Catégorie : stratégie E-commerce

Réussir sa stratégie E-commerce est tout a fait possible avec un peu de préparations, retrouvez comment mettre en place votre stratégie E-commerce, l’analyser et la développer. Certains articles traitent également de la mesure de la réussite de la stratégie E-commerce avec la mise en place d’indicateurs de performance et de garde-fous pour contrôler votre stratégie E-commerce


90% des utilisateurs d’outils analytiques ne savent pas lire un taux de conversion

par Romain Boyer - Il y a 1 mois

Merci d’être venus sur cet article, désolé pour le titre accrocheur (je ne suis pas journaliste, je peux me permettre :-)), j’e n’ai aucune idée du vrai chiffre mais ils sont nombreux à être dans ce cas.

Le taux de conversion ou taux de transformation suscite bien des questions.

A force de vouloir suivre des indicateurs simples dans des tableaux de bord simplifiés, nous suivons des indicateurs vidés de sens, je me propose de vous illustrer concrètement de quoi il s’agit pour que vous puissiez être aussi pragmatiques que possibles lorsque vous lisez une statistique.

Voici la question que j’ai relevée sur Facebook et qui m’a donné envie d’écrire cet article :

La question est légitime. Mais j’ai tout de même répondu succinctement en apportant une illustration simple :

Vous pouvez voir un taux de conversion qui dégringole alors même qu’il s’améliore sur les ordinateurs de bureau et sur mobile/tablette.

La tragédie aurait été de s’arrêter sur le taux de conversion global qui dégringole, mais on n’aurait pas compris le pourquoi du comment, alors que les visites augmentent et le chiffre d’affaires aussi, pourquoi le taux de conversion général diminue-t-il ?

Un tableau très simple pour illustrer cela :

Stats par support Visites Janvier Tx Conv Janvier Nb Ventes Janvier Visites Juin tx Conv Juin Nb Ventes Juin
Global 1000000 0,85% 8500 1100000 0,83% 9175
Desktop 750000 1% 7500 650000 1,10% 7150
Smartphone 250000 0,40% 1000 450000 0,45% 2025

On voit ici une progression des deux supports, mais la pondération fait qu’au global, le taux de conversion diminue.

Une fois que vous avez compris ce mécanisme, vous allez pouvoir alimenter votre esprit critique et prendre l’habitude de segmenter vos analyses, il faut prendre en compte l’ensemble des paramètres qui peuvent causer des distorsions dans vos statistiques.

Les paramètres peuvent être les suivants :

  • Evolution de la part de visites par support (le mobile évolue par principe plus vite que le desktop et peut donc faire baisser, parfois fortement, votre taux de conversion)
  • Evolution de la part de visites moteurs / leviers payants (normalement, vos leviers payants devraient vous apporter un trafic + qualifié, avec donc une meilleure conversion. Augmenter la part de visites en provenance de ces leviers fera donc mécaniquement progresser votre taux de conversion)
  • Evolution de votre SEO (si vous étiez positionné sur des requêtes génériques et que vous vous vous positionnez progressivement sur de la longue traîne, vous allez voir une évolution de ce taux de conversion sur cette nouvelle typologie de visites)
  • Evolution du trafic vers les différentes typologies de pages de destination que vous avez (si votre trafic convertit mieux en arrivant sur telle ou telle page, et que vous vous mettez à gagner du trafic additionnel sur des pages qui convertissent moins, vous aurez une baisse du taux)
  • Evolution des visites de votre blog s’il est dans la même analyse (taux de conversion bien plus faible)
  • Evolution des visites de robots (eh oui, il y en a qui apparaissent dans vos stats…), que vous pouvez repérer par le nom d’hôte, la provenance (US souvent), et le navigateur (en général IE8 ou IE9)
  • [AJOUT suite à un commentaire tout à fait pertinent] Evolution du mix produits. En effet, si vous vendez + ou – de telle catégorie de produit qui transforme + ou -, vous obtenez également un effet !

Une fois que l’on a compris ces ressorts (la liste n’est bien sûr pas exhaustive), il convient de définir un levier que vous pouvez suivre au quotidien.

Pour ma part, c’est le taux de conversion en provenance des moteurs hors robots et hors blogs que je suis, indépendamment sur Desktop et sur Mobile.

C’est un segment relativement stable, et la décomposition par sous-dimensions n’apporte pas d’informations suffisamment intéressante pour être pertinente.

Faire ce type de segmentation est possible, même avec Google Analytics.

Conclusion

Au final, chacune de vos analyses doit être menée avec le besoin d’en comprendre plus : ai-je besoin de segmenter plus finement pour mieux comprendre la donnée que je vois.

J’espère vous avoir aidé à comprendre cet aspect primordial. N’hésitez pas à me poser des questions sur des problématiques particulières que vous avez et je verrai si je peux vous aider.

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

3 Commentaires

3 réponses à “90% des utilisateurs d’outils analytiques ne savent pas lire un taux de conversion”

  1. Le taux de conversion peut aussi évoluer avec un changement du mix produits. Exemple pour nous les lentilles de contact qui ont un taux de conversion bien plus élevé que les lunettes.

  2. Romain Boyer dit :

    Absolument d’accord Karim, déjà constaté fortement à l’arrêt d’une typologie de produits chez moi, effet parfois impressionnant !
    j’ai rajouté à l’article, merci beaucoup.

  3. Bernardo dit :

    Included are yearbooks, course catalogs, and more. http://chunjun.jp/yybbs/yybbs.cgi

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Comment se faire une place à côté d’Amazon ?

par Romain Boyer - Il y a 1 mois

Amazon, c’est aux US 40% des achats de produits en ligne. Et les utilisateurs sont extrêmement captifs du fait du programme Amazon Prime (70 millions d’abonnés) qui leur permet d’avoir une livraison express gratuite toute l’année sur tous leurs produits.

Amazon a la majorité des produits en rayon, en permanence, dispose d’un service client exceptionnel et d’une logistique non moins exceptionnelle.

Rendez-vous compte : en 2016, 55% des recherches de produits aux US ont commencé par une recherche sur Amazon, contre 28% sur des moteurs de recherche dont Google.

Ce qui se traduit par une majorité des ventes aux US aboutissant sur Amazon.

A côté de ça, il y a vous, et moi, qui vendons en ligne ce que nous pouvons, et qui glanons la grande majorité de nos visiteurs de… Google.

Faut-il vendre via Amazon vu qu’ils ont / vont avoir la majorité du marché ?

Pour ceux qui veulent vendre via Amazon allez-y si vous n’avez pas peur qu’Amazon apprenne de votre marché puis finisse par vendre vos produits à votre place ou… les produire eux-mêmes à un prix de vente moindre via la marque Amazon Basics.

A court terme, cela générera inévitablement du chiffre d’affaires puisque selon les marchés, Amazon peut représenter 20, 30 ou 50% de parts de marché (pour celui qui m’intéresse particulièrement, 33%…).

A long terme, c’est plus délicat. Mais qui veut être le premier à quitter Amazon. Là est la question.

[EDIT] On m’a fait passer ce lien via Twitter, il illustre parfaitement ce que je décris ici. Comment Amazon a tué Toys’R’us et menace tous les magasins de jouets

Il décrit notamment comment Amazon a pu acquérir la connaissance du marché avant de se débarrasser du vendeur… (et avait en fait toujours prévu de le faire.)[/EDIT]

Comment s’accaparer les miettes laissées par Amazon ?

Si le trafic ne va pas sur Amazon, il va sur les moteurs de recherche, dont la très très grande majorité sur Google.

Vous payez donc du SEA pour faire votre place au soleil sachant que la part de trafic organique se réduit progressivement, bizarrement (« don’t be evil » ?)

Donc, l’acquisition de trafic vous coûte de + en + cher, à moins que vous n’ayez une notoriété importante. Jusqu’à un point où un grand nombre de sites finissent par fermer, par être rachetés ou péricliter lentement grâce aux injections sous le tapis de petites fortunes pour maintenir la barque à flot pour être le dernier debout…

Que faire pour devenir incontournable ou augmenter sa notoriété ?

De fait, on ne peut plus juste mettre ses produits sur une table et laisser le chaland venir et mordre à l’hameçon. Il va falloir l’aider.

Pourquoi des marchands comme Leroy Merlin, FNAC, ManoMano parviennent-ils à résister malgré cela ? Simplement parce qu’ils ont su créer un univers, une marque reconnue sur un marché. Ils ont les produits qu’il vous faut, et vous aurez certainement + de précisions utiles sur leur site que sur Amazon.

Et c’est précisément où je veux en venir.

Comme le dit Google dans une réflexion récente, les visiteurs ont besoin de vous comme étant des spécialistes de votre domaine d’activité, de vrais professionnels spécialisés, capables de rediriger n’importe quel visiteur vers les produits correspondant à ses demandes, exprimées ou non.

Cela passe par différents services :

  • Guides d’achat
  • Fiches produit impeccables
  • Catégorisation sans faille
  • Filtres et possibilités de sélection optimaux
  • Et si besoin, mais on devrait pouvoir s’en passer : une aide par chat, ou téléphone

Pour ce dernier point, il est recommandé pour ceux qui débutent dans leur marché, c’est ainsi que vous repérerez tout ce que vous avez oublié de préciser. Avec une certaine maturité, vous n’aurez plus besoin de ces inputs directs que vous aurez su automatiser via des remontées d’informations savamment orchestrées.

A partir du moment où quand on arrive sur votre site :

  1. on entre dans un univers de spécialiste
  2. on a les produits qu’il faut
  3. on arrive aisément à s’y retrouver
  4. on n’a pas de surprises désagréables (bugs, frais de port démesurés, lenteurs,…)
  5. on est rassurés à chaque étape

alors on achète, et on reviendra probablement et d’autant plus si la navigation s’adapte à notre historique.

Bref, Amazon est un généraliste, soyez le spécialiste.

Exemple : Chewy.com

ce site est tout simplement le spécialiste US de tout ce qui ce qui concerne les animaux de compagnie. Et le résultat est là : ils parviennent à eux-seuls à adresser plus de 50% du marché alors qu’Amazon se limite à moins de 35% (les pauvres !).

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

4 Commentaires

4 réponses à “Comment se faire une place à côté d’Amazon ?”

  1. tribu-and-co dit :

    Merci Romain ! Votre article met le doigts sur une question que nous posent beaucoup de nos clients ! Votre conclusion est exactement le discours que l’on tient. Etre spécialiste est un atout à mettre en avant, l’utilisateur doit immédiatement le voir. Créer du contenu riche et intéressant autour de votre métier (ex : blog) fait également partie des bons ingrédients.

  2. Tiana dit :

    C’est vrai que pour certains, la puissance d’Amazon peut faire peur. Avoir une offre différente et originale et se positionner comme un spécialiste, c’est une bonne optique pour avoir du poids face au géant. Après cela demande du temps, pas toujours facile à trouver quand on a déjà le quotidien à gérer…

  3. Roland dit :

    Bonjour et merci Romain,

    Connait-on le pourcentage de ventes réalisées par Amazon (France ou US), sur produits achetés, stockés et expédiés par eux ? hors marketplace en fait.

    « Rendez-vous compte : en 2016, 55% des recherches de produits aux US ont commencé par une recherche sur Amazon, contre 28% sur des moteurs de recherche dont Google. »

    Intéressant, pas de chiffre pour la France ?

    Merci.

  4. Anthony. dit :

    Amazon se sert totalement de ses vendeurs pour faire son sourcing (histoire vécue) et pas que dans le high tech et le service « performance » qui évalue les vendeurs est tout simplement non humain (impossible de communiquer avec eux, aucune possibilité de leur expliquer les choses, etc…).

    Ce qui m’intrigue, ce sont des services de SEO marketplaces comme certains intégrateurs de flux proposent –> se tirer une balle dans le pied et qui ne laissent aucune porte de sortie.

    Pour la petite histoire: Aujourd’hui, nous ne sommes plus présent sur Amazon (qui représentait +/-40% de notre CA et 90% des réclamations) – pas par choix – mais 10 mois après, ça a été catalyseur d’une avancée sur notre site, d’une PDM plus importante sur une marketplace … spécialiste et des clients beaucoup moins exigeants et cherchant un dialogue avant vente pour conseils. Bref, c’était bien avec Amazon, c’est encore mieux sans !

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Vendre à l’étranger : le nouvel eldorado des marchands français

par Frédéric Klotz - Il y a 6 mois

La concurrence sur le marché intérieur étant particulièrement vive, le commerce transborder est devenu un nouveau levier d’accélération pour les marchands sur internet. Selon la Fevad, 68% des e-commerçants vendent à l’étranger en 2017, la Belgique, l’Espagne et l’Allemagne étant les pays les plus plébiscités.

Toujours selon la Fédération, 43% des sites enregistrent une forte augmentation de leurs ventes à l’international sur les deux dernières années. Et les perspectives sont très optimistes puisque 87% des sites prévoient sur les deux années qui viennent une progression de ces ventes transborder.

Vendre à l’étranger n’est cependant pas une mince affaire. Il faut mettre son site, sa communication, ses produits, sa livraison, etc…. à niveau comme je vous l’expliquais il y a quelques mois. Et parmi les principales difficultés rencontrées, les e-commerçants se plaignent des différences de législation.

À l’occasion du salon E-Commerce One to One de Monaco, j’ai rencontré différents prestataires qui facilitent votre internationalisation. Revue des propositions et outils disponibles :

Le bon produit pour le bon marché

Sur les aspects réglementaires justement, si vous voulez savoir si on peut vendre un camembert en Alaska ou du champagne en Indonésie, des sociétés comme la startup belge Borderlinx fournissent un conseil sur la conformité du produit par rapport à un marché donné. Comment ? En produisant l’information d’une part, mais en l’automatisant au besoin, via des systèmes d’alerte et une API qui fournit des scripts permettant, en temps réel, dès qu’un consommateur ajoute un article au panier, de vérifier si il est conforme avec son pays de livraison.

Cette API va même plus loin en calculant automatiquement les droits et taxes ainsi que les frais de transport (les transporteurs sont proposés par Borderlinx). Le contenu de ces informations est directement intégré au panier comme ci-dessous sur le site Monnier Frères.

Partir à la conquête de l’Est

La proposition du chinois Azoya est elle, plus globale. Ce fournisseur de solutions propose aux marchands occidentaux d’adresser le plus grand marché du monde. En Chine, la génération des millenials représente à elle seule l’équivalent de la population des Etats-Unis, elle est très friande de produits authentiques. Azoya propose aux marchands de mettre l’intégralité de l’expérience d’achat aux couleurs et aux normes de l’Empire du Milieu.

Cela commence par une duplication intégrale du site internet en version chinoise pour des raisons de SEO. Le site en question est hébergé à Hong Kong, sur la plateforme d’Azoya. Il est designé et adapté aux réseaux sociaux ou moyens de paiement chinois. Mais pas seulement…

En effet, toute la gestion des opérations est faite en Chine, et une équipe dédiée gère le contenu, la relation client, la communication et le marketing pour la marque : quels produits, quelles mises en avant, en collaboration avec l’enseigne. « On est proche d’une joint venture », déclare Stéphane Rouquette, représentant d’Azoya pour la France.

Mais la boucle ne serait pas complète sans la partie logistique, coeur de l’expérience client. La page de choix du transporteur est interactive et inclue les frais de douane. Le premier kilo coutant 12 €, les clients chinois ont tendance à gonfler leur panier pour compenser ce coût. Pour la France, les colis sont rassemblés chaque jour à Marcq-en-Barœul puis dédouanés chez un partenaire d’Azoya avant de partir pour la Chine.

Azoya compte parmi ses clients le français La Redoute, le japonais Matsuya (équivalent de nos Galeries Lafayette), mais aussi l’anglais FeelUnique ou encore l’allemand Bodyguard Apotheke.

 

Adresser 200 pays en quelques clics

La startup israëlienne Global-e propose elle de vendre plus facilement vers 200 pays, arguant des nombreuses opportunités que présente le commerce transborder. Il est vrai que de récentes décisions des états favorisent ce commerce international : par exemple aux USA, le seuil de droit à l’importation est passé de 200 à 800 $, en Chine ce seuil a aussi été assoupli pour monter à 2000 Yuan, il en est de même pour l’Australie avec 1000 AU$.

Elle propose d’intégrer à votre site une navigation et un panier localisés (calcul des droits et taxes, prestataires de paiement), mais aussi 45 solutions de paiement gérant 60 devises différentes, et des offres de transport permettant d’aller plus facilement vers l’export.

Le français Courir, client de Golbal-e, a pu en quelques semaines passer d’un à 200 pays de livraison en implémentant la solution. Selon Amélie Maréchal en charge du développement international, l’un des casse-tête de la marque était de « résoudre le problème de réconciliation comptable, mais aussi ceux liés à la gestion des Taxes, TVA, devises, taux de change et fraudes ».

Marc Batty, responsable de l’international chez l’anglais Boden, explique lui que de placer un bouton d’ajout au panier rouge a permis de doper de 4% les ajouts au panier pour ses clients chinois, ou encore la proposition d’une solution de retour locale a permis d’augmenter le taux de conversion de 12%.

 

Et vous, par ou allez vous commencer ? Voulez vous attaquer la Chine ou tout de suite 200 pays ? Ce qui est certain, c’est qu’aujourd’hui, vendre à l’international est de plus en plus aisé, et les solutions ne manquent pas pour vous garantir la fidélité d’un nouveau type de clientèle, toujours plus friand de produits qu’ils ne trouvent pas localement.

Frédéric Klotz

Frédéric a 15 ans d'expérience dans le e-commerce. Il fut l'un des premiers community manager de France, puis s'est ensuite occupé de qualité et de logistique. Depuis 2013, il a fondé OpenYourWeb, expert en Supply Chain du e-commerce, qui accompagne les e-commerçants sur les questions de relation client, logistique, transport ou encore SAV.

4 Commentaires

4 réponses à “Vendre à l’étranger : le nouvel eldorado des marchands français”

  1. Chronostylo dit :

    Ne pas oublier que vendre à l’étranger ou même simplement dans les DOM TOM, ça signifie, entre autres, une déclaration mensuelle aux douanes, à vie… et ce, même pendant les mois où vous ne vendez rien à l’étranger … c’est une des raisons pour lesquelles quand on est un petit e-commerçant on doit réfléchir avant de se lancer à l’export.

  2. Bonjour
    Parlez vous du DAU ? Il est à produire avec chaque exportation, mais avec les solutions proposées, ce document est inclus dans la prestation, comme toutes les formalités douanières. Bonne journée Frédéric

  3. Thomas Pairé dit :

    Bonjour, article très intéressant. Avec Easy-delivery, nous offrons une solution basique pour permettre aux commerçants d’exporter. L’idée est simple, vous transférez la gestion du transport vers l’étranger à votre client. Nous fournissons au client une adresse dans notre entrepôt, nous réceptionnons les commandes et expédions pour son compte. On est loin des solutions 100% intégrées que vous mentionnez ci-dessus. Néanmoins, le modèle existe depuis des années aux Etats-Unis avec un certain succès, myus.com par exemple réalise plus de 50 000 expéditions par mois.

  4. Aurélien dit :

    Je ne connaissais pas Borderlinx, merci pour la découverte. Par contre avant d’attaquer le marché chinois, il va falloir trouver un nom adapté et prononçable par les chinois et se frotter à Baidu, ce qui n’est pas la plus simple des choses… mais pour un tel marché, il faut faire des efforts !

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(Progressive) Web Apps – Le futur des Web/eCommerce/Applications est arrivé !

par Romain Boyer - Il y a 7 mois

Il est temps qu’on reparle sérieusement des (Progressive) Web Apps (PWA) car les dernières innovations dans ce milieu créent une rupture technologique importante dans le milieu du Web, et vous ne pouvez pas ne pas être au courant à partir de maintenant.

Vous aurez dans cet article :

  • le détail des fonctionnalités disponibles
  • quelques stats (impressionnantes) de marchands ayant mis en place les Progressive Web Apps
  • les raisons pour lesquelles vous devez sérieusement considérer dès maintenant cette technologie

TL;DR (Too Long; Don’t Read)

Pour ceux qui manquent de temps pour lire l’ensemble de l’article, en quelques mots : les Progressive Web Apps (PWA) complètent la liste des fonctionnalités déjà disponibles via le Web (pour les Web Apps) et permettent vraiment désormais de concurrencer réellement les Applications Natives (iOS, Android,…).

Notifications « Push », Géolocalisation, Accès à l’appareil photo, les fonctionnalités dont on pensait qu’elles étaient réservées aux applications natives ne le sont plus. Il est donc temps de se poser les bonnes questions.

Les Web Apps offrent une vraie possibilité de s’éviter des développements d’applications longs et coûteux ainsi que la problématique des applications natives parfois trop éloignées du Web et avec un manque d’interactions possibles de ce côté-là.

Certaines sociétés comme Flipkart (leader de l’eCommerce en Inde) se sont déjà lancées avec un succès impressionnant, nous verrons leurs résultats plus bas ensemble.

Que sont les Progressive Web Apps et qu’apporte cette technologie aux Web Apps habituelles ?

Commençons par une petite information qui a son importance : il est important de ne pas confondre PWA et AMP (Accelerated Mobile Pages), qui sont un cache côté Google pour accélérer l’accès à la page depuis le moteur de recherche, et qui permet également d’avoir quelques extraits enrichis dans les résultats de Google. C’est intéressant également mais c’est autre chose, je vous en reparlerai bientôt ici avec un cas pratique.

Les progressive web apps sont une nouvelle façon de concevoir les flux d’information entre vos serveurs et le Web, de façon à améliorer performances et capacités offertes, notamment au niveau du mobile.

C’est donc principalement une question technique.

Mais ce que vous devez retenir est que l’application que vous envisagez peut probablement être disponible depuis le Web, à moindre coût, avec une très grande partie des fonctionnalités dont vous auriez besoin pour votre application.

Différences Web Apps / Progressive Web Apps : les fonctionnalités apportées par l’aspect Progressive (Web Apps)

Ce que vous devez savoir si vous n’êtes pas technicien à propos des PWA :

  1. les PWA permettent d’exploiter un cache au niveau du navigateur, ce qui permet
    1. d’améliorer les performances au niveau des chargements
    2. notamment un mode déconnecté
  2. les PWA nécessitent à 100% du HTTPS

Ce que vous devez savoir à propos des capacités de vos navigateurs aujourd’hui :

  1. La définition d’un manifeste sur votre site peut permettre aux utilisateurs d’enregistrer l’icône du site (haute résolution possible) sur le dispositif utilisé (surtout intéressant pour le mobile)
  2. Toutes les fonctionnalités inscrites ici avec une coche sont possibles (à regarder avec un smartphone de préférence car les coches dépendent de votre navigateur) : https://whatwebcando.today/

Comparatif Web Apps versus Applications natives

Sachant tout cela, faisons un petit récapitulatif/comparatif entre les Applications natives et les (Progressive) Web  Apps pour comparer une bonne fois pour toutes les fonctionnalités possibles entre applications natives et web apps. Tout en sachant que les fonctionnalités des navigateurs vont progressivement évoluer et le gap de fonctionnalités va tendre à se réduire.

Fonctionnalité App native Web App
Sécurité / HTTPS uniquement obligatoire sur iOS uniquement Oui
Besoin de télécharger/installer Oui Non
Compatibilité tous OS NON Oui
Connexion Internet nécessaire Non Non (grâce aux PWA)
Accès direct Non Oui
Possibilité d’ajout au favoris/navigateur Non Oui
1 seule App pour tous les dispositifs Non Oui
Capacités Push Notifications Oui Oui
Capacités Notifications Géolocalisées Oui Oui
Géolocalisation Oui Oui
Installation sur l’appareil = possibilité d’icône sur l’écran d’accueil Oui Oui (PWA)
Capacités touch Oui Oui
Accéléromètre / Compas / Gyroscope Oui Oui
Reconnaissance vocale Oui Oui
Accès appareil photo et micro Oui Oui
Vibration Oui Oui
Accès au niveau de batterie Oui Oui
Orientation portrait/paysage de l’écran Oui Oui
Capacité « plein écran » Oui Oui
Capacité de sortir du verrouillage Oui Non
Accès à l’alarme Oui (Android) Non
Interception des appels/sms Oui (Android) Non
Accès aux fichiers de l’appareil Oui Oui
Accès aux contacts de l’appareil Oui Non
Capture des URLs Oui Oui (PWA)
Fluidité de l’image Oui Oui (60 images par seconde)

Comme on peut le voir ici, la grande majorité des fonctionnalités (et la plus importante) est déjà déverrouillé, et la volonté est de faire suivre le reste.

A venir notamment : Bluetooth, NFC, Ambient Light Sensor (la petite led de notif qui clignote en couleur sur votre tel), le Proximity sensor qui dit la distance entre 1 objet et le dispositif utilisé, le détecteur de forme

Sources | Lecture plus avancée intéressante sur les possibilités du web mobile 

Vos intérêts à mettre en place les (P)WA

En gros, je vous la fais courte, quel que soit votre domaine d’activité, vous allez trouver un intérêt à avoir une Web App, et tant qu’à faire PWA.

  • Si vous avez des intérêts géolocalisés : géolocalisation et pushs géolocalisés (pas besoin d’avoir utilisé la PWA depuis le démarrage de l’appareil)
  • Si vous avez des intérêts marketing : les pushs marketing classiques sont d’un grand intérêt pour garder le contact (à utiliser avec parcimonie)
  • Dans tous les cas, les bonnes pratiques de cache vous permettront de meilleures performances (attention, le cache côté appareil peut réserver des surprises et est impossible à mettre à jour en cas d’erreur)
  • Si vous avez une app, vous savez qu’il est délicat de convaincre un utilisateur à l’utiliser ; l‘instantanéité d’accès permise par les PWA est un argument de poids
  • Ne serait-ce que pour les statistiques, les PWA vous permettent d’avoir accès à tous les services classiques du Web. et si vous avez un mode déconnecté, rien ne vous empêche de faire un mode asynchrone pour vos stats
  • Nul besoin de développer une application pour chaque OS (Android, iOS, Microsoft, Blackberry,…), votre site est directement compatible avec tous (ou presque). Pour ceux qui connaissent les coûts de telles application, il s’agit là d’une rupture importante qui s’annonce

Pour conclure, il y a bien peu de raisons aujourd’hui de ne pas partir sur cette technologie qui

Exemples / Etudes de cas

Quelques exemples / démos d’applications PWA pour vous convaincre ? ICI

pour les eCommerçants que vous êtes, FlipKart (même niveau de ventes qu’Amazon en Inde) a depuis l’utilisation des PWA (source) :

  • triplé le temps passé sur le site
  • augmenté de 40% le taux de ré-engagement
  • 70% de + de conversion pour ceux qui passent par le bouton d’ajout du raccourci sur l’accueil de l’appareil
  • 60% des utilisateurs des PWA Flipkart viennent de ce bouton d’accueil
  • 3x moins d’utilisation de la bande passante

Certains se sont risqués à faire un arbre de décision là-dessus, je vous laisse juger (RESS = framework pour faciliter certaines interactions ; exemples)

Comment vont s’opérer les migrations ?

Reste que les PWA sont une nouvelle façon de concevoir les sites Internet (la partie front surtout). Pour ceux qui ont déjà des systèmes d’information orientés vers les services (API), le changement sera plus facile mais pour d’autres, la migration sera certainement plus compliquée et coûteuse.

Il est possible que cela prenne plusieurs années ; il y a fort à parier que les plus gros sites Internet auront migré d’ici 5 ans. Twitter a d’ores et déjà opéré ce changement. Vu les gains possibles, les eCommerçants ont intérêt à passer aux PWA, mais le coût/temps nécessaire à cette adaptation est forcément un frein au changement.

L’évolution du mobile sur le marché et l’importance des performances pour ce type de supports devrait être la clé pour ce type de décisions. Et la possibilité des notifications pushs (géolocalisées ou non) la cerise sur le gâteau pour les marketeux.

 

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

5 Commentaires

5 réponses à “(Progressive) Web Apps – Le futur des Web/eCommerce/Applications est arrivé !”

  1. Prestarocket dit :

    Hello,
    Je te rejoins complètement sur l’intérêt des PWA.
    Chez Prestarocket, on utilise les services workers avec du Prestashop, côté back, pour une « app » de saisie des réceptions de commande qui fonctionne en offline.
    Un de nos prochains side project, est la création d’un site ecommerce semi-statique (statique pour la partie catalogue) sous Prestashop avec du offline et Algolia pour la recherche

  2. Super intéressant en tout cas et merci pour le détail des infos car je n’avais pas du tout suivi pour ma part. A part Flipkart, tu sais qui utilise ça aujourd’hui, en France notamment ?

  3. Romain BOYER dit :

    Nope, pas connaissance, justement, c’est le virage à ne pas manquer !

    On en aurait entendu parler, je crois :-p

  4. Merci beaucoup Romain, ça ouvre de belles perspectives… C’est fou comme finalement on en revient toujours aux fondamentaux, donc au web 🙂

    @Benoit : on s’y colle si tu veux 😉

  5. @François : je suis sous l’eau ^^ . Faut que je retrouve du temps pour des sides projects comme ça 😉

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Comment nos distributeurs peuvent-ils encore contrer Amazon ?

par Romain Boyer - Il y a 7 mois

Le commerce, c’est : la création de produits, la logistique, le transport, la vente. Et le service.

Amazon pénètre peu à peu tous les aspects du commerce, et devient une menace pour tous les intervenants de ces secteurs. Aujourd’hui un des plus importants clients de La Poste, Amazon pourrait bien demain priver La Poste de bien des clients, via ses propres commandes, mais aussi via les services proposés en marge (logistique externalisée, etc., Cf Fullfilled By Amazon).

Mais intéressons-nous à l’aspect « marchand » uniquement pour cet article. Quels sont les assets des commerçants pour résister encore ? Ils sont minces : conseil et service, proximité, historique, expérience d’achat, produits exclusifs.

Or, tout ceci est un besoin pour 5 à 10% des achats. 90% représentant des besoins du quotidien (cf répartition budget familial de l’INSEE). Pour ces 90%, ce sont des produits d’habitude (nourriture, consommables, accessoires, produits culturels,…), et nos emplois du temps de consommateurs urbains (on le reste en majorité) nous laissent le choix : attendre le samedi pour faire nos courses et attendre à la caisse ou nous faire livrer d’ici là.

Cela veut dire que 90% de nos activités commerciales sont potentiellement menacées par Amazon.

Nous sommes condamnés à faire mieux.

Dans les années 1970, personne n’avait pensé que 70% des épiceries allaient disparaître avec l’arrivée des hypers. Aujourd’hui, il est temps de prendre conscience que l’on est probablement à l’aube d’un bouleversement au moins aussi important. Dont je ne saurais vous décrire ni la nature ni l’ampleur.

Se faire livrer chez soi toutes ses courses au prix Internet, sans frais de livraison le soir et sans avoir à vous déplacer, c’est une très bonne expérience pour une très grande majorité de gens. Et c’est précisément la promesse d’Amazon. Si le géant a selon moi fait 70% du chemin, le premier concurrent français en a fait 10%.
Complétude de l’offre, capacité logistique, maîtrise de la donnée, maîtrise logistique, ces domaines gravent l’avance technologique d’Amazon.

Avec une telle différence, le premier ne peut que continuer à prendre des parts de marché sans que l’on sache vraiment où cela peut s’arrêter.

Comment créer de zéro (ou presque) un géant comparable sur le marché français ? Cela semble impossible étant donné l’avance exponentielle prise depuis 20 ans.

Je ne vois à ce jour que deux solutions pour ceux qui sont concurrents d’Amazon et qui n’ont pas une force particulière sur un des assets listés plus haut : réinventer un nouveau mode de commerce (chacun a ses idées), ou bien s’unir (union de gros distributeurs ?).

Pour le nouveau mode de commerce, il est clairement possible de trouver de nouveaux modes de consommation mais il faudra y arriver par étape, sans tout révolutionner d’un coup, pour convertir les consommateurs…

Et vous, quelles sont vos idées ?

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

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4 Commentaires

4 réponses à “Comment nos distributeurs peuvent-ils encore contrer Amazon ?”

  1. André Peissik dit :

    Juste une constatation, unir des forces de petits face à un gros n’a jamais marché.
    Il suffit de relire Zola et « Au bonheur des Dames ». Idem ensuite épiceries vs supermarchés idem hypermarchés vs Amazon. La seule solution est d’inventer un nouveau mode de distribution.
    Et ce nouveau mode de distribution c’est la production locale (3D, fermes verticales, etc).

  2. K Publishing dit :

    Faut-il vraiment se poser la question sur la manière de contrer Amazon ou plutôt sur les services que peut offrir un commerçant ou e-commerçant en plus. La différentiation peut se faire sur le service. Même s’il faut composer avec Amazon dans la stratégie de vente.

  3. Romain BOYER dit :

    ce sont deux façons de se poser la même question.

    Sur le marché dans lequel je travaille, Amazon pèse 30% ; dans d’autres, c’est bien plus encore.

    Travailler sur des services différenciateurs et une façon de « contrer » Amazon.

    Je sens que ce terme « contrer » heurte. Amazon n’est pas l’ennemi, mais une motivation qui doit nous pousser à faire mieux grâce aux points que j’ai listés plus haut.

    L’émulation nous tire vers le haut. Nous dire qu’on n’est pas concurrents d’Amazon n’est pas nous rendre service.

  4. Roland dit :

    Etape n° 1 : E-commerçants, pour ceux concernés, déconnectez votre flux d’Amazon et autres marketplace, en un clic ces intermédiaires verront leur offres diminuer le temps d’un clic. Ils sont gros, oui, mais surtout grace à vous, Amazon y compris. Alors n’attendez plus, réservez votre flux de bons produits à votre seul et unique site : votre boutique en ligne. Même « petite » elle peut facilement se placer à côté des offres de ces mauvais commerçants, seulement bons à faire des levées de fond et à piquer vos fournisseurs !
    Je vais proposer la « journée sans flux » à tous les e-commerçants 🙂

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Logistique connectée, ou en est-on ?

par Frédéric Klotz - Il y a 8 mois

Par ces temps frisquets, je vous invite à faire un petit retour en arrière, assis bien au chaud derrière votre écran, sur l’année qui vient de s’écouler, et à réfléchir aux perspectives promises par celle qui commence.

J’ai la chance cette année d’avoir été accompagné dans cet exercice par un transporteur, Mondial Relay, et par un logisticien, XPO Logistics.

Un marché mature

En 2016, le e-commerce est resté en grande forme, affichant une croissance – comme toujours – davantage soutenue que celle de la consommation des ménages. Le CA des ventes sur internet a ainsi atteint le chiffre de 72 milliards d’euros, en hausse de 14,6% selon la Fevad.

33 commandes par seconde, 21% de commandes en plus par consommateur, des chiffres à donner le tournis et à rendre envieux d’autres secteurs ! La seule déception vient du panier moyen qui, lui, continue de décroitre pour atteindre 70 €, ce qui montre une certaine maturité, voire une banalisation du secteur.

La part des ventes sur mobile a continué son envolée, avec une augmentation très soutenue de 64% par rapport à 2015, et le rendez-vous commercial importé des USA du Black Friday a enfin percé avec une progression des ventes de 41% cette année.

Côté transport, 2016 a été résolument l’année du crowdshipping, avec la naissance et le développement d’une myriade d’acteurs, qui utilisent tous la technologie pour mettre des particuliers au service du mouvement de vos colis ! L’ampleur du phénomène est telle que, pour s’y retrouver, mon confrère Jérôme Libeskind a eu la bonne idée de le cartographier pour s’y retrouver.

 

Amazon a continué en 2016 à donner le ton des innovations , par exemple en livrant son premier colis par drone, après avoir ouvert son service Prime Now (livraison de produits alimentaires en 1 heure) à Paris. Le site américain a tout de même connu un échec en renonçant à l’acquisition de Colis Privé, qui aurait pu amorcer la création de son propre système de transport, comme c’est le cas aux Etats-Unis.

En terme de rachats, on peut également noter celui de Girard-Agediss par 3SI et son transporteur Mondial Relay, ce qui confère au premier une dimension internationale et apporte au second une spécialité reconnue dans le transport de mobilier.

La transformation digitale, moteur de la croissance

Antoine Pottiez, CEO de Mondial Relay

Le même Mondial Relay devrait atteindre 190 M€ de Chiffres d’Affaires en 2016, en progression de 17% par rapport à 2015. Tirée par la croissance toujours soutenue de ses clients, la société investit massivement dans son réseau qui atteindra 6500 points de livraison en 2017, les traditionnels relais tenus par des commerçants ayant été rejoints en 2016 par 1000 consignes automatiques du polonais Inpost.

Mondial Relay investit également dans la modernisation de son outil de production puisque 10 de ses sites ont été mécanisés en 2016 et 10 le seront aussi en 2017. Mais selon Antoine Pottiez, le Président de Mondial Relay, c’est « avant tout le digital notre priorité, parce qu’il se place au coeur des nouveaux services« .

Il faut dire que le marché du transport de colis n’est jamais tiré vers le haut. Lorsque le consommateur veut payer toujours moins cher, il faut bien trouver des solutions. Et les mastodontes français du transport n’hésitent pas, selon Antoine Pottiez, à faire appel à des sous traitants venus de loin pour casser leurs coûts de production et ainsi leurs tarifs. La seule solution, pour un acteur comme Mondial Relay qui préfère payer les prestations au juste prix pour ne pas faire baisser sa qualité de service, c’est donc de proposer des outils de plus en plus innovants, raison pour laquelle une large partie des budgets du transporteur est consacrée aux projets informatiques.

Le constat est le même chez le logisticien XPO pour qui, avec plus de 400 millions de dollars d’investissements en 2016, la technologie est au coeur des enjeux, pour mieux servir les clients. Nouvel acteur global depuis 2016, XPO mise en effet tout sur la mécanisation, les dispositifs mobiles ou encore l’analyse des données, le tout propulsé par les systèmes d’information.

L’avenir de l’homme, c’est la machine et… l’homme

Les habitudes des consommateurs étant devenues omnicanales, le logisticien a fait en sorte de servir lui aussi tous les canaux. Parmi ses derniers projets, un partenariat avec le groupe CAFOM (Habitat, Vente Unique, …) pour l’exploitation d’un site multi-enseignes et multi-canal.

« La livraison en 24h est devenue la norme« , indique Bertrand Le Goff, Directeur Supply Chain de XPO Logistics. Et pour ce faire, « nous mettons en place des outils et processus qui permettent de préparer les commandes en moins de 2 heures« . Cela a été un enjeu majeur notamment pour son nouveau client Sarenza dont XPO a récemment repris l’activité logistique. « Nous essayons d’être agiles, tout en visant l’excellence opérationnelle », conclut-il sur le sujet.

« L’avenir de la logistique, c’est bien une alliance homme + machine« , affirme Bertrand Le Goff, tout en comparant la situation à une partie d’échecs dans laquelle il s’agirait de battre le vieux logiciel grâce à une addition des forces de l’homme et de celles d’un nouveau logiciel.

2017 est avant tout promise à l’amélioration constante de l’expérience client. Livrer le bon produit, au moment choisi par le client, avec le bon message, proposer des services personnalisés… Tout cela, donc, serait réalisé grâce à l’action d’un combattant hybride composé de l’homme et de la machine, tous deux au service du consommateur.

Alors, est-ce enfin en 2017 que vous verrez débarquer le livreur devant chez vous, sortant d’une camionette aux couleurs de la marque à laquelle vous avez acheté, vous saluant d’un grand sourire par votre prénom, vous remettant votre colis et attendant que vous l’ayez ouvert pour vous confirmer que « vous avez fait le bon choix ». Mais non, ce n’est pas un rêve, c’est l’avenir !

Frédéric Klotz

Frédéric a 15 ans d'expérience dans le e-commerce. Il fut l'un des premiers community manager de France, puis s'est ensuite occupé de qualité et de logistique. Depuis 2013, il a fondé OpenYourWeb, expert en Supply Chain du e-commerce, qui accompagne les e-commerçants sur les questions de relation client, logistique, transport ou encore SAV.

3 Commentaires

3 réponses à “Logistique connectée, ou en est-on ?”

  1. Laurent Fontaine dit :

    Tout à fait d’accord avec vous! Je trouve que plus le monde est connecté et que le digital prend plus de place dans nos quotidien, plus l’e-commerce connaîtra une croissance continue.

  2. Tiana Expansis dit :

    La logistique a été délaissée pendant longtemps par les e-commerçants. Cela devient maintenant un enjeu stratégique et tant mieux ! Ça permet de renforcer l’expérience client pour se démarquer de la concurrence.

  3. David dit :

    Pour le crowdshipping à l’international (ou longue distance), voir PiggyBee (https://www.piggybee.com/), le pionnier de la livraison entre particuliers depuis 2012.

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Assurer la pérennité de votre eCommerce – Amazon peut-il vous tuer ?

par Romain Boyer - Il y a 1 an
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On parle beaucoup énormément d’ubérisation en ce moment, on pourrait parler d’amazonisation tant Amazon pénètre tous les marchés et les surclasse.

RueDuCommerce, Pixmania, PriceMinister, Fnac, (beaucoup moins CDiscount), tous ces généralistes ont gravement pâti de la concurrence d’Amazon et de sa captation du marché. Les spécialistes ont pu en pâtir également.

Fnac et CDiscount arrivent à tirer leur épingle du jeu actuellement, il faut se demander pourquoi. Il faut également voir comment un site spécialisé peut s’en sortir à terme face à cette concurrence difficile.

Mais commençons par un point clé :

Quelle est la stratégie globale d’Amazon ?

Amazon, c’est le commerce. De fait, Amazon semble prendre pied dans tout ce qui a trait à la relation entre le client et le produit.

Amazon, c’est notamment :

  • Un catalogue immense
  • Une clientèle captive de plus en plus importante
  • Un réflexe de plus en plus courant pour les personnes désirant faire un achat
  • Une logistique éprouvée qui maille de mieux en mieux le territoire mondial
  • Une gamme de produits Amazon Basics qui se développe

Je ne parle pas d’Amazon WS qui est simplement une logique de rentabilisation d’une infrastructure bien rodée.

En gros, Amazon vend des produits.

Son objectif 1 : connaître les produits qui se vendent ; pour cela, la place de marché est une mine d’or.

Son objectif 2 : les acheter soi-même pour gagner en marge et en qualité de service.

Son objectif 3 : les produire soi-même pour encore plus de rentabilité.

De plus en plus de gammes de produits valident successivement les objectifs 1, 2 puis 3.

Alors, comment tirer son épingle du jeu face à un ogre aussi vorace ? il faut comme pour tout business trouver des facteurs différenciateurs. Et commencer donc par voir ce Qu’Amazon ne fait pas.

Qu’est-ce qu’Amazon ne fait pas ?

Ce qu’Amazon ne fait pas, c’est être un spécialiste de chaque typologie de produit. Il ne prend pas le temps de réorganiser ses rayons à chaque saison, d’éditorialiser son contenu, de créer des relations particulières avec des partenaires qui permettent de créer des produits à valeur ajoutée (personnalisés, avec un mode de livraison particulier, avec une planification particulière, des prix particuliers, des gammes de produits particuliers,…

Les exemples qui s’en sortent ont tous quelque chose qu’Amazon n’a pas.

CDiscount a des prix particulièrement bas du fait de sa politique d’achat en grandes quantités et Vente Privée est un ovni qui joue également sur les prix bas. Ces deux acteurs n’ont d’ailleurs que faire du service.

FNAC joue la proximité grâce à son réseau de magasins et travaille l’expérience utilisateur.

VSC est intouchable sur son secteur.

Leroy Merlin est un ultra-spécialiste, dispose d’un contenu particulièrement intéressant pour répondre à des problématiques en montrant les produits qu’il faut acheter.

Si on prend des sites moins grand public, parmi ceux qui réussissent (non, je ne donnerai pas de définition), comme MotoBlouz, LDLC, GreenWeez, Bébé au naturel, L’éclat de verre, France Chasse, on constate que ces sites ont en commun :

  • d’avoir une thématique forte
  • d’avoir un catalogue aussi complet que possible dans cette thématique
  • pour la plupart la volonté manifeste de l’esprit communautaire
  • pour beaucoup d’avoir la volonté de créer un éditorial autour de l’univers pour les tendances et l’inspirationnel
  • pour certains de proposer une personnalisation

Conclusion (l’évidence et le reste)

En gros, si vous n’êtes qu’une vitrine de vos produits, avec aucun service autour, bien sûr, ça ne fonctionnera pas. Quelle évidence…

Les façons de faire pour sortir du lot sont moins évidentes (et ceux qui savent ne vous le diront pas. Oui, oui, même moi ;-)).

Il faut juste que vous soyez aux yeux de votre visiteur une référence, un spécialiste de votre domaine, à l’instar du vendeur Décathlon dans son rayon (ou celui de la FNAC il y a 15 ans), qui sait ce qu’il vous faut, qui propose du choix.

Et il faut une expérience, une immersion forte, là aussi comme chez Decathlon, avec l’ensemble de services qui vont autour, l’ensemble des informations dont on peut avoir besoin quand on est intéressés par la thématique. Pas besoin d’en dire plus, je pense que le schéma se fait dans votre tête.

Et si vous avez une place de marché, alors il faut être exhaustif. Avoir une vraie qualité de service pour votre client (le partenaire vendeur) et le client final et des services originaux qui font qu’on n’a pas besoin là aussi d’aller chercher ailleurs (je vous laisse creuser le sujet, ça peut aller très loin).

En gros, privilégiez une expérience unique et immersive, et vous devriez pouvoir tirer votre épingle du jeu !

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

4 Commentaires

4 réponses à “Assurer la pérennité de votre eCommerce – Amazon peut-il vous tuer ?”

  1. tout est dit maintenant . Il faut donc reinventer et réenchanter l’expérience consommateur conférence que j anime prochainement avec des expériences.et résultats concrets accompagnés de produits de technologies virtuelles permettant d expérimenté émotionnellement ces nouvelles expériences, le retail peut rebondir s il est intelligemment repensé.

  2. Ahmed dit :

    Sujet intéressant … en tant que commerçant avec un avis assez subjectif sur le sujet, il y a certains points que je reformulerai différemment,
    Amazon, une belle entreprise qui a pris une telle longueur d’avance qu’il sera impossible pour un concurrent de la rattraper, cdiscount l’a fait pendant quelques mois, faut regarder le budget publicitaire qui a été dépensé, ca pique aux yeux, je suis pas sûr que ça lui a permis de sortir un bilan avec un résultat positif.
    La technique d’Amazon: je motive les e-commerçants à vendre leur produit sur Amazon, ça a l’air tellement facile de gagner de l’argent, il suffit simplement de mettre ses produits sur Amazon, au passage la commission de 15%HT c’est assurément 18% du prix total avec frais de port en TTC, petit calcul qui lorsqu’on retire nos frais de livraison qui se doivent offensifs pour attirer les clients sur Amazon voit la commission du produit final bien supérieur à 20%. L’année d’après, vous recevez une belle surprise, un petit nouveau vient de se placer devant vous au niveau de vos mots clés stratégiques sur google et les autres, ce petit nouveau c’est Amazon, petit à petit google vous dégrade dans les serps en vous reprochant le « duplicate content » par contre Amazon continue à se positionner encore mieux.
    A ce moment là même si vous vendez finalement moins sur votre site, le cumul des 2 chiffres d’affaire est encore intéressant. Quelques mois plus tard, vous recevez un joli mail d’amazon, il vous montre quelques produits avec de fortes ventes sur lequel il vous invite à les dénicher et les vendre sur Amazon, très sympathique cet amazon mais pourtant il y a déjà des vendeurs qui commercialisent ce produit, quelques jours plus tard, amazon vous envoie un nouveau mail sympathique, il vous propose une liste de produits sur lequel je pourrai baisser mes marges pour être le moins cher, évidemment amazon est trop cool, il a surement envoyé ce mail qu’à moi car il apprécie mon côté friendly.

    Mais bon il reste toujours cette histoire de frais de livraison qui coûte avec les commissions Amazon. Et là vous recevez le mail du siècle, Amazon vous propose d’utiliser pratiquement « gratuitement » leur logistique pour vendre vos produits avec que des avantages (la boite d’achat, coût de livraison réduit, ouverture de vos produits facile sur l’europe, logistique externalisée réduisant vos dures labeurs de préparations et envois), c’est assurément une superbe idée. Traduction : tant que vous expédiez vos produits vous même, Amazon n’a accès qu’à vos ventes, il ne sait pas du tout si les coûts de conditionnement et préparation du produit sont importants, le jour où ces produits arrivent dans les entrepôts d’Amazon, il sait aisément cibler les produits qui génèrent un maximum de cash avec un minimum de logistique, il ne reste plus qu’à contacter le fournisseur grâce au code EAN qui vous lui avait généreusement offert pour vendre en direct le même produit avec 20 points de marge,
    Et là, vous venez de perdre vos pépites, c’est à dire les produits qui se vendent le mieux avec les meilleures marges, il ne reste plus que les produits à faible marge, vous ne le savez pas mais si vous ne régissait pas très vite pour y trouver une solution, c’est une question de temps pour que disparaissiez de la toile du net car avec des faibles marges, on ne fait pas long feu sur la toile.
    Dans l’article précédent, ce qui fait défaut, c’est qu’on parle de techno, on parle de méthodologie pour y arriver, on parle pas du tout de trésorerie, à croire que tout le monde est doté d’une fontaine à pièces sans limite.
    Me concernant même si j’ai de la trésorerie, c’est un travail de tous les jours pour éviter qu’elle s’évapore sur la toile.
    Car je suis un commerçant à la base, mon objectif c’est de développer du cash et pas de briller grâce à mon nombre de followers, à mon fichier optin, à mon débit de commande mensuel ou encore mon chiffre d’affaire à plusieurs chiffres. Dans le cas contraire, je préférerai plutôt caresser le sable chaud d’une île du pacifique devant un cocktail bien frais …

    Cet article est bourré de sujets intéressants qu’on voudrait développer, comme :
    En 2016, pensez vous que le référencement naturel est suffisant ou est la solution pour vendre sur le net ?
    Entre en expert avec un QI de 150 et un commerçant avec un QI de 100, qui vend le mieux sur le net ?
    (Warren buffet avait écrit un petit article sur un sujet similaire)
    Est ce que je peux encore rêver du e-commerce sans un sou 15 ans après la ruée vers l’or ?

  3. Alain dit :

    Merci pour cet article, je le trouve vraiment intéressant et fondé.

  4. alexpoonsin dit :

    Je vous présente petit e-commerce : http://www.alexshopnets.com

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E-commerce et international : quelles clefs pour réussir à l’export ?

par Frédéric Klotz - Il y a 2 ans

Quand le CA du e-commerce français plafonne à 11% en 2014 (source Fevad), dans d’autres régions comme au Moyen Orient, la croissance se situe au delà de 30% (source Ecommerce Europe).

A l’heure où notre marché intérieur commence à saturer, avec une offre pléthorique proposée par 157.000 sites marchands, pourquoi ne pas « aller voir ailleurs » ?

Cependant, vendre à l’international, ça ne s’improvise pas. Alors, par ou démarrer et à quoi faut-il penser ?

 

Trouver le bon marché

– Vos produits doivent répondre à une demande réelle. En dehors des évidences comme « ne pas tenter de vendre de manteaux en laine dans un pays tropical », votre offre doit présenter une certaine appétence dans le secteur géographique que vous visez.

recherche globeNe raisonnez avec l’affect dans le choix de vos destinations. Bien entendu, ouvrir vos portes au marché espagnol vous a toujours tenté, en souvenir de vos folles nuits étudiantes à Ibiza. Eh bien, en retombant sur terre, vous apprendrez grâce à une précieuse étude de Contentsquare sur les habitudes des internautes que l’Espagne est le pays d’Europe où l’on achète le moins en ligne et où le panier moyen est le plus faible.

– Enfin, pensez coût !

Coût d’achat : est ce que les prix de vente en vigueur sur le marché en question vont me permettre d’avoir une marge cohérente avec mes achats actuels ?
Vais-je pouvoir améliorer ma marge en achetant local ?

Coût logistique : plus vous vous éloignez de votre marché domestique, plus il va être difficile d’exporter. Quand on est français, vendre en Allemagne impose moins de contraintes que vendre au Brésil. En effet, hormis la barrière linguistique et les habitudes de consommation, la réglementation et l’intérêt pour vos produits seront quasiment identiques en Allemagne. Et vous pourrez aussi expédier vos colis depuis la France.
A contrario, si vous exportez vers le Brésil, vous aurez en plus à penser aux spécificités normatives du pays (par exemple, un modèle de prise électrique spécifique), mais aussi aux modes de paiement ou de livraison. Et pour mieux vous adapter aux pratiques du pays ou réduire vos coûts de transport, il vous faudra en plus mettre en place une structure locale.

Pour vous aider à confirmer la pertinence de votre choix de pays vers lequel exporter, il existe des structures de conseil comme Business France ou encore Salesupply.

 

Définissez votre feuille de route

Une fois le ou les pays trouvés, établissez des étapes à franchir et un calendrier de vos actions par pays, par exemple :

  • Quand mon site doit-il être traduit ?
  • Quels paiements vais-je accepter ?
  • Avec quel transporteur vais-je livrer mes colis ?

 

Localisez

S’il n’y avait qu’un mot à retenir, c’est celui-là !

Pour vendre « global », pensez d’abord « local ». Car les consommateurs norvégiens ont beau comprendre l’anglais, mais si le site que vous leur présentez est en norvégien, le prix des produits en couronnes et le numéro de téléphone à Oslo, alors vous aurez déjà en grande partie rassuré votre client potentiel sur votre capacité à le servir correctement.

Que faut-il localiser ?

la langue :  votre site doit être traduit dans la langue pratiquée par vos clients. Entourez-vous pour cela de traducteurs diplomés qui prendront entre 7 et 15 centimes du mot pour traduire votre site, car les langues ont leurs subtilités comme le montre ce fameux spot publicitaire de Berlitz. Les principaux outils de création de boutique (Magento, Prestashop ou encore Wizishop) proposent de dupliquer votre boutique par langue.

les prix : d’un pays à l’autre, le prix d’un même produit peut considérablement varier. Aidez-vous de la concurrence pour déterminer vos prix et faîtes une veille permanente pour ne pas être trop vite dépassé.

les produits : eux aussi, ils doivent être « locaux ». Livrer un produit électronique au Royaume Uni avec une prise et une notice en français déroutera forcément vos clients. Par ailleurs certains produits peuvent être interdits sur un marché ou être régionalisés.prise

les modes de contact : pour rassurer et être facilement joignable, proposez un numéro de téléphone local, quite à le transférer sur une plateforme extérieure avec des personnes qui parleront la langue. C’est un autre moyen d’assurance pour vos clients.

le marketing : pour une mise en avant efficace, choisissez les canaux qui vont vous permettre de toucher votre cible localement. Les américains sont habitués et attentifs à la publicité quand les espagnols iront plus se renseigner sur les réseaux sociaux.

les modes de paiement : proposez des services de paiement auxquels les consommateurs sont habitués. Les prestataires locaux de services de paiement sauront vous les conseiller. En Espagne, on paye encore beaucoup en contre-remboursement alors que le virement est très courant en Allemagne. Pensez également à prévoir avec votre banque de quelle façon vous allez gérer l’encaissement de devises. Aurez-vous aussi besoin d’un compte bancaire local ?

les modes de livraison : offrez des moyens de livraison que les consommateurs du pays ont l’habitude d’utiliser. Si en France la livraison en relais fait un tabac avec plus de 30% du marché, ce mode de livraison est tout récent aux USA (importé par UPS via son aquisition de Kiala). Pour le retour des produits, pensez à avoir soit une adresse locale, soit à proposer des bons de transport qui permettront aux clients d’utiliser un service local pour déposer leur colis.

adaptez-vous à la législation : les procédures que vous allez mettre en place (le droit de rétractation par exemple) vont dépendre de la réglementation locale. Faîtes vous aider par des professionnels du droit pour connaître les spécificités du pays en matière de droit de la consommation, mais aussi de droit du commerce. Les conditions fiscales ou encore les taux de TVA sont très variés d’un pays à l’autre.

En conclusion, se lancer à l’international impose de la préparation et la maîtrise de tous les éléments qui vont induire l’expérience client.

 

Frédéric Klotz

Frédéric a 15 ans d'expérience dans le e-commerce. Il fut l'un des premiers community manager de France, puis s'est ensuite occupé de qualité et de logistique. Depuis 2013, il a fondé OpenYourWeb, expert en Supply Chain du e-commerce, qui accompagne les e-commerçants sur les questions de relation client, logistique, transport ou encore SAV.

7 Commentaires

7 réponses à “E-commerce et international : quelles clefs pour réussir à l’export ?”

  1. Sophie Edelstein dit :

    Fréderic a une très bonne expertise et maîtrise totalement ces sujets de part son expérience e-commerce.

  2. Virginie dit :

    Bonjour Frédéric et merci pour cet article très intéressant! Vous ne parlez pas des unités de mesures (dimensions, poids…des produits). Quel est votre retour d’expérience sur le sujet ?
    Merci et bonne journée !

  3. Bonjour Virginie
    Merci pour votre intérêt !
    La gestion des unités de mesure est une question intéressante. Pour ce qui est de vendre au UK, les marchands que je connais utilisent les données d’Europe continentale (en kg et cm) sur leurs fiches produits pour faire simple, et aussi parce que les clients anglais y sont habitués.
    Néanmoins, tout comme la conversion monétaire, je pense qu’il est plus judicieux, si l’on veut proposer une version « locale » de la mesure, de gérer un seul attribut en back office (la mesure en cm et kg) et de demander au front de réaliser la conversion.
    Bonne journée
    Frédéric

  4. SEObiz dit :

    Merci pour ce très bon article mais il est davantage orienté marketing que digital marketing. Pour répondre à Frédéric, la fonction de conversion d’unités est en effet native dans la plupart des CMS e-commerce.

  5. Bonjour SEObiz
    Merci pour votre avis. Qu’est ce qui changerait pour vous en orientant l’article sur une version plus « digitale » pour en faire profiter nos lecteurs (très nombreux de surcroix sur ce sujet précis) ?

  6. SEOBIZ dit :

    Désolé pour le délai de réponse mais j’avais perdu le fil et l’ai retrouvé via une alerte Google… L’approche que vous avez eue, même si elle est très bonne, est autant valable pour le physique que le digital. L’approche marketing aurait pu détailler les canaux de distribution, l’affiliation dans l’e-commerce, la récupération de paniers perdus, l’ergonomie en e-commerce, les investissements conséquents nécessaires pour ne pas plonger après quelques mois… Ceci dit, ça pourrait faire l’objet d’un autre article, lui plus axé sur les « modalités ». C’est personnel mais je trouve que les rédacteurs ne mettent jamais assez en avant le fait que l’e-commerce ne se limite pas à un plan marketing, que les frais ne se limitent pas à la création du site. la publicité pour démarrer représente quatre à cinq fois l’investissement du site. Le cas échéant, il y a suffisamment de petits et gros concurrents pour prendre la place. Je vois beaucoup trop souvent des petits entrepreneurs se planter car ils se disaient qu’une fois le site lancé, tout irait tout seul sans plus investir… Que représentent € 5000 pour lancer un site e-commerce sérieux??? Il faut le savoir! Merci à vous!!

  7. Bonjour SEObiz
    En effet, je n’ai pas poussé ma réflexion plus en avant sur les aspects marketing, car il va de soi que les pratiques sont les mêmes partout pour mettre en avant un site de e-commerce.
    Le commerce connecté ne se résume surtout pas au marketing, c’est ce que j’essaye de faire comprendre en donnant une « feuille de route » reprenant tous les aspects à regarder.
    Rappelons ici même si besoin que le e-commerce, c’est avant tout du commerce !
    Bonne journée !
    Frédéric

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La démarche Qualité dans l’eCommerce : le point de vue de Mon-Marché.fr

par Romain Boyer - Il y a 3 ans

Mon épouse passe de temps en temps des commandes sur différents sites « circuits court » comme La Ruche qui Dit Oui ou Mon-Marché.fr.

Et suite à une commande sur ce dernier (les produits sont vraiment de bonne qualité) il y a plus de 30 jours, nous avons reçu un message étonnant et plutôt qualitatif, voir ci-dessous.

Le mail reçu

Le mail reçu

J’ai adoré le principe, j’ai regardé qui était ce M. PAQUIN et il s’est avéré que c’était le patron de ce site, j’ai donc tenté le numéro de portable proposé dans le corps du message et je suis tombé sur Renaud PAQUIN lui-même. Et que conseiller de mieux ?

Pour vous resituer le bonhomme, c’est un ancien consultant en démarche qualité, qui s’est lancé sur un marché compliqué de la vente en ligne alimentaire avec Mon-Marche.fr.

Pour lui, ce qui déçoit le client, c’est le décalage entre l’attente du client et le ce qui se passe réellement et il se bat contre cela.

Sa démarche au départ a été de suivre chaque client pour comprendre comment ça se passait. Cela a été riche d’enseignements ; et si les clients ont été surpris, ils ont apprécié cette démarche qualitative. Cette démarche était évidente pour Renaud car pour lui, le commerce, c’est avoir du contact humain dans la relation client.

Au départ, il envoyait un courrier papier, signé à la main, ce qui avait un aspect bricoleur qui n’allait pas forcément avec l’obligation de qualité quand on touche à un sujet sensible comme l’alimentaire. Il a donc préparé un modèle de mail qu’il a automatisé, et qui lui apporte quelques contacts précieux au quotidien.

Mais alors, pourquoi le patron prend-il lui-même les appels ?

  • parce que les clients appellent de 7h à 22h, et que ça coûterait cher d’avoir des employés sur ces créneaux-là pour les quelques appels que ça génère
  • parce que le nombre d’appels est finalement peu élevé mais que chaque appel est important
  • parce que l’amplitude des questions est extrêmement importante (et les réponses ne seraient pas forcément toutes qualitatives)
  • parce que chaque client coûte extrêmement cher à acquérir et que perdre un client casse la chaîne de valeur, c’est une catastrophe
  • parce que les clients sont souvent déçus pour des mauvaises raisons et il faut prendre soin d’éduquer le client dans la confiance

Être au plus proche du terrain et légitimer ses décisions

Finalement, c’est un excellent moyen pour lui d’être en première ligne et d’être au plus proche des réalités ressenties par les clients, ce qui aide forcément à prioriser ses tâches.

Quand je lui ai expliqué finalement la raison qui a fait que nous n’avions pas commandé depuis plus d’1 mois, il a rebondi en m’expliquant ses prochains projets, j’ai eu presque la sensation qu’il réfléchissait pour moi tandis que lui réfléchissait pour la masse, c’est une sensation agréable pour tout client.

Essayez !

Tout cela est au plus proche de ma façon de voir les choses, je ne peux que vous inviter fortement à faire de même, vous apprécierez très rapidement les retours que vous aurez, et vous vous sentirez bien plus légitime pour prendre des décisions stratégiques en étant au contact du client.

A lire ou relire : 10 conseils eCommerce pour être au plus proche de vos clients.

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

2 Commentaires

2 réponses à “La démarche Qualité dans l’eCommerce : le point de vue de Mon-Marché.fr”

  1. Rayed dit :

    Je suis aussi convaincu que le service client peut être fait par le dirigeant. Les arguments que tu as cité sont extrêmement pertinents. Le CEO de Dropbox a laissé son numéro de portable dans la signature de son mail jusqu’à un nombre incroyable de clients (je n’ose pas écrire de nombre de peur de me tromper)

  2. Anonyme dit :

    Il est vrai que pour réussir son business, la qualité de son service après vente ou du service commercial lui même pèse sur la réputation. La réactivité au téléphone est un point important à prendre en considération.

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Les éléments à ne pas oublier dans un cahier des charges eCommerce

par Romain Boyer - Il y a 3 ans

Lorsque vous travaillez avec une agence, qui plus est si vous choisissez le mode forfait (« parce qu’il faut absolument tenir la deadline ! », ce qui se fait en général contre-productif), vous avez intérêt à avoir cadré le maximum de choses dès le départ. Ce n’est pas un exercice aisé, et on s’en remet très souvent à des consultants ou à l’agence en espérant qu’ils penseront à tout pour nous. Si vous lisez souvent ce blog, vous savez qu’on parle souvent de la loi de Murphy : si quelque chose peut mal se passer, ça se passera mal. Il faut donc laisser le minimum de choses au hasard. Dans le eCommerce comme ailleurs, tout est affaire de détails. En voici quelques uns à ne pas négliger.

La personnalisation du CMS utilisé

Vous allez probablement vous retrouver un CMS dans les bras, lequel dispose de nombreuses options par défaut. Il vous faudra notamment penser à prévoir :

  • la personnalisation des e-mails
  • la personnalisation des factures
  • la personnalisation de l’ensemble des textes (textes statiques et contenus CMS) => assurez-vous d’avoir une interface pour pouvoir gérer le tout en quelques clics

Le workflow des différentes fonctionnalités

Le workflow, c’est l’enchaînement des actions suite à une action donnée. Pour l’exemple, je clique sur « être prévenu par e-mail lors du retour en stock », il faut donc prévoir l’enchaînement :

  1. après le clic, un message de confirmation (ou d’erreur) s’affiche => prévoir l’affichage de ce message ou se rappeler à une charte type des messages de confirmation/d’erreur
  2. on enregistre en base l’e-mail associé à la variante du produit concerné => prévoir la restitution en back-office pour export et analyse des produits qu’il faut réapprovisionner
  3. lorsqu’un produit revient en stock, les utilisateurs sont notifiés => prévoir de pouvoir vérifier qui a été notifié et s’assurer de la bonne apparence du mail

Faites des mockups !

Les mockups, vous savez, ce sont ces maquettes au crayon (ou ça en a l’aspect si c’est fait par ordinateur) qui ne sont pas très précises, rarement respectées, et pas toujours très belles. Il n’empêche qu’ils ont l’avantage de permettre de se poser hors de toute considération de graphisme et de rajouter dans l’interface tous les éléments de présentation. Cela permet de mieux se projeter et d’imaginer les actions derrière chaque lien ou bouton, beaucoup plus qu’avec simplement un cahier des charges fait sur Word. Cela représente un bon complément synthétique, lisible rapidement par toute partie prenante. Si la maquette définitive sur Photoshop réorganise les éléments différemment, ce n’est pas grave tant qu’ils sont tous là ! et cela ne remet bien évidemment pas en cause ce qui en a découlé. A noter que les mockups restent également une bonne idée pour prévoir l’agencement d’une page créée en back-office ! Home[1]

Pensez au mobile !

Le responsive ou l’adaptative design, c’est une grosse contrainte à prendre en compte. Le consensus se fait de plus en plus autour de deux uniques formats : un format mobile et un format tablette+desktop. Nombre d’entreprises veulent encore s’adapter à toutes les configurations, ça n’est que très rarement une bonne option : les lourdeurs, les tests nécessaires et les bugs qui en découlent en nombre, sont un stress qu’il vaut mieux s’épargner. Veillez simplement à prévoir et à tester que toutes les configurations arrivent dans les bonnes cases (avec une tablette 7 pouces par exemple, est-ce qu’on est bien sur l’interface tablette et non sur l’interface mobile ?)

Prévoir toutes les erreurs possibles et imaginables

bugs-and-usability-01-amazon-47a4c55f23663d5188dc90f4e299d064[1]

A chaque action, il faut prévoir les erreurs possibles et imaginables et les clarifier grâce aux messages d’erreur (ou simplifier l’interface !) Exemple classique : « le produit n’a pu être ajouté au panier » => bah pourquoi ?! Ou encore : « merci de renseigner tous les champs » => lesquels ? Mais le pire est sur les erreurs qu’on ne peut pas voir de façon évidente (typiquement les mails envoyés ou le tunnel de commande). Il faut donc dès le départ prévoir de stocker quelque part les erreurs affichées au client pour ensuite traiter les plus courantes et y faire quelque chose. On prévoit ainsi dès le départ de pouvoir visualiser les erreurs qui poseront problème dès les premières conversions pour intervenir dessus rapidement (et cerise sur le gâteau si ça se trouve en période de garantie !!). Le format idéal à demander par cahier des charges : un log visualisable sous forme de tableau exportable dans le back-office, que vous exportez de temps en temps et que vous analysez sur Excel. Si vous pouvez opérer des regroupements comptabilisés, grand bien vous fasse (« 80 erreurs sur le remplissage de la date d’anniversaire sur le formulaire d’inscription » => on se doutera qu’il y a quelque chose qui est peu clair, ou qu’on ne voit pas que l’info est obligatoire, ou qu’on n’a pas envie de le renseigner,… »)

Sur les workflows un peu complexes : prévoir des logs pour faciliter et limiter le coût des diagnostics

L’exemple classique est sur la logistique, le workflow est souvent complexe : qu’est-ce qui déclenche la validation de la commande, qu’est-ce qui déclenche la facturation, quelles sont les commandes dont le numéro de suivi ne s’est pas mis à jour. Là aussi, on a besoin d’interfaces pour se rendre compte de ce qu’il se passe. Et l’interface peut être simple : il suffit là encore de faire un tableau avec ces quelques colonnes :

  • Numéro de commande
  • Date / Heure de l’action
  • Action (ex : ajout du numéro d’expédition)
  • Ancien Statut de la commande
  • Nouveau Statut de la commande

Sur la mise à jour des stocks aussi (souvent une problématique entre l’ERP et le CMS eCommerce) ou sur la mise à jour des produits enfin (depuis un PIM ou un ERP typiquement), voir les informations qui sont remontées pour pouvoir les comparer avec ce qu’il y a réellement dans la base ensuite et en déduire si le problème vient en amont de l’interconnexion ou en aval.

Performances

Pensez bien évidemment à avoir des exigences en terme de performances, il n’est pas acceptable aujourd’hui d’avoir des pages qui ne commencent pas à s’afficher après 2 secondes. Le bon tempo est de commencer à voir quelque chose au pire au bout de 0,5 secondes. Les solutions à regarder :

  • Lazy loading (chargement des images au fil de l’affichage en asynchrone)
  • Bonnes pratiques CSS/JS (CSS en haut du code source, JS en bas)
  • Solutions pour rendre le contenu statique : notamment reverse Proxy / Cache (comme Varnish)

Solutions de marquage

Aujourd’hui, tout le nerf de la guerre se situe autour des outils que vous allez associer à votre CMS. Et ces outils s’implémentent souvent soit autour de modules, soit autour de tags à implémenter. Si vous avez besoin de vos développeurs à chaque fois qu’il faut (dés-)installer un tag, vous allez vite devenir fou ! faites mettre en place une solution de marquage (Google Tag Manager, Eulerian, Lengow TagCapsule, Tag Commander, Tealium, Ubertags, Adobe Dynamic Tag Management,…) pour avoir toute latitude de travail. Ces solutions par ailleurs proposent pour certaines de « tuer » automatiquement l’appel du tag si la solution ne répond pas… ce qui peut éviter de planter votre page à cause d’un partenaire.

Solutions Anti-Fraude

La fraude est un gros sujet sur certaines sites eCommerce, suivant les produits que l’on vend. Si vous vendez des produits qui se revendent facilement sur le marché de l’occasion, vous serez très certainement sujet à des fraudes. Prévoyez donc l’installation d’une solution de type Fia-Net ou Cybersource (international), ou au moins de regarder les indicateurs qui peuvent être mis à disposition par des PSP comme Ogone.

Logistique / Transporteurs

Pensez à prévoir du temps pour l’intégration des solutions logistiques. Les modules des transporteurs sont rarement fiables et leurs délais légendaires de réponse jouent beaucoup dans les délais de projet. Prévoyez donc de la marge à ce niveau et commencez très tôt dans le projet à travailler cette partie pour avoir le temps de réagir avec les transporteurs et les intégrateurs de leurs modules. Vérifiez notamment bien comment fonctionnent ces modules concernant la partie suivi de colis également.

Coût du transport

On souhaite souvent des règles un peu exotiques pour le coût du transport. Si vous voulez des calculs de frais de port en fonction du poids, de la destination (différent coût pour la Corse, etc.), pensez à bien en définir les contours dès le départ !

Paiement

Il se pose très souvent la question de l’intégration du paiement. Magento par exemple permet d’intégrer le paiement à l’intérieur du CMS mais cela nécessite un contrat particulier avec les PSP, il faut donc bien faire attention quand on contractualise avec Ogone ou Paybox (ou Hi-media, Limonetik, Payzen, Slimpay,…) à choisir le bon contrat. Si vous souhaitez un mode intégré, pensez à mettre tout le site en HTTPS (ce qui peut de toute façon être une bonne option dans tous les cas) et donc pensez aux certificats à acheter. Si vous utilisez Magento et que vous ne voulez pas le mode intégré (ce qui peut se comprendre pour des questions de confiance du consommateur quand on se lance), le choix du moyen de paiement se fait à l’étape avant le récapitulatif, ce qui fait un effet bizarre, on peut alors souhaiter changer cet ordre d’étapes, ce qui peut avoir une répercussion sur les coûts. Il convient de se poser la question dès le départ du coup !

Gestion des flux

Si vous vous lancez, vous allez mettre du temps à créer du trafic sur votre propre site. Un bon moyen de donner rapidement beaucoup de visibilité à vos produits est à travers les marketplaces et les comparateurs de prix. Pour cela, vous aurez besoin d’un bon outil de gestion de flux, cherchez votre bonheur parmi les solutions suivantes : Lengow, BeezUp, Shopping Flux, Neteven, JVWeb, Mirakl qui ont chacun leurs spécificités.

SEO

Je ne mettrai que deux conseils ici pour faire simple/efficace :

  • Assurez-vous que chaque page ait un « Meta Title » unique (le titre dans l’onglet du navigateur) et cohérent avec le titre principal de la page.
  • Assurez-vous grâce à un outil comme Xenu (mais précisez-le dès le cahier des charges !) que le nombre d’URLs généré et visible par les robots ne soit pas trop élevé ! (pas plus de 100.000 pour un site tout beau tout neuf idéalement)

Pour le reste des conseils SEO, il y a de nombreux articles à part ici 😉

Spécifications réglementaires

Certains produits nécessitent une taxe très particulière, appelée la DEEE (qui correspond à l’option Taxe Fixe Produit dans Magento pour ceux qui cherchent), qui est sujette à la TVA : Prix TTC à régler = ((prix HT – remise HT) x TVA) + (DEEE x TVA). Mieux vaut bien spécifier à votre agence (même si interne ;-)) le fonctionnement de ceci. Pour les cookies, la réglementation nous oblige désormais à prévenir un visiteur dès qu’il y a un dispositif de traçage (même Google Analytics !). Des outils mis à disposition par Google et par la CNIL pour vous aider dans ce sens.

Exports comptables

Pensez à prévoir vos exports comptables dans un format qui sera apprécié par votre expert comptable : le mieux est de fournir un exemple attendu contenant des cas classiques (achat, remboursement partiel, remboursement complet, code réduction, avec ou sans frais de transport, etc.)   J’apprécie toujours les retours dans les commentaires si cela vous a aidé 🙂

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

7 Commentaires

7 réponses à “Les éléments à ne pas oublier dans un cahier des charges eCommerce”

  1. Laurent dit :

    Bonjour Romain,
    très juste bilan. Juste pour mémoire, Wexpay est closed depuis quelques mois.
    Excellente journée

  2. Romain Boyer dit :

    Merci Laurent, bien vu, je retire et je mets à jour ma base de connaissance 🙂
    Excellente journée également !

  3. Vanhoa dit :

    Bonjour,
    Merci pour cette analyse détaillée et instructive à la fois. Il faut aussi prendre en considération les services de supports et les garanties que vous attendez de la part de votre agence, et les définir dès le début du projet.
    A bientôt.

  4. Eric dit :

    Tu as réalisé une analyse exacte. Des observations comme cela, nous en avons besoin pour mieux avancer dans ce domaine. Justement, il y a toujours quelques détails qu’on laisse de côté souvent. Ce qu’on pense indispensable. Mais là, je crois tout est clair. En tout cas, j’apprécie.

  5. wexpay arnaque dit :

    oui wexpay ont fermé depuis octobre 2013 ! d’apres des infos récoltées les directeurs se sont bien servis ! en martinique ils parlent de détournements de fonds publics ! en plus le politicien daniel robin a obtenu des fonds publics pour wexpay : il en était le directeur général ! on sait ou atteri les impots des francais désormais ! depuis wexpay a été racheté par une société américaine basé dans un paradis fiscal, ilovevelvet inc. son directeur est Patrick Bouaziz ! ce mec il doit du fric a pas mal de monde selon mes sources ……un arnaqueur quoi ! je me demande ce qui s’est tramé entre ces mecs et le mandataire judiciaire ravise bes, le dossier a été géré par Pierre Pastaud, comdamné ya 20 ans en France pour de graves faits ! voila encore une histoire mafieuse ! ces gens finiront en prison d’apres mes sources !

  6. Hugo dit :

    Bonjour,
    bravo pour l’article vous donnez des exemples concrets et des outils pour parvenir à réaliser un cahier des charges fonctionnels précis et sans oublier de fonctionnalités. J’ai aussi lu un articles qui m’a permis d’identifier mes besoins en terme de fonctionnalités e-commerce et leur mise en forme http://www.upmybiz.com/cdcf-ecommerce/. A plus

  7. Adrien Legoff dit :

    Bonjour,

    Merci pour cet article ! Effectivement, l’élaboration et la rédaction du cahier des charges d’un site ecommerce est une étape trop souvent négligée chez les porteurs de projets web.. Pour faire bénéficier aux lecteurs d’un complément d’information, je voudrais partager une autre source que nous venons de publier, un exemple de cahier des charges de site ecommerce, avec un fichier à télécharger : http://www.lafabriquedunet.fr/creation-site-ecommerce/articles/exemple-cahier-des-charges-site-ecommerce/

    Encore merci et à bientôt,

    Adrien.

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