Catégorie : Interviews Ecommerce

Les interviews permettent à des acteurs déjà lancés de faire partager leur expérience de E-commerçant pour en faire profiter les lecteurs et futurs e-commerçants. Ce sont des échanges autour de leurs réussites, ou de leurs échecs ou parfois des discussions plus générales autour du E-commerce. Ne ratez pas ces retours d’expérience qui vous permettront d’aller plus loin que la simple image transmise par leur site Internet.


Vent de fraîcheur chez Colissimo !

par Frédéric Klotz - Il y a 8 mois

Les entreprises, ce sont d’abord et avant tout des hommes. La filiale colis de La Poste a la longue histoire de ces sociétés pionnères dans leur domaine, nées si longtemps avant nous, à une époque (1576 avec la création des « messagers royaux ») où l’on était bien loin d’imaginer ses évolutions actuelles.

L’entreprise est en train de faire sa révolution, pour rentrer définitivement dans l’ère digitale, en se concentrant sur ses clients.

Cette transformation a été impulsée par l’arrivée de Xavier Mallet aux commandes de l’entreprise voilà 2 ans. Il vient d’être rejoint par Benoît Huc, le nouveau Directeur Commercial de la marque. C’est ce dernier qui a accepté de nous donner sa vision du marché, de l’offre et surtout d’évoquer les projets et l’avenir.

Il faut dire que le travail ne manque pas pour les commerciaux de la marque, qui a vu ses volumes s’éroder ces dernières années au profit d’autres modes de livraison.

L’objectif est donc de reprendre des parts de marché.

Une nouvelle offre, un nouveau logo

Colissimo_logoEt le tout premier challenge pour y parvenir a consisté à simplifier l’offre. C’est ainsi que l’ensemble des produits de l’ancienne Coliposte, et même le nom de la marque sont devenus Colissimo. Un
nouveau logo a vu le jour pour souligner le changement, qui a repris comme Chronopost l’an passé le graphisme de DPDGroup, la filiale colis international du Groupe La Poste.

Cette capitalisation sur le nom Colissimo est d’ailleurs un choix qui semble plaire puisque la marque dispose d’un NPS de 49.

L’offre domestique se décompose en 3 volets :

  1. Colissimo domicile avec ou sans signature
  2. Colissimo point de retrait, avec 18.000 points à date : dans les bureaux de Poste, dans les relais de Pickup et dans les Pickup Station (consignes automatiques)
  3. Colissimo retour, en boîtes aux lettres, à La Poste ou en relais Pickup

La nouvelle offre Europe qui sera officialisée sur le marché en mai 2016 est articulée selon le même modèle, avec moins d’options possibles, mais dispose maintenant d’un suivi en 6 langues, couvre 15 pays et propose le service de reprogrammation des livraisons Predict venu de DPD.

La croissance est d’ailleurs au rendez-vous sur l’international, supérieure à 50% ces derniers mois, grâce à une certaine pugnacité commerciale. La simplification de l’offre devrait continuer à doper les ventes.

Côté organisation, la Direction Commerciale compte un Directeur des Ventes, 5 Directeurs Régionaux, et un Directeur des Comptes Stratégiques. Au siège on retrouve différentes fonctions de support, et en région des ingénieurs d’affaires. L’équipe commerciale compte environ 200 collaborateurs.

Les équipes sont particulièrement sensibilisées aux nouvelles orientations de l’entreprise. A ce titre, un séminaire les a récemment réunies, et la nouvelle offre a bénéficié d’une co-construction entre les vendeurs du terrain, le siège et les clients de la marque.

Les forces de vente sont, avec la nouvelle offre, la clef de la reconquète des parts de marché que s’est fixé Benoît Huc.

Un avenir digital

emballages-a-affranchirA partir de début 2017, l’offre internationale sera totalement interopérable, c’est à dire qu’il n’y aura par exemple pas de nécessité de réétiqueter les colis aux frontières comme c’est le cas aujourd’hui pour le grand export.

Le projet le plus ambitieux de Colissimo est celui qui concerne le délai de livraison. En effet, la marque prévoit à terme de livrer les grandes agglomérations en 24 heures pour s’adapter aux nouvelles exigences des consommateurs. Ce délai est déjà effectif sur certaines relations interdépartementales ou en région parisienne, mais il sera donc élargi progressivement aux grandes liaisons nationales.

Selon Benoît Huc, cette future promesse de J+1 ne viendra pas concurrencer son cousin Chronopost, dont la clientèle est essentiellement B2B et dont la promesse couvre l’ensemble du territoire, avec des moyens spécifiques mis en place pour la tenir.

Pour parvenir à ce futur défi, Colissimo a mis en place un projet industriel d’une valeur de 100 millions d’euros, destiné à rénover ses plateformes de tri.

Pour accompagner sa digitalisation progressive, la marque investit bien entendu dans les systèmes d’informations, avec le déploiement prévu d’un outil global, en remplacement des dizaines actuellement en service.

Surtout, Colissimo ne s’interdit rien en terme d’innovations. Elle a par exemple pris une participation dans la startup Stuart, qui utilise les systèmes d’informations pour organiser des livraisons urbaines.

Capable de se réinventer sur un marché où foisonnent concurrents matures et startups prometteuses, la marque séculaire n’a vraisemblablement pas dit son dernier mot.

Frédéric Klotz

Frédéric a 15 ans d'expérience dans le e-commerce. Il fut l'un des premiers community manager de France, puis s'est ensuite occupé de qualité et de logistique. Depuis 2013, il a fondé OpenYourWeb, expert en Supply Chain du e-commerce, qui accompagne les e-commerçants sur les questions de relation client, logistique, transport ou encore SAV.

8 Commentaires

8 réponses à “Vent de fraîcheur chez Colissimo !”

  1. Guillaume dit :

    Surtout, Colissimo ne s’interdit rien en terme d’innovations. Elle a par exemple racheté la startup Stuart, qui utilise les systèmes d’informations pour organiser des livraisons urbaines.
    C’est pas vraiment ça : « lors de la publication de ses résultats semestriels, le groupe La Poste indiquait dans son document «une prise de participation de 22% dans Stuart en France (…) pour 10 millions d’euros», réalisée via GeoPost.
    Sachant qu’il y a avait déjà eu des (plus petites) levées avant…

  2. Merci pour la remontée Guillaume, j’ai corrigé cette bourde !

  3. Guillaume dit :

    Bourde… C’est un bien grand mot.

  4. Un vent de fraîcheur qui ne finit pas de souffler. C’est très intéressant de voir son évolution depuis 1576, tant sur le plan organisationnel mais surtout sur le plan technologie. Et ce qui ravi, moi en tout cas, c’est qu’ils mettent en oeuvre les nouvelles technologies pour le bien de sa clientèle. J+1 pour la livraison, je donne +1 aussi. Plus de réétiquetage, c’est mieux, car à l’arrivée le colis est plein d’étiquettes qui font presque la moitié du carton avec plusieurs feuilles collées entre elles. On gaspille du papier, ils devraient peut-être aussi envisagé de revoir ce plan. Mais en général, ce vent de fraîcheur est très apprécié.

  5. Bananaclick dit :

    Effectivement, de vraies nouveautés qui sont un plus pour la ventre à distance, cependant, à mon avis, la vraie question aujourd’hui se situe au niveau du prix qui n’a cessé d’augmenter ces dernières années et qui implique des couts de livraison élevés. C’est là que se situe le vrai frein pour les sites de ecommerce et la vente en ligne… Alors à quand un service discount ?

  6. Bonjour Bananaclick, Vous avez raison : comme la plupart des biens et services de consommation, les prix du transport augmentent chaque année. Cela s’explique pour Colissimo non seulement par l’érosion des volumes (comme pour le courrier), mais aussi par l’évolution des services proposés dont je parle et l’augmentation structurelle des coûts (pétrole, coûts humains, etc…). La marque propose bien un service low cost qu’elle ne met pas en avant, et qui se nomme Coliéco, il s’agit d’une offre de livraison exempte de services, mais accessible uniquement à de gros chargeurs qui remettent à l’enseigne des millions de colis par an. Il existe ausi une alternative avec Colis Privé, nouvelle acquisition d’Amazon, qui couvre presque tout le territoire, mais qui exige également certain volumes pour bénéficier de conditions tarifaires de plus en plus proches de celles de Colissimo. Le prix du transport n’est pas prêt de baisser tant que tous les coûts annexes croissent et que les volumes sont à la baisse. Il existe par contre des offres alternatives comme la livraison hors domicile (les relais, les consignes, etc…) qui coûtent moins cher car elles n’ont pas à supporter les surcouts liés au dernier kilomètre, un des coûts les plus importants du transport, qui ne cesse de croître avec la saturation des milieux urbains. Il est à noter cependant que de nouvelles offres de mutualisation permettent à de petits acteurs d’acheter leur transport moins cher, je pense à des offres comme celle d’EnvoiMoinsCher, à la nouvelle plateforme d’expédition dEbay ou encore aux solutions de premier kilomètre comme Wing ou Cubyn. Bonne journée !

  7. Vince dit :

    Je trouve que les Pickup Stations sont une excellente idée. Comme quoi, il y a de l’innovation à La Poste !

  8. arthur dit :

    C’est tres bien d’envisager de livrer en 24h et le dimanche pour période de noel..
    Mais si laposte pouvait faire de gros effort coté tarif se serait encore mieux, car il sont en train de se faire rattraper par les point relais plus souple pour la livraison car les clients travail.
    Il vaut mieux payer quelque euros de moins une livraison et d’être livré en 3/5 jours au lieu de 2 jours par Colissimo pour un écart de tarif très élever autour de 5/8€ par commande.
    Niveau fiabilité mondial relay sa va par contre il arrive qu’un colis arrive dans un mauvais point relais et de ce fait perte de 3 jours ds l’acheminement ou qu’un colis est marquer comme remis au livreur mais n’est livrer que le jour suivant si sa tombe le samedi c’est repport aux samedi car il ne bosse pas le lundi.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


Kameleoon – un outil d’A/B testing à tester absolument

par Romain Boyer - Il y a 3 ans

LogoKameleoon-354x235[1]Kameleoon est une très belle solution d’A/B testing, qui évolue assez rapidement avec de belles nouveautés à venir, qui mérite d’être suivie de près.

Jean-Noël RIVASSEAU a accepté de répondre à quelques questions pour dédiaboliser, une fois de plus, le principe des nouveaux outils d’A/B testing (Kameleoon & AB Tasty pour nos petits frenchies préférés) qui sont d’une simplicité déconcertante de mise en place.

R. B. : L’A/B testing est une méthode qui fait peur par rapport à sa supposée complexité de mise en place, faut-il détromper les marchands à ce sujet ?

J.-N. R. : Tout à fait! Avec une solution agile, la simplicité de mise en place de certains tests est bluffante. On peut donc par exemple créer plusieurs versions d’une landing page (wording, images) et lancer un test en moins d’une heure. Pour les tests plus avancés, ceux qui touchent notamment à un ensemble de pages dynamiques comme les fiches produits, il faut généralement impliquer un développeur web front end, mais un test est mis en place en plusieurs jours, et non plusieurs semaines (ou mois). Finalement, la principale barrière est psychologique: l’arsenal des A/B tests est un outil indispensable à tout marketeur, et tout marchand devrait être équippé à ce niveau.

De la façon la plus succincte possible, comment la solution Kameleoon fonctionne-t-elle ?

Concrètement, la solution Kameleoon rajoute une surcouche JavaScript à votre site web. Cela permet donc de générer facilement des variantes des pages originelles, sans avoir à toucher à votre code serveur. Un avantage immense, car cela permet de pouvoir effectuer des retouches ergonomiques et de wording sans avoir à s’adresser à son prestataire technique habituel, dont les délais ou les coûts sur ce type de sujet sont généralement prohibitifs.

Au final, le logiciel Kameleoon abstrait toutes les complexités techniques de mise en oeuvre du A/B testing, pour délivrer un ensemble de promesses fortes: aucun impact sur le fonctionnement du site (pas de ralentissement…), transparence totale pour les visiteurs, mise en place des variantes aisée, et reporting des résultats puissant et adapté.

Quel est le budget nécessaire à prévoir pour utiliser une telle solution ?

Nous facturons en fonction du trafic testé: il faut compter entre 50 euros par mois (site à faible trafic, en phase de lancement) et 500 euros par mois (typiquement un site e-marchand de taille déjà conséquente, avec un CA établi). Pour les grands comptes avec des trafics extrêmement importants (millions de visiteurs chaque mois), nous proposons une offre illimitée, pour laquelle il faut compter à partir de 1000 euros / mois.

Peux-tu nous montrer quelques captures pour voir à quoi ressemble l’interface de configuration et le reporting délivré suite à un test A/B ?

 

l'éditeur en ligne Kameleoon

l’éditeur en ligne Kameleoon

Interface de reporting interne Kameleoon

Interface de reporting interne Kameleoon

Reporting dans Google Analytics

Reporting dans Google Analytics

Comment est venue l’idée de créer un outil de test A/B ? il me semble que tu as une anecdote américaine amusante sur le sujet…

Initialement, nous avions développé la couche technologique permettant de modifier des pages web facilement, mais n’avions pas imaginé l’appliquer au domaine de l’analyse de performance web. Une fois la technologie prête, j’ai réalisé un long séjour de 8 mois en Amérique du Nord, afin de comprendre quelles pourraient être les applications concrètes de notre idée. C’est là où j’ai découvert l’A/B testing: alors que personne ne m’en avait parlé en France, là bas, à chaque fois que je me rendais à un meetup de startup (phénomène trés développé outre atlantique) et que je présentais notre technologie, au moins une personne me disait: « C’est super! Mais tu devrais proposer de l’A/B testing avec ca! ». Après qu’on me l’ai dit 5 ou 6 fois, j’ai creusé le sujet, puis ai décidé d’orienter ma société totalement là-dessus, en faisant le pari que ce qui buzzait très fort aux USA en 2010 arriverait en France 2 ou 3 ans après… pari gagné!

Merci beaucoup Jean-Noël, je te souhaite une belle continuation avec toute l’équipe !

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

1 Commentaire

Une réponse à “Kameleoon – un outil d’A/B testing à tester absolument”

  1. J’ai prévu de le tester un de ces jours, ça a l’air top !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


Interview Irrijardin sur le multi-canal et l’e-commerce

par Benoit Gaillat - Il y a 3 ans

Aujourd’hui j’ai le plaisir de recevoir Damien Mayoussier, Responsable Commerce Digital du groupe Irrijardin.

Irrijardin est une entreprise fondée il y a plus de 25 ans et qui fonctionne avec beaucoup de franchisés. Ce sont donc deux problématiques assez intéressantes à étudier : comment « moderniser » un groupe qui à 25 ans et comment gérer le e-commerce avec des franchisés. Ce point est loin d’etre évident, les magasins considérant souvent que le site est un concurrent et c’est encore pire avec les franchisés.

 

Bonjour Damien, peux-tu nous présenter ton job ainsi qu’Irrijardin?

Bonjour Benoît, je suis responsable du Commerce Digital et Irrijardin est une enseigne nationale spécialisée dans les piscines à construire, l’accessoire le Spa (type Jacuzzi) et l’arrosage. Elle existe depuis 25 ans environ et est dirigée par Yves Allibert depuis 2006.

Elle compte aujourd’hui 71 magasins dans toute la France (13 en propre et 58 franchises) , depuis mon arrivée, mon rôle a été de créer et de gérer le service « Commerce Digital ». Il s’agit d’une cellule capable de concevoir et de mettre en application la stratégie Cross-Canal de l’enseigne, en particulier son site Internet et la digitalisation de nos points de vente (le Web in Store et le Store to Web).

homepage-irrijardin

Depuis quand Irrijardin vend elle ses produits en e-commerce et quelle a été la réaction des clients ?

Le 1er site E-Commerce d’Irrijardin date de 2006, à l’époque il s’agissait d’un petit site indépendant de notre système d’information. Ca a permis à la société d’avoir une première approche du digital et d’entrevoir les énormes enjeux à développer une stratégie cross-canal plus poussée mais à l’époque les ventes ne décollaient pas énormément.
Ce n’est pas que l’offre était inadaptée, mais des sites qui vendent des accessoires de piscine il y en a plein sur le net, notamment de très gros pure player prêts à mettre des sommes colossales en Adwords pour glaner les 1ères positions des moteurs de recherche. Irrijardin s’est rendu compte que le digital ne décollerait que s’il s’intégrait dans une stratégie à la fois plus globale et plus ROI’ste.

Aujourd’hui, nous connaissons une très forte croissance à la fois de notre trafic (+ 100%), de notre CA (+150%) et du nombre de demandes de devis (+100%). Et globalement sur un marché de la piscine morose (de -10 à -15%), l’enseigne compte encore cette année sur une croissance de l’ordre de 4-5% et environ 10 nouvelles ouvertures en 2014.

Aujourd’hui tu mises beaucoup sur le multicanal, peux-tu nous expliquer les enjeux pour toi ?

Effectivement, le Multicanal, et plus spécifiquement le Cross-canal est devenu une des principales priorités de l’enseigne.
Toute la difficulté c’est la mise en place de canaux « Store to Web » et « Web to Store » au sein d’un réseau de franchisés, par nature plus indépendants.

Irrijardin comporte des franchisés, comment voient-ils le site ? Comme un concurrent ?

logo-irrijardinEffectivement, pendant longtemps le site Internet a été perçu comme un concurrent des magasins physiques. Début 2012 le site a été refondu et la première avancée significative a été de le greffer aux stocks de la centrale et de rétribuer le CA de la vente en ligne au magasin du client, en se basant sur des zones de chalandise précises et contractuelles.

C’est une révolution dans le monde de la Franchise, et pour nous l’unique moyen de faire accepter le cross-canal à notre réseau. Puis début 2013, j’ai procédé à une refonte ergonomique du site qui a permis de multiplier son taux de transformation par 2 environ.
J’ai exporté notre catalogue produit sur les principaux comparateurs de prix (Leguide, Kelkoo…) et places de marché (Cdiscount, Rue du commerce, Priceminister…). En parallèle nous avons énormément travaillé sur notre référencement naturel et notre Community Management, ce qui nous a permis de multiplier notre trafic par 2 depuis l’année dernière.

Avec le recul, quels sont les principaux freins pour faire du cross-canal d’après toi  ?

Au niveau d’un réseau de franchisés, très clairement, le principal frein serait le manque d’adhésion de la part des magasins. Le modèle a beau être parfait sur le papier, la compréhension et l’acceptation d’une telle stratégie ne peut se faire que si l’ensemble de nos magasins suit le modèle de manière à tendre vers un fonctionnement d’enseigne 100% intégrée.

Nous avons déjà fait un premier pas de géant cette année en générant un maximum de trafic en magasin, des ventes en ligne et des demandes de devis pour le compte des magasins. Maintenant tout l’enjeu est de mettre en place les nouveaux canaux de « Web in Store » (bornes/tablettes en magasin et pour les vendeurs) et de « Store to Web » (Flash Codes, PLV invitant les clients à continuer leurs achats sur le site Internet…).
Heureusement notre réseau nous suit à 100% !

Et pour la suite quels sont les projets de développement ?

Cette année, nous allons continuer nos efforts de conquête de part de marché via l’acquisition de trafic (SEO) et de leads (places de marché) et en parallèle nous procèderons à la digitalisation progressive de l’ensemble de nos points de vente.

En résumé, le modèle Irrijardin est en passe de devenir un des plus efficaces du marché puisqu’il permettra à un magasin de ne disposer que d’un stock minimum (les 20/80 et le consommable), le client aura accès (en magasin et de chez lui) à un assortiment beaucoup plus large (sur le stock de la centrale) et à la possibilité de se faire livrer gratuitement en magasin ou à domicile.

Et pour les clients, plus aucune limite, n’importe qui pourra depuis n’importe où, à n’importe quel moment, sur n’importe quel support, communiquer avec Irrijardin, et/ou acheter n’importe quel produit et se faire livrer n’importe où. La définition même du Cross-Canal !

Merci Damien !

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

1 Commentaire

Une réponse à “Interview Irrijardin sur le multi-canal et l’e-commerce”

  1. Marie dit :

    Bonjour Benoît,
    Je trouve cette interview très interressante, et il n’y a que peu d’exemples de modèle e-commerce qui fonctionne avec des Franchises ou des concessions… Nous n’en sommes qu’au début et tout le monde cherche sa place !
    Une petite question concernant le cas irrijardin est, si le CA est redistribué aux Franchises, comment la marque se retrouve dans son investissement (car j’imagine qu’un budget concequant en web marketing est investi chaque mois !). Bien sûr la réponse peut être privée ! 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


Cadeau Maestro : Interview de Nicolas Graillon, SEO & Community Manager du site

par Benoit Gaillat - Il y a 3 ans

Bonjour Nicolas, peux-tu nous présenter ton parcours ainsi que le site Cadeau Maestro ?

Bonjour, tout d’abord merci pour cette interview.

Je m’appelle Nicolas Graillon, je m’occupe du SEO et des réseaux sociaux de Cadeau Maestro. Après des études en développement informatique, j’ai travaillé pendant 5 années dans une agence web. Passionné par le SEO,j’ai rejoint la société en octobre 2012.

Cadeau Maestro existe depuis un peu plus de 4 ans.J’aime les produits originaux, autant dire que je n’ai pas réfléchi bien longtemps avant de les rejoindre… La société dispose d’une boutique physique à Saint Etienne en plus du site web. Ce dernier permet aux internautes de trouver des idées cadeaux pour toutes les occasions et pour tous les goûts.

Quelques chiffres sur la société :

  • 7 personnes à temps plein
  •  Plus de 2000 références
  •  1M€ C.A prévisionnel 2013
  •  2 sites e-commerce : Cadeau Maestro et LaPorteAClefs

logo-cadeau-maestro

 

Le secteur du cadeau est très concurrentiel, comment arrivez-vous à vous différencier ?

Contrairement à de nombreux concurrents, nous proposons un large choix d’idées cadeaux dans des thématiques variées : insolite, déco, high tech, mode, bien-être, gourmand, amour, culture et jeux de société.

Nous pratiquons des prix corrects et nous vendons les produits que nous aimons. Si on voit qu’un produit n’est pas fiable à 100%, nous préférons ne pas le proposer. Cela se ressent dans les notes de TrustPilot (actuellement 9.3/10).

Nous avons pris le parti d’avoir un site sobre afin de ne pas tomber dans l’aspect gadgeterie. D’ailleurs le site est en pleine refonte, la nouvelle version devrait être en ligne en septembre prochain.


Quels sont, d’après toi, les principaux freins à l’achat pour un cadeau sur internet et comment avez-vous résolu ces problèmes ?

Lorsque l’on fait un achat sur internet nous avons des craintes : le produit correspondra-t-il à la photo ? Ne sera-t-il pas trop petit ou trop grand ? Est-ce que je le recevrai avant samedi car c’est l’anniversaire de papa ? …

Nous faisons en sorte de prendre nos propres photos de produits. Et nous ajoutons toujours une photo du produit en question tenu dans la main (afin de se faire une idée correcte de sa taille, même si elle est indiquée dans la fiche produit, il est facile de manquer cette information).

antworks-vivarium-a-fourmis

Parfois les fournisseurs embellissent les images et elles ne correspondent pas forcément à la réalité…Des photos « en conditions réelles » permettent de ne pas être déçu lorsque l’on reçoit sa commande.

Nous avons par ailleurs un module sur le site qui affiche la date de livraison, il n’y a donc pas de mauvaises surprises (qui aimerait recevoir son cadeau de Saint Valentin en retard ?).


Penses-tu qu’il soit préférable de tout internaliser ou d’externaliser au maximum ? Pourquoi ?

Dans notre cas il est primordial d’internaliser au maximum. Nous avons plus de 2000 références, il n’est pas facile pour une personne externe de toutes les connaitre.

Nous avons donc fait le choix de tout internaliser : rédaction des fiches produits, prise des photos/vidéos des produits, SEO, préparation des commandes.

Aujourd’hui le site est sous Prestashop, cela a-t-il toujours été le cas ? Quels sont, d’après toi, les avantages et inconvénients de Prestashop ?

logo-virtuemartAu tout début, le site était propulsé par Joomla/Virtuemart. Le passage sous Prestashop fut un bouleversement. Bien que Joomla soit un très bon CMS il est plutôt réservé à des sites vitrines. Prestashop étant une solution e-commerce française et il répond à de nombreuses contraintes que nous avons.

Nous n’avons pas encore atteint les limites de ce CMS (d’ailleurs la prochaine version de Cadeau Maestro tournera sur Prestashop 1.5), nous avons développé quelques modules en interne afin d’optimiser des tâches redondantes et ainsi gagner du temps.


Le mot de la fin : si tu avais trois conseils à donner aux nouveaux e-commerçants, quels seraient-ils ?

1) Croire en son projet

Croire en son projet, c’est aussi se donner les moyens de réussir, et savoir se faire aider. C’est savoir investir, et prendre des risques.

2) Proposer du neuf

Savoir proposer de nouveaux produits vous permettra de vous différencier. Les boutiques physiques ont encore un très large avantage sur le choix des produits ! Contrairement à ce que l’on pense, Internet est loin de proposer l’ensemble des produits existants.

3)Etre spécialiste de son secteur

Maîtriser son secteur est indispensable pour se différencier, et montrer ainsi à nos clients que nous sommes incontournables.

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

1 Commentaire

Une réponse à “Cadeau Maestro : Interview de Nicolas Graillon, SEO & Community Manager du site”

  1. Letno dit :

    Tenir les produits en main pour les photos, c’est bête, mais ça parle tout de suite !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


LDLC, interview de Olivier De La Clergerie par BFMBusiness

par Benoit Gaillat - Il y a 3 ans

Ldlc est un des plus vieux site e-commerce, 1997 tout de même, ça a aussi été un des premiers site ou j’ai passé une commande (vers l’an 2000). Le nom vient tout simplement du fondateur : Laurent De La Clergerie (LDLC), pas bête comme idée même si aujourd’hui les ndd en quatre lettres sont rares.

logo ldlcLe frère du fondateur, Olivier De La Clergerie, qui est aussi directeur général du groupe LDLC est passé hier matin sur BfmBusiness, le groupe est en effet coté (9 € 53 l’action à l’heure ou j’écris ces lignes) et l’interview super intéressante permet de faire le point sur un groupe groupe e-commerce toujours indépendant.
LDLC a en effet atteint 200 millions d’euros de CA l’an dernier et va déployer des magasins physiques. A l’heure ou Surcouf a fermé, la Fnac ne trouve pas de repreneur et le Hi-tech offre des marges faible LDLC annonce être rentable et se lance dans le retail, ça vaut le coup d’écouter.

Des e-commerçant rentables y’en a pas tant que ça dans le top 100, voir dans l’ensemble du e-commerce français…

Interview de LDLC par BfmBusiness

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

3 Commentaires

3 réponses à “LDLC, interview de Olivier De La Clergerie par BFMBusiness”

  1. Mickael dit :

    C’est toujours intéressant ce genre d’interview des dirigeants des gros e-commerces.
    Ça a toujours l’air tellement « facile » dans leur discours… 🙂

  2. The Sister Theory dit :

    Merci pour la vidéo! Par contre, j’ai horreur de lire que la majorité des ecommerçants ne sont pas rentables!!! Laissez moi y croire un peu :p

  3. Jacques dit :

    Génial Mais comment on fait pour faire du cross canal sur un marché de niche ? Rien qu’une boutique c’est pas rentable en local pour la plus part des site de niche. Y’en a qu’on essayé et ils s’en mordent les doigts.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


Interview de Guillaume Rocheteau, cofondateur de Ecommere.com

par Benoit Gaillat - Il y a 4 ans

Ce matin c’est une interview d’un service sympathique et trop peu connu d’après moi : Ecommere, c’est une sorte de Groupon pour Ecommerçants qui permet donc de réaliser des économies intéressantes, surtout en phase de démarrage de projet (mais pas seulement). Allons voir avec Guillaume pour qu’il nous explique tout cela en détails.

Bonjour Guillaume, peux tu te présenter et nous raconter l’histoire de Ecommere ?

Bonjour Benoit, tout d’abord merci pour cette interview.
Je suis donc Guillaume, co-fondateur de la plate-forme dédiée aux services pour e-commerçants Ecommere.com

Ecommere est né lorsque Jérémy (mon associé) et moi avons débuté dans la vente en ligne via nos deux boutiques Dandyfrog.com et leparapluie.fr.
Nous nous sommes vite aperçus que la vie d’e-commerçant, contrairement à ce que beaucoup pensent  n’est pas un long fleuve tranquille (NDLR : Ah ! c’est peu de le dire 😉 ) .En effet, en plus des besoins « standards » de tout entrepreneur, il a fallu faire face à ceux propres à notre activité.

En cherchant tous ces services, nous nous sommes rendus compte qu’aucun site n’avait encore pensé à les centraliser pour nous faire gagner du temps et surtout de l’argent.
Nous avons décidé de réaliser cet espace.

Quel est l’intérêt d’Ecommere pour les ecommerçants ?

Ecommere est une véritable boîte à outils pour e-commerçants.
Nous avons centralisé sur une seule et même plate-forme de nombreux services indispensables au développement de leur activité : Facturation, photos produits, création de logo, transport, emballage, fournitures, hébergement,…

L’intérêt principal pour l’e-commerçant est de bénéficier d’un panel d’offres que nous avons négocié spécialement pour eux à des prix fortement remisés.

Plus de 40 offres sont déjà proposées sur Ecommere.com permettant à nos adhérents de s’entourer de prestataires reconnus et performants comme TNT Express, Wilogo, Fotolia,et bien d’autres.

Autre avantage de notre plate-forme, la durée de nos offres.
A contrario de nos concurrents , elle n’est pas limitée.
Cela permet au professionnel d’adapter réellement ses achats à ses besoins du moment.

Aujourd’hui quel sont les offres les plus demandées par les e-commerçants ?

Les offres les plus demandées concernent l’identité visuelle (création de logo, webdesign,achat dans banque d’images…) ainsi que le service client (call back, click to chat,…) .

Exemple d’offres Ecommere:
-23% sur la réalisationde votre logo chez Wilogo.com .
-Frais d’installation gratuits chez Webcall

As tu quelques chiffres à nous communiquer depuis le lancement d’Ecommere ?

Depuis le lancement de la plate-forme, début Avril, un peu plus de 400 professionnels se sont inscrits sur Ecommere.com.
Un panel de 40 offres y est proposé par 25 prestataires différents.

Aujourd’hui que recherchez vous ? Des fonds, des compétences etc … ?

Ces quelques mois d’activité ont confirmé l’idée que nous avions du marché, à savoir l’attente de la part des e-commerçants d’un epace qui leur est dédié.
Nous recherchons actuellement des fonds qui seront utilisés afin de gagner en visibilité.
Notre crédibilité passe en effet par un nombre important d’inscrits nous permettant de négocier auprés des prestataires des offres encore plus « agressives ».

Quelles sont les prochaines innovations et nouveautés que vous allez apporter ?

De nombreuses offres verront le jour dans les prochaines semaines avec des partenaires de renom…
Nous sommes également en train de mettre en place un programme d’affiliation sur la plate-forme.

A plus long terme, nous allons traduire la plate-forme pour pouvoir proposer nos services en dehors du territoire national.

En tant que prestataire que penses-tu du secteur du ecommerce en France aujourd’hui ?

Même si on annonce un ralentissement de la croissance du nombre d’eccomerces pour 2012, les chiffres sont tous au vert : consommation en ligne, dépenses par ménage, …
Beaucoup sont donc tentés pour lancer leur activité sur la toile et tant mieux.
Lorsque l’on voit fleurir quotidiennement de nouvelles boutiques aux idées plus originales les unes que les autres, on se dit que notre secteur a encore de beaux et nombreux jours devant lui.

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

1 Commentaire

Une réponse à “Interview de Guillaume Rocheteau, cofondateur de Ecommere.com”

  1. Jacques dit :

    Une des newsletter les plus interressante que je reçois. Sans doute mon plus gros taux de clic. Je suis inscrit mais je ne suis pas client. J’hésite sur les 10 photos produits. Quelqu’un à pratiqué Witty pictures ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


Findizer : Interview de Jerome KELOGHLANIAN

par Benoit Gaillat - Il y a 4 ans

Aujourd’hui une petite interview du co-fondateur de Findizer : Jérôme Keloghlanian qui me fait le plaisir de répondre à mes questions sur Findizer, un nouveau service de « shopping entre amis » (oui oui ça s’appel aussi du social shopping ) qu’il a crée avec Christophe Calice (ex co-fondateur de mister-auto.com). Enfin une bonne utilisation de Facebook et du Ecommerce ? On va voir ça avec Jérôme.

Salut Jérôme, peux tu nous décrire ton parcours et votre projet ? 

Bonjour, Je suis dans le web depuis plus de 10 ans. Ma dernière expérience a été la création et le développement du site marchand decathlon.fr. J’ai lancé ce site en 2006 et piloté son développement ainsi que sa dupplication à l’international. Auparavant, j’ai travaillé dans diverses fonctions au sein du groupe Oxylane, donc le magasin. Cette double expérience magasin/e-commerce a fait de moi un passionné du client 😉

Mon projet avec findizer est de prendre une place de leader en France puis à l’étranger dans ce que l’on appelle largement le « social shopping », même si je n’aime pas trop ce terme. Nous connaissons en effet tous les chiffres concernant l’importance que les e-consommateurs accordent aux avis sur internet. Mais cela va plus loin : 67% des consommateurs dépensent plus sur Internet à la suite d’une recommandation. En parallèle, 73% des sites marchands en France sont spécialisés et font moins de 100 commandes par mois. Ceux qui font le plus d’efforts donc pour construire une offre originale, sont les moins récompensés. Il m’a donc paru évident qu’il y a vait quelque chose à faire en croisant une offre originale et un moteur de suggestions personnalisées.

Je suis convaincu qu’il y aura, dans chaque pays, un leader dans ce domaine. Il n’y a par contre pas vraiment de place pour deux. Il s’agit donc d’être ce leader donc 😉
Ma page perso Findizer

Concrètement à Quoi sert Findizer pour les internautes et pour les e-marchands ? 

Pour l’internaute, findizer répond à un besoin latent : trouver de bonne idées de shopping. Nous souhaitons en effet devenir la source d’inspiration shopping quotidienne et personnelle du plus grand nombre. Pour cela, non seulement nous travaillons avec plus de 1700 boutiques en ligne ave cune offre originale, mais nous avons développé un algorithme puissant nous permettant de « deviner » quels produits peuvent correspondre à chaque membre. Cet algorithme apprend seul. C’est à dire que plus nous avons de membres qui utilisent le service et plus nos « prédictions » s’affinent. De même, plus un membre utilise le service et fournit à findizer des informations sur ses gouts et plus cette sélection de produit sera pertinente. C’est un projet à la fois complexe et passionnant…

Pour le marchand, cela me parait simple : chaque marchand est en recherche de trafic pour augmenter son chiffre d’affaires. findizer est une source de trafic supplémentaire mais bien plus qualifiée que la plupart ds autre sources de trafic. En effet, chaque visite en provenance de findizer est chargée de recommandations sociales dont on sait qu’elle a plus de chance de transformer.

En tant que marchand comment cela se passe pour être présent sur Findizer, et combien ça coûte ?

C’est très simple en fait. Cela se fait en 3 étapes :

1. le responsable du site doit se créer un compte personnel sur findizer
2. il doit ensuite indiquer qu’il possède un site marchand (et passer une procédure de validation qui nous permet de vérifier qu’il est bien le propriétaire du site)
3. il choisit alors la manière dont il souhaite nous envoyer ses produits. A ce jour, 3 solutions sont possibles : pour les sites prestashop, nous avons un module gratuit. Nous pouvons également intégrer les flux de lengow et de netaffiliation. D’autres mode d’intégration sont en cours dont un dédié à wizishop.
Pour l’instant, l’intégration des produits sur findizer est gratuite. Notre modèle économique ne sera valide qu’avec un fort trafic qui lui même sera la conséquence de la qualité de service. Nous sommes donc pour l’instant concentrés sur le service à 200%.

Peux tu nous donner les premiers chiffres après le lancement officiel ?

Délicat comme question 😉 En fait, nous ne communiquons pas sur les chiffres. Nous recrutons depuis notre lancement plusieurs centaines de membres par jour. Ce que je peux te dire, c’est que plus de 50% d’entre eux sont actifs dès leur première visite et cela est pour nous un ratio important. Par actif, nous voulons dire que ces finderz se créent des listes d’envies, likent des produits, et visitent des boutiques partenaires. Nous travaillons sur cet indicateur clé quasiment au quotidien.

Autre chiffre que je peux te donner : Cette semaine, plus de 30 boutiques ont ajouté leurs produits à findizer 😉

J’imagine que vous avez plein d’idées à développer pour la suite du projet, tu peux nous en donner quelque unes ? 

Le problème avec findizer, c’est que le périmètre est très large. Le site peut paraitre simple comme cela mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. La techno est en fait très complexe. Et fonctionnellement, nous avons des tonnes d’idées. Outre la création de nouvelles méthodes pour les marchands pour nous envoyer leur catalogue, je peux te citer :
– le lancement d’une version mobile,
– l’amélioration continue de notre algorithme,
– la création d’un nouveau mode d’inscription qui permet à chaque finderz, s’il le souhaite, de mieux se décrire afin de profiter de plus de pertinence dans les suggestions que findizer lui fait,
– Nous réfléchissons à la manière de permettre aux finderz eux-même d’ajouter des produits, comme sur la plupart des sites de curation, tout en gardant en contenu qualitatif et dédié au e-commerce,
– et tant d’autres …. d’ailleurs, une nouvelle fonctionnalité surprise sera lancée dès cette semaine 😉
Nous sommes d’ailleurs en train de recruter encore pour pouvoir augmenter notre capacité de production. Nous cherchons un stagiaire en informatique (développement php) pour une mission super passionnante débouchant sur un CDI.

C’est quoi les produits les plus sympa que tu as pu découvrir en ouvrant Findizer ?

Plein, mais je suis loin d’avoir découvert les presque 600.000 produits déjà présents sur le site ! Je les enregistre sur mon profil au fur et à mesure de ma navigation. Lorsque je découvre ces produits, que je ne connaissais pas pour la plupart, je me dis qu’il y a vraiment quelque chose à faire au croisement du « social shopping » et des boutiques spécialisées. C’est ça findizer !!!
Pour comprendre facilement le concept de Findizer voici une petite vidéo :
Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

3 Commentaires

3 réponses à “Findizer : Interview de Jerome KELOGHLANIAN”

  1. Julia@coaching minceur dit :

    Je pense que Findizer va avoir beaucoup de succès, en tout cas je leur souhaite! Je trouve que c’est une excellente idée et que tout le monde peut y gagner, les clients comme les sites marchands.

  2. Je suis bien d’accord avec toi Julia ! Tout viendra de la communauté autour mais le concept est sympa !

  3. Guillaume dit :

    En tout cas le site utilise des méthodes assez sales pour forcer l’installation de son plugin « Findizer ». Il suffit de taper « prefecture bordeaux » sur google pour s’en rendre compte. Il s’affiche une pub adwords et un site « vos-demarches.com ». Le site indique que pour avoir accès au contenu il faut entrer son email et autoriser l’installation du plugin Findizer qui n’est autre qu’une toolbar « code promo ». Très malin et surement rentable mais assez filou !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


Interview de Marc Simoncini

par Benoit Gaillat - Il y a 4 ans

Pour ce vendredi je vous propose une interview de Marc Simoncini réalisé par « petitShow » . Marc Simoncini est un des acteurs « historique » du web français au coté de Xavier Niel et Jacques Antoine Granjon.

Il a par exemple fondé Ifrance, Meetic, le célèbre site de rencontre, le fond Jaina Capital qui investit dans un grand nombre de startup, y compris ecommerce. Bref ça vaut le coup d’écouter ce qu’il a à dire 😉

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

3 Commentaires

3 réponses à “Interview de Marc Simoncini”

  1. L’archétype du mec qui a réussi, mais avec la manière… qu’on ne vienne pas me dire qu’on ne peut pas réussir en France. Il démontre qu’on peut le faire tout en restant respectable. Un exemple à suivre

  2. David dit :

    Toujours le coup ! 😉

  3. Il a réussis et s’est donné les moyens 🙂
    Très instructive cette interview !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


Interview d’un SEO devenu e-commerçant

par Romain Boyer - Il y a 4 ans

Aujourd’hui, nous interviewons Samy, qui nous vient du joyeux monde des SEO, pour devenir e-commerçant. C’est intéressant de voir comment quelqu’un qui a du recul sur ce point-là aborde la question quand l’heure est venue pour lui d’avoir sa propre boutique.

Bonjour Samy,

Peux-tu commencer par te présenter ainsi que tes associés et ta société en quelques mots ?

Merci de m’accueillir dans cette vaste demeure du e-commerce 🙂

Je suis Samy Berkani, un passionné de SEO devenu Web entrepreneur. J’évolue au sein de l’agence web Inside Créations que j’ai crée en 2009. Depuis, j’ai goûté aux joies du commerce électronique (en tant qu’e-commerçant et non prestataire de service, cette fois) et j’avoue que ça me plait beaucoup. Je suis associé à deux autres personnes que sont Camille Huvier et Pierre Mourotte.

Nos boutiques sont : Les Deux Biches, Le Tiroir à Collants et Lady Coclico.

Toujours en quelques mots, comment avez-vous organisé votre équipe ? Quelles sont vos ressources techniques ? Comment gérez-vous votre logistique ?

Comme vous le savez, la vente en ligne requiert une large palette de compétences dans différents domaines. Nous ne sommes que trois et sommes à 99% autonomes (sauf compta et serveurs :). Tout est « fait maison ». De fait, nous avons dû élargir nos compétences à d’autres domaines.

Pour prendre quelques exemples concrets, j’ai dû constituer un petit studio photo : 2 spots daylight (merci à Patrice Cassard pour son post « révélateur » sur le sujet), un fond blanc et un Nikon D7000 (pour un budget total de 1500€). Je me suis également mis à Linux pour pouvoir gérer nos serveurs.

De même, Camille a du apprendre à être intransigeante sur le contrôle qualité (plus il est « sévère », moins nous avons de retour produits) et consacre pas mal de temps à l’analyse des tendances de mode. Pierre, lui, a appris à appliquer le webmarketing à ses propres projets e-commerce et en gérer le blog et le community management…

On a fait le choix du « home made » pour libérer un maximum de ressources à investir dans le développement des catalogues de nos différentes boutiques. On y gagne forcément financièrement (conception de trois boutiques, référencement, des dizaines de séances de shooting, administration serveur … ça chiffre !). Mais nous sommes également conscients qu’à force de tout gérer en interne, on finit par perdre tout recul sur les situations et avoir moins de temps pour « porter » nos projets. Cela représente également beaucoup de sacrifices personnels, la situation ne peut donc qu’être temporaire.

Pour la logistique, nous avons notre espace de stockage derrière nos bureaux (dans le 6e arrondissement de Lyon). La préparation se fait donc sur place (qu’est ce qu’on s’éclate entre midi et deux :). Comme beaucoup, nous avons commencé en stockant « at home » pendant quelques mois. Par la suite, nous avons eu de la chance de tomber sur un grand local vraiment pas cher. Bon, nous avons dû tout retaper (ça aussi, c’est fait maison), mais aujourd’hui, ne pas avoir de souci de stockage nous est indispensable et nous ôte tout frein au développement.

Pour la livraison, on travaille avec La Poste. Il n’y a pas de réelle concurrence à ce niveau en France. De fait, nous sommes contraints de gérer les dépassements de délais et autres colis perdus, sans que les réclamations n’aboutissent.

Notre unique point faible reste la gestion des retours. On ne s’en soucie pas pour le moment car on en a très peu (moins de 1%) grâce au contrôle qualité « impitoyable » de Camille.

Ce qui est intéressant dans ton cas, c’est que tu es un profil SEO à la base qui se tourne vers le e-commerce. Comment as-tu abordé le projet, quelles ont été les étapes du montage ?

Lorsqu’on est SEO et qu’on voit défiler des boutiques, on ne peut qu’être tenté à un moment ou un autre. Pour l’aspect financier, mais pas que. Etre à la fois e-commerçant et SEO, c’est deux fois plus de plaisir 🙂

J’ai démarré le premier projet e-commerce avec une vision ultra SEO. A l’époque, la police du net (Google) n’était pas encore aussi répressive. Entre temps, j’ai eu le temps de m’acclimater et d’assimiler les autres aspects du Webmarketing.

Avant même la création de la première boutique, j’ai commencé par faire quelques études de mots clés, analyse de la concurrence et de l’évolution de plusieurs marché. Je savais donc au terme de ce travail où je voulais aller et comment y arriver (en ce qui concerne le SEO).

J’ai ensuite constitué un petit réseau de blogs (en variant les IP et les Whois) pour avoir un minimum d’indépendance en netlinking. Etant assez prudent sur le sujet, je suis resté modéré misant sur la qualité.
J’ai également accordé beaucoup d’importance au contenu rédactionnel des boutiques dès le départ. Beaucoup (aujourd’hui encore) en proposent assez peu. J’ai fait correspondre les noms des produits à la recherche de l’internaute (là où certains utilisent des noms inventés donc inconnus), et le résultat s’est fait sentir dans la longue traîne. En résumé, j’ai fait de la pertinence mon premier objectif.

Les résultats étaient assez bons dès les premiers mois mais je me suis rendu compte que je touchais des internautes déjà acquis à la cause (qui recherchaient les produits qu’on proposait) mais pas du tout les « why not » (les internautes qui découvrent nos produits et … pourquoi pas !). C’est là que mes associés ont pris le relais pour cibler de nouveaux canaux, et pour faire en sorte que des internautes tapent « Le Tiroir à Collants » pour nous trouver et pas seulement « cherche collant fantaisie à petit pois et nœud rouge » 🙂

En analysant le parcours, je me dis que mes compétences en SEO nous ont permis de démarrer plus vite et de constituer une première source de ventes (non négligeable), mais qu’il est indispensable, à un moment ou à un autre, de tourner le dos à Google pour parler à l’internaute.

Aujourd’hui, on se base autant sur le SEO que sur le social ou les partenariats avec les blogueuses mode.

Notre objectif aujourd’hui est que notre petite équipe s’agrandisse. Faire tout soi-même c’est bien, mais à force, la petite lumière rouge à côté de l’oreille droite commence à clignoter 🙂

Est-ce que le fait de faire du SEO pour toi-même change quelque chose ? Le fait de mettre en place ses propres recommandations rend-il cela plus aisé ? Es-tu satisfait de tes débuts ?

Il est certain que ne pas avoir de comptes à rendre rend l’audace possible. Et de l’audace, il en faut ! Mais cela enlève également la pression du client (là je suis en mode prestataire) qui nous demande dans combien de temps il va être riche. Cet aspect prend tout son sens aujourd’hui où la patience est une vertu indispensable au SEO. Bourriner c’est mourir !

Il y a aussi le fait que, quoi qu’on en dise, la motivation est plus forte pour ses propres projets. On peut se permettre d’y passer plus de temps sans se poser (immédiatement) la question de la rentabilité.

Pour la satisfaction, c’est mitigé. Je suis satisfait du chemin parcouru, de la formation et des compétences que j’ai acquises. Certaines erreurs de parcours et le manque de fonds ont compliqué la tâche…

La question rituelle, si vous deviez recommencer du début, que ferais-tu différemment ?

Au début de l’aventure, l’investissement était de 3500€ (je suis complètement sérieux) pour un premier CA de 50 000€. Aujourd’hui, je me sens petit joueur, mais forcément, l’ambition de départ n’était pas la même. Il faut savoir que la taille du catalogue est très importante sur les marchés où la concurrence est élevée. Avoir un grand catalogue signifie pour moi trois choses :

  • Plus de trafic via les moteurs de recherche
  • Un meilleur taux de conversion
  • Un panier moyen plus élevé

Partir avec une bonne base financière permet donc d’évoluer plus rapidement en ayant plus de sous à réinvestir. Nous nous sommes tournés vers les banques qui, comme beaucoup ont dû s’en apercevoir, sont assez réticentes à prêter aux e-commerçants (vaste sujet). Nous n’avons pas eu le choix : Il a fallu commencer avec nos (petits) moyens personnels.

Pour le reste, je n’avais pas la même expérience donc j’ai foiré deux, trois choses (choix de certains fournisseurs, communication trop timide …), mais si ça marche, c’est qu’on a globalement bien fait les choses.

Quelles sont les prochaines étapes du développement ?

Comme je le disais plus haut, pouvoir embaucher pour s’agrandir. Je veux que notre équipe s’agrandisse en accueillant des personnes capables d’êtres polyvalentes et passionnées. Notre configuration actuelle me plait et les valeurs doivent rester les mêmes : implication, la soif d’apprendre et la complémentarité. Peu importent les diplômes et les écoles 🙂

La priorité est de combler nos lacunes en graphisme, relations presse et de trouver un bon responsable logistique. En termes de temps de travail, ces trois métiers nous posent beaucoup de problèmes.

A plus long terme, on voudrait devenir fabricants (en ce qui concerne les collants) et travailler en exclusivité avec des créatrices (en ce qui concerne les bijoux).

Aussi, nous avons pêché en innovation, on a donc comme objectif de trouver des niches et de lancer de nouvelles boutiques avec des idées plus originales (Madame Choup et Archiduchesse nous inspirent tous !).

Je me suis également rendu compte que le lancement d’une boutique (au sens large) me passionnait plus que sa gestion. Je souhaiterais donc que nos projets soient assez aboutis pour pouvoir me permettre lancer/développer/céder des boutiques e-commerce.

Merci Samy pour ce retour d’expérience très intéressant !

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

7 Commentaires

7 réponses à “Interview d’un SEO devenu e-commerçant”

  1. Matthieu dit :

    Je suis dans le même cas (à la fois SEO et e-commerçants depuis peu) et les infos que donne Samy sont intéressantes.
    J’ai eu l’occasion d’échanger un peu avec lui et j’espère pouvoir apprendre des choses de lui.

    Merci pour l’interview

  2. Miss Seo Girl dit :

    Bravo à vous deux pour cette interview sympa !

    C’est intéressant de voir les évolutions possibles des référenceurs ! 🙂

    Je connais un peu Samy et je sais à quel point c’est quelqu’un de motivé et passionné. Dans ce cas, on ne peut que réussir ! Alors Samy, je te souhaite bon courage dans ton aventure e-commerce ! Tu es plutôt bien parti ! Entre nous : je ne vais pas tarder à acheter une petite écharpe ou un foulard sur les deux biches 🙂 ! 🙂

    Si vous venez de vous lancer dans le e-commerce ou alors si vous êtes passionné par le e-commerce, je vous conseille de lire ce petit bouquin (même à toi Samy) -je trouve qu’il est pas mal : Comment réussir son site e-commerce ! http://www.miss-seo-girl.com/comment-reussir-son-site-e-commerce/

    A très bientôt !

  3. VILLATTE dit :

    Bonjour Samy

    Tout d’abord félicitations pour ta démarche et bienvenue dans le monde e-commerçant…J’ai commencé comme toi d’ailleurs ça me rappelle de bon souvenir notamment aux expéditions. Tout d’abord je te conseille de télécharger Expéditor I Net mais tu l’as déjà peut être fait, si c’est pas le cas ça va te changer la vie car tu vas télécharger tous les jours les commandes de ton site internet vers expéditor i Net et tu n’as pluq qu’a éditer les étiquettes so colissimo et si tu as réaliser un certain volume tu peux négocier une imprimante thermique la aussi tu vas voir tu vas halluciner. Ensuite tu as le droit d’être indemniser dès qu’un colis n’est pas arrivé dans les 48 H, nous on passait une 1/2 journée par mois à checker tous les N° et on arrivait à récupérer 300 € car c’est pas la poste qui va te prévenir que les colis sont arrivés à la bourre.
    Bon je voudrais pas abuser de mon espace commentaire, mais je pourrais aussi de te donner pas mal d’info sur la logistique car pour moi c’est aller tellement vite que j’ai du externaliser la logistique et tout ça c’est un boulot à plein temps.
    N’hésites pas si tu souhaites plus d’info sur ces domaines car ils sont déterminants dans la réussite de ton projet
    Jean pierre villatte
    Conférence WEB

  4. Erwan dit :

    Excellent, j’aime beaucoup son itw. J’aimerais tenter l’aventure comme Matthieu et Samy. C’est encore possible actuellement de trouver sa place dans ce marcher qui est concurrentiel même sur les niches. En tout cas je vois qu’il est possible de réussir en faisant tout soi même.

  5. 24H dit :

    Interview très intéressante ! Je retiens (c’est mon côté « référencement durable ») : « Cet aspect prend tout son sens aujourd’hui où la patience est une vertu indispensable au SEO. Bourriner c’est mourir ! »

    Bravo pour l’audace et le retour sur l’apport compétitif de la maîtrise du réf, qui a permis de commencer à réaliser des ventes plus rapidement en prenant un départ sur les chapeaux de roues !

  6. Arnaud dit :

    Bonjour,

    Très bon article, on voit quand même dans cet interview l’importance de se lancer dans un projet (malgré le risque de l’échec), et être passionné par son métier qui reste une chose importante pour réussir et rester à un bon niveau.

  7. Nicolas dit :

    J’ai particulièrement aimé cette interview surement car je m’y retrouve en partie.

    Je te souhaite à toi et toute ton équipe le succès que vous méritez.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


Interview de Pierre Bardot de Videopole.fr

par Benoit Gaillat - Il y a 4 ans

Aujourd’hui je vous propose une interview de Pierre Bardot, le directeur du site Vidéopole.fr . Pierre à un parcours d’acheteur assez intéressant, on s’était rencontré chez Rueducommerce, mais c’est surtout le mode de développement commercial de sont site qui est passionnant.

Pierre à choisit de se développer sur les marketplaces dès le départ en attendant le développement de son site, les résultats sont très intéressants.

Bonjour Pierre, peux tu te présenter et nous raconter ton parcours ?

Bonjour Benoît, merci de prendre du temps pour cette interview !
Après avoir travaillé aux achats chez rueducommerce.com et comme responsable produits sur la marketplace de ParuVendu (Windil), j’ai eu l’opportunité de gérer le lancement d’un site de e-commerce dédié à l’univers de l’audio-vidéo.
Les produits concernés sont : les écrans de projection, la connectique, les supports (TV et vidéoprojecteurs), les switchers/splitters et un peu de mobilier. Prochainement, nous allons ajouter deux gammes : les vidéoprojecteurs et les enceintes.

Tu as choisi de te lancer sur les marketplaces avant de créer un site, pourquoi ?

Lancer un site est fastidieux et entre le moment où l’on rédige le cahier des charges et le jour du lancement, il peut se passer du temps.
En attendant, pour faire rentrer du cash, les marketplaces m’ont paru un moyen adapté. Sans compter que ça permet de :
– tester la valeur des produits (prix et qualité)
– affiner les gammes
– avoir des retours clients
– mettre en place les process : logistique, SAV, financiers… etc… qui serviront de toutes façons pour le site internet.

Es-tu satisfait de ta stratégie, quels sont les résultats au bout d’un an ?

A la fin de cette année, cela fera un an que nous sommes présents sur les marketplaces. Certaines ont mis plus de temps que d’autres à être mises en place.
Quoiqu’il en soit, notre objectif de dépasser un CA à 6 chiffres sera atteint, ce qui est satisfaisant.
J’ai pu tester à peu prêt tout ce que je voulais, et mettre en place divers process : c’est donc un bon tremplin pour la suite !

Tu as testé plusieurs marketplaces, quelles sont les plus efficaces et les plus intéressantes ?

Aujourd’hui, nous sommes présents sur Amazon, Fnac, Pixmania et Cdiscount.
Sans conteste, Amazon est le mieux. Leur outil est tellement performant que c’est un vrai plaisir de travailler sur cette plate-forme. C’est aussi la moins chère en terme de frais. Alors même que c’est celle qui doit avoir le plus de vendeurs (et donc de concurrents), les ventes sont élevées et progressent bien.
Cdiscount est encourageant mais reste cher. Leur outil étant récent, il y a peu de fonctionnalités.
Fnac reste basique. Facile à prendre en main, mais quel fouillis sur le site ! Quand on cherche « cable dvi » par exemple, il y a plus de 23.000 résultats !! Sans affinage précis et performant, difficile pour l’acheteur de s’y retrouver et donc pour le vendeur de faire des ventes significatives.
Pixmania est à éviter, leur outil est tout sauf ergonomique et les ventes, n’en parlons pas. Je pense résilier le contrat avec eux.

Le site a été lancé il y a pas longtemps, comment se passe la transition ?

Le site www.videopole.fr est lancé depuis peu.
Il est développé sous la solution Wizishop. Par rapport aux marketplaces, les fonctionnalités sont bien plus avancées : stats, code de réductions, gestion du catalogue, gestion de la base clients… sans compter tout ce qui est relatif à Google. Dans l’ensemble, ça s’est plutôt bien passé !
Petit à petit, les clients commencent à commander directement sur le site et peuvent profiter des différentes promos, opérations…

Quels conseils peut tu donner aux nouveaux e-commerçants qui souhaitent se lancer sur les marketplaces ?

Avoir du temps devant soi pour configurer tous les flux, ou bien passer par une solution externe (type Lengow), mais qui demande aussi une certaine prise en main.
Il faut aussi être ultra efficace sur la livraison et le SAV car les évaluations des acheteurs sur les marketplaces peuvent être lourdes de conséquences.
Autrement, ne pas hésiter à y aller, vous pourrez tester la valeur de votre offre et faire les ajustements nécessaires.

Merci Pierre pour tes réponses.

Merci Benoît !!

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

1 Commentaire

Une réponse à “Interview de Pierre Bardot de Videopole.fr”

  1. Salut Benoit,
    merci pour l’interview et sa publication. Comme promis, je te reverse 50% des ventes générées par cet article, sur ton compte offshore.. ah oui, ça coûte cher de se faire interviewer par Benoit Gaillat 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.