vite dépassé.

les produits : eux aussi, ils doivent être « locaux ». Livrer un produit électronique au Royaume Uni avec une prise et une notice en français déroutera forcément vos clients. Par ailleurs certains produits peuvent être interdits sur un marché ou être régionalisés.prise

les modes de contact : pour rassurer et être facilement joignable, proposez un numéro de téléphone local, quite à le transférer sur une plateforme extérieure avec des personnes qui parleront la langue. C’est un autre moyen d’assurance pour vos clients.

le marketing : pour une mise en avant efficace, choisissez les canaux qui vont vous permettre de toucher votre cible localement. Les américains sont habitués et attentifs à la publicité quand les espagnols iront plus se renseigner sur les réseaux sociaux.

les modes de paiement : proposez des services de paiement auxquels les consommateurs sont habitués. Les prestataires locaux de services de paiement sauront vous les conseiller. En Espagne, on paye encore beaucoup en contre-remboursement alors que le virement est très courant en Allemagne. Pensez également à prévoir avec votre banque de quelle façon vous allez gérer l’encaissement de devises. Aurez-vous aussi besoin d’un compte bancaire local ?

les modes de livraison : offrez des moyens de livraison que les consommateurs du pays ont l’habitude d’utiliser. Si en France la livraison en relais fait un tabac avec plus de 30% du marché, ce mode de livraison est tout récent aux USA (importé par UPS via son aquisition de Kiala). Pour le retour des produits, pensez à avoir soit une adresse locale, soit à proposer des bons de transport qui permettront aux clients d’utiliser un service local pour déposer leur colis.

adaptez-vous à la législation : les procédures que vous allez mettre en place (le droit de rétractation par exemple) vont dépendre de la réglementation locale. Faîtes vous aider par des professionnels du droit pour connaître les spécificités du pays en matière de droit de la consommation, mais aussi de droit du commerce. Les conditions fiscales ou encore les taux de TVA sont très variés d’un pays à l’autre.

En conclusion, se lancer à l’international impose de la préparation et la maîtrise de tous les éléments qui vont induire l’expérience client.

 

Frédéric Klotz

Frédéric a 15 ans d'expérience dans le e-commerce. Il fut l'un des premiers community manager de France, puis s'est ensuite occupé de qualité et de logistique. Depuis 2013, il a fondé OpenYourWeb, expert en Supply Chain du e-commerce, qui accompagne les e-commerçants sur les questions de relation client, logistique, transport ou encore SAV.

7 Commentaires

7 réponses à “E-commerce et international : quelles clefs pour réussir à l’export ?”

  1. Sophie Edelstein dit :

    Fréderic a une très bonne expertise et maîtrise totalement ces sujets de part son expérience e-commerce.

  2. Virginie dit :

    Bonjour Frédéric et merci pour cet article très intéressant! Vous ne parlez pas des unités de mesures (dimensions, poids…des produits). Quel est votre retour d’expérience sur le sujet ?
    Merci et bonne journée !

  3. Bonjour Virginie
    Merci pour votre intérêt !
    La gestion des unités de mesure est une question intéressante. Pour ce qui est de vendre au UK, les marchands que je connais utilisent les données d’Europe continentale (en kg et cm) sur leurs fiches produits pour faire simple, et aussi parce que les clients anglais y sont habitués.
    Néanmoins, tout comme la conversion monétaire, je pense qu’il est plus judicieux, si l’on veut proposer une version « locale » de la mesure, de gérer un seul attribut en back office (la mesure en cm et kg) et de demander au front de réaliser la conversion.
    Bonne journée
    Frédéric

  4. SEObiz dit :

    Merci pour ce très bon article mais il est davantage orienté marketing que digital marketing. Pour répondre à Frédéric, la fonction de conversion d’unités est en effet native dans la plupart des CMS e-commerce.

  5. Bonjour SEObiz
    Merci pour votre avis. Qu’est ce qui changerait pour vous en orientant l’article sur une version plus « digitale » pour en faire profiter nos lecteurs (très nombreux de surcroix sur ce sujet précis) ?

  6. SEOBIZ dit :

    Désolé pour le délai de réponse mais j’avais perdu le fil et l’ai retrouvé via une alerte Google… L’approche que vous avez eue, même si elle est très bonne, est autant valable pour le physique que le digital. L’approche marketing aurait pu détailler les canaux de distribution, l’affiliation dans l’e-commerce, la récupération de paniers perdus, l’ergonomie en e-commerce, les investissements conséquents nécessaires pour ne pas plonger après quelques mois… Ceci dit, ça pourrait faire l’objet d’un autre article, lui plus axé sur les « modalités ». C’est personnel mais je trouve que les rédacteurs ne mettent jamais assez en avant le fait que l’e-commerce ne se limite pas à un plan marketing, que les frais ne se limitent pas à la création du site. la publicité pour démarrer représente quatre à cinq fois l’investissement du site. Le cas échéant, il y a suffisamment de petits et gros concurrents pour prendre la place. Je vois beaucoup trop souvent des petits entrepreneurs se planter car ils se disaient qu’une fois le site lancé, tout irait tout seul sans plus investir… Que représentent € 5000 pour lancer un site e-commerce sérieux??? Il faut le savoir! Merci à vous!!

  7. Bonjour SEObiz
    En effet, je n’ai pas poussé ma réflexion plus en avant sur les aspects marketing, car il va de soi que les pratiques sont les mêmes partout pour mettre en avant un site de e-commerce.
    Le commerce connecté ne se résume surtout pas au marketing, c’est ce que j’essaye de faire comprendre en donnant une « feuille de route » reprenant tous les aspects à regarder.
    Rappelons ici même si besoin que le e-commerce, c’est avant tout du commerce !
    Bonne journée !
    Frédéric

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Actualité du transport e-commerce : le client au coeur des stratégies

par Frédéric Klotz - Il y a 2 ans

C’est sous le soleil de Monaco que les transporteurs ont présenté leurs actualités, dans le cadre du salon Ecommerce OneToOne 2015.Salon OneToOne 2015

Tout comme le e-commerce en général, les transporteurs semblent vouloir se rapprocher des attentes des consommateurs. De nombreuses innovations sont en effet déployées pour améliorer la prestation, offrir de nouveaux services, mais aussi mesurer la satisfaction client.

D’un service plutôt basique : transporter un colis d’un point A à un point B, les transporteurs sont donc en train de recourir au marketing pour rapprocher leurs offres du consommateur.

La meilleure preuve en est que l’organisation des nouveaux acteurs fait qu’ils ne touchent jamais aucun colis  ! Ils se contentent de gérer des flux informatiques et le marketing qui va autour.

 

Délais de livraison accélérés et amélioration continue

Il est le seul avec Coliposte à disposer d’une licence postale : Colis Privé a donc accès à toutes nos boîtes aux lettres au même titre que son confrère. Son offre couvre désormais 100% du territoire : les colis qui ne peuvent pas être distribués par son propre réseau (notamment vers les zones très peu denses) sont remis… à son concurrent.

Son offre s’appuye sur un modèle peu conventionnel de 1700 distributeurs, souvent des artisans ou des auto-entrepreneurs, qui disposent chacun d’un secteur de livraison.

L’opérateur a également annoncé lors du salon accord stratégique avec Kiala, sur deux axes :

– Colis Privé reprend toute l’activité logistique de Kiala (qui poursuit ses missions d’animation de réseau et de développement de son outil informatique)
– il peut désormais vendre l’offre Kiala

En outre, Colis Privé a également annoncé un partenariat avec l’opérateur Inpost, qui proposera 500 Abricolis dans l’hexagone d’ici fin juin.

Cela permet désormais à l’opérateur de proposer à ses clients une offre complète « domicile » et « hors-domicile » qui comprent :

– le domicile en 24/48h
– le relais Kiala en 48/72h
– le retrait en box Abricolis en 24/48h

Après des débuts cahotiques en matière d’organisation et du coup de perception client, Colis Privé attache dorénavant une grande importance à la satisfaction de ses destinataires. L’opérateur a imaginé à ce titre un « cube qualité » pour remonter les incidents et surtout les corriger.

Il a aussi mis en place une traçabilité plus fine de ses livraisons. Par d’exemple, une alerte est transmise au centre de tri régional si un distributeur venait à laisser un avis de passage tout en se trouvant à plus de 50 mètres de l’adresse de livraison.

Pour finir, sur la partie statistiques, l’opérateur n’a plus à rougir de ses performances. La société Itinsell, dans une étude de mars 2015, mesure que Colis Privé livre en 2.06 jours versus 2.04 pour Coliposte, et aussi que son taux de déliverabilité à la première présentation est de 91.22%, c’est près d’un point de plus que son concurrent.

 

Interaction maximale

C’est lors du salon OneToOne que Chronopost a dévoilé son nouveau logo, qui rapproche l’opérateur de son univers : « le colis », et surtout qui lui permet d’harmoniser son image avec les autres enseignes du groupe (DPD notamment).

Logo Chronopost 2015


Le salon a également été pour Chronopost l’occasion de présenter son service Predict, rentré en service voici quelques mois, et qui donne la main aux destinataires pour programmer leur livraisons à une date ultérieure ou à une adresse différente.

En pratique,
– la veille de la présentation du colis, le destinataire reçoit un SMS pour l’informer de la possibilité de modifier sa livraison
– il peut ainsi programmer lui-même une nouvelle livraison jusqu’à 6 jours ouvrables après la date initialement prévue, et aussi s’il le souhaite modifier le lieu de livraison (il a le choix entre un relais, un bureau de poste ou une autre adresse – un voisin par exemple)

Dans tous les cas, le destinataire reçoit la veille de la livraison un SMS lui indiquant un créneau de 5 heures dans lequel le colis sera présenté
Le jour même, c’est un créneau de 2 heures qui est donné, ce qui permet au client de s’organiser

L’objectif de Chronopost est de passer ce créneau à 1 heure au 1er semestre de 2015, une véritable prouesse quand on connaît les difficultés liées à la programmation des livraisons sur les derniers kilomètres !

Mis en service il y a quelques mois, ce nouvel outil est déjà plébiscité par les utilisateurs.

En effet, 7.2% des destinataires utilisent la reprogrammation en recevant le SMS la veille, et ils sont de nouveau 3.4% à interagir le jour même pour reprogrammer la livraison prévue quelques heures après.

En cas d’échec, le colis sera déposé dans le relais ou le bureau de Poste le plus proche.

Chronopost annonce d’ailleurs avoir réduit de 50% les échecs de livraison grâce à ce système prédictif, passant de 15 à 7% de livraisons non abouties.

La transporteur adopte donc un concept auquel il n’était pas habitué avec la « rétention de colis ». Or, l’express est connu pour ses faibles taux de perte, car les colis ne « traînent » pas trop lors de leur parcours. Un point sensible à surveiller, donc.

Mais son client témoin, BrandAlley, représenté par son Directeur Supply Chain, Alexandre Baron, va encore plus loin en retenant l’expédition, puisqu’il propose dès la commande une date de livraison décalée.

 

La livraison en 3h, nouveau standard ?

Après TopChrono et Colizen, un nouvel acteur est entré sur le marché de la livraison express dans la journée : Deliver.ee.Deliver.ee

Cette startup fonctionne selon un modèle original, puisqu’elle ne voit jamais passer les flux de colis et ne fait que les organiser.

En effet, elle se base sur un algorithme qui lui permet de déterminer quel coursier elle va mandater sur quel parcours et pour quel type de colis, en fonction de leurs disponibilités et de leur emplacement. Du coup, le transporteur aime se faire appeler « le Uber de la livraison de colis ».

Pour cela, Deliver.ee s’appuye sur un réseau de 1000 coursiers dans 10 villes. A Paris, ce sont 500 professionnels qui sont en contrat.

Très concrètement, la société propose 3 type de prestation :

– en B2C : quand un client commande via cette offre de transport, le coursier « idéal » est recherché par l’outil de Deliver.ee, et il reçoit un ordre de mission. Il va ensuite récupérer la marchandise dans la boutique du commerçant. Par exemple un magasin Fnac.

– en B2B la société envoie des coursiers entre les magasins (Fnac par exemple) pour alimenter le réassort des produits qui ne seraient pas présents dans l’un mais disponibles dans l’autre

– en vente physique : Deliver.ee propose la formule « départ caisse » : le client règle son article ainsi que la prestation de livraison, et il se fait livrer 3 heures après chez lui par coursier
Selon Romain Libeau, le fondateur, le fait de proposer une livraison le jour même améliorerait de 25% le taux de conversion.

Deliver.ee dispose déjà d’un portefeuille de clients importants, avec de belles signatures comme BHV, 5àSec, Menlook, Fnac et Galeries Lafayette.

La société, qui vient de lever 500K€ propose ses services à partir de 5.50 € HT pour une livraison en 3 heures et en 2 roues.

 

Pour retourner un colis, ne faîtes plus que quelques mètres !

Colissimo proposera à partir de mai 2015 un nouveau service de dépose de colis retour en boîte aux lettres

Pratique le nouveau service présenté par la directrice marketing de Coliposte sur le salon OneToOne !

En effet, à partir du mois de mai prochain, vos clients, munis d’une étiquette retour du transporteur (8R pour les initiés), vont pouvoir déposer leur colis directement dans leur boîte aux lettres !

Le process est simple :salon 121-2

1 – le client demande son bon de transport « retour en BAL » sur votre site, ou votre service clients lui envoie
2 – il imprime l’étiquette et la colle sur son colis de retour
3 – il dépose le colis dans sa boîte aux lettres avant 8h le matin
4 – le facteur le récupère lors de sa tournée et dépose un avis de prise en charge dans la boîte aux lettres
5 – le client reçoit une notification de livraison de son colis

En France, 6% des livraisons font l’objet d’un retour contre 13% en moyenne en Allemagne ou en Autriche.

Il s’agit donc d’un flux non négligeable, que Colissimo compte donc faciliter avec ce service.

Avant de lancer son offre, l’opérateur a testé le service dans le sens aller depuis 6 mois : 100000 colis ont déjà été récupérés en boîte aux lettres avec des résultats très satisfaisants : les clients ont en effet plébiscité ce nouveau service qui leur évite de se déplacer.

72% des boîtes aux lettres sont standardisées, mais les échecs de ramasse peuvent survenir (colis trop gros, pas assez emballé, etc…), et dans ce cas le client est avisé par un document qui indique pourquoi le colis n’a pu être récupéré.

6 clients pilotes ont testé le service et leur suivi est disponible sur l’outil Coliview, réservé aux entreprises en compte.

Avec le retour en boîte aux lettres, Colissimo complète une offre retour déjà riche, puisque les clients peuvent déposer leur colis dans 17500 points de proximité (bureaux de poste et relais pickup).

De toute évidence, la reverse logistic est un sujet important pour le e-commerce car 40% des consommateurs jugent les procédures de retour compliquées.

Un retour réussi, c’est un client satisfait !

Frédéric Klotz

Frédéric a 15 ans d'expérience dans le e-commerce. Il fut l'un des premiers community manager de France, puis s'est ensuite occupé de qualité et de logistique. Depuis 2013, il a fondé OpenYourWeb, expert en Supply Chain du e-commerce, qui accompagne les e-commerçants sur les questions de relation client, logistique, transport ou encore SAV.

6 Commentaires

6 réponses à “Actualité du transport e-commerce : le client au coeur des stratégies”

  1. Phil dit :

    Merci beaucoup pour cet article, j’avoue je suis tombé dessus complètement par hasard et en tant que petit e-commerçant il est fort intéressant. Je travaille surement comme beaucoup de petits e-commerçant avec Colissimo et je ne connaissais pas du tout ColisPrivé. Je vais aller voir leur offre mais c’est plutôt une très bonne nouvelle, une moins bonne pour Colissimo et LaPoste et devant le monopole que cette dernière avait dans ce secteur en particulier des petits colis en petites quantités. J’ai bien noté également le retour colis, a voir si mon petit bureau de poste qui décerne 14 villages alentours et où il y a plus de file d’attente que devant la tour eiffel s’équipera de ce nouveau service …

  2. Bonjour Phil
    L’offre « retour en boîtes aux lettres » de Colissimo concerne TOUTES les boîtes aux lettres de France métropolitaine qui ont des dimensions normalisées. Donc même votre village est concerné. Bon WE ! Frédéric

  3. Colis privé s’est beaucoup amélioré depuis plusieurs mois mais il y a quelques temps c’était les seuls colis non distribués dans ma boite au lettres :/

  4. Francis dit :

    bonjour.avec de moins en moins de personnel à travailler à la poste et à coliposte avec de+en+de colis passant par les sous traitant il risque d’y avoir de+en+de couacs pour l’envoi et la réception des colis.et bientôt vous pourrez aller chercher vos colis au supermarché!terminé pour beaucoup de bureaux de poste.l’avenir et au toujours +vite.certains voudraient êtres livrés au saut du lit!!à la demande!!monde de consommation bien fou!

  5. Bonjour Francis, certes les amplitudes horaires et la densité des bureaux de poste sont en train de s’étioler petit à petit. Mais c’est aussi une façon pour La Poste de s’adapter à son temps : le courriel a détroné le courrier et les bureaux de poste sont de moins en moins fréquentés. Du coup, évidemment, ce sont des prestataires qui vont prendre le relais à certains endroits, non sans difficulté je pense, car être guichetier à La Poste c’est aussi être une encyclopédie tant les tâches sont variées et les produits complexes entre l’activité de banque, d’assurance, de courrier et de colis… Nous verrons ce que donnera cette stratégie dans 10 ans, mais il faut rappeler qu’un grand nombre de postiers bénéficient d’un statut très protecteur, et que du coup La Poste va devoir faire avec et préserver l’emploi tout en se modernisant. Un sacré pari !

  6. TROTEBAS Eliott dit :

    Colis privé est une catastrophe et il n’y à aucune amélioration. Merci pour les consommateurs ! Les colis ne sont pas distribués même si une personne est présente au domicile même pas un coup de téléphone, les re-livraisons sont au plus tôt le mardi pour un passage le samedi ! Impossibilité de venir chercher le colis au dépôt. Le système de distribution par « souvent des artisans ou des auto-entrepreneurs » est un échec total par manque de sérieux des livreurs qui ne sont pas salariés (surtout dans le quart sud-est) c’est une aubaine financière pour ces personnes selon les contrats établis, moins les livraisons sont effective, plus ils gagnent à travailler.

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Logistique du e-commerce : bilan et perspectives

par Frédéric Klotz - Il y a 2 ans

Le début d’année, c’est le moment idéal pour parler bilan et évoquer l’avenir.

Je vous propose donc une petite rétrospective de 2014 et d’aborder les perspectives de 2015 concernant la logistique du e-commerce. Dans ce cadre, je me suis rapproché de 4 professionnels du secteur qui ont accepté de partager leur vision de ce marché.

Un secteur toujours en croissance :

Jean-Sébastien Léridon - Relais Colis

Avec 11% de croissance en 2014 (source JDN), l’e-commerce reste dynamique, mais certains « grands » commencent à s’essouffler devant la concurrence acharnée qui se joue aux premières places du classement. « Le transport B2C continue lui aussi de croître en parallèle » indique Jean-Sébastien Léridon, Directeur Commercial et Marketing de Relais Colis, l’inventeur de la livraison en relais (les volumes de Relais Colis ont cru de 15% en décembre 2014) et poursuit : « mais se cherche une rentabilité, surtout chez les acteurs privés« . Il faut dire qu’avec 4 transporteurs rien que pour la livraison hors domicile, le marché français est saturé et surtout fortement concurrentiel.

Les e-commerçants qui souffrent de la conjoncture ne s’y sont d’ailleurs pas trompés, « cherchant à répercuter sur les acteurs du transport le durcissement du contexte, ce qui a nécessairement tendu encore un peu plus les marges de tous les acteurs de la chaîne. » précise Stéphane Tomczak, Coordinateur e-logistique pour la Fevad et Ecommerce Europe. Et d’ajouter « Le prix est encore au coeur des débats mais les marchands n’en restent pas moins sensibles à la qualité de service qu’ils savent être un prérequis à leur rentabilité à long terme ».

E-commerce ou commerce connecté ? :

Philippe Bourriot - Viapost« Aujourd’hui, parler de e-commerce et de commerce n’a plus vraiment de sens » relève Philippe Bourriot, le Directeur de la Stratégie de Viapost Service, leader français de la logistique du e-commerce. Il est vrai que le client de 2015 ne fait plus vraiment de distinction entre commerce physique et e-commerce; ce qui l’intéresse, c’est que le produit ou service qu’il recherche soit accessible à l’endroit et au moment qui lui conviennent. Ainsi, poursuit-il « les pure players du e-commerce et les acteurs « traditionnels » sont en concurrence frontale. »

Cette tendance est confirmée par Olivier Theulle, Directeur des Opérations du groupe Fnac pour la France, qui précise que l’un des mots d’ordre du plan stratégique Fnac 2015 est « l’accroissement de la complémentarité entre nos magasins, le mobile et internet, pour faire la Fnac un acteur omni-canal. »

Dans ce nouveau schéma de fonctionnement, les pure players cherchent à s’adapter. Philippe Bourriot ajoute : « si parfois, la seule réponse qu’ils proposent est le prix le plus bas possible, d’autres cherchent à apporter plus de services, des points de contacts physiques ou à monétiser leur audience. On est alors loin du métier du commerce ! En conséquence, la logistique du e-commerce subit des à-coups pour s’adapter à ces nouvelles stratégies mises en œuvre par le e-commerçant : réactivité, recherche de performance sont au cœur des problématiques du logisticien, même si la visibilité moyen terme est parfois faible. »Un entrepôt de Fnac

De leur côté, les commerçants traditionnels ont enregistré de fortes croissances sur le canal web, comme le montrent les résultats de Viapost qui, avec une croissance forte (+20% en 2014), tire profit de sa stratégie d’accompagnement des commerçants sur tous les canaux de vente.

Les logisticiens traditionnels sont ainsi revenus dans le jeu grâce à leurs clients, mais les acteurs spécialisés dans le e-commerce ont une carte à jouer dans le réapprovisionnement des boutiques, ce que Viapost appelle B to R. Ce que j’appellerais plus généralement la logistique multi-canal : le logisticien de 2015 doit être à la fois capable de réapprovisionner les magasins de l’enseigne, mais aussi de livrer ses clients finaux chez eux, en boutique ou en relais.

 

Le hors domicile, planche de salut ?
Stéphane Tomzak - Favad et Ecommerce EuropeEn 2014, « le grand bénéficiaire de la croissance, c’est la livraison hors domicile » selon Stéphane Tomczak. « La livraison hors domicile a toujours le vent en poupe » confirme Jean-Sébastien Léridon.

En effet, même si la livraison à domicile reste le choix préféré des consommateurs avec environ 70% de part de marché, c’est sur leurs offres hors domicile que les transporteurs mettent un coup d’accélérateur.

Parmi les concepts qui ont le vent en poupe, on peut citer le click and collect dont le succès est étroitement lié à celui de la stratégie omni-canal des enseignes, mais aussi la percée des systèmes de consigne : Coliposte avait dégainé le premier voilà plusieurs années avec Cityssimo, Kiala avait suivi via un partenariat avec SNCF, et Relais Colis s’y est également mis en 2014 avec son service Packcity.

Le drive continue églement de se déployer : après Cdiscount et Mondial Relay avec ses Relais XL et XXL, ce fut au tour de Relais Colis de se lancer avec ses services Relais Max et Relais Drive. Jean-Sébastien Léridon explique cet engouement pour le hors domicile par « l’attrait des clients pour les prix bas ». J’ajouterais que c’est aussi, pour une clientèle urbaine et pressée, le côté très pratique de ces points de livraison qui assure leur succès. A ce titre, le nombre de relais évolue assez peu (4255 en 2013 contre 4126 en 2014 pour Relais Colis). Par contre, les acteurs du secteur les repositionnent pour adapter leur réseau à la localisation géographique des destinataires.

Jouant également la proximité, Fnac a innové en 2014 en proposant la gratuité de livraison à la fois sur le retrait magasin, mais aussi en Relais Colis si le magasin se trouve à plus de 30 km du lieu de livraison. Un concept intelligent issu de la réflexion omni-canal de « l’agitateur culturel », qui permet à tout un chacun de bénéficier d’un service homogène.

Tout, tout de suite :
L’express a eu le vent en poupe en 2014 !  Adoptant le système de livraison ultra-rapide de Deliver.ee, Fnac a lancé son offre « 3 heures Chrono ». « L’idée est d’être ultra-réactifs et de proposer au consommateur une livraison quasi-immédiate, quelque soit le lieu de remise du colis. » indique Olivier Theulle. En effet, grâce à ce système, « nos clients ont pu commander jusqu’à 16h le 24 décembre pour être livrés chez eux dans la soirée ». Une vraie performance. Et si le client Fnac choisit le retrait en boutique, sa commande est prête 1 heure après dans le magasin Fnac de son choix.

Express+Dans la même veine, tous les grands e-commerçants ont décidé de suivre Amazon sur son offre Premium. Le géant était pourtant resté longtemps sans concurrence avec son forfait de livraison express. A Noël, on a donc vu fleurir ces offres : « Express+ » chez Fnac, « Express à volonté » chez Cdiscount ou encore « Express illimité » chez RueDuCommerce.

L’intérêt de la fidélisation du consommateur, exigeant et en quête de rapidité d’exécution, est évident. La rentabilité de ces forfaits sera bien entendu la question de 2015, car si les clients « forfaitisés » ont tendance à multiplier les achats, qu’en sera-t’il de leur panier moyen ?

 Vers une logistique « sans couture »
A coup sûr, la logistique de demain pour le e-commerce doit s’adapter au parcours du consommateur. L’expérience utilisateur (UX) ne doit pas être prise en compte seulement lors des contacts du client avec le e-commerçant ou lors de sa navigation sur le site, il ne peut s’agir que d’un ensemble car toute la chaîne de valeur est concernée.Viapost entrepôt

Dans un contexte économique défavorable, les entreprises qui gagneront des parts de marché sont celles qui vont s’adapter en permanence au consommateur, pour le livrer où et quand il le souhaite. Philippe Bourriot ajoute « Pour dépasser la seule notion de prix, la logistique est un atout majeur puisqu’elle permet de créer des services et de renforcer la valeur ajoutée. » Ainsi, Viapost a lancé toute une série de chantiers visant à « intégrer au centre de l’éco-système du commerçant non seulement la logistique, mais aussi ses boutiques et ses fournisseurs… cette notion de stock étendu permet de réconciler la logistique hors et en entrepôt pour un bénéfice orienté 100% satisfaction client. »

Du côté du transport, c’est le « raccourcissement des délais et la commodisation de la livraison en J+1 » qui seront les courants porteurs selon Stéphane Tomczak. La livraison le lendemain sera en effet la norme en 2015, portée par les forfaits de livraison express. Le mot d’ordre sera praticité : optimisation et densification des lieux et des solutions de livraison, services personnalisés, des produits et services accessibles vite et partout !

Et la livraison le jour même comme référence ? On en reparle en 2016 !

Bonne année !

Frédéric Klotz

Frédéric a 15 ans d'expérience dans le e-commerce. Il fut l'un des premiers community manager de France, puis s'est ensuite occupé de qualité et de logistique. Depuis 2013, il a fondé OpenYourWeb, expert en Supply Chain du e-commerce, qui accompagne les e-commerçants sur les questions de relation client, logistique, transport ou encore SAV.

1 Commentaire

Une réponse à “Logistique du e-commerce : bilan et perspectives”

  1. Viva conseil dit :

    Merci pour ce blog

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Rétrospective 2013 et Tendances 2014 pour le transport et la logistique e-commerce

par Benoit Gaillat - Il y a 4 ans

Note de Benoit : Aujourd’hui j’ai le plaisir d’accueillir Augustin Gueldry sur info-ecommerce. Augustin est spécialisé dans la logistique et le transport avec Colicoach et propose de nombreux articles sur la logistique sur le blog livrezfacile. Il nous propose un bilan de l’année 2013 sur la logistique et une prospective 2014. Le transport et la logistique étant souvent les parents pauvres du e-commerce, surtout sur ce blog ou nous en parlons peu, c’est l’occasion de remettre les pendules à l’heure. Place à Augustin !

Augustin GUELDRY

Rétrospective 2013 et Tendances 2014 pour le transport et la logistique e-commerce

A cette période, il est toujours utile de faire un bilan de l’année écoulée pour mieux se tourner vers 2014. Avec notre rythme quotidien, souvent un événement chasse l’autre et il est facile de perdre la vision globale du secteur.

On se dit finalement cette année était un peu comme la précédente, le transport connait quelques soubresauts mais pas de grands changements, les colis et palettes sont toujours livrés malgré des retards et des réclamations… il y a toujours autant de camions sur la francilienne ou l’autoroute A1 et le livreur en bas de chez moi bloque régulièrement la rue pour alimenter mon commerçant qui sert de point de retrait colis pour les habitants de mon quartier… Si vous percevez 2013 uniquement sous cet angle alors un petit retour en arrière n’est peut être pas totalement inutile 🙂

Transport : un secteur en profonde mutation.

Le contexte général du fret reste globalement très bas avec un niveau de fret routier qui reste inférieur d’environ 25% par rapport à début 2008 et un record de défaillances d’entreprises au 1er semestre 2013… Sans surprise, la tendance générale de l’économie européenne affecte donc directement l’activité de la profession. Dans cette tourmente, on assiste à une poursuite de la dichotomie du marché :

D’un côté des grands groupes qui continuent d’élargir leur rayon d’action sur le plan géographique et/ou des prestations proposées afin de mieux mixer tous les modes de transport et la logistique et dans certains cas le particulier et les entreprises.

Mory DucrosA titre d’exemple on peut citer UPS acteur historique du B to B en Europe qui se positionne à présent sur le colis B to C avec le déploiement européen en cours de l’offre de relais suite au rachat de Kiala ou le logisticien ID Logistics qui rachète France Paquets pour renforcer son offre e-commerce. Simultanément certains grands généralistes historiques, basés sur des modèles « anciens », ne parviennent pas à adapter leur fonctionnement au nouveau contexte.

Après la disparition du Sernam en 2012, c’est au tour du messager MORY DUCROS d’être en grande difficulté. Le sort des 5.000 employés reste en suspens dans le cadre du redressement judiciaire en cours.

De l’autre des petits acteurs régionaux ou locaux qui souffrent terriblement sauf à être spécialisés sur une niche ou un secteur géographique délaissé par les grands acteurs faute de volumes suffisants. L’illustration de ces difficultés est rappelé avec les chiffres records du 1er semestre 2013, 1747 défaillances d’entreprises de transport (cessations d’activité, redressements judiciaires et liquidations) .

La livraison de colis est touchée par cette fragilité avec une multitude de petites structures qui interviennent en sous-traitance des grands groupes pour assurer le dernier kilomètre avec des flottes de véhicules légers. Sur un plan plus large, le dossier de l’écotaxe aura animé la profession toute l’année avec ces reports successifs avant une exposition médiatique en fin d’année et la suspension qu’on a connu. Ce dossier a cristallisé les inquiétudes et parfois la détresse de la profession qui ne voit plus comment faire face au cabotage de transporteurs européens venus de l’Est, à la baisse du fret mais à la hausse du gazole ou des charges.

Colis

Après avoir animé la profession pendant plusieurs mois, UPS renonce au rachat de TNT suite aux demandes de l’Europe pour éviter une position dominante. Cette méga fusion aurait changé en profondeur le marché. Le destin de TNT reste donc en suspens et évoluera peut être à nouveau en 2014…

Dans la recherche d’une amélioration de la prestation de la livraison à domicile, CHRONOPOST cherche à conserver son rôle d’innovateur avec la solution Chronopost Interactive constitue un signe fort dans la prise en compte des contraintes de livraison des particuliers. Sa prise de participation chez le transporteur urbain Colizen, acteur de la livraison sur créneau horaire défini, participe à la même logique B to C.

Chronopost

Points Relais

Kiala a tourné une page avec le départ de son fondateur, Denis Payre, après avoir organisé la transition vers UPS.

Deux (Mondial Relay et Relais Colis) des quatre réseaux connaissent un changement d’actionnaires. Il est donc trop tôt pour voir l’éventuel impact sur l’Offre mais le marché reste actif avec le développement de Kiala et du réseau Pick-Up aux côtés de leurs puissants actionnaires respectifs que sont UPS et La Poste.

Logistique

beaucoup reste à faire.

En début d’année, La Poste rachetait le e-logisticien Morin pour étoffer sa compétence en logistique e-commerce déjà renforcée l’année précédente avec le rachat d’Orium.

Le rachat récent de CEPL par ID Logistics confirme à son niveau une volonté de proposer aux marques une logistique capable de traiter des ventes en multicanal, qui aide les entreprises à intégrer le canal e-commerce, le grand challenge des années à venir pour de très nombreuses entreprises du commerce vêtements, équipements de la maison, bricolage, bien-être etc…

2014 : une année sans nouveauté ?

Pour ma part, je ne le crois pas car plusieurs facteurs coexistent :

Livraison :

– Plusieurs signes indiquent que la maturité voire la saturation du Drive est atteinte dans certaines régions de France. En raison d’une croissance probablement trop rapide (+ de 2.200 drives en France à Mai 2013 soit presque 25 Drives par département !). Cette hausse a même eu pour conséquence de voir apparaître des comparateurs de Drive.

Monsieur-Drive

Certains Drive ont même lancé des offres de livraison à domicile dans un périmètre de quelques km autour du point de vente.

L’enjeu reste tout de même de savoir comment un Drive pourra durablement supporter le coût de préparation de la commande qui, dans la grande distribution, a toujours été réalisée par le consommateur au point que même la mise en sac des produits à la caisse est réalisée par le client à la différence d’autres pays dans le monde.

– Le développement de la livraison sur RDV ou créneau horaire pourrait connaître une montée en puissance pour des produits à forte valeur financière ou « émotionnelle ». Un destinataire n’attend pas avec la même impatience un smartphone acheté plusieurs centaines d’euros et un t-shirt acheté en solde à moins de 20€. l’offre de Chronopost interactive va dans ce sens.

– La montée en puissance de logisticiens sur le segment du e-commerce va prendre de l’ampleur. Après les rachats des principaux spécialistes Orium, ADS et Morin et le redressement judiciaire en cours de Crosslog, le temps semble venir pour la montée en puissance de logisticiens de grandes tailles qui doivent disposer d’une offre pour leurs clients historiques. En effet, ces logisticiens avaient pris la stratégie de ne pas se positionner au démarrage du e-commerce auprès des pures-players. Aujourd’hui la situation est différente puisque leurs clients historiques développent leur stratégie omnicanal : il est donc à prévoir l’apparition de pôle e-commerce chez des acteurs tels que Géodis à l’instar de ID Logistics qui, depuis quelques mois, développe une stratégie e-commerce afin d’accompagner les marques dans ce grand changement.

Click Darty– Sur le plan des magasins qui cherchent à faire revenir les clients dans les boutiques, il est probable que les consignes automatiques en boutique exemple Darty avec Relais colis ou Auchan avec Mondial Relay vont se développer.

– Les grands pures-players vont chercher à poursuivre leur avantage face aux retailers historiques en réduisant encore la contrainte de l’achat à distance (je ne peux pas toucher, manipuler le produit) par une approche de la livraison innovante pour mieux servir le e-acheteur. La livraison en 1 heure proposée par e-Bay ou la livraison le jour même d’Amazon vont évidemment dans ce sens. La puissance acquise par Google, Amazon (14millions de visiteurs uniques par mois en moyenne en 2013 en France !) ou e-Bay dans le e-commerce et plus largement dans l’univers digital va les inciter à innover pour continuer à se démarquer des brick & mortar traditionnels.

Collect Darty

On le voit les changements vont donc très certainement se poursuivre en 2014 :

  • Pour les prestataires en logistique et en transport il s’agit d’évoluer rapidement pour s’adapter à ces nouveaux modes de consommation.
  • Pour les e-commerçants, il est impératif d’avancer vers des solutions de livraison plus riches en service pour contribuer fortement à la fidélisation d’un consommateur chaque jour plus zappeur.

 

 

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

4 Commentaires

4 réponses à “Rétrospective 2013 et Tendances 2014 pour le transport et la logistique e-commerce”

  1. logiciel multi-magasins dit :

    Bonjour et merci pour ce petit récap fort utile pour nous employeurs. Cela nous permet d’avoir une vision globale sur ces deux marchés qui sont pas à négliger loin de là 😉

  2. Anonyme dit :

    belle rétrospective, merci

  3. Agence ecommerce dit :

    Merci pour cette rétrospective très complète sur ce pilier majeur qu’est la logistique dans le développement du e-commerce.

  4. Envoi du Net dit :

    Excellente rétrospective ! Vue comment le e-commerce se développe actuellement et l’immensité de services offerts aux e-marchands pour régler leur problème de logistique et d’expédition de marchandise, je pense que 2014 sera une année fructueuse.

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Dispeo, l’entrepôt Ecommerce Hi-Tech des 3 Suisses

par Benoit Gaillat - Il y a 4 ans

La logistique est un des points clefs de l’e-commerce en cette année 2013, la preuve avec les investissements conséquents de La Poste dans le secteur avec le rachat de Orium, Neolog et Morin Logistic en moins de 6 mois et le rachat de Alpha Direct Services par Rakuten quelques semaines après.

Les gros e-commerçants déjà en place investissent également dans leurs entrepôts, Amazon est en train d’ouvrir son 26 eme entrepôt en Europe et même des anciens VADistes comme les 3 Suisses modernisent leur entrepôts. Ca tombe bien car c’est précisément de ça dont nous allons parler aujourd’hui, suite à un lien posté par Daniel Broche j’ai découvert Dispeo qui est un entrepôt Hi-tech dédié au E-commerce. Si j’ai bien compris c’est même un prestataire logistique en fait pour les e-commerçants, je cite leur site :

Dispeo, ouvert à tous les e-commerçants, couvre l’ensemble des besoins de la supply chain : transports internationaux depuis les sources d’approvisionnement, réception marchandises et contrôle qualité, stockage, préparation de colis, remise au transporteur final et traitement des retours clients.

Je ne sais pas si il y a un minimum de colis par jour pour faire partie de leurs clients mais en tout cas l’entrepôt fait envie. il a été construit en s’inspirant des systèmes de tri des bagages des aéroport et peut traiter 150 000 colis par jours, 6 jours sur 7. Une commande met environ 2 heures à être préparée et déposée sur le quai de chargement, ce qui est plutôt court quand même …

Pour les curieux voici une autre vidéo, un peu plus « présentation commerciale » car réalisée par le constructeur de l’entrepôt, à savoir GSE, la vidéo est plus longue et présente également les 40 000 mètres carrées de stockage de ce nouvel entrepôt.

Si vous pensez qu’Amazon est en retard sur ses concurrents, pour une fois, je vous conseille de lire cet article : Kiva systeme, l’entrepot du futur, Amazon a racheté Kiva il y a 1 an pour presque 800 millions de dollars.

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

4 Commentaires

4 réponses à “Dispeo, l’entrepôt Ecommerce Hi-Tech des 3 Suisses”

  1. Nicolas dit :

    Ca donne envie ! Pour avoir visité l’entrepôt de Kiabi, il n’est pas mal non plus dans son genre 😉

  2. Pierre dit :

    L’entrepôt est pas mal, mais faut avouer que la vidéo sur le post d’Amazon c’est encore autre chose, incroyable… On se doute pas de ce qui se passe lorsqu’on passe une simple commande…

  3. Winsiders dit :

    La logistique… je vais pas me faire l’écho de la pub UPS qui passe en ce moment à la télé, mais c’est vrai que c’est dans le top 3 des nécessités e-commerce.

    Je me rappelle d’ailleurs d’un exemple tristement célèbre, ou la startup la mieux financer du monde s’était écroulée pour avoir fait trop d’entrepôts trop vite…

  4. Tony dit :

    J’ai du mal à croire que 3 suisses ait une logistique hi-tech. L’expérience que j’ai eu en temps que client c’est de carrément recevoir une colis vide, avec une feuille stipulant que le reste de la commande (commande d’1 article) allait être envoyé dans un 2ème colis (2ème colis que je n’ai jamais reçu d’ailleurs). Bref, je reste dubitatif quand à la qualité de leur logistique.

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Livraison avant noel, est-ce encore possible ?

par Benoit Gaillat - Il y a 5 ans

En plein rush de noël on retombe souvent sur les mêmes questions au service client et en ce moment un des grands classiques est : « Est ce que je vais recevoir ma commande avant noël ? » . De toute façon peu importe si vous l’indiquez partout sur votre site c’est extrêmement difficile de rassurer à 100% les clients, sauf à être extrêmement précis. Amazon en l’occurrence à prévu une page super précise pour informer ses clients sur la livraison avant noël.

Un petit bloc est présent sur la boutique de noël pour inciter les internautes à se renseigner :

livrer-avant-noel

 

Et la page est ultra précise avec des dates et heures limites de commande :

livraison-noel-amazon

 

Vous noterez que le 25 il est toujours possible d’offrir des chèques cadeaux Amazon, une idée toute simple mais qui doit bien marcher  auprès des retardataires. Des liens mènent vers chaque type de livraison pour expliquer les conditions, le prix ainsi que les garanties.

Amazon ne livre bien sûr pas qu’en France et une petite partie est prévue pour les livraison à l’international.

livraison-amazon-a-l-etranger

 

Il manque d’après une petite partie sur les contreparties : Que se passe t’il si la livraison n’arrive pas à l’heure ? Ou un petit indicateur de performance sur l’année dernière, par exemple : 99,99% de colis reçus à l’heure pour voir si les promesses sont respectés. Bon c’est vrai que la notoriété d’Amazon peut lui assurer ce capital confiance.

Les délais sont aussi précisés lors du passage de commande :

Sélectionner des options de livraison   Processus de paiement Amazon.fr

 

Un bon exemple de rassurance client sur la livraison avant noël donc ! Et vous avez vous mis en place une page d’information pour vos clients ? 

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

2 Commentaires

2 réponses à “Livraison avant noel, est-ce encore possible ?”

  1. Pierre Videopole dit :

    comme toujours, amazon est à prendre en exemple !

  2. Kevin Hanot dit :

    Hélas les délais annoncés ne sont pas toujours les délais finaux. Je viens de commande en express chez R*C en théorie je devais recevoir mon colis demain mais il ,n’est toujours pas parti.

    Ils m’ont bombardé de demande de verification d’identité en finnisant sur un e-mail envoyé a 17h39 me demandant d’appeller un service telephonique qui ferme a 17h. Au final mon colis qui devait arriver le 19 décembre ne sera même pas parti avant le 19 au soir.
    Super d’annoncer des délais ultra courts sans prevenir qu’il y aura des verifications avant de valider la commande…

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