Catégorie : Augmenter ses revenus

Augmenter son chiffre d’affaires e-commerce est le saint-Graal de tous les e-commerçants. Découvre dans ces articles comment parvenir a faire progresser votre CA à l’aide de conseils d’optimisation et d’astuces e-commerce. Améliorer son chiffre d’affaires passe aussi par améliorer la valeur ajoutée perçue par vos clients.


Vendre à l’étranger : le nouvel eldorado des marchands français

par Frédéric Klotz - Il y a 4 semaines

La concurrence sur le marché intérieur étant particulièrement vive, le commerce transborder est devenu un nouveau levier d’accélération pour les marchands sur internet. Selon la Fevad, 68% des e-commerçants vendent à l’étranger en 2017, la Belgique, l’Espagne et l’Allemagne étant les pays les plus plébiscités.

Toujours selon la Fédération, 43% des sites enregistrent une forte augmentation de leurs ventes à l’international sur les deux dernières années. Et les perspectives sont très optimistes puisque 87% des sites prévoient sur les deux années qui viennent une progression de ces ventes transborder.

Vendre à l’étranger n’est cependant pas une mince affaire. Il faut mettre son site, sa communication, ses produits, sa livraison, etc…. à niveau comme je vous l’expliquais il y a quelques mois. Et parmi les principales difficultés rencontrées, les e-commerçants se plaignent des différences de législation.

À l’occasion du salon E-Commerce One to One de Monaco, j’ai rencontré différents prestataires qui facilitent votre internationalisation. Revue des propositions et outils disponibles :

Le bon produit pour le bon marché

Sur les aspects réglementaires justement, si vous voulez savoir si on peut vendre un camembert en Alaska ou du champagne en Indonésie, des sociétés comme la startup belge Borderlinx fournissent un conseil sur la conformité du produit par rapport à un marché donné. Comment ? En produisant l’information d’une part, mais en l’automatisant au besoin, via des systèmes d’alerte et une API qui fournit des scripts permettant, en temps réel, dès qu’un consommateur ajoute un article au panier, de vérifier si il est conforme avec son pays de livraison.

Cette API va même plus loin en calculant automatiquement les droits et taxes ainsi que les frais de transport (les transporteurs sont proposés par Borderlinx). Le contenu de ces informations est directement intégré au panier comme ci-dessous sur le site Monnier Frères.

Partir à la conquête de l’Est

La proposition du chinois Azoya est elle, plus globale. Ce fournisseur de solutions propose aux marchands occidentaux d’adresser le plus grand marché du monde. En Chine, la génération des millenials représente à elle seule l’équivalent de la population des Etats-Unis, elle est très friande de produits authentiques. Azoya propose aux marchands de mettre l’intégralité de l’expérience d’achat aux couleurs et aux normes de l’Empire du Milieu.

Cela commence par une duplication intégrale du site internet en version chinoise pour des raisons de SEO. Le site en question est hébergé à Hong Kong, sur la plateforme d’Azoya. Il est designé et adapté aux réseaux sociaux ou moyens de paiement chinois. Mais pas seulement…

En effet, toute la gestion des opérations est faite en Chine, et une équipe dédiée gère le contenu, la relation client, la communication et le marketing pour la marque : quels produits, quelles mises en avant, en collaboration avec l’enseigne. « On est proche d’une joint venture », déclare Stéphane Rouquette, représentant d’Azoya pour la France.

Mais la boucle ne serait pas complète sans la partie logistique, coeur de l’expérience client. La page de choix du transporteur est interactive et inclue les frais de douane. Le premier kilo coutant 12 €, les clients chinois ont tendance à gonfler leur panier pour compenser ce coût. Pour la France, les colis sont rassemblés chaque jour à Marcq-en-Barœul puis dédouanés chez un partenaire d’Azoya avant de partir pour la Chine.

Azoya compte parmi ses clients le français La Redoute, le japonais Matsuya (équivalent de nos Galeries Lafayette), mais aussi l’anglais FeelUnique ou encore l’allemand Bodyguard Apotheke.

 

Adresser 200 pays en quelques clics

La startup israëlienne Global-e propose elle de vendre plus facilement vers 200 pays, arguant des nombreuses opportunités que présente le commerce transborder. Il est vrai que de récentes décisions des états favorisent ce commerce international : par exemple aux USA, le seuil de droit à l’importation est passé de 200 à 800 $, en Chine ce seuil a aussi été assoupli pour monter à 2000 Yuan, il en est de même pour l’Australie avec 1000 AU$.

Elle propose d’intégrer à votre site une navigation et un panier localisés (calcul des droits et taxes, prestataires de paiement), mais aussi 45 solutions de paiement gérant 60 devises différentes, et des offres de transport permettant d’aller plus facilement vers l’export.

Le français Courir, client de Golbal-e, a pu en quelques semaines passer d’un à 200 pays de livraison en implémentant la solution. Selon Amélie Maréchal en charge du développement international, l’un des casse-tête de la marque était de « résoudre le problème de réconciliation comptable, mais aussi ceux liés à la gestion des Taxes, TVA, devises, taux de change et fraudes ».

Marc Batty, responsable de l’international chez l’anglais Boden, explique lui que de placer un bouton d’ajout au panier rouge a permis de doper de 4% les ajouts au panier pour ses clients chinois, ou encore la proposition d’une solution de retour locale a permis d’augmenter le taux de conversion de 12%.

 

Et vous, par ou allez vous commencer ? Voulez vous attaquer la Chine ou tout de suite 200 pays ? Ce qui est certain, c’est qu’aujourd’hui, vendre à l’international est de plus en plus aisé, et les solutions ne manquent pas pour vous garantir la fidélité d’un nouveau type de clientèle, toujours plus friand de produits qu’ils ne trouvent pas localement.

Frédéric Klotz

Frédéric a 15 ans d'expérience dans le e-commerce. Il fut l'un des premiers community manager de France, puis s'est ensuite occupé de qualité et de logistique. Depuis 2013, il a fondé OpenYourWeb, expert en Supply Chain du e-commerce, qui accompagne les e-commerçants sur les questions de relation client, logistique, transport ou encore SAV.

4 Commentaires

4 réponses à “Vendre à l’étranger : le nouvel eldorado des marchands français”

  1. Chronostylo dit :

    Ne pas oublier que vendre à l’étranger ou même simplement dans les DOM TOM, ça signifie, entre autres, une déclaration mensuelle aux douanes, à vie… et ce, même pendant les mois où vous ne vendez rien à l’étranger … c’est une des raisons pour lesquelles quand on est un petit e-commerçant on doit réfléchir avant de se lancer à l’export.

  2. Bonjour
    Parlez vous du DAU ? Il est à produire avec chaque exportation, mais avec les solutions proposées, ce document est inclus dans la prestation, comme toutes les formalités douanières. Bonne journée Frédéric

  3. Thomas Pairé dit :

    Bonjour, article très intéressant. Avec Easy-delivery, nous offrons une solution basique pour permettre aux commerçants d’exporter. L’idée est simple, vous transférez la gestion du transport vers l’étranger à votre client. Nous fournissons au client une adresse dans notre entrepôt, nous réceptionnons les commandes et expédions pour son compte. On est loin des solutions 100% intégrées que vous mentionnez ci-dessus. Néanmoins, le modèle existe depuis des années aux Etats-Unis avec un certain succès, myus.com par exemple réalise plus de 50 000 expéditions par mois.

  4. Aurélien dit :

    Je ne connaissais pas Borderlinx, merci pour la découverte. Par contre avant d’attaquer le marché chinois, il va falloir trouver un nom adapté et prononçable par les chinois et se frotter à Baidu, ce qui n’est pas la plus simple des choses… mais pour un tel marché, il faut faire des efforts !

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E-commerce et international : quelles clefs pour réussir à l’export ?

par Frédéric Klotz - Il y a 2 ans

Quand le CA du e-commerce français plafonne à 11% en 2014 (source Fevad), dans d’autres régions comme au Moyen Orient, la croissance se situe au delà de 30% (source Ecommerce Europe).

A l’heure où notre marché intérieur commence à saturer, avec une offre pléthorique proposée par 157.000 sites marchands, pourquoi ne pas « aller voir ailleurs » ?

Cependant, vendre à l’international, ça ne s’improvise pas. Alors, par ou démarrer et à quoi faut-il penser ?

 

Trouver le bon marché

– Vos produits doivent répondre à une demande réelle. En dehors des évidences comme « ne pas tenter de vendre de manteaux en laine dans un pays tropical », votre offre doit présenter une certaine appétence dans le secteur géographique que vous visez.

recherche globeNe raisonnez avec l’affect dans le choix de vos destinations. Bien entendu, ouvrir vos portes au marché espagnol vous a toujours tenté, en souvenir de vos folles nuits étudiantes à Ibiza. Eh bien, en retombant sur terre, vous apprendrez grâce à une précieuse étude de Contentsquare sur les habitudes des internautes que l’Espagne est le pays d’Europe où l’on achète le moins en ligne et où le panier moyen est le plus faible.

– Enfin, pensez coût !

Coût d’achat : est ce que les prix de vente en vigueur sur le marché en question vont me permettre d’avoir une marge cohérente avec mes achats actuels ?
Vais-je pouvoir améliorer ma marge en achetant local ?

Coût logistique : plus vous vous éloignez de votre marché domestique, plus il va être difficile d’exporter. Quand on est français, vendre en Allemagne impose moins de contraintes que vendre au Brésil. En effet, hormis la barrière linguistique et les habitudes de consommation, la réglementation et l’intérêt pour vos produits seront quasiment identiques en Allemagne. Et vous pourrez aussi expédier vos colis depuis la France.
A contrario, si vous exportez vers le Brésil, vous aurez en plus à penser aux spécificités normatives du pays (par exemple, un modèle de prise électrique spécifique), mais aussi aux modes de paiement ou de livraison. Et pour mieux vous adapter aux pratiques du pays ou réduire vos coûts de transport, il vous faudra en plus mettre en place une structure locale.

Pour vous aider à confirmer la pertinence de votre choix de pays vers lequel exporter, il existe des structures de conseil comme Business France ou encore Salesupply.

 

Définissez votre feuille de route

Une fois le ou les pays trouvés, établissez des étapes à franchir et un calendrier de vos actions par pays, par exemple :

  • Quand mon site doit-il être traduit ?
  • Quels paiements vais-je accepter ?
  • Avec quel transporteur vais-je livrer mes colis ?

 

Localisez

S’il n’y avait qu’un mot à retenir, c’est celui-là !

Pour vendre « global », pensez d’abord « local ». Car les consommateurs norvégiens ont beau comprendre l’anglais, mais si le site que vous leur présentez est en norvégien, le prix des produits en couronnes et le numéro de téléphone à Oslo, alors vous aurez déjà en grande partie rassuré votre client potentiel sur votre capacité à le servir correctement.

Que faut-il localiser ?

la langue :  votre site doit être traduit dans la langue pratiquée par vos clients. Entourez-vous pour cela de traducteurs diplomés qui prendront entre 7 et 15 centimes du mot pour traduire votre site, car les langues ont leurs subtilités comme le montre ce fameux spot publicitaire de Berlitz. Les principaux outils de création de boutique (Magento, Prestashop ou encore Wizishop) proposent de dupliquer votre boutique par langue.

les prix : d’un pays à l’autre, le prix d’un même produit peut considérablement varier. Aidez-vous de la concurrence pour déterminer vos prix et faîtes une veille permanente pour ne pas être trop vite dépassé.

les produits : eux aussi, ils doivent être « locaux ». Livrer un produit électronique au Royaume Uni avec une prise et une notice en français déroutera forcément vos clients. Par ailleurs certains produits peuvent être interdits sur un marché ou être régionalisés.prise

les modes de contact : pour rassurer et être facilement joignable, proposez un numéro de téléphone local, quite à le transférer sur une plateforme extérieure avec des personnes qui parleront la langue. C’est un autre moyen d’assurance pour vos clients.

le marketing : pour une mise en avant efficace, choisissez les canaux qui vont vous permettre de toucher votre cible localement. Les américains sont habitués et attentifs à la publicité quand les espagnols iront plus se renseigner sur les réseaux sociaux.

les modes de paiement : proposez des services de paiement auxquels les consommateurs sont habitués. Les prestataires locaux de services de paiement sauront vous les conseiller. En Espagne, on paye encore beaucoup en contre-remboursement alors que le virement est très courant en Allemagne. Pensez également à prévoir avec votre banque de quelle façon vous allez gérer l’encaissement de devises. Aurez-vous aussi besoin d’un compte bancaire local ?

les modes de livraison : offrez des moyens de livraison que les consommateurs du pays ont l’habitude d’utiliser. Si en France la livraison en relais fait un tabac avec plus de 30% du marché, ce mode de livraison est tout récent aux USA (importé par UPS via son aquisition de Kiala). Pour le retour des produits, pensez à avoir soit une adresse locale, soit à proposer des bons de transport qui permettront aux clients d’utiliser un service local pour déposer leur colis.

adaptez-vous à la législation : les procédures que vous allez mettre en place (le droit de rétractation par exemple) vont dépendre de la réglementation locale. Faîtes vous aider par des professionnels du droit pour connaître les spécificités du pays en matière de droit de la consommation, mais aussi de droit du commerce. Les conditions fiscales ou encore les taux de TVA sont très variés d’un pays à l’autre.

En conclusion, se lancer à l’international impose de la préparation et la maîtrise de tous les éléments qui vont induire l’expérience client.

 

Frédéric Klotz

Frédéric a 15 ans d'expérience dans le e-commerce. Il fut l'un des premiers community manager de France, puis s'est ensuite occupé de qualité et de logistique. Depuis 2013, il a fondé OpenYourWeb, expert en Supply Chain du e-commerce, qui accompagne les e-commerçants sur les questions de relation client, logistique, transport ou encore SAV.

7 Commentaires

7 réponses à “E-commerce et international : quelles clefs pour réussir à l’export ?”

  1. Sophie Edelstein dit :

    Fréderic a une très bonne expertise et maîtrise totalement ces sujets de part son expérience e-commerce.

  2. Virginie dit :

    Bonjour Frédéric et merci pour cet article très intéressant! Vous ne parlez pas des unités de mesures (dimensions, poids…des produits). Quel est votre retour d’expérience sur le sujet ?
    Merci et bonne journée !

  3. Bonjour Virginie
    Merci pour votre intérêt !
    La gestion des unités de mesure est une question intéressante. Pour ce qui est de vendre au UK, les marchands que je connais utilisent les données d’Europe continentale (en kg et cm) sur leurs fiches produits pour faire simple, et aussi parce que les clients anglais y sont habitués.
    Néanmoins, tout comme la conversion monétaire, je pense qu’il est plus judicieux, si l’on veut proposer une version « locale » de la mesure, de gérer un seul attribut en back office (la mesure en cm et kg) et de demander au front de réaliser la conversion.
    Bonne journée
    Frédéric

  4. SEObiz dit :

    Merci pour ce très bon article mais il est davantage orienté marketing que digital marketing. Pour répondre à Frédéric, la fonction de conversion d’unités est en effet native dans la plupart des CMS e-commerce.

  5. Bonjour SEObiz
    Merci pour votre avis. Qu’est ce qui changerait pour vous en orientant l’article sur une version plus « digitale » pour en faire profiter nos lecteurs (très nombreux de surcroix sur ce sujet précis) ?

  6. SEOBIZ dit :

    Désolé pour le délai de réponse mais j’avais perdu le fil et l’ai retrouvé via une alerte Google… L’approche que vous avez eue, même si elle est très bonne, est autant valable pour le physique que le digital. L’approche marketing aurait pu détailler les canaux de distribution, l’affiliation dans l’e-commerce, la récupération de paniers perdus, l’ergonomie en e-commerce, les investissements conséquents nécessaires pour ne pas plonger après quelques mois… Ceci dit, ça pourrait faire l’objet d’un autre article, lui plus axé sur les « modalités ». C’est personnel mais je trouve que les rédacteurs ne mettent jamais assez en avant le fait que l’e-commerce ne se limite pas à un plan marketing, que les frais ne se limitent pas à la création du site. la publicité pour démarrer représente quatre à cinq fois l’investissement du site. Le cas échéant, il y a suffisamment de petits et gros concurrents pour prendre la place. Je vois beaucoup trop souvent des petits entrepreneurs se planter car ils se disaient qu’une fois le site lancé, tout irait tout seul sans plus investir… Que représentent € 5000 pour lancer un site e-commerce sérieux??? Il faut le savoir! Merci à vous!!

  7. Bonjour SEObiz
    En effet, je n’ai pas poussé ma réflexion plus en avant sur les aspects marketing, car il va de soi que les pratiques sont les mêmes partout pour mettre en avant un site de e-commerce.
    Le commerce connecté ne se résume surtout pas au marketing, c’est ce que j’essaye de faire comprendre en donnant une « feuille de route » reprenant tous les aspects à regarder.
    Rappelons ici même si besoin que le e-commerce, c’est avant tout du commerce !
    Bonne journée !
    Frédéric

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Target2sell : la solution de cross selling de François Ziserman

par Benoit Gaillat - Il y a 4 ans

françois-zisermanAujourd’hui je reçois François Ziserman, blogueur e-commerce bien connu et Ex Consultant e-business qui se lance dans le monde des startups web avec Target2sell, startup évidement dédiée aux e-commerçants 😉 et qui attaque le marché de e-merchandising, un segment très intéressant mais trop peu exploité à mon avis par les e-commerçants et les startups.

Bonjour François, peux tu te présenter et nous raconter un peu ton parcours ?

Bonjour Benoit

J’ai commencé par la technique, et ça reste comme une « colonne vertébrale »
Après avoir bossé à la R&D d’Orange, j’ai créé plusieurs boites, plutôt dans le soft (Wokup, Medience,) et dernièrement dans le conseil (Araok). J’ai fait du conseil en e-commerce pendant 6 ans. ça me donne une expérience terrain e-commerce clé pour la suite

Aujourd’hui tu lances Target2sell, peux tu nous expliquer à quoi cela sert ?

Target2Sell est une solution qui permet d’adapter dynamiquement le site e-commerce en fonction de chaque visiteur.
Il s’agit donc d’une solution de recommandations personnalisées, qui propose « le bon produit au bon moment à la bonne personne ». Amazon fait ça depuis 98… et ça représente une grosse partie de ses ventes !

En gros les sites e-commerce actuels ne sont pas assez optimisés ?

logo-Target2SellExactement : la recommandation personnalisée permet d’améliorer la performance commerciale des sites : taux de conversion bien sûr, mais aussi montant du panier moyen, fidélisation, …
Hors, dans la situation actuelle, améliorer la performance du site est complètement vital, vu l’explosion des coûts d’acquisition et l’augmentation de la pression concurrentielle.

Que penses tu du marché du e-commerce, les investissements vont’ils aller dans la création de nouveaux site, l’acquisition ou la conversion ?

Tout cela en même temps : on est encore dans un margé en progression, il y a encore beaucoup de sites qui vont se créer, et les sites existant vont travailler pour améliorer leurs performances… ou mourir. ça fait un peu mélo dramatique mais c’est la réalité : le marché est très actif, mais dans les deux sens, création – mort.
C’est un univers très concurrentiel ou seul les meilleurs s’en sortent.
Dans un tel contexte, une solution qui permet d’améliorer la performance commerciale est complètement indispensable, et peu de sites le font. C’est notre objectif : démocratiser ce type de solutions

Comment Target2sell va t’il sur mon site e-commerce et en combien de temps ? Y’a t’il des paramétrages possibles/nécessaires ?

Alors justement, comme on sait bien que les e-marchands n’ont pas beaucoup de temps, ni beaucoup d’argent à investir, on a tout fait pour simplifier les choses :
La solution s’installe rapidement.
Pour fonctionner, la solution a besoin de 3 choses :

  • Un export catalogue
  • Un tag équivalent à celui de Google Analytics
  • Un tag javascript qui appelle notre solution pour afficher les recommandations

Sur les solutions e-commerce du marché, tout cela est fait automatiquement (Magento, Prestashop, …)
Sinon, on est partenaires de solutions comme Lengow pour le catalogue et le tag.
Bref, l’intégration se fait en un jour dans les cas simples, et peu prendre 4 à 5 jours dans les cas un peu plus complexes.
C’est donc plutôt du tout petit projet, plutôt rapide.
C’est ce qu’on vise : des quick win 🙂

Combien de sites ont ils testé le moteur et quel est le gain constaté ?

t2s_home1Plus de 20 aujourd’hui, dont Tous ergo, Orange marine, Goeland, Devernois, France Loisir (pour des sites internationaux).
Bon, on a aussi de très grandes marques mais ils ne souhaitent pas qu’on communique aujourd’hui
En ce moment, on signe plusieurs clients par jour…

Target2sell s’adresse t’il à des petits sites e-commerce, des gros sites ? Peux tu nous indiquer des ordres de prix ?

Le prix dépend du nombre de visites annuelles.
La solution est accessible à partir de 99 € par mois pour moins de 200 000 visites
Pour te donner un autre exemple, la solution coûte 349 € pour moins de 1 million de visites

Notre retour, c’est que très rapidement après la mise en place, la solution est performante, et donc rentable en moins de 2 mois !

 Merci François !

Pour tester Target2sell ou demander une démo c’est direction le site officiel -> http://target2sell.fr/

 

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

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Page panier e-commerce : 7 mauvaises pratiques à éviter

par Benoit Gaillat - Il y a 4 ans

La page panier est un élément crucial pour un site e-commerce, c’est là ou l’internaute va se décider à passer commande, modifier son panier, voir combien va lui coûter sa commande et se rassurer sur la bonne livraison de sa commande.

La page panier est la première étape du tunnel de commande et pourtant elle est bien souvent assez peu travaillé, voir même mal construite. Voici donc un article analysant 7 mauvaises pratiques très répandues sur les pages panier sur les sites e-commerce français.

Supprimer (trop facilement) les produits du panier

Le « classique du classique ». De nombreux e-commerçants se basent sur des solutions e-commerce pré pacagées (CMS e-commerce) de type Magento ou Prestashop, résultat la partie technique de base est souvent mixée avec un design, plus ou moins réussi, en fonction des agences. Hors la plupart du temps ces solutions n’ont pas poussées très loin l’analyse du comportement client et propose donc des modèles mal conçus.

Sur la plupart des pages paniers il est possible de supprimer une ligne produit relativement facilement  :

suppression-produit-panier

 

C’est un peu dommage de proposer cette fonction, ça me fait penser aux boutons « reset » des formulaires dans les années 2000, on rempli tous les champs et on clique malheureusement sur le bouton « reset » et tout est à refaire.  Attention, cela ne veut pas dire qu’il faut supprimer la fonctionnalité, il faut peut être juste la rendre moins « risquée » .

Par exemple avoir une bouton/texte « modifier mon panier » qui change le mode du panier de « lecture » à « modification » et active ces options peut être une bonne idée pour limiter le nombre de suppressions involontaires. 

Si cela vous semble trop compliqué vous pouvez au moins prévoir une fonction pour annuler une suppression d’un article. C’est bête comme choux mais presque aussi site ne le propose, en cas d’erreur le client doit retrouver le produit de lui même pour le rajouter à son panier. Dommage …

Arrêter de renvoyer vers la fiche produit

Lorsque l’on a plusieurs produits au panier, comme dans la commande ci dessous  :

lien-panier-vers-produits

Si vous cliquez sur l’image ou le nom du produit vous allez être redirigé vers la fiche produit, c’est un comportement quasi systématique sur l’ensemble des sites e-commerce. Hors un des objectifs de la page panier est de faire avancer le client dans le tunnel de commande, pas de le renvoyer vers la fiche produit.

Il est donc plus judicieux d’afficher les informations produits ici sur la page panier. On peut imaginer deux cas :

  • L’internaute survol la photo produit avec sa souris : On affiche un zoom produit HD qui permet de vérifier que le produit sélectionné est bien le bon (voir permet de consulter les autres vues du produits)
  • L’internaute clique sur le nom du produit : On affiche la liste des caractéristiques techniques du produit + un lien pour retourner à la fiche produit.

On garde donc les mêmes fonctions mais en évitant de perdre le client sur la fiche produit, et oui après l’avoir envoyé sur la fiche produit il faudra trouver comment le renvoyer vers la page panier, c’est l’objet du prochain paragraphe.

Ne pas mettre en évidence le panier si des produits y ont été ajoutés

Si votre typologie de produits s’y prête, c’est à dire si vous avez en moyenne des lignes de commande multi-produits  vous allez avoir un nombre de panier abandonnés relativement élevé et pas mal d’aller/retour entre votre catalogue et la page panier.

petit-panier

Pour éviter que les utilisateurs de votre site e-commerce « oublient » les produits présent dans leur panier il faut absolument leur rappeler qu’ils  ont mis de coté des produits sur les pages catalogue, quitte à prendre de la place sur quelques composants de votre site e-commerce.

Si un produit est au panier votre priorité doit être de rendre ce panier visible au maximum ! Contrasté, pas comme dans l’exemple ci contre, qui prend de la place,  et surtout qui incite à retourner sur la page panier, avec un petit push/argumentaire par exemple.

Ne pas permettre de sauvegarder le panier

Cette fonctionnalité est encore trop peu implémenté dans sites e-commerce français alors qu’elle à deux avantages majeurs :

  • Enregistrer le panier du client pour qu’il le retrouve un clic
  • Obtenir l’email du client (!!!)

Rien que pour le 2eme point cela vaut le coup de mettre cette technique en place. L’idée est toute simple : insérer une fonction avec une icone bien identifiable, de type « disquette » ou « sauvegarde » qui va tout simplement enregistré le panier et l’envoyer par email.

 panier-sauvegarde

Bon dans l’exemple ci dessus la traduction est « aléatoire »  mais la fonction est belle est bien présente.

Une fois le panier enregistré vous pouvez envoyer le contenu du panier par mail avec un mot de passe éventuel pour le retrouver, ou encore mieux, un lien « crypté » unique de type : « monsite.com/panier/jhksdfksdjdiqmaezew »  pour qu’il puisse le transférer d’un ordinateur à l’autre sans contrainte (ou finir sa commande sur sa tablette).

Indiquez que vous livrez dans le pays de l’internaute

Si votre clientèle est internationale vous pouvez indiquer que vous livrez bien le pays ou se situe l’utilisateur. C’est d’ailleurs une bonne pratique à mettre en place même si vous ne livrez qu’en France : ajouter une petite ligne en dessous des produits : livraison en France pour XXX € . Ça rassure toujours d’identifier ou se situe l’utilisateur et de voir que le site est « actif » pour organiser une livraison avec le meilleur service. L’objectif est toujours le même : supprimer les, nombreux, doutes qui peuvent surgir dans la tête de l’internaute sur la page panier.

livraison-internationale

Pour savoir comment identifier le pays de l’internaute vous pouvez vous référez à l’article  Comment remplir automatiquement le champ « Ville » dans un formulaire .

Ne pas indiquez les frais de livraisons par pays

frais-de-livraisonsSi vous livrez dans plusieurs pays il faut l’indiquer et le préciser au maximum, comme ci dessus par exemple, mais si cela n’est pas possible pour vous il faut au moins préciser rapidement quels seront les frais de port  à payer par l’utilisateur.

Dans l’exemple à droite, bien que le choix du pays ne soit pas très facile, l’indication des frais de port est des plus explicite ! Aucun doute sur le prix. En ajoutant le délai moyen de livraison à coté du prix on aurait eu en un clin d’œil toutes les informations nécessaires pour passer commande.

Si vous ne livrez qu’en France vous pouvez faire la même chose avec les transporteurs que vous proposer : UPS, Colissimo, Kiala, Chronopost etc …

 

Regrouper les boutons d’actions

Cette mauvaise pratique est encore assez répandue sur les sites e-commerce mais heureusement en forte baisse.  Un jour peut être nous arriverons à l’éradiquer. Si votre internaute à passer du temps à remplir son panier et qu’il le « perd » car il n’a pas cliqué sur le bon bouton d’action c’est vraiment un élément qui peut arrêter une vente. On sous estime grandement la frustration dans l’abandon des paniers.

Surtout qu’il est extrêmement simple d’espacer ses boutons d’actions et d’améliorer son ergonomie e-commerce

boutons-paniers-colles

 

Sur l’exemple ci dessus on peut voir que le site a utilisé des couleurs et formes différentes pour chaque action, c’est déjà bien, mais qu’un clic malencontreux peut rajouter une ou plusieurs étapes pour passer sa commande. Quand on peut éviter ça avec un peu d’organisation pourquoi se priver ?

Si vous ne voyez pas l’intérêt et la quantité de mauvais clics qui peuvent se faire sur un site e-commerce alors imaginez les cas suivants : interface tactile, touchepad de pc portable, souris peu efficace, personne âgée etc … Si vous imaginez encore votre internaute comme un homme de 35 ans qui surfe depuis son pc desktop avec du matériel haut de gamme sur une connexion haut débit alors vous avez loupé l’évolution du web depuis 2008 … Les occasions, involontaires, de ne pas cliquer au bon endroit sont donc légion !

Conclusions

Améliorer sa page panier n’est pas très compliqué à partir du moment ou l’on se place du coté de l’utilisateur, ou devrait-je dire des utilisateurs. Vous pouvez ainsi définir plusieurs cas clients, des « personae » et tester votre parcours d’achat dans ces conditions. Après il « suffit » de supprimer tous les points bloquants 🙂

Plus simple à dire qu’a faire mais améliorer son site est un des plaisirs de tous les e-commerçants. Et vous vous avez mis quoi en place pour améliorer votre panier  ?

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

9 Commentaires

9 réponses à “Page panier e-commerce : 7 mauvaises pratiques à éviter”

  1. Quentin dit :

    Merci pour ces idées, effectivement, ce n’est pas forcément la page qui est la plus soignée (chez les autres comme chez moi).
    Va falloir que je réfléchisse à tout ça ^^

  2. Simon Tripnaux dit :

    L’idée du tunnel de progression au stade du panier est en effet fondamentale !

  3. eCom-Store dit :

    De très bonnes idées, pas toujours faciles à implémenter sur les cms du marché mais qui pourraient faire la différence par rapport aux concurrents!

  4. Sebastien dit :

    Merci Benoit pour ces conseils.

    J’ajoute qu’il est préférable d’enlever le header et le footer du site dès la première page du panier pour éviter aux internautes d’avoir des possibilités de fuites.
    Une fois que l’internaute est dans le panier, il faut qu’il y reste !! ^^

    Par ailleurs, rien qu’en réalisant un test MVT sur le panier du site Telecharger.com, nous avons pu augmenter le taux de transformation de 98%. Ce qui prouve que le panier a un rôle crucial dans l’efficacité d’un site e-commerce.

  5. Medicaments dit :

    Très bon article pour optimiser son e-commerce. Pas toujours possible cependant et à voir au cas par cas !

  6. JD DOS SANTOS dit :

    Je ne suis pas tout à fait d’accord avec :

    —–
    J’ajoute qu’il est préférable d’enlever le header et le footer du site dès la première page du panier pour éviter aux internautes d’avoir des possibilités de fuites.
    —–

    J’ai plus peur que ça un avis négatif car la personne va changer d’environnement qui était peut être plus rassurant vu qu’elle a effectué un panier. Qu’en penses-tu ?

  7. Alex Chauvin dit :

    Bonsoir,
    Ne pas afficher la date de livraison en fonction du contenu du panier + pays/zone de livraison + méthode de livraison serait peut-être à ajouter à cette liste, par ailleurs très intéressante.
    Alex.

  8. Salut Benoit, je tombe sur ce vieux billet mais toujours d’actualité. Je te rejoins sur l’astuce qui consiste à proposer la sauvegarde du panier. Si on a pas les moyens/le temps de faire un développement comme celui de ton exemple, on peut être malin en proposant juste un bouton SAUVEGARDER MON PANIER. Ce bouton mène juste sur le formulaire de création de compte, donc c’est vraiment pas compliqué à faire. Pour ne pas surcharger en boutons le panier, on peut n’afficher ce bouton que si le visiteur n’est pas connecté.

  9. Merci Alain, c’est une bonne idée aussi ! Tu l’as testé sur un site ?

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Animation de sites e-commerce, les 10 conseils clés

par Benoit Gaillat - Il y a 4 ans

Je n’avais pas encore eu le temps de vous en parler mais demain matin j’aurai le plaisir de co-animer une nouvelle conférence sur le E-commerce sur Ecommerce-live pour parler de l’animation des sites E-commerce.

Animation de sites e commerce   10 conseils clés   Ecommerce Live.net   Visioconférences

Le merchandising est souvent le point faible de nombreux sites e-commerce : pas ou peu d’animation commerciale, des opérations mal synchronisées et un peu prévues en catastrophe, pas de réelle réflexion sur les mises en avant etc … Bref il y a souvent beaucoup de boulot à faire.

L’idée de la conférence est donc de vous présenter plusieurs façon d’animer un site E-commerce plutôt que de laisser des gros sliders/carousel en homepage pendant des mois. Le e-merchandinig est souvent un moyen de booster son panier moyen et ses ventes sans forcément jouer sur l’axe « prix » , c’est donc assez intéressant lorsque l’on ne veut pas toucher à ses marges !

Proposer des animations permet de redonner du souffle à son site, d’inciter les utilisateurs à revenir et dynamise l’image de votre boutique, en contrepartie cela demande un peu d’organisation et de temps mais pas forcément un gros budget.

Si le sujet vous intéresse vous pouvez vous inscrire ici sur le site E-commerce-live, la durée est d’environ 30/40 minutes et elle sera présenté par Faustine, qui nous à rejoint en tant que consultante e-commerce chez SkeelBox. Bien évidement la conférence est complètement gratuite, rendez vous donc demain à 10H00 sur E-commerce-Live !

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

4 Commentaires

4 réponses à “Animation de sites e-commerce, les 10 conseils clés”

  1. Quentin dit :

    J’en serais, ça me donnera peut être des idées pour virer ce carroussel…

  2. Nicolas dit :

    Je viens de m’y inscrire, j’y gagnerais peut être quelques idées pour remplacer mon carroussel 😉

  3. Marie dit :

    Zut… j’arrive après la bataille.
    Il y a un compte rendu de prévu ? Moi aussi j’ai un gros carrousel !

  4. Désolé pas de compte rendu de disponible 🙁 On refera la conférence surement dans les prochains mois ne t’en fait pas !

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Cross Selling intelligent depuis une recherche

par Benoit Gaillat - Il y a 5 ans

Je dois admettre que j’ai eu un peu de mal a trouver un titre à cet article pour définir précisément cette excellente trouvaille faite sur le site Amazon.

C’est un mélange entre un système de cross selling (donc vendre des produits complémentaires) et de « mini-catégorie » dynamique en fonction de votre recherche google. Je m’explique

  • Allez sur Google et déconnectez vous de votre compte google
  • Recherchez dans Google les mots clefs « baguette hermione » et cliquez sur le résultat d’Amazon (normalement dans les premiers résultats)
  • Vous obtiendrez votre page produit mais avec une petite surprise :

Cross selling Amazon depuis une recherche google

Un bloc de produits complémentaires juste au dessus de la fiche produit, ce bloc n’est pas là tout le temps (il vous suffit de regarder une autre fiche produit pour ne plus le voir) mais Amazon affiche des produits complémentaires en fonction de votre « refferer » (pour faire simple le mot clef que vous avez tapé dans Google), c’est plutôt très malin car plutôt que de retourner sur google pour poursuivre votre recherche vous allez cliquer sur les produits pour trouver le bon et naviguer sur le site. J’imagine que cela doit diminuer fortement le taux de rebond sur les landing pages et donc optimiser la conversion.

D’un point de vue référencement ecommerce cela est bien joué également car vous pouvez voir que ces produits très similaires sont indiqués avec des titres très concis mais tous différents :

  • Baguette – Hermione
  • Harry potter – Baguette de Hermione Granger
  • Harry potter – Baguette – Hermione
  • Baguette lumineuse -Hermione
Cela permet d’apparaître sur plus d’expressions très thématiques et donc de booster la longue traîne d’Amazon, le tout avec des produits de la marketplace (donc « gratuits » pour Amazon) tout en redirigeant les internautes vers plus de produits. Quand on vous dit qu’Amazon est une machine de guerre du Ecommerce !

Maintenant pourquoi a t’il fallu vous déconnecter de votre compte Google ? Tout simplement parce que depuis quelques mois Google est passé en https par défaut et le https ne transmet pas les refferers (d’ou les mots clefs « Not provided » dans votre interface google analytics )

Merci à Nicolas de Ovni9 de m’avoir envoyé cette info, n’hésitez pas à me contacter si vous voulez partager vos découvertes sur les sites marchands !

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

16 Commentaires

16 réponses à “Cross Selling intelligent depuis une recherche”

  1. Francois (Rentashop) dit :

    Ah oui, joli ! Très bien pensé leur truc… chapeau….

  2. Ludovic dit :

    Une très belle fonctionnalité.. Mais elle est « mort née » car avec le codage https de google tout porte à croire que elle sera de moins en moins utilisée. Quoi qu’il en soit je reste toujours stupéfait du très gros travail fait par Amazon en matière de profiling et ciblage produit !

  3. Sur Info-ecommerce j’ai toujours 70% des recherches qui remontent le mot-clefs, ça laisse encore un peu de marge pour une fonctionnalité « mort-née » qui doit bien rapporter quelques millions à Amazon 🙂

  4. david dit :

    Excellente idée de la part d’Amazon!

  5. Graphemeride dit :

    D’autant que Bing envoie encore le mot clé dans les liens sortants… non?

  6. Oui Bing envoie toujours les refferers mais bon en France il n’est pas super utilisé quand même pour le moment…

  7. Antoine dit :

    Sympa comme technique, par contre vous dites que ça optimise aussi le référencement du site, mais Google aux dernières nouvelles ne transmet pas de referer donc lors de son crawl il ne verra pas ces liens internes…

  8. Tu as raison Antoine, ma phrase est mal formulée mais je voulais dire que c’est les 4 fiches produits bien différentes qui boostent la longue traîne et non pas l’éventuel linking entre les produits du à ce système.
    Google ne verra en effet pas ces liens vu qu’il ne transmet pas de referer.

  9. Antoine dit :

    En effet à ce niveau c’est vraiment très bien joué. Sûrement le résultat d’analyses poussées sur la longue traîne.

  10. Nicolas Bahout dit :

    Autre info intéressante. En https, si le lien cliqué est un adwords, la recherche faite de l’internaute est récupérable… Je pense que tout le monde à compris à quoi ça peut servir…

  11. Rémi dit :

    J’ai trouvé la fonctionnalité tellement intéressante que je l’ai mise en place sur 2 de mes sites : http://www.maskingtape.fr et http://www.mycrazystuff.com

    Vous pouvez faire des essais en utilisant des mots clés comme « masking tape rouge » ou « mycrazystuff verre à bière »

    Les premiers résultats semblent encourageant…

    Merci pour l’article 🙂

  12. Je viens de tester ça semble bien marcher ! Tu as fait ça comment si ce n’est pas indiscret ? J’imagine qu’il n’y a pas de module prestashop pour le faire en direct ?
    Si tu as des chiffres à nous communiquer n’hésites pas 😉

  13. médaille chien dit :

    AMazon est excellent dans ce domaine ! encore une fois, un cross selling affiner récolte de meilleur résultat qu’une simple liaison de produit par catégorie

  14. Rémi dit :

    J’ai même tellement adoré l’idée que j’ai mis un module Presta sur l’Addons : http://addons.prestashop.com/fr/fonctionnalites-front-office/5541-Selling-Research.html

    J’ai pas eu le courage de mettre en place un test A/B pour tester tout ça. Mais si je regarde le taux de rebond à partir des recherche, nous avons sur nos 2 sites en test, une diminution d’environ 5% 🙂

    Ce qui n’est pas mal du tout…

    Bravo encore pour ce blog passionnant 🙂

  15. Merci pour ces retours, pour le lien et pour le compliment 😉

  16. Christopher dit :

    Bonjour,

    Je viens de découvrir ce blog il y a quelques jours seulement! Vraiment très intéressant!
    Cet article a été écrit depuis un peu plus de 10 mois maintenant, et c’est vrai qu’aujourd’hui on peut voir de plus en plus de site e-commerce se mettre à l’e-merchandising (Cross & Up selling, et plus encore…).
    La possibilité de développer des stratégies de vente pertinentes comme l’on peut voir dans cet exemple d’Amazon est maintenant accessible facilement via Endeca (pour les très gros compte!) ou à travers des modules Prestashop, Magento. (Je pense notamment à Prediggo ou Compario).

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Comment augmenter son CA rapidement sans rogner sur les marges, les pistes

par Romain Boyer - Il y a 5 ans

Vendre Plus : c'est notamment mettre en avant les bons produits

On arrive en fin de trimestre et on ne va pas tarder à en commencer un nouveau. Il faut faire du chiffre, il faut augmenter immédiatement son CA, sans rogner sur les marges. Je suis comme vous, j’étudie les pistes.

Quelles pistes étudier ?

Pour moi, plusieurs pistes ouvrent la voie de la compréhension des points de blocage :

  • analytiques, l’étude des stats vous montrera clairement où ça bloque et des points à débloquer immédiatement (le cas échéant, et à moyen/long terme sinon)
  • le contact, les utilisateurs vous diront mieux que n’importe qui ce qui ne va pas
  • les relances, rester au contact des prospects jusqu’à être sûrs qu’ils veulent finaliser leur commande, ou qu’ils veulent l’abandonner
  • mettre en avant les bons produits (mettre en avant les produits qui se vendent/sont recherchés en ce moment)

La piste analytique

Les statistiques peuvent être assez poussées sur Google Analytics si on s’en donne la peine, notamment grâce aux Tableaux Croisés Dynamiques.

Les indicateurs intéressants à suivre sur votre outil de statistiques préféré :

  • taux de rebond par page de destination (et notamment home page) et par support
  • taux de sortie par page de contenu
  • taux de sortie à chaque étape du tunnel de conversion (quoi ? vous n’avez pas de tunnel de conversion ? faites-le savoir en commentaire – de façon anonyme si vous avez honte – que je vois s’il est opportun d’écrire un article là-dessus)
  • principales pages de sorties (en nombre et en pourcentage du global)
  • taux de conversion au fil du temps

Le contact

Essayez ne serait-ce que 7 à 15 jours de mettre en avant un numéro non surtaxé, et voyez la richesse des enseignements que vous pourrez en tirer, en + de permettre d’éviter quelques pertes sur le processus de conversion

Les relances

Deux types de relances à envisager et à ne pas lacher :

  • Les clients qui ont commencé un panier et ne l’ont pas terminé (il vaut mieux les relancer 48 heures plus tard mais c’est à chacun de vérifier pour son propre cas, notamment en choisissant les horaires en fonction des besoins des cibles)
  • Les clients qui ont commandé plusieurs fois mais n’ont pas commandé depuis quelques temps
Si vous appelez ces clients, joignez-les en tant que « Service Qualité », pour « comprendre ce qui a pu les bloquer ou savoir s’ils ont rencontré quelque problème que ce soit ». Si vous venez avec des promos ou autres, ils vous recevront moins bien.

Mettre en avant les bons produits

Deux types de produits à mettre particulièrement en avant :

  • Les produits qui fonctionnent bien et se vendent bien (pour les vendre encore davantage et parce qu’ils sont plébiscités)
  • Les produits qui ne se vendent pas mais que vous avez envie de vendre plus, pour initier un cercle vertueux

Cela paraît évident mais c’est loin d’être toujours appliqué.

 

Et vous, quelles pistes avez-vous pour augmenter immédiatement les conversions ?

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

5 Commentaires

5 réponses à “Comment augmenter son CA rapidement sans rogner sur les marges, les pistes”

  1. Yopela dit :

    Salut,
    Vous évaluer à quel pourcentage un taux de conversion correcte ?

  2. Yopela dit :

    Salut,
    Vous évaluez à quel pourcentage un taux de rebond correcte, pour une page d’accueil?

  3. C3m dit :

    Merci pour cette synthèse, même si ce n’est qu’un début, c’est un bon début.
    Il faut aussi par exemple se poser la question de son:ses offres, regarder son SEO et ses landing; et enfin les actions d’upselling.

  4. Romain BOYER dit :

    UpSelling : oui, voilà une bonne idée à court terme ! bien sûr
    SEO : ça c’est plus long terme
    Landings : tout à fait, ça se voit avec l’analytique notamment (taux de rebond)

    Merci beaucoup

    Yopela : il n’y a pas de standard là-dessus même si la moyenne se situe entre 30 et 40% de taux de rebond sur page d’accueil. Idem pour le taux de conversion qui va de 0,1 à 30 ou 50% suivant si l’on travaille dans le billet de train, le voyage, le luxe ou les produits de nécessité ou encore les supermarchés en ligne. La moyenne indicative serait plutôt entre 0,5 et 1%

  5. Augmenter ses ventes sans baisser sa marge ? C’est un peu le rêve de tous les e-commerçants 😉 .
    Je pense qu’en bossant un peu la rapidité du site on peut facilement gagner en panier moyen, c’est une constatation personnelle mais la corrélation entre les deux me semble très forte.

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Pourquoi il ne faut (surtout) pas baisser ses prix

par Benoit Gaillat - Il y a 5 ans

Lorsque l’on parle E-commerce il y a un sujet qui préoccupe pas mal les e-commerçants : comment animer son site E-commerce. Il y a bien sûr beaucoup de possibilités mais l’une d’entre elle, baisser ses prix, revient assez régulièrement. Faire une animation commerciale en baissant ses prix peut être une assez mauvaise idée pour plusieurs raisons :

C’est d’abord une corde facile, celle que l’on a tendance à tirer un peu trop régulièrement en cas de baisse des ventes, mais plus on l’utilise moins elle devient efficace. Elle habitue également vos internautes à voir leurs produits préférés moins cher et peut donc retarder un acte d’achat en attendant une baisse de tarif.

une calculatrice c'est utile pour calculer sa marge

Mais le problème le plus important c’est surtout que cela revient extrêmement cher de baisser vos prix, voici la démonstration à l’aide de quelques chiffres. Partons du principe que vous réalisez 1 millions d’euros de CA et 20% de marge en moyenne. Sur un produit vendu 100 € vous gagez donc 20 € et le coût du produit est de 80€ . Vous vendez donc 1 000 000 / 100 = 10 000 produits dans l’année.

Si vous voulez lancer une promotion en vendant le produit à 90 € (soit une baisse de prix de  10 % ) vous allez générer seulement 10 € de marge par produit vendu. A la fin de l’année pour réaliser la même marge ( soit 200 000€) il vous faudra non pas vendre 10 000 produits mais bien 20 000 !

Avant promotion : 10 000 produits à 100 € et 20% de marge = 1 000 000 € de CA et 200 000 € de marge

Après promotion : 20 000 produits à 90 € et 10% de marge =  1 800 000€ de CA et 200 000 € de marge

 Alors certes le CA est en hausse mais vous avez travaillé presque 2 fois plus pour la même création de valeur pour vous (la marge). Vous allez me dire qu’un plus gros CA permet de mieux acheter et de faire baisser ses coûts mais qu’en est’il de l’investissement nécessaire pour créer le double de votre CA ? Tout ça pour proposer une baisse de seulement 10% du prix, imaginez quand vous faites une réduction plus importante ce que vous devez fournir comme effort…

Le vrai challenge du E-commerce ce n’est pas les prix bas, c’est le travail d’Amazon, de Cdiscount et avec des services achats qui comptent en centaines de millions d’euros c’est difficile d’arriver à leur niveau. Non le vrai challenge c’est d’améliorer la valeur ajoutée de votre site et votre valeur ajoutée que propose votre site E-commerce.

Cet article est volontairement un peu caricatural pour souligner le problème de façon appuyé mais le concept reste valable pour la majorité des sites E-commerce. Plutôt que de chercher à baisser vos prix essayez de travailler votre offre et vos services pour offrir une alternative agréable à vos concurrents, surtout si vous n’avez pas une structure adaptée au low -cost.

L’indicateur le plus important à suivre en E-commerce (voir liste des KPIs ecommerce ) d’après moi n’est pas le chiffre d’affaires (c’est vrai uniquement à partir du seuil de viabilité) mais plutôt la marge moyenne générée par commande, en dessous de 10€ de marge brute par commande c’est difficile de vivre, entre 10 et 20 on peut travailler et au dessus de 20-25 cela devient réellement intéressant.

 

 

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

13 Commentaires

13 réponses à “Pourquoi il ne faut (surtout) pas baisser ses prix”

  1. Régis Dabo dit :

    Analyse peut-être « caricaturale » mais tellement vraiment, ce n’est pas seulement le CA qui fait la rentabilité d’une entreprise.
    Quand on voit le CA de certains e-commerçants, il serait intéressant de connaître en parallèle la marge dégagée pour avoir une vraie visu de la rentabilité de ces entreprises…

  2. Jeremy dit :

    Merci pour cet article et le renvoi vers les KPIs listés par Romain.
    Effectivement, le maintien d’une tarification harmonieuse (j’entends par la, sans soubresauts incessants des prix) passe par la création de la notion de valeur ajoutée apportée par votre e-commerce.
    Cela passe par l’ergonomie du site, son positionnement, et evidemment le SAV.
    Les prix bas sont dans l’ere du temps et les internautes cherchent les bonnes affaires partout, ne sommes nous pas consommateurs nous aussi?

    Par la meme, nous nous sommes tous posé la question en creant notre e-commerce de ce que nous pourrions apporter de plus par rapport aux autres et qui nous manque lorsque nous consommons habituellement.

    @ Regis, pour la seconde partie de ton post: c’est sans doute pour ça que la plupart des sociétés ne publient pas leurs comptes 🙂 et aussi bien entendu le fait de ne pas attirer trop de concurrents pour les plus profitables d’entre elles..

  3. @Regis il ya beaucoup de E-commerçants qui ne pensent qu’au CA mais ce n’est pas ça qui fait vivre une entreprise, c’est la marge, la création de valeur.

    @Jeremy : des prix bas oui mais pas au détriment de la marge. Ca se négocie avec ses fournisseurs pour des OP spéciales et/ou une mise en avant programmée mais surtout pas des prix bas à l’arrache…

  4. Jeremy dit :

    JAMAIS au détriment de la marge..
    Et surtout comme tu le disais, il faut laisser ça aux geants du secteurs, c’est leur job..

  5. Guilhem GLEIZES dit :

    @Benoit
    je suis d’accord avec ton analyse dans les grandes lignes 😉
    Cependant la course au chiffre reste hélas nécessaire :

    – pour mieux acheter et donc mieux marger (que se soit par la baisse du prix
    d’achat en direct ou par les RFA)

    – pour une bonne rotation du stock et donc maintenir son fond de roulement…car la tréso reste un des facteurs clés du commerce (et donc du e-commerce)

    -enfin en phase de lancement la course au CA et donc au volume de commandes (dans ton exemple) permet de rapidement se constituer un fichier client … à un coût qui reste bien sur à mesurer puisqu’il est payé par la marge.

  6. Merci Guilhem 🙂

    Mieux acheter est important en effet et passe souvent par des volumes d’achat plus important mais quand tu vois les grands qui sont en pertes avec des volumes d’achat de fou il ne faut as se mentir : grandir oui mais en faisant de la marge.

    Pour la rotation du stock en effet, il faut parfois sacrifier un peu de marge pour récupérer de la trésorerie, le cash c’est le souci N°1 du E-commerce …

    En effet au lancement le concept est un peu différent, je parlais surtout de la phase de maturité d’un projet E-commerce. il est bien sur nécessaire d’avoir une base solide de CA

  7. Yop dit :

    20-25 % de marge, pour que cela devienne intéressant ?
    Tout dépend de la quantité, un petit commerçant doit au moins appliqué un coefficient de 2 pour espérer être viable.

  8. Je ne parlais pas de 20-25% de marge pour que ça soit intéressant. les 20% de marge dans l’article sont imaginaire, juste pour le calcul.

    En fin d’article je parle de 20 à 25 euros de marge générée sur chaque commande, la c’est intéressant, on paye l’acquisition, la logistique et les frais.

  9. Alain dit :

    Bonjour,
    Félicitations pour votre article Benoît.
    Il est courageux de parler publiquement de marge, encore plus de faire une démonstration simpliste à souhait.
    Tout est donc dans la « Valeur ajoutée » que vous apportez à vos clients et qu’ils sont prêts à rémunérer.
    Pour l’instant, sur un marché grand public, force est de constater que le marché est largement dominé par des acteurs qui ne « justifient » pas leurs marges et qui ont plus une approche manipulatoire des clients. La marge servant à rémunérer ce savoir faire, les banquiers et les actionnaires.
    Une autre approche du commerce est une approche « responsable ».
    Ceci dit, la clef d’un positionnement commercial et notamment sur le Net où tout se compare reste LE PRIX.
    Combien de sociétés apportent d’excellentes informations à valeur ajoutée et n’ont pas la réussite qu’elles devraient… ?
    De tout coeur avec les acteurs « responsables » de ce monde en leur souhaitant de ne pas se faire laminer ou bouffer par les loups.
    Les belles « stories » (story telling) unitaires ne font pas la réalité de la réussite durable et généralisée.
    D’autant que les places sont « chères ».
    Pour finir, je rappelle cette belle phrase d’un grand homme d’affaires :
    « Je fais mon CA avec mes clients, ma marge avec mes fournisseurs (internes ou externes). »
    Bien à vous,
    Alain
    PS : N’oublions pas que le e-commerce pro génère bien plus de CA… Sur des plate-formes d’enchères très axées sur le prix…

  10. Roms dit :

    D’accord avec le contenu de l’article, pas avec le titre 😉 bon article par ailleurs !

  11. Merci Romain, Quel serait le titre approprié d’après toi ? 🙂

  12. Roms dit :

    Pourquoi il faut faire très attention avant de baisser ses prix

    Nous on y est contraints par tous les bouts (prix / stocks / marge imposée / élargissement du public / attrait du public sur ce segment de marché que lorsqu’il y a des promotions,…)

  13. Delphine Desmarets dit :

    Complètement d’accord avec toi, j’ai travaillé 12 ans chez Vilebrequin (les maillots de bain) et en 12 ans on a pas soldé un seule pièce dans les 60 boutiques du réseau, j’aimerai suivre cet exemple.

    Le problème c’est qu’il est difficile d’imposer son prix quand on est pas ou peu connu, et d’autant plus sur internet où les clients n’ont pas la possibilité de constater la qualité des produits et donc d’évaluer leur rapport qualité / prix.

    Personnellement avec Torpille je ne peux pas marger comme je devrais le faire, sinon je n’aurais pas un volume de ventes suffisant pour renouveler mes collections et donc pour véritablement lancer ma marque.

    Mes caleçons devraient être commercialisés 32€ pièce, mais je suis obligée de revoir mes prix à la baisse (28€) pour espérer convaincre plus de clients.

    Du coup c’est une partie de ma marge qui s’envole, j’espère juste pouvoir vendre un jour mes produits à leur juste prix !

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Peut-on vendre sans site ecommerce ?

par Benoit Gaillat - Il y a 5 ans

Créer son propre site E-commerce est une activité qui demande un peu de ressources mais surtout du temps pour faire vous même le projet ou tout simplement pour le surveiller. Certains E-commerçants souhaitent donc pouvoir vendre sans site E-commerce. Cela est-il faisable ? Et si oui comment ?

Le début : Back to basics !

Première règle de toute entreprise : ne jamais oublier les fondamentaux (et deuxième règle : faire attention au cash). Pour le ecommerce l’élément fondamental est que cela reste avant tout du commerce ! Cela vous semble être une évidence mais si votre objectif est de générer du CA alors il n’y a aucune raison de se limiter au web et encore moins à votre site ecommerce personnel.

Que ce soit pour tester un concept ou un segment de marché ou un niveau de prix il y a de multiples façons de vendre sur internet sans site ecommerce.

Vendre sur Ebay

Hey oui, la première solution est une des plus évidente ! Ebay est une exellente solution pour vendre sur Internet sans site E-commerce :

  • Vous avez accès à un marché mondial
  • Les barrières à l’entrée sont extrêmement faibles (quelques centimes d’euros)
  • Aucune compétence technique n’est requise
  • Du trafic, énormément de trafic voir même plus que vous n’en aurez jamais de votre coté !
  • Énormément de concurrence (c’est utile pour mesurer votre avantage concurrentiel rapidement)

Bien sûr vendre sur Ebay n’est pas facile, cela demande une vraie maîtrise de vos produits et/ou des attentes des consommateurs. Avec en plus deux ou trois astuces pour vendre sur Ebay vous êtes au top pour vendre sur Internet sans site E-commerce.
Pour rappel Ebay ce n’est pas que des enchères, il y a aussi des ventes à prix fixe, ceci dit, tester quelques produits en mode enchère afin de mesurer quel est le prix de vente moyen peut également être une bonne stratégie.

Les places de marché

Les places de marché sont une bonne solution pour vendre directement sur Internet sans investir dans un site marchand. La gestion est néanmoins un peu plus complexe que sur Ebay , il vous faudra ouvrir un compte marchand sur chacune d’entre elles et prévoir du temps pour remplir les contrats et formaliser le partenariat.
Certaines sont plus restrictives que d’autres, certaines sont payantes tous les mois et augmentent parfois leurs tarifs sans prévenir suffisamment leurs vendeurs pro, voir Priceminister augmente ses tarifs.
Rien de dramatique cependant mais une attitude plus professionnelle que sur Ebay est attendue sur ces marketplaces. Pensez à soigner votre relation client et à vous considérer comme une vraie entreprise de vente à distance.
Voici quelques marketplaces françaises (il en existe des dizaines d’autres à l’étranger! )

  • Priceminister
  • 2xmoinscher
  • Clemarché (la marketplace de Cdiscount)
  • Rueducommerce
  • Amazon

Il en existe d’autres spécialisées, comme le fût enjoysunglasses (spécialisé sur les lunettes de soleil) en son temps, d’autres dans la mode, dans le « green commerce », le bio, l’équitable etc…

Si vous commencez à vendre pas mal de produits il va devenir nécessaire de gérer néanmoins votre catalogue produits et vos stock mais cela est toujours faisable sans site de E-commerce.

Les petites annonces

Les sites de petites annonces, comme LeBonCoin, sont aussi un moyen de pouvoir écouler des marchandises en dehors de votre site ecommerce, c’est à mon avis même un canal de « ventes tests » sous utilisé, je m’explique.

Si demain vous vendez des ordinateurs entre 1000 et 3000€, comment savoir si le segment 200€ -500€ est intéressant ? Vous n’avez peu etre pas envie de modifier votre image de marque pour un test.
Vendre sur les petites annonces sous un pseudo commercial peut vous permettre de tester le marché sans risque et dans un délai assez court (rappel : vous n’êtes toujours pas obligé d’avoir un site E-commerce pour vendre sur les petites annonces Internet).

Le trafic sur les sites de petites annonces est généralement plus orienté C2C que sur les sites plus classique (plus orienté sur une relation B2C), pensez donc à prendre de paramètre en compte en rédigeant vos annonces. Non pas à vous faire passer pour un particulier mais plutôt à modifier votre discours commercial en conséquence.

Voici donc au moins 3 moyens de vendre sur Internet sans site E-commerce, de quoi se lancer en attendant de créer le votre un jour ou pendant qu’il est en construction !
Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

10 Commentaires

10 réponses à “Peut-on vendre sans site ecommerce ?”

  1. Thomas Barbéra dit :

    Vendre sur les marketplaces est un très bonne stratégie pour étendre la visibilité de ses produits. Je pense cependant que tu as oublié un concept qui se développe de plus en plus actuellement, le f-commerce ! J’ai déjà vu plusieurs e-commerçants qui ne vendait qu’exclusivement sur leur page fan Facebook avec Boosket ou Payvment.

    Sur weezbe, on propose également aux vendeurs de mettre en avant leur produit sur Facebook mais il faut avoir une site de e-commerce. L’avantage c’est qu’on centralise la gestion des produits et des commandes et qu’avec son site de e-commerce, on peut diffuser ses produits sur Facebook mais également vendre sur eBay. Et très prochainement sur les autres marketplaces ? ça devrait arriver rapidement mais je n’en dis pas plus ! 🙂

  2. Je rajoute le Facebook commerce si tu me donnes un exemple de e-commerçant, hors grandes marques, réalisant plus de 1000 € de CA mensuel (je suis pas exigeant 😉 ) réalisé sur sa boutique Facebook (pas avec Facebook )

    Pour le moment je suis loin d’être convaincu sur l’utilité d’ouvrir une boutique sur Facebook

  3. Thomas Barbéra dit :

    Je dois avouer que je ne suis pas encore convaincu de la performance de l’achat directement dans Facebook.

    C’est bien pour ça qu’on a choisi de faire uniquement de la redirection vers la boutique dans l’application qu’on a développé.

    Cependant, ça reste une perspective intéressante à suivre. J’aurais du mal à trouver des données sur le CA réalisé par les grandes entreprises du e-commerce (La redoute etc…) mais j’imagine que l’on doit dépasser les 1000€/mois.

  4. Rom1 dit :

    On pourrait rajouter les PdM pour les « créateurs », telles que dawanda, alittlemarket etc.. Même si on tape dans du niche, elles marchent pas mal ces plateformes.

  5. Ivy2 dit :

    si un cybervendeur doit tout d’abord avoir un site e-commerce pour assurer ses ventes mais qu’il n’en ai pas capable de payer le prix qui change constament exemple le site priceminister. Il choisit donc de ce créer une page facebook afin d’éviter les coûts. Est -ce- que ses transactions sont légale ?

  6. Oui tout à fait, il n’y a aucune obligation légale à avoir un site pour vendre en ligne. Tant que tout est déclaré selon les normes en vigueur 😉

  7. Annuaire Français dit :

    J’ai pris en compte dans la V2 de l’Annuaire Français cette problématique de la vente sans nécessairement être obligé de posséder un site internet pour les petits commerçants. Il suffit d’être une entité déclarée officiellement sur le territoire Français.

    Pour le moment, seule une « vitrine » avec 8 articles (ou services) est autorisée, mais des articles apparaissent directement dans les résultats, et font aussi l’objet d’une page individuelle en supplément par produit ou service.

    Ce service permet aux petits établissement de s’essayer au e-commerce directement dans un outils de recherche , sans devoir sauter le pas d’un coup vers un site marchand.

    C’est aussi un outil d’approche attractif pour les agences web qui désirent aborder de petits clients locaux avec des offres complète a petit prix (7€/mois chez nous toutes les options, dont 50% reversé aux agences).

  8. Francesca dit :

    Bonjour,

    Si vous vous demandez comment trouver des produits qui se vendent bien, que vous recherchez des fournisseurs fiables, et surtout comment exploser vos ventes sur eBay, je vous invite à vous rendre ici : ~~pubpubpub~~

  9. utjesenovic fabien dit :

    bonjour
    tu parle des dizaine de market place etranger , mais je n’en trouve pas, notemment en europe , angleterre , allemagne espagne, pourrai tu men citer qq un
    merci

  10. FABIEN UTJESENOVIC dit :

    donc tu site des faux truc

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10 solutions pour avoir de beaux boutons d’actions

par Benoit Gaillat - Il y a 6 ans

Les boutons d’actions jouent un rôle prépondérant dans le taux de conversion d’un site e-commerce. Entre un bouton gris tout petit et peu contrasté et un grand bouton incitatif le taux de conversion peut varier de façon spectaculaire.

Un bouton on ne peut plus simple

Une des bases de l’A/B testing est de jouer avec les tailles, les intitulés et les couleurs des call to actions (l’autre nom des boutons d’actions)  pour toujours optimiser le taux de clic. Voici donc 10 ressources pour trouver de l’inspiration ou des conseils pour optimiser ses boutons d’actions web.

1) Super Awesome Buttons with CSS3 and RGBA

Cet article (en anglais) vous permet de créer de superbes boutons d’actions en CSS3 avec le code détaillé, des exemples de couleurs et de fonds et toutes les informations necessaires pour l’adapter à votre site. Un vrai tutorial complet à consulter régulièrement.

Cliquez sur l’image pour lire l’article

2) ButtonBoost

ButtonBoost est un petit webservice permettant de vous créer un bouton répondant exactement à vos besoins mais sans connaissances graphiques particulières (pas besoin de photoshop).

Il faut obligatoirement s’enregistrer pour télécharger son bouton mais pas pour jouer avec l’outil. Attention il est possible de faire des trucs très moches également…

Cliquez sur l’image pour accéder au site

3)AsButtonGenerator

Un beau générateur de boutons qui monte au maximum à 600*200pixels, ce qui est peut être un peu gros pour un bouton « ajouter au panier » mais bon si vous voulez tester au moins vous pouvez.

Très simple, l’interface bien pensée ne devrait pas vous poser de problème pour obtenir quelque chose de sympa rapidement. Et en plus il n’y a pas besoin de s’enregistrer pour récupérer son travail.

Cliquez pour accéder au générateur

4) ButtonMaker

ButtonMaker est un peu spécial, ce n’est pas un générateur de bouton image mais au contraire de bouton CSS. Le principe est simple : vous générez la css de votre bouton et l’appliquez après sur votre site ou vous voulez.

Très simple à utiliser il permet réellement, grâce aux css, de pouvoir mettre en places des tests régulièrement (sur l’impact des couleurs par exemple) en toute simplicité.

Cliquez sur l’image pour accéder au site

 5) 10 Awesome CSS3 Buttons to use on your website

Le titre est assez clair je pense et explique bien ce que vous allez trouver à l’intérieur de l’article (en anglais), 10 boutons simple à créer en CSS, avec le code fournit. Principalement axé sur le travail des couleurs cela fait une bonne base de travail pour commencer à se former aux boutons d’actions.

Cliquez sur l’image pour lire l’article

6) Sexy CSS over Button

Encore un article en anglais mais cette fois sur la création d’un effet au survol d’un bouton d’action, pratique pour mettre le focus sur l’action en cours ! Il vous faudra votre logiciel de création d’images préféré , le tutorial étant avec Photoshop bien sûr.

Attention cet article demande un peu de connaissance CSS et surtout de création graphique, les images de bases n’étant pas fournies.

Cliquez sur l’image pour lire l’article

7) Un générateur de boutons pour applications Iphone

Si vous avez un site E-commerce vous avez peut être en projet de développer une version mobile, voire une application pour les webphones. Voici donc un kit pour générer des boutons plus sympa pour votre application.

Il vous faudra des connaissances de programmation Iphone pour utilisez le kit, ceci n’étant pas mon cas je n’ai pas pu tester l’application.

Cliquez pour accéder au kit

8 ) Tutoriel sur les boutons CSS en français

Dans toute cette sélection anglaise voici une petite pointe de français avec un cours de débutant sur la création de boutons en CSS. Indispensable pour comprendre les bases.

Au menu ? Bouton simple, bouton en relief, les menus. Tout ça avec les codes html et css qui vont bien.

Cliquez pour lire l’article (en français)

9) 60 ressources pour trouver le bon design de bouton d’action

Si le code et le graphisme ce n’est pas votre truc alors le lien ci dessous est fait pour vous : 60 liens vers des ressources proposant des boutons déjà désignés. Il y en a pour tous les goûts : E-commerce, classique, glossy, technique, Apple etc…  il y a plusieurs milliers de boutons accessibles vous devriez donc pouvoir choisir celui le plus adapté à vos besoins.

La plupart sont également disponibles au format PSD et donc éditables avec Photoshop si besoin.

Cliquez sur l’image pour accéder à l’article

10) Beautiful CSS buttons with icon set

Vous souhaitez ajouter des icônes à vos boutons d’actions ? Cela peut permettre de mieux cerner leur fonction ou de les rendre plus visible c’est donc une bonne idée ! Si vous ne savez pas comment vous y prendre il suffit de suivre le tutoriel (en anglais) ci dessous et de choisir les icônes les plus adaptées à vos call to actions.

Cliquez sur l’image pour lire le tutoriel

Et voila donc 10 ressources pour vous aider à avoir de beaux call-to-action sexy et sympa. Si vous connaissez d’autres ressources intéressantes n’hésitez pas à utiliser les commentaires !

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

4 Commentaires

4 réponses à “10 solutions pour avoir de beaux boutons d’actions”

  1. Jonathan - alineowebdesign dit :

    Merci pour l’article, très utile ces petits boutons, surtout en CSS3 😀

  2. De rien ! on a toujours besoin de tester de nouveaux call to action je trouve.

  3. lefevre dit :

    Merci aussi pour l’article, mais le lien « sexy button » ne fonctionne pas …

  4. Oups désolé je n’ai pas modifié le lien, je corrige ça rapidement

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