Catégorie : Actualités Ecommerce

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3 questions à Paul Lorne (co-fondateur de Spartoo) : « le click and mortar est notre modèle gagnant »

par Frédéric Klotz - Il y a 3 semaines
Depuis Monaco, entretien flash avec Paul Lorne, l’un des trois dirigeants-fondateurs de Spartoo.
Venu présenter au salon Ecommerce One to One sa solution de transport Toopost, nous revenons avec lui sur l’actualité de l’entreprise et sa vision du e-commerce de demain.
Quels sont aujourd’hui les relais de croissance pour une entreprise mature comme Spartoo ?

Nous construisons notre croissance autour de deux axes : en France tout d’abord, nous avons ouvert un réseau de magasins en propre, ce qui a permis de créer de la valeur autour de la marque, d’apporter un nouveau service de proximité et de fidéliser nos clients.

En raison de la visibilité accrue, nous enregistrons un chiffre d’affaires plus important par client dans les villes où nous sommes implantés.
Nous avons constaté que lorsqu’un client a eu une expérience en magasin (achat direct en magasin ou click& collect), il va plus consommer.
Nous avons démarré par une implantation régionale avec des ouvertures à Grenoble évidemment, mais aussi Annecy, Chambéry, Clermont-Ferrand,… et nous sommes en train de déployer nos boutiques dans des villes plus importantes : nous venons par exemple d’ouvrir un magasin à Carré Sénart et à La Défense.
A l’international, Spartoo est déjà présent dans 25 pays. Nous poursuivons notre développement dans ces pays, mais nous avons aussi l’ambition d’ouvrir de nouvelles destinations.
Avec ses boutiques, Spartoo « descend dans la rue », n’êtes vous pas en train de changer de modèle ?
Nous pensons que la suite logique du modèle pure player est le click and mortar. Ceux qui n’avancent pas sur ce sujet vont se mettre en danger à court ou moyen terme.
Spartoo a 12 ans : que reste-t’il des débuts de l’aventure ?
Les trois fondateurs sont toujours présents ! Il n’a pas été toujours facile de grandir et monter en compétence ensemble, de partager les responsabilités, mais nous sommes toujours là, fidèles au poste, et cette constance est plutôt une chose rare dans notre métier.
Nous avons aussi la chance de pouvoir compter sur une équipe présente depuis les débuts et qui a progressé avec l’entreprise, ce sont nos managers actuels.
Et puis, nous avons conservé certaines valeurs : concentrer nos efforts sur l’internalisation des outils, faire de l’analytique, garder la tête froide.
Le site, le back-office, la logistique, tout est opéré en interne. C’est pour nous un credo, une marque de fabrique. Et alors que l’entreprise a de plus en plus besoin d’outils, nous développons des solutions comme le « chat » en interne. Nous créons de la valeur parce que nous maîtrisons nos outils et les sujets qui y sont reliés.
Frédéric Klotz

Frédéric a 18 ans d'expérience dans le e-commerce. Il fut l'un des premiers community manager de France, puis a ensuite pris en charge la qualité et la logistique de RueDuCommerce. Depuis 2013, il a fondé OpenYourWeb, expert en Supply Chain du e-commerce, qui accompagne les e-commerçants sur les questions de relation client, logistique, transport ou encore SAV.

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Colissimo lance le forfait de livraison pour tous

par Frédéric Klotz - Il y a 3 semaines

Tous les grands acteurs proposent désormais un forfait illimité de livraison, à commencer par Amazon et son service Prime avec ses 3 millions d’abonnés en France, sans oublier Fnac+ ou encore Infinity de ShowRoomPrivé.

Mais que faire quand on est moyen ou petit ? Comment mettre en place ce service sur le plan commercial et technique ?

C’est à cette demande spécifique de la part de ses clients que Colissimo a voulu répondre en lançant Colissimo Pass. Le service a été présenté en détail par le transporteur à l’occasion du salon Ecommerce 1to1 de Monaco.

Comment ça marche ?

Un client souscrit un abonnement en ligne à Colissimo Pass sur le site dédié, pour la modique somme de 9 € par an (au lieu de 39 € à terme), et cela lui donne accès à un catalogue de boutiques en ligne partenaires qui vont toutes lui proposer la livraison et les retours gratuits.

L’identifiant du client sur le site marchand sera fusionné avec celui de son compte Colissimo Pass pour que la livraison gratuite lui soit proposé à chaque visite.

Les avantages pour vos clients

  • La livraison est toujours gratuite, il n’y a pas de surprise
  • L’accès à des dizaines de marchands différents et complémentaires
  • Un seul identifiant permettant une navigation simplifiée

Quels bénéfices pour un marchand ?

  • Des coûts d’acquisition réduits puisque Colissimo génère le trafic vers l’offre et prévoit une communication massive on et offline sur Pass dès le second trimestre 2018.
  • Des clients fidélisés et donc du « repeat business » (il est prouvé que les clients « encartés », c’est à dire titulaires d’un abonnement à la livraison illimitée consomment plus que les autres).
  • Une rémunération (part de l’abonnement) pour tout client abonné via l’enseigne.

Les inconvénients

  • L’offre reste pour le moment limitée à 30 marchands, l’intérêt est donc réduit pour les clients, cela est heureusement compensé par un coût d’abonnement modique.
  • Le marchand doit offrir la livraison sur ses propres budgets, vos conditions commerciales ne vont pas changer. Colissimo assure que l’opération est rentable grâce à la répétition des achats suscitée par l’abonnement. Les équipes commerciales vous proposeront d’ailleurs un simulateur pour vérifier la rentabilité de votre conversion au forfait Colissimo Pass.

Quels résultats actuellement ?

Sur l’opération Colissimo Pass, l’entreprise prévoit 50.000 abonnés et 50 marchands partenaires à fin 2018. L’objectif est d’avoir 1 million de clients à terme, l’entreprise compte sur sa communication et sur sa base de 10 millions de clients pour contribuer au succès du service.

Au global, rappelle Benoît Huc le Directeur Commercial, Colissimo a livré 318 millions de colis en 2017 avec un pic à 2,7 millions de colis sur une seule journée en fin d’année !

Frédéric Klotz

Frédéric a 18 ans d'expérience dans le e-commerce. Il fut l'un des premiers community manager de France, puis a ensuite pris en charge la qualité et la logistique de RueDuCommerce. Depuis 2013, il a fondé OpenYourWeb, expert en Supply Chain du e-commerce, qui accompagne les e-commerçants sur les questions de relation client, logistique, transport ou encore SAV.

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Et le magasin devint entrepôt

par Frédéric Klotz - Il y a 4 semaines

A l’occasion du salon Ecommerce 1to1 de Monaco qui rassemble les dirigeants du secteur et la crème des prestataires, Deliver.ee a présenté son nouvel outil appelé Mothership.

Nous avions déjà évoqué Deliver.ee il y a deux ans, parmi les nouveaux acteurs de « ship-from-store ». Comme nombre de start-up dédiées à la livraison, cet acteur utilisait un algorithme permettant de mettre en relation donneurs d’ordres du retail et livreurs, pour servir les clients du e-commerce.

Avec Mothership, Deliver.ee va plus loin. Il permet à chaque magasin d’organiser son transport, de programmer et suivre des livraisons via une interface disponible en mode SAAS, en toute autonomie.

Avec cet outil qui embarque nativement les 250 transporteurs partenaires, un magasin va pouvoir par exemple saisir en direct la commande d’un client, et Deliver.ee va s’occuper du reste : trouver le transporteur adéquat pour cette mission, envoyer les éléments de suivi au client final et évidemment assurer la livraison. C’est un peu comme si vous branchiez un « Prime Now » sur votre boutique.

Deliver.ee est parti du constat que les retailers ont souvent une multitude de lieux d’entreposage (magasins, darkstores, drives, dépôts), de transporteurs, et finalement pas souvent d’outil pour orchestrer ces flux.

Concrètement, comment se passe l’intégration de cet outil ?

Deliver.ee promet une interface simple et intuitive et une installation en 2 heures, que ce soit dans les boutiques ou chez les transporteurs.

L’outil peut permettre d’embarquer vos transporteurs existants, à condition bien entendu qu’ils se dotent de l’application Mothership.

A la manière d’un Uber ou d’un Deliveroo, dès qu’une demande de livraison sera enclenchée, le livreur recevra une alerte et devra confirmer ou non sa disponibilité pour assurer la mission.

Côté client, le suivi de la livraison permet de rassurer le destinataire sur une interface géolocalisée et aux couleurs de l’enseigne, il peut également noter la prestation. Deliver.ee parle d’une baisse du WISMO, le fameux « Were is my order? » qui encombre les services clients du e-commerce, grâce à son outil.

Mothership semble donc être un outil intéressant pour les magasins mais pas uniquement. Il va gérer les différents stocks dont vous disposez et « piocher » dans le plus adéquat puis arbitrer pour le transporteur le mieux à même d’opérer cette livraison de manière rapide et efficace.

Cet outil s’inscrit dans une tendance de fond qui voit se démultiplier les points de stockage pour mieux servir les clients. Petit à petit, de la même manière que les immenses centres commerciaux de périphérie, les grands entrepôts vont voir leur part dans l’activité du retail décroître au profit de multiples lieux de stockage.

 

Le magasin va devenir l’endroit privilégié de stockage mais pas uniquement. Les marques du retail vont pouvoir utiliser des petits dépôts locaux, des darkstore, ces magasins-entrepôt qui ne sont pas ouverts au public mais qui servent de lieu de stockage souvent à la périphérie des villes, les drive et bien entendu leurs entrepôts habituels pour livrer leurs clients dans la journée.

La promesse de cet outil avant-gardiste est de livrer chaque client à J, mais aussi de lui permettre de faire un retour dans le même délai. Mothership est disponible partout où vous avez des boutiques et lieux de stockage avec des transporteurs associés, et les transporteurs de Deliver.ee couvrent déjà 63 agglomérations en France. Le modèle économique repose sur un abonnement mensuel plus des frais fixes de 30 centimes par livraison.

L’entrepôt d’aujourd’hui n’est pas encore mort, mais la multiplication des lieux de stockage doit l’amener à se réinventer.

Frédéric Klotz

Frédéric a 18 ans d'expérience dans le e-commerce. Il fut l'un des premiers community manager de France, puis a ensuite pris en charge la qualité et la logistique de RueDuCommerce. Depuis 2013, il a fondé OpenYourWeb, expert en Supply Chain du e-commerce, qui accompagne les e-commerçants sur les questions de relation client, logistique, transport ou encore SAV.

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eCommerce : Comment mettre en place le Progressive Web Apps en 7 étapes

par Romain Boyer - Il y a 1 mois

Les Progressive Web Apps sont pour moi un tournant majeur de la conception des sites Internet. Un tournant un peu compliqué et qui nécessite pour beaucoup de se réinventer.

Je vous ai déjà fait un topo sur l’importance des PWA pour le eCommerce, je ne vais pas le refaire et je vous invite à le lire ou à le relire avant la lecture de cet article, beaucoup plus focalisé sur le « how to ».

Quand puis-je dire que mon site/mon application (cela veut dire exactement la même chose !) est PWA ?

Il convient de rappeler comment Google (créateur de cette appellation), caractérise la chose. Sont appelées des Progressive Web Apps des applications qui sont :

  1. Progressives (pour chaque utilisateur, peu importe le navigateur)
  2. Responsive (adaptées au support de l’utilisateur)
  3. Indépendantes de la connectivité (doivent pouvoir marcher partiellement sans connexion)
  4. « App-like » (claires, fluides et utilisables)
  5. Fraîches (à jour)
  6. Sécurisées (impossible de faire sans HTTPS de toute façon)
  7. Découvrables (manifeste – = informations sur l’appli – défini de manière à permettre d’identifier des informations utiles pour les robots)
  8. Ré-engageables (doivent utiliser les fonctionnalités comme le push pour faire revenir les utilisateurs)
  9. Installables (icône sur l’écran d’accueil)
  10. Partageables (faciles à partager via une URL)

Etapes d’implémentations que je vous suggère

J’ai identifié des étapes qui me semblent être de bons échelons, pour mettre en place progressivement l’ensemble des possibilités proposées par PWA.

Soyons clair, je manque comme la plupart d’entre nous d’expérience sur ce sujet, je vous propose donc cette feuille de route qui me semble logique, et que je vais aussi tenter de suivre de mon côté.

Si vous avez un avis pour enrichir le mien, n’hésitez pas, cet article n’est pas fait pour être figé, il devrait idéalement évoluer dans le temps grâce à vous ! (promis, je vous mentionnerai explicitement avec les modifs/ajouts qui me semblent intéressants !)

Dans cette feuille de route, chaque étape doit être un gain pour vous :


1. Installer le HTTPS (en profiter pour le HTTP/2)

Pour info ou rappel, Google a annoncé commencer à impacter l’absence de https sur votre positionnement, donc le plus tôt est le mieux.

Concernant le HTTP/2, une image valant mieux que de longs discours, je vous laisse admirer le schéma ci-contre, il est très explicite, vous voyez comme HTTP/2 permet de paralléliser les chargements plutôt que de les faire à la chaîne, il permet en fait de mieux exploiter les nouvelles capacités de bande passante permises par la plupart des connexions aujourd’hui.

2. Mettre en place les services workers pour pouvoir gérer les notifications push grâce au cloud messaging de Google

Là on entre dans la magie des nouveaux usages encore trop méconnus. Vous en rêvez mais vous n’osez pas, pensez que c’est trop compliqué ou trop cher.

C’est en réalité assez simple et gratuit.

En gros :

  • vous mettez en place l’utilisation des « services workers », un nom barbare pour une fonctionnalité cachée dans votre navigateur, qui sert à pas mal de choses et ici en particulier à recevoir et transmettre à qui de droit des notifications push
  • vous utilisez un service de push, par exemple Google Firebase Cloud Messaging (FCM), PushEngage, Axengage, qui demandent pour vous l’autorisation à l’utilisateur de communiquer directement avec son navigateur
  • Vous sollicitez cet outil, qui transmet une instruction au navigateur ou au smartphone, qui transmet l’instruction à votre code
  • Vous pouvez donc brancher un système de notification maison sur le navigateur ou sur le smartphone

3. Commencer à utiliser le cache persistant côté navigateur

Aïe, je décline toute responsabilité, c’est tout ce que j’ai envie de dire à ce sujet qui va piquer dans les chaumières.

En gros, tout ce qui ne change pas trop régulièrement peut être poussé dans le cache offline du navigateur. Les images, les JS, les CSS…. les contenus Web, eh oui ! tout, en gros, de manière à pouvoir créer un vrai mode offline (ou juste un cache partiel si c’est ce que vous voulez faire).

C’est très puissant mais lisez surtout les retours d’expérience et les moyens de se prémunir d’un gros problème inévitable : quand c’est caché côté navigateur, vous n’avez (presque) plus de moyen d’intervenir pour forcer la mise à jour du cache. Donc s’il y a un bug ou un mauvais contenu en cache… eh bien vous ne pouvez rien y faire jusqu’à ce que le cache expire !

Bon, il y a des moyens de prévenir, notamment grâce à un « fetch » initié côté navigateur et qui va vérifier s’il n’y a pas un forçage de mise à jour de cache à faire..

Imaginez un monde où quand vous faites un clic, il n’y a qu’un aller/retour serveur, un seul « hit » comme on appelle ça. ça serait toujours 200 hits en moyenne de moins que ce qui existe aujourd’hui…

4. Développer progressivement l’architecture orientée services et minimiser les flux de données

Et bien voilà, on y arrive. à 99% du temps, quand vous chargez une page, le langage de programmation compile un code pour le transformer en html et envoie tout le html à votre navigateur. Un HTML, dans le cas d’Amazon, ça peut peser 100 à 200 ko quand même.

Eh bien pourquoi ne pas charger le html qu’il vous faut avant, de manière à ce que lors des changements de page, il n’y ait que les nouvelles images et un flux de données de l’ordre de 0,1 à 2 ko qui soit échangé ?

5. Inciter à installer l’icône sur l’écran d’accueil

Bon, ça ce n’est pas très compliqué. Tout est ici : un manifest à pousser dans les entêtes html, une icône, un petit lien à pousser à vos utilisateurs, et vous obtenez la possibilité d’ajouter l’icône à votre écran d’accueil sur téléphone ! ça marche sur iOS comme sur Android, avec un petit bémol pour Android puisque l’icône « Chrome » apparaît en bas à droite de l’icône.

Quel meilleur moyen de faire revenir plus souvent vos utilisateurs fidèles (et de saouler ceux qui ne le sont pas encore) ?

6. Prioriser fortement les services chargés

Tant qu’à être dans l’état de l’art, autant charger les éléments les plus importants d’abord : le contenu principal, puis les services auxiliaires, publicités et autres ensuite, quand ça ne gêne plus personne (tant que ça ne crée pas de flicker effect, c’est à dire de choses qui se déplacent pendant que l’utilisateur commence à utiliser la page)

7. Commencer à gérer le mode hors ligne

On a commencé à en parler dans le point 3, allez au bout ! 🙂

 

Et si mon site est fait avec Magento / Prestashop / Autres CMS eCommerce ?

Vaste programme. Des initiatives existent ça ou , rien qui n’ait encore cassé la baraque et qui soit suffisamment éprouvé pour être conseillé, mais nul doute que les solutions vont venir.

Le problème est en soi que ces solutions n’ont pas du tout été développées d’une manière à permettre d’implémenter facilement les micro-services qui envoient les mini-flux de données nécessaires aux PWA. C’est donc un vrai changement de paradigme.

D’autres solutions fleurissent et il est probable que des solutions plus adaptées pourraient émerger, et peut-être que Prestashop et Magento pourraient nous préparer des surprises, qui sait ; ce qui pourrait d’ailleurs être très perturbant pour pas mal de développeurs habitués des structures actuelles de ces solutions.

Conclusion

La loi de Pareto s’applique ici comme ailleurs, les 80/20 sont de rigueur et 20% des actions, les premières listées plus haut à mon avis, pourraient bien vous apporter 80% des bénéfices, donc n’hésitez pas à tester et à nous faire vos retours !

Je pense qu’il ne faut pas retarder + les expérimentations sur le sujet, il faut commencer à se faire les dents et prendre le virage dès que possible, et l’accélération qui va avec.

A un moment où les ordinateurs de bureau ne représentent plus que 35 à 45% des supports de visualisation d’un site eCommerce et où la fidélisation va plutôt du côté d’Amazon, il est temps plus que jamais de fournir tous les efforts possibles pour offrir la meilleure expérience possible et la plus grande proximité avec nos consommateurs !

Et si c’est un peu compliqué, des solutions pourraient bien vous y aider, à voir par exemple la solution Front Commerce, que je compte bien éprouver prochainement !

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

3 Commentaires

3 réponses à “eCommerce : Comment mettre en place le Progressive Web Apps en 7 étapes”

  1. A noter que Magento prévoit les PWA dans sa version 2.4 d’après cet article -> https://firebearstudio.com/blog/magento-2-roadmap.html

  2. Romain Boyer dit :

    merci de ton ajout Benoît ! c’est une sacrée (r)évolution qui s’annonce, d’ici 2020/2021 du coup si on suit le rythme habituel des versions (voire un peu + pour celle-là)
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Magento#Tableau_des_versions_de_Magento

  3. Tiana dit :

    Les PWA sont une très bonne alternative à ce qui existe aujourd’hui, encore plus pour le e-commerce. D’ailleurs, pour ceux qui se lancent, il faut penser d’abord mobile avant de penser desktop (ce qui est compliqué même pour les Millenials…).

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Linkody, la solution pour surveiller ses liens entrants

par Benoit Gaillat - Il y a 2 mois

Vous le savez, le SEO c’est important pour un e-commerçant ! Tellement important que de nombreux outils ont vu le jour pour améliorer le travail des SEO et des e-commerçants. Aujourd’hui je vous propose de découvrir Linkody.

J’aimerai remercier François-Louis qui m’a gentiment proposé de tester Linkody et comme il me semble être pas mal pour un marchand, je partage cette trouvaille avec vous.

Pourquoi Linkody ?

Non, Linkody n’est pas un Linkedin pour les SEO même si les noms sont proches. Faire des liens (du netlinking) est extrêmement importants en SEO. Je pense que tous les référenceurs de France seront d’accord avec cette affirmation. Mais à quoi ça sert de faire des liens si c’est pour les perdre ou ne pas les surveiller.

C’est en partant de ce constant qu’est né Linkody. En créant un compte vous pourrez voir les domaines qui pointent vers votre site et suivre leur évolution. Et celle de vos concurrents bien entendu.

 

J’ai pu jouer avec l’outil en testant 3 domaines. Ma startup Mobibot, Info-ecommerce et Journaldunet. On va voir comment j’ai pu récupérer des liens avec info-ecommerce.

Une fois le site sélectionné, on tombe sur un tableau de bord reprenant les indicateurs principaux du site :

 

On peut ajouter des concurrents, voir les liens, en désavouer, suivre l’historique etc… J’aime bien également la partie Analytique qui permet de mettre en image la qualité des liens :

Globalement, les liens vers info-ecommerce.fr sont nombreux et de bonne qualité. Par contre on peut faire mieux car 3 liens envoient vers des pages 404 sur info-ecommerce ! Dommage de laisser tomber ces trois liens.

Linkody me permet d’identifier ces trois liens sans effort et de créer les bonnes redirections pour bénéficier d’un peu de jus SEO supplémentaires. Un de ces trois liens vient tout de même d’un domaine avec une authority de 66 (ce qui est pas mal du tout) et ce sont 2 liens en « Follow » et 1 en NoFollow !

L’outil n’est pas gratuit mais les tarifs commencent à partir de 13 € / mois pour surveiller 2 domaines et 500 liens. Assez accessible donc. Vous n’avez même pas forcément besoin de rester devant l’interface, Linkody se charge de vous envoyer des petits mails réguliers pour vous tenir informé de l’état de vos liens et des changements.

Conclusion

Linkody est donc un bon outil pour suivre ses backlinks sans peine. La configuration est ultra simple et rapide et lorsque l’on investit en SEO pour faire décoller son E-commerce, il serait dommage de ne pas surveiller ses liens. Surtout si l’on pratique l’échange de liens, les vérifier à la main un par un tous les jours peut s’avérer assez pénible.

Pour en savoir plus : le site officiel de www.linkody.com 

 

 

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 15 ans dans l'e-commerce, Benoît est CEO de Mobibot . Auparavant Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 25 92 21.

1 Commentaire

Une réponse à “Linkody, la solution pour surveiller ses liens entrants”

  1. Tiana dit :

    Merci pour cette astuce, c’est toujours difficile de trouver de bons sites surtout pour surveiller son SEO, vu le nombre d’acteurs sur le marché.

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Mobibot : La startup pour booster votre E-commerce mobile

par Benoit Gaillat - Il y a 2 mois

Vous ne le savez peut être pas mais cela fait presque 15 ans que j’ai commencé le E-commerce. Et oui, déjà. Rassurez-vous, je ne vais pas vous parler nostalgie dans ce billet mais au contraire du futur.

MOBIBOT LOGO VERT 2 En effet, j’ai le plaisir de vous annoncer que j’ai monté une nouvelle startup, évidement dans le domaine du e-commerce. Cette startup s’appelle Mobibot et à un seul objectif : améliorer le e-commerce sur mobile.

Vous l’avez peut être remarqué vous aussi dans vos statistiques Google Analytics mais le trafic mobile est devenu extrêmement important chez de nombreux marchands. Pourtant, le taux de conversion reste dramatiquement bas. Il est souvent entre 3 et 10 fois inférieur au taux de conversion sur Desktop.

Le problème, c’est que de nombreuses solutions pour améliorer les sites e-commerce sont prévues pour fonctionner sur Desktop et mobile. Comprendre sur Desktop d’abord et mobile ensuite. Chez Mobibot nous faisons l’inverse. Nous construisons des solutions uniquement orienté sur le mobile.

Mobibot est Focus « e-commerce mobile » à 100%

Construire des outils uniquement pour le mobile nous permet de nous libérer des contraintes définies aux origines du e-commerce pour le Desktop. Acheter depuis son téléphone est un acte très différent de l’achat depuis un ordinateur classique.

Certes c’est un parcours long et semé d’embûches avec de nombreux problèmes techniques à régler (des écran encore petits, des vitesses de loading parfois rédhibitoires) mais nous sommes persuadé qu’il reste tout à inventer dans ce secteur et que ni le responsive ou les applications ne sont des solutions fiables sur le long terme pour les e-commerçants.

Notre premier outil est un chatbot e-commerce (bientôt ouvert à tous) qui sera disponible sur les plateformes Magento, Prestashop et de nombreuses autres évidement. Pourquoi un chatbot E-commerce ? Car même si les chatbots ont leurs défauts, nous  pensons qu’ils peuvent apporter beaucoup à l’ergonomie et à la recherche de produits. Ils s’imposeront dans les prochaines années comme de bons compléments aux moteurs de recherche E-commerce.

Pour les autres outils, il faudra attendre un peu pour avoir des news en avant première et nous suivre sur Twitter ou Facebook !

Benoit Gaillat

Diplômé de l'Hetic et travaillant depuis 15 ans dans l'e-commerce, Benoît est CEO de Mobibot . Auparavant Directeur Conseil E-commerce chez Skeelbox, cabinet de conseil en E-commerce dédié aux marques, distributeurs et PME qui souhaitent réussir leur développement digital et cross canal. Twitter | Profil sur Google Besoin d'un expert E-commerce ? 01 84 25 92 21.

3 Commentaires

3 réponses à “Mobibot : La startup pour booster votre E-commerce mobile”

  1. Romain Boyer dit :

    Bravo cher ami 🙂

    un petit commentaire pour donner mon avis sur le sujet :

    l’eCommerce mobile est très particulier, les attentes, le contexte, tout est différent.

    Aussi Mobibot répond de par sa conception à un besoin impérieux : traiter différemment les utilisateurs sur smartphone des utilisateurs sur desktop.

    J’invite tout un chacun à contacter Benoît pour voir en quoi sa vision de l’eCommerce mobile peut enrichir la vôtre !

  2. Merci cher Romain 🙂
    Tu sais le challenge qui m’attend et j’espère que tes yeux acérés d’expert E-commerce saurons nous aider à trouver la bonne voie !
    Tout reste à créer ! So, let’s Go !

  3. Romain Boyer dit :

    Compte sur moi ! tu sais où me trouver dès que besoin 😉

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Sans Humain, la Data Science et l’Intelligence Artificielle ne sont rien

par Romain Boyer - Il y a 4 mois

2017 aura été l’année où l’on aura le plus parlé de la Data Science et d’Intelligence Artificielle.

2018 sera l’année où elles pénétreront nos commerces en ligne.

Mais, espérons, pas n’importe comment.

Les technologies les plus cachées sont les plus risquées.

 

L’importance de l’humain et de l’écoute dans la Data Science

La Data Science doit vous permettre de contrôler votre business, de ne laisser aucune décision au hasard, de libérer vos équipes et de décentraliser les décisions.

ManoMano est une entreprise modèle dans ce sens, j’ai adoré lire cet article de Think with Google sur ManoMano qui rendait très pratique l’idée que les KPIs doivent être définis et suivis métier par métier. L’idée d’un Data Scientist par équipe est juste géniale, et chacun devrait tenter de tendre vers cela à mon avis.

Cela montre aussi que la Data Science n’est pas quelque chose d’abstrait, c’est au contraire une science qui devrait être très pratique, très clairement comprise par tous. N’importe qui ne doit pas savoir faire de la Data Science, cela demande des compétences spécifiques, mais le Data Scientist devrait être la personne la plus sollicitée et consultée dans l’entreprise d’aujourd’hui.

Le bon Data Scientist, c’est celui qui s’intéressera vraiment et profondément aux métiers qu’il aide, qui saura les écouter pour faire émerger le bon KPI, celui qui aidera vraiment les métiers à mieux travailler.

La Data Science émerge, va dans tous les sens, mais va devoir se structurer pour répondre efficacement aux besoins des eCommerces.

Du danger de l’IA pour votre commerce

Quand une Intelligence Artificielle (IA) conduit une voiture, le résultat est clair et manifeste : il y a des accidents ou il n’y en a pas. Il y a un contrôle de fait, qui tient aux risques encourus.

Quand une IA pilote votre publicité, votre merchandising ou votre pricing en fonction du profil du visiteur, le résultat est beaucoup moins visible en cas de dysfonctionnement.

Vous qui pilotez un business, vous devez à tout moment avoir le contrôle sur ce qui se passe, vous devez avoir les moyens de vous mettre dans la peau de n’importe quel profil, et de simuler les résultats. Vous devez avoir les moyens de faire votre travail de recette et de qualification.

N’acceptez jamais de travailler avec une technologie dont vous ne pouvez comprendre ni contrôler les tenants et les aboutissants, ce sera mon conseil du jour.

Je ne me risquerai pas à entrer dans le débat entre Mark et Elon sur le danger de l’IA plus évoluée, même si l’un des deux me semble manifestement plus clairvoyant (et désintéressé ?).

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

1 Commentaire

Une réponse à “Sans Humain, la Data Science et l’Intelligence Artificielle ne sont rien”

  1. audouin fabrice dit :

    site web catastrophique!
    je fais une commande avec incription et tout, au moment de payer pour passer la commande : impossible de le faire ! j’ai du passér par le site du restaurant pour avoir ma commande.
    on est en 2018!!!!!!!!! site catastrophique, c’est 1000 fois plus rapide de passer par le site du restaurant directement.

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90% des utilisateurs d’outils analytiques ne savent pas lire un taux de conversion

par Romain Boyer - Il y a 7 mois

Merci d’être venus sur cet article, désolé pour le titre accrocheur (je ne suis pas journaliste, je peux me permettre :-)), j’e n’ai aucune idée du vrai chiffre mais ils sont nombreux à être dans ce cas.

Le taux de conversion ou taux de transformation suscite bien des questions.

A force de vouloir suivre des indicateurs simples dans des tableaux de bord simplifiés, nous suivons des indicateurs vidés de sens, je me propose de vous illustrer concrètement de quoi il s’agit pour que vous puissiez être aussi pragmatiques que possibles lorsque vous lisez une statistique.

Voici la question que j’ai relevée sur Facebook et qui m’a donné envie d’écrire cet article :

La question est légitime. Mais j’ai tout de même répondu succinctement en apportant une illustration simple :

Vous pouvez voir un taux de conversion qui dégringole alors même qu’il s’améliore sur les ordinateurs de bureau et sur mobile/tablette.

La tragédie aurait été de s’arrêter sur le taux de conversion global qui dégringole, mais on n’aurait pas compris le pourquoi du comment, alors que les visites augmentent et le chiffre d’affaires aussi, pourquoi le taux de conversion général diminue-t-il ?

Un tableau très simple pour illustrer cela :

Stats par support Visites Janvier Tx Conv Janvier Nb Ventes Janvier Visites Juin tx Conv Juin Nb Ventes Juin
Global 1000000 0,85% 8500 1100000 0,83% 9175
Desktop 750000 1% 7500 650000 1,10% 7150
Smartphone 250000 0,40% 1000 450000 0,45% 2025

On voit ici une progression des deux supports, mais la pondération fait qu’au global, le taux de conversion diminue.

Une fois que vous avez compris ce mécanisme, vous allez pouvoir alimenter votre esprit critique et prendre l’habitude de segmenter vos analyses, il faut prendre en compte l’ensemble des paramètres qui peuvent causer des distorsions dans vos statistiques.

Les paramètres peuvent être les suivants :

  • Evolution de la part de visites par support (le mobile évolue par principe plus vite que le desktop et peut donc faire baisser, parfois fortement, votre taux de conversion)
  • Evolution de la part de visites moteurs / leviers payants (normalement, vos leviers payants devraient vous apporter un trafic + qualifié, avec donc une meilleure conversion. Augmenter la part de visites en provenance de ces leviers fera donc mécaniquement progresser votre taux de conversion)
  • Evolution de votre SEO (si vous étiez positionné sur des requêtes génériques et que vous vous vous positionnez progressivement sur de la longue traîne, vous allez voir une évolution de ce taux de conversion sur cette nouvelle typologie de visites)
  • Evolution du trafic vers les différentes typologies de pages de destination que vous avez (si votre trafic convertit mieux en arrivant sur telle ou telle page, et que vous vous mettez à gagner du trafic additionnel sur des pages qui convertissent moins, vous aurez une baisse du taux)
  • Evolution des visites de votre blog s’il est dans la même analyse (taux de conversion bien plus faible)
  • Evolution des visites de robots (eh oui, il y en a qui apparaissent dans vos stats…), que vous pouvez repérer par le nom d’hôte, la provenance (US souvent), et le navigateur (en général IE8 ou IE9)
  • [AJOUT suite à un commentaire tout à fait pertinent] Evolution du mix produits. En effet, si vous vendez + ou – de telle catégorie de produit qui transforme + ou -, vous obtenez également un effet !

Une fois que l’on a compris ces ressorts (la liste n’est bien sûr pas exhaustive), il convient de définir un levier que vous pouvez suivre au quotidien.

Pour ma part, c’est le taux de conversion en provenance des moteurs hors robots et hors blogs que je suis, indépendamment sur Desktop et sur Mobile.

C’est un segment relativement stable, et la décomposition par sous-dimensions n’apporte pas d’informations suffisamment intéressante pour être pertinente.

Faire ce type de segmentation est possible, même avec Google Analytics.

Conclusion

Au final, chacune de vos analyses doit être menée avec le besoin d’en comprendre plus : ai-je besoin de segmenter plus finement pour mieux comprendre la donnée que je vois.

J’espère vous avoir aidé à comprendre cet aspect primordial. N’hésitez pas à me poser des questions sur des problématiques particulières que vous avez et je verrai si je peux vous aider.

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

6 Commentaires

6 réponses à “90% des utilisateurs d’outils analytiques ne savent pas lire un taux de conversion”

  1. Le taux de conversion peut aussi évoluer avec un changement du mix produits. Exemple pour nous les lentilles de contact qui ont un taux de conversion bien plus élevé que les lunettes.

  2. Romain Boyer dit :

    Absolument d’accord Karim, déjà constaté fortement à l’arrêt d’une typologie de produits chez moi, effet parfois impressionnant !
    j’ai rajouté à l’article, merci beaucoup.

  3. Christian dit :

    Pour ma part, je pense qu’on peut augmenter le taux de conversion avec un bon copywriting. Malheureusement, peu de gens prennent le temps de rédiger des titres accrocheurs.

  4. Laurent dit :

    Le taux de conversion peut évoluer Avec plusieurs paramètres. Après a nous de savoir utiliser les chiffres 🙂

  5. BAFC-NET dit :

    bafcànet-c.com / bafc-netàhotmail.com
    Nous sommes de la Brigade anti-fraude et Contre la Cybercriminalité international, nous fusionnons avec l’Interpol, dans tout les pays du monde ayant opté pour la convention officielle de poursuite et l’arrestation de tout individu impliqué dans l’escroquerie, Soyez donc rassurez confiant de nous contacter et ensemble nous allons mettre la main sur votre escrocs car notre objectif est de faire rembourser tout les internautes qui se sont faire arnaquer sur le net.

  6. Troy Stahl dit :

    Bonjour,

    J’ai un concept que je peux vous expliquer en 10 minutes et qui peut vous obtenir vos 100 prochains meilleurs clients.

    J’ai récemment utilisé ce concept pour aider l’un de nos clients Zara à presque tripler son taux d’exécution mensuel.

    Nous pouvons fixer un moment pour un appel téléphonique rapide de 10 minutes afin que je puisse partager l’idée avec vous. Préférez-vous le français ou l’anglais? Quel moment vous convient le mieux?

    A bientôt,

    Jayson Lux

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Comment se faire une place à côté d’Amazon ?

par Romain Boyer - Il y a 8 mois

Amazon, c’est aux US 40% des achats de produits en ligne. Et les utilisateurs sont extrêmement captifs du fait du programme Amazon Prime (70 millions d’abonnés) qui leur permet d’avoir une livraison express gratuite toute l’année sur tous leurs produits.

Amazon a la majorité des produits en rayon, en permanence, dispose d’un service client exceptionnel et d’une logistique non moins exceptionnelle.

Rendez-vous compte : en 2016, 55% des recherches de produits aux US ont commencé par une recherche sur Amazon, contre 28% sur des moteurs de recherche dont Google.

Ce qui se traduit par une majorité des ventes aux US aboutissant sur Amazon.

A côté de ça, il y a vous, et moi, qui vendons en ligne ce que nous pouvons, et qui glanons la grande majorité de nos visiteurs de… Google.

Faut-il vendre via Amazon vu qu’ils ont / vont avoir la majorité du marché ?

Pour ceux qui veulent vendre via Amazon allez-y si vous n’avez pas peur qu’Amazon apprenne de votre marché puis finisse par vendre vos produits à votre place ou… les produire eux-mêmes à un prix de vente moindre via la marque Amazon Basics.

A court terme, cela générera inévitablement du chiffre d’affaires puisque selon les marchés, Amazon peut représenter 20, 30 ou 50% de parts de marché (pour celui qui m’intéresse particulièrement, 33%…).

A long terme, c’est plus délicat. Mais qui veut être le premier à quitter Amazon. Là est la question.

[EDIT] On m’a fait passer ce lien via Twitter, il illustre parfaitement ce que je décris ici. Comment Amazon a tué Toys’R’us et menace tous les magasins de jouets

Il décrit notamment comment Amazon a pu acquérir la connaissance du marché avant de se débarrasser du vendeur… (et avait en fait toujours prévu de le faire.)[/EDIT]

Comment s’accaparer les miettes laissées par Amazon ?

Si le trafic ne va pas sur Amazon, il va sur les moteurs de recherche, dont la très très grande majorité sur Google.

Vous payez donc du SEA pour faire votre place au soleil sachant que la part de trafic organique se réduit progressivement, bizarrement (« don’t be evil » ?)

Donc, l’acquisition de trafic vous coûte de + en + cher, à moins que vous n’ayez une notoriété importante. Jusqu’à un point où un grand nombre de sites finissent par fermer, par être rachetés ou péricliter lentement grâce aux injections sous le tapis de petites fortunes pour maintenir la barque à flot pour être le dernier debout…

Que faire pour devenir incontournable ou augmenter sa notoriété ?

De fait, on ne peut plus juste mettre ses produits sur une table et laisser le chaland venir et mordre à l’hameçon. Il va falloir l’aider.

Pourquoi des marchands comme Leroy Merlin, FNAC, ManoMano parviennent-ils à résister malgré cela ? Simplement parce qu’ils ont su créer un univers, une marque reconnue sur un marché. Ils ont les produits qu’il vous faut, et vous aurez certainement + de précisions utiles sur leur site que sur Amazon.

Et c’est précisément où je veux en venir.

Comme le dit Google dans une réflexion récente, les visiteurs ont besoin de vous comme étant des spécialistes de votre domaine d’activité, de vrais professionnels spécialisés, capables de rediriger n’importe quel visiteur vers les produits correspondant à ses demandes, exprimées ou non.

Cela passe par différents services :

  • Guides d’achat
  • Fiches produit impeccables
  • Catégorisation sans faille
  • Filtres et possibilités de sélection optimaux
  • Et si besoin, mais on devrait pouvoir s’en passer : une aide par chat, ou téléphone

Pour ce dernier point, il est recommandé pour ceux qui débutent dans leur marché, c’est ainsi que vous repérerez tout ce que vous avez oublié de préciser. Avec une certaine maturité, vous n’aurez plus besoin de ces inputs directs que vous aurez su automatiser via des remontées d’informations savamment orchestrées.

A partir du moment où quand on arrive sur votre site :

  1. on entre dans un univers de spécialiste
  2. on a les produits qu’il faut
  3. on arrive aisément à s’y retrouver
  4. on n’a pas de surprises désagréables (bugs, frais de port démesurés, lenteurs,…)
  5. on est rassurés à chaque étape

alors on achète, et on reviendra probablement et d’autant plus si la navigation s’adapte à notre historique.

Bref, Amazon est un généraliste, soyez le spécialiste.

Exemple : Chewy.com

ce site est tout simplement le spécialiste US de tout ce qui ce qui concerne les animaux de compagnie. Et le résultat est là : ils parviennent à eux-seuls à adresser plus de 50% du marché alors qu’Amazon se limite à moins de 35% (les pauvres !).

Romain Boyer

Romain BOYER travaille pour des startups eCommerce depuis 2005. À cheval entre la technique et la stratégie, cet adepte des tableaux de bord croise toutes les données pour en extraire ses priorités. > Suivre Romain sur Twitter : @RomainBOYER > Son poste : Product Owner eCommerce chez Doctipharma.fr

5 Commentaires

5 réponses à “Comment se faire une place à côté d’Amazon ?”

  1. tribu-and-co dit :

    Merci Romain ! Votre article met le doigts sur une question que nous posent beaucoup de nos clients ! Votre conclusion est exactement le discours que l’on tient. Etre spécialiste est un atout à mettre en avant, l’utilisateur doit immédiatement le voir. Créer du contenu riche et intéressant autour de votre métier (ex : blog) fait également partie des bons ingrédients.

  2. Tiana dit :

    C’est vrai que pour certains, la puissance d’Amazon peut faire peur. Avoir une offre différente et originale et se positionner comme un spécialiste, c’est une bonne optique pour avoir du poids face au géant. Après cela demande du temps, pas toujours facile à trouver quand on a déjà le quotidien à gérer…

  3. Roland dit :

    Bonjour et merci Romain,

    Connait-on le pourcentage de ventes réalisées par Amazon (France ou US), sur produits achetés, stockés et expédiés par eux ? hors marketplace en fait.

    « Rendez-vous compte : en 2016, 55% des recherches de produits aux US ont commencé par une recherche sur Amazon, contre 28% sur des moteurs de recherche dont Google. »

    Intéressant, pas de chiffre pour la France ?

    Merci.

  4. Anthony. dit :

    Amazon se sert totalement de ses vendeurs pour faire son sourcing (histoire vécue) et pas que dans le high tech et le service « performance » qui évalue les vendeurs est tout simplement non humain (impossible de communiquer avec eux, aucune possibilité de leur expliquer les choses, etc…).

    Ce qui m’intrigue, ce sont des services de SEO marketplaces comme certains intégrateurs de flux proposent –> se tirer une balle dans le pied et qui ne laissent aucune porte de sortie.

    Pour la petite histoire: Aujourd’hui, nous ne sommes plus présent sur Amazon (qui représentait +/-40% de notre CA et 90% des réclamations) – pas par choix – mais 10 mois après, ça a été catalyseur d’une avancée sur notre site, d’une PDM plus importante sur une marketplace … spécialiste et des clients beaucoup moins exigeants et cherchant un dialogue avant vente pour conseils. Bref, c’était bien avec Amazon, c’est encore mieux sans !

  5. Laurent dit :

    Très bon article qui se termine comme il faut avec la phrase suivante « Bref, Amazon est un généraliste, soyez le spécialiste. »
    Les conseils donnés sont de qualités. Il faut en effet créer un univers de spécialiste afin de pouvoir générer un bon CA pour pouvoir vivre de son activité.

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Vendre à l’étranger : le nouvel eldorado des marchands français

par Frédéric Klotz - Il y a 12 mois

La concurrence sur le marché intérieur étant particulièrement vive, le commerce transborder est devenu un nouveau levier d’accélération pour les marchands sur internet. Selon la Fevad, 68% des e-commerçants vendent à l’étranger en 2017, la Belgique, l’Espagne et l’Allemagne étant les pays les plus plébiscités.

Toujours selon la Fédération, 43% des sites enregistrent une forte augmentation de leurs ventes à l’international sur les deux dernières années. Et les perspectives sont très optimistes puisque 87% des sites prévoient sur les deux années qui viennent une progression de ces ventes transborder.

Vendre à l’étranger n’est cependant pas une mince affaire. Il faut mettre son site, sa communication, ses produits, sa livraison, etc…. à niveau comme je vous l’expliquais il y a quelques mois. Et parmi les principales difficultés rencontrées, les e-commerçants se plaignent des différences de législation.

À l’occasion du salon E-Commerce One to One de Monaco, j’ai rencontré différents prestataires qui facilitent votre internationalisation. Revue des propositions et outils disponibles :

Le bon produit pour le bon marché

Sur les aspects réglementaires justement, si vous voulez savoir si on peut vendre un camembert en Alaska ou du champagne en Indonésie, des sociétés comme la startup belge Borderlinx fournissent un conseil sur la conformité du produit par rapport à un marché donné. Comment ? En produisant l’information d’une part, mais en l’automatisant au besoin, via des systèmes d’alerte et une API qui fournit des scripts permettant, en temps réel, dès qu’un consommateur ajoute un article au panier, de vérifier si il est conforme avec son pays de livraison.

Cette API va même plus loin en calculant automatiquement les droits et taxes ainsi que les frais de transport (les transporteurs sont proposés par Borderlinx). Le contenu de ces informations est directement intégré au panier comme ci-dessous sur le site Monnier Frères.

Partir à la conquête de l’Est

La proposition du chinois Azoya est elle, plus globale. Ce fournisseur de solutions propose aux marchands occidentaux d’adresser le plus grand marché du monde. En Chine, la génération des millenials représente à elle seule l’équivalent de la population des Etats-Unis, elle est très friande de produits authentiques. Azoya propose aux marchands de mettre l’intégralité de l’expérience d’achat aux couleurs et aux normes de l’Empire du Milieu.

Cela commence par une duplication intégrale du site internet en version chinoise pour des raisons de SEO. Le site en question est hébergé à Hong Kong, sur la plateforme d’Azoya. Il est designé et adapté aux réseaux sociaux ou moyens de paiement chinois. Mais pas seulement…

En effet, toute la gestion des opérations est faite en Chine, et une équipe dédiée gère le contenu, la relation client, la communication et le marketing pour la marque : quels produits, quelles mises en avant, en collaboration avec l’enseigne. « On est proche d’une joint venture », déclare Stéphane Rouquette, représentant d’Azoya pour la France.

Mais la boucle ne serait pas complète sans la partie logistique, coeur de l’expérience client. La page de choix du transporteur est interactive et inclue les frais de douane. Le premier kilo coutant 12 €, les clients chinois ont tendance à gonfler leur panier pour compenser ce coût. Pour la France, les colis sont rassemblés chaque jour à Marcq-en-Barœul puis dédouanés chez un partenaire d’Azoya avant de partir pour la Chine.

Azoya compte parmi ses clients le français La Redoute, le japonais Matsuya (équivalent de nos Galeries Lafayette), mais aussi l’anglais FeelUnique ou encore l’allemand Bodyguard Apotheke.

 

Adresser 200 pays en quelques clics

La startup israëlienne Global-e propose elle de vendre plus facilement vers 200 pays, arguant des nombreuses opportunités que présente le commerce transborder. Il est vrai que de récentes décisions des états favorisent ce commerce international : par exemple aux USA, le seuil de droit à l’importation est passé de 200 à 800 $, en Chine ce seuil a aussi été assoupli pour monter à 2000 Yuan, il en est de même pour l’Australie avec 1000 AU$.

Elle propose d’intégrer à votre site une navigation et un panier localisés (calcul des droits et taxes, prestataires de paiement), mais aussi 45 solutions de paiement gérant 60 devises différentes, et des offres de transport permettant d’aller plus facilement vers l’export.

Le français Courir, client de Golbal-e, a pu en quelques semaines passer d’un à 200 pays de livraison en implémentant la solution. Selon Amélie Maréchal en charge du développement international, l’un des casse-tête de la marque était de « résoudre le problème de réconciliation comptable, mais aussi ceux liés à la gestion des Taxes, TVA, devises, taux de change et fraudes ».

Marc Batty, responsable de l’international chez l’anglais Boden, explique lui que de placer un bouton d’ajout au panier rouge a permis de doper de 4% les ajouts au panier pour ses clients chinois, ou encore la proposition d’une solution de retour locale a permis d’augmenter le taux de conversion de 12%.

 

Et vous, par ou allez vous commencer ? Voulez vous attaquer la Chine ou tout de suite 200 pays ? Ce qui est certain, c’est qu’aujourd’hui, vendre à l’international est de plus en plus aisé, et les solutions ne manquent pas pour vous garantir la fidélité d’un nouveau type de clientèle, toujours plus friand de produits qu’ils ne trouvent pas localement.

Frédéric Klotz

Frédéric a 18 ans d'expérience dans le e-commerce. Il fut l'un des premiers community manager de France, puis a ensuite pris en charge la qualité et la logistique de RueDuCommerce. Depuis 2013, il a fondé OpenYourWeb, expert en Supply Chain du e-commerce, qui accompagne les e-commerçants sur les questions de relation client, logistique, transport ou encore SAV.

4 Commentaires

4 réponses à “Vendre à l’étranger : le nouvel eldorado des marchands français”

  1. Chronostylo dit :

    Ne pas oublier que vendre à l’étranger ou même simplement dans les DOM TOM, ça signifie, entre autres, une déclaration mensuelle aux douanes, à vie… et ce, même pendant les mois où vous ne vendez rien à l’étranger … c’est une des raisons pour lesquelles quand on est un petit e-commerçant on doit réfléchir avant de se lancer à l’export.

  2. Bonjour
    Parlez vous du DAU ? Il est à produire avec chaque exportation, mais avec les solutions proposées, ce document est inclus dans la prestation, comme toutes les formalités douanières. Bonne journée Frédéric

  3. Thomas Pairé dit :

    Bonjour, article très intéressant. Avec Easy-delivery, nous offrons une solution basique pour permettre aux commerçants d’exporter. L’idée est simple, vous transférez la gestion du transport vers l’étranger à votre client. Nous fournissons au client une adresse dans notre entrepôt, nous réceptionnons les commandes et expédions pour son compte. On est loin des solutions 100% intégrées que vous mentionnez ci-dessus. Néanmoins, le modèle existe depuis des années aux Etats-Unis avec un certain succès, myus.com par exemple réalise plus de 50 000 expéditions par mois.

  4. Aurélien dit :

    Je ne connaissais pas Borderlinx, merci pour la découverte. Par contre avant d’attaquer le marché chinois, il va falloir trouver un nom adapté et prononçable par les chinois et se frotter à Baidu, ce qui n’est pas la plus simple des choses… mais pour un tel marché, il faut faire des efforts !

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