Catégorie : M-commerce

Le m-commerce rassemble tous les articles concernant les spécificités du e-commerce mobile, paiement par téléphone, ergonomie adapté aux écrans tactiles et au format plus petit. Le mobile est un secteur en plein expansion et le e-commerce sur mobile rencontre chaque jour de nouveaux adeptes et concurrence de plus en plus le commerce classique. Le début du m-commerce est à mettre au crédit de l’iphone sans aucun doute.


eCommerce mobile : les conseils des experts (conception, acquisition, conversion,…)

par Romain Boyer - Il y a 1 an

S’il y a un domaine qui concentre les réflexions des responsables eCommerce en ce moment, c’est bien le mobile. Auparavant émergent, dorénavant incontournable, il grignote de plus en plus de parts d’audience (il se dit qu’il représenterait 50% du trafic sur les sites eCommerce mais seulement 8% des conversions) et fait baisser votre taux de conversion global. Le mobile, c’est aussi 71% des débuts de parcours d’achat en retail.

Pour Laurent Bourrellyconsultant référencement, Il est « faux de prétendre que le challenge a été surmonté pour les sites e­Commerce. La conversion est catastrophique, la performance est une plaie et c’est globalement encore une couche de complexité à rajouter au projet. »

L’achat est toujours problématique sur smartphone, pour des raisons structurelles

J’ai été recueillir les avis de différents experts de différents horizons et les ai concentrés pour vous (et pour moi) ici. Je n’ai pas pu m’empêcher de donner mon avis également.

Vos avis seront les bienvenus en commentaires pour compléter ces visions.

Acquisition

SEO

En terme de SEO, il est important de rappeler rapidement les bases :

  1. Avoir une version mobile de son site permet d’être ainsi reconnu par Google avec une petite mention « mobile » à côté du résultat qui est plutôt une bonne chose pour le taux de clic (CTR)
  2. La vitesse du site est un facteur qui est important et pris en compte par Google qui a même testé l’affichage d’un drapeau rouge « slow » à côté du résultat de sites lents. Fabien Raquidel, consultant SEO au sein de l’agence seo Vip-agence.com nous confirme : « La vitesse du site est hyper importante, il faut donc passer le « page speed test » de google et être dans le vert »
  3. Vérifiez dans vos messages sur , pardon Search Console, si vous n’avez pas des alertes de Google sur vos compatibilités mobile. Ces problèmes de compatibilité vous vaudront un déclassement d’après Google.
  4. Vérifiez sur l’outil de test de Google si votre site est bien « mobile friendly »

SEA

Pour Florian Marlin, responsable eCommerce (UK) et expert SEA, »il est hélas devenu plus difficile de gérer des campagnes principalement sur mobile via le système de Google depuis les campagnes universelles. Ces dernières ne permettant que d’appliquer un % de hausse ou de baisse aux enchères Desktop pour définir celles du mobile. Il faut donc gérer ses enchères avec attention, et constamment garder un oeil sur le rapport des performances par appareils pour analyser les impacts sur Mobiles. »

Conception

La conception de sites mobiles est bien compliquée. Rendue simple par les frameworks de développement, cela nécessite quand même de se poser pas mal de question sur l’organisation des blocs, ce qui doit apparaître ou pas. Deux leitmotivs émergent des conseils qu’on peut entendre ça et là : Mobile first et Simplifier ! (avec le point d’exclamation !).

Mobile first

Mobile first, on en entend beaucoup parler en ce moment. C’est beaucoup plus rarement appliqué. Il faut une logique sensiblement différente de ce qu’on a connu jusqu’ici pour aller pleinement dans cette démarche qui vise avant tout à simplifier les interfaces, sur mobile mais aussi sur ordinateur de bureau, et penser à ce qui est essentiel est ce qui l’est moins.

René Cotton  » lors de la mise en place de sa boutique, il faut penser directement mobile (indispensable pour ne pas manquer des opportunités de chiffre d’affaires; notamment depuis la mise à jour récente de l’algorithme mobile de Google.). Et faire les tests aussi sur cette version. »

Pour Benoît Gaillat, il faut « Concevoir mobile et étendre au desktop plutôt que l’inverse ». « Ne pas uniquement penser à faire du responsive, c’est pas toujours adapté ». Benoît évoque également l’importance des ressources lourdes et conseille « des images les plus légères possibles et surtout pas celles par défaut du site classique »

Pour Julien Bonnel, il faut « considérer le mobile comme le canal prioritaire et privilégié autant sur l’acte d’achat que pour la relation client ! »

Simplifier !

Un consensus se fait de la part des experts sur le fait de simplifier l’expérience sur le mobile. Aller à l’essentiel, réduire les fonctionnalités pour mettre en avant ce qui est vraiment nécessaire. Gardez les 20% qui sont utilisés par les 80% de vos utilisateurs et planquez ou supprimez le reste !

Les témoignages de nos amis experts vont dans ce sens en tout cas !

Fabien Raquidel « Il faut pour moi simplifier le plus possible afin de mieux convertir
il faut donc que les boutons ajouter au panier soit bien mis en évidence et bien centrés, un menu allégé sans scroll, un truc tout bête le logo de la marque cliquable nous avons trop l’habitude de cette fonction. Je trouve globalement le site toysrus.fr réponds bien aux bonnes pratiques mobile ; leur bouton « ajouter au panier » toujours visible, je trouve que c’est très efficace »

Laurent Bourrelly : « L’erreur est de prendre le mobile comme une déclinaison de la version desktop. Avoir un site en Responsive Web Design n’est pas une garantie de réussir à performer sur mobile.

Et surtout ce n’est pas suffisant pour relever le challenge. Par exemple, le responsive ne va pas résoudre le problème d’obligation d’ouverture d’un compte pour réaliser un achat.

C’est déjà un frein sur desktop, alors que ça devient carrément bloquant sur mobile. D’ailleurs, sur mobile, il est parfois plus simple de privilégier la mise en relation téléphonique, plutôt que s’entêter à vouloir absolument pousser à la transaction en ligne.

Vos visiteurs sont les seuls juges. Plus vous arriverez à vous mettre à leur place et plus ça fonctionnera bien. Attention, c’est plus facile à dire qu’à faire, mais résonner en terme de demande plutôt que d’offre est la clef pour déterminer comment aborder votre stratégie mobile.

Imaginez le profil de vos clients types en fabriquant des user persona. Ensuite, rédigez l’aventure, à partir du moment où le visiteur rentre en contact avec votre marque pour la première fois, jusqu’à l’acte d’achat.

Cela vous oblige à faire des choix, plutôt que rester neutre à tenter de plaire à tout le monde et personne finalement.

Dans tous les cas, sur l’enjeu du mobile, la simplicité est la solution à 99% des problèmes. »

René Cotton « la mise en forme du marketing doit être adaptée entre la version desktop et la version mobile (moins de place du coup besoin d’aller plus rapidement à l’essentiel)
Je suis un fervent défenseur de l’adaptative face au responsive. Je comprends l’intérêt du responsive mais envoyer la totalité du site (html, css, js) pour après masquer des parties sur mobile n’est pas optimisé, surtout si la personne à une mauvaise connexion 3G, voire du Edge. En adaptive, on sert une version du site faite pour le mobile avec en tête de n’envoyer que le nécessaire (mais cela implique un double travail (desktop et mobile)). »

Focus mobile… jusqu’où ?

Pour Emmanuel Brunet, d’Eulerian Technologies, il est important de « faire attention au syndrome « nouveauté / focus excessif ». Beaucoup d’intervenants ont tendance à surpondérer le temps, l’argent et l’énergie attribués à des sujets nouveaux. C’est systématiquement le cas lors de l’émergence d’innovations, qu’elles soient techniques ou marketing.

Dans le cas actuel du mobile, les acteurs ont tendance à traiter ce nouveau terminal et les possibilités marketing qu’il offre comme un nouveau canal, isolé et doté de son écosystème propre, comme si il fonctionnait en silo. Il y a des prestataires spécialisés dans la création d’app, des technos de tracking mobile, des technos spécialisées dans l’achat publicitaire sur mobile, des agences qui revendiquent une expérience mobile… Or les terminaux mobiles, comme les apps auxquelles on les réduit parfois, ne sont que des modalités de connexion et de navigation d’un individu.

L’objectif est donc d’offrir au consommateur une expérience de marque cohérente sur mobile et hors mobile. Il en va de même pour la mesure des performances marketing ou l’achat de l’espace publicitaire. Il faut considérer le travail réalisé par une marque sur mobile comme une modalité en synergie avec la présence de la même marque sur d’autres terminaux mais aussi… hors du monde digital.

Mon conseil est donc de traiter le mobile de la même façon que les autres terminaux et territoires d’exposition de la marque afin de focaliser sa stratégie marketing sur l’Homme et non sur ses moyens de communication. »

Fredéric Cavazza, – consultant indépendant et conférencier – transformation digitale, commerce électronique, mobilité, expérience client… à suivre absolument sur FredCavazza.net -, nous fait remarquer qu’il n’est pas forcément utile de se prendre la tête avec certaines variantes du système d’exploitation de l’iPhone, qui est souvent bien moins représenté dans le trafic (pas chez moi, donc cela dépend) que  les Android notamment : « Oubliez l’iPhone, qui ne représente même pas 20% de parts de marché. Avec en prime un parc vieillissant -> une bonne partie des iPhone sont de 4 ou 4S qui sont équipés d’un écran trop petit, en décalage par rapport à la tendance, du coup, certains boutons d’action en bas d’écran ne sont pas visibles (car les écrans sont conçus pour des iPhone 5 ou 6). »

Conversion

Bien analyser son trafic

L’analyse du trafic, vous le savez, c’est ma grande passion. Elle vous dit beaucoup de choses, même si elle ne vous dit pas tout (vos clients vous diront le reste). Il convient de s’assurer un bon tracking pour avoir les bonnes stats :

Florian Marlin nous conseille ainsi d' »avoir des URL identiques afin d’éviter d’avoir du trafic desktop sur des pages mobiles et inversement (ou au moins un système de super agent qui redirige en auto). » et donc de préférer les modes responsive/adaptative design.

Une fois les remontées de données optimales, il faut analyser ses données pour comprendre où cela pèche. Quel taux de rebond en fonction des pages et des sources ? Est-ce normal en fonction de ces entrées ? Quel temps passé en fonction des contenus ? L’objectif que vous avez pour chaque modèle de page est-il atteint ?

Olivier Marx, fondateur digiRocks & Altics suggère « d’analyser sur Google Analytics les taux de conversion et les parcours MOBILE de ses clients et d’en tirer 3 conclusions et 5 actions d’amélioration à court terme ».

Il est important de rappeler qu’en fonction des spécificités de chaque site Internet, la répartition du trafic ne sont pas les mêmes. Laurent Bourrelly, rappelle ainsi : « Même pour des sites similaires, les statistiques peuvent drastiquement changer. Romain me disait avoir 50% d’utilisateurs sous mobile, alors que je ne dépasse pas 10%. »

Se mettre à la place de ses utilisateurs

2 principes globalement et généralement applicables quand on veut optimiser sa conversion : 1. se mettre à la place des utilisateurs 2. Être à l’écoute des utilisateurs, l’un aidant généralement l’autre.

Certains sont au contraire des inconditionnels du mobile, comme Julien Bonnel qui conseille de « considérer le mobile comme le canal prioritaire et privilégié autant sur l’acte d’achat que pour la relation client car les parcours client étant de plus en plus omnicanal les commerçants se doivent de fournir une qualité d’interaction client irréprochable quelque soit le canal physique ou digital utilisé par le client ! »

Adaptez vos pages clés

Pour Benoît Gaillat, directeur chez Skeelbox, il faut penser « que la commande risque d’être finalisée depuis un PC classique, il faut donc pouvoir sauvegarder des whishlists et être sûr de bien synchroniser les informations »

Ce point est en effet clé, la plupart des utilisateurs utilisant le mobile comme outil de découverte, et préférant souvent finaliser leur transaction sur tablette ou ordinateur de bureau.

Laurent Penou, expert paiement chez Payzen nous glisse quelques conseils sur la conception de cette page clé : « Si sur une tablette la résolution est le plus souvent supérieure à celle d’un ordinateur, il est possible de conserver la même page paiement. Mais rien ne vous empêche d’avoir une CSS adaptée à l’OS préféré de votre acheteur.

Sur un téléphone ce n’est pas le cas, il vous faudra privilégier une page de paiement responsive ou une CSS adaptée à la place disponible sur le téléphone.

Mais si vous êtes très connu et que votre clientèle veut acheter chez vous, vous pouvez ne pas suivre ces conseils.
Certains sites acceptent des dizaines de milliers de paiement à l’heure avec une page standard…  »

App or not App ?

Les conseils ci-dessus valent surtout pour les sites adaptés aux mobiles. Les avis sont très partagés sur les App. Pour moi, elles conviennent davantage aux eCommerces qui possèdent un public captif et fidélisé. L’appli permet pour ces publics de leur proposer des services supplémentaires grâce aux possibilités des apps (notifications, géolocalisation, rapidité et confort de navigation, fonctionnalités spécifiques,…). L’App a un coût, de conception et de développement bien sûr, mais aussi de maintenance et ce n’est pas négligeable. A vous de bien réfléchir.

Fred Cavazza : « Oubliez les applications mobiles, elles coûtent trop cher à développer, référencer et maintenir. L’important est de rendre vos produits / offres accessibles en quelques secondes. En situation de mobilité, je doute qu’un prospect va prendre le temps de télécharger et de paramétrer l’appli d’un annonceur. Il faut donc donner la priorité au site mobile. »

René Cotton « sur la question de l’application, il faut déjà se dire que le site est indispensable et que l’application est un plus (non négligeable parfois) qui doit avoir un vrai public, on ne se lance pas dans le ecommerce avec de suite une app iPhone et Android. On construit déjà son identité et sa marque puis on vois ce que l’app va pouvoir apporté de plus a son public. »

Laurent Bourrelly : « pourquoi ne pas faire une application mobile si vous avez une valeur ajoutée ? Pourquoi faire une application mobile si vos visiteurs font des achats one shot ? A l’inverse, pourquoi ne pas faire une application mobile si vous avez une valeur ajoutée supplémentaire à la simple offre catalogue ? Est-ce que mes visiteurs sont sur smartphone ou sur tablette ? Sont-ils plutôt iOS ou Android ? »

Si jamais vous voulez faire une App mobile, voici quelques bonnes pratiques soufflées par Olivier Mercuriot, directeur du développement international chez Pickup : « 1. Une vraie app mobile ne rebasculant pas sur site web responsive. 2. Une app qui integre le paiement, le tracing, le service clients et le retour. 3. Du push offres speciales tous les jours.  »

Et pour finir, le conseil app mobile du meilleur d’entre nous, Louis-Alexandre Tachon, Responsable web & fidélité chez Nicolas, « 85% des applications sont désinstallées dans les 30 jours. Il faut faire un gros focus sur l’usage et limiter au max les fonctionnalités pour aller à l’essentiel »

 

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

4 Commentaires

4 réponses à “eCommerce mobile : les conseils des experts (conception, acquisition, conversion,…)”

  1. Romain BOYER dit :

    Autre article intéressant de Criteo avec les 10 tendances du m-commerce et pas mal de chiffres sur Q4 2015 : http://www.blogdumoderateur.com/m-commerce-france-q4-2015-criteo/

  2. joseph dit :

    merci pour cet article très intéressant
    ps: petite faute ; et être dans le vert

  3. Romain Boyer dit :

    Merci Joseph, c’est corrigé.

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Et si le meilleur responsive, c’était pas de responsive ?

par Romain Boyer - Il y a 4 ans

On voit de plus en plus de discussions au sujet du responsive, en faveur ou contre, tout simplement parce que le mobile prend une place incroyable dans le trafic.

Lors d’une opération sur RoseDeal, Menlook.com a ainsi pu accueillir jusqu’à 25% de trafic en provenance des mobiles dernièrement.

D’où l’importance d’avoir un site adapté au mobile (tablette ou smartphone), tout le monde se rejoint là-dessus.

Le débat se porte principalement sur la question : faut-il avoir un site responsive ou créer un site dédié aux mobiles, voire pourquoi pas une appli dédiée.

Une application dédiée ?

semble une mauvaise idée :

  • d’abord à cause des coûts (une App pour smartphone + tablette pour chaque OS),
  • ensuite parce que la majorité des fonctionnalités qui font l’intérêt de l’application (slide, touch, pinch, etc.) peuvent être créés avec les frameworks Web

Un site dédié aux mobiles ?

pourquoi pas.

Les sites d’aujourd’hui sont souvent créés sur le modèle MVC, Modèle / Vue / Contrôleur, le modèle étant la couche qui accède aux données, le contrôleur celui qui s’occupe de servir les fonctionnalités, et la vue ce qui sert à présenter tout cela sous forme d’interface homme/machine.

Quand on crée une appli ou un site dédié, on crée donc simplement la partie vue. Créer une autre vue web est beaucoup moins complexe que créer une vue dans une application à part, ça peut donc être intéressant et relativement facile à mettre en oeuvre.

Par contre, il faut ensuite dupliquer chaque évolution. Ou pas d’ailleurs car toutes les fonctionnalités du site Web n’ont pas forcément d’intérêt dans une application mobile, c’est ce qui fait le charme de l’application mobile, être efficace. Voyages-SNCF par exemple ne vous proposera pas de spécifier deux cartes de réduction différentes sur l’appli, ce qui simplifie l’affichage.

Un site responsive ?

Le site responsive, c’est celui qui s’adapte en fonction du media utilisé (tablette/smartphone) et de sa résolution. L’idée de base est qu’à partir du même code source HTML, on n’ait à qu’à détecter la configuration du navigateur pour utiliser telle ou telle mise en forme.

Cela force souvent à créer des absurdités, comme mettre dans le code source une partie de code HTML pour les mobiles, et une autre pour les non-mobiles, ce qui peut alourdir considérablement le code source chargé par les mobiles.

Cela oblige encore et toujours à tester chaque développement réalisé sur différentes plateformes pour être sûr qu’on n’a rien cassé.

Ils sont malins chez Amazon, la seule chose qui diffère quand on redimensionne l'écran et l'apparition par défaut ou non des différentes boutiques, le (pré-)déroulé du menu en somme.

Ils sont malins chez Amazon, la seule chose qui diffère quand on redimensionne l’écran est l’apparition par défaut ou non des différentes boutiques, le (pré-)déroulé du menu en somme.

Et pourquoi pas « pas de responsive » ?

Désolé, j’avoue, c’était un titre un peu racoleur… il n’y a pas de solution miracle, les smartphones ont réellement besoin d’une interface dédiée. Une page Web, si simple soit-elle, ne peut pas être présentée de la même façon sur un navigateur qui fait 400px de large ou 1000px, c’est mathématique. Cette réflexion n’est donc pas pour les smartphones.

Par contre, pour les tablettes, il en va autrement.

Je pense qu’il y aurait un vrai intérêt à avoir le même site pour les tablettes et pour les ordinateurs de bureau. 

Simplement parce que simplifier l’interface pour les tablettes reviendrait à rendre les choses plus évidentes pour les navigateurs des ordinateurs de bureau. On travaille beaucoup sur la simplification du toucher parce qu’on le considère complexe, on devrait aussi beaucoup travailler sur la simplification du clic.

Seraient ainsi travaillés :

  • Les boutons d’action, plus gros, plus évident, au dessus de la ligne de flottaison (effort souvent fait pour les tablettes, et assez peu pour le reste)
  • La simplification des menus, avec moins d’éléments, et une navigation plus progressive (ce qui ne déservirait souvent pas le SEO d’ailleurs)
  • le nombre de visuels, en moindre nombre mais plus impactants

Ces actions sont des best practises en terme d’ergonomie, nul doute que des tests A/B montreraient l’intérêt en terme de taux de rebond, de nombre de pages vues et de performances (rapidité et conversion).

Pour conclure, mon conseil ?

parce qu’il faut bien se mouiller à un moment donné.

A mon avis, il vaut mieux :

  • pour les smartphones, avoir une application Web (pas d’application par OS de smartphone donc), avec une vue (template) à part, avec une CSS à part. Ainsi, les développements peuvent être effectués séparément, et le mobile ne ralentira pas systématiquement les développements effectués pour les grandes résolutions. Cela permet aussi d’alléger considérablement le code source pour les mobiles ; et cela permet de sélectionner quelles fonctionnalités sont vraiment utiles aux smartphones ;
  • pour les tablettes et les ordinateurs de bureau, une même vue, simplifiée, avec moins d’éléments, pas trop de colonnes. On prévoit juste de pouvoir détecter si le slide est rendue possible par l’interface, ce qui permettrait aussi une compatibilité avec les ordinateurs de bureau tactiles, de plus en plus nombreux.

Evidemment et comme toujours, cela s’étudie au cas par cas. Mais je serais curieux de vos avis, s’ils sont aussi tranchés.

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

14 Commentaires

14 réponses à “Et si le meilleur responsive, c’était pas de responsive ?”

  1. Mark Le Net dit :

    Et si la solution était plutôt du responsive mais à bon escient ?

    Parce que je je sais pas combien tu as codé de sites tel que tu décris le responsive, mais vu comment tu le décris je serais d’accord avec toi!

    Sauf que le bon responsive, ce n’est pas côté client (l’écran, i.e. smartphone, tablette ou terminal type PC) mais côté serveur (ton site web) que ça se code.
    Et dans ce cas on n’envoie au smartphone que le bon code html (généré ou sélectionné par du code en PHP et/ou des requêtes en BdD) avec la CSS qui lui convient.
    Et si ton codeur (chez moi ça veut dire un ingénieur qui a 10 ans d’expérience au moins) a bien fait son boulot, y a pas besoin de revérifier toutes tes pages sur tout type d’écran ; d’une part il y a des outils pour ça, mais surtout il y a des méthodes et méthodologies à appliquer.

    Mais comme j’en discutais hier avec un « incident manager » d’une grande boîte internationale, le bon sens (qui s’appelle ITIL dans l’industrie) est bien rare…

    Donc, responsive, absolument, mais bien conçu !

    M.

  2. Nicolas dit :

    Le responsive coté serveur ? LOLILOL

    Le responsive doit aussi s’adapter à la taille du navigateur (OK c’est fixe sur une tablette ou un smartphone que tu auras pu identifier en PHP), et ça tu es obligé de le gérer directement en HTML/CSS pour les navigateurs web.

  3. Prestarocket dit :

    Hello,
    Je ne pense pas que le code source html caché va considérablement alourdir une page « responsive ».
    Le problème avec le responsive, c’est qu’on utilise des images surdimensionnées pour la version mobile, du coup ça alourdit énormément la page…c’est là qu’intervient le RESS : responsive design avec composants côté serveur (pour les images par exemple, on charge les images de taille différente en fonction du user agent).
    Autre outil, Modernizr pour détecter les capacités du navigateur et faire du chargement conditionnel de scripts.
    Ce qui m’embête avec les appli dédiées, c’est qu’elles ne sont pas présentes dans les résultats de recherche;

  4. Romain Boyer dit :

    @Mark plutôt d’accord pour le « bon responsive », ça va dans mon sens je trouve 🙂

    pour le coup du codeur qui est ingénieur et a 10 ans d’expérience, et qui est toujours quoi qu’il en soit sujet à risque, ça marche aussi avec un bon CDP (toujours nécessaire) + dév lambda 😉

    @Nicolas je crois qu’on parle de la détection et de l’action faite en fonction, qui peut se faire au niveau serveur ou au niveau des media queries en CSS. Je pense que c’est préférable de le faire au niveau serveur pour les raisons que j’ai évoquées

    @Prestarocket à propos de la taille du code source : c’est que tu n’as jamais vu de code source de 40.000 lignes…
    je suis d’accord sur le RESS, c’est le sens de mon propos effectivement.
    Je vais aller regarder Modernizr que je ne connais pas ! mais dans l’idée ça se code facilement tout de même ?
    Pour les applis dédiées, tu peux toujours rediriger en fonction du navigateur dessus, il y a toujours un équivalent à une page non dédiée qui peut rediriger vers la page dédiée sans trop de souci !

  5. Michel-Ange Masdongar dit :

    « Cela force souvent à créer des absurdités, comme mettre dans le code source une partie de code HTML pour les mobiles, et une autre pour les non-mobiles, ce qui peut alourdir considérablement le code source chargé par les mobiles. »

    Si l’on travaille en dynamique avec des conditions, le code n’est chargé que si l’on est sur le bon device, pas de display:none. Personnellement je travaille avec le CMS Drupal, le module Context permet de travailler de cette façon.

  6. Le responsive ça peut aussi etre :

    Mobile
    Tablette/Desktop
    Ultra HD (1080p et +)

    Après tu dois bien avoir des sélecteurs pour ne charger que la partie utile en responsive non ? C’est rare quand on change de résolution d’une minute à l’autre.

  7. Rien n’empêche d’avoir du responsive pour s’adapter aux multitudes de résolutions. C’est déjà une étape importante.

    Après, pour la mobilité, c’est clair que ce n’est pas la solution ultime et qu’un travail plus conséquent est nécessaire.

  8. Sébastien dit :

    Effectivement, assez tranché votre avis ^^

    Je ne serais pas aussi catégorique. Comme d’autres que j’ai pu voir dans les commentaires, je pense qu’il faut savoir gérer. Pas du responsive partout, pas de non responsive nulle part… En clair, un peu de responsive par endroit, sur les boutons de call action ect pour regérer l’interface sans pour autant changer tout le site.

  9. Webbax dit :

    Hello,

    Assez d’accord avec ce que tu racontes 😉

    Mais un truc qui me frappe c’est qu’au travers de ce genre de questions, on travaille pas trop la question autour de ce problème.

    Si c’est du responsive / mobile pour un blog ou pour un ecommerce, les difficultés sont par exemple très différentes.

    La partie qui me concerne c’est essentiellement le e-commerce, franchement… je pense qu’il faut attaquer le marché du mobile quand vraiment le site classique tient bien la route et qu’on en tire un réel profit.

    Pour faire bien les choses il faut avoir le temps et l’argent… Trop souvent je vois des clients se lancer sur le marché du mobile alors qu’ils ne font même pas le principal correctement.

    Et puis… un site classique restera toujours consultable sur tous les supports, à condition de faire un peu de gymnastique.

    On revoit ça dans 1 ou 2 ans ?

  10. Romain BOYER dit :

    Là tu touches un point sensible !! et tu as oh combien raison..

    le point sensible, c’est qu’on commence très souvent quelque chose avant d’avoir bien terminé les étapes précédentes, on croit qu’attaquer plein de projets avant-gardistes est rentable. Mais est-ce plus rentable que d’optimiser à fond ce qu’on a déjà.

    Je pense que tu as la réponse, et j’aurais tendance à rejoindre ton avis.

    Il faut clairement passer plus de temps à étudier la rentabilité des actions que l’on a menées plutôt que de multiplier les projets.

    Merci

  11. Jérôme dit :

    Bonjour, je crois que cela dépend aussi de la taille du projet. Aujourd’hui, Un site vitrine ou un blog ont besoin d’être consultables sur mobile ou tablette, tout comme un site d’e-commerce peut le nécessiter, seulement les problématiques sont tout de même très différentes. Difficile d’utiliser les media queries pour une usine à gaz mais pour un portfolio, par exemple, je ne vois pas vraiment de contre indication.

  12. Alexeo dit :

    Bonjour,
    Le titre m’a tout simplement interpelé !
    Comme dit Jérôme juste au dessus, les gros sites se doivent désormais d’avoir une version mobile.
    Je pense que le mieux est de dédier une partie du site au mobile via un sous domaine. Ça évite de surcharger le code du site standard.

  13. Romain BOYER dit :

    Un article de GetElastic sur le remplacement des applications natives par des applis Web HTML5 http://www.getelastic.com/why-html5-should-replace-native-apps-for-ecommerce/

  14. Pierre FAY dit :

    Assez d’accord avec toi pour le moment je trouve qu’un design adapté pour mobile est bien souvent mieux qu’un design responsive…ça permet d’avoir une navigation plus spécifique.

    Apres avoir un theme desktop qui s’adapte sur tablette reste indispensable…la dessus le responsive est bien je pense.

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Mobile Commerce : Chine VS Etats-Unis

par Benoit Gaillat - Il y a 4 ans

Le e-commerce est toujours en forte progression un peu partout dans le monde, y compris en Chine et aux Etats-Unis, mais le M-commerce (ou mobile commerce ) commence à s’imposer petit à petit depuis l’arrivée de l’Iphone.

Dans certains pays, les lignes de téléphone fixe  sont mêmes moins développées que les abonnements mobiles, c’est le cas notamment en chine et le m-commerce à donc tendance à s’imposer grâce aux connections 3G /4G . C’est exactement ce qu’illustre l’infographie ci dessous en comparant les secteurs du M-commerce des Etats-Unis et de la Chine depuis 2010 . Il y a par exemple plus d’un milliard d’utilisateurs de téléphone mobile en chine !

Si vous êtes amateurs de chiffres et de « data visualisation » voici donc l’infographie sur le M-commerce Chine VS USA 

Attention ,l’infographie à été publiée à l’origine par Taobao, le plus gros site e-commerce chinois, et sous estime peut certains points du M-commerce américain.

Infographie Mobile Commerce : Chine VS Etats-Unis 

china-ecommerce-usa

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

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3 Commentaires

3 réponses à “Mobile Commerce : Chine VS Etats-Unis”

  1. Sébastien BLERIOT dit :

    Merci Benoit pour cette infographie.

    La chine avec son milliard et demie d’habitant est bien sur la superpuissance de demain.

    Attention cependant à ne pas oublier l’Afrique où le paiement par mobile est en progression constante.

  2. Nicolas dit :

    Ce qui m’interpelle, c’est que le montant est déjà plus important que celui des Etats-Unis alors que la croissance de plus de 200 % continue (peut être moins a l’heure actuelle, mais toujours supérieure à celle des USA je suppose). Merci pour ces chiffres en tous cas, l’ensemble est impressionant

  3. Fefe dit :

    La Chine ne cesse de se développer dans plusieurs secteurs d’activité. Félicitation pour ce résultat, on y vois bien un meilleur avenir pour ce Pays. Merci pour cette petite enquête!

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Google Shopping devient payant : que faut-il savoir ?

par Mickael FROGER - Il y a 4 ans

Google Shopping, le comparateur de prix gratuit de Google est sur le point d’évoluer et de devenir un service payant à partir du 13 février 2013 dans plusieurs pays incluant la France, le Royaume-Uni, le Japon, l’Italie, l’Espagne, les Pays-Bas, le Brésil, l’Australie et la Suisse.

google shopping

Déjà en place aux Etats-Unis depuis octobre dernier, le nouveau modèle commercial de Google Shopping entrainera quelques changements pour les e-commerçants français.

Cette transition débutera mercredi prochain et sera complètement effective à la fin du 2ème trimestre 2013.
Même si elle est progressive, il est essentiel de se préparer en amont afin d’être opérationnel le jour J pour offrir aux consommateurs la meilleure expérience e-commerce possible.

Structure de fichiers

Comme chaque comparateur, Google demande une structure particulière pour intégrer les produits des marchands dans son moteur. Il est important de bien suivre les spécifications techniques demandées afin d’avoir un catalogue produits répondant aux attentes exigées par Google, vous trouverez sur cette page un bon nombre d’informations vous permettant de structurer vos flux correctement.

Passage d’un modèle gratuit à un service payant

Le modèle gratuit prendra bientôt fin et Google Shopping devient donc un service payant.
Basé sur un modèle de CPC à l’enchère, les marchands pourront gérer le CPC de leurs campagnes produit par produit. Le CPC sera directement contrôlé depuis le compte marchand Google Adwords. Ce CPC déterminera le positionnement des offres des marchands, il est donc nécessaire de créer efficacement ses campagnes et bien positionner ses enchères.

Changement de l’interface de gestion

C’est la seconde grosse nouveauté de Google Shopping, il n’était auparavant pas obligatoire de posséder un compte Google Adwords pour diffuser son catalogue produits sur Google Shopping, cela se faisait via un compte Google Merchant Center.

Désormais il faudra posséder les deux (Google Merchant Center + Google Adwords) afin de les relier ensemble.
D’un côté, la gestion des campagnes et des CPC s’effectuera depuis le compte marchand Google Adwords, tout comme les campagnes SEM. De l’autre, le catalogue produits sera quant à lui indexé via le compte Google Merchant Center.

Cela pose un soucis pour les marchands qui ne possèdent pas de compte Google Adwords et qui surtout n’ont aucune compétence sur cette plateforme, ils vont devoir se mettre à Adwords rapidement.
De notre coté, chez Lengow, nous allons tout mettre en place pour aider au mieux les marchands et ainsi tout piloter au sein de la solution pour éviter de gérer tout cela au sein de son compte Google Adwords.

Une nouvelle présentation des produits

La volonté de Google est de clarifier les résultats de recherche produits au sein de son moteur. Le nouveau modèle commercial de Google Shopping sera donc dorénavant basé sur Product Listing Ads (PLA).

plads

Avec cette nouvelle visualisation de produits, les marchands rémunèreront Google Shopping sur une base de CPC. Cela signifie que les e-commerçants seront imputés seulement si un internaute clique sur leur annonce et est redirigé vers leur site web : ils ne payent que lorsque Google dirige un client vers leur boutique.

Un suivi approfondi des campagnes sera nécessaire

Google fait évoluer son service de recherche produits vers un modèle au CPC géré depuis un compte Google Adwords. Le moteur de recherche a démontré sa capacité à générer beaucoup de trafic pour les marchands. Il sera donc désormais nécessaire de bien contrôler la diffusion de produits et des campagnes pour éviter des coûts élevés au final.

Le contenu même des catalogues sera déterminant.
Auparavant, et du fait de sa gratuité, beaucoup de marchands avaient tendance à négliger les informations de leurs produits au sein de Google Shopping. Désormais, du fait de son modèle payant, il faudra vérifier que toutes les informations soient présentes et bien à jour au sein de son catalogue, c’est ce que souhaitait Google : améliorer la qualité des données affichées.

Les conséquences d’un tel changement seront naturellement une charge de travail supplémentaire pour les marchands qui vont devoir optimiser finement leurs catalogues produits. Ils doivent s’assurer que leurs flux soient bien optimisés et mis à jour chaque jour; En effet, les Product Listing Ads nécessitent l’information produit la plus complète et adéquat possible !

Mickael FROGER

Co-Fondateur - Lengow

7 Commentaires

7 réponses à “Google Shopping devient payant : que faut-il savoir ?”

  1. Renaud dit :

    Le soucis avec Shopping c’est que l’affichage PLA est géré par Google en fonction du flux produit (possibilités de filtrage par l’annonceur). A votre avis que va optimiser Google, le ROI du marchand ou le CA de sa régie ?

  2. eCom-Store dit :

    Àprès avoir tué les autres comparateurs et favorisé son propre service, Google monétise Shopping… Bravo!

  3. Google ne pense qu’aux webmasters bien sûr, rappel toi : « Don’t be evil »
    Oui je sais ça fait longtemps 😉

  4. Denis Fages dit :

    Je me permet une petite pub pour mon livre destnée à aider les e-commerçants à dépenser le moins possible et à obtenir le maximum de Google Adwords. Il s’agit donc du Guide d’optimisation de Google Adwords. C’est un e-book dont la version 2 vient de sortir (la 3 est en préparation).

    Sachez également que pour toute ouverture de compte Adwords, je peux vous offrir un code qui vous donne 75€ de crédit pour 25€ acheté. 🙂

  5. Creatine dit :

    On nous l’avait annoncé pour le 12 février si ma mémoire est bonne et maintenant c’est pour mars…. ahh GOOGLE

  6. vianney@coque samsung galaxy s4 dit :

    bonjour
    je réagis a denis fages ton livre est il en vidéo en DVD as tu une formation DVD a proposer pour les google adwords
    cdtl vianney

  7. Penichon dit :

    Bonjour,
    Comment vendre des piecesdemonnaie sur Google shopping? Est ce possible ou vais je perdre de l’argent? Comment fonctionne la rémunération pour Google?
    Je ne saisi pas?
    Cordialement

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Paypal lance « Paypal here », le paiement CB sur mobile

par Benoit Gaillat - Il y a 5 ans

Après de longues années de vache maigre le secteur du paiement se réveille enfin ! Après Stripe, après Buyster voici un nouveau venu, enfin presque, dans l’univers du paiement : « Paypal here« .

Paypal here est une déclinaison de Paypal en version mobile pour accepter les paiement CB n’importe ou dans le monde depuis votre smartphone. Le concept est très simple , vous avez un smartphone, un compte Paypal et vous y ajouter un petit lecteur que vous branchez sur le port audio de votre mobile :

En quelques secondes votre smartphone est donc devenu une vraie plateforme de paiement mobile, je n’ai pas testé mais j’imagine que la même chose peut fonctionner sur les Ipads, ou du moins cela ne devrait pas tarder.

Pour l’instant le système ne fonctionne que aux Etats unis, au Canada, en Australie, et à Hong Kong, le système de piste magnétique n’étant pas utilisé en France il y peu de chance que ce système soit déployé tel quel dans notre pays. Une version permettant de lire les cartes à puce n’a pas encore été annoncée mais vu l’importance de la sécurité dans les transactions bancaire elle n’aurait rien d’étonnant.

Les frais sont de 2.7% de commission par transaction, ce qui n’est pas donné mais peu tout à fait être compatible avec le paiement de services entre personnes, pour le paiement  de produits c’est un peu élevé. En contrepartie vous pouvez encaisser les paiement Paypal, Visa, Mastercard, American express, Discover et les chèques bancaires.

Comment fonctionne Paypal here ?

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

7 Commentaires

7 réponses à “Paypal lance « Paypal here », le paiement CB sur mobile”

  1. Francois Huet, dit :

    Ouais… je me trompe peut-être, mais le temps qu’un truc comme ça se déploie et devienne « courant », toute la technologie de paiement sera déjà embarquée d’origine dans les smartphones.

    C’est comme à l’époque ou les téléphones n’avaient pas d’écran tactile, lorsqu’on nous demandait de créer des sites pour les téléphones mobiles, on répondait que « oui, c’est possible, mais dans 6 mois Apple va sortir un téléphone qui sera en réalité un petit ordinateur… »

  2. Je pense que aux US ça peut se déployer assez vite, Square (https://squareup.com/ ) à apparemment pas mal de succès. le « problème » en Europe c’est le paiement avec la puce, qui ne fonctionne pas ni avec Square ni avec Paypal Here pour le moment

  3. Francois Jeux Jouets dit :

    Faudrait un mini lecteur de carte a puce a connecter de la meme manière que le lecteur magnetique ?! La ca pourrait le faire ?

  4. Exactement, il suffit d’un petit lecteur de puce au lieu d’un lecteur de carte magnétique. J’ai qu’une banque Française aller proposer une API, le paiement par téléphone n’est peut être pas si fantaisiste en France 🙂

  5. Graphemeride dit :

    Pourquoi un tel lecteur est nécessaire sur smartphone et non pas sur nos PC standards lors des paiements?

  6. Kevin Hanot dit :

    Je ne vois sincèrement pas comment cela pourrait se démocratiser en France… Quand on sait que la carte bleue a mis plusieurs années a entrer dans les moeurs. Alors acheter un adaptateur a mettre sur son smartphone pour payer avec Paypal. Mais attendez c’est pas plus simple d’envoyer de l’argent via Paypal ? (avec sa carte enregistrée dessus) Enfin sincèrement je vois vraiment pas. Aux USA peut être bien mais en France je doute que ça prenne … Pensons déjà au NFC et à la 4G ça sera déjà très bien !

  7. Ca va prendre du temps très certainement en effet. Je suis d’accord avec toi que je trouve ça plus simple de payer directement avec Paypal depuis son mobile vers le compte paypal du marchand physique mais aujourd’hui ce n’est clairement pas développé comme mode de paiement. Dommage !

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Buyster, le E-paiement mobile

par Benoit Gaillat - Il y a 5 ans

C’est décidément la série des articles sur les solutions de paiement pour l’ecommerce sur le blog, après Stripe voici Buyster, une solution de paiement sur mobile développée par Atos, Orange, Bouygues et SFR, de quoi enfin booster le paiement sur mobile ? C’est ce que nous allons avoir avec l’interview de Laurent Bailly, directeur marketing de Buyster.

Bonjour Laurent, peux-tu nous présenter le concept de Buyster ?

Bonjour, Buyster est une solution de paiement en ligne simple et sécurisée grâce au téléphone mobile. Concrètement, l’utilisateur associe sa carte bancaire à son numéro de mobile au cours d’un processus d’inscription en ligne sécurisé durant lequel il choisit également son code confidentiel Buyster (6 chiffres). Dès lors, pour payer un achat en ligne, les coordonnées bancaires ne circulent plus sur internet, seul le mobile et le code confidentiel Buyster suffisent. Pour vérifier que l’utilisateur a son mobile en main, un mot de passe à usage unique est envoyé par SMS, qu’il doit ressaisir pour confirmer le paiement.

Et en mobilité, payer un achat depuis un smartphone (site ou app mobile) est incroyablement simple: grâce à l’authentification par le réseau de l’opérateur, inutile de ressaisir un SMS pour vérifier que vous avez le téléphone en main ! Il suffit de toucher « payer avec Buyster » sur l’écran de confirmation de commande, saisir les 6 chiffres de votre code confidentiel Buyster, et c’est payé !

Dans tous les cas, pour payer avec Buyster, il faut 1) être en possession de son mobile et 2) connaître le code confidentiel. Cette authentification forte confère un niveau de sécurité parmi les plus élevés du marché.

En résumé le mobile protège la carte bancaire sur internet, et la rend plus simple à utiliser sur le mobile.

Quel est le principal avantage pour un e-commerçant à utiliser Buyster ?

Il y a 2 avantages principaux en réalité : la garantie de paiement (contre la répudiation, valable sur internet fixe et mobile) et l’accès facilité au mCommerce grâce à une cinématique de paiement unique sur le marché.

Notre proposition de valeur combine ainsi sans compromis l’ergonomie et la sécurité, à la fois pour les eCommerçants (garantie de paiement sans dégrader le taux de transformation) et les utilisateurs (simplicité et rapidité, sans dégrader la sécurité grâce à une authentification forte). Sur le mCommerce, nous sommes les seuls à proposer une ergonomie mobile aussi adaptée (seule la saisie du Code Confidentiel Buyster à 6 chiffres suffit, le mobile étant authentifié automatiquement par le réseau), permettant ainsi aux eCommerçants d’accéder au marché en forte croissance du mCommerce.

Enfin, la confiance est un facteur clé de succès pour une nouvelle société qui se créé en particulier dans le paiement: avec un agrément d’Etablissement de Paiement délivré par la Banque de France, un actionnariat solide (Atos, Bouygues Telecom, Orange et SFR), des grandes enseignes de l’eCommerce qui acceptent Buyster dès le début, une localisation en France de notre activité et notamment de nos datacenters, nous pensons largement la mériter !

Buyster est-il compatible avec tous les téléphones et les opérateurs ?

Buyster fonctionne avec tous les opérateurs mobiles et MVNO français.

Le paiement mobile, ainsi que l’application mobile selfcare Buyster sont disponibles sur iOS et Androïd. D’autres plateformes mobiles sont à l’étude.

Y’a t’il des fonctions spéciales sur mobiles ou sur tablettes tactiles ?

Il y a bien sûr notre cinématique de paiement mobile, unique sur le marché: une fois son panier validé sur le site ou l’application mobile du marchand, l’acheteur choisit Buyster parmi les solutions de paiement proposées. Buyster identifie alors l’utilisateur automatiquement grâce au réseau mobile de son opérateur. Cela lui évite la saisie fastidieuse de son numéro de téléphone mobile, permet d’être certain que l’utilisateur est en possession de son mobile, et il ne reste plus pour confirmer le paiement qu’à saisir son code confidentiel Buyster à 6 chiffres !

Je citerai également une fonctionnalité clé sur le mobile : l’ouverture facilitée de compte client chez le eCommerçant grâce à l’export sous le contrôle de l’utilisateur de ses informations Buyster (Nom, prénom, adresse mail et postale, …). La création de compte client est une étape critique dans le tunnel de commande sur le web , mais sur le mobile elle est quasiment rédhibitoire …

Combien coûte l’installation et l’utilisation de Buyster ?

Côté internaute,l’inscription à Buyster est gratuite et sans engagement.

Côté eCommerçant, Buyster propose un modèle classique pour l’acception d’un système de paiement : la commission est constituée d’une partie fixe et d’un pourcentage liés aux volumes d’affaire du eCommerçant.

Combien de sites utilisent la solution à présent ?

Après à peine 6 mois d’activité, près de 150 sites marchands ont accordé leur confiance à Buyster.Parmi eux, de grands noms du eCommerce comme Rueducommerce, Spartoo, Kiabi, Boulanger, PMU, Aquarelle, Brandalley. Aujourd’hui, une trentaine de sites sont techniquement raccordés, et chaque semaine, de nouveaux marchands sont mis en production.

Buyster est-il compatible avec toutes les solutions e-commerce ?

Afin que l’intégration de Buyster sur les sites des eCommerçants soit simple et rapide, nous développons des partenariats avec tous les intermédiaires de la chaîne de valeur du paiement sur Internet comprenant les prestataires de services de paiement, les éditeurs et plateformes eCommerce,les agences web et mobile. Buyster compte ainsi déjà parmi ses partenaires les principaux PSP du marché (SIPS, PayBox, PayLine, Mercanet, Sogenactif, Ogone,Lyra) et les solutions eCommerce Prestashop, Magento, Oxatis et PowerBoutique.

Merci Laurent

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

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SoLoMo, l’infographie qui dévoile cette nouvelle tendance

par Benoit Gaillat - Il y a 5 ans

Vous avez peut être déjà entendu parler du SoLoMo, ou Social Local Mobile, la nouvelle tendance du commerce cross canal. Le SoLoMo mélange en effet le surf sur mobile , la géolocalisation et les interactions avec son réseau d’amis et de contacts.

Certes ce n’est pas 100 % du E-commerce puisque le SoLoMo est fortement associé aux magasins physiques mais le mélange entre e-commerce et commerce « de rue » est clairement une tendance de fond en cette année 2012.

Le SoLoMo est bien sûr rendu possible avec l’arrivée massive des smartphones, des tablettes tactiles et d’un nombre incroyables d’applications sur le marché mobile. Rien qu’aux états unis c’est pas moins de 17 milliards d’applications qui auront été téléchargées en 2011.

Si le matériel est important c’est bien le logiciel et ses services associés qui rendent possibles les interactions du Social, Local et Mobile :

  • Check-ins
  • Recherche locale de boutiques
  • Comparaison de prix en magasin
  • Offres commerciales géolocalisées
  • Partage de bons plans
  • Avis de sa communautés en temps réels
  • Et bien sûr tout ce qu’il reste à inventer

Le SoLoMo demande donc une très forte intégration des entreprises pour être présentes sur un maximum de canaux : l’expérience online doit pouvoir être « emportée »  partout sans que l’utilisateur est à subir les contraintes techniques du système d’information de votre entreprise.

Le SoLoMo peut doit être accompagné par une expérience d’achat globale avec par exemple du wifi dans votre boutique physique pour faciliter les check-ins et le partage d’informations, des équipes commerciales formées aux techniques marketing mobiles et à la stratégie de l’entreprise mais également des points d’informations numériques (bornes, contenu etc..) pour les personnes n’étant pas équipées de smartphones.

Bref le SoLoMo c’est tout simplement la numérisation progressive de la boutique physique pour la connecter au E-commerce.

Infographie sur la tendance du SoLoMo aux états-unis

Benoit Gaillat

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3 Commentaires

3 réponses à “SoLoMo, l’infographie qui dévoile cette nouvelle tendance”

  1. Robin PIREZ dit :

    Wonderful !
    Un article que je vais joindre à un topo que je suis en train de faire pour un client.
    Merci pour le partage !

  2. Merci Robin, il faut faire attention cependant, la tendance SoLoMo semble être bien lancée aux états-unis mais il reste encore du travail à faire en France et en Europe.
    On est loin d’être au niveau, il va falloir attendre quelques années mais on a l’habitude 🙂

  3. Marc dit :

    Merci pour l’article !

    Un concept qui s’ancre bien dans ce concept de solomo est sans doute Consomap. Ce site est en fait un réseau social permettant aux internautes de rester connecté a leurs magasins favoris et de recevoir leurs bons plans en instantané et de manière géolocalisé! Une appli mobile est en cours de développement d’ailleurs me semble-t-il !

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Impact des tablettes et mobiles sur le Black Friday et le Cyber Monday US

par Benoit Gaillat - Il y a 5 ans

Le Black Friday et le Cyber Monday sont deux évenement très important pour le commerce et le e-commerce aux Etats-Unis. Ce sont à chaque fois des pics de commandes et de ventes qui symbolisent généralement le début de la période de noël.

Le Black Friday est en effet « célébré » le lendemain de Thanksgiving, 4eme jeudi de novembre aux US, et le cybermonday étant le lundi qui suit (donc 72 heures plus tard que le Black Friday).

Cette année les ventes ont dépassées le milliard de dollars pendant plus de 3 jours [Source Comscore], vous noterez que le Cyber Monday s’est transformé en Cyber Week dans l’étude 🙂

Cette année étant un peu l’année 1 du commerce sur mobile et surtout sur tablettes, ou « couch (e)commerce » , littéralement « Ecommerce sur le canapé », voici une étude sur l’impact des tablettes et des mobiles sur ces deux évènements ecommerce US

Benoit Gaillat

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Le responsive web design en image

par Benoit Gaillat - Il y a 5 ans

Ce n’est pas toujours facile de comprendre les nouveaux concept du web, qui sont parfois bien obscurs pour pas grand chose. Alors quand une vidéo de seulement 1 petite minute arrive à expliquer super facilement un concept comme le responsive web design, je me dois de la partager.

Cette vidéo à été réalisée par Olivier Martineau, fondateur de 42stores à partir de trois sites étant configurés pour faire du responsive web design.

Pour ceux qui n’ont pas compris la vidéo, le  responsive web design est tout simplement la capacité de la feuille de style à s’adapter en fonction de la résolution du navigateur. Cela permet de créer une seule feuille de style pour tous les appareils, que ce soit les mobiles, tablettes ou ordinateurs.

Le principal avantage en référencement est de développer un seul contenu et de l’afficher sur une même url de plusieurs façon, c’est d’ailleurs l’objectif initial des feuilles de syle CSS. Plus besoin d’urls spécialisées comme m.monsite.com ou monsite.com/mobile.

Et bien sûr si un nouveau type de machine apparaît on peut facilement modifier la feuille de style pour prendre en compte cette plateforme, et éviter que votre site ne soit ne soit pas compatible avec l’ipad par exemple. En trichant un peu d’ailleurs je pense que l’on doit pouvoir (en connaissant la résolution précise des appareils) avoir une version spécialisée Iphone ET une (des?) version(s) Android simultanément.

Pour aller plus loin je vous conseil la lecture de cet article sur le responsive design, il contient énormément d’exemples de sites, pour la plupart très beau, ayant configuré du responsive design. Voici un second article, en français, faisant également un bon tour du sujet.

 Vous connaissez des sites E-commerce français faisant du responsive web design ?

Benoit Gaillat

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1 Commentaire

Une réponse à “Le responsive web design en image”

  1. Francois (Rentashop) dit :

    Je n’en connais pas, mais la demande de « sites ecommerce optimisés pour iPad et iPhone » devient plus concrète, et vu le coût du développement d’une application iPhone, la réponse devrait être … responsive

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Qui est prêt pour le Ipad-commerce ?

par Benoit Gaillat - Il y a 6 ans

L’ipad est entré dans les moeurs avec des prévisions de ventes hallucinantes : 40 000 000 (quarante millions (!!!) ) d’Ipad vendus cette année après les 15 de l’année dernière. De quoi bouleverser le marché de l’e commerce en proposant de nouvelles facons de consommer et de commander.

Mais en cette fin d’année 2011 qui est prêt pour convertir les Ipad-addicts en clients ?  Faisons ensemble un petit tour des principaux e-commerçants pour voir leur avancé sur l’Ipad avec le navigateur de base de l’Ipad : Safari.

Cdiscount

Marchand incontournable du web Français, Cdiscount, qui n’est pas connu pour son respect des standards de l’ecommerce avec un site cliquant et clignotant, des options / pop up etc (pourtant tout est pensé et réfléchi, c’est du « bordel organisé ») propose donc une version pour Ipad exploitable et bien mise en page même si les menus sont du coup assez petits pour une tablette tactile.

L’ergonomie n’est pas optimisée (juste « compatible Safari en basse résolution) mais le rendu est tout à fait satisfaisant, la page est un par contre assez chargée et doit prendre du temps à se charger lorsque l’on surfe en 3G.

Rueducommerce

Rueducommerce se place au même niveau que Cdiscount pour ce test avec une interface propre mais pas optimisée Ipad, toutes les offres sont néanmoins lisibles et l’on peut se repérer facilement. A noter que l’on a quand même droit au popup produit que propose rueducommerce en version PC avant de tomber sur la « vraie » homepage.

Le menu pose problème pour naviguer de façon tactile, il est prévu pour être utilisé avec une souris, un peu dommage.

Amazon

Amazon est l’exemple le plus surprenant car la version n’est pas optimisée pour l’Ipad. Ce qui est bizzare c’est que l’affichage est « bon » (100% de la largeur) quelques diziemes de secondes puis rebascule en mode « aligné à gauche ».

La lecture du site Amazon sur Ipad est donc plus difficile, un comble pour le site e-commerce champion de l’ergonomie !

Vente privée

Vente privée, qui revendique faire 10% de son CA depuis les mobiles (dont sa propre application mobile pour smartphone) proposée une interface classique , lisible mais non optimisée pour un écran tactile.

Il faut bien comprendre que les petits boutons ok sont une plaie pour surfer « au doigt » sur un site, là ou la souris d’un ordinateur est beaucoup plus précise bien sûr.

Palais des Thés

Nous (Rappel : je bosse au Palais des Thés)  n’avons pas développé d’application spécifique , ni pour Iphone, ni pour Ipad mais le site s’affiche bien grâce une bête compatibilité avec le navigateur Safari.

Reste que nos « super menus » ne sont pas adaptés pour l’Ipad, nous avons en effet implémenté des menus en « roll over », autrement dit qui apparaissent au survol de la souris. Forcément le survol avec le doigt est beaucoup moins pratique :/ . La hauteur de l’écran n’est pas non plus adaptée à l’ipad et comme il y a peu de zones non-cliquables l’utilisateur aura du mal à voir le bas de la page.

Pour information le trafic depuis l’IPad représente déjà quelques pourcent du trafic mensuel du site Palais des Thés.

Zara

Zara propose une version de son site adaptée et utilisable mais la navigation n’est pas particulièrement optimisée. Comme sur les autres sites on est plus sur une adaptation qu’une réelle réflexion à utiliser l’Ipad comme nouveau support.

La marque est pas mal mise en avant à l’aide d’une belle vidéo mais avec une connection 3G, un des modes possible de l’Ipad, je ne suis pas sur que cela passe particulièrement bien !

Conclusion

Aucun des sites e-commerce testés ne propose de version vraiment optimisée pour Ipad ni même de push pour télécharger l’application iphone/ipad (Rueducommerce, Vente-privée et Amazon possèdent tous les trois une application), il reste donc encore pas mal à faire pour profiter de ce canal qui est en forte croissance, (voir : votre site est’il Ipad compatible ? ).

Et vous votre site est’il optimisé pour l’Ipad ? Est-ce en projet ?

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 10 ans dans l'e-commerce, Benoît est Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 17 08 51.

8 Commentaires

8 réponses à “Qui est prêt pour le Ipad-commerce ?”

  1. Yvan dit :

    Qu’est-ce que vous entendez par « optimisé pour ipad » l’écran d’un ipad étant aussi grand que celui d’un notebook je ne vois pas trop se qu’il faut faire pour optimiser un site pour ipad.

  2. Justement ce n’est pas un notebook :
    L’ipad n’a pas de souris, le clavier est « virtuel », on navigue avec le doigt, la connection est parfois en 3G etc…
    Cela demande pas mal d’adaptations pour optimiser son site pour Ipad

  3. Mickael pynson dit :

    Excellent article sommes nous toujours à chercher n site compatible iPad ou x plateforme ???

  4. Fleurto dit :

    Cf les dernières études sur le sujet (fleurto.wordpress.com) les utilisateurs de tablettes sont des ferrus de e-commerce ! 🙂

  5. Vincent dit :

    Vivement l’arrivée des premiers sites ecommerce avec un design responsive

  6. Je confirme ! J’ai un très beau taux de conversion en provenance des tablettes

  7. @Vincent : il y a un très bon article la dessus écrit par Synerg’Hetic -> http://blog.synerghetic.net/2011/07/06/developper-en-responsive-design/
    Pour ma part j’en cherche toujours au niveau E-commerce. SI tu as des urls je suis preneur !

  8. […] modifier la feuille de style pour prendre en compte cette plateforme, et éviter que votre site ne soit ne soit pas compatible avec l’ipad par exemple. En trichant un peu d’ailleurs je pense que l’on doit pouvoir (en connaissant […]

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